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mardi 4 février 2020

L'offense de Ségolène Royal à Mila, adolescente "encore en crise d'adolescence"

Mila, accusée d'insulte à l'islam et menacée de mort, n'est pas un "parangon de la liberté d’expression", juge la battue à la présidentielle

D'une part, Mila ne pose pas en "parangon de la liberté d'expression", mais d'autre part, Royal n'est pas juge des élégances



Ségolène Royal refuse son soutien à l'adolescente de 16 ans en classe de seconde, bien qu'elle soit menacée de mort, au motif qu'elle a violemment critiqué l’islam. Ainsi, pour la socialiste, dénoncer les excès de l'islam serait inconcevable en république laïque. En conséquence,  elle milite en clamant qu'elle n’aurait "absolument pas" posté le hashtag ”#Jesuismila” sur les réseaux sociaux. L’ancienne pourfendeuse du string à l'école estime que "cette adolescente qui manque de respect”, ne doit pas être érigée en "parangon de la liberté d’expression.

La religion peut être critiquée, mais dans le respect des personnes.
"Il y a une liberté de critiquer la religion. Mais, moi, je refuse de poser le débat sur la laïcité à partir des déclarations d’une adolescente de quinze ans, affirme l'ex-ministre déléguée à l'Enseignement scolaire de Jospin (1997-2000). Ce n’est pas à partir de comportements comme ceux-là qu’on peut poser sérieusement la question de la laïcité”, a ainsi estimé Ségolène Royal ce dimanche 2 février sur France 3, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Et l’ancienne battue de la présidentielle de 2007 humilie l'adolescente

Elle estime que la lycéenne est peut-être “encore en crise d’adolescence.” "Revenons à des choses sérieuses. Si cette adolescente (...) avait dit la même chose sur son enseignant, sur ses parents, sur sa voisine, sur sa copine, on aurait dit simplement 'un peu de respect'", a ajouté la magistrate dans ses attendus, bien que partisane des conseils municipaux des jeunes dès le collège.

L'ex-ministre à la famille porte sur les jeunes des jugements à géométrie variable.
Paradoxalement, en septembre dernier, Ségolène Royal disait tout le bien qu'elle pense de la jeune militante suédoise Greta Thunberg et de son combat pour le climat.
"Je la trouve formidable" et "extrêmement brillante", s'est-elle exclamée. "Je trouve scandaleux les attaques qui sont dirigées contre elle même par certains intellectuels", a-t-elle ajouté. Selon l'ancienne ministre, "ce que ne supporte pas un certain nombre d'adultes c'est qu'elle soit très jeune (16 ans) et qu'elle sache parfaitement ce qu'elle dit. (...) On la tacle soi-disant de lire des choses qu'on lui a préparé, pas du tout", affirme-t-elle.
"
C'est comme des parents qui ne tolèrent pas que leurs enfants leur disent leur quatre vérités. Elle vient, elle dit ses quatre vérités, elle arrive à soulever des lycéens à travers la terre entière", constate Ségolène Royal. (émission On n'est pas couché, samedi 14 septembre)
"Critiquer une religion n’empêche pas d’avoir du respect"

A la question de savoir si la liberté de critiquer les religions doit être totale, l’ancienne ministre de la Transition écologique élude. 
"Critiquer une religion n’empêche pas d’avoir du respect, ça n’empêche pas d’avoir de l’éducation, de la connaissance, d’être intelligent et certainement pas d’ériger une adolescente qui manque de respect en parangon de la liberté d’expression", a-t-elle glosé sans répondre.

Mila, elle, est toujours empêchée de retourner dans son établissement scolaire.
Plus de dix jours après avoir publié sa vidéo polémique, la séquence en question reste virale sur les réseaux sociaux, attirant un déferlement de menaces, de soutiens et un lot de polémiques impliquant jusqu’à des ministres.

La ministre de la Justice Nicole Belloubet s'est confirmée de parti-pris en assimilant la critique des religions à "une atteinte à la liberté de conscience", avant d'être contrainte à un piteux rétro-pédalage en plaidant la maladresse...

La secrétaire d’Etat à l’Egalité des femmes, Marlène Schiappa, s’en est prise aux déclarations du délégué général du Conseil français du culte musulman, Abdallah Zekri qui déclarait notamment: "qui sème le vent récolte la tempête". "Je trouve que ce sont des propos criminels, ce sont des propos coupables", avait fustigé Marlène Schiappa.

Ni l'appel à la lapidation lancé par le CFCM, ni l'insulte homophobe du jeune musulman qui traita Mila de "sale lesbienne" n'émeut l'amère Royal.


vendredi 31 janvier 2020

Dans l'affaire Mila s'opposent religion et préférences sexuelles, liberté de conscience et liberté d'expression

Après l'incitation à la haine religieuse, les attaques contre les croyants sont interdites 

Mila, lycéenne de 16 ans, est menacée de mort depuis plusieurs jours

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L'aspect homophobie de l'affaire est évacué
Sa faute est d'avoir réagi à des insultes homophobes par des insultes contre l’islam sur les réseaux sociaux, après une vidéo virulente postée sur Instagram. 
Deux enquêtes parallèles sont ouvertes, toutes deux visant la lycéenne (lien PaSiDupes).

Et la plaie de la laïcité est ré-ouverte...
Parmi les acteurs politiques, le CFCM, le premier, déclenche l'incitation à la haine le jeudi 23 janvier. Le délégué général du Conseil français du culte musulman, Abdallah Zekri, lance : "cette fille [sic] sait très bien ce qu'elle fait. Qui sème le vent récolte la tempête", déclare-t-il au micro de Sud Radio.

Marlène Schiappa lui donne raison : ""Des propos criminels, des propos coupables," qui appellent des sanctions, réagit sur France Inter la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes d'abord et les hommes.

De nombreux politiques s'emparent de l'affaire, qui relance le débat autour de la notion de blasphème

Dans une tribune au Figaro, des juristes s'inquiètent du "basculement de tous les dangers pour la liberté d'expression," à la suite de l'ouverture de plusieurs enquêtes à l'encontre de la jeune Mila, une mineure.

Un avis que ne partage visiblement pas la ministre de la Justice. 

Toute ancienne rectrice d'académie qu'elle fut,
 Nicole Belloubet tend le débat. "Dans une démocratie [pas ailleurs ? Et sans doute au 21e siècle...], la menace de mort est inacceptable (...). L'insulte à la religion c'est évidemment une atteinte à la liberté de conscience, c'est grave, mais ça n'a pas à voir avec la menace [de mort]", a estimé la ministre sur Europe 1 le mercredi suivant.

A gauche comme à droite, ces déclarations ont soulevé l'indignation.
Ex-ministre socialiste et sénatrice de l'Oise, Laurence Rossignol, a décerné un "0/20 en droit constit" à la juriste. "En France, il est interdit d'insulter les adeptes d'une religion, s'esclaffe-t-elle, mais on peut insulter une religion, ses figures, ses symboles", a-t-elle souligné dans un tweet visant l'ancienne membre du Conseil constitutionnel (2013-2017).

