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vendredi 5 octobre 2018

Guinée: les ministres de Macron boudent son 60e anniversaire

Alors que Macron se désiste, Philippe recherche désespérément un ministre pour l'accompagner

Nicole Belloubet a refusé catégoriquement de remplacer au pied levé Gérard Collomb
 


Collomb devait se rendre en Guinée pour les 60 ans de l’indépendance du pays.
Mais le ministre de l'Intérieur a refusé, lundi, de se rendre à Conakry pour représenter la France en Guinée et célébrer la décolonisation, 60 ans après l’indépendance du pays. Et la ministre de la Justice s'est aligné sur la position de Macron qui a décidé de bouder le président Alpha Condé, lequel se considère pourtant comme le frère jumeau de Bernard Kouchner.

Or, Macron avait reçu le président guinéen en visite officielle à Paris, le 22 novembre 2017. "Je me réjouis d’avoir accueilli ce jour à l’Elysée le président Alpha Condé, mon ami Alpha qui, depuis un peu plus de six mois que j’ai pris ces responsabilités, est pour moi un partenaire privilégié et un interlocuteur très précieux pour les sujets africains," avait-il déclaré.
Et d'ajouter une promesse : "Je tenais à ce que nous puissions échanger comme nous venons de le faire, avant de me rendre en Afrique et avant notre sommet Union africaine-Union européenne."

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Macron prend ombrage de la réussite du président africain.
Entre 2010 et 2017, la Guinée connaît une croissance annuelle relativement importante (4 % en moyenne), quand Macron fera moitié moins en 2018. Dans le même temps, le chômage reste stable, à 4,5 %, contre 9,2 en France. Par ailleurs, le pays voit sa dette publique passer de 68 % à 19 % du PIB, contre 99% du PIB hexagonal, au deuxième trimestre 2018, tandis que le déficit public, qui s’élevait à 14 % en 2010, devient un excédent (0,6 %) en 2017, à la différence de la France qui ne tiendra pas l'objectif de 2,3% en 2018.
Condé a été réélu président pour un second mandat en 2015, avec 57,9 % des voix au premier tour.

Panique au sommet de l’Etat : Macron ne tient pas ses engagements

On a craint l’incident diplomatique et Matignon a alors demandé à Nicole Belloubet de remplacer le ministre de l’Intérieur, au pied levé. Refus catégorique de la garde des Sceaux, qui  ne veut pas jouer les doublures. Elle fait valoir qu'elle revient tout juste d’un déplacement à Madrid avec Edouard Philippe et que le climat africain ne convient pas à son brushing.

C’est finalement Jean-Baptiste Lemoyne qui s'y colle : en tant que secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, chargé du commerce extérieur, du tourisme et de la francophonie, il a dû accepter la mission et son cheveu ne craint rien...

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait piscine ?
On en entend plus parler de celui-là: Il a démissionné ?


vendredi 6 juillet 2018

Un selfie de Pascal Obispo et Brigitte Macron sidère les internautes

La presse institutionnelle s’est auto-censurée

blog -selfie Obispo et Brigitte Macron chez Line Renaud-juill2018.jpgLe 90e anniversaire de Line Renaud, ce lundi,  a été l’occasion d’une nouvelle réunion annuelle de nombreux amis, dont Brigitte Macron… ce qui a révolté de nombreux internautes.




