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vendredi 8 mai 2020

Epidémie: Macron a détruit 360 millions masques en pleine pénurie

Philippe passe aux aveux et justifie: "Ils ne pouvaient pas être utilisés"

Les masques disponibles ont été brûlés: 
les Français n'ont pas eu à apprendre à les placer...

Incinération des déchets : la métropole est-elle prête à se ...

La presse aux ordres embrouille tout plutôt que d'informer: "l'Etat a-t-il fait brûler par erreur des masques utilisables pendant l'épidémie de coronavirus ?" interroge La Dépêche, détenu par le radical Jean-Michel Baylet, ancien ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales dans les gouvernements socialistes de Manuel Valls et de Bernard Cazeneuve ! 

Seuls 19 millions de masques ont pu être sauvés d'un stock jugé périmé par erreur, sur un total de 616 millions, selon une enquête du Monde. Selon l'ancien directeur général de la Santé, le Pr. Benoit Vallet (2013-2018), prédécesseur de Jérôme Salomon, bien plus de masques auraient pu être sauvés. 
Mais l'Edouard Philippe nie en bloc tous les chiffres.

Pour mémoire, VOIR et ENTENDRE comment la doctrine officielle a changé et qui est porteur des nouveaux messages :

Alors, des masques chirurgicaux utilisables ont-ils oui ou non été brûlés pendant la pénurie face à la crise sanitaire du coronavirus en France ? 

Une révélation potentiellement explosive, puisque les soignants ont cruellement manqué de cet outil essentiel au début de l'épidémie.
Au départ, en mai 2017, les stocks stratégiques de l'État comptaient 717 millions de masques, selon le quotidien du soir. Parmi eux : 616 millions dataient de 2004-2005, mais sans date de péremption. Le reste, 98 millions de masques, avait été acquis entre 2014 et 2016. "Or, en mars 2020, il n’en restera plus que 117 millions. En moins de trois ans, les stocks ont été divisés par six ! ", souligne le journal.

19 millions de masques sauvés des flammes ?
Aux protocoles scientifiques démentiels responsables de la létalité au coronavirus s'ajoutent les règlements appliqués à l'aveugle...
Les millions de masques brûlés étaient-ils vraiment périmés et inutilisables ? S'agissant de yaourt, la date de péremption est à considérer avec intelligence. Nos "sachants" de la haute fonction publique en sont-ils dépourvus ? La date limite de consommation (DLC) de votre yaourt est dépassée depuis plusieurs jours ? Vous pouvez encore le manger ! C’est l’enseignement des tests menés sur une soixantaine de yaourts répartis en six familles (nature fermes, nature brassés, fruits en morceaux, fruits mixés, aromatisés, laits fermentés). 

Bataille de chiffres entre Le Monde et Matignon sur des masques sauvés de la destruction.
"Une part substantielle des 616 millions de masques datant de 2005-2006 aurait sans doute pu être mise en circulation", assure Benoît Vallet au journal  Le Monde.
Initialement, une expertise d'une entreprise belge aurait conclu à leur non-conformité, mais des études plus récentes affirment le contraire.
Au final, seuls 19 millions de masques auraient échappé à la destruction, révèle le quotidien. Et de conclure : "Les conseillers du premier ministre, Edouard Philippe, découvrent, consternés, que depuis plusieurs semaines, des millions de masques issus des réserves étatiques, dont une part non négligeable était sans doute utilisable, sont consciencieusement brûlés…"
Des accusations auxquelles a répondu le Premier ministre lors de la présentation du plan de déconfinement ce jeudi. 

Edouard Philippe maintient sa version.
Il a sorti une chronologie visant à contester les chiffres publiés par les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme dans Le Monde. Pendant l'épidémie de coronavirus, un stock de 75 millions de masques périmés depuis décembre 2019 a été retrouvé, indique le premier ministre. Mais, première lacune, Philou ne précise pas leur date de fabrication.
"Quand on les trouve à l'hiver-printemps 2020 et qu'ils sont périmés, vous pouvez vous dire qu'il est peut-être absurde de les détruire, ce qui normalement devrait être le cas, a expliqué le premier ministre. Mais bien de les garder, de vérifier si on peut les utiliser et c'est ce que nous avons fait." Selon lui, 75 millions de masques chirurgicaux ont ainsi pu être récupérés.
L'Edouard a ensuite évoqué un autre stock de 360 millions de masques.
A défaut de transparence de Philippe, on peut penser qu'il ne veut s'exprimer que sur le reliquat de masques sauvé du stock de 660 millions. "On a regardé dans ce qui était périmé ce qui pouvait être utilisé. Il n'y en avait pas beaucoup qui pouvaient l'être (...) mais on les a fait tester par la Direction générale de l'Armement (DGA) et l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), le premier sous tutelle de Le Drian et le second, de Véran.

