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jeudi 19 décembre 2019

Retraites : le simulateur du gouvernement, un foutage de gueule

Le simulateur des pensions promis par Macron  est enfin sorti, mais ne répond pas aux besoins

Ce simulateur vanté par la clique au pouvoir n'est pas fiable


Le gouvernement a mis en ligne une première version du simulateur du calcul de la retraite, jeudi 19 décembre, mais l'annonce est une intox et le machin, une supercherie renvoyant aux micro-ordinateurs des années 80...

Sitôt nommé, sitôt déconsidéré ! Pour défendre le futur système universel, Pietraszewski est venu présenter ce nouvel outil miracle censé permettre aux Français de voir plus clair dans le flou du projet et surtout dans ce que pourrait être le montant de sa retraite. Par a+b, il allait les convaincre que ce projet allait les convaincre qu'ils seraient gagnants, comme promis par Macron, expert en carabistouilles

Sur son site internet, l'exécutif ne fait en vérité que proposer une trentaine de cas types. Or, pour Dominique Prévert, expert des retraites, ces exemples  - au nombre de 36, moins que les régimes spéciaux (42) - ne valent pas grand-chose, car un seul paramètre suffit pour changer la totalité d'un résultat.

Le gouvernement reconnaît des approximations...

Le gouvernement a mis en ligne, jeudi 19 décembre, un \"simulateur\" pour défendre sa réforme des retraites.Ces estimations officielles ne prennent pas en compte certains critères pourtant essentiels. Pourtant, Dominique Prévert, expert Optimaretraite, assure que ces cas ont été bien choisis par le gouvernement. 

L'exécutif promet que de nouveaux cas types seront publiés en janvier prochain. Mais, "en même temps", le gouvernement reconnaît que, pour l'heure, ces simulations sont une première approche : il s'entête ainsi à présenter des outils inutiles. "Un cas type, ça reste un profil; on ne compte pas toute la carrière", admet Laurent Pietraszewski, nouveau secrétaire d'Etat chargé des retraites.
Résultat de recherche d'images pour "simulateur de retraites"100 autres cas en ligne fin janvier : que faut-il en attendre ?
Élaborés dans l'urgence, 36 cas-types fournis et calculés par le gouvernement font apparaître que 26 cas seraient gagnants, six perdants et quatre situations ne changeraient pas. 
L'arnaque de cette opération de com', c'est que certains critères ne sont pas pris en compte, comme le nombre d'enfants, la pénibilité, les interruptions de carrière ou l'âge pivot à 64 ans
Une centaine d'autres cas types devraient être mis en ligne d'ici la fin du mois de janvier. Sachant qu'il est déjà compliqué de se situer parmi les 36 premiers cas, nous y retrouverons-nous mieux au milieu de 136 ?

La macronie, l'exécutif, ses députés et sa presse, avaient dénigré les simulateurs en ligne
 

Pouvait-on parler d'une plus grande infox des syndicats?
Alors que l'anxiété populaire monté face au projet de réforme des retraites du gouvernement, plusieurs simulateurs en ligne ont vu le jour à l’initiative notamment de l’Ugict-CGT et du SNES-FSU (syndicat national des enseignements de second degré). Aux salariés des secteurs concernés et dont ils connaissent bien les évolutions de carrières,  ils proposent de calculer par anticipation leurs futures pensions si le contenu du rapport Delevoye vient à passer. Sur la base de données gouvernementales floues, les résultats prêtaient le flanc à la critique - tout en donnant un aperçu de l'extrême incertitude de l'issue vers laquelle l'Elysée entraîne la populationLa bouteille à l'encre dans laquelle le petit génie de la rhétorique l'a plongée a évidemment suscité la peur du noir, mais aussi la colère à l'affichage de pensions de retraites en baisse, quand Macron les promettait plus belles et équitables. 

La réplique est d’abord venue dès le 1er juillet 2019 avec le lancement d’un calculateur en ligne disponible sur le site reforme-retraite.info par l’Ugict-CGT (représentant les cadres, ingénieurs et techniciens). Son ambition : proposer un comparatif aux salariés concernés entre les niveaux de salaire et de pension moyens d’aujourd’hui et ceux qui découleraient prochainement si la réforme Delevoye s’imposait comme le nouveau cadre de référence. Co-secrétaire du dit syndicat, Sophie Binet est claire, sans rhétorique, sur la démarche adoptée : "Pour nous, le débat aujourd’hui est occulté. Le gouvernement refuse de donner des éléments concrets sur la réforme. Comme il sait que le sujet est inflammable, il donne le moins d’informations possibles pour éviter toute mobilisation. Il refuse de répondre aux questions que se posent tous les salariés : à quel âge pourrai-je partir ? Avec quel niveau de pension ? Il martèle qu’un euro cotisé doit apporter les mêmes droits à la retraite mais encore faut-il savoir quels sont ces droits ! ".

