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mercredi 25 octobre 2017

Disparition de Maëlys : le procureur dénonce des fuites dans l'enquête policiaire

Crise ouverte entre le procureur et les gendarmes

Les pressions de la presse dite d'investigation sont-elles en cause?

Le procureur de Grenoble accuse la gendarmerie 
d’être à l'origine des révélations dans la presse qui publie de nombreuses fuites dans le "secret des sources". 

Le procureur de Grenoble est ferme dans un entretien accordé à RTL. "La seule chose qui soit scandaleuse dans cette affaire, c’est les fuites permanentes. Tous les jours dans la presse il y a des éléments qui fuitent et qui peuvent nuire à l’enquête", c'est-à-dire à l'établissement de la vérité, gronde Jean-Yves Coquillat. 
"Les éléments communiqués, ne sont connus que des enquêteurs, de leur hiérarchie, et des juges. Que des journalistes soient avisés de ces éléments, cela ne peut être fait que par des gens qui pratiquent l’enquête ou qui sont au-dessus des enquêteurs", accuse le procureur.

Et le représentant du ministère de la Justice désigne clairement les responsables. 
"Ce sont les gendarmes qui ont l’enquête. Je suis obligé de déclencher une enquête dont je me serai bien passé, parce qu’une enquête dans l’enquête, ce n’est sûrement pas quelque chose qui va faciliter la résolution de cette affaire. Et j’ai très clairement le sentiment que l’affaire Grégory n’a pas servi de leçon à beaucoup de gens", se désole-t-il.

Quelles conséquences sur l’enquête ?

Résultat de recherche d'images pour "pasidupes.blogspot.presse d'investigation"Cette crise entre le procureur et les gendarmes pourrait fragiliser des investigations qui sont déjà compliquées sur le terrain. En effet, Maëlys n’a toujours pas été retrouvée et les indices ne permettent pas de confondre le principal suspect.

"Un lien de confiance vient de se casser avec les gendarmes", commente Jean-Alphonse Richard, chef du service police-justice de RTL qui semble découvrir un phénomène nouveau. 
Le procureur désigne avec précision les responsables des fuites dans la presse : "la direction de la gendarmerie", ou encore "l’IRCGN", l’institut qui procède à toutes les analyses scientifiques et techniques.

En retour, le directeur général de la gendarmerie, dénonce "des accusations péremptoires et scandaleuses".
 
Résultat de recherche d'images pour "pasidupes.blogspot.presse d'investigation""On est déjà condamné avant même qu’il y ait une enquête", déplore en retour le directeur général de la gendarmerie, alors que va désormais peser sur lui une enquête pour "violation du secret de l’instruction". "La dernière guerre de ce type remonte à l’affaire Grégory, et avait débouché sur un fiasco judiciaire", conclut le commentateur. 

La police n'a donc rien retenu de ce gâchis et la presse continue  a faire de l'investigation facile en salle de rédaction, devant le téléphone.


jeudi 9 février 2017

Affaire Bettencourt: malgré sa "faute", la juge persécutrice de Sarkozy ne risque qu'une amende

Pour "violation du secret professionnel", la juge Prévost-Desprez n'encourt qu'une amende

L'avocat général Pierre Nalbert a requis une simple amende contre sa collègue, la magistrate Isabelle Prévost-Desprez. 

Prévost-Desprez, Elise Lucet,
même combat
Rejugée jeudi en appel devant la cour d'Appel de Bordeaux, pour "violation du secret professionnel" lors de son enquête sur l'affaire BettencourtIsabelle Prévost-Desprez n'écopera pas  d'une "condamnation" mais d'une simple amende de principe, dont l'avocat général représentant le gouvernement n'a pas même fixé  le montant...

En juin 2015, le procureur Pierre Aldigé avait requis une amende de 5.000 euros lors du procès en première instance.
La magistrate  avait été relaxée, mais le Parquet avait fait appel de ce jugement. Les harceleurs de Sarkozy ne devaient pas faire les frais de la maxime applicable au commun des mortels "dura lex, sed lex".

Dans son réquisitoire, Pierre Nalbert a demandé jeudi une "condamnation à une amende". 
Après avoir évoqué les 5.000 euros requis lors du premier procès, le représentant du ministère de la Justice et de Jean-Jacques Urvoas, s'en est cette fois remis à la décision de la Cour pour déterminer son montant.
Fuitage organisé:  des fuites, encore des fuites, toujours des fuites. Tout fout le camp, dans le respect de l'instruction, de la séparation des pouvoirs et de la déontologie professionnelle...
L'ex-juge de Nanterre est poursuivie pour la révélation à la presse, par voie de SMS, des détails d'une perquisition.

