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mercredi 25 octobre 2017

Disparition de Maëlys : le procureur dénonce des fuites dans l'enquête policiaire

Crise ouverte entre le procureur et les gendarmes

Les pressions de la presse dite d'investigation sont-elles en cause?

Le procureur de Grenoble accuse la gendarmerie 
d’être à l'origine des révélations dans la presse qui publie de nombreuses fuites dans le "secret des sources". 

Le procureur de Grenoble est ferme dans un entretien accordé à RTL. "La seule chose qui soit scandaleuse dans cette affaire, c’est les fuites permanentes. Tous les jours dans la presse il y a des éléments qui fuitent et qui peuvent nuire à l’enquête", c'est-à-dire à l'établissement de la vérité, gronde Jean-Yves Coquillat. 
"Les éléments communiqués, ne sont connus que des enquêteurs, de leur hiérarchie, et des juges. Que des journalistes soient avisés de ces éléments, cela ne peut être fait que par des gens qui pratiquent l’enquête ou qui sont au-dessus des enquêteurs", accuse le procureur.

Et le représentant du ministère de la Justice désigne clairement les responsables. 
"Ce sont les gendarmes qui ont l’enquête. Je suis obligé de déclencher une enquête dont je me serai bien passé, parce qu’une enquête dans l’enquête, ce n’est sûrement pas quelque chose qui va faciliter la résolution de cette affaire. Et j’ai très clairement le sentiment que l’affaire Grégory n’a pas servi de leçon à beaucoup de gens", se désole-t-il.

Quelles conséquences sur l’enquête ?

Résultat de recherche d'images pour "pasidupes.blogspot.presse d'investigation"Cette crise entre le procureur et les gendarmes pourrait fragiliser des investigations qui sont déjà compliquées sur le terrain. En effet, Maëlys n’a toujours pas été retrouvée et les indices ne permettent pas de confondre le principal suspect.

"Un lien de confiance vient de se casser avec les gendarmes", commente Jean-Alphonse Richard, chef du service police-justice de RTL qui semble découvrir un phénomène nouveau. 
Le procureur désigne avec précision les responsables des fuites dans la presse : "la direction de la gendarmerie", ou encore "l’IRCGN", l’institut qui procède à toutes les analyses scientifiques et techniques.

En retour, le directeur général de la gendarmerie, dénonce "des accusations péremptoires et scandaleuses".
 
Résultat de recherche d'images pour "pasidupes.blogspot.presse d'investigation""On est déjà condamné avant même qu’il y ait une enquête", déplore en retour le directeur général de la gendarmerie, alors que va désormais peser sur lui une enquête pour "violation du secret de l’instruction". "La dernière guerre de ce type remonte à l’affaire Grégory, et avait débouché sur un fiasco judiciaire", conclut le commentateur. 

La police n'a donc rien retenu de ce gâchis et la presse continue  a faire de l'investigation facile en salle de rédaction, devant le téléphone.


dimanche 20 mars 2016

L'avocat de Salah Abdeslam raconte qu'il pourrait porter plainte contre le procureur de Paris

Le cabinet d'avocats d'activistes a encore frappé

Salah Abdeslam 
a confirmé son intention de "se faire exploser au Stade de France"
Sven Mary n'est pas le terroriste
Le terroriste islamiste a déclaré aux enquêteurs qu'il avait bien l'intention de mourir en martyr d'Allah avant de choisir de vivre et de faire "machine arrière", révèle le procureur de Paris, François Molins. Des confidences publiques qu'exploite l'avocat du terroriste présumé incarcéré à la prison ultra-sécurisée de Bruges.

Me Sven Mary, 44 ans, déclare vouloir porte  plainte
"C'est une faute et je ne peux pas la laisser passer", a-t-il déclaré dimanche à la radio-télévision belge RTBF.  L'avocat de Salah Abdeslam accuse  le procureur de Paris, François Molins, d'avoir violé le secret de l'instruction en divulguant hier le projet de son client de se faire exploser au Stade de France, le 13 novembre dernier, alors que le président Hollande se trouvait dans la tribune officielle.
VOIR et ENTENDRE le journaliste belge pointer les "conditions drastiques" de détentions de l'islamiste: 
Pourvu que ce régime pénitentiaire ne le radicalise pas...

S'exprimant au surlendemain de la capture Salah Abdeslam, Sven Mary a déclaré: "la lecture d'une partie de sa conférence de presse est une violation. C'est une faute et je ne peux pas la laisser passer".

