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mercredi 11 décembre 2019

Municipales : Rachida Dati fait jeu égal avec Benjamin Griveaux à Paris

L'étau se resserre autour du candidat de l'Elysée

Le candidat LREM dissident Cédric Villani 
gagne deux points
 

Le député gagne du terrain et se rapproche du trio de tête, selon un nouveau sondage à l’Ifop, diffusé par Le Point.  

Le candidat désigné par La République en marche (LEM), Benjamin Griveaux, est sondé à 17% (+1), mais peine toujours face à la concurrence du député LREM entré en dissidence, Cédric Villani. Celui-ci est crédité de 14% des suffrages, soit deux points de plus qu’un précédent sondage Ifop réalisé début novembre.

Pas encore officiellement candidate, la maire-sortante ne caracole plus en tête.
La maire socialiste devance les macronistes divisés : Anne Hidalgo est créditée de 22.5% des voix (+0.5) dans ce sondage Ifop commandé par Cédric Villani pour faire taire la désinformation orchestrée depuis l'Elysée.

Rachida Dati, la candidate des Républicains, progresse nettement

Avec 17% (+1), l’ex-ministre de la Justice pourrait devancer Benjamin Griveaux dans plusieurs arrondissements, voire à la Mairie de Paris, au vu de sa dynamique. "On voit se dessiner une légère [?] dynamique en faveur de Rachida Dati, qui passe en quelques semaines de 14 (sondage Ifop publié en septembre dernier) à 17 points d’intention de vote, preuve que la droite existe toujours à Paris. 
Elle engrange logiquement d’ailleurs une bonne part des voix du candidat UMP à la présidentielle de 2017, qui penchait jusqu’alors plutôt en faveur de Benjamin Griveaux", estime Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l’IFOP cité par Le Point.

L’enquête fait également état du début de campagne difficile du candidat écologiste, David Belliard. 
Avec 12.5%, il perd trois points par rapport à la précédente vague et ne conserve pas les espoirs soulevés par les Européennes : il est très éloigné du score réalisé par EELV au printemps dernier (19.89% à Paris). Il est toutefois en mesure de se qualifier dans plusieurs arrondissements : il suffit d'obtenir 10% des suffrages exprimés.

Ce qui soulève le sujet des triangulaires. "Si ces niveaux se maintenaient, on peut tout à fait imaginer une inflation de triangulaires, quadrangulaires, voire de pentagulaires, parmi les dix-sept élections qui font l’élection du maire de Paris", souligne Frédéric Dabi. Dès lors, difficile de pronostiquer le nom du prochain maire de Paris, mais il serait de gauche et Paris passerait à côté d'une opportunité d'alternance.

VOIR et ENTENDRE Rachida Dati dézinguer Benjamin Griveaux aux Grandes Gueules: "Ca ne m'étonnerait même pas qu'il parte au RN en 2022":

"Le jeu est ouvert!" affirmait Rachida Dati au 'Talk Le Figaro', quand elle était à 16% 
dans un sondage OpinionWay.
La candidate LR pour la mairie de Paris en déduit qu’ "il y a une volonté de changement" de la part des Parisiens. 

Rachida Dati l'annonce : "Il y aura un candidat LR dans tous les arrondissements".
Il y a une alternance possible à Hidalgo, affirme Dati, maire-sortante du 7ème arrondissement investie par LR. Et d'ajouter qu'il y aura un candidat LR dans tous les arrondissements de la capitale.


Dati candidate ad hoc pour la ville-capitale

"Je suis élue parisienne depuis 2008; je connais Paris, ses problématiques et ses difficultés"
, souligne-t-elle, un fait que Griveaux ne peut contester, lui qui est parachuté sur la capitale depuis la Saône-et-Loire rurale par la volonté de Macron.

Les sujets régaliens étant des combats qu’elle mène depuis de nombreuses années, elle compte bien accéder à la tête de la capitale pour appliquer une "tolérance zéro" en matière de délinquance. 

Sur la question du logement social, "il faut aussi du foncier", estime Dati pointant "un principe de réalité" aux antipodes d’une politique "arithmétique" menée trop longtemps par la gauche. 

Les points clefs de son programme s’articuleront autour d’une sécurité totale, une écologie sous l’angle de la santé et du bien-être, et une meilleure gouvernance. "Aujourd’hui, nous avons un budget de 10 milliards d’euros et une dette de plus de 6,5 milliards", souligne-t-elle.

Pour optimiser les services aux Parisiens, et notamment sur le dossier de la propreté, Dati entend réorganiser les affectations des 51 000 agents car, observe-t-elle, "la ville évolue" et son principal adversaire dénonce-t-elle "c’est l’état de Paris". Son objectif ? "Que les familles restent à Paris", car elle déplore leur départ massif "par contrainte ou par écœurement".

