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dimanche 13 mars 2011

Les Français ont des idées et bientôt du pétrole

Un processus révolutionnaire de production de pétrole bleu, écologique

VOIR et ENTENDRE ce reportage de TF1

Et rêver de l'indépendance énergétique de la France:


mardi 8 mars 2011

L'onde de choc arabe arrive à nos pompes

Le prix du pétrole pourrait freiner la reprise

Le cours du pétrole a atteint un sommet inégalé depuis 2008

Hier, le spectre qu'il n'entraîne le monde dans une nouvelle récession a resurgi. Bien des experts estiment cependant que la reprise économique est assez solide pour encaisser le choc, à condition que la crise qui secoue la Libye ne s'étende pas à d'autres pays producteurs.

En fin de semaine dernière, les prix de l'essence ont atteint un record historique à la pompe, toutes taxes comprises et en moyenne en France, à :

=> 1,5067 euro
par litre pour le super sans plomb 95, soit plus que son record de 1,4971 euro atteint en juin 2008
=> et 1,5417 euro par litre pour le sans-plomb 98, franchissant là aussi le plus haut de 1,5326 euro établi en juin 2008,
selon les relevés publiés lundi 7 mars par la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC).
=> Quant au gazole, son prix a progressé à 1,3513 euro TTC le litre, soit son plus haut niveau depuis la semaine terminée le 1er août 2008. Ce carburant, le plus vendu en France (78 % de la consommation), reste encore à 10 centimes de son record historique du 30 mai 2008 à 1,4541 euro par litre.

Aujourd'hui en France, le baril de brut est à 115$
Au Canada, il s'est brièvement échangé à près de 107$US, hier matin, avant de clore la séance à 105,44$US. On est certes encore loin du sommet historique de 147$US touché en juillet 2008, mais c'est beaucoup comparé aux 68$US que coûtait un baril en mai dernier.

Les révolutions arabes ont un coût pour

La poussée du prix du pétrole survient alors que les idéologues vertueux occidentaux soutiennent les opposants au régime de Mouammar Kadhafi
et que dégénèrent les affrontements armés en Libye.
Ce pays méditerranéen ne produit que 1,8% du pétrole au monde, mais alimente à lui seul 10% du marché européen.
Au cours des deux dernières semaines, les exportations de pétrole réalisées par la Libye se sont élevées à environ 770 millions de dollars (555 millions d'euros), estime le Financial Times.

«Le problème, ce n'est pas la Libye, minimise l'économiste Yanick Desnoyers, de la Banque Nationale. Le problème, c'est de savoir s'il y aura une escalade qui s'étendra à d'autres pays pour faire perdurer le choc et faire en sorte que le prix du pétrole augmente davantage.»

Le prix du baril plombera-t-il la reprise ?

Déjà, depuis quelques semaines, les automobilistes encaissent les conséquences de l'abandon des régimes en place et la flambée de l'or noir. Le prix de l'essence a augmenté du tiers depuis le temps des Fêtes. Hier, le litre de sans-plomb a bondi à 1,36$US dans certains secteurs.

«Ce qui entraîne un ralentissement économique, c'est une hausse brutale qui change complètement les conditions du marché en peu de temps, explique Martin Coiteux, professeur au service d'enseignement des affaires internationales à HEC Montréal. C'est un peu ce qu'on vit à l'heure actuelle. La question, c'est de savoir si ça va continuer de monter à une vitesse très grande et à un niveau très élevé.»

Si la flambée des prix se poursuit, les banques centrales, surtout en Europe, seront tentées de hausser leurs taux d'intérêt pour juguler l'inflation. Tout cela va freiner la fragile relance économique.

Le porte-monnaie européen se balance maintenant des libertés populaires
Si la crise politique qui a déjà balayé la Tunisie, l'Égypte et la Libye devait s'étendre à un producteur majeur comme l'Arabie Saoudite, le prix du pétrole pourrait atteindre des sommets, estiment les experts. Un scénario qui aurait des conséquences graves.

