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lundi 15 avril 2019

L'abattement fiscal des journalistes est-il équitable ou discriminant ?

Faut-il supprimer l'avantage fiscal les journalistes ?


L'Assemblée a adopté un article limitant le bénéfice de l’abattement fiscal des journalistes à ceux gagnant moins de ...6.000 euros nets par mois !
 

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Août 1789-Avril 2019 : Macron peut faire de son allocution du 15 avril
une nouvelle "nuit d'abolition des privilèges"
Encore un petit effort, mesdames et messieurs les parlementaires ! Ce seuil reste extrêmement indécent, à la limite de la provocation: le fixer à 2.000 euros nets aurait été tout aussi insupportable. Quelle autre profession s'accommoderait sans honte d'un tel niveau de discrimination ? Pour beaucoup, pas seulement parmi les Gilets Jaunes, réclament sa suppression totale.

1. Très peu de professions en profitent

Cette mesure date de 1934, rappelle Le Parisien: les terribles "années 30", que Macron évoque volontiers pour faire peur aux Français. Les journalistes faisaient partie d'une liste de 110 professions à bénéficier d'un abattement sur leurs revenus, de 30% dans leur cas. Des métiers pour beaucoup disparus. C'était une déduction de 30 % des revenus bruts, pour les titulaires de la carte de presse.

En 1996, le premier ministre Alain Juppé choisit de supprimer cette exonération. Les journalistes contre-attaquent : une manifestation réunit 2.000 professionnels à Paris et une dizaine de titres de presse lancèrent une opération “homme invisible”, relata Libération. L'Association des journalistes parlementaires s'était enflammée, affirmant que cela "aboutirait à augmenter de façon importante, jusqu'à 35% l'impôt sur le revenu" des journalistes, selon les chiffres du ministère des Finances. "Il serait paradoxal qu'au moment où le gouvernement annonce son intention de réduire la pression fiscale sur les salariés, argumenta le communiqué, les journalistes soient les seuls à ne pas bénéficier de telles mesures". Il fallait déjà rappeler aux geignards qu'il s'agissait d'un privilège archaïque.
La véhémence corporatiste des journalistes suscita la sidération des honnêtes gens. Ainsi, Michel Péricard, président du groupe RPR à l'Assemblée nationale, ne supporta pas que des journalistes fassent pression sur les parlementaires pour s'opposer à la suppression de leur abattement fiscal professionnel de 30%. "C'est inadmissible, c'est une atteinte à la Constitution, qui interdit d'exercer des pressions sur les parlementaires", a dit Michel Péricard au cours d'un point de presse. Exprimant son "indignation devant les menaces" exercées, il a affirmé: "Des poursuites vont être engagées contre ceux - nous avons la liste et les noms - qui se sont crus autorisés à faire cela." Il évoqua ceux qui travaillent dans l'audiovisuel public et qui seraient tentés par des actions de représailles, qualifiant ces menaces "d'atteinte inadmissible et donc de faute professionnelle grave qui doit entraîner des licenciements". Le député des Yvelines avait le matin même demandé à Philippe Séguin "d'user de son autorité en la matière".
Pourquoi cette charge brutale contre les journalistes ? s'interrogea Libération. Après une première journée d'action le 18 septembre dernier, l'intersyndicale des journalistes SNJ, CFDT, CGT, CFTC, FO et CGC avait appelé à une grève nationale le 15 octobre, pour faire obstacle à une mesure de justice fiscale une mesure fiscale correspondant à une diminution du revenu annuel équivalent à un mois de salaire, un treizième mois que la pénibilité de la profession ne justifie nullement.
Certaines rédactions radicales, notamment dans la presse départementale comme dans l'Aude, l'Eure-et-Loir et la Dordogne, ont envisagé la mise en oeuvre d'une opération "homme invisible" contre les parlementaires qui voteraient cette mesure. Avec une dizaine de titres régionaux, la rédaction de Var-Matin avait choisi le boycottage photographique. Quant aux journalistes de La Montagne, ils avaient publié un éditorial intitulé "L'information sous contrôle fiscal" se livrant à un chantage sur la fragilisation des entreprises qui auraient été placées "en situation de dépendance par rapport au double pouvoir politique et financier".Le SNJ-CGT condamna comme "honteuses" et "scandaleuses" les dénonciations des détracteurs des nantis, appelant "la profession et les autres syndicats à y réagir immédiatement"...
Dans un courrier adressé mercredi au Premier ministre Alain Juppé, le député RPR du Rhône Marc Fraysse a proposé de compenser la suppression de l'abattement par une "hausse des salaires" financée par une réduction des charges sociales des entreprises de presse. Mardi, le ministre de la Culture Philippe Douste-Blazy avait pour sa part évoqué la nécessité d'une "table ronde sur les aides à la presse pour élaborer un véritable plan de sauvetage de la presse écrite". Quel rapport entre un abattement fiscal individuel et un sauvetage de la presse écrite ? 

