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mardi 5 septembre 2017

Y a-t-il un sujet sur lequel Macron n'a pas changé d'avis ?

De Top Gun à Big Brother : en quatre mois, Macron nous a déjà tout joué !

En six mois, Macron a changé (radicalement) d'avis sur le cannabis

Soulevant un coin du voile sur quelques propositions dans 'Le Figaro' en février 2017, le candidat d'En Marche! détailla certaines de ses propositions en matière de sécurité. On s'aperçut alors qu'il avait pris le contre-pied de ce qu'il présentait comme ses orientations tout juste six mois plus tôt. Revendiquant désormais la "tolérance zéro" pour la délinquance, il expliqua qu'elle doit s'appliquer à tous les petits délits, "du vol à l'étalage à l'usage de stupéfiants". Ainsi avait-il manifestement changé d'avis sur la question de la législation sur les stupéfiants. "Je ne crois pas à la dépénalisation des "petites doses" ni aux peines symboliques. Cela ne règle rien", précisait encore l'ex-ministre de Hollande, un modèle, pour lui, du revirement. "Il faut pouvoir sanctionner sur-le-champ par une amende -100 euros environ-, plus dissuasive et efficace", proposait-il. 

Or, que disait le candidat Macron en novembre 2016 ?
Dans son opus, l'auteur de 'Révolution' proposait déjà la mise en place d'une contravention, "qui serait beaucoup plus économe en temps pour la police et la justice, et bien plus dissuasive qu'une hypothétique peine de prison dont tout le monde sait qu'elle ne sera finalement jamais exécutée". En revanche, l'auteur écrivait aussi qu'il est "vain de pénaliser systématiquement la consommation de cannabis". 
Il affirme en février 2017 qu'il n'est pas question de dépénaliser et prône l'application plus systématique de sanctions. Ce paradoxe n'est pas la seule divergence entre les pages de 'Révolution' et l'entretien avec Le Figaro. Le chantre de la 'tolérance zéro' tenait en novembre un discours à la tonalité bien différente : "La réponse politique classique est de se prévaloir d'une intransigeance permanente et générale. C'est évidemment une illusion."
Macron en septembre 2016: "On voit bien que la légalisation du cannabis a une forme d'efficacité"
VOIR et ENTENDRE Macron sur l'"efficacité" de la légalisation du cannabis:


En septembre 2016, sur France Inter, il avait d'ailleurs expliqué que sa position sur la question de la légalisation n'était pas arrêtée, tout en adoptant un propos à l'opposé de la "tolérance zéro". "C'est un sujet que je veux travailler (...) Ce n'est pas un sujet qui est léger, je souhaite qu'on puisse ouvrir ce sujet", avait-il avoué, avant de répéter qu'il n'était "pas contre" la légalisation, mais qu'il s'agissait d'une "réponse provisoire". "Aujourd'hui, le cannabis pose un problème en effet de sécurité, de lien avec la délinquance dans des quartiers difficiles, de financement de réseaux occultes. On voit bien que la légalisation du cannabis a des intérêts de ce point de vue et a une forme d'efficacité", affirmait-il alors. On l'a compris, pas plus que son premier ministre actuel, il n'est un "surhomme" et un décisionnaire...
Les positions en faveur de la légalisation du cannabis restent très diverses et clivantes et le président peine à assumer le statut jupitérien qu'il s'est attribué.

"La France n’a jamais été et ne sera jamais une nation multiculturelle" 

