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jeudi 19 janvier 2017

Primaire socialiste: les députés PS ne trouvent pas leur compte parmi leurs sept candidats

Les godillots socialistes ne trouvent pas chaussure à leur pied

Nombre de députés PS n'ont pas le courage de choisir

Climat de grande incertitude à quelques jours du premier tour de la primaire organisée par le PSmanque d'enthousiasme, prudence ou calcul, les députés socialistes attendent de savoir quel est le bon cheval à enfourcher dans la perspective des législatives de printemps.
"Le groupe socialiste est à l'unisson des Français: paumé. Un tiers des députés n'a pas pris position", confirme l'un d'eux, Hollandien responsable mais anonyme, décryptant un effet de "l'onde de choc de la décision de François Hollande" de ne pas se représenter.


"Beaucoup de parlementaires ou de militants ne trouvent pas forcément leur compte dans les positions des uns ou des autres", renchérit un camarade flouté, évaluant entre 60 et 100 les indécis. Sept ne suffisent pas !


Sur 275 députés PS, une centaine soutiendraient Manuel Valls, environ 25 se rangent derrière Benoît Hamon, autant derrière Arnaud Montebourg, une vingtaine appuient Vincent Peillon, le candidat de l'Elysée. Jean-Louis Destans (Eure) assure être en "réflexion". C'est dire que la thèse du hollandien sus-nommé ne tient pas la route.

Parmi ceux n'ayant pas dit leur choix, figure notamment leur chef de file Olivier Faure
Le chef de file des députés PS, 
Olivier Faure, ne maîtrise rien  
Le nouveau patron des pelés de l'Assemblée se veut "impartial". Idem pour Razzye Hammadi, un des porte-parole du PS, par souci affiché de ne pas contrevenir à "l'esprit de la primaire". Les chefs n'assument pas...

Annick Lepetit, autre porte-parole des députés PS, revendique n'être "dans aucune écurie". "Mais je voterai bien sûr dimanche et tiendrai les bureaux de vote avec les militants", précise cette élue de Paris, alors qu'une poignée de ses collègues pourraient être tentés de ne pas même voter. Les socialistes auraient-ils perdu la foi républicaine ?

Catherine Coutelle, députée de la Vienne qui ne se représente pas, lève les yeux au ciel. Elle ira bien voter dimanche mais ne sait pas encore pour qui: "Je ne me reconnais pas dans les personnes". La base n'est pas davantage convaincue.

Valls a éparpillé les socialistes "façon puzzle"

"Qui peut rassembler la gauche ?",
Résultat de recherche d'images pour "vote Macron"s'interroge encore une élue du "marais" , ce contingent de députés légitimistes, entre frondeurs et aile droite: le marigot.

Désabusée, Christine Pirès-Beaune n'a "pas d'enthousiasme" pour untel ou untel et hésite entre "vote utile ou de coeur". Comme "pas mal" d'électeurs, cette députée du Puy-de-Dôme se demande: "Est-ce qu'on choisit un candidat en se disant qu'on a une chance d'être au second tour de la présidentielle ou est-ce qu'on choisit un candidat pour l'après, pour la reconstruction de la gauche" - à commencer par le parti, vu la défaite attendue ?

Les députés PS sont en conflit intérieur d'intérêts personnels
"Je ferai peut-être part de mon choix après le premier tour", a déclaré à info-tours.fr Jean-Marie Beffara. Et vraisemblablement pour "celui le plus en capacité de rassembler, pas forcément celui dont le programme me conviendrait le mieux", raconte-t-il.

L'hypothèse Macron pèse sur la primaire socialiste

Résultat de recherche d'images pour "vote Macron""Les candidats de la primaire de la gauche, tout comme Emmanuel Macron, représentent pour moi des possibilités", confiait récemment l'ex-premier adjoint franc-maçon de Gérard Collomb, le maire de Lyon (Rhône), Jean-Louis Touraine, 71 ans, qui a finalement signé le manifeste en faveur de la tête d'affiche du mouvement En Marche! de Macron, avec d'une cinquantaine d'élus et responsables lyonnais. 

