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lundi 1 avril 2019

Hollande pointe les stratégies de Macron et du PS dans l'arrivée de Marine Le Pen au pouvoir

Hollande dénonce le face-à-face que Macron installe avec le RN, ainsi que  les errements du PS

"A vouloir tout bousculer, tout s'est arrêté," tacle Hollande

Résultat de recherche d'images pour "Hollande vs Macron"
L'ancien président François Hollande n'accorde aucune excuse à son ancien ministre et successeur Emmanuel Macron.

"Diriger la France, je l'ai éprouvé, est un exercice difficile qui suppose de bien comprendre notre pays.
Le résultat au bout de deux ans n'est bon ni pour la vitalité économique, ni pour la cohésion sociale", affirme F. Hollande dimanche, dans un entretien avec Le Parisien.

"A vouloir tout bousculer, tout s'est arrêté"
, poursuit-il. "Mais un mandat dure cinq ans; évitons de porter des jugements définitifs. Tout président peut toujours opérer des corrections. Moi-même, j'en ai fait. Pour ma part, si j'interviens, c'est pour alerter".

Pour l'ancien chef d'Etat, "les partis de gouvernement qui ont animé le débat démocratique pendant des décennies doivent prendre conscience de leur responsabilité"

Il les appelle, notamment le Parti socialiste, à "être de nouveau des alternatives crédibles et mobilisatrices
, sinon le face-à-face entre le pouvoir actuel et l'extrême droite peut mal finir".

Ne "confond(ant) pas" l'extrême-droite et la France insoumise,  Hollande met en garde.
"La menace vient de l'extrême droite. Je l'affirme, un jour elle arrivera au pouvoir en France. En 2022 ou plus tard si l'on ne fait rien...". "C'est un danger, ça n'est pas une fatalité. Ca dépend de nous", a précisé Hollande.

Hollande rappelle qu''il a été confronté à une crise sociale semblable à celle des Gilets jaunes 

François Hollande et Emmanuel Macron se renvoient mutuellement la responsabilité de la crise des Gilets jaunes depuis novembre.
En déplacement sur la tombe de Jean Ferrat en Ardèche, François Hollande avait rencontré des Gilets jaunes. "Il faut continuer à prendre la parole et faire que ça puisse déboucher", leur a-t-il dit, défendant notamment son bilan et rappelant avoir mis en place le CICE (Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi), qui a permis de baisser les charges pesant sur les entreprises, et donné un coup de pouce au SMIC, au début de son quinquennat.

Macron avait répliqué depuis Buenos Aires. "J’entends comme vous les voix qui s’élèvent. J’entends aussi souvent les voix qui parfois n’avaient pas même réussi à bouger les choses, et qui sont sans doute plus à la racine de cette situation que nous vivons que le gouvernement qui n'est aux affaires que depuis 18 mois", avait-il commenté, bien qu'il fût au G20, visant François Hollande à mots couverts. Avant d'asséner : "Que voulez vous? Le cynisme fait partie de la vie politique."

A Montauban, François Hollande l'avait retoqué lors d'une rencontre avec une délégation de ...Gilets jaunes. "Ce qui s'est fait depuis dix-huit mois ne relève pas de ma responsabilité. C'est un gouvernement, un président, qui ont choisi et c'est leur droit de supprimer l'Impôt sur la fortune et d'augmenter des impôts sur tous les Français", a-t-il déclaré. "Aujourd'hui ils doivent réfléchir aux conséquences de cette politique", a conclu l'ancien chef de l'Etat.

