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vendredi 27 avril 2018

"Plan banlieues" : Dati tacle les vieilles recettes d'un Borloo congelé dans le passé

Encore de l'assistanat à fonds perdu

Jean-Louis Borloo croit pouvoir faire du neuf avec du vieux

Née de parents immigrés maghrébins, l'ex-résidente du quartier des Prés-Saint-Jean à Chalon-sur-Saône, Rachida Dati n'a pas de mots assez durs pour dénoncer les propositions de son ex-collègue. Le "plan Banlieues" rédigé par Jean-Louis Borloo "veut sauver les banlieues avec les vieilles recettes," met en garde l'ancienne garde des Sceaux dans Le Figaro. 

"Des milliards supplémentaires à fonds perdu pour de l'assistanat".
En quelques mots, Rachida Dati exécute le "plan Banlieues" de l'ancien ministre du Logement de Jacques Chirac.  Jean-Louis Borloo "veut sauver les banlieues" après "avoir échoué à électrifier l'Afrique," ironise l'ancienne ministre de la Justice ans un communiqué diffusé vendredi,.en référence aux efforts vains tentés par son ancien collègue au gouvernement sous Nicolas Sarkozy à travers la fondation "Energies pour l'Afrique" lancée en 2015. Investi pour dix ans dans l’électrification de l’Afrique, il annonça en 2017 qu'il abandonnait et se tournait vers d’autres horizons, avec la satisfaction d’avoir contribué à créer l’Initiative africaine pour les énergies vertes (AREI). Mais les acteurs de cette initiative dédiée aux énergies renouvelables réfutent tout lien de parenté avec l'AREI...

Estimant sa mission remplie, le 15 février 2017, dans un entretien accordé au quotidien Le Figaro, l’ancien avocat annonça qu’il souhaitait désormais se mettre "au service d’une nouvelle cause collective", évoquant notamment, à quelques mois des élections présidentielle et législatives, "le déclassement de la France" et - après celui de l'Afrique - le "sauvetage de l’Europe"...
"Depuis 2004 et la création de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, 60 milliards d'euros ont été déversés sur ces quartiers dits populaires"

Ce rappel de Rachida Dati est d'autant plus cruel que cet argent n'a pas eu d'effets. Logiquement, elle s'interroge sur les moyens supplémentaires réclamés par Borloo. "Alors à quoi vont servir ces 48 milliards d'impôts supplémentaires ? A financer une Ecole Nationale d'Administration pour banlieusards, alors que le décrochage scolaire intervient dès le collège, que la violence et la désintégration républicaine gangrènent une partie de ces territoires. Et ce n'est pas la tarte à la crème'du numérique' qui empêchera les fractures", lance la maire du VIIe arrondissement de Paris .

Les "nouvelles Marianne" devant remplacer "les grands frères" des années 90, autre mesure gadget pour l'ex-magistrate. Utiliser "les mères comme femmes-relais en les assignant au pied des immeubles", c'est du "mépris" et du "sexisme", explique-t-elle à l'ancien député radical valoisien qui prend ses racines idéologiques dans la franc-maçonnerie

"Ce plan ne comporte ni responsabilité, ni devoir, ni sécurité, met-elle en garde. Alors non, les impôts des Français ne doivent pas contribuer à notre affaiblissement, pour la seule bonne conscience de ceux qui méprisent ou victimisent les habitants de ces territoires", fustige Rachida Dati.

lundi 15 mai 2017

Des élus LR et du centre appellent leurs familles politiques à trahir pour Macron

J.-L. Borloo (UDI) et N. Kosciusko-Morizet (LR) ralliés à une vingtaine de petits élus renégats

Les 25 félons appellent  à "répondre à la main tendue" par Macron 

Ce lundi 15 mai, quelques heures seulement après la nomination du juppéiste Edouard Philippe à Matignon, plusieurs personnalités de l'opposition républicaine sont sorties du bois pour saluer la nomination à Matignon du député-maire du Havre,  "un acte politique de portée considérable", selon eux, appelant "la droite et le centre" à "répondre à la main tendue" par le candidat de Hollande, le président déchu par son propre renoncement à un second mandat.

Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet se sont joints aux vingt-trois élus LR et UDI qui souhaitent que leurs partis prennent "la mesure de la transformation politique qui s’opère sous [leurs] yeux", écrivent-t-ils. C'est probablement cette perspective politicienne qui a motivé Emmanuel Macron à choisir Edouard Philippe au poste de Premier ministre.

