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mardi 5 septembre 2017

Y a-t-il un sujet sur lequel Macron n'a pas changé d'avis ?

De Top Gun à Big Brother : en quatre mois, Macron nous a déjà tout joué !

En six mois, Macron a changé (radicalement) d'avis sur le cannabis

Soulevant un coin du voile sur quelques propositions dans 'Le Figaro' en février 2017, le candidat d'En Marche! détailla certaines de ses propositions en matière de sécurité. On s'aperçut alors qu'il avait pris le contre-pied de ce qu'il présentait comme ses orientations tout juste six mois plus tôt. Revendiquant désormais la "tolérance zéro" pour la délinquance, il expliqua qu'elle doit s'appliquer à tous les petits délits, "du vol à l'étalage à l'usage de stupéfiants". Ainsi avait-il manifestement changé d'avis sur la question de la législation sur les stupéfiants. "Je ne crois pas à la dépénalisation des "petites doses" ni aux peines symboliques. Cela ne règle rien", précisait encore l'ex-ministre de Hollande, un modèle, pour lui, du revirement. "Il faut pouvoir sanctionner sur-le-champ par une amende -100 euros environ-, plus dissuasive et efficace", proposait-il. 

Or, que disait le candidat Macron en novembre 2016 ?
Dans son opus, l'auteur de 'Révolution' proposait déjà la mise en place d'une contravention, "qui serait beaucoup plus économe en temps pour la police et la justice, et bien plus dissuasive qu'une hypothétique peine de prison dont tout le monde sait qu'elle ne sera finalement jamais exécutée". En revanche, l'auteur écrivait aussi qu'il est "vain de pénaliser systématiquement la consommation de cannabis". 
Il affirme en février 2017 qu'il n'est pas question de dépénaliser et prône l'application plus systématique de sanctions. Ce paradoxe n'est pas la seule divergence entre les pages de 'Révolution' et l'entretien avec Le Figaro. Le chantre de la 'tolérance zéro' tenait en novembre un discours à la tonalité bien différente : "La réponse politique classique est de se prévaloir d'une intransigeance permanente et générale. C'est évidemment une illusion."
Macron en septembre 2016: "On voit bien que la légalisation du cannabis a une forme d'efficacité"
VOIR et ENTENDRE Macron sur l'"efficacité" de la légalisation du cannabis:


En septembre 2016, sur France Inter, il avait d'ailleurs expliqué que sa position sur la question de la légalisation n'était pas arrêtée, tout en adoptant un propos à l'opposé de la "tolérance zéro". "C'est un sujet que je veux travailler (...) Ce n'est pas un sujet qui est léger, je souhaite qu'on puisse ouvrir ce sujet", avait-il avoué, avant de répéter qu'il n'était "pas contre" la légalisation, mais qu'il s'agissait d'une "réponse provisoire". "Aujourd'hui, le cannabis pose un problème en effet de sécurité, de lien avec la délinquance dans des quartiers difficiles, de financement de réseaux occultes. On voit bien que la légalisation du cannabis a des intérêts de ce point de vue et a une forme d'efficacité", affirmait-il alors. On l'a compris, pas plus que son premier ministre actuel, il n'est un "surhomme" et un décisionnaire...
Les positions en faveur de la légalisation du cannabis restent très diverses et clivantes et le président peine à assumer le statut jupitérien qu'il s'est attribué.

"La France n’a jamais été et ne sera jamais une nation multiculturelle" 

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Brigitte n'a pas grimacé de sourire
Emmanuel Macron en fournit la garantie au magazine Causeur, mais, dans le même temps, il reniait la culture française, car, le 4 février dernier, lors d’un meeting à Lyon, Macron avait lancé que "il n'y a pas de culture française; il y a une culture en France. Elle est diverse." Jean-Jacques Aillagon l'approuva, mais Yves Jégo lui réplique en ces termes: Cette déclaration n'est pas anecdotique, elle est même le signe inquiétant d'une vision destructrice de ce qui fait depuis toujours la spécificité de notre pays.
Le mois suivant, en mars, Macron rectifia le tir dans une tribune publiée par Le Figaro. "Le fondement de la culture française, c'est une ouverture sans pareil. Notre culture est toujours parvenue à se dépasser elle-même, à voguer vers le neuf, l'imprévu, l'inconnu", écrivit pompeusement le candidat d'En Marche! à la présidentielle dans son texte intitulé "Pourquoi nous sommes un peuple""C'est pourquoi le terme même d'identité ne peut être accolé à celui de 'culture française'", ajoute-t-il, aggravant son cas. "Si les Français forment un peuple, ce n'est pas parce qu'ils partagent une identité figée, rabougrie", caricatura le candidat. 
Ambigü, il polémiqua contre ceux dont le "premier combat fut de stigmatiser ceux qui ne leur ressemblaient pas" en réduisant cette culture à "une lignée" et en l'enchaînant à "une religion", mais aussi ceux qui "tentent de renier et de dissoudre la Nation française" en pensant que "leur religion, leur communauté et les lois qu'ils se donnent sont supérieures à la République". 
Macron reconnut avoir "pu dire qu'il n'existe pas une culture française, comme si l'on pouvait réduire tant de richesse à un visage unique, à une parole univoque, à une histoire uniforme". "La culture française est un fleuve nourri de confluents nombreux, la rencontre de la tradition et de la modernité". En disant tout et son contraire, par ses "boucles dialogiques" (Laborit), le "méandreux" Macron entend avoir toujours raison. N'a-t-il pas fait qualifier ses errements de "pensée complexe" ?
"Dur, trop dur de défendre Molière, Victor Hugo, Proust... Bien plus facile de mélanger toutes les cultures dans la marmite à fondre l'identité de la France", avait ironisé François Fillon, l'ancien Premier ministre lors d'un meeting. 

