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lundi 28 octobre 2019

Terrorisme islamo-politique: la philosophe Sylviane Agacinski, censurée à... l'université !

La macronie constate le nouveau visage du fascisme universitaire et reste les bras ballants

Le nouveau visage du stalinisme universitaire n'est pas que marxiste

Michel Eyquem de Montaigne fut sans doute le premier penseur à ébranler l’ethnocentrisme spontané des cultures humaines à travers la remise en cause du concept de barbarie. Raison pour laquelle il est plus que légitime de voir son nom accolé à celui d’une université. Mais sans doute l’homme des Essais, le sceptique horrifié par les guerres de religions, serait-il effaré de voir le spectacle qui s’est joué le jeudi 24 octobre à l’université Montaigne de Bordeaux. Ou plutôt qui ne s’est pas joué, puisque la conférence prévue autour de la « reproductibilité technique » de l’être humain a été annulée au motif que des groupuscules avaient promis d’empêcher sa tenue « par tous les moyens ». Le syndicat «Solidaires étudiant-e-s Bordeaux», les associations GRRR, Riposte trans, Mauvais Genre-s et WakeUp! sont, certes, des organisations croupion, mais il se trouve que leurs menaces [comme nombre de celles proférées par les minorités agissantes et talons d'Achille des démocraties] font peser un risque tel que la direction de l’Université ne s’est pas considérée en mesure « d’assurer pleinement la sécurité des biens et des personnes ». [Ma macronite est contagieuse : on est dans le fief de Juppé !]

CLIMAT DE TERREUR

Des petits groupes radicaux faisant peser un climat de terreur pour imposer leurs vues et faire taire les opposants, cela porte un nom : cela s’appelle des milices fascistes. [Et Darmanin qui ne se dresse même pas sur ses ergots pour annoncer l'arrivée de le "peste brune"?] A ceci près que celles-là jouissent d’une mansuétude infinie de la part de certains milieux politiques et médiatiques dans la mesure où elles prétendent incarner le Bien. Qui oserait le contester ? La lutte contre toute forme de discrimination, qu’elle soit sexiste, raciste ou homophobe, est l’horizon de ces démocraties contemporaines qui ont abandonné toute idée de progrès social et d’émancipation collective, et toute idée, même, de dépassement de soi par le savoir et la délibération intérieure, qui était le projet de cet humanisme dont Montaigne est l’incarnation [Plus sûrement que par les media, l'acculturation de la jeunesse est véhiculée par l'école et l'université, comme l'islamisme l'est moins par les prisons que par leurs imams incontrôlés ces mêmes media sous tutelle idéologique, clones des annonceurs, mais aussi des politiques tièdes et frileux que la vertu embaume avant l'heure].
LIRE AUSSI : Sylviane Agacinski sur la PMA : "La biomédecine est mise au service des marchés qu'elle génère"

En l’occurrence, les arguments de ces associations sont parfaitement assumés : Sylviane Agacinski serait une « homophobe notoire » à laquelle il serait « dangereux et inconscient » d’offrir une « tribune » dans un contexte « d’homophobie et de transphobie décomplexées (médias, manifestations anti-PMA, agressions, refus de la PMA aux personnes transgenres…). » Oui, le refus de la PMA aux personnes transgenres est, pour ces sympathiques étudiants, une preuve de l’homophobie généralisée qui gangrènerait la société française. Peu importe que tous les sondages d’opinion prouvent un progrès majeur des mentalités et que l’agression d’une transexuelle soulève des vagues d’indignation. Le réel n’a aucun importance, seules valent les pétitions de principes qui permettent de justifier la poursuite du combat contre la bête immonde. Et l’on peut traiter d’« homophobe notoire » (notoire pour qui ? selon quels critères ?) une philosophe qui a défendu le Pacs et le mariage pour tous… En résumé : le racisme, l’homophobie et le sexisme ne sont pas des opinions mais des délits. On ne doit pas les laisser se répandre. Il suffit donc d’accoler les adjectifs « raciste » ou « homophobe » à quelqu’un pour avoir légitimement le droit de le faire taire.