"Nicole Belloubet invente le délit de blasphème (...) Scandaleux!", a estimé le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan.

Face à la polémique, la garde des Sceaux est revenue sur ses propos en reconnaissant une expression juste "maladroite" et en jurant qu'elle n'a pas tenté de remettre en cause "le droit de critiquer la religion".

"Les insultes et les discriminations à raison de l'appartenance religieuse sont des infractions. C'est ça que j'ai voulu dire", a rétro-pédalé Nicole Belloubet, tout en polémiquant, puisqu'elle dénonce une polémique... "ridicule", le sujet lui paraissant tout-à-fait subalterne. 
"Je n'ai absolument pas justifié le délit de blasphème", a-t-elle affirmé. Les Français, Macron ne cesse de le dire, ne comprennent rien à rien des propos de l'exécutif.

Son collègue de l'Intérieur, bien connu pour la finesse de ses analyses, a enfoncé le clou.
"Il n'existe pas dans ce pays et il n'existera jamais - sous l'autorité de ce gouvernement - de délit de blasphème", a assuré Christophe Castaner devant les sénateurs, à l'occasion de la séance des questions au gouvernement.

"Nous devons refuser qu'au nom d'une pseudo dénonciation de l'islamophobie, on ne puisse pas dans ce pays critiquer une religion", a-t-il ajouté.

La lycéenne a sa scolarité brisée.

vendredi 8 novembre 2019

Proposition de loi pour interdire les "listes communautaristes", déposée par Retailleau (LR)

Quand les sénateurs prennent l'initiative que refusent les députés de la majorité présidentielle

Les listes communautaristes vont devoir avancer voilées


Les parlementaires vont devoir se dévoiler.
Le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a déposé une proposition de loi visant à interdire les "listes communautaristes" aux élections, a-t-on appris de son entourage, vendredi 8.

Déposée à quatre mois et demi des municipales, cette proposition de loi "tendant à assurer le respect des valeurs de la République face aux menaces communautaristes" avait été annoncée il y a quelques semaines par B. Retailleau, qui doit être reçu la semaine prochaine par le ministre apparent de l'Intérieur, Christophe Castaner.

Le texte vise notamment à empêcher le dépôt de listes ou le financement de candidats soutenant des revendications "fondées sur l'origine ethnique ou l'appartenance religieuse" et menant une "campagne communautariste", selon l'exposé des motifs.
Concrètement le matériel électoral devra bannir toute revendication communautariste, et le préfet pourra "faire procéder au retrait des affiches" contrevenant à ce principe, précise la proposition de loi. 
L'élu aura aussi "obligation de respecter les valeurs de la République". Ce qui semble être le minimum, mais qui valait d'être précisé.

Déposée avant LE dimanche 10, jour de la "marche contre l'islamophobie" dont sont accusés les mécréants blancs de France et les auteurs de "lois liberticides" contre les musulmans, selon l'extrême-gauche et les agitateurs de l'islam politique, cette proposition de loi attendue arrive, alors que le débat s'enflamme sur les sujets du port du voile et d'une certaine idée de la laïcité, revisitée par les musulmans intégristes

"Si la religion musulmane a naturellement toute sa place dans notre pays, le fondamentalisme islamique ne saurait en aucun cas trouver la sienne dans notre vie politique", détaille l'exposé des motifs.

Castaner devra recevoir B. Retailleau, accompagné du président de la région Hauts-de-France (ex-LR), le franc-maçon Xavier Bertrand qui a lui aussi appelé à interdire les listes de ce type.

Le texte s'inquiète de "l'essor de l'islam radical", projet "ouvertement sécessionniste" visant notamment "à isoler les musulmans du reste de la communauté nationale et à substituer des lois religieuses [la charia] aux lois de la République".

Retailleau a appelé le chef de l'Etat à "sortir de l'ambiguïté"

Suite au rejet de ses responsabilités par le chef de l'Etat qui s'est dédouané en ces termes : "ce n'est pas mon affaire !", le patron des sénateurs Les Républicains fait valoir, dans un entretien avec Le Figaro vendredi, qu"'il vaut mieux prévenir que guérir car lorsque nous aurons des listes communautaristes élues, il sera trop tard". 

Objets de toutes les inquiétudes, les listes communautaristes restent en France un phénomène marginal selon certains experts, dont on attend pas, semble-t-il, qu'ils soient vigilants. Ils estiment que personne ne revendique ce terme et que le risque n'existe donc pas... 
Ces "experts" anonymes inventés par la presse partisane (sous couvert du "secret des sources"?) ne peuvent pourtant pas ignorer que l'Union des démocrates [alors, tout va bien!] musulmans français, UDMF, se revendique anti-impérialiste, anticolonialiste et antisioniste, et souhaite le développement du halal, ainsi que le droit au port du voile à l'école, et on en passe et des meilleures (telles la PMA et la GPA) 

Ô surprise, l'UDMF réfute cette étiquette dont elle s'est affublée. Il reste que, dès sa création en 2012, ce parti a suscité une opposition radicale des différents partis de droite comme de gauche (lien PaSiDupes).

lundi 28 octobre 2019

Terrorisme islamo-politique: la philosophe Sylviane Agacinski, censurée à... l'université !

La macronie constate le nouveau visage du fascisme universitaire et reste les bras ballants

Le nouveau visage du stalinisme universitaire n'est pas que marxiste

Michel Eyquem de Montaigne fut sans doute le premier penseur à ébranler l’ethnocentrisme spontané des cultures humaines à travers la remise en cause du concept de barbarie. Raison pour laquelle il est plus que légitime de voir son nom accolé à celui d’une université. Mais sans doute l’homme des Essais, le sceptique horrifié par les guerres de religions, serait-il effaré de voir le spectacle qui s’est joué le jeudi 24 octobre à l’université Montaigne de Bordeaux. Ou plutôt qui ne s’est pas joué, puisque la conférence prévue autour de la « reproductibilité technique » de l’être humain a été annulée au motif que des groupuscules avaient promis d’empêcher sa tenue « par tous les moyens ». Le syndicat «Solidaires étudiant-e-s Bordeaux», les associations GRRR, Riposte trans, Mauvais Genre-s et WakeUp! sont, certes, des organisations croupion, mais il se trouve que leurs menaces [comme nombre de celles proférées par les minorités agissantes et talons d'Achille des démocraties] font peser un risque tel que la direction de l’Université ne s’est pas considérée en mesure « d’assurer pleinement la sécurité des biens et des personnes ». [Ma macronite est contagieuse : on est dans le fief de Juppé !]