On retrouve un son de cloche similaire chez les syndicalistes enseignants du SNES-FSU. En novembre, ces co-gestionnaires de l'Education nationale ont à leur tour mis en ligne un simulateur pour sensibiliser le corps enseignant sur les menaces sournoises dissimulées dans le rapport Delevoye. L’algorithme du site calcule ensuite ce qu'est la retraite dans le système actuel et ce qu’elle pourrait devenir si le système à points évoqué par le gouvernement est adopté. Le montant final est un cauchemar. Pour un professeur ayant débuté sa carrière en 1990 et qui effectuerait 42 ans de carrière, la pension serait de 2.677 euros avant la réforme, et de 1.831 euros ensuite, soit une perte mensuelle de 846 euros. L'info s’est viralisée sur les réseaux sociaux. Secrétaire général adjoint du syndicat, Xavier Marand le note : "Nos utilisateurs ont été abasourdis par la faiblesse des pensions".

Nul ne peut dire si Macron a délibérément mené une tactique de désinformation ou si l'apprenti-sorcier a voulu réformer coûte que coûte, sans considération des dégâts occasionnés, en agitant le leurre d'un régime universel qu'il a déjà consacré en cédant aux militaires et policiers, à charge pour ses successeurs de redresser la situation qu'il laissera.

Clique ta retraite et prend une claque ! 
Les élus d’opposition n'ont pas pris le danger à la légère. Le 3 décembre, le député de la France Insoumise, François Ruffin exhume avec à propos une déclaration de François Fillon en mars 2016: "Le système par point, en réalité, ça permet une chose, qu’aucun homme politique n’avoue. Ça permet de baisser chaque année le montant des points, la valeur des points, et donc de diminuer le niveau des pensions." Autant d’arguments qui s’échangent à la vitesse de l’éclair sur les réseaux sociaux et tendent à faire progressivement glisser l’opinion publique dans le rejet, particulièrement les indécis et/ou ceux qui ont du mal à comprendre la finalité exacte du projet ou qui se sentent déjà fragilisés.

Démasqué par ces comparateurs en ligne convergents, le gouvernement morigène. 
Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer s’indigne : "C’est totalement faux. Ces simulateurs n’ont aucun fondement: ils simulent des choses qui ne sont pas encore décidées" !. Du côté de Matignon, c’est le même embarras: "Ces simulateurs, c’est n’importe quoi, tous les paramètres ne sont pas connus. Or, il y a un engagement politique ferme. Il y aura des revalorisations de salaires. Nous devons combattre les 'fake news' ". Quand on est piégé, on lance des 'ce n'est pas le sujet', "vous ne savez pas de quoi vous parlez" ou des 'pas d'amalgames!'.  

Les simulateurs des syndicaux étaient taxés de partialité. Sophie Binet réplique: "Nous nous basons sur le simulateur du Conseil d’orientation des retraites qui est loin d’être une institution partisane. Et puis, si le gouvernement n’est pas d’accord avec nos simulations, qu’il nous propose les siennes. Nous n’attendons que cela ! En fait, aujourd’hui tout le monde reconnaît que sans financement supplémentaire, les pensions vont baisser. Simplement le gouvernement refuse d’en débattre". 

Thomas Piketty démonte le projet Macron, mais fait des propositions 
Cet économiste explique ainsi que le principe "un euro cotisé donne droit à un euro de retraite" n’est en rien équitable, et pointe le faible taux de cotisation des hauts salaires. "Ce sujet des retraites illustre le fait qu’il y a toujours des alternatives. Il y a en effet plein de façons de faire un régime universel, car une fois qu’on a dit qu’on veut faire les mêmes règles pour tout le monde, en fait on n’a rien dit. Quelles sont ces règles communes ? Au départ, le gouvernement actuel s’est abrité derrière un principe de justice qu’il voulait infaillible : c’était le "un euro cotisé donne droit à un euro de retraite", quel que soit le régime et quel que soit le niveau de salaire. Sauf que ce soi-disant principe de justice revient à sacraliser les inégalités salariales telles qu’elles existent dans la vie active et à les reproduire à l’identique pendant toute la période de retraite et jusqu’à l’âge de la grande dépendance, où chacun doit essayer de trouver une solution pour finir sa vie. 
Résultat de recherche d'images pour "simulateur de retraites""Si on appliquait de manière absolue ce "un euro de retraite pour un euro cotisé", quelles que soient les disparités salariales entre quelqu’un qui a une carrière émiettée et les rémunérations les plus hautes, ce serait vraiment marche ou crève à la retraite jusqu’à la mort. Le gouvernement prétend y rajouter de la solidarité en y consacrant un quart du budget, comme dans le régime précédent. Sauf que ce chiffre magique, comme tous les chiffres, est une construction qui, en l’occurrence, est particulièrement bancale. Ce chiffre ne prend pas en compte les inégalités sociales d’espérance de vie. C’est-à-dire que pour un salarié modeste qui ne pourra profiter que dix ans de sa retraite, une bonne part de ses cotisations vont servir à payer la super-retraite d’un cadre pendant vingt ans. Ce transfert de solidarité n’est pas comptabilisé comme tel. Alors oui, il y a des bonifications pour les interruptions de carrière et un petit geste sur la retraite minimale à 85 % du smic, mais ce n’est pas à la hauteur. 