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Brigitte n'a pas grimacé de sourire
Emmanuel Macron en fournit la garantie au magazine Causeur, mais, dans le même temps, il reniait la culture française, car, le 4 février dernier, lors d’un meeting à Lyon, Macron avait lancé que "il n'y a pas de culture française; il y a une culture en France. Elle est diverse." Jean-Jacques Aillagon l'approuva, mais Yves Jégo lui réplique en ces termes: Cette déclaration n'est pas anecdotique, elle est même le signe inquiétant d'une vision destructrice de ce qui fait depuis toujours la spécificité de notre pays.
Le mois suivant, en mars, Macron rectifia le tir dans une tribune publiée par Le Figaro. "Le fondement de la culture française, c'est une ouverture sans pareil. Notre culture est toujours parvenue à se dépasser elle-même, à voguer vers le neuf, l'imprévu, l'inconnu", écrivit pompeusement le candidat d'En Marche! à la présidentielle dans son texte intitulé "Pourquoi nous sommes un peuple""C'est pourquoi le terme même d'identité ne peut être accolé à celui de 'culture française'", ajoute-t-il, aggravant son cas. "Si les Français forment un peuple, ce n'est pas parce qu'ils partagent une identité figée, rabougrie", caricatura le candidat. 
Ambigü, il polémiqua contre ceux dont le "premier combat fut de stigmatiser ceux qui ne leur ressemblaient pas" en réduisant cette culture à "une lignée" et en l'enchaînant à "une religion", mais aussi ceux qui "tentent de renier et de dissoudre la Nation française" en pensant que "leur religion, leur communauté et les lois qu'ils se donnent sont supérieures à la République". 
Macron reconnut avoir "pu dire qu'il n'existe pas une culture française, comme si l'on pouvait réduire tant de richesse à un visage unique, à une parole univoque, à une histoire uniforme". "La culture française est un fleuve nourri de confluents nombreux, la rencontre de la tradition et de la modernité". En disant tout et son contraire, par ses "boucles dialogiques" (Laborit), le "méandreux" Macron entend avoir toujours raison. N'a-t-il pas fait qualifier ses errements de "pensée complexe" ?
"Dur, trop dur de défendre Molière, Victor Hugo, Proust... Bien plus facile de mélanger toutes les cultures dans la marmite à fondre l'identité de la France", avait ironisé François Fillon, l'ancien Premier ministre lors d'un meeting. 

Ses petits changements d’avis sur l’énergie 

Sortir du nucléaire n’est au programme ni d’Emmanuel Macron. 
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Pour Denis Cheissoux dans son émission 'CO2 mon amour' enregistré le 27 avril 2017 (diffusé le 29), la porte-parole écologie du candidat Emmanuel Macron, Corinne Lepage, avocate et ancienne ministre de l’environnement, a tenté d'apporter des éclaircissement sur le programme énergie, notamment vis-à-vis de l’atome. Or, certaines lignes n'ont cessé de bouger.
Sur le nucléaire, plus question de lier la fermeture de la Centrale de Fessenheim à la mise en service de celle de Flamanvile, selon ses dernières déclarations, avait assuré Corinne Lepage. En revanche, comme le fixe la Loi sur la transition énergétique, l’objectif de 50 % de nucléaire dans la production d’électricité en France,  est maintenu. "Mais c’est énorme, cela signifie la fermeture de 15 réacteurs nucléaires, de développer massivement les renouvelables et d’investir dans la sobriété énergétique", rappelle la porte-parole écologiste d’Emmanuel Macron. Mais selon elle, concernant les arbitrages à venir, "Emmanuel est très clair. Il a dit 50 % et que les grandes décisions sur la suite se prendront en fonction de trois critères : l’audit de l’ASN en 2018 sur les 58 réacteurs, le coût réel du nucléaire, car pour l’instant on ne le sait pas, et la comparaison avec les autres énergies."

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Ce n'est pas la girouette Macron
qui tourne, c'est le vent 
Consciente que les éoliennes abîment le paysage, Corinne Lepage avançait une solution : "Lorsque ce sont les gens eux-mêmes, avec des entreprises locales, qui font leur installation, il n’y a pas de recours, expliqua-t-elle. Notre programme vise à aider au développement de l’énergie citoyenne avec l’autoconsommation et des sociétés coopératives d’habitant," un programme en droite ligne de la loi de transition énergétique de 2015, portée par Ségolène Royale, dont justement Emmanuel Macron s’est engagé à poursuivre le travail en matière de transition énergétique et environnementale dans son discours du 1er mai.
Or, Le nucléaire progresse dans les pays émergents et principalement en Chine. Grâce à ces nouveaux pays, l'atome représentera 18% du mix électrique énergétique mondial en 2040 contre 11%, selon les chiffres de l'AIE (Agence international de l'énergie).