Et de conclure : "Cela nous a permis de dire qu'ils pouvaient être utilisés non pas comme masques chirurgicaux, mais comme des masques grand public (...) , ce que nous avons fait". Au final, selon lui, 85 millions de masques ont pu être récupérés sur ces 360. Le reste sera bien détruit. Or, l'AFP et L'Express, notamment, écrivent que "selon le premier ministre, un stock de 360 millions de masques a été détruit, car "ils étaient périmés" depuis trop longtemps". 
Bataille de chiffres donc : 19 millions de masques sauvés des flammes, selon Le Monde, 160 millions, selon le premier ministre. 
Qui croire ? Pas plus que la préfecture de police de Paris qui publie des chiffres  au soir des manifestations...

Repentance de Philou : "Certains seront distribués gratuitement et d'autres pourront être... achetés", a-t-il indiqué, ajoutant que le gouvernement "a limité le prix des masques chirurgicaux". "Une enveloppe de 5 millions de masques sera distribuée chaque semaine par l'État et les préfets pour que les plus vulnérables puissent disposer de masques gratuits", a précisé le premier sinistre, rappelant que "l'Etat finance 50% des coûts d'acquisition des masques supportés par collectivités territoriales". "C'est pas cher", commentait Hollande...
Quand l'Etat paie, c'est le contribuable qui passe à la caisse, mais de quoi se plaint-il ?

mercredi 7 décembre 2016

2017 : Manuel Valls se défend d'avoir poussé Hollande à l'abandon

Valls a dû réfuter les accusations de pressions au renoncement de François Hollande 

Le matamore catalan a pourtant multiplié les sorties fracassantes dans les media 

Sur le plateau de France 2 ce mardi, Manuel Valls dément formellement... et se contredit.
"Son choix, qu'il faut respecter, est un choix mûri de longue durée'', assure Manuel Valls sur le plateau de France 2 ce mardi soir.

Pour sa première apparition télévisée depuis l'annonce de sa candidature à la primaire de la gauche, Manuel Valls a souhaité riposter aux accusations selon lesquelles il est responsable du renoncement de François Hollande.''Vous croyez un seul instant que celui qui, avec Bernard Cazeneuve et moi-même, s'est retrouvé confronté au terrorisme -qui a sauvé ce pays du terrorisme - confronté aux attaques que nous avons subies, vous croyez un seul instant que celui qui a décidé que nos armées, décision difficile, lourde devait intervenir au Mali, au Sahel puis en Irak et en Syrie, vous croyez un seul instant que le chef de l'État François Hollande se fait imposer une décision de renoncement de candidature, comme ça, en quelques jours ?'', conteste-t-il, et comme si, sans le "bras cassés" de l'Elysée, les services de police et les armées ne savaient pas faire le job. 
''Il a pris cette décision en son âme et conscience'', insiste encore Manuel Valls. 

Manuel Valls se félicite pourtant d'avoir ouvert les yeux de François Hollande sur ses chances de victoire, comme l'attestent des propos rapportés par le Canard Enchaîné du 7 décembre. ''S'il n'y avait pas eu mon interview au JDD, est ce qu'il aurait réalisé l'état dans lequel il était ? Moi, je n'ai jamais rien fait pour empêcher Hollande d'être candidat. J'ai, au contraire, tout fait pour réunir les conditions afin qu'il le soit'', assure le Brutus qui voulait être calife à la place du calife.

VOIR et ENTENDRE Valls tenter de faire taire les accusations sur ses pressions à l'abandon de Hollande :

Valls accuse les journalistes du Monde, auteurs du livre de confidences

Alors qu'il était déjà à un niveau historique d'impopularité et de refus de confiance populaire, 
le livre des manipulateurs du journal Le Monde a eu la peau de Hollande, accuse Manuel Valls. ''La parution du livre lui a ôté toute chance", estime-t-il. "J'ai dit que j'étais prêt pour répondre aux gens de gauche qui étaient paniqués, qui voyaient qu'une candidature Hollande devenait compliquée et qui s'interrogeaient sur la suite'', poursuit-il.

S'il accuse les auteurs du livre, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Manuel Valls a tout de même multiplié les sorties fracassantes pour fragiliser la candidature de François Hollande. 
La dernière en date, dans un entretien fatal au JDD, une semaine avant l'annonce du renoncement de François Hollande, Manuel Valls assurait qu'il était ''prêt'' pour la primaire de la gauche, même s'il devait affronter le chef de l'État. 

La même semaine, il avait confié au journal Le Parisien qu'
il ne soutiendrait pas François Hollande en cas de candidature, tandis que ses soutiens distillaient dans la presse les détails de leur stratégie de ''pressions'' exercées sur le Président pour le faire renoncer.

lundi 31 octobre 2016

Assassinats ciblés: ses opérations 'Homo' disqualifient Hollande, selon la classe politique

Fillon: Hollande "disqualifié" par ses révélations sur les opérations "Homo" 

François Hollande est "disqualifié" par le livre de ses confidences
  
François Fillon se dit étonné que ces révélations ne constituent pas "un énorme scandale"
L'ex-Premier ministre pointe notamment les opérations sécrètes dites "Homo", dimanche. "Je pense que François Hollande est disqualifié en particulier par le livre qui vient de sortir de ses entretiens avec les journalistes", "en particulier sur un point fondamental qui est la manière dont il parle des opérations secrètes à des journalistes du Monde - qui ont par ailleurs une réputation sulfureuse - et dont il se vante au fond d'avoir conduit des opérations d'assassinats ciblées de terroristes", a-t-il déploré. 