Les possibles futurs ralliés à Emmanuel Macron ont une attitude "pas convenable", gronde un vieux routier de l'Assemblée dont l'identité n'est pas révélée. "Il faut pouvoir se regarder dans la glace... et garder la tête froide", lance un jeune, militant réel ou imaginé.

Tout sauf lui
De façon générale, "il faut avoir le courage de ses idées et le transmettre à ses électeurs", prêche François Loncle, pro-Valls (qui soutint Laurent Gbagbo contre son vainqueur en 2010), condamnant l'"opportunisme" de certains collègues. Dont Annick Lepetit, Razzye Hammadi ou Olivier Faure ?

Rester dans l'expectative n'était pas "tenable", "les citoyens nous posent des questions", assure la marseillaise Marie-Arlette Carlotti,récemment ralliée à Vincent Peillon. Mais cette ex-ministre déléguée aux personnes handicapées de Hollande juge "la prudence de mise" pour beaucoup, car "qui peut dire qui va sortir gagnant ?" Prudence et convictions politiques ne font pas bon ménage.

"Sondages contradictoires, aucune certitude", une campagne "étrange", résume un soutien d'Arnaud Montebourg. "Sur le terrain, un degré d'indécision phénoménal", rapporte un ex-hollandais. Il n'y a "pas d'évidence", abonde une pro-Valls, notant une "discrétion" dans l'engagement de nombre de collègues ayant les législatives en tête. Une "stature (présumée) d'homme d'Etat" ne suffit pas ?

Les députés PS pro-Macron ne voteront pas à la primaire 
Ainsi, Stéphane Travert (Manche) ne votera-t-il finalement pas à la primaire. Mais comme le PS reste "sa famille politique", il fera "le tour des bureaux de vote de sa circonscription"...
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lundi 1 décembre 2014

Municipales du PS: rejet des comptes de campagne de l'ex-ministre M.-A.Carlotti à Marseille

Tous les candidats socialistes en infraction... 

Les comptes de campagne de Marie-Arlette Carlotti ont été rejetés
 
La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Première des huit candidats ayant conduit la liste PS-EELV dans les huit secteurs de la ville à faire connaître la décision de la Commission, la députée (PS) de Marseille, tête de liste dans le 3e secteur aux municipales en mars, a été avisée lundi 1er décembre

L'expert comptable chargé des comptes du PS marseillais avait opéré, le 10 juin, un second dépôt de comptes rectifiés, soit après la date limite du 30 maiC’est l’importance de l’écart entre les deux comptes qui a motivé la décision de la CNCCFP, entraînant le non-remboursement de 47,5% des dépenses engagées. 

Le tribunal administratif est saisi afin de statuer sur une éventuelle mesure d'inéligibilité pouvant aller jusqu'à trois ans. 

Mme Carlotti, ex-ministre déléguée à la lutte contre l'exclusion du gouvernement Ayrault, pourrait perdre ses deux mandats au conseil municipal et à la communauté de communes gagnés en mars.

Six candidats PS sur huit voient leurs comptes de campagne rejetés


Seuls les comptes de la tête de liste aux municipales Patrick Mennucci et ceux de Samia Ghali ont été validés. Contrairement à l'annonce du magazine Le Point, ce ne sont donc pas quatre des huit candidats socialistes aux élections municipales de Marseille qui ont vu leurs comptes de campagne rejetés par la CNCCFP, mais six. Une décision à la hausse qui provoque quelques remous.  

Le rapporteur de la commission avait pointé des dépôts de comptes en deux fois et hors du délai légal. Entre les deux dépôts, il existait des différences notables, dont, par exemple, un différentiel de plus de 25 % avait été remarqué s'agissant de Karim Zéribi ou de près de 20 % pour d'autres candidats.

Sur la Canebière, la "famille" socialiste risque de se déchirer de nouveau. 
Déjà jeudi soir, une violente bataille de chiffonniers entre Marie-Arlette Carlotti et Patrick Mennucci s'est déroulée sous les yeux ébahis des militants. En cause : la validation des comptes de campagne de l'ancienne tête de liste alors que les autres ont été rejetés. "Juridiquement, ce n'est pas possible que la tête de liste soit validée, et pas nous", s'indigne-t-on dans l'entourage des recalés.