"Dans cette réforme, on a par ailleurs très peu parlé du système de financement qui est derrière. Un truc énorme, c’est que le gouvernement propose un taux global de cotisation de 28 % jusqu’à 120.000 euros de salaire annuel, mais ensuite ça plonge d’un seul coup à 2,8 % ! Par rapport au système actuel, c’est une énorme baisse de cotisation pour les salaires entre 120.000 et 250.000 euros. C’est le nouveau "super Macron des riches". On en a très peu parlé pour l’instant mais je pense que lorsqu’on va entrer dans les détails de la réforme et que le truc va sortir, ça va être ingérable. Il faut vraiment que le gouvernement trouve quelque chose pour faire contribuer davantage les salaires les plus élevés.

"A mon sens, le débat public s’est pour l’instant trop focalisé sur : universel ou pas universel. Or, on voit bien que derrière, il y a de vrais sujets politiques à côté desquels il ne faut pas passer. Un système universel, pour des gens qui auront cotisé dans le privé, dans le public et comme auto-entrepreneur, en France et à l’étranger, c’est évidemment une bonne chose. Mais au-delà du slogan, ça mérite un grand débat citoyen. D’autant qu’on a un gouvernement qui a un sérieux problème avec les notions de justice sociale et de répartition, et qui a quand même un lourd passif en termes de fric dépensé en début de mandat pour servir les 1 % les plus riches. Entre la suppression de l’ISF et l’instauration de la flat tax sur les dividendes et les intérêts, ça fait quand même six milliards par an de perdus, trente milliards sur le quinquennat ! Difficile après d’être crédible quand on parle de justice sociale."


jeudi 1 février 2018

Meurtre d'Alexia Daval : Schiappa se fait remonter les bretelles par l'avocat du mari présumé coupable

"Je pense qu'elle s'excite toute seule", répond l'avocat de Jonathann Daval à Marlène Schiappa

Elle défend les 'grosses', mais la lobbyiste ne sait pas qu'elle est relou

Si Schiappa peut faire sourire sur un blog, la gaffeuse n'a toujours pas compris qu'en acceptant de passer derrière un bureau de sous-ministre, il n'était plus question d'évoquer ce qu'elle aime à faire dessous. Dans un livre de 2010, "Osez l’amour des rondes", elle témoignait en effet de l'expertise des grosses, "spécialistes de la fellation" qui "sont sensuelles [...] et attirent le mâle en rut [...] : quand on y goûte, on ne peut plus s’en passer". Fort bien, mais sinon ?  
Officiellement, cette punk n'est plus lobbyiste, mais personne ne lui a expliqué, car son activité (politique) principale reste celle d'une twitto à l'affût de la polémique. 

Certains y voit même un troll qui confond le dire et le faire. 
Si elle parle beaucoup, souvent et à tout propos, fait-elle autant que ce qu'elle dit ? Son problème ? On la croit "chroniqueuse de télévision" chez Hanouna (et le sera probablement bientôt), quand elle se rêve en "grande philosophe" du quotidien des ménagères, mais ne sera jamais Finkielkraut. Elle le sait et s'en désespère... 

En même temps, tout ce qu'elle dit est malfaisance qui ne la distingue pas même d'une Caroline de Haas, militante du féminisme radical (ci-contre à droite), pétitionnaire haineuse de tout ce qui porte une bistouquette, une ronde qui laisse à Schiappa sa part des délices évoqués. On a du talent ou on n'en a pas.

Le "sous-ministariat" lui est monté à la tête, mais, loin de l'élever au-dessus des propos sectaires d'une Rossignol ou d'une Marie Alibert, elle s'abaisserait encore, si elle n'était déjà arrivée sous le niveau de l'admissible à la tête d'une mission ministérielle. Car, lorsqu'elle était déjà blogueuse et pas encore tirée de la Sarthe par Macron, la punk expliquait comment frauder la sécu pour obtenir un congé pathologique après une maternité : "A intervalles réguliers, tenez votre tête en fermant les yeux et en grimaçant. Puis redevenez normale". C'est loupé ! Ou alors son idée de la normalité n'est pas la nôtre...

Même quand on est une utopiste égarée et qu'on a accepté la charge de "l'égalité entre les femmes et les hommes" dans un gouvernement au service de tous les Français, on a aussi le souci républicain du respect de ses égaux, les hommes, fussent-ils renvoyés d'emblée à des rôles d'appoint jusque dans l'intitulé du ministère, véritable manifeste, une déclaration de guerre. 