Le président de la République a reconnu avoir autorisé "quatre" opérations "Homo"

Le président sortant a réagi au scandale pour la première fois depuis la sortie du livre destiné à glorifier son bilan !
Dans ses confidences aux vicieux journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Hollande avait confirmé à demi-mot ces opérations. "Chaque fois qu'il y a eu des attaques contre nos soldats, chaque fois qu'il y a eu des otages qui ont été pris, enlevés et retenus, à chaque fois il y a eu des réponses appropriées", a admis le chef de l'Etat. "C'est ce que j'ai toujours annoncé publiquement", avait-il fait valoir. 

Autre candidat à la primaire interrogé sur le problème cette semaine, Alain Juppé avait estimé que François Hollande n'aurait pas dû faire ces révélations, déplorant "une espèce d’obsession de la transparence". "Gouverner, c'est parfois gouverner dans le secret", avait-t-il soutenu. 

Le député LR et ancien ministre Pierre Lellouche avait lui aussi critiqué mercredi des "révélations intolérables, et même dangereuses", et il avait posé la question d'une éventuelle destitution, à l'occasion d'un débat parlementaire sur les opérations extérieures.

Les responsables socialistes et leurs journalistes de gauche, tous dissimulateurs

"Quand on pense qu'il y a un scandale aux Etats-Unis parce que Madame Clinton utilisait son téléphone personnel pour envoyer des mails, et que chez nous cela ne fait même pas débat !", s'est-il indigné. "Cela veut dire quand même qu'il y a un problème de fonctionnement de notre système politico-médiatique", a-t-il déploré. "Il y a un problème moral. Ce devrait être un énorme scandale, qui disqualifie le président de la République", a-t-il dénoncé. 

Sur France Inter/France Info/Le Monde, un autre candidat à la primaire, Bruno Le Maire s'est lui aussi  estimé que François Hollande "menace la sécurité des Français". "Parce que quand on commence à mettre sur la table publique des informations aussi confidentielles que celles-là, on menace la sécurité des Français", a-t-il souligné, jugeant cela "inquiétant". 

Hollande nie, mais n'est plus audible, jusqu'au sein du gouvernement 

Déjà minée par les sondages et bloquée au plus bas dans l'opinion, la santé politique de François Hollande ne semblait pas pouvoir s'aggraver davantage. Mais c'était sans compter avec la fascination que le "bras cassé" a de sa propre puissance, comme l'atteste la parution de son livre-confessions 'Un président ne devrait pas dire ça…' .

Le président 4% y révèle donc avoir ordonné ces exécutions ciblées. Une pratique et un aveu qui provoquent une onde de choc jusqu'au gouvernement.
Dépeint à droite comme à gauche comme un "suicide politique", l'ouvrage de Fabrice Lhomme et Gérard Davet regorge d'informations compromettantes, si ce n'est classées secrètes. Dont la révélation d'au moins quatre homicides ciblés de terroristes, ordonnés par l'Élysée et exécutés par les services de la DGSE. Une pratique illégale, selon les accords internationaux ratifiés par la France.

Interrogé sur les "opérations Homo" [homicides, dans le vocabulaire militaire] le 9 octobre 2015, François Hollande se flatte devant les deux journalistes de confiance, puisqu'ils sont salariés par Le Monde, le journal officieux du PS: "J'en ai décidé quatre au moins, mais d'autres présidents en ont décidé davantage," insinue le vicelard. 

Un mois plus tard, sensibilisé au fait d'avoir livré des informations sensibles, Hollande tente de relativiser ses assassinats ciblés. "C'est totalement fantasmé", rétro-pédale-t-il. "On ne donne pas de permis de tuer", nie le fanfaron pris à son propre piège. "On a une liste de noms de tous les gens qu'on a éliminés, ça, je l'ai dit, mais on ne fixe pas une liste de noms en disant: "voilà, il faut les éliminer". Si on les trouve, on les trouve", raconte encore le chef de l'État et des armées.

"C'est proprement insupportable"
Interrogé sur France 2 ce mercredi matin, l'ancien ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé peine à contenir son indignation (ci-dessus). "Je demande d'abord que le président de la République assume sa fonction - je crois qu'il est trop tard - de manière digne", assène le favori des sondeurs à la primaire de la droite. "Quand on est chef de l'État, on ne tient pas des propos de ce type. Et il faut bien se mettre dans la tête que la transparence absolue, ça devient un danger pour la démocratie et pour la sécurité de nos démocraties", poursuit le maire de Bordeaux. 
"C'est une manière d'exposer sur la place publique ce qu'il y a de plus lourd dans la fonction présidentielle. Ça ne peut se faire qu'en conscience profonde et sûrement être étalé devant les media, à pour sa part brocardé, sur RTL, François Bayrou, soutien des candidats socialistes en 2007 et 2012.