François Molins a lu samedi lors d'une conférence de presse une déclaration recueillie par les enquêteurs belges dans laquelle Salah Abdeslam déclarait qu'il avait initialement projeté de se faire exploser au Stade de France et qu'il avait fait "machine arrière".
"Ces premières déclarations qu'il faut prendre avec précaution laissent en suspens toute une série s'interrogations sur lesquelles Salah Abdeslam devra s'expliquer, en particulier quant à sa présence dans le 18e arrondissement le 13 novembre au soir dès 22h", a ajouté le procureur.

Quand Salah Abdeslam sera t-il extradé et remis à la justice française ?
Dans 3 mois maximum. Tous les 15 jours, une nouvelle étape : il y aura d'abord dans 2 semaines une première décision de la justice belge qui dira si oui ou non elle accepte la remise de Salah Abdeslam à la France et il y a tout à penser que ce pays européen ne pourra pas opposer une réponse négative.
Le terroriste présumé aura alors 24h pour faire appel de cette décision. S'il le fait, la justice belge aura de nouveau 15 jours pour rendre sa décision d'appel, puis encore 15 jours s'il se pourvoit en cassation.
Mais entre temps, Salah Abdeslam subira des interrogatoires de la justice belge sur le fond du dossier et il risque bien de parler.

Comment l'interrogatoire va-t-il se dérouler en France ?
Le terroriste présumé ne sera pas entendu sous le régime de la garde à vue: il sera interrogé par les juges du pole antiterroriste de Paris. La justice va vouloir savoir quel était le scénario précis de la soirée du 13 novembre et le rôle de Salah Abdeslam. Devait-il vraiment se faire exploser au stade de France comme il l'a indiqué hier, lors de sa premier audition en Belgique ?

Sven Mary, "l'avocat des crapules" ?

Présenté comme l'un des dix meilleurs avocats pénalistes de Bruxelles, depuis l’affaire Fortis ou encore le dossier Habran, Sven Mary est bien connu des activistes de tout poil. Ou presque. C'est lui qui a acquis la confiance de l'islamiste et il prend l'offensive: c'est le "dossier de sa vie", reconnaît-il et il n'entend pas la laisser lui échapper. Depuis l'arrestation de Salah Abdeslam, Maître Sven Mary prend la lumière alors que son client a passé sa première nuit à l'ombre.
Crâne rasé et barbe rare, il ne porte pas la robe traditionnelle de l'avocat, selon Le Point. Ce samedi, il était en anorak kaki de combat, sur tee-shirt noir (un indice !),  pour annoncer que Salah Abdeslam refuse son extradition vers la France. Premier coup d'éclat pour ce militant qui n'entend pas plier face à l'énorme pression de la justice française. Ce dimanche, en redoutable procédurier, il déclencha le tonnerrelançant qu'il va porter plainte pour violation du secret de l'instruction contre le procureur de Paris, François Molins. Un coup médiatique, puisque le droit français ne permet pas encore de poursuivre un procureur !

La robe ne fait pas la fillette 
Ce baroudeur du barreau, qui porte souvent le jean à défaut de 'battle dress', est pourtant décrit comme "l'un des dix meilleurs avocats pénalistes" de Bruxelles par le quotidien La Capitale, mais il reproche à François Molins d'avoir dévoilé samedi des éléments du premier interrogatoire de Salah Abdeslam après son arrestation. "La lecture d'une partie de l'audition de M. Abdeslam en conférence de presse constitue une violation" du secret de l'instruction, a estimé dimanche Me Sven Mary. François Molins avait précisé qu'Abdeslam avait affirmé aux enquêteurs belges qu' avant de faire "machine arrière", il "voulait se faire exploser au stade de France" le soir des attentats. 

La meilleure défense, c'est l'attaque
L'avocat bruxellois, qui en tant que jeune du quartier a joué à Anderlecht, le prestigieux club de la capitale belge,  considère que l'attaque reste la meilleure des défenses. "A un moment, il faut arrêter de s'agenouiller, de vivre sur ce sentiment de culpabilité qu'on semble avoir en Belgique, vis-à-vis de la France, depuis les attentats.
Dutroux, en avant, suivi de son avocat
On a l'impression qu'il suffit qu'elle claque des doigts... Il faut d'abord balayer sur son propre trottoir avant d'aller sur celui d'un autre", a-t-il lancé dans un entretien avec le quotidien La Dernière Heure. C'est
un spécialiste du grand banditisme, ce qui lui a valu le surnom d'"avocat des crapules". Il a notamment défendu Michel Lelièvre, l'homme à tout faire de Marc Dutroux, (ci-contre, à droite) auteur de meurtres et de viols sur des enfants et des jeunes adolescentes.