CLIMAT DE TERREUR

Des petits groupes radicaux faisant peser un climat de terreur pour imposer leurs vues et faire taire les opposants, cela porte un nom : cela s’appelle des milices fascistes. [Et Darmanin qui ne se dresse même pas sur ses ergots pour annoncer l'arrivée de le "peste brune"?] A ceci près que celles-là jouissent d’une mansuétude infinie de la part de certains milieux politiques et médiatiques dans la mesure où elles prétendent incarner le Bien. Qui oserait le contester ? La lutte contre toute forme de discrimination, qu’elle soit sexiste, raciste ou homophobe, est l’horizon de ces démocraties contemporaines qui ont abandonné toute idée de progrès social et d’émancipation collective, et toute idée, même, de dépassement de soi par le savoir et la délibération intérieure, qui était le projet de cet humanisme dont Montaigne est l’incarnation [Plus sûrement que par les media, l'acculturation de la jeunesse est véhiculée par l'école et l'université, comme l'islamisme l'est moins par les prisons que par leurs imams incontrôlés ces mêmes media sous tutelle idéologique, clones des annonceurs, mais aussi des politiques tièdes et frileux que la vertu embaume avant l'heure].
LIRE AUSSI : Sylviane Agacinski sur la PMA : "La biomédecine est mise au service des marchés qu'elle génère"

En l’occurrence, les arguments de ces associations sont parfaitement assumés : Sylviane Agacinski serait une « homophobe notoire » à laquelle il serait « dangereux et inconscient » d’offrir une « tribune » dans un contexte « d’homophobie et de transphobie décomplexées (médias, manifestations anti-PMA, agressions, refus de la PMA aux personnes transgenres…). » Oui, le refus de la PMA aux personnes transgenres est, pour ces sympathiques étudiants, une preuve de l’homophobie généralisée qui gangrènerait la société française. Peu importe que tous les sondages d’opinion prouvent un progrès majeur des mentalités et que l’agression d’une transexuelle soulève des vagues d’indignation. Le réel n’a aucun importance, seules valent les pétitions de principes qui permettent de justifier la poursuite du combat contre la bête immonde. Et l’on peut traiter d’« homophobe notoire » (notoire pour qui ? selon quels critères ?) une philosophe qui a défendu le Pacs et le mariage pour tous… En résumé : le racisme, l’homophobie et le sexisme ne sont pas des opinions mais des délits. On ne doit pas les laisser se répandre. Il suffit donc d’accoler les adjectifs « raciste » ou « homophobe » à quelqu’un pour avoir légitimement le droit de le faire taire.

DÉFENDRE SON CAMP, FAIRE TAIRE L'AUTRE

Élément significatif de l’état du débat public en France : ceux qui se sont élevés contre la terreur intellectuelle imposée par les activistes de Bordeaux sont [seraient] avant tout des gens de droite, opposés à l’extension de la PMA aux couples homosexuels. François-Xavier Bellamy, Valérie Pécresse, le Figaro ou le site Atlantico… L’indignation vient-elle d’un refus du terrorisme intellectuel ou du fait que, ces derniers temps, il semble émaner toujours du même camp ? On aurait aimé entendre les défenseurs farouches de la PMA pour toutes s’insurger contre ces méthodes d’intimidation. Comme on aimerait être sûr que ceux qui dénoncent aujourd’hui ce terrorisme défendraient avec la même vigueur le droit d’un de leurs adversaires idéologiques à s’exprimer. Mais la radicalisation des opinions met en danger la capacité même des uns et des autres à entendre des discours contradictoires. On défend son camp. Et l’on fait taire l’autre. Au nom du Bien. Parce que l’autre incarne le mal [caricatures et amalgames manichéens, primaires mais efficaces]. Il se trouve qu’actuellement, ceux qui se croient le plus farouchement détenteur de ce Bien sont les tenants d’un progressisme dévoyé qui abîme les plus belles causes, le féminisme, l’anti-racisme et la défense des droits des homosexuels [c'est notre sujet, mais on peut toutefois imaginer de plus belles causes que celles-là !].

Il est particulièrement inquiétant de constater que les universités sont les lieux privilégiés de ce terrorisme intellectuel. Sylviane Agacinski, pour les positions qui sont les siennes, ne pourrait plus enseigner à l’EHESS [pourtant un repaire de gauchistes]. Et nombreux sont les professeurs obligés de mesurer chaque mot pour éviter d’avoir à affronter une cabale [et un procès!]. Les universités, temples dédiés aux savoirs, à leur élaboration et leur conservation, lieux de la disputatio médiévale, c’est-à-dire de la controverse argumentée, ont semble-t-il abandonné, au tournant du XXIème siècle, ce qui faisait leur vocation. Comment expliquer ce naufrage ?

L’état d’esprit qui règne dans les universités françaises n’est que le résultat de l’importation de ce qu’on pourrait appeler le « minoritarisme » américain [on lui doit notamment le féminisme]. L’organisation de la société en communautés appelées à faire valoir leurs « droits » contre un état considéré comme l’émanation d’une majorité forcément oppressive [résurgence du marxisme et du totalitarisme dont André Breton est un modèle dans la littérature et les arts], conjuguée à un individualisme faisant de la subjectivité de chacun la mesure absolue de toute chose aboutit à la destruction de tout espace social. Les savoirs universitaires ne sont plus considérés que comme une opinion imposée par cette majorité, à laquelle on peut opposer toute autre opinion [rien de nouveau sous le soleil : au totalitarisme marxiste succèdent à l'Université les dictatures de l'écologie et des genres]. Jusqu’à ce que, ultime étape, toute expression attribuée à la supposée majorité, toute manifestation, même, de l’idée qu’il pourrait exister une majorité, devienne inacceptable. L’extension des droits individuels ne souffre aucune contestation puisqu’elle est en fait une juste réparation de l’oppression séculaire [parallèle évident avec l'anti-colonialisme révolutionnaire des quartiers agités par des imams, mais aussi des "personnalités" du monde du spectacle (Omar Sy émerge parmi eux) qu'on voit davantage sur les écrans ou à Los Angeles - où Sy possède une luxueuse propriété, d'une valeur de 3,1 millions d'euros - qu'à Trappes]. De sorte qu’il ne peut exister de juste mesure. Cette extension ne peut être qu’infinie, et quiconque émet des doutes sur un point ou un autre est un ennemi du Bien.
Sylviane Agacinski, philosophe et ancien professeur à l’EHESS, proche de Jacques Derrida, qui fuit les polémiques de plateaux télé et préfère le temps long de la réflexion, devient [est présentée comme] l’équivalent d’un Zemmour. Il n’y a pas à argumenter face à elle mais à la faire taire. A caricaturer sa pensée comme le fait de façon effarante le communiqué de presse des associations de l’université de Bordeaux [intellectuels ou bien usurpateurs cooptés ?], qui transforme une analogie en comparaison et affiche une incapacité à intégré toute forme de nuance.