En même temps, Macron est le meilleur VRP du nucléaire français.
Le Brexit ne remet pas en cause le projet Hinkley Point, a assuré, en mai dernier, le ministre de l'Economie au World Nuclear Exhibition qui se tenait au Bourget.
Macron dit tout et son contraire et, dans son discours inaugural, Emmanuel Macron a martelé que la France croit au nucléaire. "Arrêter le nucléaire n’est pas un choix d’avenir. Ce n’est pas conforme à nos objectifs en matière de réduction des émissions de CO2." Le ministre de l’Economie a même eu des accents lyriques en comparant le nucléaire au rêve de Prométhée. "Beaucoup de projets auraient semblé impensables il y a cinq ans. Le nucléaire est un défi économique mais aussi politique. Il doit démontrer notre capacité collective à mener des actions de transformation. (…) Il faut parvenir à articuler le risque et la responsabilité". 
Macron a toutefois reconnu que la filière devait gagner en compétitivité et en attractivité, via notamment le numérique et le Big Data.

Macron est tout aussi incertain 
sur la Syrie

C'est un simple rapport secret de la DGSE qui l'aurait fait changer d’avis.
Depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, les Russes, les Iraniens et l’intelligence tactique de l’armée syrienne ont réussi à retourner la situation militaire sur le terrain. On est d’ailleurs tout près d’un accord entre Russes et Américains sur la Syrie, pour mettre fin au conflit.
Selon Le Canard enchaîné ("Un document alarmiste de la DGSE", 5 juillet 2017), Macron aurait changé d’avis sur Assad et pris ses distances avec la politique de son prédécesseur Hollande et des néoconservateurs après avoir eu accès à des données consignées dans un rapport secret de la DGSE. On y apprendrait notamment que le régime d’Assad n’aurait jamais été aussi fort depuis 2011, tandis que l’opposition dominée par des groupes djihadistes serait laminée, que les djihadistes en perte de vitesse, tout comme l’Etat islamique, pourraient après leur défaite en Syrie se rabattre sur l’Europe, selon des experts, des universitaires, des chercheurs et spécialistes de la géopolitique. Le Canard donne quelques extraits très succincts de ce rapport de 70 pages :
– "Le régime de Bachar (…) est aujourd’hui en meilleure posture qu’à aucun moment depuis 2011, grâce aux interventions russe et iranienne".
– "L’opposition est désorganisée et fragmentée, ne pose pas (sic) une menace stratégique (…). Les principaux groupes d’opposition sont de plus en plus divisés (…), souvent sous-équipés et démoralisés."
– "Cette opposition est de plus en plus dominée par des groupes extrémistes".
– "Une solution politique et militaire au conflit demeure peu probable".
 Daesh poursuivra son combat "en Europe, après la chute du Califat".
– "La libération de Mossoul soulèvera autant de problèmes qu’elle en résoudra (…) Les conflits latents (avec le gouvernement de Bagdad) risquent de refaire surface en 2017 et 2018, entre Kurdes et Chiites, et entre les deux principaux partis kurdes" .
C'est ainsi que l'homme de convictions a changé son fusil d'épaule.

Quand Xavier Bertrand rappela à Macron ses déclarations sur les migrants à Calais

Le Brexit étant désormais adopté,
pour Emmanuel Macron, il va désormais falloir être "plus exigeant avec les Britanniques" au sujet des accords du Touquet qui avaient abattu la frontière britannique à Calais. Des propos moins directs que ceux qu'il avait tenus en mars dernier comme le lui a rappelé, ce lundi, Xavier Bertrand. Le président LR de la région Hauts-de-France plaide depuis son élection pour une renégociation des accords du Touquet.

