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vendredi 17 janvier 2020

Réforme des retraites : les taux de participation aux manifestations varient de un à dix selon les sources

Les analystes tendancieux de la presse partisane font leur marché parmi les syndicats, Occurrence et l’Intérieur

L’intersyndicale a appelé à une nouvelle mobilisation ce jeudi 16 janvier, au 43e jour de grève contre la réforme des retraites. 

"43e jour de grève et puis après?", interroge Le Dauphiné libéré... La France est dans la rue depuis la Loi Travail - dès le début du mois de mars 2016, à Paris et dans les grandes villes françaises - jusqu'au projet de réforme Macron des retraites, en passant par la mobilisation des Gilets Jaunes, mais une certaine presse se montre pourtant goguenarde, malgré bientôt quatre années, aux municipales prochaines, de troubles sociaux. 

Des cortèges ont défilé dans toute la France à la suite de l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, Solidaires, FSU, CFE-CGC et quatre organisations de jeunes pour cette sixième "journée de mobilisation interprofessionnelle massive de grèves et de manifestations"A Paris, le défilé du 16 janvier s’est mis en marche peu après 15h de Montparnasse en direction de la Place d'Italie (3 km). En régions, des cortèges étaient organisés à Marseille (Vieux-Port), Lyon (Jean-Macé) ou encore Bordeaux (place de la République). A Caen, ville de 100.000 habitants, la mobilisation a rassemblé 6.000 personnes,  6% de la population. 

Malgré les "concessions du gouvernement" (selon L'Obs, propriété à 65% de Xavier Niel et de Matthieu Pigasse, comme le quotidien Le Monde, mais des reculs, selon d'autres) et le retrait "temporaire" de l’âge pivot du projet de loi (retrait temporaire qui n'offre aucune garantie qu'il ne sera pas ré-introduit d'une manière ou d'une autre par la fenêtre), les opposants à la réforme Macron réclament toujours son retrait. Mais depuis le début de la semaine, la mobilisation s’essouffle, insiste cette presse sous perfusion (Le Dauphiné est le 11e plus subventionné ) et cette journée devait constituer un test pour la suite du mouvement. Certes, la multiplication des mobilisations peut être vue comme une erreur stratégique dans la mesure où elle provoque un essoufflement naturel - sans pour autant suggérer une désapprobation -, mais l'intersyndicale a fixé la date pour de prochaines manifestations, le vendredi 24 janvier. 

L'Obs propose cette chronologie à rebours des faits


Une tendance paresseuse et abusive. 
Cette facilité se répand dans la presse, trahissant une volonté de coller à l'actualité : la recherche d'immédiateté, voire d'instantanéité entrave plus que jamais la réflexion en privant le lecteur rapide de recul. A lui de faire l'effort, non aux professionnels ! 

20h10. Les chiffres du cabinet 'Occurrence'
Le cabinet Occurence [orthographe originelle; il faut de surcroît corriger les fautes: celle-ci ('Occurrence') est déjà la 3e] qui s’occupe du décompte pour un collectif de media a estimé, quant à lui, le nombre de manifestants à 28.000 à Paris. Un chiffre plus proche de celui du ministère de l’intérieur que de celui des syndicats. [sans commentaire!]

19h30. Les chiffres du ministère de l’Intérieur
[A 20h10, Occurrence a pu se laisser influencer par les chiffres du gouvernement parus 40 mn plus tôt] 
Le ministère de l’Intérieur [majuscule ajoutée pour la 3e fois, mais ne le sera plus...] a donné ses chiffres de participation. Ils ont recensé 187.000 manifestants en France, dont 23.000 à Paris. Des chiffres qui du simple au triple par rapport aux syndicats au niveau national et de un à dix à Paris.

18h. Au moins 82.000 manifestants dans une cinquantaine de villes
Plus de 82.000 personnes ont manifesté contre la réforme des retraites dans une cinquantaine de villes, hors Paris, selon un décompte provisoire réalisé en fin d’après-midi à partir des chiffres communiqués par la police ou les préfectures.

De leur côté, au plan national, les organisateurs des manifestations recensaient au moins 556 000 personnes dans une trentaine de villes, dont 250.000 dans la capitale.

17h30. Les manifestants bloqués
Selon 'Libération', les manifestants sont actuellement bloqués sur le boulevard de Port-Royal par des cordons de forces de l’ordre. "Ils tournent en rond et s’énervent", selon un journaliste présent.