Sven Mary, qui a défendu le chef du groupuscule Sharia4Belgium, groupuscule aujourd'hui dissout,
Fouad Belkacem, ci-contre au centre, l'une des figures de proue du djihadisme en Belgique, avait été approché fin 2015 par l'entourage de Salah Abdeslam, à la recherche d'un éventuel avocat sur le fugitif le plus recherché d'Europe. Les avocats de Fouad Belkacem, leader de Sharia4Belgium, ont introduit une requête en récusation visant le président de la chambre du conseil d’Anvers. Celui-ci a donc décidé de laisser la place à un autre juge, qui être choisi et rendre sa décision aujourd’hui. Dans le cas contraire, Fouad Belgacem devra être libéré.
Leur maître à penser est Anjem Choudary, un théoricien de l’action subversive. Très actif, il a créé les branches indienne et indonésienne de la multinationale islamiste. Elles s’appellent respectivement Sharia4Ind et Sharia4Indonesia.
Et si la rigueur des lois de la "charia" peut être affaiblie dans certaines sociétés, ce n’est pas la conception d'Anjem Choudary, né au Royaume-Uni. Selon lui, par exemple, les homosexuels méritent la peine de mort, les femmes musulmanes ou non doivent porter la burqa, les ivrognes doivent être fouettés, une femme adultère doit être lapidée à mort. Et devant un tribunal, le témoignage d’un homme vaut celui de deux femmes.
L'avocat bruxellois avait expliqué au quotidien Le Soir : "Moi, ce qui me motive, c'est de lutter contre l'arbitraire et l'abus de pouvoir. Et là, on est en plein dedans", disait-il à propos du volet belge de l'enquête sur les assassinats de masse islamistes de Paris, en partie fomentées depuis la Belgique.

Une affaire comme cela, "ça change la vie"
Néerlandophile, Me Sven Mary dénonce la 
soumission de la Belgique 
qui collabore avec la France
dans la lutte contre le terrorisme islamiste 
"Vous vous souvenez de ces conférences de presse données, en direct, par le parquet fédéral dans les jours, et même les nuits, qui ont suivi les attentats de Paris ? Moi, elle m'a écoeuré cette façon de surfer sur la peur pour obtenir encore plus de pouvoir", arguait-il. 
A nouveau sollicité par un proche de Salah Abdeslam après son arrestation, à moins qu'il n'ait plutôt offert lui-même ses services, Me Mary n'a pas longtemps hésité, reconnaissant qu'un "dossier comme celui-là, ça change la vie", y compris "celle des proches".

Malgré la pression, cet avocat subversif marqué à l'extrême gauche a décidé d'aller de l'avant. "J'ai choisi mon métier et ma spécialité et j'assume. Les attentats parisiens m'ont révulsé et j'ai des idées personnelles au sujet du djihadisme qu'on ne m'enlèvera pas de la tête. Mais mon mandat est de défendre les personnes qui me demandent de le faire", a raconté Sven Mary dans la presse locale.

Capable de tout défendre, sauf l'extrême droite
Il a toutefois posé une condition : que Salah Abdelslam ne nie pas sa présence à Paris le 13 novembre. Car c'est le terrorisme islamiste que l'avocat entend justifier. Une ligne que le Français d'origine marocaine de 26 ans, qui a grandi à Molembeek, a d'ailleurs suivie lors de son premier interrogatoire, en confirmant qu'il n'a pas voulu y mourir. 
Pour le reste, Sven Mary, qui avait dû s'y prendre à trois reprises pour réussir sa première année de droit à l'université néerlandophone de Bruxelles (VUB), ne dément pas son goût pour les arcanes du Code pénal. "J'aime le droit. Les règles de procédures sont capitales. Tout avocat, s'il a un peu de fierté, est par définition procédurier", a-t-il assuré. 
Sur le site de son ancienne université, il se dit prêt à défendre tout le monde. A l'exception de l'extrême droite. Ce qui n'implique pas son rejet de tout extrémisme...

vendredi 13 novembre 2015

Primes en liquide de Guéant: le juge s'aligne librement sur le procureur indépendant de Taubira

Claude Guéant écope de deux ans de prison avec sursis

Claude Guéant a été sévèrement condamné
 
A la demande du procureur, représentant le ministère public dépendant de Christiane Taubira, la ministre de la Justice socialiste selon Hollande, l'ancien ministre de l'Intérieur a été déclaré coupable de "complicité de détournement de fonds publics et recel" dans le procès des primes en liquide du ministère de l’Intérieur. 

