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lundi 20 juin 2016

Encore trois attaques de permanences du Parti socialiste

Dégradations contre des locaux du PS en Côte-d'or, à Paris et dans le Gard

Trois nouvelles permanences du PS ont été la cible de protestataires, signe d"un "climat de violence inacceptable"

Le Parti socialiste a condamné lundi ces nouvelles dégradations, le même  week-end, sur fond de contestation du projet de loi travail. 

En Côte-d'or, c'est la permanence du député Laurent Grandguillaume, déjà ciblée en mai, qui a été visée. "Tout est fait pour nous empêcher de faire notre travail parlementaire", a-t-il tweeté lundi. 

A la fédération du PS à Paris, des vitres ont été brisées, des insultes ("collaborateurs, menteurs...") inscrites et un liquide a été déversé dans le hall, a précisé le parti. 
Dans le Gard, l'attaque était directement en lien avec la contestation de la loi travail, a-t-on ajouté. 

Condamnation des méthodes socialistes

Le PS  "condamne, à nouveau, avec une extrême fermeté ces exactions commises à l'encontre de ses bâtiments et parfois de ses militants et de ses personnels". Cambadélis "rappelle qu'il porte plainte systématiquement et espère que les enquêtes aboutiront". Pression sur la justice ou mise en garde? 

Au moins une trentaine de locaux du PS ou permanences d'élus socialistes ont été pris pour cible depuis la fin février, 
début de la contestation contre le projet de loi El Khomri, subissant divers types de dégradations (tags, vitres brisées, locaux emmurés, etc.). Le mouvement s'est amplifié depuis que Manuel Valls a décidé d'employer l'article 49-3.



Parmi les permanences d'élus, vandalisées le 16 mai, citons celle de la présidente de la commission des affaires sociales, Catherine Lemorton, dont la façade a été de nouveau couverte d'affiches à Toulouse. Le 3 mai dernier ses locaux avaient été occupés, sans dégradations, par des syndicalistes. Pourtant la députée, assez critique, n'est pas au nombre des soutiens les plus actifs à la loi El Khomri.
Davantage occultés, les dégâts au domicile d'un ancien ministre de Hollande. 
Tandis que les locaux du député de Côte-d'Or, Laurent Grandguillaume, étaient couvert d'affiches et d'inscriptions, c'était le domicile du maire de Dijon, François Rebsamen, qui était souillé. Comme le député PS, l'ancien ministre du Travail annonce son intention de porter plainte suite aux dégradations commises dans la nuit de dimanche à lundi.
Même cause, mêmes effet pour le député Alexis Bachelay, co-fondateur avec Yann Galut de La Gauche forte, collectif de parlementaires PS, adversaire déclaré du 49-3 et dubitatif sur la loi travail. Il s'est à son tour plaint ce mardi sur Twitter de dégradations sur sa permanence à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). «Loi Travail, loi pourrie, député vendu!» ont écrit les manifestants.

C'est ainsi que des militants de la CGT ont muré la permanence toulousaine de Christophe Borgel, secrétaire national aux élections du PS. "Ce genre de geste est parfaitement scandaleux, ça fait plus de trente permanences attaquées depuis le début de la contestation", s'indignait-il, alors que selon les affiches placardées sur la façade, les militants d'extrême gauche réclamaient notamment la semaine de 32 heures.
"Au moins, le mur de parpaing, c'est un symbole qui va dans le sens de la ligne de François Hollande, assurait Borgel: on dit, en économie, que quand le bâtiment tout va !" Droit dans le mur...

mercredi 8 avril 2015

Salles de shoot: les députés français copient sur leurs voisins

L'Assemblée nationale vote l'expérimentation des "salles de shoot"