Le tribunal administratif de Marseille devra dire si aux rejets des comptes s'ajoutent une amende et/ou une peine d'inéligibilité.

samedi 8 mars 2014

Municipales 2014: Carlotti poursuivie pour injure publique à caractère raciale

H.Boukhelifa porte plainte contre la ministre et candidate  à Marseille

Flagrant-délit de mépris socialiste de la diversité
Trahi par F. Hollande
L’avocat international franco-algérien, Hacen Boukhelifa, a déposé une plainte avec constitution de partie civile contre la ministre-candidate pour injure publique à caractère racial. Hacen Boukhelifa s’était porté candidat à la primaire citoyenne organisée l’an dernier par le PS pour désigner sa tête de liste aux élections municipales à Marseille. Discriminé par les socialistes blonds, il n’avait pu se qualifier, faute des parrainages suffisants, et s’était ensuite rangé derrière Marie-Arlette Carlotti. Il était devenu un membre actif de son équipe de campagne contre la promesse de figurer sur sa liste en position éligible.
Mais, de manière nettement moins démocratique, le Parti socialiste a récidivé en l'écartant de la liste Mennucci menée par Marie-Arlette Carlotti dans les 4e et 5e arrondissements de Marseille. Le Doyen des juges d’instruction du Tribunal de Grande Instance de Marseille est saisi de la plainte du bi-national..

Marie-Arlette Carlotti a perdu la primaire mais elle a été repéchée du Vieux-Port par Patrick Mennucci pour conduire sa liste dans les 4e et 5e arrondissements. Hacen Boukhelifa a donc attendu qu’elle honore sa parole. Mais, le 25 janvier, à l’occasion de l’inauguration de son local de campagne, Marie-Arlette Carlotti, interpellée par des militants sur les raisons pour lesquelles elle n’avait pas retenu l’avocat sur sa liste, répondait, selon quatre témoignages cités dans la plainte : "Hacen Boukhelifa ne sera jamais sur ma liste. De toutes façons, j’ai déjà un candidat arabe de la diversité sur ma liste. Il n’a qu’à aller voir Samia Ghali pour qu’elle le prenne dans les quartiers nord.
Depuis ces propos discriminatoires, le franco-algérien ne décolère pas. 

Carlotti et Jean-Noël Guérini
Il a déjà tenu une conférence de presse de protestation devant le local de campagne de la ministre. Et hier 7 mars, il a confié au cabinet de Me Sophie Bottai le soin de déposer une plainte avec constitution de partie civile contre Marie-Arlette Carlotti "pour avoir à Marseille, le 25 janvier 2014, et depuis temps non couvert par la prescription, par des discours, cris ou menaces proférés dans un lieu ou réunion publics, en l’espèce à Marseille, 13005, 11 A, rue Louis-Astruc, comportant une expression outrageante, un terme de mépris ou une invective, injurié publiquement M. Hacen Boukhelifa, à raison de son origine, son appartenance ou sa non-appartenance à une race, en l’espèce en disant "Hacen Boukhelifa ne sera jamais sur ma liste. De toutes façons, j’ai déjà un candidat arabe de la diversité sur ma liste et, il n’a qu’à aller voir Samia Ghali pour qu’elle le prenne sur sa liste du 15/16 dans les quartiers nord ", faits prévus et réprimés par les articles 23, 29, alinéa 2, 3 et, 42, 43 et 48 (6°) de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse."

Au terme de cette plainte, Hacen Boukhelifa demande réparation du préjudice qu’il dit subir.

Droit des étrangers
10 pays de l’Union européenne n’accordent aucun droit politique aux étrangers non communautaires (Allemagne, Autriche, Bulgarie, Chypre, France, Italie, Lettonie, Malte, Pologne et Roumanie). A plusieurs reprises, des institutions européennes se sont prononcées pour le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers extracommunautaires aux élections locales.
Dans le monde, 65 pays sur 193 donnent des droits politiques aux résidents étrangers, dont 23 pays où les étrangers peuvent voter à certaines conditions pour des élections nationales.