Il évoque 
la fronde fiscale des bonnets rouges qu'il avait subie au mois d'octobre 2013.
Il fait une étude comparée qui n'est pas à l'avantage de Macron, qui fut son conseiller avant de devenir son ministre de l'Economie: "L'écotaxe dont j'avais hérité de mon prédécesseur n'était pas comprise, dans ses modalités comme dans sa gestion par un opérateur privé. J'ai donc pris la décision de la suspendre. Le recul est parfois préférable à l'entêtement. Ça m'a été reproché par certains à cette époque. Je constate que le gouvernement actuel a battu en retraite. Mais trois semaines trop tard."
Il faut toutefois rappeler que dès 1999, le gouvernement Lionel Jospin avait cherché à instaurer une écotaxe pour financer le passage aux 35 heures de Martine Aubry, mais que son projet avait été invalidé par le Conseil constitutionnel. Pour mémoire encore, en août 2007, une proposition d'aquataxe avait été faite par l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, au début du Grenelle de l'environnement. Incluse dans le prix des pesticides, elle aurait pu servir à aider les agriculteurs à "changer leurs pratiques dans le domaine de l'eau".
Quant à l'écotaxe, elle ambitionnait de passer dans les actes le principe vertueux du pollueur-payeur en cas de dommages environnementaux. Le système de "bonus-malus écologique" sanctionna les véhicules émetteurs de CO2 et cette fiscalité écologique punitive rapporta 1,1 Md € de recettes en 2011.
Le 1er avril 2014, une taxe carbone fut incluse dans les taxes intérieures de consommation sous la forme d'une "composante carbone" proportionnelle aux émissions de CO2. D'un montant initial de 7 €/t de CO2, elle est passée à 14,50 € en 2015, 22 € en 2016 et 30,50 € en 2017. Elle devait atteindre 100 € en 2030. Or, en octobre 2018 sur RTLSégolène Royal a accusé le gouvernement de la hausse des prix des carburants qui a déclenché la colère des Gilets jaunes. Elle a dénoncé "un matraquage fiscal par l’écologie", mais plusieurs membres du gouvernement ont rafraîchi la mémoire de l’ancienne ministre de l’Environnement de Hollande. Ainsi Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances de Macron a jugé que Ségolène Royal avait été "triplement malhonnête" et notamment "par rapport à ses engagements passés". "Elle devrait être fière d'avoir mis en place, une taxe sur le carbone dont dépend l'avenir de notre planète. Elle est malhonnête par rapport à cet engagement passé." Sur RTL Le Maire a rappelé que Ségolène Royal est à l’origine de cet impôt sur les émissions de dioxyde de carbone. Comme le président Hollande qui donne aujourd'hui des leçons sur la base de  sa gestion de la crise des Bonnets rouges... 
Résultat de recherche d'images pour "Marianne est dechainee""Un ancien président ne devrait pas dire ça", a réagi Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat à l'égalité des genres, sur BFMTV, évoquant le livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, qui a mis Hollande à l'équerre dans l'opinion à la fin de son quinquennat. "Je crois que ce n'est pas à la hauteur de la fonction d'un ancien président de la République", a fustigé la garde chiourme de la politique.
Le livre du cynique sera publié mercredi en édition de poche, avec trois nouveaux chapitres, dont un aborde le mouvement des Gilets jaunes.

Dans son bouquin à rallonges comme un "grand débat" de Macron, Hollande croit encore à sa capacité à "contribuer à (la) renaissance" de la sociale-démocratie face au libéralisme "dans les mois et années à venir". Face à la liste de bric et de broc montée par LREM et intitulée  "Renaissance", il critique la stratégie d'effacement devant 'Place publique' acceptée par le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. "A chercher à tout prix le rassemblement avant de poser clairement la question de leur identité, les socialistes perdent un temps précieux pour formuler leur nouveau projet et réaffirmer leur volonté de gouverner un jour le pays en tirant les leçons des erreurs d'hier", cingle-t-il.

Hollande esquisse de nouvelles idées, proposant, notamment pour mettre en oeuvre la transition écologique, "un triptyque (...): planification, nationalisation et autogestion". De vieilles recettes pour un coup de barre à gauche !

jeudi 7 décembre 2017

Lecture: Peillon, Hamon et Vallaud-Belkacem ont fait régresser les Français

Bilan négatif du quinquennat de Hollande en matière d'éducation

Le président sorti avait fait une priorité de la jeunesse...

La France est plus que jamais la mauvaise élève de la lecture en Europe.
Les petits Français se sont rapprochés un peu plus encore du radiateur au classement européen, comme indiqué par l'étude internationale qui évalue depuis 2001 le niveau de lecture des enfants de 50 pays tous les 5 ans. 