Macron, un miroir aux alouettes

Conscients de la menace qu'ils font planer sur l’unité de leurs formations politiques, les "Macron compatibles" auraient posé leurs conditions. Parmi les signataires, on trouve des députés proches de Bruno Le Maire (Thierry Solère, Franck Riester, Arnaud Robinet), de rares sarkozystes comme le maire de Tourcoing (Nord), Gérard Darmanin, et le maire de Nice, Christian Estrosi, ou encore des élus juppéistes (Christophe Béchu, Benoist Apparu, en plus de Philippe et NKM, 4e à la primaire de la droite et du centre de 2016 (avec 2,6  % des voix, elle avait soutenu Alain Juppé pour le second tour), présidente du groupe Les Républicains au Conseil de Paris, laquelle déclara lors des Régionales de 2015 : "Pour moi, il y a un adversaire, le PS").
S’y ajoutent Laurent Degallaix, député et maire UDI de Valenciennes (Nord), le maire LR de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, et le maire de Mulhouse, Jean Rottner, un ...médecin urgentiste.

Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet ont rejoint les signataires dans l’après-midi. 
Les vingt-cinq s'estiment meilleurs que les autres à être. "Plutôt que les anathèmes, les caricatures, les exclusions, nous demandons solennellement à notre famille politique d’être à la hauteur de la situation de notre pays et de l’attente des Français, qui, au lendemain de l’élection d’Emmanuel Macron, attendent de nous d’être au rendez-vous de l’intérêt général". A la Convention nationale du 15 janvier 1793, les vingt-cinq auraient voté la mort de Louis XVI, guillotiné le 21 janvier 1793.

Signataires contre leur camp et les programmes de leur formation politique
La République en marche (LRM), l’étiquette d’En marche ! pour les législatives, a laissé ouvertes quelques circonscriptions. Ainsi, des personnalités de droite pourront candidater sous le label présidentiel et empêcher le retour d'une opposition de droite et du centre à l'Assemblée nationale. Ces élus ont-ils été mandatés à cet effet par le peuple ? 

En effet, des élus anonymes auraient posé en préalable à leur collaboration avec le mouvement d’Emmanuel Macron le choix d’un premier ministre de leur camp. Dans la liste de candidats que LRM a dévoilée jeudi, aucun candidat n’a pour l’heure été désigné dans les circonscriptions d'hommes de peu de convictions :
- Franck Riester (43 ans, patron de plusieurs concessions automobiles Peugeot, député-maire de Coulommiers,favorable à un rassemblement des sociétés de l'audiovisuel public en un groupe unique, soutien de Jean-François Copé au congrès de l'UMP de novembre 2012 et de Bruno Le Maire au premier tour de la primaire présidentielle des Républicains de 2016, parrain d'Alain Juppé), en Seine-et-Marne,
- Thierry Solère (franc-maçon de 46 ans, dissident et poursuivi en justice par l'UMP dont il sera exclu pendant trois ans, soutien de Bruno Le Maire) dans les Hauts-de-Seine, 
- de Benoist Apparu (48 ans, proche du maire de Bordeaux, Alain Juppé, secrétaire d'État au Logement, auprès de Jean-Louis Borloo, ministre d’État, puis ministre délégué au Logement -en février 2011, il déclara sur RMC vouloir faciliter "la construction de mosquées", y compris avec l'aide de l'État, après modification de la loi de 1905- dans les gouvernements Fillon, favorable au mariage homosexuel, maire de Châlons-en-Champagne), 
- et d’Arnaud Robinet (42 ans, député-maire de Reims et soutien de Bruno Le Maire à la primaire présidentielle des Républicains de 2016), ces deux derniers dans la Marne.
Leurs électeurs diront s'ils sont, mieux que d'autres comme ils le prétendent, "à la hauteur de la situation de notre pays et de l’attente des Français."

samedi 5 mars 2016

L'UDI, démangée par l'envie de partir seule à la présidentielle

Faible détermination du président de l'UDI à passer un accord avec LR 

Jean-Christophe Lagarde évoque la possibilité que le parti centriste parte seul à l'élection présidentielle de 2017

Faute d'un accord sur la primaire avec Les Républicains (LR), le nom de Borloo circule. "Mandaté par la direction UDI unanime, j'ai écrit il y a un mois et demi à Nicolas Sarkozy. A ce jour, je n'ai toujours pas de réponse", s'impatiente-t-il dans un entretien à trouver samedi sur le site du Monde, journal officieux du PS: "Faute d'accord, nos militants en tireront les conclusions qui s'imposent," menace-t-il, histoire de faire bouger les candidats potentiels au centre.