Vendredi 13 novembre, à défaut de piéger l'ancien président de la République, la justice a condamné l'ancien bras droit de Nicolas Sarkozy à deux ans de prison avec sursis, à 75.000 euros d’amende et à cinq ans d’interdiction d’exercer toute fonction publique. Son avocat a annoncé qu’il fera appel. 

Dans ses motivations, le tribunal a estimé que les faits reprochés à Cl. Guéant constituent une "atteinte aux valeurs républicaines", un jugement moral qui peut surprendre de la part d'un magistrat. Pour la justice à charge, il a été "l’initiateur" de ce système de rémunération illicite - depuis Jospin seulement - 

Le juge estime que Guéant ne "pouvait ignorer" la réforme des indemnités de sujétions particulières (ISP), datant de 2012, qui interdisait les versements en espèces aux membres de cabinet, alors que l'affaire concerne le temps où Guéant était directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, entre... 2002 et 2004 !

Il regrette, en outre, l’attitude de Cl. Guéant, qui "participe à la défiance de nos concitoyens".
Un réglement de comptes ?
 
"Fidélité" et "enrichissement personnel" ou indemnisation ?

Claude Guéant, 70 ans, était poursuivi pour avoir perçu personnellement et avoir reversé à trois membres de son cabinet, Daniel Canepa, Michel Camux et Gérard Moisselin, des primes en espèces prélevées sur les frais d’enquête et de surveillance (FES) des policiers... entre 2002 et 2004, il y a donc 13 ans.

"Claude Guéant est notamment soupçonné de s’être fait remettre par l’ex-directeur général de la police nationale Michel Gaudin", écrit Le Monde, journal officieux du PS, qui cautionne une condamnation sur de simples soupçons, de son propre aveu, noir sur blanc. Alors que Guéant était ministre de l’Intérieur (2011-2012), Michel Gaudin lui aurait remis 210.000 euros issus de fonds de la police, sans pouvoir attester de l'usage qui en a été fait, mais "à des seules fins d’enrichissement personnel", selon les soupçons du tribunal.

La justice socialiste se trahit encore en exprimant son sentiment sur Michel Gaudin, qui aurait "agi par fidélité", selon le tribunal qui - dans la même charrette - l'a condamné à dix mois de prison avec sursis.

Une collecte d'un montant de 156.000 euros

Les préfets Michel Camux, Daniel Canepa et Gérard Moisselin ont également été condamnésrespectivement, à des amendes de 42.000, 21.000 et 18.000 euros, correspondant aux sommes qu’ils avaient perçues, avec la menace de voir ces amendes transformées en emprisonnement s’ils n’en acquittaient pas la totalité. "Ils ne pouvaient ignorer l’origine frauduleuse" de l’argent, insiste le tribunal qui se fonde sur des soupçons, aux dires du quotidien du soir.

Pour sa défense, Claude Guéant affirme avoir puisé dans l’enveloppe des frais de police pour compenser les primes de cabinet jusque-là financées par les fonds spéciaux de Matignon, supprimés en 2001. 
Contrairement aux FES, les ISP sont déclarées et figurent sur les fiches de paie.


Dans l'affaire des billets d'avion de Jacques Chirac,
le Président de la République était menacé en 2001 par une enquête sur ses voyages payés en espèces pour 3,1 millions de francs (472 000 euros) entre 1992 et 1995. Son avocat a expliqué que l'argent venait des fonds spéciaux perçus lors de son passage à l'Hôtel Matignon entre 1986 et 1988, ce qui a entraîné de facto l'arrêt des investigations... Avant 2001, la présidence de la République française, le premier ministre et ses ministres, disposaient chaque mois d'une enveloppe d'argent liquide retirée à la Banque de France, non déclarée, qu'ils utilisaient sans contrôle : les "fonds spéciaux" ou "fonds secrets".

mardi 18 mars 2014

Christiane Taubira crée un scandale à Monaco

Ministre de la Justice, au cœur d’un nouveau scandale politique entre la France et Monaco

Exclusivité de valeursactuelles.com

Scandale politique. Valeurs actuelles révèle comment Christiane Taubira, dont beaucoup demandent la démission après avoir menti aux Français au sujet des écoutes sur Nicolas Sarkozy, s’est aussi rendue complice d’un procès politique à Monaco et comment son cabinet a tenté d’intervenir dans une procédure judiciaire, violant ainsi à nouveau le secret de l’instruction. Enquête. 