La majorité socialiste en manque de popularité se repique au sociétal

Les députés de la majorité cherchent visiblement à shooter leur popularité?
Malgré une vive opposition de plus de 4 heures de débats mardi soir, la majorité présidentielle a arraché l'adoption  du principe de l'expérimentation de salles de consommation de drogue à moindre risque (SCMR) et à coût maximum, communément appelées "salles de shoot", pendant six ans maximum, à compter de l'ouverture de la première salle: trois salles pourraient ouvrir à terme.
Soutenu par tous les groupes de gauche, l'article 9 du projet de loi de modernisation du système de santé, porteur de cette mesure, a été adopté par 50 voix contre 24, en première lecture. En 2013, la France a souhaité l'ouverture d'une salle d'injection à titre expérimental aux abords de la Gare du Nord à Paris. Cette salle devait être gérée par l'association Gaia dans un espace mis à disposition  par la SNCF, dans le 10e arrondissement. Plusieurs associations ont dénoncé le manque de moyens alloués à cette salle et son caractère non médical. A l'occasion de plusieurs réunions et manifestations, les riverains ont également manifesté leurs inquiétudes sur l'emplacement de la structure à proximité directe d'immeubles d'habitations, d'écoles maternelles et primaires, du Théâtre des Bouffes du Nord et l'absence de chiffres démontrant l'efficacité de la démarche. Mais rien n'y fait: la gauche exemplaire prend le risque de laisser sa marque indélébile, éventuellement négative et criminelle, quels que soient les arguments et faits contraires.

L'alibi de l'exemple des voisins
Les suiveurs français se revendiquent du précédent de 4 pays - sur 28 états membres- de l'Union européenne: l'Espagne, l'Allemagne, le Portugal et les Pays-Bas (et la Suisse, dans une quinzaine de villes en 2011), qui ont précédé la France en ouvrant ce type de sites.  Ces salles sont destinées à des toxicomanes majeurs précarisés, qui se droguent dans des conditions d'hygiène précaires, souvent dans la rue ou des halls d'immeuble, selon la majorité.
Les toxicomanes mineurs seront-ils repoussés ?
En 1994, une salle de consommation de drogue avait ouvert à Montpellier. Elle a été fermée suite au malaise d'une adolescente en juillet 1995. L'enquête sur l'overdose s'est conclue par un non-lieu, après le décès de l'éducateur de l'association ASUD  qui s'était occupé de la jeune femme.

"Aidez plutôt les toxicomanes à guérir qu'à s'autodétruire"
Le député UMP de Paris (quartiers de Grenelle et Javel) Philippe Goujon, son collègue de Vendée, Yannick Moreau, déclarent que, "si on osait, on pourrait même appeler 'antichambres de la mort' " ces "salles de shoot". Y. Moreau, auteur d'une proposition de loi interdisant l'ouverture de toute "salle de shoot" signée par 105 de ses collègues, a affirmé que cette expérimentation serait "un très mauvais signal de banalisation de la drogue à l'intention de la jeunesse" et des parents.
Farid Ghehiouèche, candidat pour la 
légalisation du cannabis
(8e circonscription de l’Essonne,
représentée par N. Dupont-Aignan)
Ainsi, l'association parisienne Vivre Gare du Nord et Gare de l'Est souhaite que la salle de shoot soit intégrée aux structures hospitalières situées à proximité immédiate (hôpital Lariboisière, hôpital Fernand-Widal) pour constituer un accompagnement médical des personnes dépendantes et mieux maîtriser la circulation sur la voie publiques de personnes sous emprise dangereuses pour elles-mêmes et pour les riverains.

Mais c'est l'association Gaia est en pointe. Gérée depuis 2006 par l’association Gaïa-Paris, elle met en oeuvre un programme anonyme et gratuit d’échange de seringues de Médecins du Monde créé en 1989. A l'origine, lors d'une réunion de concertation à la mairie du 10e arrondissement, l'association subventionnée avait présenté son dispositif, un préfabriqué installé sur l'actuel zone-arrière de la gare du Nord (station de bus-RER) et deux infirmières rattachées au site. C'est aujourd'hui une demi-douzaine de points de rencontre dans Paris avec l’antenne mobile du CAARUD.

Les socialistes de Hollande s'assument marginaux

"Des gens qui ont disparu des radars de notre société" et échappent à tous les dispositifs existants, selon la présidente PS de la commission des Affaires sociales, Catherine Lemorton (aubryste puis hollandienne), pharmacienne de profession "avec 15 ans d'expérience dans un réseau de réduction des risques à Toulouse".

Outre une réduction des risques liés aux injections (infection au VIH, hépatite C, etc... et une distribution de matériel stérile) et une amélioration de l'accès aux soins des usagers de drogues les plus marginalisés, ces salles ont, de surcroît, parmi leurs multiples objectifs, une diminution des nuisances dans l'espace public, assure-t-on.

Il s'agira de locaux gérés par les professionnels des centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques chez les usagers de drogue (Carrud), où sera autorisée la consommation des substances illicites apportées par ces toxicomanes dans la limite de leur consommation, sous la bienveillante supervision d'une équipe pluridisciplinaire, avec des professionnels de santé et du secteur médico-social. Le toxico-roi !

