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vendredi 15 mai 2020

Assemblée nationale : la création d'un 9e groupe de dissidents inquiète LREM

'Ecologie Démocratie Solidarité' est le nom que se donne la vingtaine de députés LREM qui en ont ras la casquette

Un 9e groupe à l'Assemblée nationale, c'est "inédit", "historique" sous la Ve ?

Après des mois d' 'urban legend' sur la possible création d'un neuvième groupe politique avec des Marcheurs dissidents à l'Assemblée nationale, soucieux de donner la prévalence aux thèmes comme l'écologie et le social, la rumeur prend corps. La tentative des Echos, en fin de semaine dernière, de discréditer la profession de foi provisoire des frondeurs par la publication d'extraits de leurs "spéculations" a fait chou blanc.

Depuis, circule une liste d'une vingtaine de noms
Dans ce 9e groupe dénommé 'Ecologie Démocratie Solidarité' figurent des ex-Marcheurs en rupture avec Macron, comme Matthieu Orphelin (proche de Nicolas Hulot), des membres du Collectif social-démocrate, comme Delphine Bagarry ou Martine Wonner, d'ex-socialistes revenus de Macron et jamais, ni acceptés, ni intégrés, mais toujours pris de haut, tels Aurélien Taché, Guillaume Chiche ou Cédric Villani (toujours membre du groupe LREM) et quelques non-inscrits comme le cheval de retour Delphine Batho, ex-ministre PS à l'Ecologie.

"Un contresens politique"

La socialiste Cécile Untermaier, donnée comme membre, a démenti. Interrogé sur France Info, Aurélien Taché a, lui, dit ne pas "particulièrement" souhaiter la création d'un tel groupe, ajoutant : "Je verrai quand les choses se présenteront si elles se présentent." A l'issue du conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a, de son côté, dit observer "si tel était le cas", que
"le ferment de la division est à l'œuvre" dans une période "exceptionnelle", y voyant "un contresens politique".

La plupart des sécessionnistes cités - des élus humiliés par leurs collègues de la société civile - sont partie prenante de l'initiative de 60 parlementaires à la fibre écologique et sociale qui ont dévoilé mercredi leurs trente propositions pour 'le jour d'après" la crise du coronavirus : revalorisation des salaires des soignants, plan de rénovation énergétique ou encore revenu universel. 
Le chef de file des petits soldats LREM, Gilles Le Gendre, incapable de tenir ses troupes, a qualifié ces propositions d' "arrière-pensées politiques", "très corrélées au sujet du 9e groupe".

La sécession est "assez actée et imminente"

L'impuissant numéro un de LREM, Stanislas Guerini, note que les choses sont "assez actées et imminentes". Le nombre de neuf groupes politiques serait un record. Et le groupe majoritaire (296 membres) est menacé de perdre la majorité absolue (289 sièges) qu'il détient pour l'heure à lui seul, un symbole fort, même s'il peut s'appuyer sur les 46 mendiants du MoDem et la dizaine d'élus juppéistes d' Agir!. D'où une certaine agitation à tous les étages. 
Selon des sources parlementaires, la diffusion de la profession de foi était une fuite orchestrée pour tenter de torpiller l'initiative. L'ensemble des Marcheurs ont été aussitôt "rappelés à l'ordre", certains ayant pu ainsi être rattrapés au vol.

Dans un message à la troupeGilles Le Gendre met en garde contre "toute tentative de division". 
Mardi, il a dit à la presse ses doutes sur la capacité d'un tel groupe à peser au vu des "hypothèses de chiffres qui circulent". Certains élus pressentis ont jugé "pas opportun" un lancement en pleine crise sanitaire, comme Claire Pitollat, ingénieure dans le domaine de l’énergie, élue du Marseille chic, ou l'ex-professeur d'EPS Cécile Rilhac, députée de Taverny (Mouvement des progressistes, MDP, Val d'Oise). Elles pourraient basculer au premier coup de vent.

Les épines dans le pied sont prêtes à tomber

Jugée "inéluctable" par certains en interne dès mars, au vu du "potentiel en nombre et en frustrations politiques," ces contestataires pourraient s'inscrire en "groupe minoritaire", et non groupe d'opposition. Certains des élus "légitimistes" et méprisants tentent de sauver la face en déclarant y voir l'occasion de se débarrasser des "passagers clandestins".