VOIR et ENTENDRE
Xavier Bertrand tacler Emmanuel Macron sur ses variations :
Xavier Bertrand sait, quant à lui, ce qu'il dit: Emmanuel Macron a bien changé d’avis entre mars et juin sur la question de l’accueil des migrants entre la France et le Royaume-Uni. En effet, le 2 mars 2016 dans un entretien avec le Financial Times, Emmanuel Macron avait déclaré :
"Si le Royaume-Uni sort de l’Union Européenne, alors la France ne retiendra plus tous ses migrants," rappelle Le Lab d’Europe 1.
Macron nie avoir changé d'avis sur les ordonnances

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Le 11 avril 2017, le candidat d'En Marche ! était favori dans les sondages quand, dans un entretien avec Public Sénat et Sud Radio, il nia avoir changé d'avis sur le recours à des ordonnances pour réformer la France.
Dans la dernière édition du JDD (Journal du Dimanche), l'ancien ministre de l'Economie déclara pourtant vouloir prendre plusieurs mesures de simplification par ordonnances dès les premières semaines de son quinquennat, s'il était élu le 7 mai. Il disait vouloir procéder de la même façon pour étendre le périmètre des accords d'entreprise et de branche et encadrer les décisions des prud'hommes, sujet hautement sensible.
Or, dans Le Monde du 25 novembre 2016il avait déclaré : "Je ne crois pas une seule seconde aux cent jours et à la réforme par ordonnances (...) Les gens le prennent très mal."

Ce changement de pied apparent a immédiatement suscité des critiques à droite comme à gauche, notamment par le candidat socialiste, Benoît Hamon, qui prédit une crise sociale si Emmanuel Macron réformait le droit du travail par ordonnances.
L'ex-ministre de l'Economie avait répliqué le lendemain que sa déclaration de novembre 2016 avait été "sortie complètement de son contexte" et portait en fait sur la loi Travail. "Quand on est en fin de quinquennat sans l'avoir expliqué, sans l'avoir porté dans une présidentielle (...), dire on va y aller par ordonnances, ce n'est pas une bonne idée", avait-il affirmé avec la même assurance.
Il a ainsi noyé le poisson en déclarant qu'il proposait et défendait son projet de réforme du droit du travail dans le cadre de la campagne présidentielle et depuis des mois, "dans tous (les) meetings, dans tous les articles, dans tous les débats". "J'ai dit, il y a une partie de mon programme que je ferai dans des lois classiques, une autre, la réforme du droit du travail (que je) ferai par ordonnances", avait-il poursuivi.
"L'ordonnance, ce n'est pas contre la loi, l'ordonnance c'est (...) un texte qui a valeur de loi mais qui permet d'aller plus vite (...) Ça permet d'accélérer les débats." C'est ce que Castaner appelle la "pensée complexe" du président...

"
Emmanuel Macron passe son temps à changer d’avis"
C'était l'avis de Thierry Solère, alors porte-parole de François Fillon, le 24 février 2017, et aujourd'hui entiché de Jupiter...

Dernier en date, Macron tente un changement de communication sous  la pression d'une rentrée délicate annoncée


Les Français n'ont pas pour lui les yeux de sa sexagénaire...


Difficile de faire le compte des revirements de Macron en seulement trois mois, mais, sans prétendre à être complet, finissons-en provisoirement avec l'imprévisible président et sa volte-face en matière de com'.

En panne dans les sondages à la veille d'une rentrée sous haute tension, le président Emmanuel Macron amorce un virage à 180 degrés dans sa stratégie de communication en renonçant à la parole rare, pour tracer désormais les Français partout dans leur vie quotidienne, avec la prétention insultante de faire leur éducation.
"Ce n'est pas un changement de stratégie car le président a vocation à prendre la parole dans un moment utile et pertinent," alors que "l'action du gouvernement entre dans une nouvelle étape", se défend l'entourage du chef de l'Etat. 

Macron a néanmoins pris deux initiatives ces derniers jours, en rupture avec des principes qu'il s'était fixés en termes de communication à son arrivée au pouvoir. 
Depuis Vienne, il s'est ainsi livré à un long plaidoyer sur ses projets de réforme en France, en contradiction avec sa propre règle de ne pas s'exprimer sur la politique française à l'étranger. 