Si, sur France 2, Stéphane Bern lui consacra un divertissement tourné une semaine plus tôt à Bobino, la vraie fête d’anniversaire de Line Renaud avait lieu, comme d’habitude dans sa grande propriété de l’ouest parisien, entourée de ses nombreux amis. Un anniversaire marqué toutefois par une absence, celle de son ami Johnny, toujours fidèle à sa "marraine de télévision" et son épouse, Laeticia, restée à Los Angeles avec ses filles, au coeur de la tourmente médiatique qu’elle suscite autour de l’héritage du rocker.
Chez Line, se trouvait cette année Pascal Obispo avec lequel elle est depuis plus de vingt ans impliquée dans le Sidaction, mais aussi Dany Boon, son « fils » dans La Ch’tite famille ! Si le Président Macron n’était pas de la party, pour cause d’obligation professionnelle, sa femme Brigitte, elle, était venue souhaiter un joyeux anniversaire à "sa grande amie".
Faisaient également la fête, Muriel Robin, Mimie Mathy, Jean Reno, venu accompagné de son épouse Zofia Borucka, la première dame de Côte d’Ivoire Dominique Ouattara
 et la maire PS de Paris, Anne Hidalgo. 

La présence à la fête de l’épouse sexagénaire a clairement indisposé certains « gens qui ne sont rien » mais refusent de la boucler.

Mais, lorsque, sur son compte Instagram, Pascal Obispo a posté une photo affichant les invités, les commentaires des internautes ont fusé, prenant une tournure imprévue. Si la côte de popularité de Line Renaud est toujours au top, en revanche "Ah le fric, vous êtes à genoux" , "Dégoûté", "Dommage de poser avec Macron" , " Que des gueules de cons " , " Quelle imbécile " … Si la musique de Pascal Obispo peut plaire, la coloc du président à l’Elysée commence à courir sérieusement sur le haricot des Français !

Pascal Obispo, lynché de tous les côtés, a fini par retirer bravement cette photo de son compte Instagram
, visiblement inquiet de son impact négatif sur son image et son business.
L'épouse Macron ne donne manifestement pas 24/24h dans le caritatif (soutien à Line Renaud), culturel (la chanteuse Rihanna et "Les Ch'tis") ou social (le logement avec "Ma Cabane au Canada") ou qui participeraient au rayonnement de la France...

vendredi 15 décembre 2017

Pour l'anniversaire d'Emmanuel Macron, il a fallu le château de Chambord

Macron n'était pas disponible pour les écoliers grièvement blessés dans la collision de Millas

Pour ses 40 ans, Macron a fait privatiser le château de Chambord 

Image illustrative de l'article Château de ChambordNé un 21 décembre, Emmanuel Macron fête ses 40 ans samedi 16 décembre dans le château royal de François Ier à Chambord, joyau architectural du Loir-et-Cher, selon une information de La Nouvelle République, confirmée par des proches du président. Accompagné de Brigitte, son épouse sexagénaire, et des enfants et petits-enfants de la retraitée, le président passera le week-end à  la Maison des réfractaires, ancienne maison forestière (ci-dessous) transformée en deux gîtes pouvant accueillir jusqu’à huit personnes chacun. 

Un "week-end privé", insiste l’Elysée
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Résultat de recherche d'images pour "Maison des réfractaires"Son entourage précise que Macron financera cet hébergement sur ses "deniers propres", "moins de mille euros", détaille l’un de ses proches.
 
Le chef de l’Etat est arrivé vendredi soir à Chambord où l'attendaient en pleine forêt des présidents de fédérations de chasse ayant traqué le sanglier lors d’une "battue de régulation" comme il en existe une douzaine par an sur le domaine. Devant ses invités et un tableau de chasse, il a réaffirmé son attachement à cette pratique. "C’est la première fois depuis quarante ans qu’un président de la République vient en forêt à la fin de la chasse", se réjouit le lobbyiste Thierry Coste, qui a conseillé le candidat d’En marche !.
Les 'chasses présidentielles' ont été remplacées en 2010 par des "battues de régulation" qui continuent d’attirer grands élus et grands patrons, mécènes et hauts fonctionnaires. Pendant la campagne, M. Macron s’était déclaré favorable à la "réouverture" de ces chasses de prestige en assumant de les utiliser comme instrument d’influence de l’Etat et de rayonnement de la culture française. 

A l’issue de son discours, Macron ne s'est  pas mêlé au dîner qui se tenait au château, au son des cors de chasse. "Il est parti manger une crêpe au village", suppute un invité. 