Les ménages américains sont déjà endettés jusqu'au cou et n'auraient pas les moyens d'absorber un choc majeur à la pompe. Les entreprises cesseraient d'embaucher. Le gouvernement Obama n'aurait plus les moyens de financer son onéreux plan de relance, lui qui a déjà injecté une masse sans précédent de dollars pour contrer la récession de 2008. Et l'économie canadienne suivrait de près les États-Unis dans la récession.

Pas de panique

Vendredi, la production de pétrole libyen avait chuté "d'environ 1 million de barils par jour", contre une production quotidienne de quelque 1,6 million de barils. La production a diminué de moitié depuis le début des violences, selon la compagnie gouvernementale NOC (Libyan National Oil Corporation).
Mais l'Arabie Saoudite est capable de compenser tout manque de pétrole sur le marché global relevant des troubles en Libye, a déclaré mercredi le chef de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Le gouvernement saoudien a dit lundi se tenir prêt à assurer la stabilité du marché après la baisse de production en Libye.

Les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) mènent actuellement des consultations à propos de l'impact des troubles en Libye sur le marché pétrolier, a fait savoir mardi un ministre du Koweït, également exposé à la contestation.

En France, il n'y a pas encore de quoi s'alarmer, pour le moment.
Mais, considérant que le cours du pétrole devrait grimper encore pendant plusieurs jour et rester élevé sur une période prolongée, affectant de manière significative le pouvoir d'achat des ménages, la menace de restrictions pèse sur la distribution de l'essence.

Les conséquences d'une chute de Khadafi sur l'économie française

La commande aux chantiers navals STX de Saint-Nazaire d'un paquebot par la compagnie libyenne GNMTC (dont l'un des fils Kadhafi est le dirigeant) "est toujours en vigueur", selon la direction. Confirmée en juillet 2010, elle doit donner lieu à 5 millions d'heures de travail pour une livraison prévue fin décembre 2012 et avoir des retombées économiques sur tout le bassin industriel de la région et la ville socialiste de Nantes voisine.

Air France
a décidé de reporter l'ouverture de sa ligne Paris-Tripoli, initialement prévue en mars.

Total a rapatrié "la majeure partie" de ses employés français en Libye ainsi que leurs familles, "quelques effectifs" restant sur place "avec des mesures de sécurité renforcées".
Le groupe français de BTP Vinci a également annoncé rapatrier ses expatriés travaillant sur la construction de la tour de contrôle du nouvel aéroport international de Tripoli. De nombreuses entreprises étrangères ont également procédé à l'évacuation de leurs salariés.

L'envolée des prix du pétrole commence à pénaliser le commerce extérieur
L'activité continue sa progression, mais le commerce extérieur affiche pour le mois de janvier un déficit de près de 5,89 milliards d'euros (5,06 milliards en décembre) du fait principalement de la hausse de la facture pétrolière. « En janvier 2011, la facture s'alourdit de près de 600 millions d'euros », constatent en effet les Douanes françaises.
Du côté des exportations, la tendance est moins dynamique mais est encore bonne.
Souci ajouté : la valeur de l'euro.

mardi 26 août 2008

Les cotes de Sarkozy et du baril, inversement proportionnelles ?

Les rôles respectifs du gouvernement et des spéculateurs
Dans la semaine du 18 août, le pétrole a repassé la barre des 120 dollars le baril et le prix du super enregistra alors une baisse de 3 à 4 centimes à la pompe. C’était la troisième semaine consécutive de reflux des prix pour le super. Il était alors trop tôt pour parler de véritable repli, mais une baisse est toujours bonne pour le pouvoir d’achat et le moral, surtout en période de vacances.

