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samedi 29 février 2020

Cesar 2020: la colonisation africaine de la France ne progresse pas assez vite

Le discours d’Aïssa Maïga embarrasse Vincent Cassel et interpelle les internautes 

Les malheurs d'Adèle Haenel occultent l'essentiel aux César 2020

Le 'Grand remplacement', de la théorie à la réalité en marche. 
Résultat de recherche d'images pour "Aïssa Maïga"La comédienne sénégalo-gambo-malienne née à Dakar, Aïssa Maïga, a revendiqué plus de diversité aux César, ce 28 février, vendredi pourtant noir pour le cinéma. Des tensions politiques multiples avaient assombri la 45ème cérémonie des César avant même son ouverture avec la cabale féministe de starlettes prêtes à tout pour un rôle : hier, alors que leurs promoteurs leur ont fait percer le plafond de verre de l'anonymat, elles se tenaient prêtes à cracher sur le réalisateur Roman Polanski, pour l'exemple (il est poursuivi pour des accusations de viol), comme furent exécutés les soldats de la Grande guerre pour des actes d'insoumission, de révolte individuelle ou de désertion inspirée par les intellectuels opposés à la guerre qui auraient fait que, sans les patriotes, nous serions aujourd'hui allemands et "no border"...

Si la presse, telle des PlayMobil de la majorité LREM, n'a pas bronché, des internautes n'ont pas hésiter à lui rappeler qu'elle n'est pas à Dakar. Et qu'elle peut exercer sa profession grâce à ce pays de mâles blancs et de fils de colonisateurs, résolument ouverts, à sa différence, à toutes les cultures et couleurs de peaux: le César du meilleur film 2020 a été décerné à un réalisateur noir venu du Mali, Ladj Ly, pour "Les Misérables" revisitant une bavure policière sur un Noir à Montfermeil en Seine-Saint-Denis, le 14 octobre 2008. 
Son discours déplacé a même embarrassé Vincent Cassel, lequel ne passe pourtant pas pour un intellectuel capable de penser autrement que l'entourage professionnel.qui le fait vivre et un proche de Cédric Klapisch, issu d'une famille réfugiée de Pologne arrivée en France en 1913 et établie à Neuilly-sur-Seine.

Ce réalisateur malien récompensé par les César a fait de la prison.


Des manifestants protestent devant la salle Pleyel.
La veille de sa condamnation, le 1er mars 2011, il est condamné à 400 € d’amende pour "un fait divers", selon Libération, des "commentaires outrageants" contre des policiers dont il avait filmé une intervention musclée sur des délinquants refusant de se plier à la loi et la publication en ligne d'un montage d'images.

En 2012, Ladj Ly est encore condamné, cette fois pour des faits de violence sur personne chargée d'une mission de service public, le maire UMP de Montfermeil (ville PCF de 1944  à 1983), Xavier Lemoine, réélu en 2014. L’outrage est consécutif à l’incendie qui avait coûté la vie à un bébé de 9 mois, le 22 novembre 2010 dans le quartier des Bosquets, où réside Ladj Ly, qui  avait vivement interpellé le maire à propos des conditions de relogement des sinistrés.
  
Scénario d'un prochain film: les condamnations d'un misérable en 2011 et 2012.
Un proche de Ladj Ly, Amad Ly, avec qui il n'a aucun lien de parenté directe, apprend au Sénégal que sa sœur entretient des relations sexuelles avec le mari de leur cousine. De retour en France, il demande des explications à sa sœur, qui nie cette relation. Dans la nuit du 13 au 14 janvier 2009, il la frappe, lui casse un doigt et lui cause un traumatisme crânien. Avec son frère Mamoudou, ainsi que Ladj, le trio retrouve ensuite le compagnon de sa cousine. L'homme est enfermé dans le coffre d'une voiture, amené dans une forêt, frappé et menacé, mais parvient à s'échapper.
La victime est retrouvée le lendemain matin par un fermier. Blessé notamment au visage, une incapacité totale de travail de 10 jours lui est prescrite. Le 2 mars 2011, les suspects sont jugés. Le Parquet requiert 4 ans de prison pour Amad Ly, 2 ans pour Mamoudou Ly et 1 an pour Ladj Ly, mais les peines sont plus sévères, Amad étant condamné à 5 ans de prison, alors que Mamadou et Ladj sont condamnés à 3 ans de prison ferme. La condamnation de Ladj Ly est confirmée en appel l'année suivante, mais sa peine réduite à deux ans de prison ferme et un an avec sursis. Il est alors maintenu en détention pour "tentative de meurtre", complicité "d’enlèvement" et "séquestration"
Le 19 décembre 2019, son avocat militant pousse Ladj Ly à porter plainte pour "diffamation" et "diffamation raciale" contre les magazines Causeur et Valeurs actuelles qui avaient apporté leurs propres éclairages.