Un sondage à l’origine d’un procès politique

En juin 2012, Jean-François Robillon, l’ancien président du Conseil National de Monaco – le parlement monégasque- et candidat malheureux à sa propre succession commande un sondage à l’institut Opinion Way pour connaître les intentions de vote des citoyens du Rocher pour les élections qui ont lieu huit mois plus tard.

Mécontentes que l’"institut" de sondage ait pu collecter des informations privées, quelques personnes sondées,  portent plainte pour "violation du secret des données personnelles". L’entourage de Jean-François Robillon, étonné de leur réaction, se demande alors si les plaignants ne sont pas téléguidés par l’opposition. Vérification faite, le sondage a été payé sur fonds propres et réalisé dans les règles de l’art.

Le Procureur Général de Monaco (fonctionnaire français détaché) entame à son tour une action en justice contre Jean-François Robillon

Le lendemain de son élection perdue, tout s’enchaine : Jean-François Robillon est entendu par le Procureur Général de Monaco, son chef de cabinet Jean-Sébastien Fiorucci est, quant à lui, carrément placé en garde-à-vue.

L’action en justice passe alors la vitesse supérieure : sur la base d’une convention franco monégasque d’entraide judiciaire de 2005, le Procureur général de Monaco, obtient la mobilisation des services de police et de la justice française !

Le Procureur viole le secret de l’instruction

Alors que l’enquête suit son cours, le Procureur publie un communiqué de presse, commentant l’affaire, en violation totale du secret de l’instruction. Scandalisés par cette lourde faute professionnelle du Procureur, les soutiens de Robillon dénoncent alors une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Face à une telle situation, dans un système judiciaire normal, le procureur, bien qu’exerçant à Monaco, aurait dû être relevé de ses fonctions ou au moins mis à pied par son ministre de tutelle, en l’occurrence Christiane Taubira. Mais rien ne se passe.

Le Ministre d’Etat (fonctionnaire français en détachement, qui fait office de Premier ministre) et le Procureur de Monaco ont agi sur instruction du gouvernement français.

Le député PS Arnaud Leroy très surpris par l’affaire, alerte alors Christiane Taubira et lui adresse deux courriers mettant ouvertement en cause la responsabilité du gouvernement français et de la garde des Sceaux elle-même : "le Ministre d’Etat et le Procureur général ont justifié de leur action (en justice, NDLR) […] en alléguant d’une demande du gouvernement français et de la Garde des Sceaux visant à affaiblir la société de sondages Opinion Way, considérée comme hostile !"

La police et la justice française mises au service d’une cabale politique

Arnaud Leroy poursuit et s’étonne que "les moyens de la justice française semblent avoir été instrumentalisés à des fins politiques". Il pointe alors du doigt les agissements du Procureur général de Monaco qui "a requis l’intervention des service de police et de la justice française en dissimulant la réalité de ses investigations et en visant des infractions sans lien avec le sondage mis en cause". 
Il rappelle également à Taubira l’article 3 de la convention franco monégasque de 2005, qui "prévoit expressément que l’entraide doit être refusée dans l’hypothèse où la demande se rapporte à des infractions politiques". En dépit de la violation de l’article 3 de la convention, aucune mesure n’est envisagée contre le Procureur fautif.