Et un des arrogants de la majorité éreinte déjà un "groupe de bric et de broc pour essayer d'exister", niant tout "coup dur" pour Macron, puisque, pour l'heure, les dissidents potentiels "ne semblent pas dans l'opposition frontale". Pour Stanislas Guerini, c'est en outre "à contretemps", notamment politiquement, puisque la ligne qui sera portée pour la fin du quinquennat accordera « une part prédominante » aux sujets sociaux et écologiques.

Le parti du président  travaille en catimini à des propositions de récupération.
Evoquant mardi "un nouveau cycle politique" post-coronavirus, G. Le Gendre estime aussi que cela "passe probablement par des évolutions sensibles" dans l'animation de la majorité. Manière aussi de faire amende honorable, en réponse à un député macronien a estimé que l'initiative en gestation "soldera la mauvaise gestion politique et individuelle du groupe"

L'opposition constate quant à elle que le macronisme s'essouffle et qu'il n'aura finalement mis que trois années à faire son temps
Ainsi des communistes ironisent-ils : "après La République en marche, on a la République en miettes…"

lundi 17 février 2020

GriveauxGate ou le surgissement de la transparence promise par Macron

Griveaux, preuve que mieux que de longs discours et révélations de presse, il faut désormais un film ou deux bien explicites

Ces politiques qui sont tombés pour moins que ça
 

Résultat de recherche d'images pour "sexe et politique"Pris la main dans le caleçon, Griveaux a eu le mauvais goût d'évoquer sa famille, les associant "en meme temps" à ses turpitudes extra-conjugales.
"Ma famille ne mérite pas cela. Personne, au fond, ne devrait jamais subir une telle violence," a estimé ce vendredi Benjamin Griveaux, un intime de Macron, à la suite de la diffusion non prévue - le jour de la Saint-Valentin - dans le scénario d'une vidéo vulgaire à caractère sexuel.
En renonçant ce vendredi à sa candidature à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux a avoué être l'acteur porno amateur des sex-tapes qui circulent dans le monde, bien que réservées à son auto-promotion - pensait-il - auprès d'une maîtresse. 

Rebondissement inédit dans la campagne des municipales de mars. 
A un mois du scrutin, Benjamin Griveaux a annoncé son coït interrompu avec l'électorat parisien : en cause non pas le harcèlement d'une femme par un masturbateur impudique mais, étrangement, la diffusion sur Internet de sextos le montrant peinant à l'échauffement. "Un site internet et des réseaux sociaux ont relayé des attaques ignobles mettant en cause ma vie privée", a déclaré l'acteur-réalisateur des sex-tapes en début de matinée pour expliquer son retrait.

Une situation arrivée à d'autres en France et dans le monde, assure aujourd'hui la presse macronienne

Une volonté de banalisation de l'échange d'images sexuelles sur portable.  
A cela près qu'aux images figées succèdent des scènes animées de masturbation à des fins pathétiques d'auto-érotisation laborieuse d'adultes, dont le caractère sordide ne redore pas l'image de l'individu, ni de la classe politique
Et à ce détail près que le public a en main plus que des récits par le journaliste qui a vu l'homme qui a vu l'ours et des images floues en noir et blanc, mais des pièces à conviction en technicolor, lesquelles ne devraient pas tomber sous l'oeil non averti de ce qui reste de jeunes candides sur cette planète déjà passablement polluée. Reste que les arguments présentés par Griveaux ne risquent pas de la réchauffer outre mesure...  

Il n'est pas le seul responsable politique à se retrouver dans cette situation. 
Les conseillers en communication de Griveaux n'ont visiblement rien à battre de l'état de la planète politique et en remettent une couche. De peu, ils nous épargnent l'argument selon lequel Griveaux aurait voulu faire don de sa personne à Macron pour démontrer que sa garde rapprochée, à défaut de ses députés, à une face "humaine"... Une dévotion qui ne s'exprime plus dans une alcôve (ou sur le balcon de Brégançon, où Chirac exposa son sexe à la douceur de la brise marine venue du large), mais en des lieux carrelés autrefois appelés "lieux d'aisance".  
La classe politique a chanté en choeur sa solidarité : du pipeau, si on ose dire, car tous, à droite comme à gauche et au centre, craignent que sortent les images qui clament leur humanité à toutes et tous.  
Partout dans le monde est-ce glorieux comme le 'morning glory' filmé de Griveaux ? -, des élus ont dû renoncer à leurs ambitions politiques à cause de la diffusion d'images intimes. Dans certains pays, il s'agit même d'une arme utilisée par le pouvoir pour déstabiliser les opposants. On parle de "revenge porn" ou porno-divulgation, ce qui désigne la mise en ligne de contenu sexuellement explicite publiquement partagé sans le consentement de la ou des personnes apparaissant sur le document (authentique ou non), dans une intention de vengeance...