Les toxicomanes détenteurs de drogues pour leur seul usage personnel et consommant des stupéfiants dans ces salles ne pourront être poursuivis pour usage et détention illicite. De même, les professionnels intervenant dans ces salles ne pourront pas être poursuivis pour complicité d'usage illicite de stupéfiants notamment, s'ils agissent conformément à leur mission de supervision.

Le coût de ces salles est estimé à au moins 800.000 euros par an

Face aux résistances de la droite, Marisol Touraine, la ministre de la Santé,  a confirmé  que le gouvernement consacre par ailleurs 388 millions d'euros par an à la prévention et à la lutte contre les addictions, si l'on se base sur le projet d'expérimentation parisien.  

Les amendements de l'UMP encouragent plutôt le sevrage et l'abstinence. Le principal parti de France a dénoncé ces salles comme inefficaces à diminuer le nombre de toxicomanes ou à les sortir de leur addiction, comme Bernard Debré, médecin en activité. Le groupe, qui les a considérées comme un feu vert aux "paradis artificiels officiels" et "une première marche vers la dépénalisation" de la drogue, a alerté sur des risques de possibles overdoses à l'intérieur et de "zones de non droit" à l'extérieur.

Les élus UMP ont aussi mis en garde la majorité contre sa volonté de se donner "bonne conscience" et contre son manque de cohérence, après avoir "stigmatisé l'alcool et le tabac" par de précédentes mesures de ce projet de loi débattues la semaine dernière.

La députée FN Marion Maréchal-Le Pen a critiqué un "signal catastrophique envoyé à la population française puisque l'Etat va organiser une violation de la loi", alors que la position du gouvernement contre "la dépénalisation des drogues douces n'a jamais varié depuis 2012", a assuré la ministre.

La gauche amorce le processus de légalisation en raillant les élus responsables... 
NVB (Maroc), S.Dagoma (Tchad, Nantes)
et A. Hidalgo (Andalousie, Espagne)
"Arrêtez de vouloir faire peur: il ne s'agit nullement d'ouvrir des salles partout en France pour toujours, mais de répondre à des réalités", a prétendu la "députée de la gare du Nord" Seybah Dagoma (PS, porte-parole d'Anne Hidalgo, maire de Paris et membre du conseil d'administration de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides). 

Le député altermondialiste d'EELV, Jean-Louis Roumégas, (élu avec 50,10 % des voix et qui n'a pas été réélu lors des élections municipales de mars 2014 à Montpellier) qui, aux élections régionales de mars 2010 en Languedoc-Roussillon, avait conclu un accord de fusion avec les listes FG-NPA pour faire moins de 10%, a raconté avoir récemment vu, en pleine après-midi à Montpellier, deux personnes se droguant derrière une voiture, avec des seringues à même le sol, a défendu une mesure "pragmatique". Peut-être qu'elles ne se lavent pas non plus les mains en sortant des toilettes (sèches).

Outre Paris, deux autres villes pourraient utiliser cette possibilité.

En 2012, Marseille (UMP), Strasbourg (PS), Bordeaux (UMP), Toulouse (alors PS) et Nancy (Radical valoisien, UDI) étaient favorables à une expérimentation, mais beaucoup ont changé d'avis. 

Le gouvernement actuel s'engage pour que, six mois avant la fin de l’expérimentation, la future opposition fournisse aux parlementaires un rapport d’évaluation sur l’efficacité du dispositif. 
Les chiffres déjà produit concernent 90 salles d'injection dans le monde annoncent une réduction des risques de 40 %, mais sans aucune garantie de fiabilité de ces chiffres d'une étude française de l’an dernier concernant les risques de transmission de virus (hépatites, VIH…) de plus de 40 %, alors qu'en tout état de cause, l'éducation à l'hygiène sanitaire et prophylactique ne fait que se développer.

Alain Juppé, qui n'a "pas d'opposition de principe", va devoir se positionner clairement, après avoir dit préférer une salle intégrée à une structure hospitalière.

