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dimanche 23 février 2020

Coût d'une journée de débat: un député LREM met le feu à l’Assemblée

Un tweet du député d’Ille-et-Vilaine Florian Bachelier fait se dresser ses collègues députés

Le député LREM de Rennes Florian Bachelier a fait un calcul simpliste qui révolutionne le Palais Bourbon

Florian Bachelier, député et questeur LREM, le 13 septembre 2018 (Photo: AFP)
Les fact-checkers auraient pu dénoncer une manipulation, mais leur idéologie les bloque. En divisant le montant du budget de l'Assemblée par le nombre de jours dans l'année pour calculer le "coût" d’une journée de débats à l’Assemblée nationale sur la réforme des retraites, ou tout autre sujet d'ailleurs, cette recrue de Macron à LREM démontre que les "salariés illettrées de GAD, selon l'ex-banquier Rothschild peuvent aussi être avocat d'affaire breton et évaluer à 1,5 million d’euros le coût d'un jour ouvré de l'Assemblée

Aucun vérificateur stagiaire de faits ne lui a pourtant opposé que les députés ne pointent pas tous les jours de l'année, mais l'ensemble des personnels est consterné, y compris à LREM, tandis que, vendredi 21 février, la gauche critiquait un "antiparlementarisme" révélateur de cette majorité de PlayMobil dont 52% est issue de la "société civile"

"La démocratie n’a pas de prix, mais elle a coût". 
L'intention maligne de Bachelier est de stigmatiser l'opposition qui a choisi le zèle pour se faire entendre en déposant une foultitude d'amendements similaires et mettre en évidence une atteinte à la démocratie en imposant une fenêtre étroite à l'examen d'une réforme qui se veut celle du siècle.
 
Le temps réduit imparti à l'examen de son projet à trous, ni fait ni à faire, voulu par Macron, ne se justifie nullement par l'approche des municipales: le travail sérieux requis par l'impréparation et les lacunes du texte exigeait un temps long permettant de pallier ses insuffisances et approximations. 

Mais la méthode Macron consiste à avancer à marche forcée jusqu'au recours à l'article 49.3 et au contournement du Parlement.
Les accusations d'obstruction parlementaire visent à justifier l'adoption de la loi sans vote du Parlement, un paradoxe considérant la confortable marge de manoeuvre  de la majorité présidentielle, mais aussi un aveu du refus populaire de ce texte, comme du précédent sur la Loi Travail. Il ne reste plus à Macron qu'à combler les trous par des ordonnances. 

La charge de Bachelier est violente

L'ex-socialiste Strauss-Kahnien évoque le putsch des généraux du 21 avril 1961 à Alger. 
Né en 1979, le député LREM parle de ce qu'il n'a pas vécu, la tentative de coup d'Etat par quatre généraux cinq étoiles (Maurice Challe, Edmond Jouhaud, Raoul Salan et André Zeller) contre la politique d'abandon de l'Algérie française menée par le président Charles de Gaulle qui pointa un "quarteron de généraux en retraite". 

"L'article 49-3 de la Constitution n'est ni un tabou, ni un totem," assure le godillot LREM de Rennes.
"Une journée d’obstruction parlementaire par les députés minoritaires d’extrême gauche, c’est 1.500 000 d’euros d’argent public. Ça paierait quelques professeurs d’éducation civique, avait tweeté jeudi 20 février Florian Bachelier, premier questeur de l’Assemblée, en charge de sa gestion comptable, un manipulateur des chiffres," tweete-t-il, le 20 février 2020.
La citation liminaire de Bachelier ne rend pas justice à son auteur: 
l'avocat plagie, sans le nommer, le sénateur de l'Isère 
André Vallini, 62 ans en septembre 2017


Voici en revanche une
réaction indicative de la rentabilité de l'investissement de ses électeurs sur Bachelier:

Qui a dit ""
antiparlementarisme"

"Déposer 40 sous-amendements par amendement pour 40.000 amendements, c’est 20 ans de débat nuit et jour !", renchérit un autre mathématicien hors pair, le député LREM du Gers, Jean-René Cazeneuve, ex-socialiste à Auch, ingénieur diplômé de l'Ecole centrale de Marseille et du MBA d'HEC, mais rigolo quand même qui manque de culture parlementaire.