Mai 2017 : démission du maire du Havre après la diffusion de selfies dénudés
La polémique est née dans une ville symbolique, celle du premier ministre de Macron: Le Havre. En mai 2017, à son arrivée à Matignon, Edouard Philippe s'était choisi pour remplaçant un élu respectable, Luc Lemonnier, 50 ans et père de quatre enfants. Or deux ans plus tard, le 21 mai 2019, il a annoncé sa démission  - lui aussi - pour "protéger sa famille" éclaboussée avec lui par un scandale lié à la diffusion de photos de lui nu par une femme, se disant elle-même victime de l'édile.
Interrogée par France Bleu Normandie, la femme qui avait envoyé ces photos assurait avoir voulu, par son geste, dénoncer les clichés envoyés par le maire lui-même deux années auparavant. "Pour moi, ça a été un viol ! Je suis mariée depuis plus de 20 ans, j'ai des enfants, je suis épanouie dans ma vie de couple, on se connaissait depuis longtemps (avec Luc Lemonnier), j'ai été choquée".
Dans un communiqué envoyé à la suite de sa démission, le maire a nié "catégoriquement les comportements qui lui sont prêtés", un secret de polichinelle à la mairie du Havre mais que l'Edouard ne croyait pas voir s'étaler un jour sur la place publique. "Les échanges de messages auxquels il a pu participer sont intervenus dans le cadre de communications virtuelles exclusives de toute contrainte et entre adultes consentants".

La presse macronienne va chercher des exemples à l'étranger

La macronie est-elle justifiée à dénoncer une américanisation des moeurs politiques ?

Novembre 2018 : la sex-tape qui fait tomber le ministre sud-africain de l'Intérieur, Malusi Gigaba, a dû démissionner de ses fonctions en 2018, au nom de " l'intérêt national " et de celui du parti. Il était la cible de tentatives d'extorsion après le vol d'une vidéo à caractère sexuel le concernant.
" Le vol a eu lieu lorsque ma communication a été interceptée illégalement et mon téléphone a été piraté en 2016/17 ", avait-il écrit sur Twitter. 

Octobre 2019 : une élue démocrate américaine, victime de "revenge porn" ?
L'élue démocrate Katie Hill, âgée de 32 ans, bisexuelle assumée, avait été élue en novembre 2018 dans une circonscription de Californie jusque-là aux mains des Républicains. En octobre dernier, des media qui sont "conservateurs" - quand ils ne sont pas Démocrates, donc "libres et indépendants" ! -  ont publié des articles lui imputant une relation, entre 2017 et 2018, avec une jeune membre de son équipe de campagne dans le cadre d'un ménage à trois avec son mari. Des photos d'elle nue ont même été diffusées. Les mêmes media lui ont également attribué une liaison avec un assistant parlementaire.

Le "kompromat", le chantage à la sex-tape en Russie.

En question, une vieille technique du KGB, remise au goût du jour dans la Russie de Poutine : le "kompromat" ou "matériel compromettant". Dans la plupart des cas, il s'agit de sex-tapes tournées en caméra cachée dans le but de discréditer les adversaires (politiques, journalistes, militants...) ou d'exercer une pression sur eux. Parfois, ce sont des militantes qui servent d'"appât" et qui charment - et piègent - des membres de l'opposition. Certaines vidéos sont diffusées à la télévision ou sur des sites. 
Cette pratique est une véritable arme d'humiliation massive, mais l'"exemple" illustrant cette pratique connue de tout acteur politique responsable est unique, celui d'un leader de parti d'opposition, Mikhaïl Kassianov (premier ministre entre 2000-2004), a été filmé dans des ébats sexuels avec son assistante en 2016. Une rencontre adultère dont des extraits ont été diffusés sur la chaîne de télévision contrôlée par l'Etat, NTV.

Des sex-tapes en Iran et des politiques accusés d'hypocrisie
Ce phénomène est aujourd'hui inédit dans d'autres pays. Selon France 24, plusieurs sex-tapes ont été diffusées en août dernier en Iran, une première depuis la Révolution Islamique de 1979. Dans l'une d'entre elles, filmée en caméra cachée, on voit Ali Mohammad Ahmadi, ancien gouverneur d'une province du sud-ouest du pays, au lit, nu, au côté d'une femme - qui n'est pas son épouse. 

