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dimanche 31 mai 2015

Deux journalistes d'investigation du "Monde" se plaignent d'un journaliste de presse

Le journal socialiste refuse à un photographe de presse la liberté de travailler

Les deux célèbres bénéficiaires de fuites et du secret des sources, selon le cas, 
Gérard Davet et Fabrice Lhomme (ci-contre à gauche), journalistes du journal Le Monde, se disent victimes d'une traque par le photographe Sébastien Valente, proche de Nicolas Sarkozy, affirme le quotidien qui les emploie. Ils auraient été suivis par un "paparazzo", Sébastien Valente, au volant d'une Fiat noire, raconte longuement Le Monde, dans un article du mardi 26 mai 2015.

Qui est la victime de la fatwa socialiste ?

"Photographe people" (sic) de profession, Sébastien Valente a été engagé fin septembre 2014 par l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, pour couvrir son retour à la vie politique: Valente n'est pas pour autant photographe de presse politique ?  "Son nom ne dit rien à personne. Ni à ses collègues photographes de presse, ni même aux directeurs de la photo des journaux", assure toutefois le malveillant organe officieux du PS.

La menace d'un goulag professionnel les guette et souvent tombe la fatwa.
A 34 ans, celui qui a fait ses gammes auprès de Daniel Angeli -surnommé le "roi des paparazzi"- est étiqueté "protégé" de Carla Bruni, l'épouse de Nicolas Sarkozy, par Le Monde. "Un intime" du couple du seul fait qu'il a accepté le "shoot" de la petite famille au Cap Nègre, à l'été 2013. Aucun chanteur, aucun acteur, aucun artiste n'échappe à la suspicion de cette gauche sectaire: tous deviennent leur cible et sont bannis de leur profession.

Le parti-pris du journal Le Monde honore la profession
Fin septembre, Sébastien Valente est entré avec la plus grande discrétion dans le cercle très fermé et très prisé des photographes de candidats politiques, malgré l'ostracisme du milieu. Au grand dam des jaloux restés à la porte, il est désormais admis dans le staff de campagne, shoote les coulisses et truste les images. "C'est un professionnel, il n'y a pas d'autre commentaire à faire", déclare Véronique Waché, responsable de la communication de Nicolas Sarkozy.

"J'ai essayé de faire une photo de M. Davet [...] Je pensais que cette photo allait intéresser des magazines. C'est mon métier de faire des photos d'actualité", s'est justifié Sébastien Valente, interrogé par Le Monde qui mène la cabale.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme sont sous protection policière depuis l'arrivée de François Hollande au pouvoir

L'Express cite les affaires qu'ils ont montées mais qui n'ont pas été jugées: leurs révélations sur les écoutes de Nicolas Sarkozy et son avocat dans l'affaire des financements libyens de la campagne de 2007. Rien n'est prouvé !
Les Dupond-Dupont du Monde sont également soupçonnés dans l'affaire du cabinet-noir voulu par François Hollande pour nuire à Nicolas Sarkozy, depuis les révélations de Valeurs Actuelles, en octobre 2014. Fabrice Lhomme semble tout prêt à le croire à une opération de représailles. "Quand Nicolas Sarkozy a quelqu'un dans le nez, il l'élimine", affirmait-il à l'Express en 2011, à la veille de la présidentielle... Mais l'inverse n'est pas vrai...

Rarement traînés en justice comme de vulgaires citoyens, notamment pour avoir mis au jour le scandale SwissLeaks ou l'affaire Jouyet, les journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ont souvent été déjugés par la justice. Il apparaît que nombre de leurs révélations ne sont que des montages issus de fuites organisées à des fins politico-judiciaires. Mais elles de plus en plus souvent démontées par la justice. 

Ainsi,  après cinq années de harcèlement à partir d'un article de Mediapart, site trotskyste, la justice a-t-elle accordé deux relaxes à Eric Woerth, soupçonné à deux ans de la présidentielle 2012. C'était déjà le cas dans l'affaire Clearstream. Leur mode opératoire est toujours le même: des fuites, des écoutes téléphoniques illégales ou des enregistrements volés, comme dans le cas de la diffamation contre François Fillon accusé d'avoir demandé à l'Elysée au cours d'un dîner par l'intermédiaire de Jean-Pierre Jouyet de "taper vite" sur  Nicolas Sarkozy.

L'employeur des deux sulfureux journalistes cite des paroles de paparazzi de tous bords, malgré le profond mépris qui transparaît dans ses commérages de journal "sérieux". "Il se vante d'avoir niqué tout le monde et clame qu'il sera bientôt à l'Elysée", rapporte Pascal Rostain, le paparazzi qui tutoie les présidents et qui a dû croiser Lhomme et Davet, invités permanents de l'Elysée, jusqu'aux heures avancées de la nuit. "S'entourer de gens pareils... Ce n'est pas pro !", commente Jean-Claude Elfassi, le moins apprécié des paparazzi. Entre jalousie et stupéfaction, voilà les commentaires obligeants que déclenche l'arrivée dans la campagne Sarkozy d'un nouveau venu, selon L'Express, juge et partie solidaires du Monde: Sébastien Valente, le photographe que le candidat s'est choisi pour couvrir son retour. Malgré la piètre estime qu'il leur porte, L'Express vole au secours du Monde, faisant état de leur déontologie professionnelle pour "taper vite" sur Sarkozy. Brillant !