Selon le président de l'UDI, "LR dit matin, midi et soir qu'il veut une primaire de la droite et du centre, mais semble refuser de construire une coalition d'alternance avec les centristes". Une mise en cause destinée en vérité à mobiliser le maire de Pau pourtant partie au 'ticket' Juppé-Bayrou, mais aussi e le radical (valoisien) Jean-Louis Borloo qui semble avoir bien récupéré de la maladie qui l'avait poussé au retrait de ses fonctions et mandats politiques en avril 2014.
"S'ils veulent reproduire le parti unique de la droite, comme de 2002 à 2012, la primaire ne nous concerne pas", prévient-il.

Les centristes de l'UDI doivent se déterminer... en mars

Leur congrès du 20 mars devrait décider s'ils participent ou non à la primaire de la droite et du centre prévue quant à elle les 20 et 27 novembre.

Le président de l'UDI se positionne actuellement sur l'hypothèse du refus d'un accord de la part de LR. Ainsi les adhérents sont-ils incités à reporter leurs espoirs sur Jean-Christophe Lagarde en pensant que LR ne souhaite pas les prendre en compte. Alors, "l'UDI devra préparer son projet présidentiel et législatif. Les militants choisiront ensuite comment le porter devant les Français et par qui", affirme Lagarde qui semble s'être découvert un destin national depuis qu'Hervé Morin a été élu président de la région Normandie. 

L'UDI souhaite un accord "pour une alternative nationale" avec le parti présidé par Nicolas Sarkozy. 
Ce serait un échange gagnant-gagnant visant à renforcer l'assise territoriale des centristes d'opposition. "Enfin, il faut un accord sur les législatives" (de 2018, voire 2017) - qui suivront de quelques semaines l'élection présidentielle - "où UDI et LR seraient représentés à leur juste poids électoral", souligne Lagarde.
Juppé n'a donc finalement pas de craintes à avoir sur son flanc gauche.

lundi 13 octobre 2014

UDI: la justice inquiète Yves Jégo à point nommé...

Le patrimoine d'Yves Jégo visé par une enquête

Jégo est justement candidat à la présidence de l'UDI 
Il dénonce une manipulation alors que les adhérents votent depuis quelques jours pour désigner le successeur de Jean-Louis Borloo.

Des soupçons pèsent sur le patrimoine du député centriste Yves Jégo
qui fait l’objet d’une enquête préliminaire, ouverte en septembre 2013 par le Parquet de Paris. Les enquêteurs s’attachent notamment à expliquer une plus-value de près de 300.000 euros réalisée par Yves Jégo quand il a revendu en 2007 et 2008 ses parts dans une société d’édition qu’il avait fondée en 2000, précise Le Parisien, mais dont le chifrre d'affaires n'a jamais été étincelant.

Autre soupçon, sur l’achat d’un appartement
Cet appartement a été acquis sans apport personnel, moyennant 1,2 million d’euros, ce que réfute Yves Jégo, qui a expliqué l’avoir financé pour partie par emprunt auprès de la Société générale, pour partie par un apport de 300 000 euros.

Yves Jégo a dénoncé des "accusations violentes et sans fondement"
A qui profite le crime ?
Il souligne qu'elles interviennent "comme par hasard à l’heure du choix pour les militants de l’UDI". Les adhérents UDI votent depuis quelques jours pour désigner le président de la formation centriste. Yves Jégo est un des quatre candidats avec Jean-Christophe Fromantin, Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde.

A propos de sa plus-value sur la revente de parts, Yves Jégo a expliqué sur son compte Facebook qu' "en 2008, l’un des associés ayant souhaité acheter [ses] parts pour devenir majoritaire, celles-ci ont été estimées à 300.000 euros par les comptables de l’entreprise". Un montant qui, selon lui, "a fait l’objet d’une inscription régulière dans [sa] déclaration de patrimoine et d’un règlement de près de 80.000 euros d’impôts". 
"Or, la transaction n’a jamais été soldée, compte tenu des difficultés que l’entreprise a alors connues. Il n’y a donc eu à cette occasion aucun enrichissement", assure Yves Jégo qui évoque au contraire un "investissement [...] à perte". Comment donc a-t-il bien pu financer l'achat de son appartement?