Depuis 2008, elle est maire du VIIe arrondissement de Paris et, depuis 2009, députée européenne.
Elle est investie par Les Républicains (LR) en novembre 2019 pour mener la bataille des municipales à Paris. Elle devra céder un mandat.

lundi 18 février 2019

Macron retombe sous la barre des 30% de popularité et 69 % des sondés sont "mécontents "

 69 % des sondés sont "mécontents "

Leurs stratagèmes ne satisfont que leurs suiveurs

La paire exécutive perd un point de popularité dans un baromètre Opinionway pour LCI diffusé dimanche 17 février.
Macron et Philippe tombent respectivement à 29 % et 30 %. 

69 % des interrogés se disent "assez mécontents ou très mécontents " de l’action d’Emmanuel Macron comme président de la République, 67 % étant " assez mécontents ou très mécontents de l’action d’Edouard Philippe comme premier ministre ".

Dans le détail, 6 % des interrogés se disent "très satisfaits" du chef de l’État, 23 % "assez satisfaits", 28 % "assez mécontents" et 41 % "très mécontents".

L’exécutif ne dépasse pas les 30 % d’opinions favorables

Après avoir fortement chuté durant l’été, la cote de satisfaction du président de la République s’est stabilisée autour de 30 % pendant trois mois et le début du mouvement des Gilet jaunes.
Résultat de recherche d'images pour "macron edouard philippe conflit"
A la même époque de leur quinquennat, 
Nicolas Sarkozy affichait une cote de satisfaction de 40 %, tandis que François Hollande était tombé à 23 %.

La cote de popularité d’Edouard Philippe colle globalement celle du président de la République désormais, également autour de 30 % de satisfaits depuis l’automne.

La cote du gouvernement est en baisse dans son ensemble.
Tous les autres membres du gouvernement sont également en baisse : Jean-Yves Le Drian (42 %, -6 points), Florence Parly (40 %, -5), Roxana Maracineanu (39 %, -6), Jean-Michel Blanquer (39 %, -4 points), Franck Riester (34 %, -2) et Frédérique Vidal (34 %, -6 points). 
Riester et Maracineanu brillent, il faut le dire, par leur insignifiance : ils nous diront pourtant qu'ils sont au travail... Le ministre de la Culture va toutefois pouvoir se rappeler au souvenir des Français à l'occasion du film malveillant d'un réalisateur opportuniste, "Grâce à dieu", évidemment primé au festival gauchiste de Berlin.

Dans les oppositions, les scores baissent également : Xavier Bertrand, dont on sait seulement qu'il est encore envie (33 %, -5 points), Marine Le Pen (28 %, -2), Valérie Pécresse (25 %, -3), Nicolas Dupont-Aignan (24 %, -3) et le MoDem François Bayrou, bien embarrassé de son soutien ostentatoire et peu récompensé à Macron (24 %, -5 points).

Jean-Luc Mélenchon et Laurent Wauquiez font jeu égal à 20 % (-2) de satisfaits. 
 On peut dire que Wauquiez s'est bien ressaisi...
E
n décembre, un sondage de l’Ifop, publié dans le Journal du dimanche, assurait que Laurent Wauquiez serait largement battu (10 % seulement des voix) si les Français devaient revoter aujourd’hui à la présidentielle : hypothèse saugrenue. Celui de BVA sur les Européennes, publié par Ouest-France, plaçait une liste LR "soutenue par Laurent Wauquiez" en troisième position, avec 12 % seulement des intentions de vote. Et le baromètre Odoxa, le voyait en 20e position du palmarès des personnalités politiques françaises, avec un effondrement spectaculaire parmi les sympathisants de droite (moins 10 points). On peut dire qu'il s'est bien ressaisi...
L'insipide Olivier Faure perd quatre points à 17 %, derrière l'aigri Benoît Hamon (22 %,-2). 
Ce dernier, candidat du PS, en avait à peine plus de 6% (6,35%) à la présidentielle et le différentiel paraît suspect.

53 % des Français soutiennent les Gilets jaunes.
Le soutien aux Gilets jaunes perd un point (53 %), après 14 semaines de mobilisation hebdomadaire, contre 44 % (+1 point) des personnes interrogées qui ne le soutiennent pas, alors que les sympathisants du mouvement avait atteint un maximum de 68 % début décembre.

Sondage réalisé en ligne, du 13 au 15 février, auprès d’un échantillon représentatif de 1 027 personnes, selon la méthode des quotas.

mercredi 25 avril 2018

Nouvel impôt : Près de deux Français sur trois contre une 2e journée de solidarité

Pas d'impôt nouveau, promesse de campagne non tenue de Macron !

Près de deux Français sur trois contre une 2e journée de solidarité 

Résultat de recherche d'images pour "2e journée de solidarité"
Seulement 32% des personnes interrogées se disent favorables à un jour férié transformé en nouvelle journée travaillée mais non payée aux salariés, tandis que 3% ne se prononcent pas. Près de deux Français sur trois (65%) se disent opposés à la création d'une deuxième journée de solidarité pour financer les besoins en matière de dépendance, selon un sondage OpinionWay et ComdataGroup pour Les Echos et Radio Classique (appartenant l'un et l'autre au groupe Les Echos-Le Parisien,filiale de LVMH), publié lundi. 