Ce 28 février, la comédienne était invitée à remettre le prix du meilleur espoir féminin
Face aux renoncements de plusieurs dans ce contexte de haine à tout propos, l'actrice immigrée de 44 ans a choisi de faire un discours sur le thème de la diversité dans le cinéma français, en écho à la tribune signée par de nombreuses personnalités dans Le Parisien.
 Sonia Rolland, Stomy Bugsy, Aïssa Maïga et Mathieu Kassovitz font partie des signataires de cette tribune.
#BlackCesars : une tribune qui dénonce un soi-disant manque de diversité dans le cinéma français.Une trentaine de personnalités du 7e art réclame une meilleure inclusion des artistes issus des Outre-mer et de l’immigration africaine et asiatique. A  quel titre?
Le texte est signé d'Olivier Assayas, Mathieu Kassovitz, Stomy Bugsy, Julien Leclercq, Firmine Richard, Olivier Marchal, Aïssa Maïga, Eriq Ebouaney, Sonia Rolland, Edouard Montoute, Jimmy Jean-Louis, Gabrielle Lazure… et... dénonce l'"invisibilité des acteurs, réalisateurs et producteurs" issus des DOM TOM et de l'immigration africaine et asiatique dans le cinéma français. Profitant de la prochaine cérémonie des César, ce vendredi 28 février,
la tribune regrette que la France "maintienne ses acteurs de couleur dans des rôles insignifiants qui ne justifieront jamais une quelconque nomination aux César".

Tout en critiquant les "rôles secondaires et stéréotypés" auxquels sont cantonnés les acteurs issus de l'immigration, les signataires espèrent que le renouvellement annoncé de la direction de l'Académie des César permettra d'inclure des artistes issus de ce qu'on appelle la « diversité".



C'est la tribune des stars du cinéma contre le fonctionnement des César qui a motivé l'auteur de ce texte, Eriq Ebouaney, rôle principal du film Lumumba ! "La tribune publiée dans Le Monde réclame plus de parité au sein de l'Académie des César, assure l'acteur français d'origine camerounaise. J'aurais aimé qu'elle réclame aussi une meilleure inclusion des professionnels du cinéma issus des DOM TOM et de l'immigration africaine et asiatique." Ce comédien aigri a joué dans "Femme fatale", "Les Rivières pourpres 2" ou "Hitman", mais il n'en a pas assez et voudrait profiter du vent nouveau qui souffle sur les César pour "inclure les artistes afro-descendants dans la photo de famille". Bref, il y a trop de Blancs français en France, notamment au cinéma. Mais comme il  n'y a pas non plus assez de femmes, il nous faut Firmine Richard à  Matignon ou  à l'Elysée. 
Eriq Ebouaney a donc écrit le texte ci-dessous, qui a été signé par une trentaine d'artistes et que nous publions en exclusivité.