16h40. Des "gilets jaunes" présents


Selon nos journalistes sur place, des "gilets jaunes" et des black blocs [bloc] ont tenté de remonter le cortège à contresens, boulevard de l’Hôpital, après l’arrivée place d’Italie.
[C'est un lieu habituel de tensions: la proximité de l'Hôpital Universitaire de La Pitié-Salpêtrière est souvent exploitée pour déclencher l'énervement de manifestants, au risque de débordements impactant cet hôpital, lieu sensible. Plusieurs précédents jettent la suspicion sur les intentions inavouables de la préfecture de police, dont  le 1er mai 2019, quand une trentaine de manifestants avait été interpellées pour avoir envahi cet hôpital. Martin Hirsch, directeur général de l’APHP, n'avait pas manqué de dénoncer une "intrusion inacceptable" et dit ne pas savoir s’il s’agit d’une "invasion d’hôpital" ou si les manifestants "fuyaient quelque chose".volonté des forces de police de discrédit sur les manifestants ?]
16h15. 250.000 manifestants à Paris, selon la CGT

Près de 250.000 personnes ont manifesté jeudi à Paris pour réclamer le retrait de la réforme des retraites, a annoncé la CGT, coorganisatrice de cette sixième mobilisation interprofessionnelle depuis le début du mouvement. Jeudi dernier [le 9 janvier], 370.000 personnes avaient battu le pavé parisien, toujours selon la CGT, quand le ministère de l’Intérieur en recensaient 56.000 [6 fois moins].

16h10. Au moins 42 000 manifestants [hors Paris] dans une vingtaine de villes [selon la police]

Plus de 42.000 personnes ont manifesté contre la réforme des retraites dans une vingtaine de villes, hors Paris, selon un décompte provisoire réalisé en milieu d’après-midi à partir des chiffres communiqués par la police ou les préfectures.

Les manifestants étaient notamment 8.000 à Marseille [un chiffre très élevé pour la 2e ville de France, jusqu'ici peu impliquée], 7.300 à Toulouse, 4.500 à Bordeaux, 4.000 à Nantes, 3.300 à Montpellier, ou encore 3.100 à Rennes. Des chiffres partout en net recul [fake news !par rapport à la précédente journée de mobilisation du 9 janvier, et souvent au plus bas depuis le début du mouvement social, le 5 décembre [mais égale, à la mi-décembre]

La tendance est identique du côté des "syndicats, qui n’ont jamais revendiqué si peu de participants" [guillemets et italiques pour souligner la désinformation par l'Obs] à Marseille (110.000), Bordeaux (20.000), Nantes (8.000), Limoges (6. 000), Rennes (5.000) ou Bayonne (3.000) [que des chiffres arrondis": vers le haut ?].

15h45. Des "nounours" à la manif

A noter, aussi, la présence dans le 13e arrondissement des « nounours des Gobelins », aperçus par notre journaliste Charlotte Cieslinski sur certaines barricades anti-émeutes.

15h35. Une manifestation très étirée

Le cortège est, selon nos journalistes présents sur place, assez peu dense, car très étiré. Le dispositif policier est lui très important.

15h30. Le cortège parisien s’élance (enfin)

Initialement prévu à 13h30, le départ du cortège parisien a pris beaucoup de retard. Le cortège s’est finalement élancé de Montparnasse avec deux heures de retard.

15h15. La manifestation vue du ciel

Un petit aperçu de la taille du cortège parisien, actuellement à Montparnasse, vue d’en haut.

15h. Des CRS stationnés devant La Rotonde

A noter, la forte pressence [présence] policière devant La Rotonde, où Emmanuel Macron avait célébré sa victoire au second tour de l’élection présidentielle. Six fourgons de CRS sont stationnés à proximité.

14h40. "Venir enseigner, repartir en saignant"

Dans le cortège parisien, notre journaliste a rencontré quelques professeurs d’un collège de Seine-et-Marne, munis de "cartables à messages". Dessus, un slogan : "Venir enseigner, repartir en saignant".

14h15. 8 000 manifestants à Marseille, selon les autorités 

Selon la préfecture des Bouches-du-Rhône [où Macron est allé cherché   le préfet controversé Lallement, 8.000 personnes (110.000, selon la CGT, soit un score égal à son record) manifestaient ce jeudi à Marseille. Ont défilé en tête du cortège les dockers, alors qu’une opération "port mort" a été mise en place à Marseille-Lavéra et dans d’autres ports français [preuve que Marseille ne s'essouffle pas].

13h35. "La détermination est toujours aussi grande", selon Martinez (CGT)

Avant le départ de la manifestation parisienne, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a affirmé que "la détermination est toujours aussi grande". Estimant qu’après les transports, "il faut [...] que d’autres professions entrent dans le mouvement", il s’est réjoui du fait que "le nombre de grévistes, y compris à la SNCF, rebondit". "Il n’est jamais trop tard pour faire céder un gouvernement."