DÉFENDRE SON CAMP, FAIRE TAIRE L'AUTRE

Élément significatif de l’état du débat public en France : ceux qui se sont élevés contre la terreur intellectuelle imposée par les activistes de Bordeaux sont [seraient] avant tout des gens de droite, opposés à l’extension de la PMA aux couples homosexuels. François-Xavier Bellamy, Valérie Pécresse, le Figaro ou le site Atlantico… L’indignation vient-elle d’un refus du terrorisme intellectuel ou du fait que, ces derniers temps, il semble émaner toujours du même camp ? On aurait aimé entendre les défenseurs farouches de la PMA pour toutes s’insurger contre ces méthodes d’intimidation. Comme on aimerait être sûr que ceux qui dénoncent aujourd’hui ce terrorisme défendraient avec la même vigueur le droit d’un de leurs adversaires idéologiques à s’exprimer. Mais la radicalisation des opinions met en danger la capacité même des uns et des autres à entendre des discours contradictoires. On défend son camp. Et l’on fait taire l’autre. Au nom du Bien. Parce que l’autre incarne le mal [caricatures et amalgames manichéens, primaires mais efficaces]. Il se trouve qu’actuellement, ceux qui se croient le plus farouchement détenteur de ce Bien sont les tenants d’un progressisme dévoyé qui abîme les plus belles causes, le féminisme, l’anti-racisme et la défense des droits des homosexuels [c'est notre sujet, mais on peut toutefois imaginer de plus belles causes que celles-là !].

Il est particulièrement inquiétant de constater que les universités sont les lieux privilégiés de ce terrorisme intellectuel. Sylviane Agacinski, pour les positions qui sont les siennes, ne pourrait plus enseigner à l’EHESS [pourtant un repaire de gauchistes]. Et nombreux sont les professeurs obligés de mesurer chaque mot pour éviter d’avoir à affronter une cabale [et un procès!]. Les universités, temples dédiés aux savoirs, à leur élaboration et leur conservation, lieux de la disputatio médiévale, c’est-à-dire de la controverse argumentée, ont semble-t-il abandonné, au tournant du XXIème siècle, ce qui faisait leur vocation. Comment expliquer ce naufrage ?

L’état d’esprit qui règne dans les universités françaises n’est que le résultat de l’importation de ce qu’on pourrait appeler le « minoritarisme » américain [on lui doit notamment le féminisme]. L’organisation de la société en communautés appelées à faire valoir leurs « droits » contre un état considéré comme l’émanation d’une majorité forcément oppressive [résurgence du marxisme et du totalitarisme dont André Breton est un modèle dans la littérature et les arts], conjuguée à un individualisme faisant de la subjectivité de chacun la mesure absolue de toute chose aboutit à la destruction de tout espace social. Les savoirs universitaires ne sont plus considérés que comme une opinion imposée par cette majorité, à laquelle on peut opposer toute autre opinion [rien de nouveau sous le soleil : au totalitarisme marxiste succèdent à l'Université les dictatures de l'écologie et des genres]. Jusqu’à ce que, ultime étape, toute expression attribuée à la supposée majorité, toute manifestation, même, de l’idée qu’il pourrait exister une majorité, devienne inacceptable. L’extension des droits individuels ne souffre aucune contestation puisqu’elle est en fait une juste réparation de l’oppression séculaire [parallèle évident avec l'anti-colonialisme révolutionnaire des quartiers agités par des imams, mais aussi des "personnalités" du monde du spectacle (Omar Sy émerge parmi eux) qu'on voit davantage sur les écrans ou à Los Angeles - où Sy possède une luxueuse propriété, d'une valeur de 3,1 millions d'euros - qu'à Trappes]. De sorte qu’il ne peut exister de juste mesure. Cette extension ne peut être qu’infinie, et quiconque émet des doutes sur un point ou un autre est un ennemi du Bien.
Sylviane Agacinski, philosophe et ancien professeur à l’EHESS, proche de Jacques Derrida, qui fuit les polémiques de plateaux télé et préfère le temps long de la réflexion, devient [est présentée comme] l’équivalent d’un Zemmour. Il n’y a pas à argumenter face à elle mais à la faire taire. A caricaturer sa pensée comme le fait de façon effarante le communiqué de presse des associations de l’université de Bordeaux [intellectuels ou bien usurpateurs cooptés ?], qui transforme une analogie en comparaison et affiche une incapacité à intégré toute forme de nuance.