Le président Macron faisait de la bataille de Paris un enjeu capital...
Ses élections municipales 2020 à Paris auront été perdues par des bras cassés et un agité du poignet.

mercredi 7 août 2019

Permanence taggée : la députée LREM Claire O'Petit en est sa "septième plainte"...

La recrue de Macron bat tous les records !

Et Nuñes, il fait quoi ? 

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Des inscriptions regrettables, dont certains font référence au CETA, ont été taguées sur le bâtiment de la permanence de la députée La République en marche. 

Résultat de recherche d'images pour "o petit et macron affiche"Pour la septième fois depuis le mois de décembre, la députée LREM de l'Eure, département de Lecornu, Questel et Benalla, Claire O'Petit a déposé plainte auprès de la gendarmerie après que sa permanence, située dans la commune d'Etrepagny , a été taggée ce mardi 6 août. 

De couleur verte, plusieurs inscriptions comme on en prononce dans l'émission TPMP de Cyril Hanouna, dont certaines font référence au traité de libre-échange CETA, ont été inscrites sur les volets et la plaque d'entrée.
Résultat de recherche d'images pour "o petit et macron affiche"
Un panneau moins discret que celui de Guerini, le patron de LREM... 

Le degré suprême de l'incompétence ravie 

Elle ne comprend toujours pas pourquoi elle bat des records.
C'est pourtant cette chance pour LREM qui lança : "Vous pleurez parce qu'on vous enlève 5 euros"...
Mais ce n'était pas la première fois que la députée indignait les internautes. En juillet dernier, sa petite phrase sur la baisse des APL avait donné une idée de la qualité du recrutement d'En Marche!. "Ouh, ça va messieurs-dames ! Si à 18, 19 ans, 20 ans, 24 ans, vous commencez à pleurer parce qu'on vous enlève 5 euros… Qu'est-ce que vous allez faire de votre vie ?" répondit-elle alors au HuffPost dans les couloirs de l'Assemblée, pour critiquer les protestations de certains étudiants. "Cinq euros, c'est beaucoup, concède-t-elle. Mais c'est ça ou on augmente les impôts!" 

Au micro de BFMTV, la députée  de la majorité présidentielle   - pour qui Mayotte est "une ville" - dresse le bilan des dégradations. "La gendarmerie pense qu’ils devaient être au minimum deux, car il y a deux écritures différentes. On a du mal à lire exactement ce qu’ils ont mis", précise-t-elle.
 beaucoup, ça fait ma septième plainte depuis le mois de septembre", admet-elle. 

En novembre 2018, cette même permanence avait été attaquée à coups de massue, avant une nouvelle série de dégradations en mai dernier. 


Résultat de recherche d'images pour "nunes castaner"
"On a le droit de ne pas être d'accord avec moi, mais pas de se livrer à de tels actes", avait-elle expliqué au moment des faits. C'est le même argumentaire que Marlène Schiappa dont elle lève le niveau.

Depuis maintenant quelques semaines, plusieurs permanences de députés LREM concentre la colère sociale
Image associée
La politique anti-sociale de Macron fait converger les luttes des agriculteurs hostiles au CETA et des Gilets jaunes réfractaires aux atteintes au pouvoir d'achat, suite aux votes des députés LREM, godillots marcheurs. 
Image associée
Inégalités de traitement
La Macronie ne s'attendait pas à des retours de bâton: le "grand" débat national a-t-il vraiment rétabli le dialogue ?

mardi 11 décembre 2018

Un collaborateur de Benalla envoyé par l’Elysée contre les étudiant·e·s à Montpellier

L’Elysée contre les étudiant·e·s anars à Montpellier

Qui étaient ces agents de sécurité privée qui empêchaient les étudiants de se réunir en Assemblée Générale et les réprimaient ?

Mediapart a révélé que ces nouveaux agents ont été recrutés par la République en Marche
Rahmouni, Macron et Benalla
Le site révolutionnaire trotskiste a été informé par le syndicat Solidaires Etudiant.e.s de l'université Paul Valéry de Montpellier. La presse d'investigation n'a qu'à attendre que l'information tombe toute cuite dans leur boîte mail...