Les binationaux votent deux fois, dans le pays d'origine et dans le pays d'accueil et valent deux citoyens. Diplomé de l'Institut des Hautes Etudes Internationales, professeur en droit des étrangers et expert au pôle immigration-intégration, Me Boukhelifa, avocat à Paris et avenue du Prado à Marseille, est né en France d'un père algérien de sept enfants, mineur de charbon durant 30 ans à Oignies dans le Pas-de-Calais, mais il est néanmoins franco-algérien.

vendredi 7 mars 2014

Jeux paralympiques: Carlotti et Fourneyron choisissent la politique contre les athlètes handicappés

Deux ministres déserteurs des Jeux paralympiques

Elles soutiennent les musulmans Tatars...
Les deux incompétentes se paient le luxe 

d'un boycottage de nos athlètes
En charge des Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, et Valérie Fourneyron au poste de ministre des Sports, feront défection à Sotchi.
Les deux gourdes ont annoncé jeudi qu'elles ne se rendront pas aux Jeux paralympiques de Sotchi, qui doivent débuter vendredi. Le gouvernement français a choisi de soutenir un gouvernement ukrainien transitoire et illégitime issu de la rue et de tenter de mettre la pression sur Moscou que la Crimée russophone a appelé à son secours face à l'invasion des rebelles pro-occidentaux.

Le gouvernement français sanctionne les athlètes handicappés

Comme elle l'avait annoncé mercredi sur les ondes de Vivre FM, la ministre déléguée aux Personnes handicapées a confirmé jeudi son peu d'intérêt pour nos athlètes nationaux des  Jeux paralympiques de Sotchi qui débutent vendredi.

Sa collègue Valérie Fourneyron, ministre des Sports, va prendre la même décision. Une manière pour le gouvernement français de politiser une manifestation qui n'a lieu que tous les quatre ans.
Le sombre Ayrault a assumé cet abandon gouvernemental des handicappés, estimant jeudi après-midi "qu'il ne serait pas très cohérent d'envoyer des ministres en Russie alors que le gouvernement français a favorisé la suspension des travaux préparatoires du G8 à Sotchi".

La France n'est pas la seule à prendre une telle mesure
Hollande s'est encore aligné sur Obama: lundi, la Maison-Blanche avait déjà annoncé qu'aucune délégation présidentielle n'irait à Sotchi, tandis que le Premier ministre britannique conservateur, David Cameron, avait fait la même annonce la veille.
Laurent Fabius, le menteur en chef de la diplomatie française, a annoncé qu'il n'y aura aucun ministre français présent ce vendredi à l'ouverture des Jeux paralympiques de Sotchi, afin de protester, dit-il, contre la présence militaire russe en Ukraine. 
Or, la présence russe en Crimée, république autonome d'Ukraine, est totalement légitime. Les Russes occupent leur base navale de Sébastopol en Crimée, d'une part suite à des accords bilatéraux, et d'autre part en réponse à l'appel à l'aide du gouvernement élu de Crimée. De mauvaise foi et contre le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, le ministre des Affaires étrangères français fait de l'ingérence dans le sillage du président impérialiste américain et prétend sur France Info que" cela aurait été très inopportun." De mauvaise foi, Fabius énonce une appréciation subjective quand il assure que "nous prenons une attitude qui me paraît très raisonnable, c'est-à-dire qu'il n'est pas question de pénaliser les athlètes." Son commentaire est parfaitement damagogique et irrespectueux: "Ils ont travaillé dans des conditions très difficiles pour être présents là-bas. Ils ont travaillé pendant des mois et des mois. il est normal qu'ils puissent concourir."

Les propos de Fabius bafouent l'accord de 2010, par lequel l'Ukraine a prolongé le bail de la Russie sur le port de Sébastopol, jusqu'en 2042. A la vérité, l'anti-sioniste Fabius se range aux côtés des Tatars de Crimée, minorité musulmane d'origine turque. Ils étaient 5% le mois dernier, mais la propagande les a fait passer à 12%. Les Tatars (ou Tartares) furent accusés par les Soviétiques d'avoir fait bon accueil à la Wehrmacht allemande en 1941, et Staline les fera intégralement déporter, même si ultérieurement certains eurent la permission de revenir. Les Tatars sont en butte, comme les Rom, à l'hostilité des paysans sédentaires dont ils avaient pillé les ancêtres. L'ethnie tatare représente environ 5.000 personnes en Chine, principalement au Xinjiang, où ils ont participé aux émeutes de juillet 2009 avec le mouvement (sunnite) ouïghour, le Mouvement islamique du Turkestan oriental, finalement placé sur la liste des organisations liées à Al-Qaïda. Une centaine de familles nommées "Tatars" vit encore actuellement en Algérie et depuis le temps de la domination par l'empire ottoman.