Effectuée au domicile de Liliane Bettencourt, héritière du groupe de cosmétiques L'Oréal, le 1er septembre 2010, l'opération judiciaire avait été relatée le jour même dans Le Monde.

La proximité de la justice et de la presse est incriminée, d'une part, parce que la presse était tenue informée en temps réel et, d'autre part, parce que Jacques Follorou, un ami de la magistrate, est journaliste du journal officieux du PS, co-détenu par le milliardaire Pierre Bergé ('financeur' des campagnes de Ségolène Royal, puis de François Hollande, celui qui "n'aime pas les riches" ! ).
Le Monde ou BFMTV va-t-il nous citer les témoignages ""citoyens d'habitants de Troyes ou de Poitiers qui portent un jugement sans appel sur le fonctionnement éthique d'Isabelle Prévost-Desprez ?...

Dans ce dossier, "il faut entrer en voie de condamnation," a souligné P. Nalbert, dont les propos n'engagent que lui. Même qu' "il faut qu'une juridiction dise que Mme Prévost-Desprez a fauté", insiste-t-il, histoire de satisfaire les déontologues.

"Nous sommes convaincus de sa culpabilité", a-t-il martelé. 

Et d'ajouter même que l'ex-juge de Nanterre avait été "prise la main dans le sac".
"Il y a des éléments précis, datés, et même horodatés, qui mettent en cause Mme Prévost-Desprez", a-t-il confirmé, en allusion notamment à un SMS envoyé par la juge au journaliste du Monde à 9h13, en pleine perquisition.

En première instance, le jugement de relaxe n'évoquait que de simples "coïncidences troublantes", a rappelé P. Nalbert. "Moi, je dis qu'il y a une correspondance factuelle" entre les SMS envoyés au pseudo-journaliste d'investigation J. Follorou - intouchable et jouisseur de l'abattement fiscal de 8760 euros accordé à la caste des journalistes agressifs et donneurs de leçons - ( ci-contre) pendant la perquisition menée par son indic et sa divulgation "quasi instantanée", le même jour dans un article du Monde.

Rappelant "les explications embrouillées" de la magistrate sur ce point, Pierre Nalbert a dénoncé "un système - parisien peut-être -, un système qui veut que l'on utilise la presse pour éviter que l'on soit dessaisie d'un dossier". "Un système où l'on peut penser qu'un juge cherche à se protéger avec l'aide de la presse", a-t-il expliqué.


La cour d'Appel a mis son jugement en délibéré au 23 mars sur ce flagrant-délit, cette "faute" et cette "culpabilité".

mercredi 18 novembre 2015

État d'urgence: des députés PS veulent pouvoir maintenir le contrôle de la presse

La presse peut-elle être érigée hors état d'urgence ?  

Douze députés PS ont déposé un amendement pour rétablir la possibilité d'un contrôle médiatique pendant l'état d'urgence. 

Une possibilité de contrôle des media que   le gouvernement envisage de supprimer. Outre la prolongation de l'état d'urgence, de 12 jours à 3 mois, l'exécutif socialiste veut en modifier le régime juridique. Cinq députés LR s'y opposent.

Le président socialiste de la République veut prolonger l'état d'urgence et toiletter la loi de 1955 qui permet de l'instaurer, quelques jours après les attentats de Paris. Le chef de l'Etat souhaite pouvoir placer la France sous ce statut pendant 3 mois, contre 12 jours au maximum actuellement, sans l'accord du Parlement. 

Un "toilettage" pour pouvoir étendre sa durée, donc, tout en "renforçant l'efficacité de ses dispositions" et en "garantissant l'état de droit", selon Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, ce mercredi. Ainsi, le texte gouvernemental prévoyait-il d'exclure la presse ou  la radio dans le champ du contrôle parlementaire, même si le texte originel n'a jamais été utilisé. "Le contrôle de la presse, de la radio [...] est supprimé", a-t-il assuré. Une façon pour le gouvernement de renforcer le contre-pouvoir de la presse au prétexte de donner des garanties à l'opinion, en ménageant son aile gauche sur la protection des libertés publiques. Le projet de nouveau texte gouvernemental priverait les représentants du peuple du pouvoir de contrôle des media: la presse serait consacrée comme Etat dans l'Etat malgré l'état d'urgence. 