L’Elysée a envoyé un collaborateur de Benalla mater la contestation des étudiant·e·s à Montpellier


Charlyne Péculier

Les agents de sécurité privé, qui ont réprimé la mobilisation étudiante en mars et avril 2018 (lien PaSiDupes) et qui ont empêché la tenue d’Assemblés Générales, ont été recrutés par le biais de 'La République En Marche', le parti du président, et notamment sur intervention de Charlyne Péculier, ci-contre, référente  des Jeunes Avec Macron  (JAM) pour l'Hérault, et 'community manager' en tant qu'étudiante en communication et médias à l'Université Paul Valéry (Montpellier III) depuis 2015.

Le "conseil de recrutement" du parti au pouvoir est impliqué puisqu’il emploie comme chef d’équipe Kader Rahmouni dont on découvre qu’il a travaillé au côté d’Alexandre Benalla durant la campagne présidentielle de Macron. Le président de l'Université, Patrick Gilli, ainsi que les membres de son bureau, non content d’avoir permis à une police politique d’agir sur le campus, ont tenté de dissimuler les coûts faramineux de cette répression en court-circuitant le processus d’appel d’offre et donc le Conseil d’Administration de l’Université.

Pour mémoire, l’Université Paul-Valéry a connu l’an passé une mobilisation d’une grande détermination, et ce, dès le mois de février. 
Orientation des étudiants : pourquoi la loi ORE soulève-t-elle tant d'opposition ? (DECRYPTAGE)
Le retrait du projet de loi dite 'ORE' (orientation et réussite, promulguée le 8 mars) avait été demandé plusieurs fois par des Assemblées Générales rassemblant plusieurs milliers d’étudiant·e·s et les blocages avaient été régulièrement reconduits par les grévistes opposés aux nouvelles modalités d'entrée en premier cycle, imposées par la saturation de certaines filières et le taux d'échec important en première année universitaire : seuls 40,1% des étudiants passent en deuxième année, bien que bon nombre d'entre eux soient détenteurs d'une mention au baccalauréat, examen démonétisé de fin d'études secondaires. 

L'extrême gauche, qui a pris l'ascendant sur l'Université, qualifie de fascistes les contre-offensives des étudiants qui veulent sauver leur année d'études

Des affrontements se sont déroulés dans l’enceinte de la faculté de droit de Montpellier. Face à ces mouvements, le gouvernement a non seulement maintenu le système de sélection Parcoursup, mais a aussi envoyé la police dans plusieurs universités occupées. Au vu de la difficulté à mettre en oeuvre la loi, la direction de l’Université Montpellier III avait assumé l’emploi d’une sécurité privée supplémentaire pour engager une opération policière d’envergure

Des heurts avaient eu lieu, particulièrement avec Kader Rahmouni, chef d’équipe, qui avait exercé des pressions sur de nombreux militants radicalisés. Dans un amalgame ordinaire, ces derniers avaient dénoncé toute forme de répression et de violence, qu’elle soit fasciste, policière ou exercée par le biais de sécurités privées, s'exonérant de toute responsabilité dans les tensions étudiantes. Etrangement, les anarcho-révolutionnaires mettaient en garde contre le laxisme de la justice envers certains, les autres... La trentaine d’agents avait également été accusés d'avoir empêché des étudiants "fichés" d’accéder à leur cours...
Ambiance...

Aujourd’hui, relayées par Mediapart, les révélations du syndicat Solidaires Etudiant.e.s jettent en pleine lumière ces sociétés de sécurité privée. 
Selon cette fédération syndicale de lutte, née en janvier 2013 de l'union de la Fédération SUD Etudiant et de la Fédération syndicale étudiante (FSE), elles seraient commanditées par le pouvoir en place et sont des actrices nouvelles de la répression politique, sans apparaître clairement liées à l’Etat.

Au moment où les Gilets Jaunes mettent l'Etat macronien en question et où des dizaines de milliers de lycéens sortent dans les rues pour protester contre Parcoursup et la réforme des séries technologiques, le mouvement étudiant est déterminé à prendre la roue des automobilistes en colère contre la hausse des carburants et des Français qui veulent défendre leur pouvoir d'achat. Ils sont en lutte pour que l’Université reste gratuite pour tous, étudiants et profiteurs de l'Université.

dimanche 21 octobre 2018

Info ou intox ? La compagne de Benalla, salariée de En Marche!...

Dans la famille Benalla, je demande aussi le frère, pourquoi pas ?

La compagne d'Alexandre Benalla serait, elle aussi, salariée de "La République en marche"...