Le bilan final de la féministe nous dira si les violences vindicatives faites aux hommes était nécessaires aux avancées dans la condition des femmes. La trentenaire survoltée a en effet qualifié de victimes de "violence obstétricale" les femmes qui, lors d'un accouchement, subissent une épisiotomie pour sauver la vie de leur bébé. Les règles aussi, sont-elles  une violence de dame nature du big bang originel
Résultat de recherche d'images pour "Schiappa ronde"
faite aux femmes, libre-penseuses incluses...  Au même titre que le congé de paternité (non-partagé !), faut-il une loi pour imposer aux hommes des ragnagas ?


Schiappa n'a pas manqué de monter au créneau contre l'avocat de Jonathann Daval

La secrétaire d'Etat chargée de "l'Egalité" entre les femmes (d'abord) et les hommes (ensuite) a  qualifié de "scandaleuses" ses déclarationspour avoir estimé qu'il y a "deux victimes dans cette affaire" du meurtre de son épouse, la joggeuse Alexia Daval. Invité mercredi 31 janvier sur France 5 dans l'émission "C à vous", Randall Schwerdorffer, l'avocat du meurtrier, a répondu aux critiques de la lobbyiste du gouvernement. 

"Je pense qu'elle s'excite toute seule,"
 a commenté le juriste critiqué par Marlène Schiappa sur sa ligne de défense.



Le médiocre Patrick Cohen interprète, ici encore, le rôle du gentil rangé du côté confortable de la bien-pensance médiatique, aussitôt relayé par Anne-Elisabeth Lemoine qui nous a assuré'e)s qu'elle n'est pas "teubee". Ni l'un, ni l'autre de ces journalistes exemplaires - équipés d'oreillettes et bardés de chiffres et  statistiques sur fiches - n'évoque les violences conjugales commises par...
Stéphane Pocrain, lien,
membre fondateur du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN),  ex-porte-parole des Verts devenu chroniqueur télé (dans l'émission 'On a tout essayé' présentée par Laurent Ruquier sur France 2 ), qui tabassait sa concubinea été condamné pour violences conjugales à deux mois de prison,
par (lien) l'économiste Thomas Piketty, alors compagnon de la députée PS Aurélie Filippetti
placé en garde à vue à Paris en mars 2009 à la suite d'une plainte pour violences de sa compagne, aujourd'hui ex-députée PS de Moselle,ou Lilian Thuram, lien, footballeur honoré de la Légion d'honneur et mari violent de Karine Lemarchand,cet autre footballeur, Antoine Conte, lien,ou par Yacine Chaouat, lien,  élu PS, forcé de démissionner,
par le
 Dunkerquois Anthony Simati , lien, (responsable SOS Racisme), ou les accusations de viol(s) pour lesquels Tariq Ramadan, lien,  a été placé en garde à vue (prolongée, ce jour).
"On n'a jamais légitimé la moindre violence faite aux femmes, a souligné l'avocat accompagné de son associée, Ornella Spatafora, reconnaissant  que ses propos avaient pu être maladroits. Je comprends que ce sont des mots inappropriés et qui puissent choquer, ce n'était pas ma volonté. Je n'ai jamais dit que parce qu'elle avait eu tels comportements, il était normal que Jonathann [la tue]". "Je dis simplement que pour comprendre pourquoi Jonathann est passé à l'acte, encore faut-il comprendre le contexte. Je ne justifie rien. Jamais dans nos propos il n'a été question de légitimer les actes de Jonathann. C'est démentiel de vouloir nous prêter cette intention, a souligné Me Schwerdorffer."

"La meuf, elle est dead"
, écrit par Sibeth Ndiaye, conseillère communication de Macron, à propos de la mort de Simone Veil, n'a pas suscité un tel procès d'intention de la part des féministes et rampants de la télé. Un peu de finesse psychologique, est-ce trop demander aux pros de la compassion médiatisée ?

dimanche 7 mai 2017

Le futur président sera-t-il mal élu et contestable ?

L'abstention et le vote blanc affaibliront le président

Conséquence du "ni-ni" de Mélenchon comme du favoritisme pro-Macron de la presse de l'Etat-PS, 

le taux de participation du second tour dira beaucoup de la légitimité du nouveau président de la République. les votes exprimés devraient toucher le fond lors du second tour, tandis que le vote blanc pourrait exploser. Ce sera le troisième résultat le plus scruté dimanche soir.Il viendra aussi confirmer la chimère d'un front républicain poreux face à l’extrême droite. 

Selon les dernières enquêtes d’opinion, l’abstention pourrait passer la barre des 25 %, contre 22,23 % le 23 avril. 
Si ce chiffre se confirme, la participation serait plus faible au second tour d’une présidentielle qu’au premier, pour la première fois depuis 1969, plus faible au second tour d’une présidentielle qu’au premier.