Concernant l’achat de son appartement, il a expliqué l’avoir revendu en 2010, les charges "s’étant révélées d’un montant plus élevé que prévu". Ce qui n'explique pas la provenance des fonds à l'achat et souligne l'incapacité de l'ancien ministre comme gestionnaire.

La justice "indépendante" de ce pays a un talent exceptionnel pour peser sur la politique en salissant ses acteurs.
Une enquête préliminaire peut se terminer par une citation directe devant un tribunal correctionnel ou par un classement sans suite. Dans cette dernière hypothèse, le mal serait fait !

dimanche 1 juin 2014

Alliance au centre: la direction intérimaire de l'UMP va un peu vite en besogne

La troïka intérimaire prend des initiatives intempestives
Laurent Wauquiez a qualifié le rapprochement de l'UMP et du centre, défendu par Alain Juppé, de "grave erreur".
Alain Juppé a émis l'idée d'une "plateforme commune" entre l'UMP et l'UDI de Jean-Louis Borloo et le MoDem de François Bayrou, en réaction à la victoire du FN lors des élections européennes, dimanche 25 mai. Cette hypothèse émise par le maire de Bordeaux, qui d'une part a déjà favorisé l'accession de Bayrou à la mairie de Pau et d'autre part n'assure que le partage d'intérim à la tête de l'UMP avec François Fillon et Jean-Pierre Raffarin suite à la démission de Jean-François Copé, ne rencontre qu'une faible adhésion.

Le président de l'UDI, Yves Jégo, ne semble pas très emballé,
à en croire ses propos dans Le Figaro de ce samedi.

"L'UDI n'est pas à vendre", répond le député de Seine-et-Marne, avant d'ajouter : "Il n’y a pas urgence à se précipiter dans les bras de tel ou tel leader potentiel de l’UMP". Mais à terme, il reconnaît tout de même que la question pourrait se poser. "Quand l'UMP aura fait son travail de reconstruction, il sera temps d’engager des discussions qui devront forcément réunir toute l’opposition républicaine pour mettre fin à l’expérience socialiste", poursuit celui qui assure l'intérim de Jean-Louis Borloo. Pour lui, l'idée d'une primaire avec des candidats UMP et des centristes n'est pas à exclure en vue de la présidentielle de 2017.



"Une profonde erreur," pense-t-on généralement à l'UMP

La proposition d'Alain Juppé ne fait vraiment pas l'unanimité. 

"C'est une profonde erreur, juge sans détours Laurent Wauquiez dans Le Parisien de ce samedi. On ne répond pas à la crise d'un pays par une combine d'appareil politicien." 
Le député de la Haute-Loire voit trois raisons principales à ce rejet : "un, cela donne le sentiment que notre seule obsession est de faire barrage au FN au lieu de répondre à la crise du pays. Deux, on sort les calculettes... c'est vraiment de la petite politique. Trois, les Français attendent une UMP qui ait le courage de ses convictions, et pas une droite qui se perd dans des propos mous."

Rachida Dati exprimait cette analyse un peu plus tôt dans la semaine. "L'alliance avec le centre, prônée par quelques-uns, montre que certains n'ont tiré aucune leçon du scrutin de dimanche dernier […]. 
L'UMP ne doit plus être instrumentalisée pour servir les ambitions personnelles, pour ne pas dire présidentielles, d'un petit nombre de sages autoproclamés", avait sèchement réagi l'ancienne ministre de la Justice dans un communiqué.

Valérie Pécresse a quant à elle ménagé les susceptibilités et l'avenir, mettant en garde contre "une dilution dans un grand parti de la droite et du centre", sur son compte Twitter. Le débat jusqu'au congrès extraordinaire prévu en octobre, s'annoncent animé à l'UMP.


jeudi 6 mars 2014

Municipales: l'UDI et le MoDem font le jeu de la gauche

L'UDI et le MoDem restent divisés dans 19 des 25 plus grandes villes

L'Alternative, mouvement censé rapprocher les partis de Borloo et Bayrou il y a quatre mois, remplit-il son office ?

Jean-Louis Borloo et François Bayrou enterraient la hache de guerre devant les caméras après onze ans de divorce. Signée début novembre 2013, la charte actant cette union se voulait même très claire : "Nous nous présenterons ensemble à toutes les élections, nationales, régionales et européennes". Pour les élections municipales, en revanche, des exceptions étaient déjà envisagées.
Or, quatre mois plus tard, les exceptions s'avèrent bien plus nombreuses que prévu. L'UDI et le MoDem défendront des positions divergentes dans dix-neuf des vingt-cinq plus grandes villes, là où l'attention médiatique est la plus forte. Car sur le terrain, les consignes nationales se heurtent bien souvent à de fortes résistances locales.