Le record absolu des dépôts d'amendements sur un même projet est détenu à l'été 2006
par les socialistes et les communistes contre le projet de loi relatif au secteur de l'énergie: ils ont déposé 137.537 amendements (43.725 par le Parti socialiste et 93.676 par le Parti communiste), soit six fois le nombre d'amendements traités chaque année... Membre de la Commission des Finances, de l'Economie générale et du Contrôle budgétaire, ce Cazeneuve-là peut-il nous calculer combien ses camarades socialistes nous ont coûté en "années de débat nuit et jour" ?

Le député PS Boris Vallaud s’est élevé vendredi dans l’hémicycle contre ce qu’il qualifie de mensonge. 
Le budget de l’Assemblée nationale, c’est 578 millions d’euros en 2019, vous divisez par le nombre de jours [365], c’est 1,5 million, que nous siégions ou que nous ne siégions pas, a expliqué Monsieur Belkacem, ancien secrétaire général adjoint de Hollande à l'Elysée.

lundi 17 septembre 2018

Anti-parlementarisme : les sénateurs LREM boycottent la commission d’enquête sénatoriale

Affaire Benalla : un ancien chef des Armées, Alain Richard, sonne la retraite

Affaire Benalla : comme des moutons, les sénateurs LREM boycottent la commission d’enquête 



Le sénateur du Val-d’Oise Alain Richard (photo) a donné le signal et l'ex-socialiste a été suivi comme un seul homme par l’élu de Seine-et-Marne, Alain de Belenet, ainsi que par le vice-président du Sénat, Thani Mohamed Soilihi

Les trois représentants du parti d’Emmanuel Macron à la Commission d’enquête sénatoriale ne veulent pas être mieux informés sur le rôle de Benalla auprès de Macron et ils ne participeront pas son audition au Sénat.
Les trois sénateurs ont obtempéré à la suite du petit coup de fil d’Emmanuel Macron au président de la chambre haute. La cloison séparant les pouvoirs n'est pas très étanche au sommet de l'Etat...

Les critiques de la droite et le rappel au respect des institutions lancé par l’allié François Bayrou n’ont pas stoppé le parti du président dans sa fuite. Les trois pleutres ont confirmé ce dimanche qu'ils ne prendront aucune part active à la commission d’enquête sur " l’affaire Benalla ". Ce boycottage de l’audition de l’ancien chargé de mission du président est une dérobade que l'opposition n'avait évidemment pas pratiquée. Dans la majorité présidentielle, la démission de Frédérique Dumas (députée LREM) condamne ce refus d'assumer des responsabilités constitutionnelles.

Selon Alain Richard, 73 ans, après certains ministres, petit doigt sur la couture du pantalon, tels Casanier et Belloubet, et les élus de la majorité, le Sénat empiéterait sur la procédure judiciaire - puisque Alexandre Benalla est mis en examen pour violences - et ne respecterait pas la séparation des pouvoirs.

Mais, l'ancien ministre de la Défense (1997-2002) de Jospin joue au petit soldat et livre ainsi un combat de trop. La constitution autorise en effet le Sénat à organiser une commission d'enquête pour obtenir des informations complémentaires sur les faits pour lesquels une enquête judiciaire n'est pas ouverte. C'est donc un mauvais procès d'intention que conduit LREM en développant la thèse d'un empiétement du législatif sur le judiciaire, et ce, à seule fin d'empêcher que toute la lumière soit faite.

Les sénateurs des autres partis, eux, sont déterminés à éclaircir les zones d’ombre qui entourent encore cette affaire devenue d’Etat. Que faisait le chargé de mission en casque et brassard de police ce jour de manifestation du 1er mai ? Pourquoi personne ne l’a empêché d’intervenir et de brutaliser des manifestants ? Comment se fait-il qu’il possède un permis de port d’armes alors que l’Elysée assure qu’il n’assurait pas de " mission de police " ? D’ailleurs, quel rôle jouait-il vraiment au palais avant d’en être licencié en juillet ? Les trois compères ne veulent pas savoir...