L'enquête Pirls (Programme international de recherche en lecture scolaire) évalue les performances en compréhension de l'écrit des écoliers à la fin de leur quatrième année de scolarité obligatoire (CM1 pour la France) dans 50 pays, a dévoilé ses résultats mardi
L'étude Pirls est conduite par l'IEA, une association internationale à but non-lucratif, et indépendante des États qu'elle étudie, et dont les membres sont des organismes de recherches universitaires ou gouvernementaux. L'IEA mène également une autre étude internationale, Timss, qui analyse les compétences et connaissances en mathématiques et sciences des enfants en CM1.
La plus connue sur les compétences des élèves et les systèmes éducatifs à l'échelle internationale,
l'étude Pisa, publiée fin 2016, montrait que la France se situait dans la moyenne des pays comparables en termes de compétences mais mettait en cause l'origine sociale des élèves -sans nommer les immigrés, notamment les clandestins, bien plus que dans une grande partie des pays évalués.
Les programmes éducatifs mis en question. 
L'étude Pirls a testé 320.000 écoliers au total, tous âgés de 9 ou 10 ans, et ayant tous suivi quatre années de scolarité obligatoire (soit le CM1 en France). Ces élèves ont été testés sur leurs capacités à comprendre des textes littéraires ou purement informatifs.

C'est sur ces textes informatifs que les écoliers français ont le plus "décliné", avec un score de 510 en 2016, contre 532 en 2001 lors de la première étude Pirls. Les élèves testés sont le plus souvent entrés en maternelle en 2008. Ils ont servi de cobayes pour des tests sur la théorie du genre ou l'ABCD de l'égalité, avant de subir la réforme des rythmes  scolaires, désormais critiquée dans le monde de l'éducation nationale et non plus seulement par les collectivités territoriales. 

L'enquête Pirls questionne aussi parents et professeurs et fournit une grande quantité de données sur les enseignants, les établissements scolaires, les conditions d'apprentissage de la lecture à la maison etc...
Les compétences en lecture et compréhension des écoliers français ont chuté par rapport au tout début des années 2000

La France et les Pays-Bas sont les deux seuls pays à afficher des scores à la baisse depuis 2001. Ces cinq dernières années, Vincent Peillon a été ministre de l'Education nationale de mai 2012 à mars 2014 et Najat Vallaud-Belkacem, de 2014 à 2017, avec un passage fugitif et déstabilisant de quatre mois avec Benoît Hamon (avril-août 2014) : trois ministres socialistes pour un seul quinquennat.
Paris comptabilise un score de 511 points et se maintient donc au-dessus de la barre des 500 points, fixée en 2001 comme la moyenne des performances des pays participant. 


Dans l'étude 2016, 34 de ces 50 pays ont obtenu un score dépassant les 500 points. La Russie, Hong Kong, Singapour, la Finlande et l'Irlande font partie des pays les plus performants dans le domaine de la lecture et de la compréhension. A l'inverse, l'Egypte, l'Afrique du Sud et le Maroc, pays d'origine de l'ex-ministre socialiste de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem,arrivent en queue de classement.

La France est de nouveau en queue de peloton des pays européens, avec un score médiocre.  
Résultat de recherche d'images pour "Lire et faire lire"De quoi conforter l'actuel ministre de l'Education nationale dans sa volonté de renforcer les fondamentaux à l'école primaire. Mardi, Jean-Michel Blanquer a commenté les résultats de Pirls 2016. L'intitulé de sa conférence de presse ? "Maîtriser le français, une exigence pour la réussite de tous"…

Mi-octobre, le locataire de la rue de Grenelle avait déjà lancé une campagne, "Ensemble pour un pays de lecteurs", pour redonner le goût de cette activité aux jeunes. Il compte sur l'association Lire et faire lire. 
Quelque 18.000 personnes contribuent à ce réseau, auprès de 650.000 enfants. L'objectif est d'atteindre, sous quatre ans, les 50.000 bénévoles, pour toucher 1 million d'élèves.

vendredi 1 avril 2016

"Hollande a un problème de légitimité vis à vis de ses propres électeurs," estime Chantal Jouanno (UDI)

"Il faut donner une carte UDI à Emmanuel Macron" suggère-t-elle par ailleurs

Chantal Jouanno
 est revenue sur les failles du tripartisme politique

"Le centre est une idée d’avenir", a assuré l'invitée de l’Opinion ce matin.
La sénatrice UDI de Paris et vice-présidente de la région Ile-de-France souhaite une recomposition du paysage politique français: "Ca ne peut pas durer comme ça" avec des personnalités telles que NKM ou Emmanuel Macron, qui portent des idées proches de celles revendiquées par l’UDI.