Seule Strasbourg est "toujours candidate"
Dans un entretien accordé à l'Express, Roland Ries (PS) réaffirme sa volonté d'expérimenter une salle de shoot à Strasbourg, mais "à l'intérieur de l'hôpital". "Car il faut considérer les toxicomanes comme des malades."

lundi 3 juin 2013

Quotient familial : plus de familles que prévu frappées d'une baisse

Aveu PS que les familles "riches" ne seront pas les seules victimes

Le gouvernement nous ment


Après des mois de tergiversations, le gouvernement a maquillé ce matin ses contraintes pour soi-disant ramener à l'équilibre la branche famille de la sécurité sociale.
Or, contrairement à la contre-vérité colportée par certains media, cette branche est pourtant excédentaire. En augmentant la pression fiscale qui opprime les Français, le pouvoir entend instrumentaliser certaines familles pour financer ses dépenses et tenter de réduire la dette budgétaire.  Le gouvernement n'a pas renoncé à réduire les allocations familiales des familles qualifiées d'aisées par démagogie populiste.

Catherine Lemorton, la présidente PS de la Commission des affaires sociales, défend cette discrimination de certains enfants, mais une décision jugée "injuste, incohérente et lâche" par Hervé Mariton, député UMP de la Drôme.
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Proche de Martine Brochen-Aubry, Lemorton, députée de Haute-Garonne, est présidente du groupe d’études sur la toxicomanie et les addictions. Pharmacienne, elle dénonce non seulement l'influence malsaine du lobby pharmaceutique sur les élus, les médecins, comme J. Cahuzac, mais aussi bien les journalistes.

Des élus socialistes vendent la mèche


Aujourd'hui
, les familles peuvent réduire leur impôt sur le revenu en fonction du nombre d'enfants. Une demi-part pour chacun des deux premiers enfants et une part entière à partir du troisième. Ce qui va changer, c'est que le plafond de cet avantage va passer de 2000 à 1500 euros par demi-part. Conséquence : 1,3 million de ménages vont voir leur impôt sur le revenu augmenter de 64 euros - mensuel - en moyenne à partir de 2014, soit environ 800 euros. 

L'entourloupette du gouvernement consiste à faire croire que seules les familles les plus aisées seront touchées
: à partir de 5370 euros par mois, par exemple,  pour un couple avec un enfant.
A la place (?), le gouvernement a choisi de diminuer le plafond du quotient familial. La nuance est faible et alors, ça veut dire quoi ? 

Ensuite, il y a les autres mesures qui ajoutent à la pression...
L'allocation pour enfant de moins de trois ans va être divisée par deux à partir de 2014 pour certains ménages. A partir de 3250 euros mensuel, par exemple, pour un couple avec un seul revenu. 
Quant à la réduction d'impôt pour frais de scolarité, elle va être supprimée dans le secondaire, collèges et lycées, pour 1,6 millions de ménages. Elle bénéficiera désormais aux familles les plus modestes qui bénéficient déjà de diverses allocations en faveur des enfants, mais aussi des mères seules. 

Gérard Bapt
cardiologue et député PS de la Haute-Garonne également, avait  révélé l'ampleur réelle de la nouvelle ponction sur les "riches". Seulement ?
"Avec Pascal Terrasse, secrétaire national du PS à la protection sociale, nous jugeons nécessaire de diviser par deux les allocations familiales au-delà d'un certain niveau de revenus." Pas d'enrobage donc pour Gérard Bapt, rapporteur socialiste du Budget de la Sécurité sociale à l'Assemblée, lorsqu'il s'exprima, mardi 19 mars, dans un entretien accordé aux Echos. 
Gérard Bapt proposait la double peine en clair: une "modulation" des allocations familiales au-delà d'un plafond. Pour effectuer ses calculs, Gérard Bapt proposait alors d'adopter le même plafond que celui de la prestation d'accueil du jeune enfant (Paje) : 53 000 euros par an pour un couple avec deux enfants, ou 61 000 euros pour une famille avec trois enfants. Au-delà de ce plafond, les allocations familiales seront divisées par deux. Le plafond a été abaissé depuis, frappant plus  largement, jusqu'aux les classes moyennes.

La presse participe au mensonge en reprenant à son compte les éléments de langage officiels
"On retiendra que Matignon a renoncé à  toucher aux allocations familiales", est une contre-vérité éhontée. "Elles continueront à être versées à l'ensemble des ménages avec 2 enfants au moins, quel que soit leur niveau de revenu", est  un mensonge grossier.


Cette nouvelle politique de la famille concerne-t-elle seulement les ménages les plus aisés, comme l'affirme le gouvernement ? 

La réponse d'Henri Sterdyniak, économiste à l'OFCE
.