Soutien de François Fillon, Gérard Longuet dénonce un livre "consternant de la part d'un président en activité", qui contrevient à son devoir de "discrétion totale". "Quand on porte la responsabilité de la République, il faut avoir la décence de taire ses états d'âmes", ajoute le sénateur de la Meuse. "Se confier à des journalistes par une sorte de narcissisme émerveillé de soi-même, c'est proprement insupportable parce que cela se fait au détriment de l'autorité de la République".

Son ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, consterné
A gauche, Jean-Luc Mélenchon a été l'un des premiers responsables à pointer l'incroyable aveu du chef de l'État. Invité sur BFM-TV mardi, le candidat de "la France insoumise" a menacé le président: "Je mets en garde François Hollande. Il ferait bien d'y réfléchir. La France a signé (pour) le tribunal pénal international et le Mali aussi. Il y a un problème, il y en aura un bien vite. La vérité, c'est que c'est un assassinat décidé en haut lieu. En principe, ce genre de comportements relève du tribunal pénal international".

Mais le désaveu suprême provient d'un proche fidèle du président, Jean-Marc Ayrault, qui fut son ancien premier ministre. Interrogé mardi par la presse diplomatique sur ces révélations, le ministre des Affaires étrangères s'est fendu d'une réponse sans appel: "Un président ne devrait pas dire ça... la réponse est dans le titre, c'est la seule chose intéressante du livre". 
L'ancien premier ministre de 2012 à 2014 en a profité pour se défendre, en faisant mentir les commentaires de François Hollande à son sujet dans l'ouvrage. Le chef de l'État y décrit un locataire du Quai d'Orsay qui "fait le métier sans enthousiasme excessif", et "tellement loyal qu'il est inaudible". Une loyauté dont le chef de l'État vient d'éprouver les limites.

>Le budget de la DGSE, opératrice des exécutions, est constitué d'une part du budget de la Défense, dont Jean-Yves Le Drian est en charge, et de crédits provenant des fonds spéciaux des services du Premier ministre, successivement Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls...
Bien que la DGSE soit placée sous son autorité, Le Drian est en vacances: c'est Hallowe'en ! Et injoignable...

dimanche 11 septembre 2016

Hollande a livré des documents "secret défense" à des journalistes

Et c'est Le Monde que François Hollande missionne 

La divulgation des documents classés "secret-défense" est  avérée
Hommage national aux 130 victimes des attentats islamistes de Paris aux Invalides
en présence du président Hollande, distributeur de documents 'secret défense'
Des journalistes du "Monde" révèlent dans un livre comment ils ont eu accès à des documents représentant un plan des frappes aériennes en Syrie. 
Le chef de l'État aurait permis à des journalistes du Monde d'accéder à des documents classés confidentiel défense. Il s'agit notamment des frappes françaises en Syrie. Personne n'explique la fuite de ce document. 

Scoop, fuite ou violation, selon le bord d'où le regard se porte.
Sachant que seul le président, le premier ministre et les plus hautes autorités militaires y ont accès. Le document en question publié par Le Monde porte le tampon "confidentiel défense", c''est-à-dire que c'est le plus bas niveau dans la classification des documents secrets: au-dessus sont classés le "secret défense" et le "très secret défense". 
Le Point estime que la violation ne serait pas qualifiée si la droite ne s'en était pas mêlée...

L'hebdomadaire accuse l'opposition "Problème: le scoop devient une affaire politique quand la droite s'en mêle," s'étonne Emmanuel Berretta, le 07 septembre 2016. Éric Ciotti, député LR, président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, aujourd'hui l'un des porte-parole de Nicolas Sarkozy, "s'insurge" (sic) contre cette fuite. "Il prend la plume dès le 26 août et demande des comptes au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian," s'agace Berretta. 

Dans ce courrier, le porte-parole LR dit en revanche sa "stupeur" et son "effroi de voir ainsi divulgués et reproduits des documents secrets dont les informations sont de nature à porter atteinte à la défense et à la sécurité nationales".

Ciotti demande aussi au ministre cumulard (il est aussi président de Région !) de saisir la justice conformément à l'article 40, qui oblige toute autorité qui a connaissance d'une infraction à saisir le procureur de la République. La compromission d'un secret de la défense nationale est définie et réprimée par l'article 413-11 du Code pénal. Elle est sanctionnée de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende.