13h. Le ministère de l’Economie et des Finances rebaptisé par des cheminots

Des cheminots de la gare de Lyon ont manifesté devant le ministère de l’Economie et des Finances peu après midi, rebaptisé pour l’occasion en " ministère des Lobbies et de la Finance".
12h45. Le taux de grévistes est remonté à 10,1 % à la SNCF avec près de 30,5 % de conducteurs en grève

Le taux de grévistes est remonté jeudi à 10,1 % à la SNCF contre 4,7 % mercredi, avec 30,5 % des conducteurs en grève (22,4 % mercredi), selon les chiffres publiés par la direction. Le plus haut niveau (55,6 %) avait été atteint au premier jour du mouvement, le 5 décembre, et le plus bas (4,3 %) lundi 13 janvier.

Parmi les autres personnels indispensables à la circulation des trains, 18 % des contrôleurs (13,4 % mercredi) et 13,4 % des aiguilleurs (10,4 % mercredi) étaient en grève jeudi.

12h40. Un des symboles de l’élection de Macron sur le trajet de la manifestation

Comme le souligne notre journaliste Julien Bouisset, présent dans le cortège [L'Obs prend à témoin ses propres journalistes !], le restaurant La Rotonde, adresse mythique de la rive gauche, dans lequel Emmanuel Macron a fêté sa qualification au second tour de l’élection présidentielle en 2017, se trouve sur le parcours.
[Bien que la manif soit à La Rotonde, boulevard du Montparnasse, L'Obs évoque la séquence de Nicolas Sarkozy au Fouquet's en 2007, il y a 13 ans, mais n'a gardé aucun souvenir de l'"invasion" de la Salpétrière, il y a 7 mois. Le magazine de la paire Niel et Pigasse aurait pu signaler que le pédophile Gabriel Matzneff avait ses habitudes à La Rotonde, mais il y a eu un arbitrage rédactionnel !... ]
Gabriel Matzneff s'en prend a ceux qui ont reproche a Emmanuel Macron d'avoir fete a La Rotonde sa victoire au premier tour de l'election presidentielle.Le 25/04/2017, Le Point publia "Les orgies de La Rotonde", un billet de Matzneff où l'amateur de chair fraîche et "soutien de Mélenchon, s'insurge contre les brailleries qu'a suscitées la soirée de Macron à La Rotonde", brasserie parisienne dont Matzneff et "Il Piccolo Principe, le Petit Prince" (Macron dans la presse italienne) sont des habitués. Ce billet commence ainsi "Le mardi de Pâques, 18 avril, après de longues semaines durant lesquelles je m'étais privé de viande, en compagnie d'un ami éditeur qui, lui aussi, observe les règles du carême pascal, nous nous sommes, avec une extrême jubilation, tapé une côte de bœuf saignante et une bouteille d'un solide crozes-ermitage à La Rotonde, boulevard Montparnasse. Nous étions assis dans un de ces box faits pour quatre personnes, mais auxquels les privilégiés ont droit, même lorsqu'ils ne sont que deux. Dans le box voisin, le couple Macron, en tête-à-tête. Juste avant le dîner, j'avais posté la chronique qui paraîtrait ici même le lendemain matin où j'explique que la crainte qu'Emmanuel Macron reprenne à son compte la déplorable politique étrangère du catastrophique Hollande fait sur moi l'effet d'un révulsif. Curieuse coïncidence !" L'écrivain s'était en effet indigné, à la sortie d'une représentation du 'Don Giovanni' que de jeunes hommes soient bloqués en Italie, empêchant des migrants de pénétrer en France.
12h30. Retrait temporaire de l’âge pivot du projet de loi : les explications de "l’Obs"Après cinq semaines de grève, Edouard Philippe a fini par "trouver un point d’accord avec les syndicats réformistes" [et eux seuls] pour négocier le financement à court terme de sa réforme.

dimanche 7 mai 2017

Le futur président sera-t-il mal élu et contestable ?

L'abstention et le vote blanc affaibliront le président

Conséquence du "ni-ni" de Mélenchon comme du favoritisme pro-Macron de la presse de l'Etat-PS, 

le taux de participation du second tour dira beaucoup de la légitimité du nouveau président de la République. les votes exprimés devraient toucher le fond lors du second tour, tandis que le vote blanc pourrait exploser. Ce sera le troisième résultat le plus scruté dimanche soir.Il viendra aussi confirmer la chimère d'un front républicain poreux face à l’extrême droite. 

Selon les dernières enquêtes d’opinion, l’abstention pourrait passer la barre des 25 %, contre 22,23 % le 23 avril. 
Si ce chiffre se confirme, la participation serait plus faible au second tour d’une présidentielle qu’au premier, pour la première fois depuis 1969, plus faible au second tour d’une présidentielle qu’au premier.