Le mouvement qui s’est enclenché sous l’effet de la globalisation culturelle gagne l’ensemble des sociétés occidentales. Cette conception minoritariste (que nous avions analysée avec le journaliste Jean-Michel Quatrepoint dans un ouvrage intitulé 'Délivrez-nous du Bien'), par son refus de l’universalisme et son obsession identitaire, est une remise en cause absolue de l’humanisme et des Lumières.

Elle [globalisation culturelle] gagne dans l’indifférence générale toutes les facultés de sciences sociales, endoctrinant à coup de concepts vides les étudiants qui sortent du lycée vierges de toute structure intellectuelle. Jusqu’au moment où l’idée même de débat contradictoire fondé sur des arguments rationnels aura sombré, effaçant plusieurs siècles d’histoire de la pensée. Tout cela horrifie les citoyens lambda. Mais les décideurs, ceux qui, dans les milieux politiques et médiatiques, ont la parole, se gardent bien de prendre leurs responsabilités [c'est ce qui caractérise la macronie]. Trop peur d’être la cible de la prochaine cabale, d’être classé dans le camp des réactionnaires, d’être accusé d’avoir basculé à l’extrême droite. Il serait plus que temps de refuser à ces inquisiteurs et à leur affidés le droit de définir au nom des citoyens le progrès et le bien commun.

Cet article de Marianne publié le 27/10/2019 est dû à Natacha Polony
(les commentaires personnels sont entre crochets et seuls les titres ont été modifiés)

jeudi 19 mai 2016

Agression de policiers en voiture incendiée à Paris: 5 antifascistes récidivistes interpellés

L'un des  "antifa" contre la police, relâché par la juge administrative...
Ils seraient tous majeurs, appartenant au groupe d'âge 19 et 21 ans. Une cinquième personne a été interpellée après l'attaque de policiers dans l'exercice de leurs fonctions et l'incendie d'une voiture de police, dans laquelle circulaient deux fonctionnaires, mercredi à Paris par des manifestants "anti-police", quand on ne veut pas dire "anti-fascistes". Ces révolutionnaires du genre primaire et frustre assimilent grossièrement police, loi Travail, article 49.3 et fascisme !

Des sources policière et judiciaire avaient d'abord annoncé le placement en garde à vue de trois hommes. Bernard Cazeneuve s'exprimait devant la presse dans la soirée, après avoir rendu visite à l'hôpital à l'un des deux policiers agressés, frappé et "contusionné."
D'autres interpellations "interviendront", avait précisé le ministre de l'Intérieur.

Trois des agresseurs étaient interdits de manifestation...

Trois des hommes concernés avaient "fait l'objet de la part de la préfecture de police de Paris d'une interdiction de paraître dans les manifestations," a précisé Cazeneuve. L'un de ces trois arrêtés avait été "cassé par le tribunal administratif", a ajouté une source policière. 

"Grand soleil du XXIe siècle” place Beauvau, Bernard Cazeneuve avait comptabilisé mardi 53 arrêtés préfectoraux  signés, dont 41 à Paris, pour interdire de manifestation contre la loi travail des personnes soupçonnées d'être des fauteurs de troubles. 
Certains de ces arrêtés avaient été suspendus par la justice administrative. "J'ai demandé au préfet de reprendre les interdictions de paraître pour une liste d'individus" dont les actions relèvent "de la barbarie", a ajouté le ministre de l'Intérieur.
Les deux policiers reviennent de loin
Jeudi sur RTL, Manuel Valls a pronocé les phrases attendues, saluant "le courage" et "le sang-froid" des deux policiers, qui sont "en bonne santé" mais "choqués". Il a ajouté vouloir des "sanctions implacables" contre ceux "qui veulent se payer un flic". En revanche, et selon lui, les syndicats "doivent s'interroger sur la pertinence" de certaines manifestations, attribuant implicitement aux responsables syndicaux la responsabilité des violences meurtrières des 'antifa'.