L'Intersyndicale des journalistes (SNJ, CFDT, CGT, CFTC, FO, CGC) resta déterminée à ne pas céder tant que le gouvernement se limiterait à proposer des aides conjoncturelles à la presse. François Boissarie, premier secrétaire général du Syndicat national des journalistes (SNJ), précisa que ce genre d'initiative "constituerait un hold-up sur le mouvement, nierait les syndicats de journalistes et profiterait encore une fois aux organisations patronales, qui bénéficient déjà d'un régime fiscal privilégié"... Quant aux travailleurs, apprécièrent-ils la lutte insensée des syndicats pour leurs avantages acquis, si inéquitables soient-ils encore.
La gauche populiste rétablit finalement cet abattement en 1998.
Il fut rétabli sous une forme allégée - fixé à 7.650 euros pour tous. "Un avantage fiscal conséquent, selon l’association de critique des media, Acrimed. Prenons l'exemple d'un journaliste célibataire gagnant 2.500 euros par mois. Sans cet avantage fiscal, il payerait 2.534 euros d'impôt sur le revenu. Avec, il ne paye que 1.477 euros”. D’autant "qu’avec un revenu mensuel brut moyen de 3.200 euros, un journaliste ferait partie des 15 % de Français les mieux lotis, voire les plus riches".

2. Un abattement qui n’est plus vraiment justifié

Officiellement, cet abattement fiscal est censé financer les frais professionnels importants de cette profession. A l’époque de sa création, "la profession avait des frais professionnels très élevés, pour l'habillement, la location de bureaux... les rédactions étaient déjà bien structurées mais les journalistes fonctionnaient plus individuellement", explique François Boissarie, ancien secrétaire du Syndicat national des journalistes, cité par LCI
Difficile de justifier ce type d'avantage aujourd’hui, la plupart des journalistes étant sédentaires. Sans compter que ces frais "ne peuvent donner lieu à aucune vérification de la part de l'administration", précise le Syndicat National des Journalistes (SNJ). "Tout le monde admet que l’argument des frais professionnels ne tient plus”, soutient également Eric Brunet, essayiste et chroniqueur dans Valeurs Actuelles et pour BFM TV depuis rentrée 2018. Quand un journaliste fait une note de frais pour écrire un article, "il est remboursé par l’organe de presse qui l’emploie. Les titulaires de la carte de presse cumulent donc les remboursements effectués par leur entreprise et la ristourne fiscale octroyée par l’Etat", dénonce-t-il encore.

3. L'abattement fiscal ne bénéficie pas qu'aux bas revenus de la profession

Selon les données issues de la Commission nationale de la carte de presse, la profession connaît une forte précarité, surtout dans les premières années d’exercice, mais ni plus ni moins que dans la plupart des professions. 73,7% des journalistes sont en CDI, 18,7% sont pigistes et 3,2% sont en CDD. Chez les 26-34 ans, ils sont encore 33,7% de pigistes, mais seulement 8,5% en CDD. Les moins de 26 ans sont les plus précaires : 41,5% sont pigistes et 36,6% en CDD. Depuis que l'abattement a été fixé à 7.650 euros plutôt qu'à 30%, la niche profite mécaniquement beaucoup plus aux revenus les plus précaires de la profession : "Il s'agit des pigistes, des CDD, de tous ceux qui n’ont pas une rédaction derrière eux qui rembourse leurs frais, et qui représentent un quart de la profession", justifie François Boissarie, SNJ.
Ces odieux arguments corporatistes méprisent les réalités actuelles : selon les chiffres du deuxième trimestre publiés par l’Insee le 14 août 2018, le taux de chômage des 15-24 ans s’établit à 20,1%, son plus bas niveau pourtant depuis 2009. 