« Dans quelques jours, au cours de la 45e cérémonie des César, nous célébrerons la grande famille du cinéma français. Le cinéma ! Un art éminemment populaire qui rassemble dans une célébration partagée toutes les couches de la population sans distinction de classe sociale, de genre ou d’origines. Le cinéma est un puissant outil de transmission d’une culture, un outil de facilitation de l’intégration des populations de notre pays. Il est aussi un outil de transmission de valeurs communes partagées d’une société. Notre cinéma devrait donc être, comme Stendhal le disait du roman, un miroir dans lequel se reflète la société dans sa réalité et sa diversité.
Il y a vingt ans, à la 20e cérémonie des César, le Collectif Egalité fustigeait déjà l’absence d’inclusion de nos concitoyens issus des Outre-mer et des immigrations dans le cinéma français. En 2018, l’essai collectif Noire n’est pas mon métier dénonçait aussi les discriminations et les stéréotypes dont sont victimes les actrices afro-descendantes.
Nous voulons ici pointer du doigt les paradoxes d’un pays, la France, qui nomme Spike Lee, un réalisateur et producteur afro-américain, président du jury du prochain Festival de Cannes, et qui en même temps maintient ses acteurs de couleur dans des rôles insignifiants qui ne justifieront jamais une quelconque nomination aux César.
Notre cinéma, en ce siècle de globalisation, en ces temps de métissage des cultures et de brassage des populations, nous donne-t-il à voir la réalité et la diversité de la société française ? Nous rend-il compte des histoires entrecroisées et mêlées de notre histoire commune qui n’en font pas moins partie du roman national ? L’histoire de France est celle de tous ses habitants sans exclusive. Une tribune parue récemment dans Le Monde a fustigé l’organisation des César en mettant en cause son fonctionnement et son opacité. Ces griefs sont légitimes et nous ne pouvons que les faire nôtres ! On aurait cependant apprécié que les signataires incluent dans leurs reproches à la direction des César l’absence des acteurs et réalisateurs issus de ce que l’on appelle par paresse et frilosité du langage la diversité !
Cette invisibilité des acteurs, réalisateurs et producteurs issus de cette frange de la population accentue le malaise et le sentiment d’exclusion déjà vécu dans la vie réelle. A quand l’inclusion ? La démission collective du conseil d’administration des César va-t-elle changer la donne ?
Aujourd’hui, il n’est plus question, pour tous les professionnels du cinéma issus des immigrations et d’Outre-mer, d’être assignés aux rôles secondaires et stéréotypés auxquels on les a longtemps cantonnés. Le cinéma anglo-saxon confie des rôles de premier plan à tous ses acteurs sans distinction de couleur ou d’origine et sans que cela ne nuise à sa qualité, bien au contraire !
Les succès au box-office des films Il a déjà tes yeux de Lucien Jean-Baptiste, Les Misérables de Ladj Ly, et les records d’audience sur Netflix des films de Kery James Banlieusards et Le Gang des Antillais de Jean-Claude Barny sont significatifs des attentes d’un public qui est bien plus en avance sur cette question de la représentation des minorités sur nos écrans que les institutions du cinéma français.
L’adoption de mesures d’inclusion est urgente si on ne veut pas laisser à ces professionnels du cinéma français qu’une seule option : l’engagement dans la voie du communautarisme à l’américaine pour s’exprimer et s’épanouir dans leurs métiers. Il est temps d’ouvrir les portes et les fenêtres du cinéma français. Car le talent, comme l’émotion, n’a pas de couleur.
#BlackCesars ?! (avec un 's' à Cesar si ils veulent.
Jusqu'ici, les Français ne mettaient pas de marque du pluriel aux noms propres, mais désormais la "diversité" fait loi, en attendant la charia...)
Signataires : Eriq Ebouaney, Olivier Assayas, Olivier Marchal, Mathieu Kassovitz, Stomy Bugsy, Euzhan Palcy, Julien Leclercq, Firmine Richard, Aïssa Maïga, Greg Germain, Nathalie Marchak, Sonia Rolland, Edouard Montoute, Jimmy Jean-Louis, Gabrielle Lazure, Reza Pounewatchy, Salim Kechiouche, Jean-Claude Barny, Vanessa Djian, Kentaro, Sam Bobino, Issaka Sawadogo, Marie-Philomène Nga, Fanny Bastien, Mata Gabin, Mehdi Nebbou, Beatriz Levin, Annouchka de Andrade, Alex Ogou, Yasmine Chouaki…

Combien de Blancs dans le 'Black Panther' (Ciné+Frisson, TF1)
Résultat de recherche d'images pour "Black Panther affiche"
Une pyramide laissant peu de
place aux Blancs:
diversité exemplaire ?
L'objectif de ce film est de "contribuer à faire évoluer les mentalités". 'Black Panther', long métrage racial réalisé par Ryan Coogler, un Noir, a eu un succès planétaire en 2018 et s'est rapidement imposé comme un véritable phénomène de société qui a fait bouger les lignes à Hollywood. Pour la première fois, une superproduction parlant de l'Afrique et interprétée par un casting majoritairement afro-américain est devenue un monument de la culture populaire. Le film n'en finit pas de susciter des discussions, de provoquer la réflexion et d'inspirer ses spectateurs : les Blancs y sont sauver par des sommités noires de la médecine d'avant-garde et tout à l'avenant. Nos aigris des César n'ont plus qu'à se mettre à l'anglais américain, un "challenge" !