VOIR et ENTENDRE Chantal Jouanno répondre aux questions de Stéphane Grand:

Ch. Jouanno s’est également exprimée sur le quinquennat de François Hollande.

L'ex-secrétaire d'État chargée de l'Écologie (2009-2010), puis ministre des Sports (2010-2011) pense que la France est actuellement "dans une situation paralysée", "l’aile gauche du parti a complètement abandonné le président".
VOIR et ENTENDRE Chantal Jouanno, ce 1er avril:


samedi 19 décembre 2015

Fillon exhorte Hollande à un effort de compréhension de "la colère" dans le pays

Si le président "n'entend pas l'avertissement", il sera "responsable du naufrage national"

Le gouvernement n'a pas pris conscience du résultat qui a placé au premier tour le FN en tête dans six régions
,
déplore l'ancien Premier ministre dans Le Monde

En effet, François Fillon ne voit rien dans l'agenda gouvernemental "qui soit à la hauteur de l'avertissement des régionales"Dans sa tribune au Monde, le candidat à la primaire de LR va jusqu'à juger que François Hollande sera "responsable du naufrage national" s'il "n'entend pas l'avertissement" des régionales.
"François Hollande a un devoir : comprendre la colère et combattre le désespoir en faisant en sorte que les 16 mois qui lui restent ne soient pas les plus longs et les plus inutiles de la Ve République", écrit l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy dans cette tribune intitulée "M. Le Président, reprenez-vous, il y a urgence !" Pour lui, François Hollande "ferait bien de ne pas jouer au monarque au-dessus de la tempête, car lui et son gouvernement [ou son gouvernement et lui] sont les premiers responsables du climat délétère dans lequel s'est tenue l'élection régionale".

Hollande doit écarter Taubira

"Il est consternant d'entendre dire qu'à l'Élysée, on est
soulagé de pouvoir faire de la tactique sur les décombres d'un scrutin inquiétant pour tous", explique François Fillon. "Monsieur le Président, notre nation n'est pas seulement en état d'urgence face aux terroristes, elle est en alerte rouge sur le plan économique, social et démocratique. Le temps n'est plus aux demi-mesures. Si vous n'entendez pas l'avertissement, vous serez responsable du naufrage national", lance encore l'élu LR.

A propos de l'état d'urgence, Pierre-Olivier Sur, le bâtonnier du barreau de Paris, pointe les lacunes de la justice française face à la radicalisation. "On le sent, depuis quelques temps, il y a en ce moment quelque chose qui recule dans les grandes valeurs de notre société. A commencer par les libertés publiques. Ce que l'on voudrait aujourd'hui, c'est que l'on restreigne les libertés des terroristes et pas les nôtres."
Et d'ajouter: "Il faut que soit respecté un certain nombre de principes: l'état d'urgence doit être limité dans le temps. Il doit être ciblé exclusivement contre les terroristes en puissance. Enfin, toutes les procédures doivent prévoir le respect des droits de la défense et être soumises aux juges judiciaires sans désemparer."

Pour sa part, l'ancien chef du gouvernement considère aussi, entre autres, que si la ministre de la Justice Christiane Taubira "persiste à douter" du "bien-fondé" de l'état d'urgence, "alors, elle doit être écartée du gouvernement".

Ni le gouvernement, ni Les Républicains n'a besoin de francs-tireurs en interne.

jeudi 18 juin 2015

Le quinquennat de François Hollande est-il toujours utile ? s'interroge Philippe Bilger

Y a-t-il un président à l'Elysée ?

A mi-mandat, François Hollande semble déjà en campagne pour 2017

La faute au quinquennat. Doit-on le remettre en cause? Le magistrat s'interroge.

Depuis plusieurs semaines, le président de la République multiplie les déplacements. François Hollande revient tout juste d'Algérie, où il a rencontré son homologue, Abdelaziz Bouteflika.  Le week-end dernier, il était à Bordeaux pour le Salon du vin et aujourd'hui il se rend à un salon consacré aux PME. " Comment ne pas être frappé durant le mandat de François Hollande par le fait que, durant trois ans, il a présidé bien ou mal et que, maintenant, depuis quelques mois, il est totalement en campagne présidentielle", affirme Philippe Bilger.