4. Ce privilège ne coûte "presque" rien à l'Etat...

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Ces dernières années, le coût de cette "allocation" pour frais d’emplois a été estimé "entre 50 et 70 millions d’euros par an". La prime Macron à deux millions de Français, mise en place pour répondre à la crise sociale incarnée par les Gilets jaunes, s'élève à 450 euros en moyenne, défiscalisés... 

Elle coûte plutôt "40 millions par an à l'Etat", minimisent certains. Par comparaison,  "la niche [sociale]  "Scellier outre-mer" (réductions d'impôt pour la construction ou la réhabilitation de logements dans les DOM), qui touche 43.700 ménages, a coûté, en 2012, 355 millions d'euros”, conclut ainsi Le Monde. 

Mais cette disposition peut aussi être considérée comme un doublon de la subvention de l'Etat avec une aide indirecte aux patrons de presse, leur permettant d’embaucher leurs salariés moins cher. Et si cette aide est préservée, c’est aussi "une forme de soutien au secteur de la presse écrite, de nature à encourager la pluralité et la liberté de la presse", admet le député LREM Joël Giraud, un ex-administrateur des PTT et rapporteur général du budget, sans le moindre embarras.

A la presse détenue par huit hommes d'affaires multi-millionnaires, l'Etat français a versé 1,8 milliard d'euros pris aux contribuables en 2010.

lundi 9 juin 2014

Les usagers, propriétaires de la SNCF, pris en otages par leurs employés

Les cheminots promettent une journée noire aux usagers 

Quelques-uns sont en colère, alors c'est la galère pour tous !
Plus de quatre cheminots sur dix se sont dits grévistes. 
La SNCF annonce "d'importantes perturbations" à l'approche du baccalauréat et à une semaine de l'examen du projet de réforme ferroviaire par l'Assemblée nationale. Quatre syndicats de cheminots ont en effet lancé une grève nationale reconductible et dure pour obtenir le maintien d'un maximum de leurs acquis et des améliorations au texte de loi permettant la ré-unification du futur système. Et 46% des  cheminots ont prévenu qu'ils cessent le travail, a annoncé mardi la SNCF.

Circulation très perturbée à partir de demain 19h et pour mercredi. Pour savoir si votre train est concerné : http://t.co/OnnjhOP2UC— SNCF Direct (@SNCF_Direct) 9 Juin 2014


La SNCF invite toutes les usagers qui en ont la possibilité à ...reporter leurs déplacements ! Guillaume Pépy se flatte d'avoir adresser des emails d'information à 70% des usagers pris au piège des syndicats.
- Un TGV sur deux sur les axes Nord (vers Lille) et Est (vers Strasbourg)

- Un TGV sur trois sur les axes Atlantique (vers Nantes), Sud-Est (vers Marseille) et sur les lignes Province-Province (comme Nantes-Lyon).

- Trois trains Intercités (entre capitales régionales) sur dix circulent en journée et aucun pendant la nuit.

- Trois TER sur dix sont également prévus.

- Et en Île-de-France ? Seul le RER A ne sera pas perturbé. Les RER C, D et E, tout comme les lignes N et U circuleront à hauteur d'un train sur trois. La SNCF prévoit qu'il n'y aura qu'un train tous les quarts d'heure sur le ligne du RER D. Ce sera également le cas pour le RER B qui circulera également entre Paris Nord et l'aéroport de Roissy, avec moins d'un train toutes les demi-heures pendant la journée.

Les conservateurs cheminots craignent la loi de fusion de la  SNCF et et de RFF qu'ils ont réclamée... 

Le projet de loi prévoit de réorganiser la SNCF et Réseau ferré de France (RFF) qui gère le réseau, pour stabiliser la dette du secteur ferroviaire et à passer à la vitesse supérieure de l'ouverture totale à la concurrence. Il doit être discuté en première lecture à l'Assemblée les 17, 18 et 19 juin. 

Sourd aux exigences des preneurs d'otages, le secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, maintient que la réforme est "de nature à rassurer" les syndicats sur l'avenir. Dans un entretien au JDD, il maintient qu'elle permettra à la France de "peser dans le débat sur l'avenir du rail en Europe" en défendant un "modèle 100 % public, unifié et eurocompatible".