Malheureusement, l'assimilation pose problème à l'actrice, jusqu'à son texte ! Et il n'y a pas plusieurs prises et le rendu était plutôt confus. "A chaque fois que je me retrouve comme ça, dans une grande réunion du métier, je ne peux pas m’empêcher de compter le nombre de noirs dans la salle”, a-t-elle dit, avant de se tourner vers Vincent Cassel. "C’était toi le renoi du cinéma français avant la diversité ! Je te mets dans le quota; ça te va ou pas ?”, lui a t-elle demandé, tandis que le compagnon de Tina Kunakey (métisse d'un père togolais), qui n'a pas le sens de la réplique sans son texte, a enchaîné en se défilant: “J’ai pas compris" ! En noir ou blanc, le cinéma va mal...

Franck Riester, ministre inexistant de la Culture

Etait-il présent comme annoncé?
On trouve tout sur Twitter et donc des internautes (de couleur et pas que !) pour estimer que l’actrice a eu le courage d’évoquer le manque de diversité dans le cinéma français. "Elle a OSÉ prendre la parole pour nous les noirs !”, “Je salue le grand courage d'Aïssa Maïga. Au moins c’est dit ! Bravo”. Les chiffres de la population de couleur sont un totem français, mais les Noirs sont en vérité sur-représentés dans les films (et les pubs) diffusés à la télévision. Comme les femmes qui restent vautrées dans le canapé pendant que le mari en cuisine est moqué de toute la famille pour avoir loupé un plat, les Noirs, hommes et femmes, occupent désormais les rôles de chefs : dans nos films policiers, les flics sont des hommes, mais les femmes, des commissaires. Et si l'inspecteur est une femme noire, la critique est bonne... Les personnes de petite taille devraient rédiger des tribunes : dans Fort-Boyard, Passe-Partout est pourtant traité comme un Omar Sy dans "Service après vente des émissions" et dans "Joséphine, ange gardien",Mimie Mathy  est cantonnée aux rôles comiques "stéréotypés"... 
 Nombreux sont les internautes qui n'ont rien compris au discours d’Aïssa Maïga: “Quelqu'un a le GIF de la réaction d'incompréhension de Vincent Cassel face au discours d'Aïssa Maga ? Priceless" (ça n'a pas de prix), "Je suis en train de regarder le passage catastrophique d’Aïssa Maïga... digne de malaise TV ! Même les personnes de couleur dans la salle ont l’air mal à l’aise face à son speech". 
Et si elle revendiquait un discours d'introduction à l'Académie française?
Chez eux aussi, trop de Blancs et pas assez de femmes de couleur...

Pourquoi l’absence de rôles féminins dans ce film et de femmes sur cette photo ne gêne t elle pas? Cela dit quoi de la vision masculiniste des quartiers ? Et de notre acceptation? Tant que vous pensez faire une bonne action en regardant et louant un film, vous insultez le cinéma. https://t.co/mRve6Zw5F8
Pourquoi l’absence de rôles féminins dans ce film et de femmes sur cette photo ne gêne t elle pas? Cela dit quoi de la vision masculiniste des quartiers ? Et de notre acceptation? Tant que vous pensez faire une bonne action en regardant et louant un film, vous insultez le cinéma. https://t.co/mRve6Zw5F8

L'arrogance n'est pas affaire de peau
Comme le sexe, la notion de race a été abolie, mais les gens de couleur continue de l'instrumentaliser : elle continue à agiter les vertueux, les mauvais et les méchants qui réclament la fin de la méritocratie. 
Allez, à l'année prochaine, pour de nouveaux délires !
En 2014, le Ministre de la Culture et du Patrimoine du Sénégal, Abdoul Aziz Mbaye a passé un accord avec Mawrah Studios. Ensemble, ils devaient mettre en place une Académie de formation cinématographique "SUNU-WOOD". Grâce au travail pédagogique et d'accompagnement qui devait être conduit par les professionnels et les partenaires culturels, cette formation a dû permettre d’initier le public sénégalais à la l’art.
2021 sera-t-elle l'année de la remise de 'Césaire' 'Cédar' (Senghor) à des comédiens mâles blancs, des mains de Ladj Ly ?