Macron célébrera ses 40 ans dans un salon du château, samedi soir
 
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Né il y a cinq cents ans du caprice d’un roi, Chambord est un symbole de la puissance royale et emblème de la Renaissance, désormais placé sous la haute autorité du président de la République. Il visitera le château au cours du week-end et en profitera pour se rendre au zoo de Beauval voisin pour y voir le bébé panda que son épouse Brigitte a "baptisé" au début du mois de décembre. 

Macron a placé un noble à la présidence du Domaine de Chambord 
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Ces festivités présidentielles interviennent alors qu’un nouveau président du conseil d’administration du Domaine de Chambord vient d’être nommé : Augustin de Romanet de Beaune, 56 ans, ex-patron de la Caisse des dépôts, le président des Aéroports de Paris (groupe ADP) appartient à une famille anoblie par Louis XIV en 1644. Il succède au député socialiste de la Mayenne (Nouvelle Gauche) Guillaume Garot, un roturier. Ce dernier était atteint par la règle de non-cumul entre la fonction de parlementaire et la présidence d’un établissement public à caractère industriel et commercial. 
Il est le frère aîné d'Antoine de Romanet (55 ans, neveu de Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Cayenne) que le pape François a nommé évêque aux armées françaises le 28 juin 2017.

Le domaine est géré par le directeur général du domaine, Jean d’Haussonville, 49 ans, haut fonctionnaire appelé au Ministère des Affaires étrangères par Renaud Donnedieu de Vabres, et conseiller auprès du ministre de la Culture et de la Communication.
Romanet sera surtout chargé de veiller à l’attractivité du château, haut lieu culturel et touristique, dont on fêtera en grande pompe les 500 ans en 2019, et qui accueillera la même année un sommet franco-italien. Classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, Chambord, qui s’autofinance à 90 %, se prépare à recevoir plus d’un million de visiteurs par an. 
Les architectes et décorateurs Dominique Perrault, Jean-Michel Wilmotte et Jacques Garcia ont été associés à la préparation du 500e anniversaire de la pose de la première pierre. Le premier organisera un concours d’architecture virtuel (sur le thème "Comment finirait-on le château aujourd’hui ?"). Le deuxième construira un chai autour des 14 hectares de vignes récemment plantées. Le troisième terminera un décor mobile guidant les visiteurs depuis le donjon jusqu’à la chambre du roi, qui sera restaurée. "Garcia, Perrault et Wilmotte, la sainte trinité de Chambord !", sourit Haussonville, vantant ce "mécénat de compétence".

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Romanet abandonne son siège de président du Conseil d’orientation du domaine Un proche d’Emmanuel Macron, le sénateur de Côte-d’Or François Patriat, 74 ans (ci-contre), lui succédera. Vétérinaire de métier, mais pourtant chasseur, ce soutien de la première heure qui ne pouvait prétendre à la présidence du conseil d’administration, étant parlementaire et atteint par la limite d’âge fixée pour cette fonction, voit donc un rêve se réaliser. Patriat, qui annonça dès 2016 se mettre "en marge du PS" et "en marche pour Emmanuel Macron", est menacé d'expulsion du PS.

samedi 15 août 2015

Alain Juppé, 70 ans non médiatisés

Juppé ambitionne de devenir le plus vieux président de la Ve République

A 72 ans, René Coty fut le dernier de la IVe

L'ex-Premier ministre, qui fête aujourd'hui son anniversaire, sait qu'on l'attaquera sur son âge lors de la campagne pour la primaire de 2016. Il ne médiatise donc pas sa bascule parmi les septuagénaires. 
En mai 204, le maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé,  68 ans, a été hospitalisé une nuit à Paris pour des examens médicaux ayant entraîné l’annulation de ses engagements pour deux jours, même si son entourage assura qu’il n’a aucun problème grave.