Or, un sondage IFOP réalisé pour le Journal Du Dimanche (JDD) du 21 au 22 août indique que la cote de confiance de Nicolas Sarkozy a progressé de deux points en un mois pour atteindre 40% , tandis que celle de François Fillon reste supérieure à la moyenne, à 51% .

Quelle est donc l’utilité des instituts de sondages, s’il suffit de prendre connaissance du cours du pétrole brut et davantage encore de ses répercussions sur le prix de l’essence à la pompe?

Nous allons d’ailleurs pouvoir vérifier cet alignement des cotes avec le net rebond des cours du pétrole mardi 26 à la clôture des Bourses européennes, les intervenants s'inquiétant de l'ouragan Gustav qui pourrait menacer les installations pétrolières du Golfe du Mexique et de nouvelles tensions sur le dossier Russie-Georgie qui contribuent aussi à tendre les cours, après un recul en raison de la progression du dollar, la devise dans laquelle sont réglés les achats de brut.

Dans quelle mesure la politique gouvernementale influe-t-elle donc sur la cote du Président ?

samedi 31 mai 2008

Les mesures de sauvegarde du pouvoir d'achat, largement approuvées

Le cheval de bataille de l’opposition est une bourrique
OpinionWay a demandé aux sondés, pour LCI et Le Figaro, de lister les sujets abordés avec leur entourage, de façon spontanée, et à l'aide d'une liste de thèmes préétablis par l'institut de sondage. Les deux sujets, la grève et le pétrole cher, arrivent en tête des sujets de préoccupation, devant les mouvements sociaux autour de la retraite, le Festival de Cannes ou la situation en Birmanie. Les deux sujets phares de la semaine, la grève des marins pêcheurs et l'augmentation du prix du baril de pétrole, se recoupent.

Nicolas Sarkozy a annoncé une série de mesures de soutien d'urgence ou la création d'un fonds alimenté par des surplus de TVA sur les produits pétroliers, en réponse à cette crise qui peine à se dénouer et menace de s'étendre à d'autres pays méditerranéens (Italie, Espagne et Portugal).
Ces aides entrent dans le cadre de la lutte contre la baisse du pouvoir d'achat, qui fut un des thèmes phares de la campagne présidentielle du candidat Sarkozy et du harcèlement de l’opposition . Si la question n'est toujours pas réglée aux yeux des Français, les mesures gouvernementales rencontrent une approbation très forte parmi les sondés.
70 % d'entre eux se disent favorables à ce que l'on aide les pêcheurs et les routiers sous la forme d'un fonds alimenté par la TVA, et ce en dépit du scepticisme des responsables européens et de l'opposition hezagonale. La Commission Européenne a même jugé que ce serait un « mauvais signal » envoyé aux pays producteurs, qui pourraient augmenter encore leurs prix. Le soutien à cette mesure est presqu'aussi fort chez les électeurs de Nicolas Sarkozy (77 %) que de la gauche (69 %). La région de l'amère Royal, sa rivale malencontreuse, avait pourtant démarré la contestation...
Désirdavenir Royal avait fait une promesse médiatique de don (5000.000 millions d’euros), mais nul ne sait si elle a honoré sa promesse du versement correspondant : les photos tardent à venir…

OpinionWay a également sondé les Français sur la mise en place d'un crédit d'impôt lié à l'intéressement salarial et la possibilité pour les salariés de toucher leur participation immédiatement, quitte à payer des impôts dessus : 75 % et 68 % des sondés se disent tout à fait favorables à de telles mesures.
Là encore, l'approbation transcende les clivages politiques. La possibilité de toucher immédiatement sa participation est approuvée par
- 66 % des électeurs de Royal,
- 69 % de ceux de Le Pen,
- 72 % de ceux de Bayrou et
- 77 % de ceux de Sarkozy.
La majorité des salariés ne touchent ni intéressement ni participation, mais le président de la République a plaidé, lundi dans l'Oise pour un doublement en quatre ans des sommes distribuées au titre de l'intéressement en France. « C'est un instrument souple et c'est du pouvoir d'achat », a-t-il expliqué.