Une nouvelle campagne présidentielle se profile: tous les coups sont permis ?

lundi 1 décembre 2014

L'image de Fillon abîmée par l'affaire Jouyet, selon un sondage

Bruno Le Maire fait-il de l'ombre à Fillon ?

La révélation du déjeuner Jouyet-Fillon
a sévèrement écorné l’image de l’ancien Premier ministre
Une nette majorité de Français sont  (58 %) a acquis une mauvaise image de François Fillon, révèle un sondage Odoxa. 
Une chute spectaculaire en un an, puisque, lors du précédent "crible" que lui avait consacré Le Parisien, un Français sur deux avait encore une opinion favorable de Fillon. Surtout, il était encore très apprécié des sympathisants de droite (66 %). Or, ceux-ci ne sont plus aujourd’hui que 50 % à en garder une bonne image. 

Le complot ourdi entre l’ex-collaborateur de Sarkozy et le bras droit de Hollande à l’Elysée a disqualifié Fillon 
Le peuple de droite ne lui pardonne pas cette tentative d’assassinat en famille... "Depuis la bataille de l’UMP, le duel sanglant contre Copé fin 2012, Fillon était déjà dans un mauvais cycle en termes d’opinion, commente Gaël Sliman, président de l’institut Odoxa. 
Cette affaire n’arrange rien : près d’un tiers des Français et plus d’un tiers des sympathisants de droite affirment qu’elle a changé en mal l’image qu’ils avaient de Fillon
Il apparaît plus opportuniste (57 %, soit 5 points de plus) et infiniment moins honnête (41 %, 16 points de moins) que lors de notre dernière enquête d’image il y a an."

Juppé et Fillon regrettent déjà d'avoir propulsé Bruno Le Maire sur le devant de la scène

La presse hollandienne a en effet amplifié la portée de son score
Le candidat de Juppé, Fillon et Bertrand à la présidence de l'UMP n'a pas dépassé la barre des 30%. Les media ont eu beau vanter son résultat, le poulain du triumvirat ne réalise que moins de la moitié du score de Nicolas Sarkozy, déclaré élu d'un scrutin à forte participation des adhérents.
Samedi soir, Le Maire a perdu l’élection à la présidence de l’UMP, mais ses mentors qui doivent désormais compter avec l’ancien ministre de l’Agriculture qui, en obtenant près d’un tiers des voix, s'est affirmé à égalité. Le député-maire du Havre, Edouard Philippe, 44 ans, qui a choisi le camp Juppé, 69 ans, se découvrira-t-il davantage d'affinités pour Bruno Le Maire, 45 ans ?
Désormais, à l’ex-candidat de battre le fer tant qu'il est chaud. "Il est lancé, il ne lâchera rien, ni à personne", affirme l’un de ses soutiens dimanche. Formule sybilline indiquant qu’il faudra désormais compter avec cet homme… et pourquoi pas lors de la "primaire ouverte" de 2016.

dimanche 9 novembre 2014

Affaire Jouyet: après avoir nié, le bras droit de Hollande crache le morceau

Le secrétaire général de l'Elysée admet avoir menti 

Il a bien eu une conversation avec François Fillon à propos du scandale Bygmalion
dans lequel Nicolas Sarkozy est soupçonné.
Jean-Pierre Jouyet a confirmé ce dimanche les informations révélées par deux journalistes du Monde, selon lesquelles François Fillon a sollicité l'Elysée par son intermédiaire, pour accélérer les poursuites judiciaires ciblant Nicolas Sarkozy. Jusque là, il avait pourtant nié les faits.

Le secrétaire général de l'Elysée a avoué non seulement avoir invité François Fillon au restaurant Ledoyen, mais aussi que François Fillon lui aurait bien parlé de l'affaire Bygmalion et des pénalités liées au dépassement du plafond des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. "J'ai déjeuné le 24 juin dernier, à titre privé, avec François Fillon et Antoine Gosset-Grainville, une relation commune."
"François Fillon m'a fait part de sa grave préoccupation concernant l'affaire Bygmalion. Il s'en est déclaré profondément choqué (...) Il a également soulevé la question de la régularité du paiement des pénalités payées par l'UMP pour le dépassement des dépenses autorisées dans le cadre de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy", a ajouté Jean-Pierre Jouyet, après avoir démenti jeudi toute intervention de l'ex-Premier ministre auprès de lui concernant les affaires judiciaires de Nicolas Sarkozy. 

Le déjeuner qui fait vomir la France

L'Elysée a bien tendu un piège à Fillon lequel nie être tombé dedans
Le secrétaire générale de l'Elysée a précisé avoir "fait part à mes interlocuteurs du fait que la présidence de la République ne pouvait rien s'agissant de cette procédure relevant de la justice. Fillon doit donner sa version sur le plateau du 20h de Claire Chazal sur TF1. C'est la parole du numéro 2 de l'Elysée contre celle de l'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy... 

L'opération visait à donner à croire que Hollande ne se mêlerait pas de poursuites judiciaires 
"J'ai également rappelé que, depuis mai 2012, il n'y a plus aucune intervention de la présidence de la République dans une procédure judiciaire," fait valoir Jouyet, celui qui dit blanc le vendredi et noir le dimanche.