Plus encore, quelques heures après, c'est dans un "off" avec quelques journalistes invités à bord du Falcon présidentiel, que le chef de l'Etat a annoncé sa volonté de s'adresser plus fréquemment aux Français. 

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Selon les trois media bien en cours (L'Obs, Le Monde, Ouest France : BFMTV s'en trouva exclue et fort marrie), au-delà d'entretiens ponctuels qu'il accordera à la presse écrite et aux chaînes de télévision, Emmanuel Macron compte dorénavant privilégier les interventions à la radio, un media de proximité qui, dans son esprit, aurait l'avantage de toucher un public large et populaire. Un hélitreuillage du président partout où les Français tenteront de se soustraire à lui : dans leu voiture, leur salle de sport ou leur salle de bain... 
Une innovation tranchant fortement avec le choix précédent du président jupitérien qui, depuis son élection, tient la presse à distance, évitant le plus souvent les questions des journalistes dans ses déplacements, privilégiant la communication visuelle confiée en exclusivité à son service élyséen de com' et à ses militants lâchés en meute sur les réseaux sociaux. 


Sur BFMTV et RMC, le premier ministre juppéiste Edouard Philippe a donné l'illustration de ce vide sidéral face à un J.-J. Bourdin interloqué avec une intervention plombé par ses "hésitations", ses appels désespérés à des pauses pour consulter ses fiches et "une incapacité à pouvoir dire d'une phrase quel est le projet politique d'Emmanuel Macron". 


 De Top Gun à Big Brother.
Un tel revirement du "souverain républicain" peut-il redresser la cote de popularité du chef de l'Etat, constamment à la baisse depuis début juillet et en attente d'un hélitreuillage ? Après avoir saturé d'images les écrans, il entend saturer les ondes radiophoniques. Cet incompris s'imagine que les désillusions des Français sont dues à un manque de pédagogie. Les "vrais gens", selon Mélenchon, ces "ballots", n'auraient pas su décrypter la déferlante de photos : leur message subliminal serait passé au-dessus de leurs têtes. L'idée de génie serait d'ajouter le son à l'image pour expliquer son action : donner du sens à la transformation du pays va peut-être rééquilibrer cela" mais "l'impact sur l'opinion risque d'être extrêmement marginal", admet déjà le politologue Frédéric Dabi (Ifop). Cet habitué de BFMTV n'envisage pas un rejet...
La montée du président en première ligne met en évidence la solitude du locataire de l'Elysée. En cuir ou en maillot, Brigitte ne comble-t-elle donc pas le vide ? 
La descente de Macron sur terre dans le sillage de ses sondages montre aussi le manque "de relais" dont il dispose dans sa majorité et même au sein du gouvernement, l'absence de pointures, estime-t-il. Son jeune parti est pauvre en barons et ses ténors autoproclamés sont des cireurs de pompes qui ne brillent pas par leur crédibilité. 
Et puis, erreur fatale de celui qu'on dit fin connaisseur des hommes, le peu psychologue narcisse s'est offert les services d'un ...journaliste aussi aigri qu'inconnu, un infiltré socialiste et polémiste aussi inculte que détesté du milieu; pour porte-parole de l'Elysée, en plus de Castaner, la serpillière basse-alpine, Macron s'est attaché Bruno Roger-Petit, le rebut de la presse de qualité. 

Jean-David Levy (Harris Interactive) abonde dans ce sens des excuses au fiasco médiatique de Macron. Le banquier ne dispose pas de kamikazes prêts à mourir pour lui", le gamin manque de troupes "susceptibles de l'aider, de se battre pour lui", juge ce politologue. 

Alors, qu'ils se battent, lui et eux, pour nous...

mardi 18 juillet 2017

Les fautes de français de Macron ne passent pas inapperçues sur Twitter

Emmanuel Macron n'a ps les moyens intellectuels de défendre la langue française 

Florian Philippot se paie Emmanuel Macron sur ses négligences en français

Le vice-président du Front national, Florian Philippot, a retweeté un tweet du candidat Macron, publié le jeudi 27 avrilpour en tacler la forme. Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle, les acteurs politiques sont en effet hyper-vigilants ou possèdent une orthographe naturelle dont le banquier riche de multiples qualités. Mais c'est une carence qui est cette fois mise au jour sur Twitter. Ajoutée aux autres, politiques, dénoncées aujourd'hui, maintenant qu'il occupe le palais de l'Elysée.