vendredi 23 mai 2008

L'aide sociale aux pêcheurs sera durable

Comment se créer des avantages acquis…

Ce n'est plus du provisoire fait pour durer,
mais du durable éternel
Michel Barnier, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, a appelé vendredi les pêcheurs à reprendre le travail en assurant que l'aide sociale destinée à compenser la hausse du prix du gazole serait versée avant le 15 juin et qu'elle serait durable. PaSiDupes a des inquiétudes sur la durée du durable...
Invité sur France 2, le ministre s'est dit à nouveau persuadé que Bruxelles n'opposerait pas son veto à cette mesure de soutien.
"C'est une mesure durable. Pendant les six mois qui viennent, elle est mise en place. De toute façon ce soutien durera au-delà des six mois", a-t-il dit. "Nous allons continuer ce soutien d'une manière ou d'une autre."

En dépit de l'annonce du déblocage de 110 millions d'euros dès cette année, des pêcheurs militants et instrumentalisés restent insatisfaits du plan gouvernemental destiné à compenser la hausse du prix du gazole poursuivent depuis jeudi le blocus de ports et de dépôts de carburant.
Ils apprécient le principe d'un mécanisme revenant indirectement à bloquer le litre de leur gazole à 40 centimes
mais déplorent sa limitation à six mois et sa complexité. C’est faire peu cas de l’effort de solidarité de la communauté qui subit elle aussi l’augmentation du prix des carburants.C'est aussi profiter de la situation pour se garantir des prix privilégiés du carburant pour l'avenir. Ce privilège est-il garanti et prorogé en cas d'augmentation du prix du poisson?...


Michel Barnier a assuré que l'aide de soutien social aux pêcheurs, d'un montant de 40 millions, serait mise en place très rapidement. "Cette mesure sera versée au plus tard le 15 juin", a-t-il dit. "J'ai besoin qu'ils reprennent le travail, les aides d'urgence seront versées dans les jours qui viennent." La France entière a pourtant entendu un fier pêcheur clamer la volonté de la profession d'un juste prix plutôt que des subventions...



Interrogé sur la réaction de la Commission européenne qui risque de bloquer ce volet du dispositif, Michel Barnier s'est dit confiant.
"Elle ne mettra pas son veto parce que cette mesure est une mesure d'ordre social individualisée, ce n'est pas une aide aux entreprises", a-t-il dit.
"Ce que vérifie la Commission - elle a raison, elle le fait avec beaucoup de rigueur - c'est que nous ne créons pas, par des aides aux entreprises incontrôlées, des distorsions de concurrence avec les entreprises des autres pays", a-t-il ajouté.
Les contribuables savent ainsi où vont leurs impôts, mais les pêcheurs savent-ils d’où vient leur soutien social ? Outre le blocage de plusieurs ports et dépôts de carburant, les pêcheurs ont mené, encore ce matin, de nombreuses actions contre la grande distribution, vidant des rayons de magasins. La violence de quelques pêcheurs casseurs n’est pas de nature à leur gagner la sympathie du public. Elle ne fait que démontrer l’intention politique des meneurs syndicaux.


Une remarque à la manière socialiste…
Nous avons le sentiment que ce mouvement des pêcheurs est organisé pour détourner l’attention de l’opinion de l’échec de la grève du jeudi 22 mai...

jeudi 22 mai 2008

La hausse du pétrole frappe tout le monde

Le prix du pétrole atteint un nouveau record à 133 dollars le baril
Comme partout en Europe, l’économie de la France est plombée par l’ascension vertigineuse du prix du baril de pétrole. Il a atteint un nouveau record aujourd'hui jeudi, repassant au-delà de la barre des 135 dollars sur fond d'inquiétudes sur les stocks, de hausse de la demande et de baisse du dollar.
Le prix du brut pour les livraisons de juillet est monté jusqu'à 135,09 dollars jeudi, avant de se replier à 133,35 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le marché des matières premières, 18 cents de plus qu'à la fermeture mercredi.
A Londres également un nouveau record a été battu, avec 135,14 cents pour le brut sur le marché ICE Futures. Le prix s'est replié à 132,68 dollars dans l'après-midi, en baisse de deux cents par rapport à la fermeture mercredi.