Rétablir le contrôle des media

En profitant pour mettre en cause l'Internet, les réseaux sociaux et les chaînes d'information en continu, L'Express tente de profiter de divergences entre députés socialistes. Alors que le projet de loi a été présenté, en urgence et sous la pression des événements, ce mercredi en conseil des ministres - il doit être voté jeudi à l'Assemblée nationale et vendredi au Sénat - certains élus PS ont déposé un amendement... pour rétablir le contrôle de la presse et de la radio.
Voyez le tweet explicite et radical d'un jeune journaliste au Monde, auteur de 'Anonymat sur Internet: comprendre pour protéger sa vie privée ', en 2013, alors qu'il était parallèlement étudiant à Sciences-Po Paris et travaillait pour le site d'information spécialisé dans les questions numériques OWNI et pourRue89:


Telegram, application utilisée par Daesh pour communiquer sans se faire repérer et service de communication le plus prisé des sympathisants et des combattants de l’organisation Etat islamique (EI) a annoncé, mercredi 18 novembre, la fermeture de soixante-dix-huit chaînes utilisées par les djihadistes pour communiquer, une première pour cette entreprise disponible à tous.
C’est la première fois que cette messagerie sécurisée s’attaque aussi frontalement à l’Etat islamique. Telegram déclare que ces blocages concernent des chaînes dans douze langues. Selon les constatations du Monde, toutes les chaînes officielles de l’EI ont été suspendues, notamment celles en langue française et en langue anglaise, ainsi que l’agence de presse de l’organisation terroriste. Laquelle s’employait dans la soirée à les rétablir.

Mais la presse se veut fiable et au-dessus des lois

L'amendement porte le numéro 41, et sera examiné dès ce mercredi soir. Il entend "rétablir en l'état une disposition de la loi relative à l'état d'urgence de 1955, qui ouvre la possibilité de contrôler toute publication lorsque l'état d'urgence est déclaré". 

Hollande e refuse à tirer les enseignements des erreurs du passé 

"Au moment des attentats de janvier 2015, des manquements  ont été constatés dans le traitement des attentats dans différentes publications, manquements qui ont pu mettre en danger nos concitoyens et les forces de l'ordre." Une allusion à la légèreté médiatique d'organes de presse en compétition dans la course à l'audience, notamment lorsqu'un commentateur de BFMTV a révélé que des otages d'Amedy Coulibaly étaient cachés dans une chambre froide de l'Hypercacher. "J'aurais dû fermer ma gueule" sur l'Hyper Cacher, a admis Dominique Rizet, spécialiste Police-Justice de la chaîne d'info en continu, toujours en poste à l'antenne... Ancien journaliste au SIRPA, le Service d'informations et de relations publiques des armées, Dominique Rizet avait pourtant révélé en direct l'existence d'une planque à l'intérieur de l'épicerie casher où était retranchée une femme. "Il y a une femme qui se serait cachée dès l'arrivée de cet homme, qui s'est réfugiée dans une chambre froide. Et qui serait à l'intérieur, à l'arrière de l'établissement", avait-il lâché à 14h58, avant de retenir l'information à l'antenne. Il y avait en réalité plusieurs personnes cachées à l'intérieur, à l'insu d'Amedy Coulibaly.
le 11 janvier, Hervé Béroud, directeur de l'information de la chaîne, avait ainsi défendu son journaliste, niant toute mise en danger des otages. Il avait rompu le sacro-saint "secret des sources" en dénonçant la source de Dominique Rizet, une personne du RAID qui, "lui avait dit que ces personnes-là n'étaient plus en danger".
Pour avoir diffusé ces fuites en janvier 2015, le journaliste a été condamné -ainsi que la chaîne- à 10.000 € d'amende, en juillet 2015.

PS/LR: des motivations qui s'additionnent

Dans leur volonté de conserver le contrôle des media, les députés socialistes sont rejoints par des députés du parti Les Républicains. Cinq d'entre eux ont déposé un amendement dans ce sens. "L'absence pure et simple de contrôle ou de limitation des libertés de publier ou de diffuser par les media, dans une période d'état d'urgence, ne peut pas [...] être acceptée", expliquent les députés. 
Leurs motivations s'ajoutent à celles de leurs collègues socialistes: "Personne n'ignore que les islamistes disposent en France de publications régulières ou de sites Internet, largement repris par les réseaux sociaux, qui contribuent par cette propagande, a maxima, au recrutement des djihadistes, et constituent a minima une incitation directe à menacer la sécurité et l'ordre publics". 
Les députés ont toutefois reculé devant l'inclusion des représentations théâtrales et cinématographiques dans le champ d'application de leurs contrôles. 

mercredi 24 juin 2015

Wikileaks/Mediapart: des révélations -opportunes et rassembleuses- d'écoutes de présidents français par les USA

Le divin président noir n'inspire plus confiance! 