Le mouvement qui s’est enclenché sous l’effet de la globalisation culturelle gagne l’ensemble des sociétés occidentales. Cette conception minoritariste (que nous avions analysée avec le journaliste Jean-Michel Quatrepoint dans un ouvrage intitulé 'Délivrez-nous du Bien'), par son refus de l’universalisme et son obsession identitaire, est une remise en cause absolue de l’humanisme et des Lumières.

Elle [globalisation culturelle] gagne dans l’indifférence générale toutes les facultés de sciences sociales, endoctrinant à coup de concepts vides les étudiants qui sortent du lycée vierges de toute structure intellectuelle. Jusqu’au moment où l’idée même de débat contradictoire fondé sur des arguments rationnels aura sombré, effaçant plusieurs siècles d’histoire de la pensée. Tout cela horrifie les citoyens lambda. Mais les décideurs, ceux qui, dans les milieux politiques et médiatiques, ont la parole, se gardent bien de prendre leurs responsabilités [c'est ce qui caractérise la macronie]. Trop peur d’être la cible de la prochaine cabale, d’être classé dans le camp des réactionnaires, d’être accusé d’avoir basculé à l’extrême droite. Il serait plus que temps de refuser à ces inquisiteurs et à leur affidés le droit de définir au nom des citoyens le progrès et le bien commun.

Cet article de Marianne publié le 27/10/2019 est dû à Natacha Polony
(les commentaires personnels sont entre crochets et seuls les titres ont été modifiés)

samedi 26 octobre 2019

L'islam inquiète un nombre grandissant de citoyens français (sondage IFOP)

Une forte majorité de la population souhaite une interdiction plus large des signes religieux ostensibles

La population s'inquiète de la prise de possession de l'espace public par l'islam
 
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Le voile islamique pour assurer discrétion et sécurité des musulmanes face à la concupiscence des hommes ?
Le président du Sénat Gérard Larcher s'exprimant sur le sujet de la laïcité dans le JDD a manifesté sa déconnexion avec la France réelle en appelant à légiférer sur la question des accompagnatrices scolaires et en rappelant, "en même temps", qu'il faudrait "défendre" la liberté de "porter une kippa, une soutane, une croix ou un voile dans l'espace public".

Le salon du Bourget, kermesse de l'islam ?

Chaque printemps, 
même travestie en association des "Musulmans de France" depuis peu, l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France) tenait son Salon dans le Parc des Expositions Paris-Le Bourget.  En 2010, le thème de cette foire était "Etre musulman aujourd’hui – Foi Témoignage Responsabilité". Le "témoignage "prosélyte" était donc déjà assumé au grand jour il y a dix ans dans les 7 halls du Parc des Expositions, 5 d’entre eux étaient occupés par ce salon. Dans le hall 2B (20.000 m2) se trouvait le salon d’exposition, avec une zone pour la restauration (strictement halal, on s’en doute), un "Pôle jeunesse" pour les enfants et les adolescents (et les voyages scolaires organisés par les centres sociaux apolitiques et laïcs avec accompagnatrices voilées), un "Forum associatif" pour la propagande para-religieuse, et l’inévitable "Exposition du Prophète". Le hall 2A servait de salle de conférence, et le hall 2C d’ "Espace VIP". Enfin, la moitié du hall 3 était transformée en salle de prière pour les hommes, et le hall 1 en salle de prière pour les femmes (et pour les éventuels hommes portant la burqa).

Ce salon a attiré à Paris des musulmans venus de toute la France, de Belfort ou Dijon, Bordeaux ou Marseille, et même de Suisse et de Belgique. Par exemple, des voyages en bus étaient organisés depuis Montpellier, Grenoble, Valence, Toulouse, Orléans, Lille, Lyon, Saint-Etienne, Bonneville (Haute-Savoie), etc. D’autres musulmans étaient même venus en avion - empreinte carbone tolérée par Europe Ecologie-les Verts (EELV) -  de pays plus lointains (des pays du Maghreb, mais aussi des pétro-dictatures du Golfe), bien que les écologistes mette la pression aux autres pour qu'ils privilégient les circuits courts de l'économie), et avaient atterri à l’aéroport international de Roissy, à seulement 12 kilomètres de là. 
Une foule de femmes majoritairement voilées se presse, certaines portant un hijab, d’autres un jilbab, d’autres encore un tchador, voire un niqab, car il faut se montrer chez les mécréants. 
Accompagnant leurs femmes, des hommes - plutôt polygames - dont certains portent le kamis (robe blanche plus ou moins longue des intégristes musulmans), et des enfants, dont quelques petites filles, elles aussi voilées dès très ans ou avant, si nubiles.

Il ne faudrait pas croire que ce salon est un simple souk. 
Devant le hall 2B, une grande banderole annonce : "Concours National de Mémorisation du Saint Coran". 
Nous avons donc bien à faire à un lieu religieux, comme peuvent l'être à travers la France les soi-disant centres culturels musulmans qui hébergent certes une bibliothèque mais aussi et surtout une mosquée. Rien qui puisse susciter l’étonnement des personnes informées, puisque, pour les fondamentalistes musulmans, il n’y a qu’un seul livre à lire au monde – non, même pas à lire, seulement à apprendre par cœur pour le recracher automatiquement : le Coran. Des stands de livres islamiques, remplis de commentaires du Coran, de livres de conseils pour les femmes musulmanes, de livres pour enfants, et autres livres islamiques promouvant une vision exclusivement musulmane de la vie et du monde, y compris en France.

Une concentration de femmes
La densité de femmes voilées au mètre carré est remarquable : elles représentent environ 60% du public atteint de fièvre acheteuse et la majorité d’entre elles sont voilées à environ 75%. Les modérées sont une petite minorité, ce qui sous-tend un rôle central de la femme dans l'islam radical.
Ces femmes voilées sont clairement des intégristes, des militantes volontaires et impliquées de l’islam le plus rétrograde, et non des "pauvres victimes" comme le prétendent les naïfs et certaines féministes qui veulent y voir des femmes endoctrinées, soumises à l'homme. Pour ces musulmanes fanatiques, le voile est une arme religieuse. Et c’est pourquoi elles le portent. 

Ici, l' "économie souterraine", c'est la "finance islamique".
Des galeries de voitures chargées de marchandises jusqu'à doubler la hauteur du véhicule, c'est le folklore quotidien des ports de Marseille ou Toulon ouverts sur le Maghreb. Le retour de Maghrébins en France, le temps d'un contrôle médical et d'un retrait d'allocations versées par l'Etat français, ce n'est pas non plus le sujet.La finance islamique, c'est un système économique parallèle dont la face visible serait par exemple les boucheries halal, mais aussi l'ensemble des commerces de bouche, tel les kebabs ou les épiceries de nuit, ainsi que les boutiques de vêtements des quartiers annexés. Au Bourget, des stands tenus par des représentants de mosquées, actuellement en construction à travers toute la France, proposent en bonne place aux "fidèles" de grandes urnes transparentes pour les dons.