Ses petits changements d’avis sur l’énergie 

Sortir du nucléaire n’est au programme ni d’Emmanuel Macron. 
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Pour Denis Cheissoux dans son émission 'CO2 mon amour' enregistré le 27 avril 2017 (diffusé le 29), la porte-parole écologie du candidat Emmanuel Macron, Corinne Lepage, avocate et ancienne ministre de l’environnement, a tenté d'apporter des éclaircissement sur le programme énergie, notamment vis-à-vis de l’atome. Or, certaines lignes n'ont cessé de bouger.
Sur le nucléaire, plus question de lier la fermeture de la Centrale de Fessenheim à la mise en service de celle de Flamanvile, selon ses dernières déclarations, avait assuré Corinne Lepage. En revanche, comme le fixe la Loi sur la transition énergétique, l’objectif de 50 % de nucléaire dans la production d’électricité en France,  est maintenu. "Mais c’est énorme, cela signifie la fermeture de 15 réacteurs nucléaires, de développer massivement les renouvelables et d’investir dans la sobriété énergétique", rappelle la porte-parole écologiste d’Emmanuel Macron. Mais selon elle, concernant les arbitrages à venir, "Emmanuel est très clair. Il a dit 50 % et que les grandes décisions sur la suite se prendront en fonction de trois critères : l’audit de l’ASN en 2018 sur les 58 réacteurs, le coût réel du nucléaire, car pour l’instant on ne le sait pas, et la comparaison avec les autres énergies."

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Ce n'est pas la girouette Macron
qui tourne, c'est le vent 
Consciente que les éoliennes abîment le paysage, Corinne Lepage avançait une solution : "Lorsque ce sont les gens eux-mêmes, avec des entreprises locales, qui font leur installation, il n’y a pas de recours, expliqua-t-elle. Notre programme vise à aider au développement de l’énergie citoyenne avec l’autoconsommation et des sociétés coopératives d’habitant," un programme en droite ligne de la loi de transition énergétique de 2015, portée par Ségolène Royale, dont justement Emmanuel Macron s’est engagé à poursuivre le travail en matière de transition énergétique et environnementale dans son discours du 1er mai.
Or, Le nucléaire progresse dans les pays émergents et principalement en Chine. Grâce à ces nouveaux pays, l'atome représentera 18% du mix électrique énergétique mondial en 2040 contre 11%, selon les chiffres de l'AIE (Agence international de l'énergie).

En même temps, Macron est le meilleur VRP du nucléaire français.
Le Brexit ne remet pas en cause le projet Hinkley Point, a assuré, en mai dernier, le ministre de l'Economie au World Nuclear Exhibition qui se tenait au Bourget.
Macron dit tout et son contraire et, dans son discours inaugural, Emmanuel Macron a martelé que la France croit au nucléaire. "Arrêter le nucléaire n’est pas un choix d’avenir. Ce n’est pas conforme à nos objectifs en matière de réduction des émissions de CO2." Le ministre de l’Economie a même eu des accents lyriques en comparant le nucléaire au rêve de Prométhée. "Beaucoup de projets auraient semblé impensables il y a cinq ans. Le nucléaire est un défi économique mais aussi politique. Il doit démontrer notre capacité collective à mener des actions de transformation. (…) Il faut parvenir à articuler le risque et la responsabilité". 
Macron a toutefois reconnu que la filière devait gagner en compétitivité et en attractivité, via notamment le numérique et le Big Data.