Le Cabinet de Taubira demande à ses services des "informations" sur l'enquête en cours
Attendant une condamnation ferme des méthodes du Procureur de Monaco, qui est un fonctionnaire français, ou au moins un rappel à l’ordre, Arnaud Leroy n’est pas au bout de ses surprises : Jean-François Beynel, directeur-adjoint du cabinet de Christiane Taubira, lui répond de manière extrêmement étonnante.
Il explique à Leroy que la garde des Sceaux l’a chargé "de demander à ses services de lui transmettre tout élément d’information sur ce sujet". Par ces mots, Beynel explique en fait au député PS, qu’il va demander aux fonctionnaires du ministère de la Justice d’enquêter sur une affaire en cours d’instruction. Autrement dit, le cabinet de Taubira demande à la Justice française de violer le secret d’une enquête

En dépit des deux courriers du député de la majorité Arnaud Leroy, le cabinet de Christiane Taubira n’a ordonné aucune sanction contre le Procureur, couvrant ainsi et se rendant complice d’une affaire politique qui n’est pas prêt de se terminer.

jeudi 14 novembre 2013

Le changement, c'est le passage de l'insolence à la terreur

Leonarda et le tweet de Natacha Polony : tout dérapage doit-il être désormais réprimé ? 

La ligue de répression de l'humour nous imposera-t-elle un nouvel ordre de gauche? 

Natacha Polony fait l'objet d'une cabale de la bien-pensance étroite et racornie pour un tweet moquant la jeune Leonarda

La journaliste chroniqueuse de l’émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché", sur France 2, a tweeté nuitament, suscitant l’indignation d'internautes pourtant habituellement peu délicats.

Le message a été retiré sous la pression, mais l'observation dérange et fait du bruit, plus que les 50 euros d'un journal de Quatre sous à Leonarda (lien TF1) . Tout mérite-t-il la même lourde sanction? Eh bien, non, selon qu'on est Libération, Europe 1 ou Canal+...

N. Polony raillait un paradoxe faisant référence à Leonarda, cette "jeune fille rom" expulsée par Manuel Valls avec sa famille et qui a fait l'objet d'une vive controverse dans la presse engagée mais que des étudiants vertueux, tout aussi militants, qui faisaient mine de la soutenir, ont piteusement abandonnée à son sort au milieu du nulle part kosovar dès que la classe socialiste a sonné la reprise des cours.

Le courage n'a pas à dépasser 140 caractères
Un détracteur de la chroniqueuse décrit le tweet. Il  montre une femme d’origine rom [il faut désormais dire roumaine, bulgare ou albanaise, quand on est de son temps, bien qu'on se revendique pourfendeur politiquement correct de ses concitoyens et qu'on émarge au Nouvel Observateur]. Or, elle fait la manche en vêtement Givenchy sur les marches d’une bouche de métro, ce qui pourrait légitimement interpeller le quidam. L'indigné qui n'a pas jugé bon de rappeler que la mendiante est en situation irrégulière au regard de la loi républicaine, est pourtant historien de son état (et donc objectif?), mais pourtant imperméable à l'ironie de la situation signalée par la journaliste. Pensant qu’elle cherche à être "drôle", le vertueux intello dénonce l'observatrice qui met le doigt sur la réalité qu'il ne saurait voir:


Le terrorisme intellectuel est arrivé

Face au procès d'intention, Natacha Polony a dû s'auto-censurer
et effacer son tweet. Même pas le courage d'assumer jusqu'au bout... Mais la ligue de la bien-pensance ne se satisfait pas d’un "tweet laconique", en guise d’excuses, quand à gauche on se fendrait (peut-être) de regrets: 
Faut-il rétablr la peine de mort?

Des idées proches de celles d'Éric Zemmour

Le "citoyen engagé" ne lâche ni l'affaire, ni la chroniqueuse craignant qu'elle décide "de toute sa hauteur" que l’affaire est close: "c’est pourtant loin d’être le cas", prévient le justicier.

La charrette est attelée.
"Elle a voulu imiter son patron Laurent Ruquier qui, dans "On n’est pas couché", balance régulièrement des vannes assez pourries, mais dont on ne lui en tient rarement rigueur car c’est un humoriste", reproche l'historien à la grammaire approximative. Et l'illettré de pourtant prodiguer ses conseils à l'agrégée: "Elle ne devrait tenter de l’imiter car cela devient très vite une mauvaise blague (in)digne de Jean Roucas, qui soutient Marine Le Pen." La liste noire (Polony, Zemmour, Ruquier, Roucas et Marine Le Pen) dressée, le convoi est-il prêt ?

Depuis quand est-il drôle de se moquer de la misère humaine ? 

Ce n'est pas le sujet, mais la soif de sang altère le jugement. 
La chroniqueuse ne moque pas la misère, mais le paradoxe. Ce n'est pas parce que Bruno Roger-Petit est en vacances qu'il faut rivaliser de sottise. A ce propos, notons la grande misère des contributions au Nouvel Observateur... 