Les cas les plus compliqués sont sans doute à Strasbourg, Toulouse et Angers
Le MoDem préfère soutenir, dès le premier tour, le candidat UMP, plutôt que la liste UDI ! 

Dans d'autres villes, comme à Dijon ou à Tours (ville de Jean Royer de 1959 à 1995), le parti de François Bayrou a choisi de rouler pour le Parti socialiste plutôt que pour la liste UMP-UDI. Or, l'élection de François Rebsamen à Dijon relancerait la contestation de la loi sur le non-cumul des mandats à laquelle il est opposé. Quant à Jean Germain, il  est pourtant mis en examen dans l'"affaire des mariages chinois" de  Tours pour complicité de prise illégale d’intérêts et détournement de fonds publics.

Troisième cas de figure : le MoDem présente une liste autonome, mais sans le soutien de l'UDI, comme à Grenoble (où la droite se cherche) ou à Nantes (ville de Jean-Marc Ayrault, premier ministre annoncé sur le retour en Bretagne)

Enfin, il arrive bien souvent que les consignes nationales du MoDem ne sont pas respectées par les instances locales : c'est le cas à Paris, Marseille, Lille, Montpellier, Amiens, Saint-Etienne

Légende: position commune en vert; désaccords UDI-MoDem en rouge
Tout va bien à Pau et Valenciennes...

Le MoDem assume officiellement ces positions divergentes et n'y voit aucun problème majeur  

Pour justifier les alliances à géométrie variable du mouvement de François Bayrou, le vice-président du parti, Robert Rochefort, assure qu' "au niveau local, les lecteurs votent plus pour une personnalité et un projet que pour une étiquette politique." "Dans la plupart des cas, les municipales sont des élections locales", soutient-il, n'appelant visiblement pas à un vote sanction de la politique gouvernementale de surfiscalisation et de chômage.

Une analyse que ne partagent absolument pas les amis de Jean-Louis Borloo. Vice-président de l'UDI, le député François Sauvadet déplore "un problème de positionnement politique" du MoDem et "un problème de leadership" de François Bayrou au sein de son propre mouvement. 
Porte-parole de l'UDI, le député Jean-Christophe Lagarde assure néanmoins que ces bisbilles "n'empêcheront pas l'UDI et le MoDem de faire campagne commune aux européennes". Mais "à la sortie de cette séquence, il faudra faire le bilan", ajoute-t-il : "A ce moment-là, soit le MoDem clarifiera sa règle et on poursuivra l'aventure, soit on arrêtera là". Voilà François Bayrou prévenu.
Les électeurs tentés par le MoDem savent qu'ils voteront pour l'incertitude.

mercredi 5 mars 2014

Comment les enregistrements de Buisson ont-ils fuité de la justice à la presse ?

Investigation: les enquêtes du Point et du Canard arrivent dans leurs boîtes aux lettres

Le Point concurrence Mediapart:  Le Canard enchaîné et le site Atlantico publient mercredi plusieurs retranscriptions des enregistrements
À plusieurs reprises durant son quinquennat, l'ancien président de la République a été enregistré à son insu par Patrick Buisson. 
C'est au cours de rendez-vous à l'Élysée que le conseiller officieux, spécialiste des sondages, s'est adonné à cette pratique. À l'aide d'un dictaphone dissimulé dans sa veste, Buisson a capté des heures et des heures de réunions ordinaires et extraordinaires, concernant notamment la campagne présidentielle de 2012 et oùd'autres conseillers pouvaient être conviésD'autres personnalités seraient concernées par ces enregistrements.

Valls et Taubira sont-ils à l'origine des fuites?
Depuis qu'elle a perquisitionné les bureaux de Buisson dans l'affaire des sondages de l'Élysée, la police s'intéresse aux bandes de l'idéologue maurrassien. Or, le journal satirique et le site internet publient mercredi plusieurs extraits d'enregistrements d'échanges entre l'ancien président de la République et ses conseillers, réalisés à leur insu en 2011 par son conseiller controversé et la question se pose de savoir comment les bandes sont passées des mains de la police et de lajustice àcelles de la presse.