Le président Emmanuel Macron et sa ministre de la Santé Agnès Buzyn ont évoqué  cette hypothèse d'une deuxième jour de solidarité - et puis une troisième ? - après celle instaurée en 2004, comme piste, parmi d'autres, pour financer la prise en charge de la dépendance. 

La dépendance est pourtant une préoccupation majeure des Français, selon la même étude

Une majorité (55% des personnes interrogées) se dit  pourtant favorable à ce que l'Etat rende l'assurance dépendance obligatoire, comme c'est le cas pour l'assurance automobile et l'assurance habitation, contre 43% qui y sont opposés. 
Mieux, 64% des personnes interrogées se disent préoccupées par l'éventualité d'une situation de dépendance, pour elles-mêmes ou l'un de leurs proches. 
87% estiment justifiés les mouvements de protestation du personnel dans certains établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), seulement 10% ne les jugeant pas justifiés et 3% ne se prononçant pas. 

59% jugent "tout à fait prioritaire" la prise en charge de la dépendance des personnes âgées par la Sécurité sociale demain, tandis que 34% la qualifient d'"importante mais pas prioritaire". Seules 4% qualifient de "secondaire" cette prise en charge. 
61% estiment que l'Etat doit prendre en charge "toutes les personnes concernées", contre 36% qui estiment qu'il doit prendre en charge "uniquement les personnes qui en ont le plus besoin". 

Sondage réalisé en ligne les 18 et 19 avril, auprès d'un échantillon représentatif de 1.024 personnes (méthode des quotas).

vendredi 26 mai 2017

Les Français préfèreraient des députés inexpérimentés, dixit un sondage OpinionWay

Macron veut faire de la France un laboratoire d'essais. Et des Français, des cobayes ? 

Le mouvement du président 
est contraint de revoir ses prétentions à la baisse
Macron peine à tenir sa double promesse de recomposer et renouveler la scène politique : après la polémique provoquée par la colère publique de François Bayrou sur le nombre d'investis Modem aux élections législatives, précédée par les couacs des premières investitures concédées sans l'accord des nominés, le président néophyte de la politique découvre à quel point il est difficile de faire table rase du passé tout en cherchant à constituer une majorité absolue à l'Assemblée nationale.
 
Delevoye a attribué quelque 153 investitures soit à des socialistes ou ex-socialistes, à quelques écologistes pro-gouvernement ou encore à des radicaux de gauche. Sur les 23 parlementaires ou suppléants sortants investis, tous appartenaient à la majorité sortante, dont une très nette part (16) de socialistes. Dans le lot, une ministre écologiste de François Hollande, Barbara Pompili, est investie dans sa circonscription de la Somme.
A cela, il faut ajouter le choix d'En Marche! de ne pas investir de candidat contre des membres ou d'anciens membres du gouvernement, dont le très contesté Manuel Valls, le bourrin Jean-Marie Le Guen, l'impuissant Stéphane Le Foll, la sournoise Marisol Touraine, l'incompétente Myriam El Khomri ou l'insignifiante Ségolène Neuville.
Pour se défendre de "recycler" les sortants du PS, le parti présidentiel met en avant le fait que 70 à 100 députés PS sortants avaient à l'origine sollicité leur investiture, dont de nombreux proches de Manuel Valls.  Ce choix ne s'est donc pas fait sans difficulté, entre des candidats qui n'avaient pas demandé à l'être et ceux qui ont dû céder la place à des ténors ou à des personnalités médiatiques, comme le champion des maths Cédric Villani ou le juge Eric Halphen.

La société civile apporte-t-elle du sang neuf ou pauvre ?
Si la recomposition macronienne s'apparente bien à un grand jeu de vases communicants, l'effort de renouvellement des candidatures En Marche! aboutit à l'arrivée de candidats néophytes et/ou sans appartenance partisane. 
L'inexpérience est vendue aux Français comme un plus, que dis-je, un must... La direction du parti présidentiel annonce l'entrée en scène de 197 candidats sans aucun passé politique notable jusqu'ici.

Près de 52% des candidats sont issus de la société civile.
Sur les 428 candidats investis sélectionnés à partir de "19.000 dossiers" déposés, il y a "52% de candidates et candidats issus de la société civile au sens qu'ils n'ont jamais exercé de mandat électif", a précisé Richard Ferrand, au cours d'une conférence de presse. Il a aussi fait état d'une "parité réelle" avec 214 candidats hommes et 214 femmes, se fondant sur l'idée fausse dans l'air du temps qu'un(e) incompétent(e) vaut un(e) responsable politique expérimenté(e). Il faudra d'ailleurs attendre  le 18 juin, date du second tour des législatives, pour pour mesurer l'ampleur véritable du renouvellement annoncé et savoir si les Français sont tombés dans le panneau. Et il faudra vérifier que les circonscriptions les plus favorables n'ont pas été réservées aux seuls sortants ou à un genre plutôt qu'à un autre. Les candidats de la diversité avaient fait les frais d'une campagne socialiste de propagande laissant penser qu'ils avaient une chance.