Mercredi, à la mi-journée place de la République, des policiers manifestaient leur ras-le-bol de la "haine anti-flics" des "antifa" présentés par la presse comme des "casseurs" ordinaires, une contre-manifestation interdite s'est tenue au même endroit contre les "violences policières". Aux cris de "Flics, porcs, assassins" ou "Tout le monde déteste la police", les contre-manifestants ont été repoussés par un imposant dispositif de sécurité.

Gérard Larcher, Bruno  Le Maire et Marine Le Pen apportent leur soutien aux policiers

Marine Le Pen, présidente du FN, a assuré les forces de police de son soutien dans un communiqué: "Nos forces de l'ordre exercent avec courage des missions de plus en plus difficiles dans des conditions matérielles déplorables. Elles doivent faire face en première ligne au terrorisme et à l'explosion de la criminalité qui frappent notre pays. Récemment prise pour cible par une campagne de dénigrement absolument honteuse et irresponsable orchestrée par le syndicat Info'com de la CGT, notre police a tout au contraire besoin de se sentir portée par le soutien de la population et de l'ensemble des acteurs publics dans cette période de désordre généralisé (...)".

Gérard Larcher, LR, président du Sénat a également déclaré son soutien via Twitter.

Bruno Le Maire, député LR et candidat à la primaire s'est aussi exprimé,
sur Facebook: "La violence et le harcèlement verbal sont devenus le quotidien de nos forces de l'ordre depuis plusieurs semaines. Dans un contexte particulièrement tendu, elles réagissent avec un professionnalisme et un sang-froid qui forcent notre admiration à tous. Je veux leur dire mon respect. Je veux leur dire mon soutien."

Valls réclame des "sanctions implacables"

Vaine pression sur la justice: des mots, encore des mots !
Le Premier ministre, Manuel Valls, s'est adressé à la galerie en souhaitant, pour la forme, des sanctions "implacables" contre ceux qui "veulent se payer un flic", comme il l'a dit jeudi, au lendemain de l'attaque -en plein Paris- de policiers gazés avec des fumigènes, avant l'incendie de leur véhicule de police, par des "casseurs", comme continue de dire la presse, pour désigner des révolutionnaires d'extrême gauche hyper-violents.

Le groupe Action antifasciste Paris-Banlieue, créée en 2012 et constitué d'"antifa radicaux", autonomes et sectaires, organisés en structure horizontale et par un système de parrainage, compterait le plus de militants 'antifa' à Paris, avec beaucoup d’anciens de la tribune Auteuil du Parc des Princes.
Ciblant la lutte anticapitaliste contre l'État libéral et l'extrême droite, ce groupe a été révélé au grand public par l'affaire Clément Méric et le réservoir de Sivens, en juin 2013, et agit en coordination étroite avec le Collectif antifasciste Paris Banlieue.
Le chef du gouvernement a par ailleurs confirmé sur RTL que de nouvelles listes de personnes interdites de se rendre à des manifestations contre le projet de loi travail seraient déposées par les autorités, bien que la justice administrative ait cassé une décision similaire.
Or, ce nouvel épisode dans les violences des 'skins' et 'antifa' dépasse de loin le phénomène "casseurs" de droit commun auquel la presse a la consigne de s'attacher: 
"Pendant toutes les années du mitterrandisme nous n'avons jamais été face à une menace fasciste donc tout antifascisme n'était que du théâtre," (Lionel Jospin, 29 octobre 2007)
Manuel Valls participe à cette comédie communiste de l'antifascisme.
François Furet, ancien militant du PCF stalinien, écrit que les mouvements communistes ont nourri une assimilation volontaire et erronée entre fascisme et anticommunisme.  
Ce "terrorisme intellectuel" a bloqué toute analyse critique du communisme, car elle reviendrait à défendre le fascisme. François Furet applique  au stalinisme l'instrumentalisation manichéenne de l'antifascisme. 
Dans Le Livre noir du communisme, l'historien Stéphane Courtois écrit: " L'antifascisme est devenu, pour le communisme, un label définitif et il lui a été facile, au nom de l'antifascisme, de faire taire les récalcitrants. […] Furent ainsi prestement escamotés les épisodes gênants au regard des valeurs démocratiques, comme les pactes germano-soviétiques de 1939 ou le massacre de Katyn."