Pour le magistrat honoraire, "la France ne peut pas se permettre d'avoir aujourd'hui un président qui n'est plus un président, mais un candidat et qui bat la campagne, fait des déplacements-éclair, des entreprises aux manifestations sportives, sans autres ambitions que de renouer avec les Français".

Hollande occupe le terrain de la gauche

"Lorsqu'on désire nouer avec les Français et que c'est la seule obsession, alors que l'on doit présider avec ce qu'il faut de courage, de lucidité et d'impartialité, eh bien, on se dit peut-être que le quinquennat dans la version de François Hollande est une véritable catastrophe pour la France." Pour le magistrat, l'ambition de François Hollande est claire : "Coaguler la gauche, faire qu'aucun candidat dissident ne se présente." Philippe Bilger va plus loin : "Son désir n'est plus véritablement de s'occuper des intérêts de la France."
VOIR et ENTENDRE cet-ex-magistrat promouvoir le septennat non renouvelable:

jeudi 7 mai 2015

Mai 2015: Mélenchon dénonce le bilan "désastreux" de Hollande et "des bons à rien" socialistes

Hollande et Valls ne trouvent plus grâce qu'auprès des "godillots" du PS

"Valls est contaminé par le FN," a constaté Mélenchon, dès août 2013

De retour à Paris après quelques conférences en Amérique du Sud, Jean-Luc Mélenchon avait déjà jugé Manuel Valls "séduit" par les idées de Marine Le Pen. A propos de l'activisme estival de l'exécutif, le patron du Front de gauche avait raillé la "politique à l'ancienne" de Ayrault, évoquant son pique-nique avec les enfants à Matignon. Mélenchon avait aussi glossé la déclaration d'un de ses proches qualifiant Manuel Valls "d'extrême droite du PS". Il avait alors estimé que "Mme Le Pen est à deux doigts de gagner son pari. Non seulement elle a séduit la plus grande partie de la droite, mais elle a aussi contaminé Manuel Valls. Or, c'est lui qui donne le ton au gouvernement. [...] Il a installé son personnage: un dur et violent qui chasse sur les terres de Mme Le Pen. En plus, il se permet de gourmander publiquement la ministre de la Justice et de la repeindre en laxiste. C'est incroyable !"

Et d'ajouter: "Le premier pourvoyeur du Front national, c'est François Hollande par la démoralisation et la démobilisation qu'il répand. Cet homme a divisé tout le monde : la gauche, les syndicats et son propre gouvernement. [...] La langue mielleuse et les ambiguïtés ne servent à rien. Parler cru et dru éveille les consciences, provoque du débat. Le gouvernement conduit dans le mur. C'est donc globalement qu'il faut le cibler pour, le moment venu, former un gouvernement bien préparé."
VOIR et ENTENDRE le président Hollande comparer le FN au PC des années 70 , "une insulte" pour Mélenchon:

En mars 2014, "Valls est terrifiant, observe Mélenchon

A la veille d'une grande marche nationale des forces politiques à la gauche du PS, Jean-Luc Mélenchon déclara que le nouveau premier ministre n'est pas de gauche.
"C'est un socialiste qui pose problème à tout le monde. J'ai déjà dit qu'il était contaminé par les idées de Marine Le Pen (…) c'est pire que ça !" lança-t-il face à Jean-Michel Aphatie. "Valls est terrifiant. A peine arrivé il perd les Verts. Puis la gauche du parti, avec onze députés socialistes qui ne votent pas la confiance. C'est du jamais vu".