La NSA (ex-CIA) a écouté les responsables politiques français, dont trois présidents de la République

Que nous apprennent des trois présidents français, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande au moins de 2004 à 2012 - les révélations publiées mardi soir par Wikileaks ? Que les Etats-Unis et leur agence de renseignement, la NSA, ont espionné les trois derniers présidents. Ces écoutes ont donné lieu a des notes. Mediapart (dans un article d'accès exceptionnellement gratuit) et Libération donnent une audience aux fuites d'information, mais ces notes, classées "Top secret", ne révèlent cependant pas de secrets d'Etat. Jugez plutôt.

Hollande et la Grèce

Grâce à l'une des notes de la NSA, on apprend que le 22 mai 2012, trois jours après son entrée à l'Elysée, François Hollande demanda à Ayrault la convocation d'une réunion ministérielle secrète, destinée à discuter d'une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro
Ce brainstorming ne peut être inscrit à l'agenda officiel du président sans risquer de crédibiliser le risque d'une sortie du pays et donc d'alimenter une panique boursière, explique Libération, téléguidé par l'Elysée. 

Hollande et sa rencontre avec des représentants du SPD

Dans cette même note, on découvre que François Hollande chargea aussi son Premier ministre d'organiser une rencontre avec des représentants du SPD allemand, le parti de l'opposition. Jean-Marc Ayrault voit d'un mauvais oeil cette initiative diplomatique qui, estime-t-il, provoquera l'ire d'Angela Merkel.
La prophétie se réalisa: la chancelière allemande accueillit très mal la nouvelle. Deux jours après la poignée de mains entre l'Elysée et le SPD, Angela Merkel tacla son homologue français. 

Sarkozy et l'espionnage américain

Un autre rapport de la NSA livre les coulisses de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Barack Obama, le 30 mars 2010, la première depuis l'élection du président américain. Sous le vernis "nous n'avons jamais été aussi proche", était posée la question des grandes oreilles américaines qui écoutent la France. 
Le 24 mars 2010, l'agence transmit le compte-rendu d'une conversation entre l'ambassadeur de France à Washington, Pierre Vimont, et le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, Jean-David Levitte. L'objet: les thèmes que le président français veut aborder lors de son entretien avec Barack Obama. "L'échange prouve que Paris est parfaitement conscient de l'espionnage américain", insiste Mediapart, lorsqu'est concerné le président UMP. Mais comment le site trotskiste ne s'étonne-t-il pas que Pépère, son successeur socialiste, ait négligé de l'être à son tour ?... 

Sarkozy et Ricard

Barack en barbouze
Outre l'espionnage, Nicolas Sarkozy souhaitait aussi aborder à Washington un sujet plus économique, celui du sort de Pernod Ricard. C'est là qu'un commentaire attribué à la NSA "l'un des soutiens fortunés de Sarkozy", fait suspecter une instrumentalisation par Mediapart. Une double stratégie est alors mise en place: Sarkozy en touche un mot à Obama; son conseiller diplomatique en parlera avec les conseillers économique et à la sécurité nationale du président des Etats-Unis, ajoute Libération.

Sarkozy et la crise financière de 2008
Après la crise financière de 2008, Nicolas Sarkozy "croit que Washington tient désormais compte de certains de ses conseils", raconte une note "Top secret" de la NSA. "Selon lui, c'est la première fois que les États-Unis n'ont pas agi en leaders dans la gestion d'une crise mondiale et la France va maintenant prendre la main." "Sarkozy se voit comme le seul à pouvoir résoudre la crise financière mondiale", estimait également l'agence américaine, selon Libération, sélectionneur des notes, avec une malignité qui surprendrait de la part d'un journal qui serait indépendant.


Chirac et les boulettes de Douste-Blazy

La façon dont Jacques Chirac donnait des ordres à Philippe Douste-Blazy - qu'il avait par exemple chargé de soutenir la nomination du Norvégien Terje Roed-Larsen comme secrétaire général-adjoint de l'ONU - prouve qu'il percevait son ministre des Affaires étrangères comme ayant une "propension (...) à faire des déclarations inexactes et inopportunes", note aussi la NSA.