Si le renouvellement promis par Macron permet l’émergence de nouveaux visages, les profils des candidats de la 'République en marche' (REM) ne reflètent pas la réalité de la population française

La liste complète et définitive n’a visiblement pas été facile à boucler. Les six derniers sélectionnés sont tombés à la dernière minute : trois hommes, tous des élus, dont l’un affrontera le numéro 2 du FN, Florian Philippot, en Moselle ; et trois femmes, issues de la société civile. Au total, ce ne sont pas 577, mais seulement 526 candidats qui seront alignés pour défendre le programme d’Emmanuel Macron et, peut-être, pour lui offrir la majorité nécessaire pour l'habiliter globalement à passer ses réformes sans contrôle de la majorité à l’Assemblée nationale. 

Sans surprise, pour mener la "révolution" telle que la promet l’ouvrage de Macron, on retrouve parmi les impétrants volontaires une bonne vingtaine de sortants ainsi que de nombreux élus locaux, dont des dizaines de maires, conseillers municipaux, départementaux ou régionaux issus des rangs socialistes, du Modem ou accessoirement de la droite, et qui aspirent à grimper un nouvel échelon électoral. Pour assurer le renouvellement de la classe politique, et pour ne rien changer, Macron actionnera le levier de l'ambition.

Sur les 526 candidatures, 271 ont été accordées à des personnes n’ayant effectivement jamais eu de mandat électoral. A l’instar du président soi-même, qui ne s’était jamais présenté à un aucun scrutin avant l’élection présidentielle tout en ayant fréquenté les arcanes du pouvoir pendant les cinq années désastreuses de François Hollande. Tous les candidats estampillés 'société civile' ne sont pas des novices en politique pour autant, mais ce sont des subalternes : plus d’une dizaine (!) ont par exemple été collaborateurs auprès de députés, de sénateurs ou d’eurodéputés, le plus souvent socialistes. D’autres ont travaillé dans des cabinets d’élus, dans les ministères ou les mairies, au cœur des rouages administratifs, mais trop souvent à des échelons inférieurs.
Ainsi, d'obscures référents départementaux d’En marche qui ont mené localement la campagne présidentielle derrière Macron ces derniers mois ont-ils également été récompensés, puisqu’une dizaine d’entre eux seront aussi candidats au titre de la société civile.

A bien observer le profil des nouveaux venus, on constate qu’Emmanuel Macron a voulu mettre en avant "la France qui réussit" : les cadres ou les chefs d’entreprise sont massivement représentés, mais aussi des professions intellectuelles, improductives. 
Sur 219 candidats de la société civile, on retrouve une large majorité (57 %) de quadragénaires et de quinquagénaires, mais aussi 37 % (82 candidats) qui, à l’image du président de la République, 40 ans en décembre, ne sont pas encore des quadras. Cette 'société civile' entrepreneuriale refléterait mieux, nous dit-on, la variété sociologique du pays que les bancs de l’Assemblée de la dernière législature, si on considère que les avocats, les médecins et les enseignants la représentent mal. Elle reste en outre un miroir déformant d’une France sans chômeurs ni retraités ou presque, sans ouvriers et avec des représentants sur-qualifiés d'un monde privilégié. 

Des candidats En marche! d'origines variées, mais toujours des hyperdiplômés.
Si on se réfère aux chiffres de l’Insee, selon lesquels les immigrés et leurs descendants directs (hors Europe) représentent 11 % de la population, la promesse de Macron sur la diversité est tenue, sur le papier. Car en se fondant sur les patronymes à consonances maghrébine, africaine et asiatique, on recense qu’environ 13 % des 219 candidats LREM issus de la 'société civile' sont d’origine étrangère. Pour mémoire, une précédente ébauche de statistiques ethniques relevait qu’en 2015, seuls 9 des 577 députés siégeant à l’Assemblée étaient d’origine étrangère. Cette nouvelle évaluation, qui reste approximative, ne prend pas en compte les candidats issus des territoires d’outre-mer. Mais qui dit candidat ne dit pas élu.
Médecins, avocats, cadres du privé et hauts fonctionnaires… la majorité de ces candidats de la diversité ont à leur compteur entre trois (licence) et cinq ans (DESS, journalisme) d’études. Le profil de l'avocate Laetitia Avia, candidate dans la 8e circonscription de Paris (une partie du 12e arrondissement, comprenant Bercy, ainsi qu'une partie du 20e arrondissement, côté boulevard de Charonne), incarne cette réussite professionnelle et le bon fonctionnement de l'échelle sociale française, nuançant la propagande de la gauche et les documentaires de la presse engagée sur la ligne de la pensée unique internationaliste. Outre leur niveau de diplôme élevé, ces candidats multiplient les casquettes. Par exemple, Jean-Baptiste Djebbari, qui se présente dans la 2e circonscription de Haute-Vienne, est à la fois pilote de ligne, entrepreneur et contributeur au quotidien les Echos. Sera-t-il opposé au cumul des mandats et des fonctions ? S’ils n’ont jamais été élus, certains, comme Alexandre Aïdara, se sont déjà frottés à la politique. L’énarque d’origine sénégalaise, qui candidate dans la 6e circonscription de Seine-Saint-Denis, est passé par l’Ecole centrale, élite des ingénieurs français, avant de prendre sa carte au PS. Son diplôme de l’ENA en poche, il est devenu administrateur civil à la direction du Budget, puis a travaillé au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sous Hollande et entra deux ans plus tard au cabinet de la ...Guyanaise Taubira.