Mutisme tardif de Le Drian et de l'Élysée

Il est de notoriété publique que les journalistes "indépendants" du Monde sont des courroies de transmission privilégiées du chef de l'État. C'est donc François Hollande soi-même qui est soupçonné d'avoir divulgué les fameux documents. Mais Éric Ciotti prend la précaution de circonvolutions quasi-diplomatiques. "Je m'interroge sur les complicités qui ont pu permettre à des journalistes de quitter l'Élysée avec des copies de documents classés confidentiel défense", écrit-il à Le Drian.

"Il y a tous les éléments d'une affaire d'État", souligne Éric Ciotti 

Le 24 août dernier, Le Monde publiait un article révélant, document à l'appui, le plan d'intervention des forces françaises en Syrie si, en 2013, François Hollande et Barack Obama s'étaient mis d'accord sur des frappes. Les journalistes du Monde Gérard Davet (les carnets Rondot dans l'affaire Clearstream) et François Lhomme ont été faits dépositaires du calendrier du raid envisagé. 

Un document auquel n'ont accès que le chef de l'État et un cercle très restreint de militaires de haut rang. Bénéficiaire, comme eux, du "secret des sources" journalistiques, le zélé Berretta, en confrère solidaire, applaudit à la  violation du secret défense assurant que c'est un "très beau scoop de nos confrères qui, pour les besoins d'un livre, ont rencontré François Hollande pas moins de 60 fois (!) entre le 3 avril 2012 et le 25 juillet 2016.
Or, au moment de la campagne présidentielle de 2012, ensemble les deux journalistes du Monde s'attachaient à enquêter "sur les victimes du sarkozysme"... 
Pour mémoire, en octobre 2014, l'hebdomadaire Valeurs actuelles a publié un article décrivant les rendez-vous de Gérard Davet (ci-dessus à gauche) et révélant ses compromissions avec le pouvoir socialiste, à la suite de ses soupçons sur les affaires Bygmalion, Balkany et Kazakhgate. Gérard Davet et Fabrice Lhomme (ci-dessus à droite) auteur des vaines révélations du dossier Bettencourt et du dossier financier de la vente des sous-marins français au Pakistan) ont déposé deux plaintes visant Valeurs Actuelles, dont l'une pour... espionnage, à propos du dîner de cons entre Jouyet, bras droit de Hollande à l'Elysée, et... François Fillon. Sur Gérard Davet et Fabrice Lhomme, les duettistes du Monde, Jean-Pierre Versini-Campinchi, avocat de François Fillon, dira sur Europe 1 : "Je ne suis pas convaincu que ces deux journalistes soient des journalistes enquêteurs normaux. […] Ils ont un comportement d’auxiliaires ou de supplétifs d’une police politique." François Fillon, Monsieur Propre, est accusé d'avoir exercé des pressions sur l’Élysée à propos des "affaires" de Nicolas Sarkozy. Un "lobbying" qui pourrait intéresser le Parquet, au même titre que le supposé trafic d'influence de l'ancien président sur Monaco.Lien PaSiDupes "Affaire Jouyet: après avoir nié, le bras droit de Hollande crache le morceau: le secrétaire général de l'Elysée admet avoir menti"
Le Canard enchaîné a également évoqué la connivence de ces journalistes dit d'investigation avec le locataire PS de l'Elysée, en novembre 2014.

En parallèle avec leur travail au Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme préparent pour 2017 une pseudo-enquête sur le quinquennat de François Hollande, pour laquelle le président de la République a accepté de les recevoir une fois par mois en moyenne.

L'exécutif s'inquiète en haut lieu. 
Jean-Yves Le Drian n'a pour l'heure pas répondu au courrier du député Ciotti et le cabinet du ministre bat en retraite. Du côté de l'Élysée, on redécouvre les charmes du 'secret défense'. 
Éric Ciotti n'a pas l'intention d'en rester là, même si les journalistes n'écrivent pas clairement que François Hollande, soi-même, a laissé les journalistes quitter l'Élysée avec des copies. 
Et il  est bien peu vraisemblable que le président de la République en activité soit poursuivi pour violation du secret défense à la suite d'une plainte... déposée par son propre ministre de la Défense. Certes, les journalistes il n'écrivent pas clairement que François Hollande, lui-même, a laissé les journalistes quitter l'Élysée avec des copies.

Mais en mai prochain, Hollande ne sera plus protégé: c'est alors que la question resurgira...

jeudi 9 juillet 2015

Dîner de cons: le juge exploite la malveillance de Fillon au profit de Jouyet

Fillon débouté: relaxe pour le secrétaire général de l'Elysée et les journalistes socialistes du Monde

Le Parquet a estimé que les journalistes du Monde étaient... de bonne foi 
 
Jean-Pierre Jouyet et les deux journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ont été relaxés des accusations de diffamation ce jeudi par le juge "indépendant" du tribunal correctionnel de Paris, suivant les recommandations du Parquet, donc de la ministre Christiane Taubira.