Macron est tout aussi incertain 
sur la Syrie

C'est un simple rapport secret de la DGSE qui l'aurait fait changer d’avis.
Depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, les Russes, les Iraniens et l’intelligence tactique de l’armée syrienne ont réussi à retourner la situation militaire sur le terrain. On est d’ailleurs tout près d’un accord entre Russes et Américains sur la Syrie, pour mettre fin au conflit.
Selon Le Canard enchaîné ("Un document alarmiste de la DGSE", 5 juillet 2017), Macron aurait changé d’avis sur Assad et pris ses distances avec la politique de son prédécesseur Hollande et des néoconservateurs après avoir eu accès à des données consignées dans un rapport secret de la DGSE. On y apprendrait notamment que le régime d’Assad n’aurait jamais été aussi fort depuis 2011, tandis que l’opposition dominée par des groupes djihadistes serait laminée, que les djihadistes en perte de vitesse, tout comme l’Etat islamique, pourraient après leur défaite en Syrie se rabattre sur l’Europe, selon des experts, des universitaires, des chercheurs et spécialistes de la géopolitique. Le Canard donne quelques extraits très succincts de ce rapport de 70 pages :
– "Le régime de Bachar (…) est aujourd’hui en meilleure posture qu’à aucun moment depuis 2011, grâce aux interventions russe et iranienne".
– "L’opposition est désorganisée et fragmentée, ne pose pas (sic) une menace stratégique (…). Les principaux groupes d’opposition sont de plus en plus divisés (…), souvent sous-équipés et démoralisés."
– "Cette opposition est de plus en plus dominée par des groupes extrémistes".
– "Une solution politique et militaire au conflit demeure peu probable".
 Daesh poursuivra son combat "en Europe, après la chute du Califat".
– "La libération de Mossoul soulèvera autant de problèmes qu’elle en résoudra (…) Les conflits latents (avec le gouvernement de Bagdad) risquent de refaire surface en 2017 et 2018, entre Kurdes et Chiites, et entre les deux principaux partis kurdes" .
C'est ainsi que l'homme de convictions a changé son fusil d'épaule.

Quand Xavier Bertrand rappela à Macron ses déclarations sur les migrants à Calais

Le Brexit étant désormais adopté,
pour Emmanuel Macron, il va désormais falloir être "plus exigeant avec les Britanniques" au sujet des accords du Touquet qui avaient abattu la frontière britannique à Calais. Des propos moins directs que ceux qu'il avait tenus en mars dernier comme le lui a rappelé, ce lundi, Xavier Bertrand. Le président LR de la région Hauts-de-France plaide depuis son élection pour une renégociation des accords du Touquet.

VOIR et ENTENDRE
Xavier Bertrand tacler Emmanuel Macron sur ses variations :
Xavier Bertrand sait, quant à lui, ce qu'il dit: Emmanuel Macron a bien changé d’avis entre mars et juin sur la question de l’accueil des migrants entre la France et le Royaume-Uni. En effet, le 2 mars 2016 dans un entretien avec le Financial Times, Emmanuel Macron avait déclaré :
"Si le Royaume-Uni sort de l’Union Européenne, alors la France ne retiendra plus tous ses migrants," rappelle Le Lab d’Europe 1.
Macron nie avoir changé d'avis sur les ordonnances

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Le 11 avril 2017, le candidat d'En Marche ! était favori dans les sondages quand, dans un entretien avec Public Sénat et Sud Radio, il nia avoir changé d'avis sur le recours à des ordonnances pour réformer la France.
Dans la dernière édition du JDD (Journal du Dimanche), l'ancien ministre de l'Economie déclara pourtant vouloir prendre plusieurs mesures de simplification par ordonnances dès les premières semaines de son quinquennat, s'il était élu le 7 mai. Il disait vouloir procéder de la même façon pour étendre le périmètre des accords d'entreprise et de branche et encadrer les décisions des prud'hommes, sujet hautement sensible.
Or, dans Le Monde du 25 novembre 2016il avait déclaré : "Je ne crois pas une seule seconde aux cent jours et à la réforme par ordonnances (...) Les gens le prennent très mal."

Ce changement de pied apparent a immédiatement suscité des critiques à droite comme à gauche, notamment par le candidat socialiste, Benoît Hamon, qui prédit une crise sociale si Emmanuel Macron réformait le droit du travail par ordonnances.
L'ex-ministre de l'Economie avait répliqué le lendemain que sa déclaration de novembre 2016 avait été "sortie complètement de son contexte" et portait en fait sur la loi Travail. "Quand on est en fin de quinquennat sans l'avoir expliqué, sans l'avoir porté dans une présidentielle (...), dire on va y aller par ordonnances, ce n'est pas une bonne idée", avait-il affirmé avec la même assurance.
Il a ainsi noyé le poisson en déclarant qu'il proposait et défendait son projet de réforme du droit du travail dans le cadre de la campagne présidentielle et depuis des mois, "dans tous (les) meetings, dans tous les articles, dans tous les débats". "J'ai dit, il y a une partie de mon programme que je ferai dans des lois classiques, une autre, la réforme du droit du travail (que je) ferai par ordonnances", avait-il poursuivi.
"L'ordonnance, ce n'est pas contre la loi, l'ordonnance c'est (...) un texte qui a valeur de loi mais qui permet d'aller plus vite (...) Ça permet d'accélérer les débats." C'est ce que Castaner appelle la "pensée complexe" du président...

"
Emmanuel Macron passe son temps à changer d’avis"
C'était l'avis de Thierry Solère, alors porte-parole de François Fillon, le 24 février 2017, et aujourd'hui entiché de Jupiter...