Ainsi Florian Philippot n'a-t-il pas manqué de pointer la superficialité de celui qui a épousé sa professeure de français. S'il a bien retenu ses cours de théâtre, il a dû en revanche avoir des absences pendant ceux de lettres. 

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Emmanuel Macron s'en prenait à Marine Le Pen : "Madame le pen se promène à la pêche. Bonne promenade. La sortie de l Europe qu elle propose c est la fin de la pêche française. Pensez y. EM", dézinguait ainsi le ministre de l'Economie, déjà candidat d'En Marche, que la photo montre ci-contre dans la barque du patron pêcheur d'anguilles Roland Guerrero, à Lunel dans l'Hérault, le 27 juin 2017, au cours d'une partie de pêche sous l'oeil admiratif du photographe de France Télévisions accrédité au Château, à l'occasion du congrès de l'association des maires petites villes (que préside le larvaire ardéchois O. Dussopt) à la Grande-Motte (Hérault) 

et en campagne dans le Gard, les 25 et 26 mai, puisqu'il profita de ce déplacement gouvernemental pour soutenir la torera à cheval et éleveuse de toros, Marie Sara. Les efforts déployés par le Premier ministre pour soutenir Marie Sara... en vain ! "J’ai donné mon hippocampe porte-bonheur au nouveau Président", déclara Guerrero...

La ponctuation indigente du tweet donne probablement un genre au troll "illettré" (revanche des salariées de GAD), mais pas seulement, comme n'a pas manqué de faire remarquer Florian Philippot, en retweetant la preuve. "Il perd totalement ses nerfs. Ainsi que sa ponctuation et ses majuscules. Pensez-y." 

Les internautes macroniens ont aussitôt lâché leurs commentaires.
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Certains y ont trouvé un côté très décalé à l'argument du député européen. "Et plutôt que de vous attaquer sur la ponctuation, essayez de trouver des arguments sur son programme, c'est préférable", a ainsi défié un maître du sujet.
"Wow!!! Vos arguments sont puissants!!!", ironise puissamment un autre : cette puissance est en effet fonction du nombre d'emoticons et de points d'exclamation. Un comble, en la circonstance!!!!
"Votre présidentielle ou vous trollez à coup de Bescherelle là non c'est trop pour moi." A l'évidence... (seulement trois, c'est la règle) 
"Faut lui pardonner, c est un ado, il est trop habitué aux SMS ", raille un autre.

Mais Macron peut faire encore plus fort

Le candidat 
Macron lâcha une perle dans son mail d’annonce. Datée du 16 novembre 2016, sa lettre d’information du mouvement politique 'En Marche !' justifie sa réputation de lettré. Premier trébuchement : si Jupiter contrôle tout, son Français lui échappe...

Correction à l'attention des twittos : "Vous pouvez compter sur moi".
Jupiter est-il moins mauvais avec les chiffres ?

Cerise sur le gâteau de Brigitte, sa prof de lettres
On sait partout dans le monde - sauf peut-être à Las Vegas - que la culture française n'est ni un concept, ni un corps mort et on y aime la France pour sa culture. Seul l'ancien secrétaire général adjoint de Hollande en meeting à Lyon pouvait l'ignorer. Le dimanche 5 février 2017, se croyant sans doute dans un salon bobo parisien, ce bel esprit lança : "Il n'y a pas de culture française. Il y a une culture en France. Elle est diverse".