En novembre dernier, les journalistes avaient écrit dans les colonnes du quotidien du soir de la triade d'hommes d'affaires socialistes, également propriétaires du groupe Le Nouvel Observateur (2013), Xavier Niel (propriétaire de Free et  du Monde, qui déclara: "Quand les journalistes m’emmerdent, je prends une participation dans leur canard et après ils me foutent la paix"), Pierre Bergé (ex-compagnon du couturier Yves Saint-Laurent, soutien financier de Ségolène Royal en 2007) et Matthieu Pigasse (ancien des cabinets ministériels de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius, banquier "de gauche" et conseiller de Ségolène Royal: sans dépassement de frais de campagne !) et dans leur livre 'Sarko s'est tuer', que, lors d'un déjeuner le 24 juin 2014, François Fillon a demandé à son ami Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de la présidence, que l'Elysée intervienne sur la justice contre l'ancien président pour empêcher son retour. C'est précisément L'Obs qui a diffusé des bonnes feuilles du livre 'Sarkozy s'est tuer' des journalistes du Monde...

Voici ce qu'a déclaré le secrétaire général de l'Élysée, selon les deux journalistes :
En gros, son discours c'était de dire : 'Mais tapez vite ! Tapez vite !' […]

Et puis il me dit : 'Mais Jean-Pierre, t'as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir ?' Alors moi, je reviens voir le président [François Hollande], je lui dis : 'Voilà ce qu'a dit Fillon, c'était très intéressant, tout le machin…' Puis je lui dis : 'Ce qu'il demande, c'est taper vite.' Il (Hollande) me dit : 'Oui mais, taper vite, comment ? On peut pas, c'est la justice.' Je lui dis : 'Je te le fais pas dire, c'est ce que je lui ai dit [à Fillon]'.
Gérard Davet et Fabrice Lhomme vont plus loin dans leur livre. Ils interrogent Jean-Pierre Jouyet sur son ressenti par rapport à la requête de l'ancien Premier ministre. "Il voulait me faire passer vraiment le message : il était très choqué de ce qu'il avait vu. Et je connais Fillon, il n'aime pas Sarkozy, mais enfin, je ne l'ai jamais vu quand même balancer sur des affaires, estime le secrétaire général de l'Élysée, cité par Le Monde. […] Et après, la deuxième partie du déjeuner, c'était pour me faire passer : 'Mais agissez ! Agissez ! Faites le truc.'"

La responsabilité du secrétaire général de l'Elysée ne peut être retenue

Certains enregistrements ne font pas preuve... 
Dans les hautes sphères politiques, on s'enregistre sans retenue ni vergogne. P. Buisson enregistre Sarkozy et le président Hollande fait écouter les téléphones portables de l'ex-président Sarkozy... 
 
Le déjeuner entre Fillon et Jouyet a bien eu lieu. Les deux compères du journal Le Monde affirment détenir un enregistrement dans lequel on entend Jean-Pierre Jouyet évoquer ce rendez-vous à l'Elysée du 24 juin dernier avec François Fillon. Les deux hommes se connaissent bien, puisque Jean-Pierre Jouyet a été "ministre d'ouverture" dans le gouvernement Fillon, comme secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. Aucun des deux ne nie qu'ils ont bien déjeuné ensemble. Un intermédiaire entre les protagonistes était présent: Antoine Gosset-Grainville, ancien directeur-adjoint du cabinet de François Fillon à Matignon, et proche de Jean-Pierre Jouyet. Jouyet affirme que l'initiative de la rencontre est venue de Fillon, mais l'ex-premier ministre et Antoine Gosset-Grainville soutiennent le contraire. 
Selon les deux journalistes du Monde, François Fillon et Jean-Pierre Jouyet ont parlé des affaires judiciaires liées à Nicolas Sarkozy. Alors que l'ex-premier ministre nie avoir eu une telle conversation, Jean-Pierre Jouyet a fini par le reconnaître après plusieurs versions différentes. Selon le secrétaire général de l'Elysée, François Fillon lui aurait demandé d'intervenir pour accélérer le cours des affaires judiciaires qui visent Nicolas Sarkozy. L'ex-premier ministre aurait particulièrement insisté sur les 500.000 euros de pénalités payés par l'UMP à l'issue de la présidentielle de 2012, alors qu'ils concernaient le dépassement par le candidat Sarkozy du plafond autorisé des frais de campagne. A l'UMP, certains estiment que c'était à Nicolas Sarkozy de les payer sur ses fonds personnels. On pouvait aussi faire appel  à droite à des équivalents de Niel, Pigasse et Bergé... 
"Fillon m'a dit texto 'Jean-Pierre, c'est de l'abus de bien social. C'est une faute personnelle. [Nicolas Sarkozy] n'avait rien à demander à l'UMP, de payer tout ça' ", rapporte Jean-Pierre Jouyet aux journalistes du Monde. Toujours selon ce récit, le député de Paris aurait expliqué à Jouyet: "Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir?" F. Fillon nie catégoriquement avoir tenu ces propos, et avait déposé une plainte en diffamation contre les deux journalistes.