Les révélations ont suscité de nombreux tweets









dimanche 31 mai 2015

Deux journalistes d'investigation du "Monde" se plaignent d'un journaliste de presse

Le journal socialiste refuse à un photographe de presse la liberté de travailler

Les deux célèbres bénéficiaires de fuites et du secret des sources, selon le cas, 
Gérard Davet et Fabrice Lhomme (ci-contre à gauche), journalistes du journal Le Monde, se disent victimes d'une traque par le photographe Sébastien Valente, proche de Nicolas Sarkozy, affirme le quotidien qui les emploie. Ils auraient été suivis par un "paparazzo", Sébastien Valente, au volant d'une Fiat noire, raconte longuement Le Monde, dans un article du mardi 26 mai 2015.

Qui est la victime de la fatwa socialiste ?

"Photographe people" (sic) de profession, Sébastien Valente a été engagé fin septembre 2014 par l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, pour couvrir son retour à la vie politique: Valente n'est pas pour autant photographe de presse politique ?  "Son nom ne dit rien à personne. Ni à ses collègues photographes de presse, ni même aux directeurs de la photo des journaux", assure toutefois le malveillant organe officieux du PS.

La menace d'un goulag professionnel les guette et souvent tombe la fatwa.
A 34 ans, celui qui a fait ses gammes auprès de Daniel Angeli -surnommé le "roi des paparazzi"- est étiqueté "protégé" de Carla Bruni, l'épouse de Nicolas Sarkozy, par Le Monde. "Un intime" du couple du seul fait qu'il a accepté le "shoot" de la petite famille au Cap Nègre, à l'été 2013. Aucun chanteur, aucun acteur, aucun artiste n'échappe à la suspicion de cette gauche sectaire: tous deviennent leur cible et sont bannis de leur profession.

Le parti-pris du journal Le Monde honore la profession
Fin septembre, Sébastien Valente est entré avec la plus grande discrétion dans le cercle très fermé et très prisé des photographes de candidats politiques, malgré l'ostracisme du milieu. Au grand dam des jaloux restés à la porte, il est désormais admis dans le staff de campagne, shoote les coulisses et truste les images. "C'est un professionnel, il n'y a pas d'autre commentaire à faire", déclare Véronique Waché, responsable de la communication de Nicolas Sarkozy.

"J'ai essayé de faire une photo de M. Davet [...] Je pensais que cette photo allait intéresser des magazines. C'est mon métier de faire des photos d'actualité", s'est justifié Sébastien Valente, interrogé par Le Monde qui mène la cabale.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme sont sous protection policière depuis l'arrivée de François Hollande au pouvoir

L'Express cite les affaires qu'ils ont montées mais qui n'ont pas été jugées: leurs révélations sur les écoutes de Nicolas Sarkozy et son avocat dans l'affaire des financements libyens de la campagne de 2007. Rien n'est prouvé !
Les Dupond-Dupont du Monde sont également soupçonnés dans l'affaire du cabinet-noir voulu par François Hollande pour nuire à Nicolas Sarkozy, depuis les révélations de Valeurs Actuelles, en octobre 2014. Fabrice Lhomme semble tout prêt à le croire à une opération de représailles. "Quand Nicolas Sarkozy a quelqu'un dans le nez, il l'élimine", affirmait-il à l'Express en 2011, à la veille de la présidentielle... Mais l'inverse n'est pas vrai...

Rarement traînés en justice comme de vulgaires citoyens, notamment pour avoir mis au jour le scandale SwissLeaks ou l'affaire Jouyet, les journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ont souvent été déjugés par la justice. Il apparaît que nombre de leurs révélations ne sont que des montages issus de fuites organisées à des fins politico-judiciaires. Mais elles de plus en plus souvent démontées par la justice. 

Ainsi,  après cinq années de harcèlement à partir d'un article de Mediapart, site trotskyste, la justice a-t-elle accordé deux relaxes à Eric Woerth, soupçonné à deux ans de la présidentielle 2012. C'était déjà le cas dans l'affaire Clearstream. Leur mode opératoire est toujours le même: des fuites, des écoutes téléphoniques illégales ou des enregistrements volés, comme dans le cas de la diffamation contre François Fillon accusé d'avoir demandé à l'Elysée au cours d'un dîner par l'intermédiaire de Jean-Pierre Jouyet de "taper vite" sur  Nicolas Sarkozy.