dimanche 16 septembre 2018

Les Harkis réclament des actes à Macron

Les Harkis réclament à Macron un effort de mémoire et de justice

Les associations demandent entre 4 et 40 milliards d'euros de réparations pour les préjudices subis depuis la première génération 

Une stèle pour des harkis qui attendent davantageLa communauté harkie appelle le président Emmanuel Macron à lui accorder des réparations à la hauteur du préjudice subi à la fin de la guerre d'Algérie. Elle a rappelé le soutien qu'elle lui a apporté en 2017

Les Harkis dénoncent une reconnaissance incomplète. "M. Macron a reconnu que la colonisation était un crime contre l'humanité; c'est peut-être courageux de crever l'abcès, mais il ne peut dire cela et de l'autre côté ne pas regarder l'histoire de ces soldats et citoyens français" abandonnés en Algérie en 1962, souligne le président du Comité national de liaison des harkis (CNLH), Boaza Gasmi.

Le Comité national de liaison des harkis menace maintenant de porter plainte contre la France pour crimes contre l'humanité

Lancé à l'initiative du président Macron, le groupe de travail propose 40 millions d'euros... et Macron préconise de créer un "fonds de réparation et de solidarité" de 40 millions d'euros pour ces anciens supplétifs de l'armée française et leurs enfants, loin des attentes des associations qui ont chiffré le préjudice à 40 milliards. 

Les associations se concerteront le 15 septembre à Agen pour étudier quelle riposte opposer au gouvernement, si celui-ci ne prend pas en compte leurs demandes, anticipent-elles, alors qu'il pourrait faire des annonces le 25 septembre, à l'occasion de la Journée nationale d'hommage aux Harkis.

Entre 4 et 40 milliards d'euros de réparations pour les préjudices subis génération après générationainsi qu'une loi gravant dans le marbre la responsabilité de la France dans ce dossier, là où le groupe d'experts préconise une simple résolution parlementaire. "La France a fait que notre terre natale nous est devenue hostile, que nos frères de sang sont devenus nos propres ennemis. Aujourd'hui cette loi nous la voulons !", insiste Mohamed Badi, porte-parole du CNLH, également présent mercredi à Paris. 
"On sait qu'une résolution ce n'est pas exécutoire (..) C'est du papier qui ne sert absolument à rien", renchérit-il.

150.000 Algériens recrutés dans l'armée française. 
L'armée française a recruté jusqu'à 150.000 Algériens comme auxiliaires durant la guerre d'Algérie (1954-1962), rappelle le rapport du groupe de travail remis en juillet au gouvernement et intitulé "Aux harkis, la France reconnaissante". A la fin de la guerre, 90.000 personnes, Harkis et leurs familles, ont été mis en sécurité contre les représailles du FLN en France, dans des conditions soudaines et précaires (dans des camps, des hameaux de forestage et des cités urbaines) sans réelles perspectives d'intégration pour eux-mêmes, ni leurs enfants. 

Entre 55.000 et 75.000 harkis, selon les historiens, sont restés dans leur département d'Algérie, soit qu'ils en ont fait le choix, soit qu'ils y ont été abandonnés et victimes de sanglantes représailles de la part des 
L'armée française égorgeait-elle 
les femmes et les enfants?
révolutionnaires nationalistes qui les considéraient comme des traîtres, en dépit des Accords d'Evian passés avec le FLN qui s'était engagé sur l'honneur et par écrit à ne pas exercer de représailles. 
C'est ainsi que des images de mutilations et d'exécutions sont parfois attribuées à l'armée française, mais sont en vérité au nombre des crimes contre l'humanité perpétrés par les Algériens du FLN.