La République en Marche ! arriverait pourtant largement en tête des intentions de vote au premier tour des élections législatives

Le futur parti du président  progresserait même, devant Les Républicains et le Front national, selon un sondage OpinionWay/Orpi diffusé ce vendredi.
Avec 28% d'intentions de vote (+1% par rapport au dernier sondage diffusé le 18 mai), les apprentis de La République en Marche ! devanceraient de huit points Les Républicains (LR), allié aux centristes de l'UDI (20%, stable), et le Front national, 19% (-1%), selon cette enquête pour Les Echos et Radio classique.
Les candidats de La France insoumise recueilleraient 15% (+1%) d'intentions de vote, ceux du Parti socialiste et de ses alliés 10% (-1%). 2% des voix iraient à des candidats du Parti communiste et également à des divers droite, 1% à candidats de l'extrême gauche et 3% à "un autre candidat".

La République en Marche !, le parti politique que Emmanuel Macron compte former à partir de son mouvement 'En marche!', "obtiendrait entre 310 et 330 sièges dans les 535 circonscriptions de France métropolitaine (hors Corse) où il présente un(e) candidat(e), alors que la majorité se situe à 289 sièges pour 577 circonscriptions au total. Un résultat qui serait nettement supérieur à celui obtenu en 2012 par le PS et ses alliés", s'enthousiasme Les Echos, . 
"La droite aurait entre 140 et 160 députés. Le PS serait crédité de 25 à 30 députés, tout comme la France insoumise/PCF. Le FN aurait 10 à 15 députés", détaille encore le quotidien économique. 
Il reste deux semaines déterminantes jusqu'au premier tour des élections législatives, le 11 juin. Nous saurons alors si, après les "bras ballants", nous aurons des novices.

Enquête réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 23 au 24 mai auprès de 2.103 personnes inscrites sur les listes électorales, issues d'un échantillon de 2.176 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. 

samedi 9 avril 2016

Près de 2 Français sur 3 veulent que la gauche se soumette à une primaire

Avec 17% d'avis favorables, le sortant ne peut se placer au-dessus de la mêlée

François Hollande devra passer par la case primaire s'il se représente en 2017

Telle est la volonté du peuple, à 64%, selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro de samedi.

L'idée d'une primaire organisée par le Parti socialiste, même en présence du chef de l'Etat sortant, est plébiscitée également par 75% du peuple de gauche.

En cas de primaire ouverte, Hollande n'aurait les faveurs que seulement 5% des personnes interrogées, arrivant bon dernier. 

C'est l'actuel ministre de l'Economie Emmanuel Macron, qui vient de lancer son mouvement politique, qui aurait les faveurs des suffrages (17%), devant le Premier ministre Manuel Valls (12%), la maire de Lille Martine Aubry (11%) et l'ancien ministre Arnaud Montebourg (6%).

Chez les seuls sympathisants de gauche, l'amère de Lille arrive en tête (24%), devant Valls (19%), Hollande (15%), Macron (13%) et Montebourg (6%).
On retrouverait ces personnalités dans le même ordre si les primaires étaient organisées sans François Hollande.

Sondage réalisé les 6 et 7 avril auprès d'un échantillon de 1.067 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).

dimanche 3 janvier 2016

Déchéance de nationalité: Juppé dénonce "un coup politique de Hollande"

Juppé, maire de Bordeaux entre deux eaux tièdes

La déchéance de la nationalité pour les 
Français binationaux, condamnés pour terrorisme, n'est "pas une réforme utile," selon l'ancien ministre de Sarkozy
Sa position est ambiguë: d'après un titre de Les Echos, Alain Juppé est "fermement opposé à la déchéance de nationalité", mais selon la lecture que font BFMTV et l'AFP du même entretien au Journal du dimanche,  "il la voterait, telle qu'elle est présentée par l'exécutif, ...s'il était député" ! La pensée de Juppé prête-t-elle à toutes les interprétations ?
"Ce n'est pas une réforme utile. Son efficacité sera faible, voire nulle, estime-t-il pourtant. Elle ne permettra pas de prévenir de nouveaux actes terroristes, elle ne dissuadera aucun djihadiste de se faire sauter", déclare le candidat à la primaire à droite pour la présidentielle de 2017, qui publie un nouveau livre-programme Pour un Etat fort.