Ce sera en famille et en toute discrétion dans sa maison d'Hossegor (Landes), selon un de ses proches. Aujourd'hui, Alain Juppé va fêter ses 70 ans. Plutôt que son âge, le maire de Bordeaux, qui caracole en tête des sondages pour la présidentielle de 2017 (devançant même Nicolas Sarkozy chez les sympathisants des Républicains), préfère mettre en avant sa bonne forme physique. Outre les photos en maillot de bain (dans « VSD » et « Closer ») prises lors de ses récentes vacances sur l'île grecque de Kéa, l'ancien Premier ministre a sans doute pu apprécier le vieux cliché qui circule sur les réseaux sociaux, le montrant en train de faire des pompes devant une salle hilare.

Des lunettes de d'jeun, mais de lecture:
 des Forty d’Alain Afflelou !
Depuis qu'il y a tout juste un an il a annoncé sa candidature à la primaire ouverte à droite prévue en novembre 2016, Juppé répète à l'envi qu'il est déterminé et qu'il s'est lancé dans la bataille pour gagner. A la rentrée, il reprendra ses déplacements et l'élaboration du programme pour la primaire. 
Dès le 3 septembre, il sera ainsi à Châlons-en-Champagne (Marne), chez son ami Benoist Apparu. Et le 26 août paraîtra le premier livre thématique (sur l'école) de son projet.

Age des présidents de la République Française, lors de leur élection:


Louis Napoléon Bonaparte
58 ans
François Hollande
52 ans
Nicolas Sarkozy
63 ans
Jacques Chirac
65 ans
François Mitterrand
48 ans
Valéry Giscard d'Estaing
58 ans
Georges Pompidou
69 ans
Charles de Gaulle
72 ans
René Coty
63 ans
Vincent Auriol
61 ans
Albert Lebrun
74 ans
Paul Doumer
61 ans
Gaston Doumergue
61 ans
Alexandre Millerand
65 ans
Paul Deschanel
53 ans
Raymond Poincaré
65 ans
Armand Fallières
61 ans
Émile Loubet
54 ans
Félix Faure
47 ans
Jean Casimir-Perier
50 ans
Sadi Carnot
72 ans
Jules Grévy
65 ans
Patrice de Mac Mahon
74 ans
Adolphe Thiers
40 ans
Louis Napoléon Bonaparte
L'âge présenté ici est simplifié. Il s'agit de la soustraction de l'année de naissance à celle d'élection

Une question de confiance

Mais dans le combat sans merci qui s'annonce, l'ancien ministre d'Etat du président Nicolas Sarkozy (Défense et Affaires étrangères) sait que ses adversaires -et la presse militante- exploiteront l'argument de l'âge. Un prétendu handicap, minimise-t-il : "A 70 ans, on n'est pas vieux, on a de l'expérience." "Sa stature d'homme d'Etat et son expérience lui donnent une maturité, le calme et la sérénité que d'autres n'ont pas, estime un de ses partisans qui ne se nomme pas. Et puis l'âge lui permet de préciser qu'il ne cherchera pas à se faire réélire et fera toutes les réformes promises au cours de son mandat."
Effectivement, s'il était élu en 2017, Juppé, qui aurait 72 ans, ne rempilerait pas. "Sauf progrès exceptionnels des biotechnologies qui me permettraient de remplacer mon cerveau, mon cœur et tous mes organes !" a-t-il ironisé sur BFMTV. Mais ses principaux adversaires peuvent suivre le même raisonnement, avec une évidente différence de forme physique en faveur de l'un d'eux. Lien PaSiDupes 

Pour Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et soutien de François Fillon (61 ans), l'âge n'est pas un handicap. "Les Français jugeront sur les idées et les personnalités qui les portent. L'important, c'est d'avoir la volonté et les capacités, ce dont personne ne doute concernant Alain Juppé."