En mars 2015, 
Mélenchon dénonça le "petit jeu très cynique" de Valls

L'ex-candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle de 2012 a dénoncé le "petit jeu" des déclarations chocs de Manuel Valls sur le Front national, une manière "très cynique" d'affaiblir la droite républicaine et de marginaliser la gauche de la gauche, selon lui. "Il désigne le Front national comme vainqueur d'avance de ces élections (départementales), de manière à encourager les électeurs, notamment ceux de droite à aller voter pour le Front national. Sa soi-disant peur est surtout une opération de siphonnage", a expliqué Jean-Luc Mélenchon sur France 2. "Ils organisent en quelque sorte un petit jeu dans lequel les rôles sont répartis et où le Front national est l'outil qui permet de verrouiller le système", a décrypté le député européen.
Mélenchon a aussi critiqué un "chaos démocratique jamais vu" s'agissant des élections départementales (22-29 mars). "On n'y comprend rien. Les cantons ont changé de taille, le mode de représentation n'est plus le même. Le Parlement n'a pas fini de définir quels sont les pouvoirs de ces prochaines assemblées.", a-t-il dénoncé.
"Il faut que le peuple français se mêle enfin de l'organisation des pouvoirs publics en France à travers la convocation d'une constituante que le peuple fixerait et non pas des gens dans des bureaux", a conclu Mélenchon, initiateur d'un mouvement pour une VIe République de type IVe, ingouvernable.

Mai 2015 - 3e anniversaire de Hollande au pouvoir: "bilan totalement négatif"  

Trois ans que François Hollande a été élu président de la République, à défaut de Dominique Strauss-Kahn, candidat 2012 préféré des socialistes, mais poursuivi par la justice new-yorkaise. 
Selon Julien Dray, "on peut espérer que les choses vont aller mieux". Quant à l'ingrate Ségolène Royal, plus intolérante, elle ne supporte pas les "critiques de "l'opposition qui ne fait pas de proposition," bien qu'elle soit assez intelligente pour voter des "projets qui vont dans la bonne direction".
VOIR et ENTENDRE Mélenchon faire de la peine à Dray, comme à la famille Ségollande:

Pour la gauche de la gauche, cet anniversaire consacre l'échec de la politique menée par Hollande et ses godillots de la majorité.
"Ces trois années marquent un échec social avec l'augmentation massive du chômage, un échec financier, parce que l'austérité coûte cher au pays et mine l'investissement public et un échec politique avec trois défaites électorales majeures depuis l'élection de 2012", a déclaré le secrétaire national du PCF Pierre Laurent.

VOIR et ENTENDRE  Mélenchon estimer que le pouvoir socialiste est "bon à rien", dénonçant notamment la "loi renseinement"


L'ancien candidat à la présidentielle avait déjà estimé en avril que la présidence de François Hollande avait fait "9 millions de pauvres".

Un bilan "pas à la hauteur des engagements" pour les frondeurs du PS
"Evidemment qu'il y a eu des choses positives de faites. Je ne suis pas dans le déni des réalisations", reconnaît, en préambule, le député socialiste Christian Paul, invité sur RFI: le chef de file des frondeurs au congrès de Poitiers reste toutefois très critique sur les avancées du quinquennat "sur le front principal qui est la question du chômage de masse".

"Nous n'avons pas été à la hauteur de nos engagements", tranche ce proche de Martine Aubry, qui conteste le "virage" économique incarné par Manuel Valls et le pacte de responsabilité, tout en réclamant un retour à l'esprit du Bourget. L'aile gauche du PS doit présenter ce mercredi son "agenda des réformes" pour réussir les deux dernières années du quinquennat.

vendredi 2 janvier 2015

Polémique: Piketty bafoue Hollande en snobant la légion d'honneur

Pour des motifs politiques, l’économiste Thomas Piketty a refusé la Légion d’honneur

L’économiste français Thomas Piketty a refusé sa récupération par Hollande qui voulait le faire 
chevalier de la Légion d’honneur
  