Benalla "nimbé de l’aura de l’Elysée " en l'absence du président en Nouvelle-Calédonie

Alexandre Benalla pourra effectivement ne pas répondre aux questions qui concerneraient directement la scène de violence filmée qui a révélé l’affaire, mais il sera présent pour expliquer quelles étaient ses fonctions réelles auprès du président, sur l’effectivité de la sanction prononcée à son encontre après les violences ou encore sur les largesses supposées qui lui ont été accordées après l’épisode du 1er mai.

"Qui est ce bagagiste, comme l’a dit M. Castaner, cette petite frappe, M. Benalla, pour qu’il puisse bénéficier du soutien de tout l’appareil d’Etat ? " s’était notamment étonné le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau. 
La veille, Alexandre Benalla avait insulté les parlementaires en expliquant n’avoir "aucun respect " pour eux. C’est "un jeune homme de 26 ans, nimbé de l’aura de l’Elysée, (qui) a cru qu’il pouvait se moquer des règles et des usages", avait alors commenté François Bayrou, partenaire de 'La République en marche' dans la majorité.

Un boycottage partiel au prétexte fallacieux de la séparation des pouvoirs

Bien que le principe de séparation des pouvoirs n'ait pas été malmené par la Commission d'enquête des députés, l'exécutif fait campagne pour tenter de discréditer les sénateurs en trompant le jugement des Français avec des a priori sur un risque que pourrait lui faire courir la Chambre haute.

Pour les sénateurs LREM, il ne s’agit d'ailleurs pas de boycotter totalement la commission à laquelle ils ont jusque-là participé. "J’ai été assidu à cette commission, je trouvais qu’il y avait un travail d’analyse à faire, notamment sur les déplacements de fonction," a admis le jospiniste Richard.
Il s'agit donc bien de jeter la suspicion sur les sénateurs.  "Mais je ne crois pas du tout que l’audition d’Alexandre Benalla soit utile d’un point de vue institutionnel ", a nié l’ancien ministre socialiste Alain Richard, sénateur du Val d’Oise, sur BFM TV. 

Et de feindre un risque que les vieux sages de la Chambre haute d’empiéter sur la justice : "J’ai rappelé à mes collègues qu’il serait quasiment impossible de ne pas concentrer la moitié ou les trois quarts du débat sur un sujet qui est devant une instruction judiciaire, ce qui est un détournement de mission […] Je ne crois pas que par cette audition nous donnions le meilleur exemple", a-t-il encore jugé. Malgré le précédent respectueux de la Constitution à l'Assemblée : Richard, comme Benalla, n'a-t-il "aucun respect pour les sénateurs" dont il est.

Résultat de recherche d'images pour "Alain de Belenet"
Résultat de recherche d'images pour "Thani Mohamed Soilihi"
Alain Richard a par ailleurs été suivi d’un autre élu LREM francilien, le sénateur de Seine-et-Marne Alain de Belenet, un avocat, photo de gauche, ainsi que l’élu de Mayotte, vice-président du Sénat, Thani Mohamed Soilihi, photo de droite, un autre avocat inscrit sous l'étiquette divers gauche et membre de la commission des lois...

Résultat de recherche d'images pour "François Patriat Macron"
Bien qu'il ne siège pas à la commission mais aurait pu y assister en tant que chef de file des sénateurs En Marche!, François Patriat, 75 ans, a fait l'annonce qu’il ne fera pas usage de son droit, pour les mêmes raisons que les trois autres sénateurs, souligne la volonté d'entrave du travail parlementaire par les quatre élus.

Quant à Alexandre Benalla, il étudie " tous les recours possibles " pour éviter de devoir honorer sa convocation au 19 septembre.

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jeudi 13 septembre 2018

Benalla, porte-parole du président ? "Je n'ai aucun respect pour les sénateurs", lance-t-il

Anti-parlementarisme primaire d'un proche de Macron : Benalla passe aux insultes ad hominem...