Les coups bas des institutionnels et les mensonges de la presse et des sondages ont dégoûté l'électorat

En 2002, avait bondi de plus de 8 points, après le choc du 21 avril et la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour, avec le concours de Christiane Taubira, future ministre de Hollande honnie de la population, le taux de participation . Pour faire barrage à l’extrême droite et offrir 82 % à Jacques Chirac, les réfractaires aux urnes avaient retrouvé l’adresse de leur bureau de vote entre les deux tours: de 28,4 % le 21 avril, l’abstention était tombée à 20,29 % en deux semaines.

La campagne sans foi ni loi de 2016-2017 a écoeuré l'électeur
Les apprentis-sorciers de l'Etat-PS craignent désormais d'en avoir trop fait pour laminer la rivale de Hollande-bis. Marine Le Pen pourrait en effet profiter de cette forte abstention annoncée pour accrocher la barre des 50 % et faire de ce record historique de suffrages un tremplin pour faire carton plein de députés aux élections législatives.

Pour tenir loin des urnes les deux-tours des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, d'un tiers de ceux de François Fillon, ou bien la masse des abstentionnistes déjà déterminés, la candidate, qui a puisé ses forces électorales dans l'extrême gauche, peut compter sur l'effet boomerang du bilan socialiste de Hollande, ainsi que des bassesses de la presse gouvernementale et des entreprises commerciales de sondages, au premier rang desquelles se situent France Télevisions comme Radio France, dans le secteur public, et BFMTV, dans le prive.

Dégoûtés du vote Macron pour longtemps, l'abstention et le vote blanc font craindre à Emmanuel Hollande, le candidat de l'Elysée, une majorite présidentielle introuvable aux législatives de juin, une cohabitation, voire une France ingouvernable.

L'extrême-gauche "insoumise" promet un redoutable quatrième tour social au banquier Macron

Le candidat de "La France insoumise" (et du PCF) a affirmé  qu’ "aucune voix ne doit aller au Front national", mais Mélenchon n'appelle pas pour autant à voter pour Macron, conseiller, puis ministre de Hollande, auteur de la loi Travail imposée par la force. L'hostilité de la gauche radicale, des partisans socialistes de Hamon aux militants trotskistes d'Arthaud et  Poutou, entrave la marche de Macron, sinon vers l'Elysée, vers les réformes promises. 

Jusqu’au bout, Mélenchon a refusé d'appeler à utiliser le "bulletin de vote Macron" pour "faire barrage à l’extrême droite". Pour lui, le risque est équivalent.
Parmi les 20% d'électeurs de Mélenchon,, les chiffres de l’abstention ou du vote blanc ont grimpé (de 30 % au lendemain du premier tour à près de 40 % à la veille du second, selon l’Ifop. A noter que Benoît Hamon y a été salarié...).

A cette baisse annoncée de la participation, il faudra sûrement ajouter l’explosion des votes blancs 

Ils pourraient atteindre 3 millions de bulletins, selon les études (en 2002, il y avait eu 1,8 million de blancs et nuls au second tour). 
Pour mémoire, s’ils sont décomptés dans la participation - et désormais comptabilisés séparément des bulletins nuls -, ils n’ont pas d’impact sur le résultat final, puisque celui-ci est un pourcentage des suffrages exprimés. 

La barre des 50 % pourrait être abaissée, en  millions de voix… 
"Mais attention, ces militants de l’abstention ou du vote blanc ne sont pas les plus nombreux, assure Céline Braconnier, politologue et directrice de Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye. Eux vont dans les manifestations, on les entend dans les media, mais ceux qui s’abstiennent le plus et le plus souvent sont des personnes plus fragiles, empêtrées dans les problèmes économiques. On ne les entend pas."

Selon Jean-Yves Dormagen, professeur de sciences politiques à l’université de Montpellier, cette "abstention sociologique", traditionnelle, serait en revanche défavorable à Le Pen car elle concernerait en premier lieu des départements populaires (comme les Alpes Maritimes, selon Elabe et le fallacieux Niçois Bernard Sananès, sur BFMTV !) où le Front national est fort. C’est dans ces zones que la participation a été la plus faible au premier tour. 

Jean-Yves Dormagen pointe par ailleurs "une abstention plus politique", liée aux malveillances politico-médiatiques de ce scrutin et donc plus favorable à la candidate FN agressée par l'Etat-PS, dont les électeurs pourraient la venger.

"Paradoxalement, l’abstention pourrait prendre plus d’ampleur dans des milieux privilégiés, étudiants, qui sont traditionnellement très pratiquants les jours de vote, affirme sans nuances Céline Braconnier, et qui ne veulent pas légitimer un vote Macron", héritier de Hollande. Or, si -contrairement aux plus politisés (et radicaux), les plus tièdes de ces électeurs se déplaçaient, ils voteraient plutôt Macron, sans volonté de faire barrage à Le Pen. 