"La seconde génération ne sera pas aussi docile que la première, elle se battra jusqu'au bout tant que le dossier harki n'aura pas été réglé de manière juste et digne, même s'il fallait porter nos problèmes auprès de la Cour européenne de justice, des tribunaux internationaux et des organes de l'ONU", a prévenu le porte-parole du CNLH, Mohamed Badi, samedi à Agen, lors d'une réunion publique réunissant quelque 150 personnes.
"Nous allons attendre ce qu'ils nous proposent mais il n'y aura pas plus que les propos qu'ils nous ont tenus", a estimé M. Badi, qualifiant leurs propositions de "mesurettes". Le CNLH entend organiser plusieurs conférences de presse et exprimer ses revendications sur les réseaux sociaux.

dimanche 16 avril 2017

Les laïcs reprochent à Macron sa complaisance envers l'islam radical

L'affaire Saou pourrait nuire à Emmanuel Macron

Le 'référent' d'En Marche dans le Val d'Oise, 
Mohamed Saou, est au coeur d'une polémique pour des propos postés notamment sur Facebook

Candidat Macron, fermé,
bras croisés, sur la défensive
L'affaire a débuté au mois de mars quand ce proche de Emmanuel Macron y a écrit, après les attentats islamistes : "Je n'ai jamais été et je ne serai jamais Charlie"Ainsi Mohamed Saou a-t-il jeter un éclairage nouveau sur l'entourage hétéroclite du candidat déjà associé à l'échec de la politique socialiste de Hollande, que ce soit comme conseiller à l'Elysée, dès 2012, puis comme ministre à Bercy, en 2014. A droite comme à gauche, Macron se voit désormais reprocher sa complaisance envers l'islam radical.

Le président d'En Marche tenta de désamorcer la bombe dans un communiqué du dimanche 9 avril. 
"J'ai demandé à la commission d'éthique d'En Marche d'émettre un avis sur le fond des propos qui sont reprochés à M. Saou lorsqu'il n'était ni référent, ni même adhérent d'En Marche, afin de déterminer s'ils ont dépassé ou pas le cadre de libre expression qui a cours au sein de notre mouvement", écrivait Richard Ferrand qui précisait que Mohamed Saou avait décidé "de se mettre en retrait de ses fonctions". Un aveu explicite de sa faute.

Vendredi 14 au matin, Emmanuel Macron est allé se faire inviter de Beur FM où il est évidemment revenu sur le cas Saou. "Il a des responsabilités. Et les messages qu'il a mis sur internet, ce sont des messages qui ont une part de gravité, qui ont touché des gens. Dire 'Je ne suis pas Charlie', c'est un message qui blesse aussi des gens et donc oui, il fera l'objet de la procédure comme tout militant. Il est mis en réserve, il n'est pas destitué de ses fonctions, il est référent mais ne participe pas à la campagne, a-t-il nuancé avec ses grosses babouches. Et le comité d'éthique, qui est compétent [en interne] sur le sujet, ce qui n'est pas moi, traitera son cas", s'est désengagé le favori des socialistes traîtres à leur candidat officiel de la "Belle Alliance Populaire", Benoît Hamon, crédité de moins de 10% des intentions de vote. 

Sur le Facebook Live de l'émission, on entend un Emmanuel Macron nettement moins catégorique et ces propos qui visaient à atténuer les soupçons les ont renforcés. "Il a fait un ou deux trucs un peu plus radicaux. C'est ça qui est compliqué. Mais à côté de ça, c'est un type bien. C'est un type très bien, Mohamed. Et c'est pour ça que je ne l'ai pas viré."
Avec Emmanuel Macron à l'Elysée, "ça sera l'islamisme en marche"

Cette révélation de la complicité du candidat Macron a indigné l'opposition qui pointe la complaisance avec l'islam radical, pour ne pas dire son double jeu vis à vis du terrorisme islamiste. Ainsi, Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, a mis en garde les électeurs, samedi 15 avril à Perpignan, soulignant qu'avec Emmanuel Macron à l'Elysée, "ça sera l'islamisme en marche, le communautarisme en marche".
"Il est très important que les Français comprennent que si par malheur il était élu président de la République, M. Macron accélérerait encore davantage la dérive multiculturelle dans laquelle s'enfonce la société française, et aggraverait un communautarisme déjà malheureusement en pleine progression", a-t-elle ajouté.
Un "chantage" du Collectif contre l'islamophobie en France. A propos de l'affaire Saou, Marine Le Pen met en cause directement en cause  le responsable de ce Collectif, Marwan Muhammad : "Pourquoi M. Macron ne veut pas exclure cet individu de son mouvement ? Parce qu'il subit la pression", un "chantage", de la part de Marwan Muhammad, responsable d' "un collectif bien connu pour ses liens avec l'islamisme", a-t-elle dénoncé. 