L'ex-collaborateur préféré de Macron a exprimé son mépris des membres de la commission d'enquête du Sénat

Résultat de recherche d'images pour "benalla"Alors que, dans un premier temps, Alexandre Benalla avait pris de haut la convocation de la Haute assemblée, il a finalement cédé au Sénat et se présentera devant la commission d'enquête. Mais"contraint", l'ex-chargé de mission à l'Elysée daignera-t-il répondre aux questions légitimes que se posent les sénateurs ?

Mardi 11 septembre, Benalla a volontiers expliqué sa décision aux journalistes de France Inter.

Alexandre Benalla se rendra à la convocation de la commission d'enquête sénatoriale parce qu'on le "menace," a d'abord assuré l'observateur musclé de la Place de la Contrescarpe: "On me contraint, envers et contre tous les principes de la démocratie française, s'imagine-t-il. (...) Parce qu'on m'explique qu'on va m'envoyer des gendarmes et des policiers. (...) Je vais venir, à la convocation. Parce qu'on me menace. On me menace vraiment d'une manière directe."
L'ex-chargé de mission parle d'une "mission d'information qui s'est vu attribuer les prérogatives d'une mission d'enquête, mais qui n'en a aucun droit, poursuit-il, ce garde du corps estimant qu' "elle bafoue notre démocratie. Qui la foule de son pied", a déclaré le jeune homme d'origine marocaine. 

"Je pourrai répondre à toutes les questions qu'elle me posera, sauf sur celles qui intéressent la justice. C'est-à-dire toutes les questions sur quel était mon rôle à l'Elysée", a annoncé Alexandre Benalla, au sujet de la commission d'enquête, laquelle connaît mieux que quiconque les limites de ses prérogatives.

L'ex-proche de Macron insulte le président de la commission d'enquête sénatoriale

Redoine Alexandre Benalla qualifie Philippe Bas (LR) de "petit marquis"...
"M. Philippe Bas, je mesure très bien mes propos, ce petit marquis, m'impose aujourd'hui de venir devant lui, sinon il m'envoie la police ou la gendarmerie", a-t-il lancé. Ce à quoi l'insulté a répondu en assurant prétendre faire comme si il n'avait pas entendu.
Il faut toutefois que ce petit monsieur sache que le co-rapporteur de cette commission est un socialiste du nom de Jean-Pierre Sueur, 71 ans, sénateur du Loiret depuis 2001 et président de la Commission des lois constitutionnelles, quant à lui, et ancien maire d'Orléans et ancien secrétaire d'Etat de Mitterrand.
Et que le chef de cabinet du président de la République,
François-Xavier Lauch, n'a pas fait d'embarras pour satisfaire la demande d'information des sénateurs.
"Il y a des gens qui se sentent au-dessus des lois, et qui les font pourtant." Et puis, il y a ceux qui ne les font pas, mais qui se sentent au-dessus, sans aucun mandat populaire, sinon l'amitié des princes.
"Ce sont des petites personnes qui n'ont aucun droit, et aucun respect pour la République française et la démocratie. (...) Il y a des gens qui se sentent au-dessus des lois, et qui les font pourtant (...) Moi, j'ai des comptes à rendre à la justice française. Le Sénat français, qui bafoue les règles constitutionnelles de notre pays, très sincèrement, je vous le dis franchement, je n'ai aucun respect pour eux", a bavé Alexandre Benalla.
Public-Sénat rapporte la réaction de Jean-Pierre Sueur aux propos insensés du garde du corps, exprimant un doute fort : "Je ne sais pas s'il est le mieux placé pour donner des leçons de moralité aux parlementaires".

L'ex-chargé de mission de l'Elysée devrait être entendu le 19 septembre prochain sur les événements qui se sont produits place de la Contrescarpe à Paris, le 1er mai dernier, quand il avait violenté deux manifestants d'extrême gauche qui avaient jeté des cendriers sur les forces de l'ordre. 
Les enquêteurs de la commission sénatoriale veulent déterminer quel était exactement le rôle et l'étendue des fonctions d'Alexandre Benalla à l'Elysée.

lundi 19 décembre 2016

Corruption: ingérence d'ONGI militante pour défendre l'indéfendable bilan de Hollande

Dans un article de propagande non signé, Le Parisien exploite une analyse de 2015, un sondage d'août 2016 et une campagne d'octobre...