Le demandeur d'asile au Nouvel Obs est un incroyant, on le savait au simple survol du titre de ses papiers laïcards et anti-cléricaux. "On a beaucoup de mal à croire qu’il s’agit juste d’un dérapage ou d’un "trait d’humour pas très drôle", surtout lorsque l’on connaît un peu le personnage." 
 Si on ne l'avait pas pressenti, l'historien inconnu a un compte à régler. Solidaire de BRP depuis que Natacha Polony a fait alliance avec Finkielkraut pour censurer Aymeric Caron, la clique serre les rangs et harcèle. Natacha Polony reçoit son étoile jaune : elle est "avant tout une réac" ! C'est le signal des quloibets et des crachats vers l'échafaud.  Et l'obsur donneur de leçons de distiller sa haine de celui qui ne partage pas ses opinions: " Elle a presque les mêmes idées que son odieux prédécesseur, Éric Zemmour. Elle incarne une vision de la France qui est dépassée, la France rance." Ca, en revanche, on suppose que ça se veut drôle...

Les internautes se déchaînent et "ils ont bien raison", selon le pseudo-historien

L'historien  sectaire accorde son onction aux internautes. Ils ont "raison de s’indigner de cette provocation nauséabonde et méprisante, derrière laquelle on peut y déceler un racisme qu’on qualifie "d’ordinaire". [Encore une faute de français: parents, rassurez-vous, il n'enseigne pas la langue de Bossuet...] Et tombe le blâme "Lorsque l’on travaille pour une chaîne du service public, il y a des limites à ne pas franchir. Natacha Polony vient même de franchir la ligne rouge." Elle n'aura pas la tête sauve. 

La sentence tombe: le procureur requiert la tête
1793-2013

Encore un conseil gratuit qui vaut son prix
"France 2 devrait sérieusement réfléchir à l’avenir de Natacha Polony sur son antenne. Son tweet dépasse les bornes. De tels débordements scandaleux ne doivent pas rester sans conséquences. On en a viré pour moins que ça à la télévision."
Sa place n’est plus sur le plateau de "On n’est pas couché". Elle est ailleurs. Si possible loin des caméras, loin de notre vue…
Sa place est-elle au goulag ? 
Si ce n'est celui du Nouvel Observateur, ce pourrait bien être celui de Valls et Hollande... Prenons-y bien garde.

mardi 18 juin 2013

Le juge Gentil salirait-il l'image de la Justice à nouveau ?

Le justicier ne serait pas vertueux 

La roue tourne et la lumière se fait sur l'intégrité du juge

Son visage n'apparaît pas au "mur des cons" du Syndicat de la Magistrature (SM), et pourtant... 
Il y a seulement trois mois, l'avocat du juge d'instruction Jean-Michel Gentil clamait que le magistrat lui avait demandé d'étudier "une plainte pénale contre M. Guaino, suite à des propos tenus sur Europe 1, (...) tout à fait inadmissibles. On a accusé M. Gentil de porter atteinte à la République, d'être le déshonneur de la justice et des institutions et j'en passe", s'indignait l'avocat du juge. "M. Guaino sera cité devant le tribunal correctionnel pour répondre des infractions qui lui sont reprochées",  gronda Me Rémi Barousse.

Mais la conscience professionnelle du juge serait très souple

Détail parmi les libertés que prend le juge Jean-Michel Gentil, contrairement à la loi, Gentil se serait passé de la dispense du président du tribunal pour se marier avec une magistrate du même tribunal. 
Faute professionnelle grave, le même justicier de Bordeaux  a également omis de signaler que l'une des expertes désignées pour juger de l'affaiblissement des facultés de Liliane Bettencourt était son témoin de mariage.
Or, le juge d'instruction bordelais chargé de l'affaire Bettencourt depuis novembre 2010 (avec les juges Valérie Noël et Cécile Ramonatxo désignées à ses côtés) est en effet soupçonné d'avoir passé outre l'article L111-10 du code de l'organisation judiciaire. Comme aux autres, la loi impose en effet à ce super-juge médiatisé que "les conjoints, les parents et alliés jusqu'au troisième degré inclus ne peuvent, sauf dispense, être simultanément membres d'un même tribunal ou d'une même cour en quelque qualité que ce soit".