L'employeur des deux sulfureux journalistes cite des paroles de paparazzi de tous bords, malgré le profond mépris qui transparaît dans ses commérages de journal "sérieux". "Il se vante d'avoir niqué tout le monde et clame qu'il sera bientôt à l'Elysée", rapporte Pascal Rostain, le paparazzi qui tutoie les présidents et qui a dû croiser Lhomme et Davet, invités permanents de l'Elysée, jusqu'aux heures avancées de la nuit. "S'entourer de gens pareils... Ce n'est pas pro !", commente Jean-Claude Elfassi, le moins apprécié des paparazzi. Entre jalousie et stupéfaction, voilà les commentaires obligeants que déclenche l'arrivée dans la campagne Sarkozy d'un nouveau venu, selon L'Express, juge et partie solidaires du Monde: Sébastien Valente, le photographe que le candidat s'est choisi pour couvrir son retour. Malgré la piètre estime qu'il leur porte, L'Express vole au secours du Monde, faisant état de leur déontologie professionnelle pour "taper vite" sur Sarkozy. Brillant !

Une nouvelle campagne présidentielle se profile: tous les coups sont permis ?

samedi 30 mai 2015

L'affaire Eric Woerth, un caillassage mené par le journal Le Monde

L'état de la République sous la dictature des juges et de la presse 

L'affaire Woerth-Bettencourt 
fut déclenchée par Mediapart, journal trotskiste en ligne 
Deux fois relaxé après avoir été traîné dans la boue, Eric Woerth demande des excuses de Aubry, Ayrault, Bartolone et Royal, "qui sont allés trop loin"L'ancien ministre UMP du Budget a en effet été blanchi jeudi 28 mai des accusations "d'abus de faiblesse" sur la milliardaire Liliane Bettencourt.  "Je retrouve pleinement mon honneur", a souligné sur Twitter l'ancien ministre du Budget, député-maire UMP de Gentilly. 


Aujourd'hui, le bouc émissaire réclame des comptes.
"J'aimerais que tous ceux qui ont été si prompts à m'accuser reconnaissent qu'ils sont allés trop loin", confie-t-il au Figaro. Et de citer Martine Aubry, l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ou encore Claude Bartolone et Ségolène Royal."On a cherché à me tuer socialement"
Interrogé sur Europe 1, l'ancien ministre revient sur les cinq ans de procédure judiciaire. "Ca change la vie, ça la plombe aussi", explique-t-il. "C'est compliqué à vivre". Dans Le Figaro, il affirme qu'"on a cherché à me tuer socialement. J'étais très visible (...) j'avais de bons résultats au gouvernement".
Désormais, Eric Woerth dit vouloir s'"investir encore plus en politique" pour "défendre (s)es convictions". Il s'apprête à sortir un livre sur la politique économique française et réaffirme sa loyauté envers Nicolas Sarkozy. "Je suis prêt à le suivre", lance-t-il. Mis à l'écart, l'ancien ministre pourrait retrouver la place qui est la sienne sur la scène politique française.



Le 16 juin 2010, les media exploitèrent les liens entre Éric Woerth et Liliane Bettencourt, femme d'affaires, actionnaire principale du groupe multinational L'Oréal et l'une des trois premières fortunes de France. Mediapart exploita des enregistrements réalisés clandestinement, au domicile de cette dernière, en 2009 et 2010 par Pascal Bonnefoy, le majordome de Liliane Bettencourt. Le site révolutionnaire en donna une présentation qui fit naître des soupçons et des procédures judiciaires visant notamment le ministre du Budget du gouvernement Fillon, ancien trésorier de l'UMP. Liliane Bettencourt fut soupçonnée de fraude fiscale et de conflits d'intérêts entre celle-ci et Éric Woerth, ministre du Travail depuis mars 2010.


L'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, alla jusqu'à évoquer l'existence d'un possible financement illégal de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy, la cible réelle de la gauche, à la veille de l'ouverture de la campagne présidentielle. En août 2010 dans Le Parisien Eric Woerth dénonça une "chasse à l'homme" et une "lapidation médiatique". Certains observateurs, y compris non partisans, tel l'avocat général Philippe Bilger, regrettèrent que l'enquête sur Éric Woerth ne fût pas encadrée par une information judiciaire en bonne et due forme... La majorité défendit le ministre, en déplorant la "calomnie" (Nicolas Sarkozy) et la "chasse à l'homme" (François Fillon) dont il était victime, dans l'incrédulité générale de la presse de gauche et du centre. 

Quelles sanctions contre les juges et les journalistes d' "investigation" ?