L'info selon laquelle Aurore Bergé serait l'heureuse élue
est donc une 'fake news'...
Quel est son emploi? Et pour quel salaire mensuel ?
Dans  une enquête sur Alexandre Benalla publiée dans son numéro paru jeudi 18 octobre, Valeurs Actuelles consacre plusieurs pages à l'ancien collaborateur favori d'Emmanuel Macron, mis en examen, fin juillet, pour des soupçons de violences et d'ingérence dans l'action de la police après avoir été filmé en train de tabasser deux manifestants d'extrême gauche, place de la Contrescarpe à Paris, à la suite de la manifestation du 1er mai dernier.

"C'est une information qui n'a jamais été révélée. Objet de beaucoup d'attentions lors du déclenchement de l'affaire (...) sa compagne Meryem (...) a fait l'objet des rumeurs les plus folles. A tel point que certains se sont demandé si elle existait vraiment (...) Et, nous l'avons découvert, elle est salariée de La République en marche."

La jeune femme avait déjà fait parler d'elle 

Il y a quelques mois, elle devait épouser Alexandre Benalla, le 21 juillet dernier à Issy-les-Moulineaux, en banlieue parisienne. Mais l'union avait dû être annulée au dernier moment et alors que les bans avaient été publiés, pour une raison très simple : le futur jeune marié était alors en garde à vue...
Les bans avaient-ils été publiés et affichés ?

La compagne d'Alexandre Benalla, "emploi fictif" à En Marche! ?
Manquerait plus que ça !
En attendant, nous lui souhaitons que son promis laisse son pistolet Glock et son casque sur la table de nuit. 

mercredi 1 août 2018

Benalla a soustrait des armes à la police, le jour de la perquisition

Les armes de Benalla se sont volatilisées le jour de la perquisition 

Qui a prévenu le "cowboy" de l'Elysée ?


L’ex-chargé de mission auprès de l’Elysée évoque l’intervention d' "un ami".

Dans son édition du mercredi 1er août, Le Canard enchaîné fait rebondir l’affaire Alexandre Benalla en révélant la déconvenue des policiers venus perquisitionner le domicile de l’ancien garde du corps du chef de l’Etat. L'armoire forte dans laquelle Alexandre Benalla stockait ses armes était introuvable, comme volatilisée.

Benalla a-t-il fait disparaître des pièces à conviction ?
C’est le 20 juillet dernier, en début de soirée, que les forces de l’ordre se rendent au domicile d’Alexandre Benalla, situé à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine. Les policiers sont finalement contraints de repartir : le serrurier n'est pas parvenu à crocheter la serrure de l’appartement, un modèle sophistiqué, haut de gamme et inviolable. 

En guise de scellé, ils apposent un simple autocollant sur la porte d’entrée, témoignant, selon l'hebdomadaire anarchiste, d’une "incroyable désinvolture".

A leur retour, le lendemain, l’armoire forte dans laquelle le proche d’Emmanuel Macron avait indiqué détenir des armes est introuvable, lorsque les policiers pénètrent dans le domicile d’Alexandre Benalla. 

"Nettoyage express ?", s’interroge l’hebdomadaire. L’ex-chargé de mission auprès de l’Elysée évoque l’intervention d’"un ami", sans que les policiers cherchent à en savoir davantage. L’avocat du syndicat policier Vigi demande au juge de réclamer un réquisitoire supplétif au sujet de cette histoire douteuse. C’est justement ce jour-là, le 30 juillet, qu’Alexandre Benalla retrouve ses armes et les rapporte à la justice.




L'histoire du "coffre-fort mystère" de Benalla dans "Le Canard" ce mardi soir.
L'armoire forte dans laquelle il était censé conserver ses armes n'a jamais été retrouvée lors de la perquisition à son domicile. En garde-à-vue, il a évoqué... l'intervention d'"un ami".
Qui a équipé le "cowboy" d'une armurerie ?

Dans un courriel faisant partie des MacronLeaks, le 
chef de cabinet et proche historique de Gérard Collomb à Lyon, Jean-Marie Girier, a écrit à Alexandre Benalla pour lui refuser un "achat d’armements".