Les syndicats veulent "plus d’humanité" pour eux-mêmes  
Selon les privilégiés de la SNCF, le projet ne va pas assez loin dans la réunification des deux entreprises, séparées en 1997, et ne règle en rien le problème de l'endettement

Les revendications des cheminots portent aussi sur ..."la humanisation des gares et des trains"
"une modification radicale de la politique menée à Fret SNCF", chargé du transport des marchandises, 
"une mutualisation des moyens humains et matériels au service de toutes les activités
et "des conditions sociales de vie et de travail de haut niveau".

Les syndicats les plus radicaux - CGT-Cheminots, SUD-Rail et l'UNSA - doivent être reçus, à leur demande, par leur ministre socialiste, le 12 juin pour discuter du projet de loi. 
Réunis dans une plateforme revendicative commune, les trois syndicats d'extrême gauche avaient déjà appelé leurs militants à " envahir les rues de Paris " le 22 mai pour réclamer une "autre réforme".
Les bénis-oui-oui de la CFDT ne sont pas solidaires, ni même FO.

lundi 30 septembre 2013

Le football n'échappera finalement pas à la taxe à 75%

Les joueurs mercenaires ne reviendront pas payer leurs impôts en France

Seuls les artistes et les journalistes conservent leurs privilèges


Les clubs de foot ne passeront pas 
à la taxe à 75 %:
Noël Le Graët, président de la FFF,

en avait reçu la garantie de Ayrault.
"Il n'y aura pas de mesure dérogatoire" pour les clubs, indique la ministre des Sports...
"Pourquoi les clubs seraient-ils exclus de cette taxe" à 75% sur les très hauts revenuss'interroge la ministre des Sports, Valérie Fourneyron, dans un entretien avec Le Figaro, ce lundi. "Comme l'a très bien dit Pierre Moscovici, il n'y a pas de mesure dérogatoire et particulière pour le football qui sera bien concerné par la taxe sur les hauts revenus." 
Cette taxe revue et corrigée par l'exécutif prendra la forme d'un prélèvement sur la part des rémunérations dépassant un million d'euros.  
Il frappera les entreprises et sera appliqué aux revenus de 2013 et 2014.
Noël Le Graët, le président de la Fédération française de football (FFF) et patron d'entreprise, n'y croyait pas, en temps que voisin de Ayrault dans les Côtes-d'Armor et ancien maire PS de Guingamp (1995 à 2008). Il affirmait dans Le Parisien avoir reçu l’assurance du Premier ministre lui-même que les clubs de football ne seraient pas concernés par cette taxe. "Le Premier ministre à qui j’ai posé la question a été clair : seules les grandes entreprises seront taxées. Or les clubs professionnels sont considérés comme des PME", assurait lundi soir le président de la FFF. Mais c'était le 1er avril dernier...

Plafonnée selon les revenus du club
 


Pour le football, "nous avons pris en compte la fragilité de son modèle économique", explique Valérie Fourneyron au quotidien. "C'est pourquoi le montant sera plafonné à 5% en fonction du chiffre d'affaires des clubs", détaille-t-elle.

A l'attention de 
Frédéric Thiriez qui l'estime à 44 millions pour l'ensemble des clubs de Ligue 1, elle précise que "l'impact de cette nouvelle mouture sera (...) bien inférieur aux chiffres avancés". 
La taxe à 75% devrait rapporter 260 millions d'euros en 2014 et 160 millions en 2015, et touchera donc environ 470 entreprises au titre des sommes versées à 1.000 dirigeants ou salariés.


Les privilégiés de la gauche restent les artistes de l'audio-visuel et les journalistes
...

Frédéric Thiriez, le président de la Ligue de football professionnel (LFP), qui estimait que cette taxe allait "étrangler" les clubs de Ligue 1 et faire fuir les meilleurs joueurs vers les championnats étrangers, n'a pas été entendu.
Restent les intouchables de la Socialie: Y. Noah, Jamel Debbouze, la famille Bedos et Ruth Elkrief (BFMTV).


jeudi 20 juin 2013

Quand les députés défendent leurs avantages acquis

Levée de boucliers de tous bords contre les députés anti-"privilèges"

En énonçant leurs propositions pour "moderniser" l'Assemblée nationale,
Anti-parlementarisme primaire
les dix
députés interrogés par "le Nouvel observateur" en ont irrité plus d'un. (lien PaSiDupes
Ces élus socialistes, écologistes et UMP reçoivent depuis mercredi une volée de bois vert, alors que le projet de loi sur la transparence -dont la portée a d'ailleurs été atténuée en commission- est examiné. Les tirs viennent de la droite, de la gauche, mais aussi du... perchoir.


Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone n'a pas caché sa colère. Premier disimulateur de patrimoine, il a exprimé son "ras-le-bol de ces députés qui se font une réputation sur le dos des autres". "Ce n'est pas juste pour tous les autres députés, nous sommes attentifs à chaque euro
Se faire un petit coup de pub sur ses collègues, ce n'est pas bien !" a affirmé ce propriétaire d'un luxueux logement aux confins de la Seine-Saint-Denis, département qu'il a présidé et endetté, sou après sou, avant de se déclaré trompé sur les emprunts toxiques. La cohérence du plaignant est difficile à suivre, car  peu après s'être posé sur le perchoir, l'ex-patron du 9.3 s'était fait reluire avec des "propositions précises" sur la "transparence et la sobriété" de la gestion du Palais Bourbon...


Et puis, Bartolone s'était rembruni sur la question des patrimoines

Le président PS de l'Assemblée nationale a mené la fronde contre la publication du patrimoine des élus. Catégorique sur BFM, le vertueux cachotier affirme qu'il ne publiera pas le sien: "Je ne publierai pas le mien car je pense que ce n'est pas la solution pour répondre à l'attente de l'opinion public (...) le tout est de savoir si j'ai payé ma maison honnêtement ou pas."


Le groupe socialiste dénonce une "tartufferie"


Le groupe socialiste a quant à lui fustigé, "un poujadisme ignorant", assurant que "la plupart de ces propositions sont déjà en cours de mises en œuvre". "Sur la forme, c’est une tartufferie : le prétendu appel n’est qu’une collecte de propositions disparates recueillies individuellement par le journaliste et qui n’a aucun caractère collectif", dénonce également le communiqué de ces experts en hypocrisies.



L'un des dix députés, le socialiste Jérôme Guedj, rétropédale. Il  dénonce la méthode du Nouvel Observateur, précisant qu'il ne s'agissait pas d'un appel commun avec la droite, que les élus ont été "interviewés séparément" et qu'il n'est d'ailleurs pas d'accord avec toutes les propositions formulées dans les colonnes de l'hebdomadaire. "C'est le Nouvel Obs qui nous a appelés pour nous demander une mesure qui améliorerait le fonctionnement de la vie politique", a confirmé l'écologiste Barbara Pompili.


VOIR et ENTENDRE Jérôme Guedj (PS) tirer des bords sur sa propre proposition de fiscalisation des revenus de parlementaires:

Les accusations en "populisme" et en "démagogie" ont encore fleuri ce jeudi matin. Tandis que l'élue UMP des Yvelines Valérie Pécresse -qui dit avoir décliné la proposition de l'hebdomadaire- mettait en garde contre le "député bashing", Henri Guaino tempêtait contre "une surenchère de démagogie" facile en temps de crise, "maladie mortelle de la démocratie".


VOIR et ENTENDRE Henri Guaino (UMP), vent debout contre la "démagogie":


"L’idée qui circule dans l’hémicycle de ne pas assez détruire les possessions matérielles des parlementaires et plus généralement des responsables politiques est une idée folle", a-t-il encore observé. "Je ne crois pas qu'en France, les élus soient privilégiés dans leur vie quotidienne, ni dans leurs rémunérations, ni dans les systèmes sociaux qui entourent tout cela", a abondé sur i-télé le député-maire UMP de Chantilly Eric Woerth, qui voit dans la démarche des dix députés "une bonne manière de se faire de la pub sur le dos des uns et des autres".


VOIR et ENTENDRE Eric Woerth dénoncer un coup de "pub":

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Bruno Le Maire,, lui, assume ses réponses au "Nouvel observateur". 
"C'est normal que les parlementaires bénéficient de protections, mais ces protections, elles doivent changer, évoluer", a insisté, sur RTL, le député UMP de l'Eure, qui veut notamment "obliger tous les hauts fonctionnaires à remettre leur démission lorsqu'ils deviennent parlementaires». «Le plus important", selon lui, c'est de "refond(er) la démocratie", de rétablir "la confiance entre les citoyens français et leurs élus", ce qui "passe par des transformations radicales".



VOIR et ENTENDRE B. Le Maire qui persiste et signe:


De Rugy pointe un "réflexe un peu corporatiste"


Le président du MoDem est apparu sur LCI comme l'un de ces démagogues aux côtés des dix députés, François Bayrou, qui avait lui-même lancé un appel pour la moralisation de la vie publique,  : "On a besoin d'avoir un pacte de confiance qui fasse que tout le monde sache que la loi est la même pour tous et les disciplines, les règles, les rigueurs sont les mêmes pour tous." 