"En revanche, ajoute la chercheuse, dans les quartiers populaires des grandes métropoles, impactés par l’immigration et où les taux d’abstention battent des records, les retours de terrain que nous avons depuis plusieurs jours font état d’une volonté d’aller voter" pour s’opposer à l’extrême droite. Macron aurait une dette envers les quartiers, singulièrement la communauté musulmane, depuis que les islamistes de l'UOIF ont appelé à voter pour le protégé de Hollande.

Macron n’a pas fait grand-chose pour empêcher une forte abstention.

Il a refusé tout amendement de son projet présidentiel, notamment sur la future loi travail. Lors du virulent débat de mercredi, la prestation de Marine Le Pen face à la condescendance du banquier Macron, aura donc pu convaincre la gauche sceptique tentée par le "ni-ni" de voter ce dimanche pour l'alternance ?
Comme Bayrou, la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, ministre absente de son ministère de l'Education depuis plusieurs mois, soutien de Hamon, ralliée à Macron pour sauver sa candidature à Lyon (comme celle de son mari dans la circonscription des Landes  d'Emmanuelli !) a estimé mercredi, dans Libération, que "ne pas voter contre le FN avec les meilleures intentions du monde, ça reste ne pas voter contre le FN." 

Et d’affirmer, comme l’économiste Thomas Piketty, ex-compagnon frappeur d'Aurélie Filippetti et soutien de Hamon, lui aussi, que plus la victoire de Macron sera large, moins celui-ci pourra prétendre en être le propriétaire exclusif. 
Une petite victoire étriquée serait sa force ! Pareil pour sa rivale ?

mardi 18 avril 2017

25 prix Nobel d'économie, après les Francs-maçons, préconisent un vote contre : positif ?

Présidentielle 2017: 25 prix Nobel d'économie signent une tribune contre Le Pen 

Une ingérence politique d'économistes, souvent étrangers, de la gauche radicale

Résultat de recherche d'images pour "25 nobel economie"
La contradiction
entre l'appel et ce livre
n'est pas qu'apparente
Vingt-cinq lauréats du prix Nobel d'économie, parmi lesquels le français Jean Tirole, Joseph Stiglitz (Américain de 74 ans et soutien du bolivarien vénézuélien Hugo Chávez en 2007)Jean Tirole,  l'Indien Amartya Sen (83 ans, économie du bien-être des peuples du monde, chère à la frondeuse Martine Aubry) et Robert Solow (économiste keynésien américain de 92 ans) notamment fustigent le programme anti-européen, anti-immigration et protectionniste de Marine Le Pen dans une tribune publiée mardi 18 avril par Le Monde, à cinq jours du scrutin.
En 2003, Jean Tirole proposa une taxe sur les licenciements, puis suggéra de remplacer le CDD et le CDI par un contrat de travail unique et, en juin 2015, il cosigna avec une quarantaine d'économistes un "appel pour un accord climatique ambitieux et crédible", dans lequel est préconisé notamment la mise en place d'une tarification mondiale du carbone. Les mesures qu'il recommande sont généralement jugées favorables à la privatisation du service public.
"Les problèmes sont trop sérieux pour être confiés à des politiciens clivants", décrètent ces personnages dans un texte intrusif du premier tour de l'élection présidentielle française. Les signataires ne citent pas directement le programme de la présidente du Front national, et on espère donc qu'ils le connaissent, mais la liste des risques qu'ils énumèrent ne laisse guère de doute sur leur principale cible. 
Ils jugent notamment que "la construction européenne est capitale, non seulement pour maintenir la paix sur le continent mais également pour le progrès économique des Etats membres" 
Ils estiment que "les politiques isolationnistes et protectionnistes et les dévaluations compétitives (...) sont de dangereux moyens d’essayer de générer de la croissance". 

Selon eux, les migrants sont une opportunité économique.
"Quand ils sont bien intégrés au marché du travail, les migrants peuvent être une opportunité économique pour le pays d’accueil", déclarent-ils encore, sans aucune considération pour les millions de chômeurs de France et d'Outre-Mer. 

Ils se déclarent opposés à un Frexit. 
"Il y a une grande différence entre choisir de ne pas rejoindre l'euro en premier lieu et en sortir après l’avoir adopté", font-ils enfin valoir dans cette tribune. 

Plusieurs autres candidats veulent aussi peser sur l'U.E.
 
Pourfendeuse de l'Union européenne et de la monnaie unique, Marine Le Pen est clairement visée, pour son positionnement moins économique que politique. Certes, elle propose notamment des mesures de "protectionnisme intelligent" et un moratoire immédiat sur l'immigration légale, mais elle n'est pas seule à exprimer de la méfiance vis-à-vis de l'UE.

Jean-Luc Mélenchon est épargné par ces économistes partisans. Le candidat du Parti communiste appelle pourtant  de ses voeux une sortie concertée des traités européens et la renégociation de nouvelles règles. 