Tribunal de Bordeaux ou entreprise familiale ?
A eux deux, le mari et la femme tenaient le tribunal de Bordeaux en leur pouvoir: un juge d'instruction comme Jean-Michel Gentil est  indépendant dans la limite de sa saisine par le procueur, mais un procureur est soumis au ministère. Or, Gentil est juge à Bordeaux depuis novembre 2004 et son épouse Isabelle Raynaud est vice-procureur de la République au sein du même tribunal depuis août 2006. Ces juristes ont pourtant omis de demander une dispense à leur chef de juridiction après leur mariage, le 30 juin 2007. La presse toujours bien informée dressait de ce président de l'Association des magistrats instructeurs le portrait d'un juge "habité par la fonction qu'il exerce"... 

Gentil pouvait-il ignorer ses obligations, lui qui enseigna à l'École nationale de la magistrature ?
Le 7 janvier 2009, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, était-il donc mal inspiré de préférer un juge de l'instruction qui contrôlerait le déroulement des enquêtes mais ne les dirigerait plus. Mais sa proposition de suppression du juge d'instruction avait entraîné de vives critiques de la part des magistrats et de la gauche alors dans l'opposition, arguant d'effets sur l'indépendance de la justice... 
De quel côté croyez-vous que le couple Gentil-Raynaud pencha ? Réponse en image:
Tout comme Marie-Odile Bertella-Geffroy, vice-présidente chargée de l'instruction à Paris, pôle santé publique, Matthieu Bonduelle, juge d'instruction à Bobigny, président du Syndicat de la magistrature, William Bourdon, avocat, président de l'association Sherpa, Denis Chausserie-Laprée, vice-procureur à Bordeaux, section financière, Jacques Dallest, procureur de la République de Marseille.

Des magistrats au-dessus des lois et réglements ?

Quatre ans pour que les deux magistrats respectent la loi en régularisant leur situation, le 28 décembre 2011. 
Parce qu'ils n'étaient pas en règle avec le code qui régit leur profession, les actes judiciaires accomplis par les deux magistrats pourraient-ils être considérés comme nuls, s'ils ont été passés entre le 30 juin 2007, date du mariage, et le 28 décembre 2011, date de l'octroi de la dispense? À commencer par la fameuse expertise de Liliane Bettencourt effectuée le 7 juin 2011 au domicile de la milliardaire en présence du juge Gentil qui a conduit à la mise en examen de 17 personnes dans ce dossier, dont l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy.

Le même article de loi indique qu'en aucun cas, même si la dispense est accordée, les conjoints, etc., "ne peuvent siéger dans une même cause". Isabelle Raynaud a-t-elle travaillé sur le dossier Bettencourt instruit par son mari ? "Non, le procureur s'est bien gardé de lui demander quoi que ce soit", assure au Point.fr un haut magistrat de la cour d'Appel, sous couvert de l'anonymat ! Cette même et unique source non identifiée affirme que cet "oubli" [un terme qui ne révèle pas ses sympathies...] n'entraînerait aucun risque d'annulation de la procédure dès lors que les deux époux n'ont pas siégé dans la même procédure, selon cet interprète flouté des textes de loi.

L'auteur de l'"oubli" était classé intouchable par la presse

"Caractériellement difficile, assez rigide, avec un côté vieille administration française, mais excellent juge et très bon connaisseur de la procédure pénale", résumait à Paris-Match en 2012 un ténor masqué du barreau de Bordeaux.

Cette "nouvelle bévue supposée (selon l'honnête quotidien socialiste Le Monde) de la part du juge Gentil, "pourtant réputé méticuleux et sérieux" (selon les mêmes), ne manquera pas de faire le jeu des avocats de la défense, qui mettent en doute l'impartialité du magistrat." 

Non sans raison, quoi qu'en pense Le Monde: 
"Gentil, le juge qui instruit son affaire et milite contre Sarkozy, simultanément"(lien PaSiDupes) 
Le journal Le Figaro, quant à lui, titrait sur "Bettencourt : les méthodes musclées du juge Gentil." L'un des deux ne serait-il pas impartial ? 
Quant au "sale mec" de l'Elysée,  il s'était déjà fait remarqué pour son hypocrisie:

26 novembre 2007, 
escorté de Marylise Lebranchu 
et du "sombre Ayrault",
Hollande manifeste,
mégaphone au poing, 
pour être reçu par la ministre de la Justice
sachant qu'elle est en Chine.