Reste que les propositions des dix parlementaires ont échauffé les esprits.
L'écologiste François de Rugy, qui a proposé de mieux encadrer les lobbies, y a vu, sans grand étonnement, un "réflexe un peu corporatiste".



Proche de F. Fillon, Wauquiez, particulièrement visé 

Jean-François Copé a réagi comme d'autresce jeudi matin, à la proposition formulée par le député UMP de Haute-Loire, sur RFI, à la différence du PS, Bruno Le Roux.  Laurent Wauquiez propose de supprimer le régime spécial de retraite des parlementaires. "Ce qui n'est pas très apprécié de manière générale, ce sont les démarches qui peuvent être faites par tel ou tel, dont chacun comprend le caractère populiste ou démagogique, en prenant le soin d'avoir ses propres accommodements avec la vérité, y compris les accommodements personnels", a réagi le président de l'UMP. "Il n'y a pas de vision, il n'y a pas d'approche globale, il n'y a pas de courage, simplement la course à vouloir donner l'image la plus démago, la plus populiste", a ajouté le député-maire de Meaux.

La veille, un proche de Jean-François Copé, le chef de file des députés UMP à l'Assemblée
Christian Jacob, avait déjà étrillé l'élu de Haute-Loire, fustigeant ceux qui se livrent au "concours du plus vertueux".

Ce n'est pas la première fois que divergent Jean-François Copé et Laurent Wauquiez, qui ne fait pas mystère de ses ambitions. Les deux hommes ot exosés des points de vue différents sur les déclarations de patrimoine des élus.
VOIR et ENTENDRE  Copé tacler Wauquiez:


La majorité présidentielle semble avoir été rappelée à la discrétion et ne communique plus: pour se faire oublier, avec ses velléités de "modernisation"de la vie parlementaire...



lundi 1 avril 2013

L'indécence du régime chômage des intermittents du spectacle

Ces artistes et techniciens qui travaillent peu pour gagner plus 

Les Français ne supportent plus de payer pour l'indemnisation d'un chômage recherché 

Notre rayonnement artistique ne peut se passer
des travailleurs qui ont choisi ces temps très partiels qui dégagent du temps pour autre chose, voire du travail au noir: c'est sans doute ce qui rend partout dans le monde notre exception culturelle si enviable. Mais, elle s’accompagne d’abus de plus en plus criants.
On fait mieux encore dans l'Education nationale qui dispose de TZR
Les titulaires sur zone de remplacement (TZR) sont des professeurs titulaires de l'enseignement secondaire français, affectés à titre définitif sur une zone de remplacement (ZR) obtenue au mouvement intra-académique du mouvement national pour rester au pied de leur clocher, refusant de quitter leur région d'origine en participant au mouvement national. Ils peuvent ainsi passer leur carrière loin des ZEP et des établissements sensibles, comme les objecteurs de conscience loin du front.
Il existe ainsi des titulaires remplaçants dans l'ensemble de la fonction publique. Ces fonctionnaires en état de veille à domicile ont pour mission d'assurer la continuité du service public. C'est ainsi que, rien que pour 2008 dans la fonction publique territoriale, la Région Poitou-Charentes a embauché 80 personnels vacataires ou en contrat aidé (100 à terme).


Le sujet est politiquement incorrect toute l'année
De festivals en cérémonies, il devient même explosif par ...intermittence. Alors que les Césars s’apprêtaient à nous plonger dans l'opulence des artistes, la question du financement du régime d’assurance chômage des intermittents du spectacle s'avança sur le devant de la scène. Cette année, en effet, dans la foulée de la convention de l’UNEDIC (l’assurance chômage), les annexes spécifiques au régime des intermittents allaient être renégociées.


Aussi iniques que puisse être ces acquis sociaux, le sujet reste épineux en France, crise ou non. 
Il avait coûté son poste au ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon en 2003, lors de la précédente réforme. Depuis, à part une remise à plat en 2007, syndicats et gouvernement se sont bien gardés d’aborder cette question. Les mobilisations massives des professionnels du spectacle pour sauver leur régime ont refroidi les ardeurs… Comme à la SNCF et Air France ou dans l'Education, les réservistes de la fonction publique bloquent tout quinze jours avant les grandes dates, une semaine pour arriver autour de la table et une autre pour négocier, le couteau sous la gorge des départs en vacances ou du bac. Cette fois, la réforme s’annonçait d’autant plus délicate que Hollande et la gauche avait apporté un soutien sans faille aux artistes qui leur rend bien.