Qu’est-ce qui explique cette hausse et que les investisseurs s'affolent des disponibilités à court et à long terme, de la passivité de l'Opep et de la fonte des stocks US.
La récente hausse des prix se nourrit du sentiment que l'écart entre offre et demande ne cesse de se resserrer au fil des mois: alors que la demande connaît un essor ? semble-t-il irrésistible dans les pays émergents, la croissance de l'offre patine.
"La Chine consomme aujourd'hui moins de pétrole par personne que les Etats-Unis en 1905 (...). Si la Chine et l'Inde devaient porter leur consommation par tête au niveau actuel des Etats-Unis, ces deux pays à eux seuls auraient besoin de 160 millions de barils par jour, deux fois plus que l'offre disponible aujourd'hui", soulignait ainsi Robin Batchelor, gérant d'un fond spécialisé du groupe BlackRock.
"Les chiffres des douanes chinoises publiés ce matin (jeudi) ne montraient pas de signe que l'appétit vorace du pays pour les produits pétroliers diminue", ajoutaient les analystes de la banque Barclays Capital.

L'annonce mercredi d'une fonte inattendue des stocks de brut (de 5,4 millions de barils) aux Etats-Unis la semaine dernière n'a fait que renforcer ces craintes.
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) soutient pourtant que le marché est correctement approvisionné et persiste à ne pas vouloir augmenter son offre, ignorant les appels ou les menaces des Etats-Unis.
Le secrétaire général de l'OPEP, Abdallah el-Badri, a affirmé mercredi à Quito que le marché pétrolier était devenu "complètement fou", jetant le blâme sur les spéculateurs - un thème cher au cartel pétrolier - et sur la dépréciation du dollar. "L'économie américaine est en récession, le dollar se déprécie, ce qui affecte le prix du pétrole en le faisant monter", a-t-il déclaré.

Hors-Opep, de nombreux producteurs, comme la Norvège, le Mexique, les Etats-Unis, font face à un épuisement des gisements. Et la production de la Russie, deuxième producteur mondial derrière l'Arabie saoudite, plafonne depuis janvier, bien que le Premier ministre, Vladimir Poutine, ait promis de la stimuler en allégeant un régime fiscal "punitif" pour les majors.

Les perspectives sont encore plus sombres pour l'avenir. D'après le Wall Street Journal, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) prépare un rapport pour le mois de novembre estimant que la production devrait à peine dépasser les 100 millions de baril par jour (mbj) en 2030, loin des 116 mbj sur lesquels l'AIE misait jusqu'à présent pour cet horizon.
Ces craintes sur l'avenir se traduisent par une explosion des prix à long terme. Le pétrole vendu en décembre 2016 - le contrat le plus éloigné disponible à New York - a atteint mercredi le prix jamais vu de 142,09 dollars.
Les experts soulignaient par ailleurs le rôle joué par les analystes des grandes banques de la City londonienne ou de Wall Street: les révisions à la hausse des prix publiées récemment par les banques d'investissement semblent fonctionner comme autant de prophéties auto-réalisatrices.
Les analystes de la banque Goldman Sachs - qui avaient dès 2005 prédit un baril à 100 dollars - avaient annoncé le 5 mai que le baril pourrait toucher 150 dollars d'ici à deux ans.