"Ce qui compte, ce n'est pas l'âge du capitaine, c'est sa volonté", renchérit l'ancien ministre Thierry Mariani. Ce qui intéresse nos électeurs, c'est de savoir s'ils pourront lui faire confiance pour mener à bien ce qu'il aura annoncé. Pour beaucoup de militants de droite, le problème de Juppé, ce n'est pas son âge, c'est qu'il a donné trop de gages au centre." "L'âge est un mauvais argument et tous ceux qui l'ont utilisé l'ont ensuite payé cher", prévient un autre ancien ministre, citant le cas de Lionel Jospin en 2002 et sa formule - respectueuse à la socialiste -  sur Jacques Chirac "vieilli, usé, et fatigué".

Sarkozy, 60 ans, se garde bien de mentionner publiquement l'âge de son rival. 
Il affiche sa forme et laisse les Français juges.  "Il considère que cela pèsera et que la candidature de Juppé va le rajeunir, confie un parlementaire anonyme. Il juge que c'est le meilleur adversaire qu'il pouvait avoir : un septuagénaire de gauche."
Et la gauche partage ce sentiment que Juppé est le meilleur adversaire qu'il pouvait avoir: un septuagénaire entre deux eaux. N'est-ce pas d'ailleurs avec un Bayrou que Juppé a passé un accord ?

jeudi 7 mai 2015

Mai 2015: Mélenchon dénonce le bilan "désastreux" de Hollande et "des bons à rien" socialistes

Hollande et Valls ne trouvent plus grâce qu'auprès des "godillots" du PS

"Valls est contaminé par le FN," a constaté Mélenchon, dès août 2013

De retour à Paris après quelques conférences en Amérique du Sud, Jean-Luc Mélenchon avait déjà jugé Manuel Valls "séduit" par les idées de Marine Le Pen. A propos de l'activisme estival de l'exécutif, le patron du Front de gauche avait raillé la "politique à l'ancienne" de Ayrault, évoquant son pique-nique avec les enfants à Matignon. Mélenchon avait aussi glossé la déclaration d'un de ses proches qualifiant Manuel Valls "d'extrême droite du PS". Il avait alors estimé que "Mme Le Pen est à deux doigts de gagner son pari. Non seulement elle a séduit la plus grande partie de la droite, mais elle a aussi contaminé Manuel Valls. Or, c'est lui qui donne le ton au gouvernement. [...] Il a installé son personnage: un dur et violent qui chasse sur les terres de Mme Le Pen. En plus, il se permet de gourmander publiquement la ministre de la Justice et de la repeindre en laxiste. C'est incroyable !"

Et d'ajouter: "Le premier pourvoyeur du Front national, c'est François Hollande par la démoralisation et la démobilisation qu'il répand. Cet homme a divisé tout le monde : la gauche, les syndicats et son propre gouvernement. [...] La langue mielleuse et les ambiguïtés ne servent à rien. Parler cru et dru éveille les consciences, provoque du débat. Le gouvernement conduit dans le mur. C'est donc globalement qu'il faut le cibler pour, le moment venu, former un gouvernement bien préparé."
VOIR et ENTENDRE le président Hollande comparer le FN au PC des années 70 , "une insulte" pour Mélenchon:

En mars 2014, "Valls est terrifiant, observe Mélenchon

A la veille d'une grande marche nationale des forces politiques à la gauche du PS, Jean-Luc Mélenchon déclara que le nouveau premier ministre n'est pas de gauche.
"C'est un socialiste qui pose problème à tout le monde. J'ai déjà dit qu'il était contaminé par les idées de Marine Le Pen (…) c'est pire que ça !" lança-t-il face à Jean-Michel Aphatie. "Valls est terrifiant. A peine arrivé il perd les Verts. Puis la gauche du parti, avec onze députés socialistes qui ne votent pas la confiance. C'est du jamais vu".