Lors de son audition, 
par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, à de très nombreuses reprises, le lundi 23 juillet, Gérard Collomb a déclaré ne pas connaître Alexandre Benalla. Pourtant, selon les dossiers de la campagne d’En Marche disponibles dans les MacronLeaks, il semble bien que le responsable de la campagne d’Emmanuel Macron et aujourd’hui chef de cabinet du ministre de l’Intérieur, Jean-Marie Girier, connaissait bien Alexandre Benalla. Dans plusieurs courriels des MacronLeaks, on trouve la trace d’échanges entre les deux hommes, notamment sur la question d’achat d’armes. "Bonjour à tous les deux. Je viens de prendre connaissance d’une commande d’armes pour le mouvement. Il est bien évident que nous n’allons pas acheter d’armes, ou de flash-ball pour les quarante jours restants. Je suis surpris que nous n’ayons pas été saisis d’une telle démarche. JMG", a écrit Jean-Marie Girier à Alexandre Benalla et à Ludovic Chaker, secrétaire général d’En Marche.


Alexandre Benalla / Jean-Marie Girier © Tim Douet (montage)

Collabo de Gérard Collomb depuis 2012 (à la mairie de Lyon, puis à la métropole et enfin au ministère de l’Intérieur), Jean-Marie Girier est-il le seul du couple qu’il forme avec Gégé Collomb à connaître et avoir eu des échanges avec Alexandre Benalla ? C’est ce que devra déterminer l’enquête parlementaire en cours pour encore près de six mois. Or, à de multiples reprises, on l'a dit, Gérard Collomb a déclaré - notamment sous serment - qu’il ne connait pas Benalla. "Avez-vous déjà rencontré M. Benalla ?" lui a demandé Guillaume Larrivé (LR), co-rapporteur de la commission d’enquête. "Oui, mais je ne le connaissais pas et j’ignorais sa qualité auprès du président de la République. Je pensais d’ailleurs que c’était quelqu’un des services de police. La dernière fois que je l’ai croisé, c’était à l’occasion de la Coupe du monde de football”, a répondu Gérard Collomb. 
Questionné sur les informations de Mediapart à propos d’une accolade faite par Gérard Collomb à Alexandre Benalla le soir du 1er mai, Gérard Collomb a confirmé qu’il avait croisé Benalla ce soir-là. Le ministre de l’Intérieur a assuré, un peu énervé, qu’il est "urbain" et a salué les quarante personnes dans la salle ce soir-là.


Courriel envoyé à Alexandre Benalla par Jean-Marie Girier ©DR



Collabo de Gérard Collomb depuis 2012 (à la mairie de Lyon, puis à la métropole et enfin au ministère de l’Intérieur), Jean-Marie
Girier est-il le seul du couple qu’il forme avec Gégé Collomb à connaître et avoir eu des échanges avec Alexandre Benalla ? C’est ce que devra déterminer l’enquête parlementaire en cours pour encore près de six mois. Or, à de multiples reprises, on l'a dit, Gérard Collomb a déclaré - notamment sous serment - qu’il ne connait pas Benalla. "Avez-vous déjà rencontré M. Benalla ?" lui a demandé Guillaume Larrivé (LR), co-rapporteur de la commission d’enquête. "Oui, mais je ne le connaissais pas et j’ignorais sa qualité auprès du président de la République. Je pensais d’ailleurs que c’était quelqu’un des services de police. La dernière fois que je l’ai croisé, c’était à l’occasion de la Coupe du monde de football”, a répondu Gérard Collomb.

Questionné sur les informations de Mediapart à propos d’une accolade faite par Gérard Collomb à Alexandre Benalla le soir du 1er mai, Gérard Collomb a confirmé qu’il a croisé Benalla ce soir-là. Le ministre de l’Intérieur a assuré, un peu énervé, qu’il est "urbain" et a salué les quarante personnes dans la salle ce soir-là.

vendredi 15 décembre 2017

Pour l'anniversaire d'Emmanuel Macron, il a fallu le château de Chambord

Macron n'était pas disponible pour les écoliers grièvement blessés dans la collision de Millas

Pour ses 40 ans, Macron a fait privatiser le château de Chambord 

Image illustrative de l'article Château de ChambordNé un 21 décembre, Emmanuel Macron fête ses 40 ans samedi 16 décembre dans le château royal de François Ier à Chambord, joyau architectural du Loir-et-Cher, selon une information de La Nouvelle République, confirmée par des proches du président. Accompagné de Brigitte, son épouse sexagénaire, et des enfants et petits-enfants de la retraitée, le président passera le week-end à  la Maison des réfractaires, ancienne maison forestière (ci-dessous) transformée en deux gîtes pouvant accueillir jusqu’à huit personnes chacun. 