Le gouvernement doit donc faire face et compter sur le civisme de tous les Français. Les corporations les premières touchées doivent considérer que le tour des autres va venir et que les plus défavorisés ne sont pas nécessairement ceux qui bloquent déjà les accès au pétrole et affament leurs concitoyens.
Il ne faudra pas compter sur la gauche pour apporter son soutien au gouvernement. Est-ce trop demander à une opposition qui se gargarise de solidarité ?

jeudi 17 avril 2008

La gauche se frotte les mains : le pétrole dépasse pour la 1ère fois les 114 dollars

Le gouvernement Fillon ne doit pas seulement résister aux attaques de la gauche
Le dollar travaille pour l'opposition:
la gauche gagne des électeurs en dormant...

Bonne nouvelle pour les partis qui veulent empoisonner le gouvernement avec des revendications pour le maintien du pouvoir d’achat ! Le prix du baril de pétrole a dépassé pour la première fois le seuil des 114 dollars mardi à New York, en raison de
- la fermeture de terminaux au Mexique,
- de perturbations sur des infrastructures pétrolières au Nigeria
- et une anticipation de baisse de la production russe.
Cette flambée va se poursuivre, avancent les analystes, qui estiment que les 115 dollars le baril sont prévisibles sous peu.
Depuis quelques jours, les cours du baril de brut battent quotidiennement leurs records, sous l'effet soit de fondamentaux haussiers, soit de facteurs conjoncturels tel l'effritement du dollar, qui rend moins chères les matières premières et pousse les investisseurs à se protéger de l'inflation.
Cette inflation ne peut être contrôlée par les états nationaux qui ne disposent d’aucun moyen d’action sans concertation internationale. L’Union Européenne elle-même ne se montre guère réactive et Monsieur Trichet campe d’ailleurs sur ses positions.
En 1995, et à la différence de Jospin qui a pu surfer sur une économie internationale porteuse, le Président Chirac avait déjà dû faire face à des agressions extérieures identiques sur lesquelles, à l’époque comme aujourd’hui, les gouvernements ne disposent pas de moyens d’actions, sauf à essayer d’atténuer les effets de la montée des prix sur les plus défavorisés, en remontant le niveau du SMIC.

mercredi 5 mars 2008

Taux de chômage "inférieur à 7,9%", en France en 2007

Et si la gauche et la presse parlaient de toutes les baisses…
De quoi réjouir les veaux dans le pré des média…
Le taux de chômage en France sera "inférieur à 7,9%"…"pour l'ensemble de l'année 2007". Il devrait être connu jeudi matin, mais le Premier ministre François Fillon en a fait l’annonce mercredi à Rennes, lors d'une visite de soutien au candidat
UMP
aux élections municipales.
"On va connaître dans quelques jours le taux de chômage pour l'ensemble de l'année 2007 (...), il sera inférieur à 7,9%. C'est un taux historiquement bas", a souligné F. Fillon. "Sur le plan de l'emploi, on est à un niveau de chômage qu'on n'a pas connu depuis 1983" a-t-il ajouté. "La vérité, c'est que sur l'emploi les politiques publiques débouchent sur des résultats" a affirmé le Premier ministre.
De son côté, le président Nicolas Sarkozy s’est félicité que la France confirme "prochainement" une baisse "sans précédent" de son niveau de chômage.
"Nous aurons des chiffres prochainement qui montreront un niveau sans précédent de baisse du chômage dans notre pays", s’est réjoui Nicolas Sarkozy. "L'investissement résiste et le chômage baisse", s'est-il félicité.
Le Président de la République a fait observé qu’en 2007, "notre économie a fait preuve d'une capacité de résistance qui a été profondément renforcée par les mesures adoptées depuis mai dernier pour soutenir la demande".
Ceci malgré une "quadruple crise", a-t-il dit, en citant celle des subprimes, la hausse de l'euro "à un niveau sans précédent", la crise pétrolière et la hausse des cours des matières premières.
Demain jeudi, l'INSEE publiera le taux de chômage du quatrième trimestre 2007; Il ne divulguera que des données trimestrielles et aucune moyenne annuelle. Néanmoins la moyenne annuelle pourra être calculée à partir des valeurs pour les quatre trimestres de l'année.
Au troisième trimestre 2007, le chômage en France métropolitaine était tombé à 7,9% de la population active en moyenne, sans compter les départements d'outre-mer (DOM), soit 2,2 millions de personnes.
Soit la presse mentionne cette baisse qui confirme la tendance mais assure qu’il a forcé le trait, soit elle conteste les chiffres, comme à son habitude.