Des scenarii à l’étude

Le régime affiche un déficit de 1 Md€ à la charge de la collectivité pour indemniser au bas mot 100 000 personnes, soit 3% des chômeurs.

Avec les flottements du gouvernement dans sa gestion de la crise ces derniers mois, il était difficile de ne pas lever le rideau sur la question en février 2013.


Dans un rapport rendu en janvier,
la Cour des comptes a en effet dénoncé une situation « insoutenable ». D’autant que le déficit général de l’UNEDIC se creuse : passant de près de 3 Md€ en 2012 à probablement 5 Md€ cette année.

Malgré la nécessité, la tâche s’annonçait ardue.
Ce régime explique un foisonnement culturel unique où se cotoient le meilleur et surtout le pire. Il conviendrait d'assainir les lieux en lançant une évaluation du réseau qui réduirait les écoulements de fonds au départ de tous les niveaux du mille-feuille territorial.
Des pistes de réforme seraient à l’étude qui préserveraient durablement l'a-peu près et le minable.
La moins radicale consisterait à diriger les techniciens intermittents vers le régime des intérimaires (un déficit de 1,5 Md€). La CFDT plaide pour que son financement ne soit pas assuré par les seuls salariés du privé, mais aussi par la profession et l’Etat, c'est-à-dire les plus défavorisés qui ont trop à faire pour aller au spectacle. Quant à la CGT, elle milite pour un plafonnement du cumul des indemnités chômage et des rémunérations le même mois ! Tout est dit !

Reste le vaste chantier de la lutte contre les fraudes et les abus. 

Et pour l’heure, malgré la mise en place d’une cellule spécifique à Pôle emploi, les pouvoirs publics, collectivités territoriales et gouvernement, semblent plus préoccupés de sociétal que de suppressions des niches et de désendettement de la France…

dimanche 14 octobre 2012

Retraités : Hollande jette les vieux dans la rue

Nos anciens manifestent partout en France pour protéger leur pouvoir d'achat
Double peine: imposés en activité et encore à la retraite, ils refusent d'être taxés ensuite


A Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, etc... les retraités se sont mobilisés jeudi 11 octobre. Ils réclament davantage d'aides et ne veulent pas être taxés. Mais le saviez-vous, puisque les organes de presse ont enfoui l'information que les moteurs de recherche n'exhument plus non plus. La presse militante ne conserve que la période 2010-2011, campagne présidentielle oblige.
En revanche, nous saurons tout sur le mécontentement à ...Monaco: le 19 sept. 2012, Le Monde titrait "Manifestation à Monaco pour la défense des retraites " et précisait qu'entre 300 et 600 personnes ont défilé pour protester contre une réforme du régime des retraites.

Le Point: "
", mais nous sommes en octobre 2010.
Les manifestations organisées ce mardi-là, en France, contre la réforme des retraites, pour la quatrième fois depuis la rentrée, ont rassemblé "près de 3,5 millions de personnes, soit une hausse de 20 % par rapport aux journées précédentes", a annoncé la CFDT qui en était alors ! Un chiffre similaire à celui avancé par la CGT, qui considère que la mobilisation a atteint un niveau "exceptionnel".

France Info dramatisait la même manifestation: " Retraites: les manifestations se radicalisent". "Manifestations, rassemblements, blocages de lycées. Les lycéens ont multiplié les actions aujourd'hui. Résultat, des milliers de jeunes dans les rues et des dérapages en marge des manifestations: voitures incendiées, jets de pierres sur les forces de l'ordre et dégradations."

2011 - Le Huffington Post ricanait quand il s'agissait des retraités: "Les retraités y vont de leur manifestation ! "

20 Minutes ? "Manifestations: Les retraités crient leur "misère" dans la rue ... "

Mais que reste-t-il  en 2012 de cette recherche de dignité dans le magazine de Perdriel ? Passée au sanibroyeur ! Il ne subsiste presque plus rien de la colère d'octobre 2012: ils étaient pourtant " Près de 4.000 personnes ont défilé dans la capitale..." (20 Minutes). PaSiDupes va donc rendre justice à ses seniors et compenser les manquements des media autrefois 'vigilants'...