"
La ligne politique "antifasciste" comme programme politique [...] remonte [...] à mai 1934", à la suite du XXXIe congrès de la SFIO quand Léon Blum privilégie  "la lutte contre le fascisme" avec  l'arrière-pensée d'un "plan" pour rallier les masses en vue des campagnes électorales à venir.

Hollande et Valls trouvent-ils donc toujours un intérêt politique à laisser les "anfifa" prospérer
dans la perspective des élections de 2017 ?

samedi 20 décembre 2014

PS: certains Saint-Just laissent éclater leur haine d'Eric Zemmour

"Monsieur Zemmour, la République, on l’aime ou on la quitte"
C'est Libération qui leur ouvre cette tribune
Sans-papiers d'A. Hidalgo?
"Illettré" de Gad ?
Photo de Zemmour choisie par Libération
Yann Galut, député PS du Cher (Fidl, UNEF, MJS, SOS Racisme, ATTAC), fondateur et porte parole de la Gauche forte, Medhi Thomas Allal, délégué général de la Gauche forte, non élu (fondation Terra Nova), Colette Capdevielle, députée PS des Pyrénées-Atlantiques, Alexis Bachelay, député des Hauts-de-Seine et porte-parole de la Gauche forte, Marie-Anne Chapdelaine, députée PS d'Ile-et-Villaine et David Abdelkader-Corrihons membre de la Gauche forte (deuxième année de Sciences- Po) se sont érigés en juges, le 18 décembre 2014. Sans les sénateurs Patricia Schillinger et Ronan Kerdraon, ni les députés Jean-Pierre Maggi et Hugues Fourage.
Ils se comportent en groupe des Montagnards de la Révolution française 
Galut et Abdelkader-Corrihons, sur TF1
dont les plus intolérants, Robespierre (Bachelay) et Saint-Just (Galut), membres de la Convention, furent guillotinés le 28 juillet 1794. L'intransigeant Saint-Just fut notamment l'inspirateur de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, celle de 1793 qui présente comme un devoir l'insurrection populaire contre un pouvoir oppressif, tyrannique et, despotique. "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs". Au nom de cette déclaration de 1793, les révolutionnaires instaurèrent le règne de l'arbitraire caractérisé par les exécutions de masse de la période sanglante de la Terreur responsable de colonnes infernales et de massacres qui fit plusieurs dizaines de milliers de victimes, voire plus de 100.000 victimes, singulièrement en Vendée et en vallée du Rhône.

TRIBUNE

Procès d'intention en préambule
"Vous prétendez aimer la France, mais vous en haïssez le véritable peuple, quand un quart d’entre nous a un grand-parent né à l’étranger", affirment-ils péremptoirement, forts de leur arrogante idéologie. Pour se donner quelqu'autorité, ils citent Emile Zola: "La République est envahie par les réactionnaires de tous genres; ils l’adorent d’un brusque et terrible amour; ils l’embrassent pour l’étouffer." (Lettre à la France, 7 janvier 1898).

Profession de foi
"Nous sommes patriotes. Nous aimons la France, autant que nous aimons la République, parce que, pour nous, la France est République ou elle n’est pas. Nous sommes patriotes parce que nous chérissons les valeurs républicaines d’égalité des droits, de liberté, d’émancipation et de laïcité."