Dernier en date, Macron tente un changement de communication sous  la pression d'une rentrée délicate annoncée


Les Français n'ont pas pour lui les yeux de sa sexagénaire...


Difficile de faire le compte des revirements de Macron en seulement trois mois, mais, sans prétendre à être complet, finissons-en provisoirement avec l'imprévisible président et sa volte-face en matière de com'.

En panne dans les sondages à la veille d'une rentrée sous haute tension, le président Emmanuel Macron amorce un virage à 180 degrés dans sa stratégie de communication en renonçant à la parole rare, pour tracer désormais les Français partout dans leur vie quotidienne, avec la prétention insultante de faire leur éducation.
"Ce n'est pas un changement de stratégie car le président a vocation à prendre la parole dans un moment utile et pertinent," alors que "l'action du gouvernement entre dans une nouvelle étape", se défend l'entourage du chef de l'Etat. 

Macron a néanmoins pris deux initiatives ces derniers jours, en rupture avec des principes qu'il s'était fixés en termes de communication à son arrivée au pouvoir. 
Depuis Vienne, il s'est ainsi livré à un long plaidoyer sur ses projets de réforme en France, en contradiction avec sa propre règle de ne pas s'exprimer sur la politique française à l'étranger. 

Plus encore, quelques heures après, c'est dans un "off" avec quelques journalistes invités à bord du Falcon présidentiel, que le chef de l'Etat a annoncé sa volonté de s'adresser plus fréquemment aux Français. 

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Selon les trois media bien en cours (L'Obs, Le Monde, Ouest France : BFMTV s'en trouva exclue et fort marrie), au-delà d'entretiens ponctuels qu'il accordera à la presse écrite et aux chaînes de télévision, Emmanuel Macron compte dorénavant privilégier les interventions à la radio, un media de proximité qui, dans son esprit, aurait l'avantage de toucher un public large et populaire. Un hélitreuillage du président partout où les Français tenteront de se soustraire à lui : dans leu voiture, leur salle de sport ou leur salle de bain... 
Une innovation tranchant fortement avec le choix précédent du président jupitérien qui, depuis son élection, tient la presse à distance, évitant le plus souvent les questions des journalistes dans ses déplacements, privilégiant la communication visuelle confiée en exclusivité à son service élyséen de com' et à ses militants lâchés en meute sur les réseaux sociaux. 


Sur BFMTV et RMC, le premier ministre juppéiste Edouard Philippe a donné l'illustration de ce vide sidéral face à un J.-J. Bourdin interloqué avec une intervention plombé par ses "hésitations", ses appels désespérés à des pauses pour consulter ses fiches et "une incapacité à pouvoir dire d'une phrase quel est le projet politique d'Emmanuel Macron". 


 De Top Gun à Big Brother.
Un tel revirement du "souverain républicain" peut-il redresser la cote de popularité du chef de l'Etat, constamment à la baisse depuis début juillet et en attente d'un hélitreuillage ? Après avoir saturé d'images les écrans, il entend saturer les ondes radiophoniques. Cet incompris s'imagine que les désillusions des Français sont dues à un manque de pédagogie. Les "vrais gens", selon Mélenchon, ces "ballots", n'auraient pas su décrypter la déferlante de photos : leur message subliminal serait passé au-dessus de leurs têtes. L'idée de génie serait d'ajouter le son à l'image pour expliquer son action : donner du sens à la transformation du pays va peut-être rééquilibrer cela" mais "l'impact sur l'opinion risque d'être extrêmement marginal", admet déjà le politologue Frédéric Dabi (Ifop). Cet habitué de BFMTV n'envisage pas un rejet...
La montée du président en première ligne met en évidence la solitude du locataire de l'Elysée. En cuir ou en maillot, Brigitte ne comble-t-elle donc pas le vide ? 
La descente de Macron sur terre dans le sillage de ses sondages montre aussi le manque "de relais" dont il dispose dans sa majorité et même au sein du gouvernement, l'absence de pointures, estime-t-il. Son jeune parti est pauvre en barons et ses ténors autoproclamés sont des cireurs de pompes qui ne brillent pas par leur crédibilité. 
Et puis, erreur fatale de celui qu'on dit fin connaisseur des hommes, le peu psychologue narcisse s'est offert les services d'un ...journaliste aussi aigri qu'inconnu, un infiltré socialiste et polémiste aussi inculte que détesté du milieu; pour porte-parole de l'Elysée, en plus de Castaner, la serpillière basse-alpine, Macron s'est attaché Bruno Roger-Petit, le rebut de la presse de qualité. 

Jean-David Levy (Harris Interactive) abonde dans ce sens des excuses au fiasco médiatique de Macron. Le banquier ne dispose pas de kamikazes prêts à mourir pour lui", le gamin manque de troupes "susceptibles de l'aider, de se battre pour lui", juge ce politologue. 