En mars 2015, 
Mélenchon dénonça le "petit jeu très cynique" de Valls

L'ex-candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle de 2012 a dénoncé le "petit jeu" des déclarations chocs de Manuel Valls sur le Front national, une manière "très cynique" d'affaiblir la droite républicaine et de marginaliser la gauche de la gauche, selon lui. "Il désigne le Front national comme vainqueur d'avance de ces élections (départementales), de manière à encourager les électeurs, notamment ceux de droite à aller voter pour le Front national. Sa soi-disant peur est surtout une opération de siphonnage", a expliqué Jean-Luc Mélenchon sur France 2. "Ils organisent en quelque sorte un petit jeu dans lequel les rôles sont répartis et où le Front national est l'outil qui permet de verrouiller le système", a décrypté le député européen.
Mélenchon a aussi critiqué un "chaos démocratique jamais vu" s'agissant des élections départementales (22-29 mars). "On n'y comprend rien. Les cantons ont changé de taille, le mode de représentation n'est plus le même. Le Parlement n'a pas fini de définir quels sont les pouvoirs de ces prochaines assemblées.", a-t-il dénoncé.
"Il faut que le peuple français se mêle enfin de l'organisation des pouvoirs publics en France à travers la convocation d'une constituante que le peuple fixerait et non pas des gens dans des bureaux", a conclu Mélenchon, initiateur d'un mouvement pour une VIe République de type IVe, ingouvernable.

Mai 2015 - 3e anniversaire de Hollande au pouvoir: "bilan totalement négatif"  

Trois ans que François Hollande a été élu président de la République, à défaut de Dominique Strauss-Kahn, candidat 2012 préféré des socialistes, mais poursuivi par la justice new-yorkaise. 
Selon Julien Dray, "on peut espérer que les choses vont aller mieux". Quant à l'ingrate Ségolène Royal, plus intolérante, elle ne supporte pas les "critiques de "l'opposition qui ne fait pas de proposition," bien qu'elle soit assez intelligente pour voter des "projets qui vont dans la bonne direction".
VOIR et ENTENDRE Mélenchon faire de la peine à Dray, comme à la famille Ségollande:

Pour la gauche de la gauche, cet anniversaire consacre l'échec de la politique menée par Hollande et ses godillots de la majorité.
"Ces trois années marquent un échec social avec l'augmentation massive du chômage, un échec financier, parce que l'austérité coûte cher au pays et mine l'investissement public et un échec politique avec trois défaites électorales majeures depuis l'élection de 2012", a déclaré le secrétaire national du PCF Pierre Laurent.

VOIR et ENTENDRE  Mélenchon estimer que le pouvoir socialiste est "bon à rien", dénonçant notamment la "loi renseinement": 


L'ancien candidat à la présidentielle avait déjà estimé en avril que la présidence de François Hollande avait fait "9 millions de pauvres".

Un bilan "pas à la hauteur des engagements" pour les frondeurs du PS
"Evidemment qu'il y a eu des choses positives de faites. Je ne suis pas dans le déni des réalisations", reconnaît, en préambule, le député socialiste Christian Paul, invité sur RFI: le chef de file des frondeurs au congrès de Poitiers reste toutefois très critique sur les avancées du quinquennat "sur le front principal qui est la question du chômage de masse".

"Nous n'avons pas été à la hauteur de nos engagements", tranche ce proche de Martine Aubry, qui conteste le "virage" économique incarné par Manuel Valls et le pacte de responsabilité, tout en réclamant un retour à l'esprit du Bourget. L'aile gauche du PS doit présenter ce mercredi son "agenda des réformes" pour réussir les deux dernières années du quinquennat.

mercredi 6 mai 2015

Sarkozy souffle les trois bougies de Hollande à l'Elsyée

Nicolas Sarkozy : "La République ne doit plus reculer"

"Sans concession": Le Parisien n'est pas coutumier du fait ! 