Ce faisant, l'économiste socialiste tacle le président Hollande et le gouvernement." Je viens d’apprendre que j’étais proposé pour la Légion d’honneur. Je refuse cette nomination, car je ne pense pas que ce soit le rôle d’un gouvernement de décider qui est honorable ", a lancé Thomas Piketty par communiqué." Personne ne m’avait prévenu de cette nomination, sinon je les en aurai immédiatement dissuadés", a aussi affirmé Thomas Piketty.
VOIR et ENTENDRE si comme les crevures d'i-télé on peut penser que Piketty "renonce" à cet honneur:
La secrétaire d'Etat chargée de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso,  qui a proposé le nom de Thomas Piketty pour la Légion d'honneur, a "pris acte" de son refus et salué "l'excellence" de son travail. En proposant à la grande Chancellerie la distinction de chevalier de la Légion d'Honneur, la secrétaire d'Etat avait souhaité "rendre hommage au travail de recherche d'excellence mené par Thomas Piketty à l'école d'économie de Paris". "Ce travail qui bénéficie d'une renommée internationale méritait d'être distingué par la République française", a-t-elle ajouté. L'économiste avait "la liberté d'accepter ou non cette distinction" et "il a choisi de la refuser, ce dont nous prenons acte", a réagi Geneviève Fioraso, maintenant que "l'excellence et la visibilité de son travail demeurent".
L'esprit frappeur et la tête à claques
Dame Fioraso était-elle bien inspirée de flatter un auteur de violences conjugales?
La ministre de Hollande souhaitait-elle instrumentaliser la légion d'honneur à des fins de basse vengeance contre Aurélie Filippetti ? L'ex-ministre de la culture, qui s'est solidarisée d'Arnaud Montebourg chassé du gouvernement comme un malpropre en août 2014, avait porté plainte contre son concubin, Thomas Piketty, qui n'avait pas fait l'économie de coups... 
Conseiller économique de la candidate socialiste Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle 2007, Th. Piketty avait été placé en garde à vue par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) pendant plusieurs heures. Piketty ayant reconnu les faits de violence à l'encontre de Mme Filippetti et s'étant excusé, Mme Filippetti, dans l'intérêt des familles et des enfants, n'a pas donné suite à la procédure", avait-on fait valoir dans l'entourage de celle qui n'était encore que députée socialiste. L'enquête préliminaire avait été classée sans suite en septembre 2009.
L'affront du refus de l'économiste était au centre d'un débat animé par Olivier Galzi, jeudi 1er janvier sur i-télé. "On va parler d'une médaille et de son revers," a annoncé le présentateur de la tranche info du soir, avant de poursuivre : " On voulait lui épingler au veston la légion d'honneur à Thomas Filippetti... euh... Piketty, pardon, excusez-moi. Ça n'est pas du tout un lapsus, en tout cas, certainement pas révélateur," a tenté de rétro-pédaler le présentateur partisan de la succursale de Canal+, une fois  lâchée l'allusion perfide.


Pour mémoire, Lilian Thuram avait connu le même parcours pour les mêmes motifs, mais il avait accepté d'être décoré de la légion d'honneurpour d'obscures raisons, des mains du président Hollande.

Le général Jean-Louis Georgelin, grand chancelier de la Légion d'honneur, a exprimé son "regret"
après le refus de l'économiste Thomas Piketty d'accepter cette décoration, mais jugé qu'il ne s'agit que d'une "péripétie" dans les deux siècles de son histoire, a-t-il déclaré jeudi sur BFMTV. "C'est toujours un regret de voir des citoyens ou des citoyennes qui refusent cette règle de notre communauté nationale qui consiste à dire que tel ou telle, par ses mérites éminents (...) apportent à notre pays un rayonnement particulier, et refusent notre premier ordre national", a-t-il ajouté.
La Légion d’honneur ne se demande pas, mais peut être proposée par un tiers. Les dossiers passent ensuite par la Grande chancellerie, où ils sont vérifiés, puis par le conseil de l’ordre qui délivre un avis, généralement suivi par le président de la République, Grand maître de l’Ordre, qui signe alors la série de décrets de nominations et de promotions. 

Livre écoulé à 1,5 million d’exemplaires
Le refus opposé par l’économiste intervient alors que son ouvrage 'Le Capital au XXIème siècle', a été traduit en plusieurs langues et s’est vendu à 1,5 million d’exemplaires. Ce pavé de 970 pages paru en septembre 2013, entend démontrer la tendance spontanée à une toujours plus grande concentration de la richesse entre quelques mains.
VOIR et ENTENDRE Th. Piketty débattre avec F. Hollande de la réforme fiscale:
Le livre connaît un immense retentissement international, notamment en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis où ses explications sur le creusement des inégalités ont eu un écho considérable. Le livre lui a même valu d’être reçu par des conseillers du président Barack Obama.
VOIR et ENTENDRE la seconde partie de l'entretien de Piketty avec Laurent Mauduit pour Mediapart, le 19 octobre 2012: 

On comprend ainsi que l’accueil réservé au livre a été plus tiède en France, notamment de la part du gouvernement, malgré de très fortes ventes. Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a fait savoir qu’il a lu le pavé et rencontrera son auteur ..." dans les trois mois".