Les coups bas des institutionnels et les mensonges de la presse et des sondages ont dégoûté l'électorat

En 2002, avait bondi de plus de 8 points, après le choc du 21 avril et la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour, avec le concours de Christiane Taubira, future ministre de Hollande honnie de la population, le taux de participation . Pour faire barrage à l’extrême droite et offrir 82 % à Jacques Chirac, les réfractaires aux urnes avaient retrouvé l’adresse de leur bureau de vote entre les deux tours: de 28,4 % le 21 avril, l’abstention était tombée à 20,29 % en deux semaines.

La campagne sans foi ni loi de 2016-2017 a écoeuré l'électeur
Les apprentis-sorciers de l'Etat-PS craignent désormais d'en avoir trop fait pour laminer la rivale de Hollande-bis. Marine Le Pen pourrait en effet profiter de cette forte abstention annoncée pour accrocher la barre des 50 % et faire de ce record historique de suffrages un tremplin pour faire carton plein de députés aux élections législatives.

Pour tenir loin des urnes les deux-tours des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, d'un tiers de ceux de François Fillon, ou bien la masse des abstentionnistes déjà déterminés, la candidate, qui a puisé ses forces électorales dans l'extrême gauche, peut compter sur l'effet boomerang du bilan socialiste de Hollande, ainsi que des bassesses de la presse gouvernementale et des entreprises commerciales de sondages, au premier rang desquelles se situent France Télevisions comme Radio France, dans le secteur public, et BFMTV, dans le prive.

Dégoûtés du vote Macron pour longtemps, l'abstention et le vote blanc font craindre à Emmanuel Hollande, le candidat de l'Elysée, une majorite présidentielle introuvable aux législatives de juin, une cohabitation, voire une France ingouvernable.

L'extrême-gauche "insoumise" promet un redoutable quatrième tour social au banquier Macron

Le candidat de "La France insoumise" (et du PCF) a affirmé  qu’ "aucune voix ne doit aller au Front national", mais Mélenchon n'appelle pas pour autant à voter pour Macron, conseiller, puis ministre de Hollande, auteur de la loi Travail imposée par la force. L'hostilité de la gauche radicale, des partisans socialistes de Hamon aux militants trotskistes d'Arthaud et  Poutou, entrave la marche de Macron, sinon vers l'Elysée, vers les réformes promises. 

Jusqu’au bout, Mélenchon a refusé d'appeler à utiliser le "bulletin de vote Macron" pour "faire barrage à l’extrême droite". Pour lui, le risque est équivalent.
Parmi les 20% d'électeurs de Mélenchon,, les chiffres de l’abstention ou du vote blanc ont grimpé (de 30 % au lendemain du premier tour à près de 40 % à la veille du second, selon l’Ifop. A noter que Benoît Hamon y a été salarié...).

A cette baisse annoncée de la participation, il faudra sûrement ajouter l’explosion des votes blancs 

Ils pourraient atteindre 3 millions de bulletins, selon les études (en 2002, il y avait eu 1,8 million de blancs et nuls au second tour). 
Pour mémoire, s’ils sont décomptés dans la participation - et désormais comptabilisés séparément des bulletins nuls -, ils n’ont pas d’impact sur le résultat final, puisque celui-ci est un pourcentage des suffrages exprimés. 

La barre des 50 % pourrait être abaissée, en  millions de voix… 
"Mais attention, ces militants de l’abstention ou du vote blanc ne sont pas les plus nombreux, assure Céline Braconnier, politologue et directrice de Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye. Eux vont dans les manifestations, on les entend dans les media, mais ceux qui s’abstiennent le plus et le plus souvent sont des personnes plus fragiles, empêtrées dans les problèmes économiques. On ne les entend pas."

Selon Jean-Yves Dormagen, professeur de sciences politiques à l’université de Montpellier, cette "abstention sociologique", traditionnelle, serait en revanche défavorable à Le Pen car elle concernerait en premier lieu des départements populaires (comme les Alpes Maritimes, selon Elabe et le fallacieux Niçois Bernard Sananès, sur BFMTV !) où le Front national est fort. C’est dans ces zones que la participation a été la plus faible au premier tour. 

Jean-Yves Dormagen pointe par ailleurs "une abstention plus politique", liée aux malveillances politico-médiatiques de ce scrutin et donc plus favorable à la candidate FN agressée par l'Etat-PS, dont les électeurs pourraient la venger.