A l'occasion des trois ans de présidence de François Hollande, son prédécesseur à l'Elysée, Nicolas Sarkozy, dresse un bilan sans indulgence qui contraste avec les analyses des thuriféraires de la presse. Le chef de l'UMP souligne que le socialiste élu par défaut le 6 mai 2012, suite à l'infamant procès new-yorkais du favori des sondages, Dominique Strauss-Kahn (PS), a affaibli la République française. 
Dans  Le Figaro de ce mercredi, l'ancien chef de l'Etat observee que son successeur "a déjà battu tous les records en promesses non tenues : "L'échec le plus flagrant est celui du chômage. (...) Le "Moi président, je réduirai le chômage" est devenu "Moi président, j'ai assisté impuissant au record du nombre de chômeurs", tacle Nicolas Sarkozy. François Hollande "a personnellement contribué à ce désastre par un politique fiscale d'une brutalité sans précédent", souligne l'ancien président.

"Trois années de tromperies"

Et d'insister : "Il a tant promis et au final si peu tenu. Trois années de tromperies. Quel triste anniversaire ! (...) De mémoire de citoyens, jamais la France n'avait été si profondément trompée." Et d'élargir : "Avec leur aveuglement idéologique, les socialistes ont fini par tourner le dos à des valeurs républicaines centrales. 
Pour nous la République, c'est l'autorité. Où est l'autorité républicaine après trois années de Madame Taubira [la ministre de la Justice] ?"

Nicolas Sarkozy réaffirme que "la République ne doit plus reculer". Quant à la réforme du collège récemment présentée par Najat Vallaud-Belkacem, elle est "détestable" : "On a l'impression que le gouvernement a voulu dans cette affaire additionner toutes les erreurs à ne pas commettre", estime encore le chef de l'UMP.

Hollande tente de récupérer les jeunes maintenant frappés par le chômage

Humour potache ?
François Hollande doit absolument maintenir la jeunesse à son côté, alors que les chiffres de l'emploi leur sont de plus en plus défavorables, après que Hollande les a proclamés priorité présidentielle. Ces jeunes qui ont contribué à son élection en 2012 et dont il a fait le fil rouge de son quinquennat commencent à déchanter à l'heure de ce troisième anniversaire. 
A 17 heures ce mercredi, le chef de l'État en retrouvera huit de 20 à 25 -triés sur le volet pour un débat au Conseil économique, social et environnemental (Cese). 
Les services de la communication du président n'innovent pas. Le président ne prend aucun risque alors qu'il est menacé dans les sondages par son premier ministre. Il a en effet déjà testé la formule il y a peu, avec des lycéens de Thiais le 19 avril sur le plateau de l'émission Le Supplément de Canal plus. Cette reprise de l'entretien en petit comité, mais cette fois en plus austère que le show politique sur la chaîne privée, doit conclure une intervention où il devrait tenter à nouveau de valoriser ses trois premières années de mandat.

Sarkozy défend les valeurs des Républicains, la nouvelle formation politique appelée à remplacer l'UMP.

Réagissant au scepticisme supposé de la presse polémique malgré les accords de Juppé et Fillon, et des critiques d'appropriation d'un critère général pour définir un mouvement politique, ce qui existe pourtant aux Etats-Unis, Nicolas Sarkozy note que le changement des habitudes suscite toujours une inquiétude. "J'ai beaucoup réfléchi à cette problématique. "Les Républicains" portent une promesse et incarneront notre ligne politique. Je ne voulais pas d'acronymes qui sont répétés mécaniquement et finissent par ne plus rien signifier. Nous avons besoin de nous élargir et d'envisager notre champ d'action et de pensée pour les vingt prochaines années. Dans cet esprit, nous ne pouvions nous en tenir aux clivages trop classiques entre la droite et la gauche. Ce clivage n'épuise plus le débat politique. En revanche, qui pourrait affirmer que le besoin n'existe pas d'une rénovation de notre République qui a trop souvent, ces dernières années, donné le sentiment de céder? La République ne doit plus reculer. Les Républicains en feront leur premier combat."