Le 1er septembre 2010, le domicile de Liliane Bettencourt fut perquisitionné pendant sept heures, dans le cadre d'une commission rogatoire délivrée par la juge Isabelle Prévost-Desprez, mais, celle-ci fut mise en examen en juillet 2012 pour violation du secret de l´instruction et renvoyée en correctionnelle en septembre 2013. La juge fut mise en examen pour "violation du secret professionnel", des fuites auprès de deux journalistes du Monde. La plainte de Mme Bettencourt stipulait que l'article du journal socialiste décrivait la perquisition "comme si ses auteurs y avaient assisté" et rapportait qu'un des deux journalistes couvrant cette affaire, Jacques Follorou, avait précédemment coécrit un livre avec Mme Prévost-Desprez. Docile à l'égard de la sphère socialiste, elle avait ensuite admis un entretien téléphonique avec l'un des journalistes, prétendant que leur conversation avait porté sur un autre sujet. Le 5 novembre 2012, la ministre de la Justice, Christiane Taubira, la proposa pour le poste de première vice-présidente adjointe au Tribunal de grande instance de Créteil. 


Cinq ans de poursuites judiciaires n'auront pas permis d'abattre Éric Woerth finalement blanchi de l'affaire Bettencourt. Mis en examen pour trafic d'influence passif, et pour recel de financement illicite de parti politique, le ministre de François Fillon fut renvoyé en correctionnelle en octobre 2013. 
Or, en novembre 2014, la comptable fut mise en examen pour faux témoignages, attestation mensongère et usage d'attestation mensongère dans le cadre d'une information judiciaire Le 28 mai 2015, faute d'éléments à charge, le tribunal correctionnel de Bordeaux prononça la double relaxe d'Eric Woerth dans les volets du dossier qui portaient sur le trafic d'influence et l'abus de faiblesse.

Quant à la cible principale, Nicolas Sarkozy mis en examen en mars 2013, pour abus de faiblesse sur Liliane Bettencourt, une décision de non-lieu lui rendit justice en octobre 2013, tandis qu'Éric Woerth était renvoyé en correctionnelle, puis relaxé le 28 mai 2015, faute d'éléments à charge: après cinq années d'humiliations, le tribunal correctionnel de Bordeaux prononça sa double relaxe dans les volets du dossier qui portaient sur le trafic d'influence et l'abus de faiblesse.

Le lynchage d'un bouc émissaire qui fut lourd de conséquences sur le plan politique.
Depuis que le tribunal correctionnel de Bordeaux a prononcé la double relaxe d'Eric Woerth dans "les deux volets" de l'affaire Bettencourt, il convient de rappeler quel fut l'impact de cette affaire sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy.
En effet, dès l'été 2010, la gauche et sa presse militante, ainsi que l'extrême droite, se sont livrés au lynchage médiatique du ministre du Budget. Sa violence et sa durée sans précédents ont alors sali durablement la vie politique et le monde médiatique.

Indépendamment de l'outrage à un homme et du supplice enduré sur le plan personnel, cette lapidation a meurtri l'ensemble d'une politique, d'un gouvernement, d'une présidence. En témoigne par exemple l'éditorial politique de France Inter, le 3 septembre 2010, une chaîne de radio publique dont le travail d'information et de commentaires est donc présumé politiquement indépendante et neutre: "Au-delà de ce qui peut être éventuellement reproché judiciairement à Eric Woerth, il y a une faute originelle, un comportement critiquable, un mode de gouvernance initial qui a abouti à la situation dans laquelle on se trouve: il s'agit du rapport de l'UMP avec les grandes fortunes [...], accusait cette presse, sans preuves. Le candidat Sarkozy avait mis la barre très haut en promettant une 'République irréprochable'. Et c'est sur la tête d'Eric Woerth qu'est retombée la barre bien mal accrochée par le candidat devenu président." Eric Woerth n'était clairement qu'une cible indirecte.

L'acharnement de pseudo-journalistes d'investigation

"Comment et pourquoi Nicolas Sarkozy, qui a construit sa carrière sur une image de 'Monsieur Propre', se trouve aujourd’hui menacé par onze affaires en cours," estiment les journalistes Gérard Davet (Institut pratique du journalisme de l'Université Paris-Dauphine (IPJ) et Fabrice Lhomme (formation sur le tas), grands reporters chargés du secteur de l’investigation au journal Le Monde. Ils sont présentés comme les auteurs de "nombreuses révélations" sur de supposées affaires politico-judiciaires, telles que les affaires Bettencourt, des écoutes téléphoniques sur Nicolas Sarkozy, ou Clearstream.