La face cachée de la finance islamique est encore plus lucrative et sainte: elle est coranique. 
L'espace Finance Islamique est le dernier né du Salon et il suscite beaucoup d'intérêtEt pas seulement pour le blanchiment du produit de l'économie souterraine. Secteur méconnu de la finance mondiale il y a encore quelque temps, la finance islamique connaît une forte progression depuis plusieurs années et représentait en 2013 près de 1800 milliards de dollars d'actifs bancaires et financiers, selon l'article  "économie française, pays émergents et fonds souverains : les enjeux d'une nouvelle donne financière" publié en 2014 par la Documentation française (voir ci-dessous).
Le terme finance islamique recouvre l’ensemble des transactions et produits financiers conformes aux principes de la Charia, qui supposent l’interdiction de l’intérêt, de l’incertitude, de la spéculation, l’interdiction d’investir dans des secteurs considérés comme illicites (alcool, tabac, paris sur les jeux, etc.), ainsi que le respect du principe de partage des pertes et des profits.
Le 18 décembre 2008, le ministère de l’Economie a annoncé des aménagements fiscaux pour favoriser les montages de finance islamique afin d’attirer les investisseurs du Proche-Orient. Ces mesures concernent deux des principaux outils de la finance islamique : la murabaha et les sukuks.
  • La murabaha est un contrat de vente aux termes duquel un vendeur vend un actif à un financier islamique qui le revend à un investisseur moyennant un prix payable à terme (vente à tempérament).
  • Les sukuk et les produits financiers assimilés sont des titres représentant pour leur titulaire un titre de créances ou un prêt dont la rémunération et le capital sont indexés sur la performance d’un ou plusieurs actifs par l’émetteur. Ces actifs sont affectés au paiement de la rémunération et au remboursement des sukuk ou des produits assimilés.
L’administration fiscale a ainsi décidé de la neutralité fiscale des opérations de murabaha au regard des droits d’enregistrement (le double transfert de droit de propriété ne donne pas lieu à doubles droits d’enregistrement) et de la déductibilité fiscale de la rémunération versée au titre des sukuk.
L'islam politique a une large place au Bourget

Ce sont d'abord les stands de vêtements "communautaires", comme celui de "Maghreb Shirt", qui propose des tee-shirts ornés de slogans tels que "Original muslim", "Algérie mon pays", "Algérie for life" qui ruinent les théories de l'intégration possible colportées par les progressistes exemplaires. On en vient à celui de "Maghreb United", forme arabe de pan-africanisme, avec des slogans du même nom, aux couleurs de l’Algérie : autant de slogans de lutte contre la tentation de l’intégration, pourtant autorisés par les autorités, manifestation de la taqiyya ! Démonstration qu'au Salon du Bourget, l'UOIF pratique la dissimulation et le mensonge que tolère le Coran en milieu ennemi.


L'islam politique met aussi en oeuvre ses associations humanitaires musulmanes.
Des stands associatifs proposent d’aider des pays pauvres, mais les seuls pays mentionnés sur leurs affiches sont des pays musulmans, comme le Soudan, l’Irak, l’Indonésie, la Somalie… ou des familles nécessiteuses, mais uniquement des familles dont la femme est une mère isolée - déjà légalement soutenue par la solidarité nationale - et voilée… Rien d'étonnant donc que la charité en islam soit la moins humaniste et humanitaire au monde. Participe-t-elle d'ailleurs à l'aide aux migrants illégaux?  Bref, des stands proposant tout l’arsenal favorisant la vie du musulman en autarcie et nécessaire aux musulmans qui ne veulent surtout pas s’intégrer en France.

L'islam politique au Salon du Bourget, c'est la propagande pro-palestinienne.
Une obsession partagée avec les partis français d'extrême gauche.
Partout s'étale la propagande pro-palestinienne: ventes de "keffiehs" (encore un grand foulard, mais que portent au cou les terroristes du Hamas et leurs partisans gauchistes en Occident), affiches anti-israéliennes, drapeaux de l’Etat fantasmé de Palestine, stands prétendument humanitaires signalés par de grands panneaux "Gaza soyons solidaires !" (être solidaire de la bande de Gaza, c'est soutenir l’une des plus grandes concentrations de terroristes au monde, selon l'ONU notamment), rien ne manque pour mobiliser (y compris les partisans du Mouvement pour la Paix) et exacerber la haine d'Israël, donc des Juifs, comme dans les quartiers de France à forte concentration musulmane que les Juifs sont poussés à fuir, à force d'intimidations et de violences, et, au final, la haine de l’Occident, donc des pays de l'Union européenne. 
Les Français "de souche" sont exclus.
Au Salon du Bourget, les hommes et femmes de type européen sont l'exception, mais une exception utile. On peut certes en trouver, mais sur un stand agréé, donc celui de telle ou telle organisation partisane prétendument humanitaire. Une exclusion qui est détournée pour alimenter la propagande des media islamophiles sur la "conversion" de 'souchiens' à l’islam. "Il y en a !" assurent les musulmans. Et des journalistes peuvent attester en avoir vus...

La langue française est proscrite 
Une profusion de sons exotiques dépayse l'intrus. Des sons qui n’existent pas en français retentissent dans toutes les directions, puisque, dans ce Salon, la langue dominante est l’arabe. A tel point que, dans cette enclave arabe de l'Ile-de-France, même les enfants qui apprennent et parlent le français à l'école de la République distribuent des prospectus en langue arabe et en s’adressant à vous dans une langue d'ailleurs, débutant par un 'As-salam aleïkoum' (formule de l'entre-soi musulman signifiant : "Que la paix soit avec vous", que l'on soit sunnite ou chiite ?).

Une volonté de non-intégration et donc un appel au rejet de la France 
L’UOIF est censée être l’Union des Organisations Islamiques "de France", mais certainement pas des Français de confession musulmane comme tout l'indique dans ce Salon, un salon qui marque la séparation avec la France, et non l’adhésion à la culture de la France, même laïque et surtout pas laïque. Dans ce salon communautariste, les musulmans viennent chercher la confirmation de leur intégrisme, voire son renforcement et non des raisons d’aimer la France et, à défaut, de la respecter. Plus ce pays en fait pour traiter les musulmans comme des Français à part entière, plus ils y voient les signes de la faiblesse de la démocratie. Nous leur donnons les preuves de notre veulerie et de notre renoncement à être une grande nation forte. Ainsi méritons-nous leur mépris.

Pourquoi continuerions-nous à nous humilier ?
Nos dirigeants politiques qui laissent l’islam fleurir partout en France veulent-ils une France asservie et soumise à l’obscurantisme d’une religion moyenâgeuse dominée par des musulmans intégristes conquérants, qui rêvent de l'instauration d'un Etat islamique en France, : le "monde nouveau" de Macron sera-t-il un 'califat', clone de Daesh, une dictature musulmane ? 