"Un coup politique de François Hollande" dénoncé par le maire de Bordeaux
"C'est un coup politique de François Hollande pour semer de la confusion dans le débat. De ce point de vue, c'est plutôt réussi ! Mais dans un moment où notre pays a besoin d'unité et d'apaisement, c'est un acte de mauvais gouvernement", juge celui qui était Premier ministre quand, après les attentats de 1995/96, a été rendue possible la déchéance de la nationalité française pour terrorisme.

S'il était parlementaire, voterait-il cette mesure? Oui, "à condition que le texte définitif se limite aux incriminations déjà prévues dans le Code civil pour la déchéance des Français binationaux naturalisés", répond Alain Juppé. C'est le cas dans le projet de loi préparé par l'exécutif, qui nécessite, pour être définitivement voté, une approbation des 3/5e du Parlement réuni en Congrès et donc une partie des voix de droite.


Selon deux récents sondages, 85% des Français sont favorables à cette mesure. "Mais faut-il vraiment une réforme constitutionnelle ?", s'interroge Alain Juppé. "Le plus important pour lutter contre le terrorisme n'est pas là. Il faut un plan d'ensemble visant par exemple à investir dans les nouvelles technologies, la biométrie et la reconnaissance comportementale, à pénaliser la consultation des sites radicaux, à appliquer effectivement les peines prononcées", ajoute le maire de Bordeaux.
Des sondages jugés "pousse-au-crime, "contre les binationaux" et vite faits par internet, limité à des questions binaires, dites "fermées" (oui/non, d’accord/pas d’accord). Résultat : "86% des Français" (Elabe, BFM-TV - 29 décembre 2015), 85% pour OpinionWay (Le Figaro - 30 décembre 2015), seraient favorables à la déchéance considérée comme compatible avec "les valeurs de la gauche" par 67% (Elabe): le monde à l'envers ! 

Du coup, Hollande envoie valser cul par-dessus tête et fait monter la gauche extrême au créneau.

Juppé se démarque finalement peu de Hollande

Sur l'état d'urgence, Alain Juppé est en revanche plus proche de la gauche. Ainsi, sur les 'fichés S', l'ancien ministre de Sarkozy n'est pas d'accord avec l'ancien président.  "S'il faut aller au-delà de février, je n'y suis pas hostile par principe: nous verrons. La première des libertés, c'est de continuer à vivre et pas de se faire massacrer au Bataclan". Tout le monde peut la-dessus tomber d'accord...
"Mais, relève-t-il lui aussi, cela pose un problème de constitutionnalité" et "tous ceux qui se sont précipités en disant 'niet' à la réforme de la Constitution sont peut-être allés un peu vite"."Une modification de l'article 36 de la Constitution qui traite de l'état de siège pour donner une base constitutionnelle plus solide au renouvellement de l'état d'urgence ne me paraît pas à exclure", ajoute-t-il.

Dans la lutte contre le terrorisme, Alain Juppé se démarque des responsables de LR, son parti.  Nicolas Sarkozy plaide pour que toutes les personnes fichées "S" soient placées en "résidence surveillée ou assignées à résidence avec un bracelet électronique", sans distinction, notamment les binationaux. "Après les attentats, tout le monde s'est précipité en disant 'Il faut mettre à l'ombre toutes les personnes qui font l'objet d'une fiche S'. C'est une réaction épidermique." Et  Juppé de faire la leçon, un mois plus tard. "Toutes ne concernent pas le terrorisme. Concernant ceux qui suscitent de vraies inquiétudes [critère subjectif], il faut agir avec discernement. Cela peut être utile de continuer à les pister pour remonter les filières."
Et de viser Laurent Wauquiez. "L'idée de mettre tout le monde dans un grand camp est absurde", lance-t-il.

S'agissant des 5.000 policiers et gendarmes supplémentaires annoncés par le chef de l'Etat après les attentats de novembre, Alain Juppé dit "pourquoi pas". "Il y a incontestablement un effort à faire. J'ai reconnu que nous avions sans doute eu tort d'en supprimer 13.000 avant 2012 [la crise économique imposait les premiers arbitrages que le terrorisme islamiste n'impactait pas encore.]. Mais recruter et former un gendarme, cela demande deux ans. Donc, il faut dans un premier temps redéployer nos moyens (...) Enfin ne perdons pas de temps et faisons appel aux réservistes de la police et de la gendarmerie", plaide-t-il.