"Paradoxalement, l’abstention pourrait prendre plus d’ampleur dans des milieux privilégiés, étudiants, qui sont traditionnellement très pratiquants les jours de vote, affirme sans nuances Céline Braconnier, et qui ne veulent pas légitimer un vote Macron", héritier de Hollande. Or, si -contrairement aux plus politisés (et radicaux), les plus tièdes de ces électeurs se déplaçaient, ils voteraient plutôt Macron, sans volonté de faire barrage à Le Pen. 

"En revanche, ajoute la chercheuse, dans les quartiers populaires des grandes métropoles, impactés par l’immigration et où les taux d’abstention battent des records, les retours de terrain que nous avons depuis plusieurs jours font état d’une volonté d’aller voter" pour s’opposer à l’extrême droite. Macron aurait une dette envers les quartiers, singulièrement la communauté musulmane, depuis que les islamistes de l'UOIF ont appelé à voter pour le protégé de Hollande.

Macron n’a pas fait grand-chose pour empêcher une forte abstention.

Il a refusé tout amendement de son projet présidentiel, notamment sur la future loi travail. Lors du virulent débat de mercredi, la prestation de Marine Le Pen face à la condescendance du banquier Macron, aura donc pu convaincre la gauche sceptique tentée par le "ni-ni" de voter ce dimanche pour l'alternance ?
Comme Bayrou, la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, ministre absente de son ministère de l'Education depuis plusieurs mois, soutien de Hamon, ralliée à Macron pour sauver sa candidature à Lyon (comme celle de son mari dans la circonscription des Landes  d'Emmanuelli !) a estimé mercredi, dans Libération, que "ne pas voter contre le FN avec les meilleures intentions du monde, ça reste ne pas voter contre le FN." 

Et d’affirmer, comme l’économiste Thomas Piketty, ex-compagnon frappeur d'Aurélie Filippetti et soutien de Hamon, lui aussi, que plus la victoire de Macron sera large, moins celui-ci pourra prétendre en être le propriétaire exclusif. 
Une petite victoire étriquée serait sa force ! Pareil pour sa rivale ?

dimanche 23 avril 2017

Présidentielle: participation stable à midi, en métropole; en baisse, dans l'Outre-mer

28,54% de participation à midi: stable par rapport à 2012

Le taux de participation atteignait 28,54% dimanche à midi en métropole, pour le premier tour de l'élection présidentielle


Quasiment stable par rapport au premier tour de 2012 (28,29%), commente le ministère de l'Intérieur. Le taux de participation final avait été de 79,48% au premier tour de 2012. Les Français de métropole ont jusqu'à 19h00, soit une heure de plus qu'en 2012 quand les votes étaient clos à 18h00 dans de nombreuses communes, une grande partie de l'outremer ayant déjà voté samedi. 
Les plus de 66.000 bureaux de vote de France métropolitaine sont ouverts depuis 8h00. Dans certaines grandes villes de métropole, les bureaux resteront ouverts jusqu’à 20 heures.

Dans la capitale, la hausse de la participation était sensible à la mi-journée, avec 24,24% de votants contre 21,69% à la même heure il y a cinq ans. 

Parmi les départements les plus citoyens, figurent 
le Gers (38,46%, -1 par rapport à 2012), 
la Corrèze (38,11%, +4), ancien fief du président sortant François Hollande, 
le Cantal (36,34%, -2,5), 
le Puy-de-Dôme (35,91%, +8) 
et la Saône-et-Loire (35,72%, +3) de Montebourg, partisan de Hamon. 

A l'inverse, les départements où le taux de participation était en retrait à 12h00 sont 
le Val-d'Oise (20,65%, en hausse néanmoins d'un point en cinq ans), 
le Val-de-Marne (21,21%, =), 
le Pas-de-Calais (23,35%, -2), où se présente Marine Le Pen (FN),
le Vaucluse (23,47%, -12) 
et la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine (23,93% tous les deux). 

Participation en baisse dans l’Outre-mer

La préfecture de Martinique a annoncé que le taux de participation dans l’île était de 34,82 % à 17 heures, samedi contre 36,5 % à la même heure en 2012. 

En Guyane, le taux de participation était de 37,31 % à 17 heures, contre 45,73 % à la même heure en 2012, a annoncé le préfet. 

17 heures en Guadeloupe, 34,17 % des électeurs s’étaient déplacés; en 2012, ils étaient 41,98 % à la même heure, a annoncé la préfecture sur Facebook.

Par ailleurs, aucun résultat (partiel ou définitif), hormis ceux concernant l’abstention, ne pourra être communiqué avant la fermeture du dernier bureau de vote, à 20 heures.

dimanche 22 avril 2012

Présidentielle: excellente participation, malgré les vacances scolaires


Mobilisation inférieure à 2007 mais importante





Une bonne dynamique
pour le second tour





Les Français ont retrouvé le chemin des urnes


Les prévisions de 25 à 30% d'abstention n'étaient qu'élucubrations 

Seulement trois points de moins qu'en 2007 quand la participation avait été exceptionnelle.