La question taboue de la ­laïcité face à la montée de l'islamisme débridé divise davantage le monde politique que les Français, racontent certains, des sachants aveuglés d'idéologie et de vertu, qui se posent en experts. 
Or, l'enquête approfondie effectuée en octobre par l'Ifop pour le JDD révèle un net durcissement de l'opinion face à toutes les manifestations religieuses dans l'espace public, ce qui permet de confirmer, sans amalgame, ni grand risque de procès en discrimination, une focalisation particulière de la réprobation sur la religion musulmane. 
A Emmanuel Macron, qui assurait jeudi que le port du voile hors des enceintes scolaires n'était "pas [son] affaire", les citoyens répondent en quelque sorte que si c'est leur affaire, qu'il le veuille ou non, c'est aussi la sienne…

78% des personnes interrogées pensent que la laïcité est menacée, souligne ce sondage Ifop pour le "Journal du dimanche".

Huit Français sur dix jugent le modèle laïc français menacé de l'intérieur, montrant aux acteurs politiques aux bras ballants une inquiétude partagée quelle que soit l'appartenance politique. D'après cette étude, cette menace sur la laïcité rend 35% d'entre eux "tout à fait" inquiets pour eux-mêmes et l'avenir de leurs enfants, et à 43%"plutôt" préoccupés, contre 22% d'un avis contraire.
A la même question posée en 2005, seuls six Français sur dix (58%) jugeaient la laïcité menacée.
L'inquiétude pour la laïcité est majoritaire quelle que soit la préférence politique des sondé(e)s. Ceux se déclarant proches du RN sont les plus inquiets (91%), davantage que les proches de LR (85%), ceux de LREM (79%), ceux de LFI (68%) et ceux du PS (64%).

61% des Français pensent que "l'islam est incompatible avec les valeurs de la société française"
Une communauté qui n'aurait que des droits et aucun devoir
est une population inadaptée et indésirable
Les sondés sont également 80% à penser que "la question de la laïcité se pose aujourd'hui différemment en France s'agissant de la religion musulmane" (contre 20% d'un avis contraire). Ils sont 61% à penser que "l'islam est incompatible avec les valeurs de la société française"
Les Français interrogés sont très majoritairement favorables à l'interdiction des prières de rue (82%), une pratique largement dépassée au fil de ces sept dernières années, mais également 82% sont favorables à l'interdiction du port de signes religieux (croix, voie, kippa, ...) pour les usagers des services publics (75%), les accompagnants de sorties scolaires (73%), et les salariés du secteur privé (72%). Ils sont en revanche favorables en majorité aux menus de substitution sans porc dans les cantines scolaires (61%), un avis assurant la communauté à problèmes de leur bonne volonté. Même à sens unique : la disparition du poisson au menu du vendredi ne dérange pas les écologistes qui prônent moins de viande dans notre alimentation.

La "défense de la laïcité" est jugée "tout à fait prioritaire" par 39% des sondés, loin derrière la santé (premier domaine cité, avec 82%), mais aussi la lutte contre le chômage, le pouvoir d'achat, la lutte contre la délinquance, la protection de l'environnement et la lutte contre l'islamisme. La laïcité est un concept mal perçu du fait des conflits qu'elle génère, après un siècle de paix religieuse mise à mal par l'introduction de l'islam en France. 
Dans le détail, les sondés les plus préoccupés par la laïcité sont ceux qui sont proches du PS (50%) et ceux qui sont proches du RN (48%).
Enquête réalisée les 24 et 25 octobre auprès de 1.011 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

mercredi 23 octobre 2019

Une tribune signée par 100 artistes et élus locaux stigmatise les opposants au voile islamique

Ces 100 élus locaux de la diversité dénoncent une "cabale médiatique" contre les musulmans

La critique du port du voile islamique fait sortir du bois ses  partisans

Sondage : La moitié des jeunes musulmans souhaite que la laïcité s’adapte à l’islam en France. 27% des musulmans estiment que la Charia doit s’imposer
Ils pointent des "raccourcis périlleux" et des "propos indignes à l'endroit des musulmans", selon eux.
Ces cent élus répandus dans toute la France ont publié dans les colonnes du JDD du mardi 22 octobre une tribune stigmatisant sans ambiguïté les opposants au voile partout dans l'espace public. Ils y voient un risque de "délation" que "d'aucuns font peser sur la nation en stigmatisant, à dessein, plus de 6 millions de nos concitoyens". 
Le terme 'délation' n'est pas anodin : il pointe les régimes autoritaires ou dictatoriaux, ainsi que les forces d'occupation. La délation qu'ils évoquent renvoie donc "aux heures sombres de notre Histoire". Ainsi les dénonciateurs du port du voile islamique en France seraient-ils rien moins que des fachos. Combattre ce voile dans l'espace public est le signe ostentatoire d'une islamophobie générale, suspecte - par amalgame - de racisme. Et, bien évidemment, les antiracistes ne sont pas des racistes... La totale !
Cette intervention des signataires de la tribune dans le débat public renvoie notamment à la publication d'une liste de "signaux faibles" censés permettre de repérer un individu radicalisé. Adressée à l'Université de Cergy-Pontoise, et publiée par le ministère de l'Intérieur, est-elle illégitime en république ? 
Dans un fichier Excel attaché étaient listés des "signaux faibles" susceptibles d'alerter, par exemple un changement de tenue vestimentaire (le port de pantalon dont les jambes s'arrêtent à mi-mollets ou sarouel, ample entre les cuisses, pour un homme, l'apparition d'un voile pour une femme), l'arrêt de la consommation d'alcool, un intérêt soudain pour la religion ou un absentéisme récurrent aux heures de prières... S'ils constataient "qu'un individu (étudiant ou collègue) présente un ou plusieurs signaux listés dans cet imprimé", les personnels de l'université étaient invités à retourner l'imprimé au référent sécurité. Ce message, relayé sur Twitter, a suscité de vives réactions. Car les signataires de la tribune n'entendent pas séparer le bon grain de l'ivraie dans leur communauté.
"La barbe !" s'exclament-ils avec un humour feint.
"La cabale médiatique à travers la retransmission bienveillante des propos les plus indignes à l'endroit des musulmans ainsi que l'inconséquence des prises de position politique au plus haut niveau de l'Etat nous amènent à dénoncer avec force et détermination les raccourcis périlleux vers lesquels notre pays est entraîné", écrivent les élus.
Qui sont ces 90 "personnalités" du collectif de signataires : l'acteur Omar Sy, né à Trappes (d'un père sénégalais et d'une mère mauritanienne)  - dont la réussite n'est pas le signe qu'il aurait été malmené par la France - a demandé "urgemment" à Macron de condamner "l'agression" dont a été victime la femme voilée de Belfort pointée par un élu RN alors qu'elle accompagnait une sortie scolaire d'enfant d'âge primaire à Dijon au... Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté.
Le collectif, où figurent également la comédienne Marina Foïs et plusieurs chercheurs et sociologues animés non pas par leurs recherches mais leurs orientations politiques et religieuses, appelle aussi à "dire, avec force, que les femmes musulmanes, portant le foulard ou non, et les musulmans en général ont toute leur place dans notre société", ce qui n'est pas le sujet, mais plutôt leur refus de s'intégrer, voire leur prosélytisme. à "refuser que nos concitoyens musulmans soient fichés, stigmatisés, dénoncés pour la simple pratique de leur religion". Cette pratique-là n'est justement pas une règle primaire du Coran, mais un ajout tardif. Et encore est-il régional (dans certaines parties du Golfe ou au Pakistan)...  Les signataires doivent donc réviser leurs fondamentaux...
Dans leur tribune, les 90 partisans d'une république islamique dénoncent la "haine" et la "violence inouïes" de cette scène que les laïcs dénoncent comme une provocation.
Ils dénoncent également la réaction d'un ministre de la République qu'ils condamnent. Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer ne leur convient pas : il "a certes condamné", ce qui ne leur suffit pas, puisqu'il "a tout de même affirmé 'le voile n'est pas souhaitable dans notre société' ". "N'est-ce pas ici l'illustration même d'une stigmatisation assumée jusqu'au plus haut niveau?", s'interroge le collectif.
D'ailleurs, les 90 condamnent également l'avis du ministre de l'Intérieur, ministre des Cultes. Après l'attentat islamiste au coeur de la préfecture de police de Paris, s'il est permis d'en parler, avec les familles éplorées de ses quatre collègues de travail assassinés, Christophe Castaner a listé,  " 'la pratique régulière et ostentatoire de la prière', et 'la pratique exacerbée [!] de la religion en période de ramadan' comme autant de 'signes de radicalisation' [et la liste n'est pas exhaustive] à signaler, alors qu'il ne s'agit ni plus ni moins que de conduites religieuses tout à fait banales chez les musulmans pratiquants". Il n'est en revanche pas dans nos moeurs de refuser de serrer la main d'un concitoyen (c'est un affront) ou de se laisser examiner par un médecin du "genre" qui ne convient pas. Peut-on alors parler de sexisme ou d'homophobie ? 
"Jusqu'à quand allons nous accepter que la laïcité, socle de notre République [notre République commune], soit instrumentalisée pour le compte d'une vision ségrégationniste, raciste, xénophobe, mortifère de notre société?", s'impatientent les signataires radicaux.