Au total, Juppé et Bayrou sont membres du même club:
 celui de ceux qui savent mieux, avant tout le monde et ne sont d'accord qu'avec eux-mêmes.... 

lundi 13 avril 2015

La popularité de Hollande et Valls n'en finit pas de dégringoler

Hollande et Valls restent contre la volonté du peuple

L'impopularité du président de la République et de son Premier ministre continuent de grandir

Les appels récurrents à faire préserver l'unité et l'esprit post-attentat du 11 janvier ne suffisent pas. Mois après mois et en avril encore, François Hollande (-4) et Manuel Valls (-5) alimentent l'insatisfaction des Français,  confirme un nouveau sondage OpinionWay pour Metronews/LCI publié ce dimanche. 
78% des personnes interrogées sont mécontentes (+4) de l'action du président Hollande et 21% des sondés se disent encore satisfaits de l'action du chef de l'État (2% "très satisfaits", 19% "assez satisfaits"). 
Interrogés sur la "perception du changement" depuis l'élection de François Hollande en 2012, 27% (-4) jugent que "les choses changent en France" depuis près de trois ans, contre 73% (+4) qui estiment qu'elles "ne changent pas".

Manuel Valls, le Premier ministre, a des raisons de tirer la gueule. Il fait désormais 63% de mécontents (+6) et ne peut plus se prévaloir que de 36% de satisfaits. Le sentiment d'immobilisme est toujours vivace. 

Sanctions de l'impuissance socialiste face au chômage 

L'actualité sur les forces françaises au Mali et la loi sur le Renseignement et semblent profiter aux ministres concernés. Jean-Yves Le Drian (Défense) est toujours en tête du baromètre avec 56% de satisfaits (+1), devant Bernard Cazeneuve (Intérieur) 53% (+1) et Laurent Fabius (Affaires étrangères) 53% (+1).

La plupart des ministres n'arrivent pas à 50%
A force d'apparaître à la télévision, le ministre intermittent de l'Agriculture Stéphane Le Foll prend la quatrième place du classement, mais n'obtient que 43% (+2) devant Marisol Touraine (Affaires sociales) qui ne subit pas encore le retour de bâton des protestations contre sa loi de santé en cours de discussion (41%, +1). En revanche, Emmanuel Macron, 41% (-2), poursuit sa chute après avoir perdu 5 points le mois dernier.

Suivent Fleur Pellerin (Culture), 40% (-2%), Najat Vallaud Belkacem (Éducation), 40% (+2), Christiane Taubira (Justice), 39% (+3), Ségolène Royal (Écologie) 38% (-2) dont les passes d'armes écologistes avec Cécile Duflot et Anne Hidalgo sont sanctionnées. Enfin, en queue de classement on trouve Michel Sapin (Finances), 27% (-6) et François Rebsamen 25% (-2) montés au front lors de l'annonce des derniers chiffres du chômage.

L'opposition divisée ne profite pas du mécontentement général 

En retrait, Alain Juppé et Jean-Christophe Lagarde sont devant Nicolas Sarkozy
Parmi les autres personnalités politiques, Alain Juppé (UMP), septuagénaire qui a la préférence de la gauche comme adversaire, reste encore en tête, bien qu'il perde un point (53% de satisfaits). 
Viennent ensuite l'UMP Bruno Le Maire (42%, +1) et l'oracle de Pau, François Bayrou (42%, +2), président du MoDem dont on ne sait s'il est à droite ou à gauche. 
Le nouveau président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, prend la quatrième position, avec 36% (+3) juste devant Nicolas Sarkozy (35%, stable) et François Fillon, 34% (-2).

Viennent ensuite, à 33% chacun, les UMP Laurent Wauquiez (+1), Xavier Bertrand (+1) et Nathalie Kosciusko-Morizet (stable). Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) est à 33% (-1) et Jean-Luc Mélenchon à 31% (-2). Au coeur d'une semaine agitée, la présidente du FN Marine Le Pen reste dernière des douze personnalités testées (28%) et perd 3 points.

Sondage réalisé du 7 au 9 avril par téléphone auprès d'un échantillon de 1001 personnes représentatif de la population de plus de 18 ans (méthode des quotas).

jeudi 26 mars 2015

Chômage: trois Français sur quatre ne prévoient pas de baisse avant 2017

69% de Français ne croient pas à une baisse du taux de chômage avant 2017

Seulement 30% des sondés tablent encore sur un recul


6% le prévoient en 2015, 14% en 2016 et 10% en 2017, selon un baromètre OpinionWay pour Axys Consultants–Le Figaro–BFM Business, publié jeudi. 

Les sympathisants du PS sont les plus optimistes:  60% misent sur une baisse d'ici la fin du quinquennat, une hypothèse que ne retiennent que 24% des proches de l'UMP et seulement 10% de ceux du FN.

Parmi ceux qui prévoient une baisse, 71% la jugent liée avant tout à une reprise internationale et seulement 29% des sympathisants socialistes à l'action du gouvernement.

Quelles seraient les mesures jugées efficaces pour réduire le chômage?