Réquisitoire
"Monsieur Zemmour, ceux qui, comme vous, se font les prêcheurs des idéologies du déclin et prédisent le 'grand remplacement', n’aiment pas la France." [généralisation clivante et liste noire]

En faisant des musulmans de France des boucs émissaires [assertion], vous reniez les valeurs républicaines de notre pays. Vous vous accrochez aux stigmates des périodes les plus sombres de notre histoire, pour ériger en modèle votre propre système, antirépublicain, raciste et xénophobe… Non, l’islamophobie n’a pas sa place dans la République ! [ostracisme]

Vous voudriez nous faire croire que la France appartient à une certaine religion et à une certaine "ethnie", à ce que certains acclament comme un peuple exclusivement constitué par des "Français de souche", mais qui n’est rien d’autre que le fruit de leurs fantasmes, déconnecté de ce qu’a été l’histoire de France. [discrimination]

Nous répondons que la République, c’est la puissance du vivre-ensemble [l'évoquer, c'est en admettre l'absence], grâce à des valeurs, qu’il n’y a d’autre peuple que l’assemblée de tous les citoyens français. L’essentialisme culturel [distinction sexe et genre, notamment] et ethnique [opposant nature et la culture] n’a pas sa place dans notre République ! [dogmatisme]

Vous prétendez aimer la France [audacieux déni], mais vous en haïssez le véritable peuple [qui sont les faux ou mauvais Français?], quand un quart d’entre nous a un grand-parent né à l’étranger [combien sont Européens?]. Le discours prononcé par François Hollande inaugurant la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI) a permis de rappeler comment se construit une nation : par les échanges, par les apports extérieurs, par le contact…

La Gauche forte, idéologue fumeuse
"La France est diversité" [qui le nie?], précisait Braudel [marxiste à bien des égards]. Elle est le plus ancien pays d’immigration en Europe. [après les pays nordiques et l'Allemagne !]

Sa force, c’est son métissage [son histoire  séculaire et son génie singulier, accessoirement ?] grâce auquel elle a pu grandir [axiome galutien: sans métissage, point de croissance], se réinventer et enrichir sa culture. Le nier, c’est attaquer la France [binaire et ], c’est renier la tradition française, c’est être antipatriote [la sentence est tombée!].

Etre français et être républicain ne se décrète [accord au pluriel, SVP] pas par le sang [exclusive hardie], mais se définit par une adhésion commune à des principes qui nous dépassent [c'est clair!], à ces valeurs transmises par l’école de la République [disons plutôt de la FSU].

La Gauche forte n'est pas agressive...
Vous vous attaquez aux droits fondamentaux du peuple français, issus d’une histoire commune et garantis par le préambule de la Constitution [celle de la Ve République peut encore servir !] : "Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine [nazi et soviétique], le peuple français [ses citoyens et non ses clandestins] proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés."

Cette histoire commune, c’est celle des conflits mondiaux du XXe siècle, c’est celle des 100.000 soldats musulmans morts pour la France, tirailleurs algériens, marocains, tunisiens ou sénégalais [Harkis, aussi, ou non ?]. Non, Monsieur Zemmour, lorsque vous bafouez la mémoire nationale, vous n’aimez pas la France. [de quel droit cette condamnation terroriste ?]

Attendus du jugement de condamnation
Députés PS Y. Galut et N. Bays,
brièvement époux d'Aurore Bergé (UMP),
pro-mariage homosexuel
En déclarant la guerre à une sorte "d’ennemi intérieur" [que ce quarteron  de signataires insanes nous épargne en revanche ses "démons intérieurs"], vous vous inscrivez dans la tradition de l’extrême droite réactionnaire, qui a toujours nié l’égalité des humanités et l’égalité des possibles. Vous rêvez d’attiser la haine et les rancœurs d’une France contre l’autre. Vous mettez en danger la démocratie fondée sur le pacte social républicain. Ne soyons pas dupes et écoutons les mots de Montaigne : "Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous." [mais que ni Zemmour, ni aucun républicain ne se sente menacé !]

Au secours, le GIGN, retenez les djihadistes roses !


jeudi 14 novembre 2013

Le changement, c'est le passage de l'insolence à la terreur

Leonarda et le tweet de Natacha Polony : tout dérapage doit-il être désormais réprimé ? 