"L'affaire Cahuzac a servi d'électrochoc en matière de transparence de la vie publique"
, assure Le Parisien.

"Un vrai changement et un bon bilan" (sic). L'organisation non gouvernementale (ONGI) Transparency International lutte depuis... 2015 contre la corruption des gouvernements et dresse un bilan positif de l'action du président de la République, François Hollande, en matière de transparence de la vie publique et de lutte contre la corruption, rapporte ce lundi franceinfo, chaîne d'info d'Etat qui titre "L'association de lutte contre la corruption Transparency France tire un bilan positif du quinquennat" en matière de transparence de la vie publique et de lutte contre la corruption. 

Déguisée par la chaîne de service public en "organisation de la société civile", cette ONG publie ce bilan le lundi 19 décembre un bilan du quinquennat de François Hollande et s'autorise onze recommandations aux candidats à la prochaine élection présidentielle. Ingérence d'une organisation supranationale, donc illégitime.
L'ONU donne d'ailleurs des ONG une définition floue: "un groupe de citoyens volontaires, sans but lucratif et organisé à l'échelon [...] international"...

Dans les "comités Théodule" mis en place par le gouvernement, l'ONGI voit "un changement de culture". Juge international du fonctionnement démocratique des institutions nationales, bien que ses membres ne soient ni élus, ni certifiés, elle se félicite également de la loi Sapin II qui lui donne de l'importance en offrant une protection aux lanceurs d'alerte internationalistes et introduit des mesures anti-corruption en entreprise. La limitation du cumul des mandats est également saluée. 

Onze recommandations pour un bilan pourtant positif
A toute chose malheur est bon en Socialie où on n'attend plus la mort pour dresser les panégyriques. "Le déclencheur est l'affaire Jérôme Cahuzac, ancien ministre délégué au Budget condamné à trois ans de prison pour fraude fiscale." Après qu'elle a éclaté début 2013, une haute autorité pour la transparence de la vie publique et un parquet national financier dédiés à la fraude fiscale sont créés en mars 2014. Aussitôt, Les Echos du 4 mai 2015 fait état d'un nombre total de dossiers traités en un an (dossiers en cours, clôturés et demandes d’entraide) s'élevant à 475. Plusieurs dossiers étaient alors fixés et devaient être jugés en 2015, mais rien n'a filtré dans la presse des suites judiciaires. 
Or, saisi par Bernard Cazeneuve, alors ministre de l'Intérieur, le Conseil constitutionnel a estimé que l'absence de mesures transitoires menaçait les enquête en cours. Lors de son examen de la loi Sapin 2 relative à la transparence de la vie financière et à la lutte contre le corruption, le Conseil constitutionnel a censuré l'article 23 qui donne plein pouvoir au Parquet national financier pour enquêter sur les fraudes fiscales aggravées en bande organisée.
Des recommandations de l'étranger pour la présidentielle nationale

Cependant, l'organisation internationale non gouvernementale (OING) Transparency international crée la suspicion sur des pratiques floues du lobbying en France et sur l'opacité entourant la fabrication de la loi et l'utilisation des indemnités de mandat


Au risque d'être accusée d'anti-parlementarisme
, l'ONGI rappelle que, selon un sondage Harris-Interactive d'octobre 2016, plus de la moitié des Français (54%) estime que les personnes exerçant des responsabilités importantes ou ayant du pouvoir sont corrompues. Au premier rang figureraient les parlementaires français et les députés européens, suivi du pouvoir exécutif. 

"Il faut des réformes importantes sur la probité des candidats [à la présidentielle !], en exigeant un casier vierge pour tout candidat à une élection au suffrage universel", déclare, sur franceinfo, Laurène Bounaud, responsable du plaidoyer à Transparency International France. "Il s’agit vraiment de restaurer la confiance grâce à une démarche proactive de transparence”.
VOIR et ENTENDRE  la parole de l' "association" [sic] porteuse de l'idée de déficit démocratique et de crise de représentation 



L'hostilité de cette ONGI envers le parlementarisme rappelle le boulangisme à droite, mais aussi, en l'occurrence, le positionnement de Lénine
, dirigeant du premier régime communiste de l'Histoire, en Union soviétique.
Ce type de discours de l'ONGI inspire donc la crainte du populisme qui fait appel aux intérêts du peuple en les flattant et prône son interventionnisme en le dressant contre de "l'élite", les élus et les candidats à la représentation populaire (77% des parlementaires nationaux sont perçus comme corrompus contre 76% pour les députés européens et 72% pour le pouvoir exécutif national), la banque et les entrepreneurs, mais aussi les syndicats et la presse, également visés par le sondage.