73% évoquent une baisse des charges des entreprises, 60% un assouplissement des accords de maintien dans l'emploi, 49% une baisse du montant et de la durée d'indemnisation du chômage, 39% une facilitation des licenciements individuels et 25% une réduction du temps de travail (à 32 heures par semaine).
Par proximité partisane, la baisse des charges semble efficace à 91% des sympathisants UMP, 78% de ceux du FN et 68% de ceux du PS. La baisse des indemnisations est citée par 65% des proches de l'UMP, 51% de ceux du FN et 41% du PS.

Moins d'un salarié du privé sur deux (45%) est favorable à une baisse du montant et de la durée des allocations, et seulement 12% des chômeurs. En revanche, les salariés du public et les retraités, non concernés par cette mesure, y sont favorables à respectivement 49% et 62%.

Par ailleurs, 71% des personnes interrogées sont favorables à une dégressivité des allocations chômage et 57% à un contrat de travail unique.

Enquête réalisée les 18 et 19 mars auprès de 1.004 personnes, âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

69% des Français ne peuvent donc croire que Hollande puisse oser se représenter en 2017...

vendredi 28 novembre 2014

Le fraudeur Thomas Thévenoud ose se remontrer sur les bancs de l'Assemblée

Les Français sont pourtant pour l'inégilibilité des élus condamnés pour fraude fiscale 

Démissionné pour fraude fiscale, l'ex-ministre Thomas Thévenoud a fait son retour vendredi à l'Assemblée nationale
Fraudeur socialiste,
odieux et méprisant
L'AFP -et la presse en choeur derrière elle- évoque ses "déboires" fiscaux qui pour d'autres sont des fraudes. 
L'éphémère secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, le très controversé Thomas Thévenoud, député de Saône-et-Loire, est de retour vendredi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, pour la première depuis sa démission du gouvernement début septembre pour cause de "phobie administrative" qui serait la raison "médicale" de son trouble psychologique à déclarer tous ses revenus en temps et en heure.
Une approche sournoise, à la socialiste...
Dans le calme mais observé depuis tous les bancs, il s'est installé à l'avant-dernier rang de l'hémicycle, siégeant parmi les non-inscrits. Seul le co-président du groupe écologiste, François de Rugy, est venu le saluer avant l'ouverture de la séance.

Le député de Saône-et-Loire compte participer aux votes


Sans le pousser à renoncer à son siège, Le PS l'avait appelé à " tirer les conséquences " de ses actes...
Le fraudeur avait annoncé le 8 septembre dernier qu’il quittait le Parti socialiste, tout en refusant de démissionner de son mandat de député, provoquant l'indignation de ses collègues députés de droite, mais aussi du PS, dans une posture molle du fait du risque pour le PS de perdre la majorité en provoquant des élections partielles.

Ex-PS maintenant non-inscrit, le fraudeur s'incruste pourtant et va participer au débat sur la résolution socialiste pour la reconnaissance d'un Etat palestinien, une pression d'ailleurs intolérable, puisqu'il n'entre pas dans les attributions du législatif d'aborder les problèmes relevant du pouvoir régalien. Claude Bartolone, président de l'Assemblée, ignore-t-il le règlement ?

Thévenoud avait amorcé son retour en venant pointer en Commission
Thomas Thévenoud a remis les pieds à l'Assemblée mi-octobre en assistant à une réunion de la commission du Développement durable dont il fait désormais partie. Puis, mi-novembre, il avait pris la parole lors d'une réunion de cette commission. Le député membre des radicaux de gauche Olivier Falorni avait alors quitté la salle. 

Le fraudeur a un sens tout socialiste de la dignité 
Le président du groupe UMP à l'Assemblée, Christian Jacob, avait en septembre demandé au ministre du Budget, Christian Eckert, de saisir la commission des infractions fiscales "pour savoir s'il y a eu une fraude". Dans sa conférence de presse du 18 septembre, le président de la République, François Hollande, a estimé que l'ex-secrétaire d'Etat n'est "pas digne de rester à l'Assemblée nationale", mais Thévenoud n'en a cure.

L'exécutif se préoccupe comme d'une guigne de l'opinion

Un sondage Opinionway pour Powerfoule.org, publié lundi par LeMonde.fr, révèle que 73 % des Français estiment que les élus condamnés pour fraude fiscale ne devraient jamais pouvoir se représenter. Un chiffre qui grimpe à 84 % pour les faits de corruption et 85 % pour le détournement de fonds publics.
Les Thévenoud cassent la confiance des Français en la probité de leurs élus. 
Ainsi, 47 % des Français considèrent que la fraude fiscale est un phénomène très répandu parmi la classe politique, 40 % pour les faits de corruption et de détournement de fonds publics. Un jugement beaucoup plus répandu dans l'électorat du Front National : entre 94 et 97 % des électeurs ayant voté Marine Le Pen à la dernière présidentielle considèrent en effet ces phénomènes comme très répandus.
Le PS n'enregistre que 13 % et l'UMP 9 %. Une majorité de Français (46 %) estime cependant qu'aucune des formations politiques existantes ne répond à ce souhait de transparence. 
Le PS de Hollande met la République en souffrance.