Le Canard enchaîné vient de commencer par publier le verbatim de l'enregistrement d'une réunion à l'Élysée, le 27 février 2011, autour de Nicolas Sarkozy, à quelques heures du remaniement qu'il va annoncer. L'hebdomadaire moque le "fayot" Patrick Buisson qui se répand en encouragements et en félicitations auprès du chef de l'État. Selon Le Canard enchaîné, par exemple, après l'enregistrement de l'allocution dans laquelle il annonce le remaniement, l'ex-président revient : "On n'a pas entendu ces connards de chiens qui aboyaient (dans les jardins élyséens) ?" L'hebdomadaire satirique poursuit : "Buisson spirituel : Tu parlais des journalistes ? Puis courtisan : C'était très bien ! Tu avais les bonnes intonations. Tu as bien détaché les phrases importantes. Faut pas y toucher." 

Un scoop: "Bachelot ne dit que des conneries"
De son côté, le site Atlantico met en ligne les enregistrements sonores et les verbatims d'au moins quatre enregistrements, dans le contexte d'une réunion de Nicolas Sarkozy et de ses conseillers, le 26 février 2011 à la Lanterne à Versailles, consacrée au remaniement. Brice Hortefeux devait ensuite être remplacé par Claude Guéant à l'Intérieur et Michèle Alliot-Marie par Alain Juppé au Quai d'Orsay. "Remplacer (le Premier ministre François) Fillon par (Jean-Louis) Borloo, c'est grotesque", déclare Sarkozy lors de la réunion. Ce choix de transcription, on l'a compris, ne pouvait attendre juin et la fin des scrutins... "Y a qu'une seule personne qui pourrait remplacer Fillon aujourd'hui, c'est Juppé. Je m'entends très bien avec Alain... Même si Fillon n'est pas décevant, il est comme on le sait." Pas de quoi ici fouetter un chat.
Dans la voiture qui les ramène de Versailles, Buisson et le publicitaire Jean-Michel Goudard, conseiller en communication, se livrent à des commentaires légitimes. "C'est dur, hein ?" lâche notamment Buisson à propos de la présence de Carla Sarkozy à Versailles. "Ah, t'es amusant. Si je la connaissais pas un peu mieux depuis la télé j'aurais trouvé ça... lamentable... interventions percutantes quand même hein", lui répond Goudard. C'était avant que Trierweiler colle partout au train de Hollande.

Les deux hommes s'inquiètent ensuite du changement de fonction de Claude Guéant, qui passe du secrétariat de l'Élysée à l'Intérieur. "Tu vois, l'avantage de Guéant, là depuis 3 mois, c'est qu'il connaissait un petit peu les dossiers, notamment pour les affaires auprès du Parquet. Il se mouillait un petit peu", dit Buisson, mis en cause dans l'affaire des marchés des sondages de l'Élysée. "Ben ça l'intéresse quand même directement parce que... l'Élysée, c'était lui à cette époque-là", lui rétorque Goudard. Buisson, ancien journaliste de l'hebdomadaire d'extrême droite Minute, se plaint aussi à propos du remaniement de ne pas avoir "réussi à entraîner la tête" du ministre de la Justice Michel Mercier, qu'il qualifie de "totalement calamiteux". Des papotages de serviteurs à l'office.

"Il y a plus calamiteux encore", assène Goudard, en nommant la ministre de la Santé Roselyne Bachelot qui, selon lui, "ne dit que des conneries".

"Il utilisait ces enregistrements pour préparer les réunions"
Il arrive que les sources et cheminements soient révélés: quand ils ne le sont pas, les fuites viennent du sommet. Le Point révèle ainsi qu'un communiqué lui est arrivé tout cuit près à l'emploi, transmis à la presse par Gilles-William Goldnadel,  avocat de Patrick Buisson : "En tant qu'intervenant essentiel de ces réunions", il "ne pouvait prendre des notes écrites et utilisait ces enregistrements pour préparer la réunion suivante". Ces derniers "étaient détruits au fur et à mesure, sauf manifestement quelques-uns qui lui ont été dérobés et dont il est fait présentement un usage extravagant et pervers", affirme-t-il. Patrick Buisson, accusé mi-février par Le Point d'avoir enregistré certaines de ses conversations avec l'ancien président, avait alors indiqué qu'il comptait porter plainte contre l'hebdomadaire.
L'article du Canard enchaîné "ne change en rien la plainte déposée par Patrick Buisson contre l'hebdomadaire Le Point le 21 février", selon son communiqué. Car "le fait que Patrick Buisson aurait pu faire un usage clandestin, malveillant et systématique de ce qui n'était qu'un enregistrement de travail relève de la diffamation".