Ainsi, l'ONGI milite-t-elle en faveur d'une démocratie citoyenne
, ce qui implique une expertise des citoyens comme contrôleurs des décideurs publics qui n'auraient plus la confiance, avec publication de données et d'information auprès du grand public.

Sur le principe du "tous pourris"

Au total, l'ONG dresse une liste de 11 recommandations à destination des candidats à la prochaine élection présidentielle : publier les dépenses des parlementaires et des partis (en période d'élection présidentielle pour ces derniers), renforcer le non-cumul des mandats, renforcer l'indépendance de la justice, donner un droit de pétition nationale permettant aux citoyens d'inscrire des questions à l'ordre du jour du parlement...

Les 11 recommandations aux candidats à l’élection présidentielle 2017
Une mise sous surveillance a priori

FINANCEMENT DE LA VIE POLITIQUE
Pour lutter contre la corruption, 41% des français jugent très efficaces un encadrement plus strict du financement de la vie politique 
Prévoir la publication par les parlementaires des dépenses prises en charge par leurs indemnités représentatives de frais de mandat (IRFM)
Prévoir la publication et le contrôle chaque mois des dépenses des candidats et des partis politiques en période d′élection présidentielle.

INTÉGRITÉ DES RESPONSABLES PUBLICS
Interrogés sur la première mesure à prendre pour lutter contre la corruption, 9 français sur 10 répondent spontanément [sic] et citent l’inéligibilité des personnes condamnées
Exiger un extrait de casier judiciaire (B2) de tout candidat à une élection au suffrage universel
Vérifier la situation fiscale des Ministres, hauts fonctionnaires et responsables publics nommés en conseil des Ministres préalablement à leur nomination.

RENOUVELLEMENT DE LA CLASSE POLITIQUE
1 français sur 2 (en vcances) juge la limitation du cumul des mandats des responsables politiques "très efficace"pour lutter contre la corruption, bien qu'elle soit peu appliquée: les sondés savent-ils que Jean-Yves Le Drian, un intime du président Hollande, est ministre en exercice et président de la Région Bretagne ?
Faire pleinement appliquer dès 2017 la loi sur le non-cumul entre un mandat national et un mandat exécutif local
Limiter dans le temps le cumul des mandats électifs à 3 mandats successifs.

ENCADREMENT DU LOBBYING
Pour lutter contre la corruption, 42% des Français jugent très efficaces un encadrement plus strict des lobbys.
S′assurer de l′inscription au registre des représentants d′intérêts de tous les acteurs publics et privés qui exercent une action d′influence

INDÉPENDANCE DE LA JUSTICE
Plus d’1 français sur 3 estime qu’il faut garantir l’indépendance de la Justice pour lutter efficacement contre la corruption.
Assurer l′indépendance des magistrats du Parquet à l’égard du pouvoir exécutif.

PARTICIPATION CITOYENNE
50% des 18-24 ans pensent qu’une plus grande participation des citoyens aux décisions publiques rendrait la vie politique plus transparente.
Instaurer un droit de pétition national(e) pour permettre aux citoyens d′inscrire des questions ou des propositions à l′ordre du jour des Assemblées parlementaires
Promouvoir la consultation en ligne des citoyens et des parties prenantes sur les projets et propositions de loi préalablement à leur examen par le Parlement.

PRÉVENTION DE LA CORRUPTION DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES
74% des français estiment efficace la mise en œuvre de mesures de prévention de la corruption dans les collectivités.
Inciter les grandes collectivités locales à mettre en place un plan de prévention de la corruption.