Les analystes distingués avaient la conviction que les Français étaient las, après une campagne à rallonge, du fait de la primaire socialiste, et, sur un point déjà, ils se sont montrés fort peu scientifiques.

A 19h, le taux de participation s'élevait à 70,59%, selon  un communiqué du ministère de l'Intérieur, en faible retrait par rapport à 2007. 
Selon l'IFOP Fiducial, la participation pourrait atteindre 80,3% sur l'ensemble de la journée.

mardi 15 mars 2011

Cantonales 2011: ce que vaut l'unité de la gauche

Gauche: tous ensemble contre; chacun pour soi, pour





Que reste-t-il de
cette unité de façade ?




Mandat
exceptionnellement court, dernier rendez-vous avant la présidentielle

Les cantonales des 20 et 27 mars 2011, qui verront le renouvellement de la moitié des élus départementaux, auront valeur de galop d'essai pour les formations politiques: un scrutin traditionnel face à la majorité, mais aussi une test de résistance à la division des composantes la gauche.

Alors que deux France se font face - pouvoir local de gauche contre pouvoir national de droite, « le taux de participation sera un indicateur de la nationalisation de l'enjeu », écrit Pascal Perrineau, directeur du Cevipof, mais sera le révélateur de la désunion de la gauche après les fanfaronnades des défilés unitaires dans les rues de France.

Les Français sont appelés à renouveler les conseillers généraux dans la moitié des cantons -soit 1938 sièges à pourvoir- pour un ultime mandat de trois ans seulement. En 2014, en effet, les conseillers généraux, comme leurs collègues régionaux, seront remplacés par des conseillers territoriaux lors d'un renouvellement qui coïncidera avec les élections municipales.

Val-de-Marne: curée PS/Europe Ecologie-les Verts contre le PCF

L’une des deux dernières places fortes du PCF, avec l’Allier, le Conseil général du Val-de-Marne est sous le siège du PS, allié aux Verts de Cécile Duflot et à Europe Ecologie de Joly Eva et Cohn-Bendit (EELV) pour la circonstance.

Les Verts souhaitent "un rééquilibrage politique"
, s'est justifiée Cécile Duflot, qui a encore perdu une occasion de se taire...

Quant à Martine Aubry (PS), elle se tait, mais agit en sournoise.
Le candidat PS, quadra aux dents longues, Luc Carvounas, conseiller général d’Alfortville Nord et vice-président chargé de la politique de la ville et de l’aménagement, peut compter sur Jacques Perreux (PC), qui a rallié Europe Ecologie (avril 2010).
En revanche, les socialistes ont notamment du souci à se faire dans la ville d’Argenteuil (Val d'Oise) où ils pourraient perdre 2 cantons, car l’électorat n’a notamment pas apprécié les hausses d’impôts décidées par Philippe Doucet, le maire PS depuis 2008.

Cette alliance est évidemment vivement critiquée par le Front de gauche, mais le PCF a malgré tout bon espoir de conserver la présidence du département.
Le PCF affronte la coalition des camarades, avec une sérénité de façade.
"On devrait garder le département parce que la campagne a confirmé ce qu’on pressentait au départ : une adhésion forte aux orientations de la majorité départementale et au travail conduit par Christian Favier", son président PCF, estime le secrétaire national du ...PCF.
Pierre Laurent qui "met en alerte" ses partenaires pour qu’entre les deux tours "soit respecté le désistement en faveur du candidat de gauche arrivé en tête", déplore que "les Verts laissent planer le doute".

La majorité est donc mobilisée, car elle ne peut compter sur la seule capacité des Verts à semer le chaos sur leur passage.

Jacques Martin, maire UMP de Nogent-sur-Marne, est candidat au Conseil général.

mardi 10 juin 2008

Education : encore une grève rien que pour le plaisir

Le ministère de l'Education fait état de 4,49% de grévistes
Selon le SNES-FSU, pourtant majoritaire, qui appelait à la mobilisation ce 17 juin, près d'un enseignant sur cinq aurait été en grève dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires contre les réductions d'effectifs et le projet de loi sur la mobilité. Cela ferait 20% !
Par chance pour ses élèves -s'il en a...- Aschiéri n'est pas prof de maths, ni de sciences économiques (actuellement la filière ES n'aurait pas besoin de cet exemple malheureux): c'est un rêveur, un lettreux qui fait la contre pub de la section L...
"En dépit des spécificités liées à la période (établissements centre d'examen, arrêt des cours dans la majorité des lycées, conseil de classe), et à la tenue des examens
(les épreuves écrites du bac n'ont pas commencé !) , près d'un enseignant sur cinq, notamment en collège, a fait grève", prétendent… les organisateurs.
Son décompte objectif inclut les absents, les détachés, les profs sans élèves, les profs admis à l’infirmerie, en état de choc, pour cause de crachats ou d’insultes et de coups de couteaux.