Acteur central de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, Patrick Buisson a été accusé d'infuser dans la politique française des thèses de sa famille d'origine, l'extrême droite. Le flash-back de la presse près de sept ans plus tard confirme, si besoin était, son intention "extravagante et perverse".  

Flash-back sur les verbatims de Jacques Attalli

Dès le premier jour où il s'est installé dans le bureau jouxtant celui du Président de la République,
Jacques Attali, également conseiller spécial (conseiller spécial du président François Mitterrand) a pensé que son devoir serait, un jour ou l’autre, de rendre compte aussi intégralement que possible, de témoigner, d’expliquer. On le voit, ce réflexe missionnaire n'est pas particulier à Buisson, pas plus que la manie de l'archivage serait une obsession maurassienne.
Prescripteur d’opinion agréé par la gauche, Attali a été accusé de plagiat au sujet de deux de ses livres,  par Elie Wiesel pour  Verbatim et pour Histoires du temps, par Franz-Olivier Giesbert, du Point. Ce n'est plus le propos d'Etienne Gernelle, directeur de l'hebdomadaire de François Pinault.
La polémique soulevée par L'Humanité du 20 mai 1993 se résume à la publication de notes prises par J. Attali lors d'entretiens à l'Elysée, entre François Mitterrand et différents interlocuteurs (Jack Lang, Robert Badinter, Pierre Mauroy ou Laurent Fabius qui affirment que leurs propos ont été déformés), dont notamment aussi Elie Wiesel, prix Nobel et publiées dans Verbatim, une suite d'ouvrages mises sur le marché par Jacques Attali, le président de la BERD, banque de développement pour les ex-pays socialistes. Quarante-trois passages de ce qui devait devenir un livre de conversations entre le président le prix Nobel ont été reproduits dans l'ouvrage de Jacques Attali, alors conseiller du président. "Il a gardé le texte, mais il a changé les lieux et les dates, commente Elie Wiesel dans Libération , et, surtout, il fait croire que ce sont des propos tenus pour lui et recueillis par lui, ce qui est doublement inexact." Des enregistrements au vu et au su de tous n'auraient-ils pas mieux valu pour la vérité historique.
"Il n'y a que les Français pour s'agiter ainsi autour des platitudes d'un politicien." Ce jugement de "Times" montre que la presse française a toujours été une exception dans le monde. 
Le Point doit-il s'en flatter?

mardi 14 janvier 2014

La popularité de Manuel Valls amorce une baisse

Hollande et Ayrault ne font pas pire qu'en décembre 

Redressement de la popularité de Hollande de 23 à 24% 

La marge d'erreur étant de 3%, le sondage Ipsos/Le Point n'est pas convaincant.
En un mois, les avis négatifs sur François Hollande restent stables à 74%.

Sans rien faire non plus, Ayrault gagne carrément trois points de popularité
Avec la réserve de la marge d'erreur, il passe de 23 à 26% d'opinions positives, à la sortie des fêtes, toujours selon Ipsos/Le Point publié lundi.
Les jugements qui lui sont défavorables perdent un point (68% au lieu de 69%).

Manuel Valls perd six points

Le palmarès des leaders politiques reste dominé par Manuel
Valls (53% d'avis favorables), qui perd néanmoins six points dans cette étude réalisée les 10 et 11 janvier.

Alain Juppé (52%, +3) et Bertrand Delanoë (49%, +1) complètent le podium, le maire sortant de Paris faisant mieux que le Premier ministre que l'on dit depuis plusieurs semaines sur le départ.

Parmi les 15 premiers, les progressions les plus fortes sont pour François Fillon (41%, +6) et Jean-Louis Borloo (46%, +5). Pour vivre heureux, vivons cachés.

L'étude a été réalisée par téléphone les 10 et 11 janvier auprès d?un échantillon de 965 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

mercredi 1 janvier 2014

Voeux pitoyables de Hollande, "lucides" pour une minorité, "incantatoires" pour tous les autres

Le bonimenteur de l'Elysée a encore tenté de nous embobiner

Après les vœux de Hollande, les réactions politiques pleuvent.

Comme au jour de son investiture, les nuages noirs en plus
Les politiques réagissent diversement aux voeux du président le plus près du fond dans les sondages: Jean-Louis Borloo, Marine Le Pen, Jean-François Copé ou les courtisans, tel Bertrand Delanoë ou le frêle de Rugy.