Avec Hervé Gattegno (Le Point, dirigé par Franz-Olivier Giesbert), le premier fit la "révélation" des carnets Rondot dans
l'affaire Clearstream, en juillet 2004. Le Point  parla de ministres et d’anciens ministres, sans citer de nom... "Le Point a eu accès à des lettres anonymes envoyées au juge Renaud Van Ruymbeke dénonçant un système de blanchiment d’argent par "la banque des banques", Clearstream. Parmi les personnes "dénoncées", notamment de nombreuses personnalités politiques." Dominique de Villepin fut relaxé.

C'est dans ce dernier ouvrage qu'est "révélé" un déjeuner de juin 2014 
entre l'ancien premier ministre François Fillon et le secrétaire général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet. Déjeuner au cours duquel F. Fillon aurait incité l'Elysée, par l'intermédiaire de Jean-Pierre Jouyet, à accélérer les poursuites judiciaires visant son rival Nicolas Sarkozy, en plein scandale Bygmalion. 
L'ancien Premier ministre dément avoir demandé de "taper vite". François Fillon a poursuivi en diffamation le secrétaire général de l'Elysée, les journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ainsi que leur éditeur au tribunal correctionnel de Paris. Les journalistes avaient encore une fois en leur possession un enregistrement qu'ils auraient réalisé lors d'un entretien avec Jean-Pierre Jouyet, le 20 septembre à l'Elysée où ils semblent avoir établi leur cantine.

La porosité politique entre l'exécutif, la justice et la presse est établie 
Le 11 septembre 2010, devant 500 militants de la fédération socialiste du Nord, la secrétaire générale du PS, Martine Aubry déclarait: "S'il y a une chose que je vois de commun entre cette affaire et les retraites, c'est les mensonges qu'il a tenus. Il a un problème avec la vérité, M. Woerth" (cité par le Point 11 septembre). 
Quelques jours auparavant, Marine le Pen, présidente du Front national, tenait des propos voisins sur LCI, le 1er septembre: "Tellement il y a un faisceau de présomptions qui est terrifiant pour lui. M. Woerth a menti et ceci est évidemment absolument scandaleux [...] Ils n'ont plus aucune morale publique [...] M. Woerth aurait dû démissionner depuis bien longtemps."
Un homme présumé innocent - mais jugé coupable avant même que d'avoir été jugé - aura été caillassé par une partie de la classe politique et du monde médiatique. Cette pratique du lynchage d'un bouc émissaire fait désormais partie des moeurs de la France politique et médiatique. La chasse en meute d'un gibier de potence est une forme de haine collective banalisée qui a atteint son paroxysme avec le traitement subi par Eric Woerth, quand la gauche vertueuse ne donne pas cher de l'être humain, sa personne et sa famille.


Cette affaire fut celle du lynchage d'un quinquennat dans son ensemble, de son action, de ses réformes. 


Le pouvoir en place à l'époque s'est trouvé profondément déstabilisé. E. Woerth était l'un des piliers maîtres de l'équipe Fillon, par sa parfaite maîtrise des questions financières, son autorité, son image de modération, d'indépendance et de compétence. Et son intégrité. Beaucoup voyaient en lui un possible successeur naturel de François Fillon à Matignon pour terminer le mandat présidentiel et lui donner un souffle nouveau. Malgré le soutien inconditionnel, du chef de l'État comme du Premier ministre, sur le plan humain comme politique, il a dû quitter le gouvernement à l'occasion d'un remaniement ministériel le 14 novembre 2010 en raison de l'ampleur que prenait  contre lui l'acharnement de la gauche.

Le 6 mai 2012, les Français ont sans doute davantage sanctionné une image, une impression générale, un climat particulier qu'une politique. Les accusations, qui sont désormais avérées injustes et infondées, envers E. Woerth, avaient grandement contribué à cet état de l'opinion.

La relaxe d'Eric Woerth établit la nullité de l'élection présidentielle de 2012. Les électeurs ont en effet été manipulés à grande échelle et le scrutin est nul et non avenu pour "manoeuvre frauduleuse." France 3 et Martine Aubry seront-ils appelés à rendre des comptes ?

A noter qu'en parallèle avec leur travail au Monde,
Gérard Davet et Fabrice Lhomme préparent pour 2017 une histoire du quinquennat de François Hollande, pour laquelle le président de la République a accepté de les recevoir une fois par mois en moyenne.