Joseph Stiglitz est en pointe dans la discrimination politique. 
Résultat de recherche d'images pour "25 nobel economie"
Cet économiste est pris à son propre piège par la candidate classée "populiste" qui se revendique à l'occasion de certaines de ses propositions. "Certains d’entre nous, lauréats du prix Nobel d’économie, ont été cités par des candidats à l’élection présidentielle française, notamment par Marine Le Pen et ses équipes, pour justifier un programme politique sur la question de l’Europe", protestent les signataires de la tribune, inquiets de voir leurs idées validées par un parti d'extrême droite : et si, en effet, l'extrême gauche avait le populisme en partage avec le FN ?
"Nos opinions convergent pour condamner cette instrumentalisation de la pensée économique dans le cadre de la campagne électorale française", grondent les radicaux. 'Nouveau keynésien', Stiglitz a acquis sa popularité à la suite de ses violentes critiques du FMI et de la Banque mondiale, à laquelle il a appartenu jusqu'en 2000, après quatre années, alors qu’il y avait été économiste en chef... 
Politiquement engagé, Stiglitz s'est montré très critique du président George W. Bush, avant de soutenir Bill Clinton. A partir de septembre 2015, il fit partie du comité consultatif sur l'économie (avec notamment le socialiste français Thomas Piketty, ex-concubin frappeur d'Aurélie Filippetti) qui conseille le nouveau leader du Labour britannique, Jeremy Corbyn, situé sur l'aile gauche du Parti travailliste. 
En dépit de plusieurs indicateurs,
 ex-conseiller du bolivarien Chavez, accusé de népotisme, de clientélisme et de corruption, mais admiré des altermondialistes français, Stiglitz veut laisser penser que le bilan du Vénézuélien, même social, aurait été positif...
Outre l'Ecossais Angus Deaton, 71 ans, qui a notamment démontré qu'accroître le revenu des plus pauvres (dont ceux dans les pays en voie de développement) ne se traduit pas automatiquement par un recul de la malnutrition, mettant en cause le dérèglement climatique, une autre prix Nobel, l'Américain Paul Krugman, un "faiseur d'opinion" dans le New York Times, a éreinté la semaine dernière le programme frontiste. Mais ce que notre presse irréprochable ne dit pas, c'est que l'historien britannique Niall Ferguson lui reproche "une déformation des faits" et des "erreurs fondamentales". Dans une série d'articles et d'entretiens en date de 2013, Ferguson avait pointé les multiples erreurs d'analyse et de prédiction que Paul Krugman a commises dans sa carrière, remettant en cause sa compétence. Concernant ses articles consacrés à la Grande-Bretagne, le Britannique reproche à l'Américain sa "partisanerie extrême complétée 'un niveau touristique de connaissance ".

Les co-signataires :
Résultat de recherche d'images pour "25 nobel economie"Angus Deaton (Princeton, prix Nobel en 2015), Peter Diamond (Massachusetts Institute of Technology, 2010), Robert Engle (université de New York, 2003), Eugene Fama (Chicago, 2013), Lars Hansen (Chicago, 2013), Oliver Hart (Harvard, 2016), Bengt Holmström (MIT, 2016), Daniel Kahneman (Princeton, 2002), Finn Kydland (Carnegie-Mellon, 2004), Eric Maskin (Harvard, 2007), Daniel McFadden (Berkeley, 2000), James Mirrlees (Cambridge, 1996), Robert Mundell (Columbia, 1999), Roger Myerson (Chicago, 2007), Edmund Phelps (Columbia, 2005), Chris Pissarides (London School of Economics, 2010), Alvin Roth (Stanford, 2012), Amartya Sen (Harvard, 1998), William Sharpe (Stanford, 1990), Robert Shiller (Yale, 2013), Christopher Sims (Princeton, 2011), Robert Solow (Columbia, 1987), Michael Spence (Stanford, 2001), Joseph Stiglitz (Columbia, 2001), Jean Tirole (Toulouse School of Economics, 2014). Seul Français (photo ci-dessus), ce dernier militant semble être à l'initiative.

dimanche 19 février 2017

Présidentielle 2017: plus Hamon avance vers Jadot, plus Mélenchon recule

L'extrême gauche, inconciliable avec la gauche radicale ?

Le candidat PS à l'élection présidentielle s'est dit confiant dimanche en un accord prochain avec le candidat EELV,


en vue d'une "nouvelle dynamique politique", comme on dit.


"Les discussions avancent bien",
confirme l'écologiste d'Europe Ecologie-Les Verts, Yannick Jadot, dans Le Journal du Dimanche: "J'ai bon espoir qu'il existe en milieu de semaine un projet écologiste et européen", dit-il.

"Nous sommes aujourd'hui en bonne voie. Il ne s'agira pas pour Yannick Jadot ou pour moi-même de nous retrouver sur le programme de l'autre," précise Benoît Hamon  lors du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI.
"Il s'agit de construire une nouvelle dynamique politique. Je suis confiant que, la semaine prochaine, nous puissions engager cette dynamique de manière transparente", a-t-il ajouté.