Autre chose ?
Selon ce recalé récidiviste au concours d'entrée à l'École normale supérieure (ENS) (mais pourtant détenteur d'une une maîtrise de philosophie sur ...Machiavel), une culture en France serait la conséquence d'un reniement profond qui contient implicitement le renoncement à une langue française au profit d'une langue en France qui serait par nature diverse: cessant d'être comprise de toutes et tous, elle serait un dialecte.

dimanche 16 avril 2017

Les laïcs reprochent à Macron sa complaisance envers l'islam radical

L'affaire Saou pourrait nuire à Emmanuel Macron

Le 'référent' d'En Marche dans le Val d'Oise, 
Mohamed Saou, est au coeur d'une polémique pour des propos postés notamment sur Facebook

Candidat Macron, fermé,
bras croisés, sur la défensive
L'affaire a débuté au mois de mars quand ce proche de Emmanuel Macron y a écrit, après les attentats islamistes : "Je n'ai jamais été et je ne serai jamais Charlie"Ainsi Mohamed Saou a-t-il jeter un éclairage nouveau sur l'entourage hétéroclite du candidat déjà associé à l'échec de la politique socialiste de Hollande, que ce soit comme conseiller à l'Elysée, dès 2012, puis comme ministre à Bercy, en 2014. A droite comme à gauche, Macron se voit désormais reprocher sa complaisance envers l'islam radical.

Le président d'En Marche tenta de désamorcer la bombe dans un communiqué du dimanche 9 avril. 
"J'ai demandé à la commission d'éthique d'En Marche d'émettre un avis sur le fond des propos qui sont reprochés à M. Saou lorsqu'il n'était ni référent, ni même adhérent d'En Marche, afin de déterminer s'ils ont dépassé ou pas le cadre de libre expression qui a cours au sein de notre mouvement", écrivait Richard Ferrand qui précisait que Mohamed Saou avait décidé "de se mettre en retrait de ses fonctions". Un aveu explicite de sa faute.

Vendredi 14 au matin, Emmanuel Macron est allé se faire inviter de Beur FM où il est évidemment revenu sur le cas Saou. "Il a des responsabilités. Et les messages qu'il a mis sur internet, ce sont des messages qui ont une part de gravité, qui ont touché des gens. Dire 'Je ne suis pas Charlie', c'est un message qui blesse aussi des gens et donc oui, il fera l'objet de la procédure comme tout militant. Il est mis en réserve, il n'est pas destitué de ses fonctions, il est référent mais ne participe pas à la campagne, a-t-il nuancé avec ses grosses babouches. Et le comité d'éthique, qui est compétent [en interne] sur le sujet, ce qui n'est pas moi, traitera son cas", s'est désengagé le favori des socialistes traîtres à leur candidat officiel de la "Belle Alliance Populaire", Benoît Hamon, crédité de moins de 10% des intentions de vote. 

Sur le Facebook Live de l'émission, on entend un Emmanuel Macron nettement moins catégorique et ces propos qui visaient à atténuer les soupçons les ont renforcés. "Il a fait un ou deux trucs un peu plus radicaux. C'est ça qui est compliqué. Mais à côté de ça, c'est un type bien. C'est un type très bien, Mohamed. Et c'est pour ça que je ne l'ai pas viré."
Avec Emmanuel Macron à l'Elysée, "ça sera l'islamisme en marche"

Cette révélation de la complicité du candidat Macron a indigné l'opposition qui pointe la complaisance avec l'islam radical, pour ne pas dire son double jeu vis à vis du terrorisme islamiste. Ainsi, Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, a mis en garde les électeurs, samedi 15 avril à Perpignan, soulignant qu'avec Emmanuel Macron à l'Elysée, "ça sera l'islamisme en marche, le communautarisme en marche".
"Il est très important que les Français comprennent que si par malheur il était élu président de la République, M. Macron accélérerait encore davantage la dérive multiculturelle dans laquelle s'enfonce la société française, et aggraverait un communautarisme déjà malheureusement en pleine progression", a-t-elle ajouté.
Un "chantage" du Collectif contre l'islamophobie en France. A propos de l'affaire Saou, Marine Le Pen met en cause directement en cause  le responsable de ce Collectif, Marwan Muhammad : "Pourquoi M. Macron ne veut pas exclure cet individu de son mouvement ? Parce qu'il subit la pression", un "chantage", de la part de Marwan Muhammad, responsable d' "un collectif bien connu pour ses liens avec l'islamisme", a-t-elle dénoncé. 