Le cinglant refus de l’économiste suscite de vives réactions au gouvernement

C’est la manière plus que la décision qui passe mal. 
Sur France Info, Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a commencé par afficher de l'indifférence, estimant que "c’est son choix. Il essaye de donner quelques conseils, ça fait partie du débat. Moi, j’en resterai à cela". Mais l'élément de langage n'a pas été entendu. Mais il ne s'est toutefois pas privé de tacler l’économiste en distinguant  un chercheur "qui a des idées intéressantes mais qui est chercheur, qui est dans son bureau, qui fait des calculs, qui a comme responsabilité une démarche intellectuelle, et la politique qui est confrontée à la réalité".

Le coup de pied de l'âne du ministère de l'Agriculture au camarade Thomas
Piketty pointait en effet ceux qui "feraient bien de se consacrer à la relance de la croissance en France et en Europe."


Un refus qui n’est pas motivé par l’humilité, riposte Thierry Mandon
Sur BFM TV, le secrétaire d’Etat à la Réforme de l’Etat et à la Simplification, Thierry Mandon, a regretté le refus de Thomas Piketty et critiqué l’économiste sur ces idées, notamment en matière de réforme fiscale. " Cette réforme est tellement compliquée, elle est tellement globale et elle a de tels effets de redistribution entre les Français que, si on la faisait, il y aurait une protestation généralisée ", a-t-il admis à propos de l'engagement -à la légère- du candidat Hollande.
" La Légion d’honneur distingue le mérite national, c’est-à-dire ceux ou celles qui ont contribué par leur action civile ou militaire au mérite national (...) C’est bien le rôle du gouvernement et de la République de décider ceux qui sont méritants", a également justifié Thierry Mandon. 
Au final, le médiocre Mandon a jugé que ce refus n’est pas motivé par l’humilité. "Il y a deux motifs deux refus généralement", a estimé Thierry Mandon: " par humilité, parce qu’on considère que d’autres l’ont plus mérité" ou "par raison politique". " Thomas Piketty, je ne pense pas que ce soit la première raison", a-t-il persiflé.
VOIR et ENTENDRE le vachard Mandon nier tout motif politique: 

" On peut refuser sans forcément le dire dans une dépêche"

Quant à la secrétaire d’Etat chargée du Numérique Axelle Lemaire a critiqué sur la forme la décision de Thomas Piketty " La décision lui appartient. Après, c’est la manière de le faire. On peut refuser sans forcément le dire dans une dépêche AFP un 1er janvier ", a-t-elle déclaré sur France Inter.

" Peut-être qu’il confond le fait qu’une Légion d’honneur c’est une récompense pour un mérite qui est reconnu par la Nation et pas une adhésion à une politique économique d’un gouvernement."

Une décision "médiocre", selon le fameux Elie Cohen
En dehors du gouvernement, les critiques sont également de mise. Et la plus virulente vient assurément d’un autre économiste. Sur Europe 1, Elie Cohen qui a dans un premier temps estimé que son collègue avait "mérité cette Légion d’honneur : contribution exceptionnelle au travail académique et notoriété mondiale donc il a fait briller les couleurs françaises aux quatre coins du monde. Cela lui crée des responsabilités particulières". 
Il a ensuite critiqué vertement la manière dont cette décoration a été refusé. "  Il aurait pu la refuser par principe, mais la refuser en faisant une critique de l’action du gouvernement, j’ai trouvé cela médiocre".

Le pouvoir aurait-il voulu acheter le silence de Piketty qui, aux Journées de l'Obs à Bruxelles, jeudi 6 novembre 2014, déclara: "A mi-mandat, le bilan de Hollande est catastrophique"...

Sur BFMTV
, le député PS frondeur, Christian Paul, confirme une sanction politique. "Je comprends sa décision et je l'approuve, je crois que c'est une décision personnelle qui ne vise pas la Légion d'honneur. C'est un acte politique", a-t-il déclaré.