Ils n'hésitent d'ailleurs pas à désigner le comportement du ministre de l'Education nationale qui avait récemment indiqué clairement vouloir "signaler les petits garçons qui refusent de tenir la main des petites filles". 

Ces élus-là rappellent aussi certains propos jugés stigmatisants, notamment après les déclarations du directeur-adjoint du Figaro, qui avait affirmé "détester la religion musulmane" sur une chaîne de télévision privée. L'un de ces Français que le Syndicat de la Magistrature, classé à l'extrême gauche (si l'USM est à gauche) avait épinglé sur son "mur des cons" en avril 2013. La présidente du SM, Françoise Martres, avait tenté d'éteindre la polémique, estimant non sans légèreté que ce mur de "défouloir" et d'action de "potache". 

Ces magistrats-là seraient donc d'éternels carabins? Et leur humour irresistible : l'IPJ "n'a pas de mots pour qualifier l'indécence morale de la présence" sur ce mur de Jean-Pierre Escarfail, "père de Pascale, violée et assassinée par Guy Georges".

"Si tu es à Rome, vis comme les Romains ; si tu es ailleurs, vis comme on y vit. " En France, fais comme à La Mecque ?

Les 100 élus locaux ne s'en tiennent pas là. "Nul ne peut prétendre combattre le terrorisme ou la radicalisation par l'humiliation, sauf à rechercher obstinément et furieusement l'effet inverse." Font-ils une proposition ? 
Ils se contentent de systématiser. "A chaque menace qui plane sur le pays et à chaque attaque terroriste, nos concitoyens de confession musulmane tremblent doublement : pour la nation, parce qu'ils sont concitoyens, et pour leur foi, parce qu'ils vivent instantanément la méfiance." A chaque croisement de regard hostile, à chaque attentat, les malheureux tremblent et pleurent. 


Alertant sur ce qu'ils dénoncent comme une dérive de notre société, plongée dans un climat de "suspicion", qui consisterait à faire une menace potentielle d'un individu qui porte une barbe ou un voile, les signataires dramatisent ce qui serait banal ailleurs, hormis en Europe, invitant tout un chacun à éviter à tout prix une "déchirure nationale" encouragée par une vision dévoyée de "la laïcité". Bref, la laïcité de France n'a pas de meilleur protecteur que le musulman. 

En guise de conclusion provisoire, les cent petits élus en appellent au président de la République. 
Garant du principe constitutionnel de nation indivisible, ils interpellent Macron pour qu'ils obtempère à leur injonction. "Notre nation est une et indivisible, écrivent-ils. Le président de la République est garant de ce principe. Il est garant de la Constitution. Il est garant de l'application de la loi. Il s'agit de sa responsabilité devant le peuple et devant l'Histoire. Il est l'incarnation de l'unité. Nous attendons qu'il se lève et le clame à tous."

A la mi-octobre, 90 personnalités et scientifiques avaient également signé une tribune dans le quotidien Le Monde pour exprimer leurs inquiétudes face aux amalgames dont la communauté musulmane serait régulièrement victime.