Les laïcs divergent sur Twitter, selon qu'ils sont de droite ou de gauche

Dès vendredi de nombreux responsables de la droite républicaine ont également réagi, épinglant le candidat pour sa duplicité.
Macron dénonce au passage le communautarisme de l'extrême gauche, de Hamon à Mélenchon, en passant par les trotskistes Nathalie Arthaud et Philippe Poutou.
Sur Twitter, Emmanuel Macron a tenté de se défendre : "Je ne jouerai ni le jeu du Front national qui voulait sa tête, ni de l'extrême gauche qui défend le communautarisme".

Mais la cause est entendue, car cette bavure s'ajoute à d'autres,
- celle sur sa négation de la culture française:
Libération considère que l'opposition en fait "des tonnes sur une phrase prononcée par Emmanuel Macron lors d'un meeting [à Lyon où Najat Vallaud-Belkacem se présente aux législatives]... depuis des semaines". 
"Lundi, c’était Luc Chatel (LR) qui s’indignait au micro de Radio Classique : «Moi j’ai été extrêmement choqué des propos d’Emmanuel Macron sur la culture. Il n’y aurait pas de culture française ! Dans le monde entier, on envie la culture française. Dans le monde entier on veut apprendre la langue française. Et il n’y aurait pas de culture française ? Vous ne pouvez pas voter pour un candidat qui explique aux Français qu’il n’y a pas de culture française.» Et cela fait un mois que ça dure," commente Libération.
Et ironise, en ajoutant que : "l'offense à la 'culture française'... fédère LR et le FN".
Libération n'hésite pas d'ailleurs à s'en irriter : "on s’indigne en boucle de… l’inexistence de la culture française, qu’aurait théorisée Emmanuel Macron"...

Le quotidien socialiste reproche à François Fillon de s'être "emparé" du sujet :
"François Fillon s’est lui aussi emparé du sujet, notamment dans son discours de Nîmes, où il a fait siffler son adversaire, enfourchant ce thème, dans une tirade à très forte connotation "identité nationale", dénonce le journal dont Laurent Joffrin est le directeur de publication : 
«Monsieur Macron a dit qu’il n’y avait pas de culture française, montrant qu’il n’a rien compris à ce qui fait la France. Qu’est ce qui nous réunit s’il n’y a pas une culture française ? Qu’est ce qui fait que nous sommes des Français ? La France c’est pas un hôtel international sans âme où cohabitent des individus anonymes et des communautés étrangères les unes aux autres. nous ne sommes pas une aire d’autoroute où les citoyens du monde se croisent par hasard avant de reprendre leur route. Oui il y a une culture française, oui il y a un art français, oui il y a une manière de penser française. Nous les recevons en héritage, de tous ceux qui nous ont précédés. Et nous les conservons ! Comme une part essentielle de nous-même, à transmettre aux générations qui nous suivront. Nous sommes les héritiers d’une lignée de français, qui ont su au fil des siècles, par leur bravoure, par leur génie, hisser notre pays parmi les plus grandes nations du monde.» "

Libération s'offusque même que LR dénonce "l’offense de Macron à la culture française" et diffuse ce visuel sur les réseaux sociaux.39 j'aime

Pour  il n’y a pas de culture française ! @FrancoisFillon la défendra en revalorisant notre patrimoine ! 

Quelques jours plus tard, à Londres, Emmanuel Macron était revenu sur son écart révélateur, maintenant ses propos mais brodant sur une "culture ouverte", et raillant au passage ses contempteurs qui, selon lui, "oublient le plus souvent de lire".

Comme la prostitution ?

- ou celle 
de ses excuses pour la colonisation française que le jeune homme a qualifié de "crime contre l'humanité" à la télévision ...algérienne :

La polémique Saou peut-elle nuire à la candidature d'Emmanuel Macron à huit jours du premier tour l'élection présidentielle ?

Mohamed Saou que Macron approuve sans réserves a de surcroît défendu Recep Tayyip Erdogan après le coup d'Etat en Turquie, "quelqu'un qui a fait pour les réfugiés plus que tous les autres pays réunis".