mercredi 27 février 2008

Les prix du baril et du dollar et de produits agricoles occultés au profit du pouvoir d'achat

La gauche confond-elle causes et conséquences?
La campagne des municipales n'est pas le meilleur moment pour une opposition de rendre justice à un pouvoir en place. La nôtre n'a eu de cesse de semer la panique pendant la présidentielle. Pouvait-on attendre de la gauche qu'elle soit honnête aux municipales? Puisqu'en huit mois la haine lui a inspiré de se négliger en reportant sa propre rénovation, pour s'employer à saboter le train des réformes. Si les mines radicales sont enfouies plus profond, celles des socialistes sont à ciel ouvert, mais elles ont en commun d'être injustes. Et ce sont eux qui s'attribuent toutes les vertus et revendiquent plus de justice!
Il convient de distinguer la justice de la justice 'juste': l'une est subjective et relève du discours et de la propagande, l'autre est objective et travaille au redressement et au progrès. Les Français qui parlent moins qu'ils ne travaillent sauront à qui ils peuvent s'identifier et s'y retrouveront au moment des nouveaux scrutins des municipales et des cantonales de mars prochain. Mais le temps est compté et combattre les mensonges par omission de l'opposition pour rétablir la vérité devient un objectif urgent.

Qu'elles soient politique ou médiatique, républicaine ou radicale, les gauches revanchardes n'ont ni foi ni loi: elles misent sur la sottise des électeurs mais ceux-ci se réservent le droit de leur dire leur façon de penser dans les urnes. Pourtant, les citoyens doivent-ils laisser l'ensemble de la gauche nuire à la nation comme à chacun d'entre eux en proférant des accusations, en lançant des rumeurs et des procès d'intention et en soulevant comme s'ils étaient nouveaux des problèmes anciens qui n'ont pas trouvé de solutions avec Jospin?
La question du surpeuplement des prisons se médiatise insidieusement depuis plusieurs mois, par vagues successives: présidentielle, législative, puis municipale et, si nécessaire, estivale… Pour cette fois, c'est le pouvoir d'achat qui a pris la relève de la peur et du chômage. Il fallait bien, puisque le chômage régresse, sans que la presse et l'opposition n'y prêtent plus aucun intérêt.
La propagande a dû se réorienter sur le pouvoir d'achat. On ne peut nier que des industriels et de grands distributeurs -avec leurs centrales d'achats- ont profité de l'introduction de l'euro, d'une part, et du renchérissement de certaines matières premières agricoles, d'autre part, pour prendre des options sur l'avenir, dirons-nous. La soupape de la concurrence est bloquée par des ententes entre professionnels et les profiteurs non seulement nuisent à la collectivité mais donnent aussi du grain à moudre à l'opposition.
Précisément, les prix du blé, du pétrole et du dollar se sont envolés. Chaque semaine, la presse missionnaire sort un nouveau risque et travaille l'électorat au corps, au mental et au portefeuille. Le dernier souci porterait sur le prix du gaz. La presse œuvre avec l'opposition à la sape du moral des Français et le planning chargé jusqu' à la mi-mars, devrait se s'alléger subitement une fois passées les élections. Alors, avec les cerises, reviendra le temps des étudiants…
L'euro a franchi mardi pour la première fois de son histoire le cap des 1,50 dollars (1,5047 dollar), un nouveau record historique qui efface sa précédente marque de référence qui remontait au 23 novembre, à 1,4967 dollars. Notre balance commerciale n'y trouvera pas son compte: la faute au gouvernement Fillon?