A l'inverse de Libération, Le Figaro s'indigne : "on va continuer à ponctionner à tout-va ce gros million de Français des classes moyennes, ni riches, ni pauvresqui ont des enfants, qui gagnent 5000 euros à deux par mois, et font partie aux yeux de François Hollande de ces ménages privilégiés qui peuvent bien faire un effort supplémentaire pour renflouer les caisses publiques". "Pour prix de leur aisance", conclut Gaëtan de Capèle dans l'éditorial du Figaro, "les voilà donc menacés de voir leur quotient familial raboté dans les grandes largeurs ou leurs allocations rognées jusqu'à l'os".


Selon le gouvernement, bien que la branche famille soit excédentaire,
cette réforme de la politique familiale va permettre d'économiser un milliard d'euros dès 2014. 

On ne sait rien de l'usage qui sera donc réservé à cette collecte supplémentaire d'impôts.


Il s'agit donc bien d'un nouveau " matraquage fiscal "
Le pouvoir de gauche stigmatise ouvertement les riches, mais " s'en prend aux classes moyennes " sournoisement, insiste l'UDI, Jean-Louis Borloo
" Une rupture du contrat de confiance " dénonce Valérie Pécresse. Pour l'ancienne ministre UMP, le gouvernement cède à " la facilité des impôts ". La polémique se situe sur le plan idéologique, la gauche étant perpétuellement renvoyée à ce penchant, augmenter la pression fiscale. L'argument est d'autant plus percutant, qu'en effet, réduire des avantages fiscaux, revient à augmenter la facture fiscale des foyers concernés. Le gouvernement a beau en appeler à la justice et la solidarité, il revient donc sur son engagement de ne plus charger la barque fiscale."

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, dénonce dimanche 2 juin dans une interview à La Provence "une nouvelle augmentation d'impôt contraire aux engagements de François Hollande".




jeudi 28 juin 2012

Parité socialiste: le compte n'y est pas aux présidences de commissions de l'Assemblée nationale

Présidences de commissions à l'Assemblée: 3 femmes et 5 hommes, dont un UMP

Les huit commissions permanentes de l'Assemblée se sont réunies jeudi pour élire leur président, sans surprise par rapport aux accords intervenus en début de semaine: trois femmes, cinq hommes, aucun écologiste, et Gilles Carrez (UMP) à la tête de la commission des Finances.

Les commissions de l'Assemblée ont un pouvoir prépondérant, puisque c'est le texte du gouvernement ou député tel qu'elles le modifient qui est ensuite examiné en séance publique, à l'exception des textes budgétaires.

Trois femmes ont été désignées

Elisabeth Guigou (PS, Seine-Saint-Denis) a obtenu un lot de consolation: elle présidera la commission des Affaires Etrangères
Patricia Adam (PS, Brest, Finistère) celle de la Défense
Catherine Lemorton celle des Affaires sociales.

Des hommes aussi, encore

Patrick Bloche (PS, Paris) prend la tête de la commission des Affaires culturelles et de l'éducation,
François Brottes (PS, Isère) celle des Affaires économiques,
Jean-Jacques Urvoas (PS, Finistère), celle des Lois, alors qu'on le donnait au ministère de la Justice,
et Jean-Paul Chanteguet (PS, Indre) celle du développement durable.

Le groupe écologiste avait fortement protesté mardi après s'être vu refuser par le PS la présidence de la commission du développement durable.

L'ancien rapporteur général du Budget, 10 ans aux manettes, Gilles Carrez (UMP), devient président de la commission des Finances, seule commission dont la présidence est réservée à l'opposition, depuis que le président Sarkozy l'a décidé.
Christian Eckert (PS, Moselle) a été désigné rapporteur général du Budget
La nouvelle députée écologiste Eva Sas (Essonne) a été élue vice-présidente de la commission des Finances.

Les membres de commissions

Les anciens ministres François Baroin, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, Bruno Le Maire, Eric WoerthChristian Estrosi siègent à la commission des Finances, souvent considérée comme la plus prestigieuse.

L'ancien Premier ministre François Fillon est annoncé à la commission des Affaires étrangères.

Le nouveau député Gilbert Collard, élu avec le soutien du Front National et avocat de profession, siègera à la commission des Lois.
Marion Maréchal-Le Pen siègera aux Affaires culturelles.

Olivier Falorni, tombeur de Désirdavenir Royal à la Rochelle, siègera à la commission du développement durable.