Et des réseaux sociaux livrés aux... citoyens, on sait ce que ça donne !

mardi 13 août 2013

Ces "branleurs" socialistes qui alimentent l'anti-parlementarisme hexagonal

PS exemplaire: les vidéo choc de la pénibilité, selon des députés PS à l’Assemblée

La sous-ministre Marie-Arlette Carlotti s'est choisie un suppléant gratiné

Travail parlementaire
du député PS Jérôme Guedj 
On avait déjà eu le scandale des députés qui jouent en réseau sur leurs tablettes numériques pendant les séances du Parlement et la réaction paradoxale du patron des députés PS, l'ineffable Bruno Le Roux, qui s'indigna non pas du comportement des cancres de son groupe, mais jugea "inadmissible," voire "diffamatoire" la diffusion d’une photo sur le réseau social Twitter par un député UMP d'un socialiste jouant au scrabble dans l’hémicycle en plein débat.
Sur Canal+, le Petit Journal fut le premier à diffuser la fameuse photo. Selon Yann Barthès, les deux députés parlent d'eux-mêmes, puisqu'en zoomant sur la tablette numérique de l'un des députés, on peut y lire le mot "branleur"... 

Les vertueux ont été identifiés.

Hors caméras, croyait-il, le député socialiste de Saône-et-Loire, comme Montebourg, Thomas Thévenoud (ci-contre, à droite), avait mieux à faire pendant le débat sur le mariage pour tous que d'invectiver les opposant au projet Taubira. Le deuxième larron est Jérôme Guedj, député PS de l'Essonne (à gauche sur la photo), un ayalollah du PS, proche de Marie-Noëlle Lienemann. 
Guedj est capable de monter au front sur le projet de réforme des retraites et la ...pénibilité du travail: sera-t-il en pointe -au nom des Français- comme le fit Thévenoud sur le mariage homosexuel ? 

Cette fois, c'est le député socialiste Avi Assouly s’est fait prendre en flagrant délit de comportement républicain exemplaire
  comme François Hollande et le PS le recommande à tous. En pleine cession de l’Assemblée Nationale, entre commentaires sur les privilèges dont bénéficient les députés, conversation sur le football et blagues sexuelles graveleuses à une camarade, le député PS finit tout de même par voter les projets du gouvernement sans même savoir de quoi il s’agit



Une vidéo qui en dit long sur les investitures socialistes

Qui pensait que les députés étaient de vieux barbons qui ne pensent qu’à leurs petits privilèges, des godillots qui se rendent à l’Assemblée à reculons ? Il y a fort à parier que, pendant le quinquennat du flan de l'Elysée, l’abstention et l'anti-parlementarisme des Français va trouver à se nourrir plus grassement que jamais du comportement de députés comme Avi Assouly.

L’ancien journaliste sportif, dégoté à Marseille par la sous-ministre Marie-Arlette Carlotti pour son sens de l’éthique républicaine, se fait donc filmer et entendre (son micro reste branché) en train de demander à un collègue la filière pour se faire offrir des billets gratuits de matchs de foot. Le bourrin va même jusqu’à lancer une blague coquine à une collègue peu farouche. "Mais il faut dormir la nuit, qu’est ce que tu nous caches ?" lui dit le macho avec tout le tact et le respect dont il est capable.

Et pendant que le ministre du chômage Michel Sapin continue de nous gaver, Assouly perd le fil et l'élu socialiste ne sait ni sur quoi porte le vote, ni quelle est la position de son parti. Ne sachant plu comment voter, il lève une main hésitante avec le plus grand nombre !

VOIR et ENTENDRE
la scène qui donne une petite idée de ce qui a incité Carlotti à se choisir un tel suppléant, certes populaire, mais creux, qui ne lui fera pas d'ombre, croyait-elle, dans sa course à la mairie de Marseille:
Au final, tels des lycéens turbulents, les 3 députés bavards débattent de savoir s’ils vont " sécher" la fin de la cession parlementaire. Pathétique…
La démocratie moderne et exemplaire, c’est pas maintenant !



VOIR et ENTENDRE l' "excellentissime" Avi Assouly, un journaliste pro du foot, dans ses oeuvres:


Savoir si les Marseillais sont encore capables d'en faire le premier adjoint de la deuxième ville de France ?