Liste des signataires :
  1. Marc Goua, 79 ans, maire de Trélazé (près d'Angers, Maine-et-Loire, ex-président de la Fédération des Œuvres Laïques, ex-PS, proche de LREM
  2. Elsa Faucillon, députée PCF
  3. Mounir Satouri, EELV, député européen franco-marocain
  4. David Cormand, EELV, député européen
  5. Salima Yenbou, EELV, députée européenne
  6. Philippe Rio, maire PCF de Grigny (1)
  7. Fabien Gay, sénateur PCF de la Seine-Saint-Denis
  8. Samira Bouhout Tayebi, élue PS à Clichy-sous-Bois, Seine-Saint-Denis
  9. Hamid Daoudi, élu LR de Villeneuve-la-Garenne
  10. Ali Meziane, élu EELV de Clichy-sous-Bois, Seine-Saint-Denis
  11. Véronique Vinet, conseillère régionale EELV d'Occitanie
  12. Samira Aidoud, conseillère régionale d'Ile-de-France, élue LR à la manif islamo-fasciste
  13. Nisrine Zaibi, conseillère régionale PS de Bourgogne
  14. Abdelfattah Messoussi, élu PS de Stains (PCF), Seine-Saint-Denis
  15. Ouis Azdine, élu LR de Corbeil-Essonnes
  16. Patrick Dikoumé, maire-adjoint d'origine camerounaise, à Villeneuve-la-Garenne, comme Hamid Daoudi
  17. Rhizlaine Robin El Greni, élue de Bergerac
  18. Adib Benfeddoul, conseiller départemental de Dordogne
  19. Claire Tawab, élue à Grigny (2)
  20. Habiba Bigdade, élue à Nanterre 
  21. Jean Michel Boucher, élu à Villeneuve
  22. Yael Lévy, élu de Villeneuve-la-Garenne 
  23. Keltoum Rochdi, élue à Cergy
  24. Zohra Darras, conseillère départementale de la Somme
  25. Eric Béal, élu à Rosny-sous-Bois
  26. Jamel Oufkir, élu de Sallaumines
  27. Fatiha Kernissi, élue à Epinay sur Seine
  28. Wahiba Rhouzli, élue à St Ouen
  29. Jérémie Crépel, élu à Lille
  30. Didier Mignot, conseiller régional de Seine-Saint-Denis
  31. Mariam Kante, élue à Villeneuve
  32. Fatima Ogbi, élue à Grigny (3)
  33. Akli Mellouli, élu à Bonneuil
  34. Amel Jouani, élue à Tremblay en France
  35. Gilles Boitte, élu à Sevran
  36. Said Laatiriss, élu à Grigny (4)
  37. Mohamed Hakkou, élu à Gonesse (PS)
  38. Nabil Benghanem, élu à Montreuil (PCF), Seine-Saint-Denis 
  39. Walid Ben Mhenni, d'origine tunisienne, élu à Noisy-le-Grand (LR)
  40. Assiba Abbaci, élue à Noisy-le-Grand (comme le précédent)
  41. Marrouchi Mustapha, élu à Massy
  42. Mohamed Derrar, élu à Evreux
  43. Fatima Messaoudi, élue à Antony (LR), assistante maternelle et rectrice de la mosquée d'Antony
  44. Claudy Chauvelot Duban, conseillère régionale GDR (PCF et LFI) de Bourgogne
  45. Alexis Braud, élu à Allones (72, écologiste)
  46. Abdelsalem Hitache, élu d'opposition au Blanc-Mesnil (LR) en Seine-Saint-Denis
  47. Julien Bayou, conseiller régional EELV d'Ile-de-France
  48. Abderrahi Ait Omar, élu LR à Villeneuve-la-Garenne
  49. Milouda Ala, conseillère régionale Hauts-de-France à Roubaix
  50. Fouad Sari, élu à Vigneux
  51. Chadia Arab, élue à Angers
  52. Hawa Niang, élue à Massy
  53. Youssef Erramach, élu à Bois-le-Roi
  54. Mireille Alphonse, élue à Montreuil
  55. Hafida Ouadah, vice-présidente UDI du Conseil départemental de l'Eure
  56. Anne Claire Jarry Bouabid, conseillère régionale Ile-de-France, Paris XXe,administratrice des finances publiques adjointe  à la Direction générale des finances publiques (DGFiP)
  57. Rachid Laghnadi, élu à Andrésy
  58. Ali Aangua, élu à Ecquevilly
  59. Bouchra Laoues, élue à Massy
  60. Annie Laure Hagel, élue EELV  à Antony
  61. Latifa Kharja-Tehhoune, élue DVD à Chanteloup-les-Vignes (LR)
  62. Sidi El Haimer, élu à Mantes-la-Jolie
  63. Lamine Camara, conseiller régional Ile-de-France
  64. Alexandre Bergh, élu à Tremblay-en-France
  65. Zoubida Rafiq, élue à La Verrière
  66. Amadou Daff, élu à Mantes-la-Jolie
  67. Annie Lahmer, conseillère régionale Ile-de-France
  68. Foudil Ait Chabane, élu de St Ouen
  69. Ahmed Chek, élu à Vaulx-en-Velin (PS)
  70. Sabrina Sebahi, élue d’Ivry-sur-Seine
  71. Fouad Ghzalale, élu à Evreux
  72. Antony Taillefait, élu à Angers
  73. Elise Aebischer, conseillère régionale de Bourgogne-France-Comté
  74. Mehdy Belabbas, élu d’Ivry-sur-Seine
  75. Hella Kribi Romdhane, conseillère régionale Ile-de-France
  76. Monique Belot, élu à la Verrière
  77. Hasana Sadiki, élu Valenton
  78. Catherine Hervieu, vice-présidente Dijon Métropole
  79. Pierre Serne, conseiller régional d'Ile-de-France
  80. Niaye Camara, élu à Chanteloup-les-Vignes
  81. Pascal Troadec, élu LFI à Grigny (PCF)
  82. François Damerval, conseiller régional d'Ile-de-France
  83. Fatimata Amy, élue à Angers
  84. Estelle Lemoine, élue à Angers
  85. Leila Youssef, élue à Rambouillet
  86. Jean Laurent Félizia, élu du Lavandou
  87. Kaoutar Dahoum, élue à Vaulx-en-Velin
  88. Hassan Qamar, élu à la Verrière
  89. Roberto Romero, élu à Bagneux
  90. Haikel Drine, élu d'opposition à la mairie LR du Blanc-Mesnil
  91. Rachid Sekkour, élu à Vandoeuvre-les-Nancy
  92. Jean Yves Blee, élu à La Verrière
  93. Addichane Lhassane, élu à Mézières
  94. Amara Traoré, élu à La Verrière (PCF)
  95. Latifa Chay, élue LREM de Romans-sur-Isère
  96. Rose Marie Véron, élue agglomération Loire métropole
  97. Yanis Khalifa, suppléant de la députée LREM Sira Sylla, d'origine sénégalaise
  98. Sophie Foucher Maillard, conseillère départementale PS du Maine-et-Loire
  99. Marine Tondelier, élue EELV à Hénin-Beaumont
  100. Driss Ettazaoui, élu MoDem à Evreux
  101. Le collectif rassemble également des réalisateurs dont Céline Sciamma, une réalisatrice qui a eu pour compagne l'actrice Adèle Haenel (une protégée du Festival de Cannes) qu'elle a dirigée dans deux films controversés, des journalistes dont l'identité n'est pas diffusée, des sportifs anonymes dans le public, ou le rappeur Nekfeu, surnommé le 'fennec' par ses amis algériens, ou les membres fondateurs de Zebda (Hakim et Mustapha Amokrane, Toulousains qui soutiennent le parti politique d'extrême gauche 'Les Motivés', proche des trotskistes du NPA, via la LCR).
    En Ponce Pilate, Macron a lancé que l'affaire du port du voile dans l'espace public qui divise les Français, "Ce n'est pas mon affaire !
    Est-ce l'affaire des élus de la République, singulièrement LREM ?