2012 - 20 Minutes a changé de ton : "Les retraités clament qu'ils ne sont pas des privilégiés." De quoi jeter le doute, non ? 
Pourtant, l'évocation des frasques de la gauche aussi "sociale" que "normale", depuis les lunettes en écaille de tortue d'Audrey Pulvar, à plus de 12.000 euros (lien PaSiDupes :" Audrey Pulvar chausse des lunettes à au moins 12.000 euros ), ou le déplacement en Falcon de la sous-ministresse Yamina Benguigui, pour 140.000 euros (lien PaSiDupes : "Yamina Benguigui se déplace en Falcon aux frais du contribuable "), en passant par les vacances du couple de nantis Montebourg et Pulvar à l'Oustaou de Baumanière (lien PaSiDupes: " L'intouchable Audrey Pulvar nous "emmerde" ! "), a de quoi rendre les veuves et les retraités légitimement amers. 

La CGT fait de l'animation dans le 3e âge 

"Hollande, t'es foutu, les p'tits vieux sont dans la rue". 
Les slogans pleuvaient dans les manifestations de retraités jeudi. Déterminés mais avec "le sourire", de nombreuses personnes à la retraite battaient le pavé dans plusieurs villes de France. 4.000 retraités ont été dénombrés dans les rues de Paris par les syndicats. Le but de ce rassemblement : affirmer haut et fort qu'ils ne sont pas des "privilégiés".

La retraite active de l'extrême gauche



La 
CGT
, dont les calicots et les drapeaux rouges dominaient le cortège, avait déplacé son patron national, Bernard Thibault, attirant micros et caméras comme au moment des grandes manifestations de 2010 contre la réforme des retraites que la gauche s'était refusée d'engager à temps. La secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison a fait une courte apparition.

"Les retraités ne sont pas des privilégiés, ce sont les financiers qu'il faut taxer", scandaient les manifestants, allusion à la contribution prévue par le gouvernement de 0,15% sur les pensions des retraités soumis à la CSG (70% d'entre eux) pour résorber le déficit du Fonds solidarité vieillesse (FSV) en 2013 puis de 0,3% à partir de 2014 pour financer la prise en charge de la dépendance.

L'absence de la concertation promise fera des victimes
Interrogé sur la contribution de 0,15% sur les retraités, Bernard Thibault a estimé que "les retraités ont du mal à admettre qu'on puisse envisager un prélèvement supplémentaire alors que nous sommes là pour signaler ce que sont réellement le niveau de ressources des retraités". "Il y a des centaines de milliers de retraités qui ne peuvent pas joindre les deux bouts tout en ayant travaillé toute une carrière professionnelle", a-t-il ajouté.

VOIR et ENTENDRE le récit au début d'un JT:

Comme s'il s'agissait de folklore, 20 Minutes estime que "le slogan était plus imagé à Lyon: "On ne sera pas les dindons de la farce au pigeon", scandaient les manifestants, allusion au mécontentement de patrons qui, face à une plus forte pression fiscale sur les cessions, affirment ne pas vouloir être des "pigeons" de la gauche. 
Le message est plus direct chez Françoise, 80 ans, retraitée de la RATP, habitant le Val-de-Marne. "C'est l'assommoir sur les retraités (...)", a-t-elle estimé, cégétiste se complaisant dans le monde de Zola, et rappelant non pas que la crise est grave, mais assurant que le gouvernement précédent a déjà "supprimé la demi-part de veuvage", alors qu'elle a été réduite en 2008 (un à-peu-près qu'une certaine presse ne rectifie pas: lien Le Parisien), et appelant le gouvernement à "revoir" sa copie. 


A Bordeaux, Raymond, 77 ans, retraité de la SNCF, ne se plaint pas de sa pension (1.400 euros) mais dit venir manifester pour"maintenir les acquis" et garder la forme

La presse engagée se plaît à souligner qu'à Marseille, il n'y a eu que 250 manifestants (300 selon les organisateurs) et aucune manifestation à Toulouse. Mais Paris mis à part, il faut aussi admettre les plus gros défilés ont été enregistrés à Lyon (850 manifestants, selon la police), Perpignan (450), à Lorient (300), Quimper (200) et Saint-Brieuc (200) ou encore au Mans (300).



N'oublions pas non plus ces otages-là...