Alors, qu'ils se battent, lui et eux, pour nous...

lundi 31 octobre 2016

Assassinats ciblés: ses opérations 'Homo' disqualifient Hollande, selon la classe politique

Fillon: Hollande "disqualifié" par ses révélations sur les opérations "Homo" 

François Hollande est "disqualifié" par le livre de ses confidences
  
François Fillon se dit étonné que ces révélations ne constituent pas "un énorme scandale"
L'ex-Premier ministre pointe notamment les opérations sécrètes dites "Homo", dimanche. "Je pense que François Hollande est disqualifié en particulier par le livre qui vient de sortir de ses entretiens avec les journalistes", "en particulier sur un point fondamental qui est la manière dont il parle des opérations secrètes à des journalistes du Monde - qui ont par ailleurs une réputation sulfureuse - et dont il se vante au fond d'avoir conduit des opérations d'assassinats ciblées de terroristes", a-t-il déploré. 

Le président de la République a reconnu avoir autorisé "quatre" opérations "Homo"

Le président sortant a réagi au scandale pour la première fois depuis la sortie du livre destiné à glorifier son bilan !
Dans ses confidences aux vicieux journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Hollande avait confirmé à demi-mot ces opérations. "Chaque fois qu'il y a eu des attaques contre nos soldats, chaque fois qu'il y a eu des otages qui ont été pris, enlevés et retenus, à chaque fois il y a eu des réponses appropriées", a admis le chef de l'Etat. "C'est ce que j'ai toujours annoncé publiquement", avait-il fait valoir. 

Autre candidat à la primaire interrogé sur le problème cette semaine, Alain Juppé avait estimé que François Hollande n'aurait pas dû faire ces révélations, déplorant "une espèce d’obsession de la transparence". "Gouverner, c'est parfois gouverner dans le secret", avait-t-il soutenu. 

Le député LR et ancien ministre Pierre Lellouche avait lui aussi critiqué mercredi des "révélations intolérables, et même dangereuses", et il avait posé la question d'une éventuelle destitution, à l'occasion d'un débat parlementaire sur les opérations extérieures.

Les responsables socialistes et leurs journalistes de gauche, tous dissimulateurs

"Quand on pense qu'il y a un scandale aux Etats-Unis parce que Madame Clinton utilisait son téléphone personnel pour envoyer des mails, et que chez nous cela ne fait même pas débat !", s'est-il indigné. "Cela veut dire quand même qu'il y a un problème de fonctionnement de notre système politico-médiatique", a-t-il déploré. "Il y a un problème moral. Ce devrait être un énorme scandale, qui disqualifie le président de la République", a-t-il dénoncé. 

Sur France Inter/France Info/Le Monde, un autre candidat à la primaire, Bruno Le Maire s'est lui aussi  estimé que François Hollande "menace la sécurité des Français". "Parce que quand on commence à mettre sur la table publique des informations aussi confidentielles que celles-là, on menace la sécurité des Français", a-t-il souligné, jugeant cela "inquiétant". 

Hollande nie, mais n'est plus audible, jusqu'au sein du gouvernement 

Déjà minée par les sondages et bloquée au plus bas dans l'opinion, la santé politique de François Hollande ne semblait pas pouvoir s'aggraver davantage. Mais c'était sans compter avec la fascination que le "bras cassé" a de sa propre puissance, comme l'atteste la parution de son livre-confessions 'Un président ne devrait pas dire ça…' .

Le président 4% y révèle donc avoir ordonné ces exécutions ciblées. Une pratique et un aveu qui provoquent une onde de choc jusqu'au gouvernement.
Dépeint à droite comme à gauche comme un "suicide politique", l'ouvrage de Fabrice Lhomme et Gérard Davet regorge d'informations compromettantes, si ce n'est classées secrètes. Dont la révélation d'au moins quatre homicides ciblés de terroristes, ordonnés par l'Élysée et exécutés par les services de la DGSE. Une pratique illégale, selon les accords internationaux ratifiés par la France.

Interrogé sur les "opérations Homo" [homicides, dans le vocabulaire militaire] le 9 octobre 2015, François Hollande se flatte devant les deux journalistes de confiance, puisqu'ils sont salariés par Le Monde, le journal officieux du PS: "J'en ai décidé quatre au moins, mais d'autres présidents en ont décidé davantage," insinue le vicelard. 

Un mois plus tard, sensibilisé au fait d'avoir livré des informations sensibles, Hollande tente de relativiser ses assassinats ciblés. "C'est totalement fantasmé", rétro-pédale-t-il. "On ne donne pas de permis de tuer", nie le fanfaron pris à son propre piège. "On a une liste de noms de tous les gens qu'on a éliminés, ça, je l'ai dit, mais on ne fixe pas une liste de noms en disant: "voilà, il faut les éliminer". Si on les trouve, on les trouve", raconte encore le chef de l'État et des armées.