La ligue de répression de l'humour nous imposera-t-elle un nouvel ordre de gauche? 

Natacha Polony fait l'objet d'une cabale de la bien-pensance étroite et racornie pour un tweet moquant la jeune Leonarda

La journaliste chroniqueuse de l’émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché", sur France 2, a tweeté nuitament, suscitant l’indignation d'internautes pourtant habituellement peu délicats.

Le message a été retiré sous la pression, mais l'observation dérange et fait du bruit, plus que les 50 euros d'un journal de Quatre sous à Leonarda (lien TF1) . Tout mérite-t-il la même lourde sanction? Eh bien, non, selon qu'on est Libération, Europe 1 ou Canal+...

N. Polony raillait un paradoxe faisant référence à Leonarda, cette "jeune fille rom" expulsée par Manuel Valls avec sa famille et qui a fait l'objet d'une vive controverse dans la presse engagée mais que des étudiants vertueux, tout aussi militants, qui faisaient mine de la soutenir, ont piteusement abandonnée à son sort au milieu du nulle part kosovar dès que la classe socialiste a sonné la reprise des cours.

Le courage n'a pas à dépasser 140 caractères
Un détracteur de la chroniqueuse décrit le tweet. Il  montre une femme d’origine rom [il faut désormais dire roumaine, bulgare ou albanaise, quand on est de son temps, bien qu'on se revendique pourfendeur politiquement correct de ses concitoyens et qu'on émarge au Nouvel Observateur]. Or, elle fait la manche en vêtement Givenchy sur les marches d’une bouche de métro, ce qui pourrait légitimement interpeller le quidam. L'indigné qui n'a pas jugé bon de rappeler que la mendiante est en situation irrégulière au regard de la loi républicaine, est pourtant historien de son état (et donc objectif?), mais pourtant imperméable à l'ironie de la situation signalée par la journaliste. Pensant qu’elle cherche à être "drôle", le vertueux intello dénonce l'observatrice qui met le doigt sur la réalité qu'il ne saurait voir:


Le terrorisme intellectuel est arrivé

Face au procès d'intention, Natacha Polony a dû s'auto-censurer
et effacer son tweet. Même pas le courage d'assumer jusqu'au bout... Mais la ligue de la bien-pensance ne se satisfait pas d’un "tweet laconique", en guise d’excuses, quand à gauche on se fendrait (peut-être) de regrets: 
Faut-il rétablr la peine de mort?

Des idées proches de celles d'Éric Zemmour

Le "citoyen engagé" ne lâche ni l'affaire, ni la chroniqueuse craignant qu'elle décide "de toute sa hauteur" que l’affaire est close: "c’est pourtant loin d’être le cas", prévient le justicier.

La charrette est attelée.
"Elle a voulu imiter son patron Laurent Ruquier qui, dans "On n’est pas couché", balance régulièrement des vannes assez pourries, mais dont on ne lui en tient rarement rigueur car c’est un humoriste", reproche l'historien à la grammaire approximative. Et l'illettré de pourtant prodiguer ses conseils à l'agrégée: "Elle ne devrait tenter de l’imiter car cela devient très vite une mauvaise blague (in)digne de Jean Roucas, qui soutient Marine Le Pen." La liste noire (Polony, Zemmour, Ruquier, Roucas et Marine Le Pen) dressée, le convoi est-il prêt ?

Depuis quand est-il drôle de se moquer de la misère humaine ? 

Ce n'est pas le sujet, mais la soif de sang altère le jugement. 
La chroniqueuse ne moque pas la misère, mais le paradoxe. Ce n'est pas parce que Bruno Roger-Petit est en vacances qu'il faut rivaliser de sottise. A ce propos, notons la grande misère des contributions au Nouvel Observateur... 