Hamon, Jadot, Mélenchon : des points communs, des nuances
Si j'avance, dit Benoît, et que tu recules, Jean-Luc, comment veux-tu que je t'enc*le ?



La perspective d'une "alliance des gauches" entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon (photo) pour la présidentielle s'éloigne à l'issue d'un week-end marqué par une brusque glaciation entre le candidat socialiste et le chef de file de "La France insoumise". Les deux hommes avaient engagé un dialogue tardif vendredi au téléphone avec la promesse d'une rencontre prochaine, mais les prémices d'une rupture sont vite apparues. /Photo prise le 5 février 2017/REUTERS/Emmanuel Foudrot
Une "alliance des gauches" s'éloigne entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon dans la perspective de 'la présidentielle, à l'issue d'un week-end marqué par une brusque glaciation entre le candidat socialiste et le chef de file du Front de gauche (PCF et Parti de gauche) lourdement travesti en "France insoumise". Vendredi, les deux hommes avaient engagé un dialogue tardif au téléphone, avec la promesse d'une rencontre prochaine, mais les prémices d'une rupture sont vite apparues. 

Jean-Luc Mélenchon avait réagi à la tentation d'hégémonie du PS, dès vendredi soir sur BFM TV, provoquant le vainqueur de la primaire de "La Belle alliance" en le prévenant qu'il n'entend pas s'"accrocher à un corbillard", en l'occurrence le Parti socialiste, exsangue, après cinq années de pouvoir.


Puis samedi, dans un billet diffusé sur Facebook, l'ancien ministre de Lionel Jospin s'insurgea contre le projet d'un "Parlement de la zone euro" que Benoît Hamon confierait à l'économiste Thomas Piketty. La boîte à claques était ouvertes et elles allaient voler. Si Mélenchon est plus dans la violence verbale, dans l'équipe Hamon, Aurélie Filippetti, ex-de Piketty, est entraînée à les recevoir, et l'économiste à les distribuer, puisqu'ils se sont séparés pour violences conjugales. Lien PaSiDupes

Les portes claquent.

"La monnaie unique comme identité et projet européen? Étrange invention technocratique ! Ce projet ressort tout droit des vieux cartons du PS. On le croyait abandonné dans le siècle dernier", écrit notamment Mélenchon, soulignant du même coup la ringardise du candidat Hamon.
"Est-ce une façon de créer un problème insurmontable entre nous en 2017? Alors autant s'épargner les simagrées unitaires actuelles!", soupçonne le vieux filou de la politique.


En déplacement samedi à Lisbonne, où le gouvernement socialiste d'Antonio Costa est soutenu par la gauche radicale et les communistes, Benoît Hamon a répliqué aux déclarations "assez brutales" du candidat d'extrême gauche.
"Je ne courrai pas après Jean-Luc Mélenchon; je ne cours après personne; je n'oblige personne", a-t-il lancé devant la presse, s'estimant "le mieux placé" pour faire gagner la gauche à la présidentielle, avec l'apport d'EELV.

Même en tête, le socialiste ne peut espérer sans l'extrême gauche
Hamon, désobligeant
à l'endroit de Mélenchon


Et puis, dimanche, Hamon avait mis ses petits poings dans les poches et s'est efforcé d'apaiser le climat tout en marquant sa position dominante, "tenace" et "têtu", au "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI. "Moi, ma priorité, elle ne consiste pas à d'abord parler aux appareils, même si je les respecte", a-t-il dit. 



"Nous ne pouvons pas nous permettre aujourd'hui d'assister passifs à un second tour entre la droite, qui est une droite dure, et l'extrême droite. (...) Je respecte les egos, ils existent, j'en ai moi-même un. Ce que je veux, c'est rassembler les électeurs, les hommes, les femmes. Et si la dynamique se confirme, vous verrez, elle parviendra à vaincre bien des réticences", a-t-il estimé. 


Jean-Luc Mélenchon, a-t-il toutefois accusé, pose des "conditions fortes". 


"C'est vrai que si on fait du covoiturage et qu'on décide que l'on conduit, la couleur des sièges, et que les autres descendent au premier feu, ça marche rarement le covoiturage dans ces conditions-là. Je dois me placer au-dessus de cela."  Si vous remettez les mots en place, vous apprécierez mieux la puissance de la pensée de Hamon, au-delà du style...

Réplique du bourrin de "La France insoumise", qui présentait dimanche le chiffrage de son programme économique : C'est pas moi, c'est lui ! "C'est consternant. (...) J'apprends que j'aurais fermé la porte ? Mais c'est quand même moi qui ai fait le pas", a-t-il insisté sur BFM TV et LCI. 


"Je ne vais pas passer ma vie là-dessus, je ne suis pas un amoureux éconduit. (...) Je ne suis pas en train de faire le congrès du PS... Mon problème, ce n'est pas la synthèse foireuse à deux heures du matin avec des points et des virgules", a-t-il lancé, cinglant.