Les prix du pétrole brut ont atteint un nouveau record historique mardi à New York, en montant jusqu'à 101,43 dollars le baril, tandis qu'à Londres, les cours ont atteint pour la première fois le seuil des 100 dollars. La faute à Fillon?
Les produits alimentaires? "Oui, effectivement, nous avons vu des augmentations de prix assez importantes dans les supermarchés", a déclaré Michael Mann, porte-parole pour l'agriculture à la Commission Européenne. C'est donc un phénomène qui rogne le pouvoir d'achat des consommateurs mais qui est loin d'être limité à la France. Qu'en pense Hollande qui ne s'exprime pas sur ce point?
Le pain et les pâtes sont directement affectés par les hausses des prix des matières premières agricoles, mais certains comportements illégaux d'intermédiaires pourraient bien s'ajouter… "Dans le prix d'un pain, la partie des céréales, c'est environ 5%", a souligné Michael Mann. "Ça veut dire que les augmentations qu'on a constatées ces derniers mois ne sont pas justifiées par une augmentation du prix des matières premières." La faute à Fillon?
L'Europe rectifie le tir et modifie sa politique."Ce que nous pouvons faire à Bruxelles, c'est de permettre aux agriculteurs de produire plus", a expliqué Mann en rappelant qu'après l'avoir imposée, l'UE avait supprimé l'obligation de mettre 10% des terres en jachère, ce qui fait espérer une importante récolte en 2008.
L'UE a également supprimé les taxes à l'importation de céréales, après l'avoir instaurée, et la Commission a proposé d'augmenter les quotas laitiers de 2,0% dès le mois d'avril de cette année pour alimenter des marchés tendus par une hausse de la demande.
La manipulation de l'opinion par la gauche aurait besoin d'un grand coup de balai vertueux. Difficile d'accabler le gouvernement au vu des informations qui passent au-dessus de la Rue de Solférino et de son Premier professeur d'économie, sans s'arrêter.
Neuf groupes multinationaux sont suspectés d'entente sur les prix de produits d'entretien et d'insecticides par les autorités de la concurrence française, affirme aujourd'hui Le Figaro. Selon le quotidien, les américains Procter & Gamble, Sara Lee, Colgate-Palmolive, SC Johnson, l'allemand Henkel, le britannique Reckitt Benckiser et l'anglo-néerlandais Unilever -aucun Français- sont notamment concernés par l'enquête de la Direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCCRF).
Ces groupes auraient depuis la fin 2004 pris l'habitude de se téléphoner régulièrement et de tenir des réunions secrètes, écrit le Figaro, qui évoque aussi des échanges d'e-mails et d'études de marché.
L'Office anti-cartel allemand a annoncé le 20 février avoir infligé des amendes d'un montant total d'environ 37 millions d'euros pour entente sur les prix à certains des groupes concernés par l'enquête française, dont Henkel, la filiale allemande de l'américain Sara Lee et la filiale allemande du néerlandais Unilever. La faute à Fillon?
La presse en est maintenant à la psychose sur le prix du gaz en provenance de l'ex-URSS. "Si les problèmes ne sont pas résolus, si aucun accord n'est signé pour défendre nos intérêts économiques a affirmé le porte parole de Gazprom, alors l'Ukraine sera en cessation de paiement et le 3 mars à 10 heures Gazprom réduira de 25% ses livraisons de gaz aux consommateurs ukrainiens". Augmentation à prévoir? C'est ce qu'affirme déjà une certaine presse: France Info, ce matin…
Et pourquoi pas une grand débat sur le pouvoir d'achat entre la gauche et la droite, sur une grande chaîne nationale? Histoire de mettre les pendules à l'heure..