Les laïcs divergent sur Twitter, selon qu'ils sont de droite ou de gauche

Dès vendredi de nombreux responsables de la droite républicaine ont également réagi, épinglant le candidat pour sa duplicité.
Macron dénonce au passage le communautarisme de l'extrême gauche, de Hamon à Mélenchon, en passant par les trotskistes Nathalie Arthaud et Philippe Poutou.
Sur Twitter, Emmanuel Macron a tenté de se défendre : "Je ne jouerai ni le jeu du Front national qui voulait sa tête, ni de l'extrême gauche qui défend le communautarisme".

Mais la cause est entendue, car cette bavure s'ajoute à d'autres,
- celle sur sa négation de la culture française:
Libération considère que l'opposition en fait "des tonnes sur une phrase prononcée par Emmanuel Macron lors d'un meeting [à Lyon où Najat Vallaud-Belkacem se présente aux législatives]... depuis des semaines". 
"Lundi, c’était Luc Chatel (LR) qui s’indignait au micro de Radio Classique : «Moi j’ai été extrêmement choqué des propos d’Emmanuel Macron sur la culture. Il n’y aurait pas de culture française ! Dans le monde entier, on envie la culture française. Dans le monde entier on veut apprendre la langue française. Et il n’y aurait pas de culture française ? Vous ne pouvez pas voter pour un candidat qui explique aux Français qu’il n’y a pas de culture française.» Et cela fait un mois que ça dure," commente Libération.
Et ironise, en ajoutant que : "l'offense à la 'culture française'... fédère LR et le FN".
Libération n'hésite pas d'ailleurs à s'en irriter : "on s’indigne en boucle de… l’inexistence de la culture française, qu’aurait théorisée Emmanuel Macron"...

Le quotidien socialiste reproche à François Fillon de s'être "emparé" du sujet :
"François Fillon s’est lui aussi emparé du sujet, notamment dans son discours de Nîmes, où il a fait siffler son adversaire, enfourchant ce thème, dans une tirade à très forte connotation "identité nationale", dénonce le journal dont Laurent Joffrin est le directeur de publication : 
«Monsieur Macron a dit qu’il n’y avait pas de culture française, montrant qu’il n’a rien compris à ce qui fait la France. Qu’est ce qui nous réunit s’il n’y a pas une culture française ? Qu’est ce qui fait que nous sommes des Français ? La France c’est pas un hôtel international sans âme où cohabitent des individus anonymes et des communautés étrangères les unes aux autres. nous ne sommes pas une aire d’autoroute où les citoyens du monde se croisent par hasard avant de reprendre leur route. Oui il y a une culture française, oui il y a un art français, oui il y a une manière de penser française. Nous les recevons en héritage, de tous ceux qui nous ont précédés. Et nous les conservons ! Comme une part essentielle de nous-même, à transmettre aux générations qui nous suivront. Nous sommes les héritiers d’une lignée de français, qui ont su au fil des siècles, par leur bravoure, par leur génie, hisser notre pays parmi les plus grandes nations du monde.» "

Libération s'offusque même que LR dénonce "l’offense de Macron à la culture française" et diffuse ce visuel sur les réseaux sociaux.39 j'aime

Pour  il n’y a pas de culture française ! @FrancoisFillon la défendra en revalorisant notre patrimoine ! 

Quelques jours plus tard, à Londres, Emmanuel Macron était revenu sur son écart révélateur, maintenant ses propos mais brodant sur une "culture ouverte", et raillant au passage ses contempteurs qui, selon lui, "oublient le plus souvent de lire".

Comme la prostitution ?

- ou celle 
de ses excuses pour la colonisation française que le jeune homme a qualifié de "crime contre l'humanité" à la télévision ...algérienne :

La polémique Saou peut-elle nuire à la candidature d'Emmanuel Macron à huit jours du premier tour l'élection présidentielle ?

Mohamed Saou que Macron approuve sans réserves a de surcroît défendu Recep Tayyip Erdogan après le coup d'Etat en Turquie, "quelqu'un qui a fait pour les réfugiés plus que tous les autres pays réunis".