"C'est proprement insupportable"
Interrogé sur France 2 ce mercredi matin, l'ancien ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé peine à contenir son indignation (ci-dessus). "Je demande d'abord que le président de la République assume sa fonction - je crois qu'il est trop tard - de manière digne", assène le favori des sondeurs à la primaire de la droite. "Quand on est chef de l'État, on ne tient pas des propos de ce type. Et il faut bien se mettre dans la tête que la transparence absolue, ça devient un danger pour la démocratie et pour la sécurité de nos démocraties", poursuit le maire de Bordeaux. 
"C'est une manière d'exposer sur la place publique ce qu'il y a de plus lourd dans la fonction présidentielle. Ça ne peut se faire qu'en conscience profonde et sûrement être étalé devant les media, à pour sa part brocardé, sur RTL, François Bayrou, soutien des candidats socialistes en 2007 et 2012.

Soutien de François Fillon, Gérard Longuet dénonce un livre "consternant de la part d'un président en activité", qui contrevient à son devoir de "discrétion totale". "Quand on porte la responsabilité de la République, il faut avoir la décence de taire ses états d'âmes", ajoute le sénateur de la Meuse. "Se confier à des journalistes par une sorte de narcissisme émerveillé de soi-même, c'est proprement insupportable parce que cela se fait au détriment de l'autorité de la République".

Son ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, consterné
A gauche, Jean-Luc Mélenchon a été l'un des premiers responsables à pointer l'incroyable aveu du chef de l'État. Invité sur BFM-TV mardi, le candidat de "la France insoumise" a menacé le président: "Je mets en garde François Hollande. Il ferait bien d'y réfléchir. La France a signé (pour) le tribunal pénal international et le Mali aussi. Il y a un problème, il y en aura un bien vite. La vérité, c'est que c'est un assassinat décidé en haut lieu. En principe, ce genre de comportements relève du tribunal pénal international".

Mais le désaveu suprême provient d'un proche fidèle du président, Jean-Marc Ayrault, qui fut son ancien premier ministre. Interrogé mardi par la presse diplomatique sur ces révélations, le ministre des Affaires étrangères s'est fendu d'une réponse sans appel: "Un président ne devrait pas dire ça... la réponse est dans le titre, c'est la seule chose intéressante du livre". 
L'ancien premier ministre de 2012 à 2014 en a profité pour se défendre, en faisant mentir les commentaires de François Hollande à son sujet dans l'ouvrage. Le chef de l'État y décrit un locataire du Quai d'Orsay qui "fait le métier sans enthousiasme excessif", et "tellement loyal qu'il est inaudible". Une loyauté dont le chef de l'État vient d'éprouver les limites.

>Le budget de la DGSE, opératrice des exécutions, est constitué d'une part du budget de la Défense, dont Jean-Yves Le Drian est en charge, et de crédits provenant des fonds spéciaux des services du Premier ministre, successivement Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls...
Bien que la DGSE soit placée sous son autorité, Le Drian est en vacances: c'est Hallowe'en ! Et injoignable...

jeudi 21 juillet 2016

La Libye accuse Hollande, Valls et Le Drian de "violation" de son territoire

La mort de trois membres de la DGSE en Libye déclenche une accusation d'ingérence par le gouvernement libyen

La présence française est "une violation du territoire libyen"

Les manifestants et leurs pancartes ont surgi spontanément...
C'est l'accusation par le GNA dans un message sur son compte Facebook, soulignant que rien ne "justifie une intervention" étrangère sans qu'il en soit informé.
Le GNA s'est dit "mécontent de l'annonce du gouvernement français concernant la présence française dans l'est de la Libye". Un secret de polichinelle et une "annonce" tardive du pouvoir socialiste, sous la pression d'un article du journal Le Monde. 

Des centaines de personnes ont manifesté (spontanément) mercredi dans plusieurs villes de Libye pour protester contre la présence militaire française. Des rassemblements ont notamment été organisés dans la capitale Tripoli - aux main de l'Etat islamique - mais aussi à Misrata (à 200 km à l'est de Tripoli), selon plusieurs organes de presse.

Le "chef de guerre" de l'Elysée tente de justifier son ingérence en se présentant en "gendarme du monde"

Mercredi matin, Paris a annoncé que trois soldats français étaient morts en Libye. Preuve que "la Libye connaît une instabilité dangereuse". A moins que la présence française n'attise le conflit entre les deux factions qui fracturent la Lybie, la seule autorité reconnue par les membres de la coalition (les gouvernements français, italien, allemand, britannique et américain )étant basée à Tobrouk.

"C'est à quelques centaines de kilomètres seulement des côtes européennes", explique Paris. "Et en ce moment même, nous menons des opérations périlleuses de renseignement" dans ce pays, a déclaré le président François Hollande.
Sans préciser si c'est -ou non- avec l'accord de Tobrouk. 
"Trois de nos soldats qui étaient justement dans ces opérations viennent de perdre la vie dans le cadre d'un accident d'hélicoptère", a rappelé le locataire compassionnel de l'Elysée.