Un "week-end privé", insiste l’Elysée
Résultat de recherche d'images pour "Maison des réfractaires"
Résultat de recherche d'images pour "Maison des réfractaires"Son entourage précise que Macron financera cet hébergement sur ses "deniers propres", "moins de mille euros", détaille l’un de ses proches.
 
Le chef de l’Etat est arrivé vendredi soir à Chambord où l'attendaient en pleine forêt des présidents de fédérations de chasse ayant traqué le sanglier lors d’une "battue de régulation" comme il en existe une douzaine par an sur le domaine. Devant ses invités et un tableau de chasse, il a réaffirmé son attachement à cette pratique. "C’est la première fois depuis quarante ans qu’un président de la République vient en forêt à la fin de la chasse", se réjouit le lobbyiste Thierry Coste, qui a conseillé le candidat d’En marche !.
Les 'chasses présidentielles' ont été remplacées en 2010 par des "battues de régulation" qui continuent d’attirer grands élus et grands patrons, mécènes et hauts fonctionnaires. Pendant la campagne, M. Macron s’était déclaré favorable à la "réouverture" de ces chasses de prestige en assumant de les utiliser comme instrument d’influence de l’Etat et de rayonnement de la culture française. 

A l’issue de son discours, Macron ne s'est  pas mêlé au dîner qui se tenait au château, au son des cors de chasse. "Il est parti manger une crêpe au village", suppute un invité. 

Macron célébrera ses 40 ans dans un salon du château, samedi soir
 
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Né il y a cinq cents ans du caprice d’un roi, Chambord est un symbole de la puissance royale et emblème de la Renaissance, désormais placé sous la haute autorité du président de la République. Il visitera le château au cours du week-end et en profitera pour se rendre au zoo de Beauval voisin pour y voir le bébé panda que son épouse Brigitte a "baptisé" au début du mois de décembre. 

Macron a placé un noble à la présidence du Domaine de Chambord 
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Ces festivités présidentielles interviennent alors qu’un nouveau président du conseil d’administration du Domaine de Chambord vient d’être nommé : Augustin de Romanet de Beaune, 56 ans, ex-patron de la Caisse des dépôts, le président des Aéroports de Paris (groupe ADP) appartient à une famille anoblie par Louis XIV en 1644. Il succède au député socialiste de la Mayenne (Nouvelle Gauche) Guillaume Garot, un roturier. Ce dernier était atteint par la règle de non-cumul entre la fonction de parlementaire et la présidence d’un établissement public à caractère industriel et commercial. 
Il est le frère aîné d'Antoine de Romanet (55 ans, neveu de Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Cayenne) que le pape François a nommé évêque aux armées françaises le 28 juin 2017.

Le domaine est géré par le directeur général du domaine, Jean d’Haussonville, 49 ans, haut fonctionnaire appelé au Ministère des Affaires étrangères par Renaud Donnedieu de Vabres, et conseiller auprès du ministre de la Culture et de la Communication.
Romanet sera surtout chargé de veiller à l’attractivité du château, haut lieu culturel et touristique, dont on fêtera en grande pompe les 500 ans en 2019, et qui accueillera la même année un sommet franco-italien. Classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, Chambord, qui s’autofinance à 90 %, se prépare à recevoir plus d’un million de visiteurs par an. 
Les architectes et décorateurs Dominique Perrault, Jean-Michel Wilmotte et Jacques Garcia ont été associés à la préparation du 500e anniversaire de la pose de la première pierre. Le premier organisera un concours d’architecture virtuel (sur le thème "Comment finirait-on le château aujourd’hui ?"). Le deuxième construira un chai autour des 14 hectares de vignes récemment plantées. Le troisième terminera un décor mobile guidant les visiteurs depuis le donjon jusqu’à la chambre du roi, qui sera restaurée. "Garcia, Perrault et Wilmotte, la sainte trinité de Chambord !", sourit Haussonville, vantant ce "mécénat de compétence".

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Romanet abandonne son siège de président du Conseil d’orientation du domaine Un proche d’Emmanuel Macron, le sénateur de Côte-d’Or François Patriat, 74 ans (ci-contre), lui succédera. Vétérinaire de métier, mais pourtant chasseur, ce soutien de la première heure qui ne pouvait prétendre à la présidence du conseil d’administration, étant parlementaire et atteint par la limite d’âge fixée pour cette fonction, voit donc un rêve se réaliser. Patriat, qui annonça dès 2016 se mettre "en marge du PS" et "en marche pour Emmanuel Macron", est menacé d'expulsion du PS.