Tout prouverait, selon la presse et la justice "indépendantes", que Sarkozy serait intervenu en faveur du juge Gilbert Azibert, candidat à un poste de prestige à Monaco, mais rien n'indique en revanche que l'Elysée est intervenu auprès de la justice à la requête de Fillon... Quand il faut démontrer que Nicolas Sarkozy aurait sollicité, en 2014, le haut magistrat par l’intermédiaire de son avocat Me Thierry Herzog "pour tenter d’influer sur une décision" de la Cour de cassation le concernant dans l’affaire Bettencourt, la justice socialiste valide la procédure de mise en examen de Nicolas Sarkozy... Or, à la fin, ni l’ex-président ni Gilbert Azibert n’a pas obtenu le poste convoité. En revanche, jeudi 7 mai 2015, la cour d’Appel de Paris a validé l’essentiel de la procédure ayant mené à la mise en examen de l’ancien chef de l’Etat, à l’été 2014, décision dont N. Sarkozy avait mis en doute l’impartialité politique. Ce dernier et son avocat doivent se pourvoir en cassation.

Quoi qu'il en soit, une affaire, celle des écoutes téléphoniques, est illégalement instrumentalisée pour en ouvrir une autre: une enquête préliminaire sur les pénalités payées par l'UMP a été ouverte le 2 juillet, une semaine après le fameux déjeuner. a été ouverte le 2 juillet, une semaine après le fameux déjeuner. Le Parquet a tenu à se justifier en assurant que son enquête a été ouverte "au vu des seuls éléments portés à sa connaissance par les commissaires aux comptes de l'UMP". 

Selon les journalistes du Monde, Jean-Pierre Jouyet a bel et bien fait part de leur conversation à l'Elysée. "Quand Fillon m'a dit ça, j'ai dit, tiens, oui, on pourrait peut-être simplement signaler le machin… Mais François [Hollande] m'a dit: ‘Non, non, on ne s'en occupe pas.' "Une ligne de défense renouvelée dans son communiqué relayé par l'agence de presse officielle: "J'ai fait part à mes interlocuteurs [lors du déjeuner du 24 juin] du fait que la présidence de la République ne pouvait rien s'agissant de cette procédure relevant de la justice", se contente-t-il d'affirmer péremptoirement. "J'ai également rappelé que, depuis mai 2012, il n'y a plus aucune intervention de la présidence de la République dans une procédure judiciaire.N. Sarkozy aurait en revanche pu tout dans l'affaire Azibert.

Déterminé à laver son honneur, l'ancien Premier ministre, concurrent de Nicolas Sarkozy pour la candidature des Républicains (ex-UMP) pour la présidentielle de 2017, a nié qu'
il s'était jamais livré à de tels procédés, ni avait envisagé de le faire. 
Jeudi, François Fillon a réagi à la relaxe de la partie adverse sur son blog. 
"Les propos tenus par Mr Jouyet et exploités par deux journalistes ont été reconnus diffamatoires, écrit-il. Le tribunal a constaté que mes adversaires n'ont rapporté aucune preuve que je les avais tenus. Leurs allégations étaient, à l'évidence, vides et viles. 
La justice a saisi des prétextes techniques pour éviter de condamner le principal collaborateur du président de la République pour ses mensonges."

Auprès des juges, François Fillon a pâti de son humour morbide

L'ancien premier ministre avait été invité à dire lequel de ses concurrents il aimerait expédier dans la stratosphère, l'espace de temps de la campagne, et FiIlon avait révélé ses mauvais sentiments la veille du jugement, sur France info.  Le député Les Républicains de Paris a pris le temps de la réflexion avant de lâcher sa réponse en forme de rébus : "Il faut des capacités physiques exceptionnelles pour aller dans la station spatiale internationale. Et il ne faut pas être trop grand, il faut être très sportif". Une description dans laquelle on ne peut reconnaître Alain Juppé.

Les relations entre l'ex-chef de l'Etat et son premier ministre pendant cinq ans se sont tendues depuis que Fillon
 s'est porté candidat à la primaire de LR et notamment depuis novembre dernier et la révélation de ce déjeuner de cons à l'Elysée.

La justice de Taubira est donc... incorruptible
"Le procédé qui consiste à me prêter la volonté de m'appuyer sur les plus hautes autorités de l'État pour faire pression sur l'autorité judiciaire est méprisable. La manœuvre est grossière", écrivait Fillon.
La 17e Chambre ne peut que confirmer.

dimanche 31 mai 2015

Deux journalistes d'investigation du "Monde" se plaignent d'un journaliste de presse

Le journal socialiste refuse à un photographe de presse la liberté de travailler

Les deux célèbres bénéficiaires de fuites et du secret des sources, selon le cas, 
Gérard Davet et Fabrice Lhomme (ci-contre à gauche), journalistes du journal Le Monde, se disent victimes d'une traque par le photographe Sébastien Valente, proche de Nicolas Sarkozy, affirme le quotidien qui les emploie. Ils auraient été suivis par un "paparazzo", Sébastien Valente, au volant d'une Fiat noire, raconte longuement Le Monde, dans un article du mardi 26 mai 2015.