Selon des sources libyennes, l'appareil aurait été pris pour cible dimanche par des islamistes équipés de systèmes sol-air portatifs de type SA-7. Les militaires français ont "probablement été visés par des groupes islamistes dans le secteur de Magroun, à environ 65 kilomètres à l'ouest de Benghazi" (est), a déclaré un commandant relevant des forces du général Khalifa Haftar, basé dans l'est de la Libye et représentant le pouvoir de Tobrouk.

Dans un contexte aussi tendu que confus, la France a agi dans le sillage des Etats-Unis qui ont envoyé quelques forces spéciales en Libye, afin de mieux connaître le terrain et identifier les différentes forces en présence. Leur rôle reste cantonné au renseignement, assure le Pentagone.
Des media britanniques ont aussi évoqué la présence de forces spéciales du Royaume-Uni en Libye, fait encore valoir la presse à la solde de l'Elysée.

La France reconnaissait jusqu'ici que ses avions militaires survolaient le pays.
Ils l'ont notamment fait à partir du porte-avions Charles de Gaulle - pour collecter également du renseignement sur les positions du groupe djihadiste Etat islamique (EI). Les USA rechignent en effet à partager leurs informations avec des margoulins.
Hollande n'avait en revanche jamais avoué de présence militaire française au sol - forces spéciales et/ou agents du Service action du Renseignement extérieur (DGSE), opérant dans la clandestinité.
Un membre des forces spéciales du général Khalifa Haftar a donc dû affirmer que les soldats français tués étaient des "conseillers". Les combattants [islamistes] qui ont visé l'hélicoptère M17 "essaient de nous attaquer depuis l'ouest de Benghazi afin de pénétrer dans la ville et d'y stopper notre avancée", a raconté un autre commandant opérant sous les ordres du général Haftar, aux ordres du chef de l'État de transition, Aguila Salah Issa (gouvernement de Tobrouk), qui ne revendique aucune appartenance politique, mais a occupé plusieurs postes dans le système judiciaire en Libye, sous Mouammar Kadhafi.

Le général Haftar, chef  de l'Armée nationale libyenne (ANL) que les islamistes considèrent comme "l'homme des Américains", est missionné par le pouvoir de Tobrouk pour lutter contre les islamistes - dont le groupe Etat islamique - à Benghazi, principale ville de l'est du pays, avec un succès mitigé.
Il s'oppose en outre toujours à l'autorité du gouvernement libyen d'union nationale (GNA, Conseil présidentiel du gouvernement d'union nationale ou simplement Conseil présidentiel)  et il est resté loyal aux autorités parallèles qui siègent dans l'est du pays (tandis que l'Ouest est aux mains des islamistes).
Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est ainsi livrée aux milices armées et minée par des luttes de pouvoir et des violences qui ont favorisé la montée en puissance des djihadistes de l'EI.

La France est le seul membre de la coalition internationale à s'être fait prendre sur le fait



Les Européens s'inquiètent de cette menace directe au sud de la Méditerranée
, même si l'EI est sous la pression des forces du gouvernement d'union nationale dans son fief de Syrte (centre-nord).
Le groupe, qui cherche à étendre son influence au-delà de la Syrie et de l'Irak, où il est sur la défensive, compterait 1.000 à 1.500 combattants en Libye, selon une source sécuritaire française, soit beaucoup moins que les 3.000 à 5.000 évoqués jusqu'ici.

Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, redoute toutefois que des cellules de l'EI, chassées de leur fief de Syrte, ne s'implantent ailleurs en Libye ou ailleurs en Afrique du nord.

Les Etats-Unis et leurs alliés européens veulent éviter tout engagement formel en Libye tant que le gouvernement d'union nationale n'en fait pas la demande, l'opinion publique libyenne restant farouchement opposée à une nouvelle intervention étrangère.

Le chef de ce gouvernement d'union, désormais installé à Tripoli depuis le printemps, Fayez al-Sarraj, a toutefois reconnu fin juin que ses forces reçoivent de l'aide étrangère en "expertise et logistique". Elles pourraient notamment être assistées pour la localisation et le ciblage de combattants de l'EI.

Dans ce contexte troublé et toujours instable,
l'effondrement de l'État libyen - suite au "printemps arabe" - contribue à faire du pays l'une des principales zones de transit de l'immigration clandestine à destination de l'Europe.

samedi 28 novembre 2015

La DGSI aurait négligé une alerte islamiste, selon le Petit Journal de Canal+

Cazeneuve pris en défaut, présumé innocent ?

La veille des assassinats de masse islamistes, la DGSE aurait négligé un message intercepté...

La 'loi renseignement' d'avril 215, pour faire peur aux extrémistes français et aux terroristes serait donc inopérante sur les islamistes ? La Direction générale de la Sécurité intérieure serait restée les bras ballants après l'écoute d'une conversation téléphonique de Hasna Aït Boulahcen vers la Syrie, jeudi 12 novembreLa djihadiste annonçait à son interlocuteur sa volonté de commettre un attentat en France. Bagatelle ? Non, Bataclan.