Le demandeur d'asile au Nouvel Obs est un incroyant, on le savait au simple survol du titre de ses papiers laïcards et anti-cléricaux. "On a beaucoup de mal à croire qu’il s’agit juste d’un dérapage ou d’un "trait d’humour pas très drôle", surtout lorsque l’on connaît un peu le personnage." 
 Si on ne l'avait pas pressenti, l'historien inconnu a un compte à régler. Solidaire de BRP depuis que Natacha Polony a fait alliance avec Finkielkraut pour censurer Aymeric Caron, la clique serre les rangs et harcèle. Natacha Polony reçoit son étoile jaune : elle est "avant tout une réac" ! C'est le signal des quloibets et des crachats vers l'échafaud.  Et l'obsur donneur de leçons de distiller sa haine de celui qui ne partage pas ses opinions: " Elle a presque les mêmes idées que son odieux prédécesseur, Éric Zemmour. Elle incarne une vision de la France qui est dépassée, la France rance." Ca, en revanche, on suppose que ça se veut drôle...

Les internautes se déchaînent et "ils ont bien raison", selon le pseudo-historien

L'historien  sectaire accorde son onction aux internautes. Ils ont "raison de s’indigner de cette provocation nauséabonde et méprisante, derrière laquelle on peut y déceler un racisme qu’on qualifie "d’ordinaire". [Encore une faute de français: parents, rassurez-vous, il n'enseigne pas la langue de Bossuet...] Et tombe le blâme "Lorsque l’on travaille pour une chaîne du service public, il y a des limites à ne pas franchir. Natacha Polony vient même de franchir la ligne rouge." Elle n'aura pas la tête sauve. 

La sentence tombe: le procureur requiert la tête
1793-2013

Encore un conseil gratuit qui vaut son prix
"France 2 devrait sérieusement réfléchir à l’avenir de Natacha Polony sur son antenne. Son tweet dépasse les bornes. De tels débordements scandaleux ne doivent pas rester sans conséquences. On en a viré pour moins que ça à la télévision."
Sa place n’est plus sur le plateau de "On n’est pas couché". Elle est ailleurs. Si possible loin des caméras, loin de notre vue…
Sa place est-elle au goulag ? 
Si ce n'est celui du Nouvel Observateur, ce pourrait bien être celui de Valls et Hollande... Prenons-y bien garde.

jeudi 11 avril 2013

Terrorisme intellectuel d'écolos radicaux du Sénat

Incident de scéance au Sénat : communiqué de presse du 11 avril 2013

EELV a relégué la sérénité des débats du Sénat dans le passé
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Esther Benbassa, en jaune, au centre
VOIR et ENTENDRE les propos détournés par la gauche au cours du débat sur le mariage homosexuel et en particulier le procès d'intention de J-V Placé tentant d'instrumentaliser l'interprétation de la sénatrice : 

Ce jeudi 11 avril, lors de l’examen au Sénat du projet de loi sur le Mariage Pour Tous, des sénateurs de la majorité m’empêchaient de développer mes arguments par une agitation peu respectueuse des habitudes de cette assemblée.


Répondant à la sénatrice Esther Benbassa qui ne cessait de m’interrompre, je lui ai signifié que
notre différence de couleur politique ne devait pas nous empêcher de nous écouter. J’ai ajouté avec humour qu’il y avait une autre différence de couleur entre nous, pour rendre hommage à sa tenue vestimentaire aux couleurs éclatantes. Quelques uns ont saisi au bond cette occasion pour m’accuser d’avoir tenu des propos xénophobes envers de cette sénatrice, qui est par ailleurs ma voisine de bureau au Sénat.


Ces accusations sont honteuses et elles me blessent profondément. Je défie quiconque de trouver chez moi un seul propos xénophobe en 25 ans de vie politique. D’ailleurs, l’incident a été clos très vite par une déclaration qui a levé toute ambiguité.


Je dénonce donc cette fausse indignation orchestrée par la gauche pour éviter de répondre sur le fond à mes arguments.

Bruno Retailleau

Sénateur de la Vendée


VOIR et ENTENDRE l'émission du jour de Public Sénat, On refait la séance:

Documentation


Née en 1950 à Istamboul dans une famille descendante de Juifs expulsés d'Espagne ,
la couleur de peau de cette tri-nationale ne saute pas aux yeux, mais semble mal vécue par cette universitaire irascible et peu conviviale.