Qui est la victime de la fatwa socialiste ?

"Photographe people" (sic) de profession, Sébastien Valente a été engagé fin septembre 2014 par l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, pour couvrir son retour à la vie politique: Valente n'est pas pour autant photographe de presse politique ?  "Son nom ne dit rien à personne. Ni à ses collègues photographes de presse, ni même aux directeurs de la photo des journaux", assure toutefois le malveillant organe officieux du PS.

La menace d'un goulag professionnel les guette et souvent tombe la fatwa.
A 34 ans, celui qui a fait ses gammes auprès de Daniel Angeli -surnommé le "roi des paparazzi"- est étiqueté "protégé" de Carla Bruni, l'épouse de Nicolas Sarkozy, par Le Monde. "Un intime" du couple du seul fait qu'il a accepté le "shoot" de la petite famille au Cap Nègre, à l'été 2013. Aucun chanteur, aucun acteur, aucun artiste n'échappe à la suspicion de cette gauche sectaire: tous deviennent leur cible et sont bannis de leur profession.

Le parti-pris du journal Le Monde honore la profession
Fin septembre, Sébastien Valente est entré avec la plus grande discrétion dans le cercle très fermé et très prisé des photographes de candidats politiques, malgré l'ostracisme du milieu. Au grand dam des jaloux restés à la porte, il est désormais admis dans le staff de campagne, shoote les coulisses et truste les images. "C'est un professionnel, il n'y a pas d'autre commentaire à faire", déclare Véronique Waché, responsable de la communication de Nicolas Sarkozy.

"J'ai essayé de faire une photo de M. Davet [...] Je pensais que cette photo allait intéresser des magazines. C'est mon métier de faire des photos d'actualité", s'est justifié Sébastien Valente, interrogé par Le Monde qui mène la cabale.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme sont sous protection policière depuis l'arrivée de François Hollande au pouvoir

L'Express cite les affaires qu'ils ont montées mais qui n'ont pas été jugées: leurs révélations sur les écoutes de Nicolas Sarkozy et son avocat dans l'affaire des financements libyens de la campagne de 2007. Rien n'est prouvé !
Les Dupond-Dupont du Monde sont également soupçonnés dans l'affaire du cabinet-noir voulu par François Hollande pour nuire à Nicolas Sarkozy, depuis les révélations de Valeurs Actuelles, en octobre 2014. Fabrice Lhomme semble tout prêt à le croire à une opération de représailles. "Quand Nicolas Sarkozy a quelqu'un dans le nez, il l'élimine", affirmait-il à l'Express en 2011, à la veille de la présidentielle... Mais l'inverse n'est pas vrai...

Rarement traînés en justice comme de vulgaires citoyens, notamment pour avoir mis au jour le scandale SwissLeaks ou l'affaire Jouyet, les journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ont souvent été déjugés par la justice. Il apparaît que nombre de leurs révélations ne sont que des montages issus de fuites organisées à des fins politico-judiciaires. Mais elles de plus en plus souvent démontées par la justice. 

Ainsi,  après cinq années de harcèlement à partir d'un article de Mediapart, site trotskyste, la justice a-t-elle accordé deux relaxes à Eric Woerth, soupçonné à deux ans de la présidentielle 2012. C'était déjà le cas dans l'affaire Clearstream. Leur mode opératoire est toujours le même: des fuites, des écoutes téléphoniques illégales ou des enregistrements volés, comme dans le cas de la diffamation contre François Fillon accusé d'avoir demandé à l'Elysée au cours d'un dîner par l'intermédiaire de Jean-Pierre Jouyet de "taper vite" sur  Nicolas Sarkozy.

L'employeur des deux sulfureux journalistes cite des paroles de paparazzi de tous bords, malgré le profond mépris qui transparaît dans ses commérages de journal "sérieux". "Il se vante d'avoir niqué tout le monde et clame qu'il sera bientôt à l'Elysée", rapporte Pascal Rostain, le paparazzi qui tutoie les présidents et qui a dû croiser Lhomme et Davet, invités permanents de l'Elysée, jusqu'aux heures avancées de la nuit. "S'entourer de gens pareils... Ce n'est pas pro !", commente Jean-Claude Elfassi, le moins apprécié des paparazzi. Entre jalousie et stupéfaction, voilà les commentaires obligeants que déclenche l'arrivée dans la campagne Sarkozy d'un nouveau venu, selon L'Express, juge et partie solidaires du Monde: Sébastien Valente, le photographe que le candidat s'est choisi pour couvrir son retour. Malgré la piètre estime qu'il leur porte, L'Express vole au secours du Monde, faisant état de leur déontologie professionnelle pour "taper vite" sur Sarkozy. Brillant !

Une nouvelle campagne présidentielle se profile: tous les coups sont permis ?