Services gouvernementaux "déterminés", mais ... lents à la détente

Le jour même, la DGSE transmet cette information à la DGSI , pour "évaluer le danger potentiel" que représente cette femme, explique le journaliste Azzeddine Ahmed-Chaouch sur le plateau du Petit journal de Canal+. La DGSI, service de renseignement du ministère de l'Intérieur, et la DGSE, placée sous l'autorité du ministre français de la Défense prévoient ensuite un rendez-vous pour approfondir le sujet, mais fixe la date de la rencontre au 16 novembre, quatre jours plus tard. L'"état  d'urgence" n'est visiblement pas en oeuvre... Il sera décrété le 14.
Au lendemain de l'interception de l'appel, plusieurs commandos islamistes commettent une série de carnages dans six lieux de Paris.
Cette négligence sera responsable de 130 morts
de 19 nationalités différentes et les hôpitaux de l'AP-HP ont reçu 415 personnes en relation avec les tueries.

Bernard Cazeneuve nie en bloc

Le journaliste a reçu du ministère de l'Intérieur la confirmation de "toutes ces informations",  mais dans l'émission "Des Paroles et des Actes" sur France 2, le ministricule de Hollande et Valls a démenti catégoriquement. 

Le président, isolé aux Invalides, tente de se mettre en avant,
mais sa tournée diplomatique reste 
inopérante 

François Hollande s'est pourtant mis en scène, vendredi 27 novembre, au cours d'une cérémonie nationale aux Invalides à Paris, en hommage aux victimes civiles anonymes froidement exécutées par des barbares fanatiques et aux 350  blessés lors des attaques qui ont ensanglanté Paris et Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) il y a deux semaines, le vendredi 13 novembre.
"Les attentats du 13 novembre, un "acte de guerre organisé de loin et froidement exécuté" par "une horde d'assassins" qui ont agit "au nom d'une cause folle et d'un Dieu trahi", a ajouté François Hollande."
Sur France Info, chaîne "indépendante" mais néanmoins de "service public", le journaliste Antoine Krempf fait la campagne du pouvoir socialiste en conduisant un procès contre l'opposition.
Démonstration floue,
mais curseur catégorique
Il s'érige en juge du vrai et du faux et accuse d'être "proches de l'extrême droite" les sites et les comptes Twitter qui compensent les lacunes de l'information officielle en dénonçant ces propos et le laxisme de l'actuel ministre de l'Intérieur. Pour discréditer quiconque cherche la vérité sur l'auteur de l'affirmation que "le djihad n'est pas un délit", il agite le chiffon rouge Marine Le Pen qui lui associe Bernard Cazeneuve.
Retour à l'ORTF ou à la Pravda ?

Metronews, organe de presse de l'extrême droite ?
Mieux, à l'issue d'une démonstration tortueuse, en journaliste de blanchiment, voire de désinformation, Krempf tente aussi de blanchir Bernard Cazeneuve qui affirma que "le djihad n'est pas un délit". Krempf rappelle qu'à l'époque, Metronews avait contacté le ministère de l'Intérieur pour avoir une réaction. Voici la réponse "des services du ministère" publiée par nos confrères :
"On ne peut pas interdire des livres dès qu'ils sont choquants. S’il n'y a pas d'appel à la haine ou d'apologie au terrorisme, on ne peut pas l'interdire. Ce n'est pas un délit de prôner le djihad, ce n'est pénalement pas répréhensible"
"En clair [sic]: la phrase ne vient pas de Bernard Cazeneuve mais "des services du ministère", souligne le jésuite du service public... Le ministre n'est pas responsable des déclarations de ses services: ni responsable, ni coupable ! 

Le distinguo est subtile pour les uns, mais  grossier pour tous les autres et indécent de la part d'une presse "décrypteuse" exemplaire : le journaliste stalinien s'en tient au commentaire des services du ministère pour occulter les propos du ministre en personne. Plutôt s'adresser aux saints qu'à leur dieu !

En revanche, L'Express ne nie pas la récupération compassionnelle de la tragédie aux Invalides par le "président de la jeunesse" en deuil. 
"Après une minute de silence, un violoncelle a rendu encore plus poignant cet instant," insiste l'hebdomadaire. 


"A l'issue de son discours, poursuit L'Express, une nouvelle Marseillaise -certes plus martiale [on appréciera la pointe critique]- a cette fois été entonnée par les chanteurs de l'Académie de l'Opéra de Paris, le Choeur de l'Armée française accompagné par l'orchestre de la Garde républicaine.

Le reportage de France Inter est
censé témoigner de l'hommage de la nation aux victimes de la barbarie islamiste, mais 90% des plans de son raccourci sont dédiés à Hollande...

Est-il excessif de juger que les carnages djihadistes sont récupérés à des fins politiciennes ? Nous attendons maintenant  la production des sondeurs...