Bertrand Delanoë aligne les contre-vérités
. 

"A l'occasion de ses vœux télévisés, François Hollande a montré qu'il n'ignorait ni les difficultés rencontrées par les Français, ni les atouts dont ils disposent pour dépasser la crise" a écrit dans un communiqué le maire PS de Paris. 
"Il a notamment parlé avec gravité et ambition du rôle de la France sur la scène internationale. Par ailleurs, en faisant de la cohésion et de la confiance les conditions essentielles du redressement dans la justice de notre société, il a tracé un cap que chacun peut suivre, au-delà des clivages et des oppositions".

La ministre Christiane Taubira, particulièrement détestée de la population, illustre ce mensonge de Delanoë, maire sortant de Paris et homosexuel affiché. Ainsi, d’après un sondage BVA publié le 28 décembre, seulement 48 % des Français sont favorables à sa loi sur le mariage entre personnes de même sexe. La réforme pénale également poussée par Taubira divise jusqu'au gouvernement, ne serait-ce que sur la suppression des peines planchers. 

Taubira se félicite pourtant des clivages qu'elle opère et de la haine qu'elle dégage

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, est également la flagornerie. "J'ai trouvé le président de la République déterminé [...] clair et lucide" a affirmé sur LCI cet ex-directeur de cabinet de Hollande lors des années de sommeil du PS quand il fut locataire de la Rue de Solférino (1997-2008). Pour lui, François Hollande aurait été "clair sur les objectifs de 2014" et "lucide sur ce qui s'est passé en 2013".



Il faut être tordu comme l'ineffable Verts de Rugy pour estimer que Hollande a une ligne ..."claire"


Jean-Louis Borloo. Le président de l'UDI a estimé que François Hollande "a tenu les mêmes propos que le 31 décembre 2012" lors de ses voeux aux Français. "Pourtant le chômage est cette année à un niveau historique, la crise du logement et du bâtiment ont atteint un niveau inégalé depuis 30 ans, la transition énergétique et notamment les travaux d'efficacité énergétique se sont effondrés depuis 18 mois et le pouvoir d'achat des Français est le plus bas que notre pays ait connu depuis 20 ans", écrit Jean-Louis Borloo dans un communiqué. 
"Même si le président de la République semble enfin avoir pris conscience de la crise de 2008 qu'il avait niée jusqu'à présent, c'est bien aujourd'hui le cap économique et social français qui est responsable de la situation actuelle de notre pays", ajoute-t-il estimant que "son nouveau 'pacte de responsabilité' n'est qu'une formule dont il a le secret".

Marine Le Pen. Pour la présidente du Front national, François Hollande "ne mesure rien de la colère et des attentes des Français", tout en qualifiant les vœux présidentiels de "pathétiques". "Il y a quelque chose de pathétique à voir chaque année le président de la République s'adonner au rituel des vœux aux Français alors qu'il n'a rien à leur dire", a-t-elle écrit dans un communiqué, en estimant que "s'il n'a rien à leur dire, c'est qu'il ne vit plus dans le même monde qu'eux"
Pour Marine Le Pen, "les vœux sont devenus l'allocution du gouverneur de la province France : il lâche ses traditionnelles platitudes, essaye au passage de glisser une nouvelle fausse promesse, mais surtout ne dit rien de ce qu'il faudrait faire pour changer vraiment la France et la situation des Français".

Florian Philippot, vice-Président du Front national, a contaté que le président de la république est dans "un déni de la réalité" en affirmant que l'Europe était la solution aux problèmes de la France. Au contraire, "l'Europe nous plombe", a-t-il déclaré sur LCI.

A l'extrême gauche, 
"C'est désolant", pour le PCF de Pierre Laurent



Dans ses voeux aux Français, Jean-François Copé appelle à sanctionner Hollande aux municipales.
Pour le patron de l'UMP, "François Hollande a repris les mêmes engagements non tenus, qu'il avait formulés quasiment dans les mêmes termes, il y a un an : inversion de la courbe du chômage, retour de la croissance, stabilité fiscale...", écrit le président de l'UMP dans un communiqué. Il estime que "l'augmentation indéniable du chômage, l'appauvrissement des Français asphyxiés par le matraquage fiscal et la stagnation économique auraient pourtant dû conduire François Hollande à prendre acte de l'échec de sa politique et à changer de cap". "Malheureusement, la réitération pour 2014 des promesses déçues en 2013 condamne notre pays aux mêmes déconvenues", prévient-il.