Sérieusement maintenant, le taux réél de participation à la grève dans la Fonction publique atteint 4,49% dans l'Education à la mi-journée, selon les chiffres diffusés par le ministère de l'Education.
Les enseignants des collèges sont les plus mobilisés, bien que non concernés par la réforme du lycée : le taux de participation y a atteint 8,82%, selon ce décompte (ce qui n'a rien à voir avec les 20% rêvés par la FSU, décidemment coupée de la réalité).
Dans le primaire, 4,3% des professeurs ont cessé le travail, 1,14% des enseignants dans les lycées professionnels, malgré la réforme du bac pro que la presse dit contestée dans ce milieu, et 2,55% dans les lycées d'enseignement général.

Ils s'étaient mis à trois syndicats de fonctionnaires - FSU, CGT et Sud/Solidaires - pour appeller à une journée de mobilisation nationale contre les suppressions de postes et le projet de loi sur la mobilité dans la fonction publique. Ils représentent environ 40% des effectifs. Ni le SGEN-CFDT, ni le SNALC ne s'était associé à cette mascarade.

Bon, alors finies les randos urbaines et maintenant au travail, sur les apprentissages fondamentaux ?


Ne rêvons pas !


Maintenant, "le Snes appelle à réussir la journée interprofessionnelle du 17 juin (retraites et temps de travail) et de faire des 16 et 26 juin, respectivement, jours du premier écrit du baccalauréat et des épreuves du brevet, des journées d'expression des personnels et d'interpellation du gouvernement", poursuit le texte.


Morale laïque à l'école:
Menaces, malveillance et harcèlement ?

samedi 31 mai 2008

Les mesures de sauvegarde du pouvoir d'achat, largement approuvées

Le cheval de bataille de l’opposition est une bourrique
OpinionWay a demandé aux sondés, pour LCI et Le Figaro, de lister les sujets abordés avec leur entourage, de façon spontanée, et à l'aide d'une liste de thèmes préétablis par l'institut de sondage. Les deux sujets, la grève et le pétrole cher, arrivent en tête des sujets de préoccupation, devant les mouvements sociaux autour de la retraite, le Festival de Cannes ou la situation en Birmanie. Les deux sujets phares de la semaine, la grève des marins pêcheurs et l'augmentation du prix du baril de pétrole, se recoupent.

Nicolas Sarkozy a annoncé une série de mesures de soutien d'urgence ou la création d'un fonds alimenté par des surplus de TVA sur les produits pétroliers, en réponse à cette crise qui peine à se dénouer et menace de s'étendre à d'autres pays méditerranéens (Italie, Espagne et Portugal).
Ces aides entrent dans le cadre de la lutte contre la baisse du pouvoir d'achat, qui fut un des thèmes phares de la campagne présidentielle du candidat Sarkozy et du harcèlement de l’opposition . Si la question n'est toujours pas réglée aux yeux des Français, les mesures gouvernementales rencontrent une approbation très forte parmi les sondés.
70 % d'entre eux se disent favorables à ce que l'on aide les pêcheurs et les routiers sous la forme d'un fonds alimenté par la TVA, et ce en dépit du scepticisme des responsables européens et de l'opposition hezagonale. La Commission Européenne a même jugé que ce serait un « mauvais signal » envoyé aux pays producteurs, qui pourraient augmenter encore leurs prix. Le soutien à cette mesure est presqu'aussi fort chez les électeurs de Nicolas Sarkozy (77 %) que de la gauche (69 %). La région de l'amère Royal, sa rivale malencontreuse, avait pourtant démarré la contestation...
Désirdavenir Royal avait fait une promesse médiatique de don (5000.000 millions d’euros), mais nul ne sait si elle a honoré sa promesse du versement correspondant : les photos tardent à venir…

OpinionWay a également sondé les Français sur la mise en place d'un crédit d'impôt lié à l'intéressement salarial et la possibilité pour les salariés de toucher leur participation immédiatement, quitte à payer des impôts dessus : 75 % et 68 % des sondés se disent tout à fait favorables à de telles mesures.
Là encore, l'approbation transcende les clivages politiques. La possibilité de toucher immédiatement sa participation est approuvée par
- 66 % des électeurs de Royal,
- 69 % de ceux de Le Pen,
- 72 % de ceux de Bayrou et
- 77 % de ceux de Sarkozy.
La majorité des salariés ne touchent ni intéressement ni participation, mais le président de la République a plaidé, lundi dans l'Oise pour un doublement en quatre ans des sommes distribuées au titre de l'intéressement en France. « C'est un instrument souple et c'est du pouvoir d'achat », a-t-il expliqué.

vendredi 16 mai 2008

Bilan de la grève pour la grève : et après ?

Les secteurs touchés par la grève du 15 mai
Le magazine Le Point publie le bilan officiel:

Les secteurs touchés par la grève du 15 mai


D'après les informations communiquées par le ministère de la Fonction publique à la mi-journée, voici le taux de mobilisation par secteur :
Éducation :
Une moyenne de 46,16 % des professeurs des écoles et de 33,55 % des enseignants des collèges et lycées sont en grève jeudi, selon le ministère de l'Éducation. Pour le FSU, premier syndicat enseignant, ils sont 63 % et " plus de 55 % ". Cinq fédérations d'enseignants, deux syndicats de lycéens et trois organisations étudiantes ont appelé à la grève. Ils ont été rejoints par une intersyndicale de l'enseignement supérieur et de la recherche. Les enseignants du privé se mobilisent aussi contre les nouveaux programmes de l'école primaire.
Fonction publique d'État (2,54 millions d'agents) :
Selon le ministère de la Fonction publique, 28,8 % des agents de l'État sont en grève. Le taux de grévistes à la mi-journée était de 8,3 % au ministère de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables, de 17,6 % au ministère de l'Économie, de 41,3 % au ministère du Budget, dont 44,2 % à la Direction générale des finances publiques, et de 30,6 % aux Douanes. Sept fédérations de fonctionnaires (FSU, CGT, FO, CFDT, CFTC, Unsa, Solidaires) sur huit ont appelé à une journée d'actions et de grèves, touchant notamment les douanes, les finances (impôts, trésoreries, etc.), la culture et l'équipement.
Fonction publique territoriale (1,61 million d'agents) : Selon le ministère de la Fonction publique, 3 % de personnel territorial était en grève à 12 h 30. Six fédérations (FSU, CGT, FO, CFTC, Unsa, Solidaires) ont appelé les agents à se mobiliser dans les collectivités locales (mairies, conseils généraux, conseils régionaux, etc.).
Hôpitaux (1,02 million d'agents) : Le "taux de mobilisation", qui comprend les personnes s'étant déclarées grévistes, y compris celles ayant finalement travaillé après avoir été assignées, s'élève à 12,42 % selon le ministère de la Santé, 13,8 % selon la CGT Santé. Six fédérations de fonctionnaires (FSU, CGT, FO, CFTC, Unsa, Solidaires) ont appelé les agents hospitaliers à la grève, ainsi que deux syndicats de l'Assistance publique-hôpitaux publics (CGT et FO) et cinq syndicats de praticiens hospitaliers chargés de la permanence des soins (urgentistes, Samu, etc.). Néanmoins, le personnel est, comme pour chaque appel à la grève, réquisitionné pour le maintien du service et l'accueil des malades.
La Poste (172.000 fonctionnaires et 116.000 salariés de droit privé) : La direction annonce que 4,85 % des postiers sont en grève, tandis que le syndicat Sud estime à " autour de 10 % " leur nombre. Quatre syndicats (CGT, Sud, FO et CFTC) ont déposé des préavis de grève. Ils dénoncent les "réorganisations" et "suppressions de postes", et appellent à la défense du service public.
France Télécom (108.000 salariés en France, dont 70 % de fonctionnaires) : Selon la direction, 8 % des salariés de l'entreprise sont en grève. En tout, trois syndicats (CGT, Sud et FO) ont déposé des préavis, également pour le service public et contre les suppressions de postes.
ANPE (30.000 agents) : La grève est suivie par environ 5 % du personnel. Les trois principaux syndicats ont appelé à la grève (SNU, FO, CGT) tout comme le syndicat Sud. Ils s'inquiètent notamment de la fusion avec les Assedic et d'une menace de disparition de l'Ircantec, le régime de retraite complémentaire des agents non titulaires.
Médias : La direction de France 3 évalue à environ 7 % le nombre de grévistes dans ses effectifs. C'est pour demander un moratoire sur la suppression de la publicité que le SNJ-CGT (journalistes) de France 3 a appelé à la grève.
Météo France : Selon la direction, la grève est suivie par 23,7 % du personnel de Météo France, et 40 % des centres sont touchés par le mouvement. Trois syndicats (Solidaires, CGT, FO, 90% du personnel) se mobilisent contre des fermetures de centres météo et des réductions d'effectifs.