La presse gouvernementale ne précise pas que l'Allemagne sera en revanche au côté de ses champions.

mardi 3 décembre 2013

Autisme: une expulsion scolaire qui ne mobilise aucun réseau de la gauche vertueuse

Expulsé de son collège parce qu'il est autiste: 
sa maman entame une grève de la faim

Comme Leonarda, Timothée est un jeune mineur jusqu'ici scolarisé.

Mais Timothée, 13 ans, a été expulsé de son collège de Lyon, au motif qu'il est autiste. Il aurait été Rom, que les associations, colletifs et réseaux se seraient mobilisés pour soutenir sa cause.
Le juge qui n'apparaît pas au 'Mur des cons' du Syndicat de la Magistrature a signé l'ordonnance de son placement en IME... où il n'y a pas de place pour lui. Sa maman entame une grève de la faim pour dénoncer cette injustice. 
On ne devait plus arrêter de clandestins en milieu scolaire
Valls n'a en revanche aucune considération pour un jeune adolescent autiste. Lyon a en effet été hier le théâtre d'une scène d'inhumanité tout à fait tolérable. Des policiers, appelés par le collège, ont forcé cet enfant autiste à sortir du collège où il est scolarisé, alors que tout se passe bien pour lui depuis la rentrée. C'est l'histoire révoltante de Timothée, 13 ans.

La maman a tous les torts

A l'été 2011, l’inspecteur académique du Rhône acte la décision de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du Rhône d’orienter Timothée en Institut médico éducatif (IME), malgré un manque de place immédiate en IMEA.
Entrée du collège François Truffaut 
à Lyon dont Timothée est expulsé
A la rentrée 2011, Timothée est donc néanmoins ré-admis dans une classe spéciale, intégrée au collège. Mais en octobre, l’inspecteur académique prend la décision d'exclure Timothée du collège, car " cela se passe mal". 

Maryna, 
la maman de Timothée, séparée de son ex-mari, qui assure la garde de son enfant, réagit en déposant au commissariat une plainte pour discrimination. L'examen de la plainte conclut à l’absence de discrimination : le personnel de l’Éducation nationale est jugé exemplaire avec l’enfant et orienter un enfant sans s'assurer qu'il a une solution alternative d'accueil n'est pas une faute.

La maman se voit en revanche reprochée sa manière trop exclusive d’aimer son enfant
.
 
Maryna saisit alors le Tribunal administratif en référé, pour un recours suspensif à la décision d’orientation en IME. 
De novembre à avril, Timothée n’est plus scolarisé et reste avec sa maman, qui arrête de travailler pour pouvoir s’en occuper. Elle lui fait l’école à la maison, il progresse du mieux qu'il peut.

La justice a tranché

En avril 2012, Maryna  excédée accepte de remettre son fils au collège, avec une Auxiliaire de vie scolaire (AVS) recrutée par l'Education nationale. Le collège accepte de le reprendre, à temps partiel, après les vacances de Pâques, si le tribunal reporte ou annule la décision d’orientation en IME. 

Mais 
quelques semaines plus tard, le tribunal décide d'imposer une orientation en IME, ceci en dépit des avis de spécialistes qui recommandent l'intégration dans le milieu ordinaire. Cette orientation doit être "à effet immédiat", quelles que soient les actions juridiques que pourrait entreprendre Maryna pour s’opposer à cette décision. 
Jugée par ailleurs responsable de la situation, la mère de Timothée est en outre sanctionnée : elle ne percevra pas le complément d’allocations auquel elle a droit. Maryna dépose un nouveau recours contre cette décision.

Malgré la décision du juge, le collège n’ose pas expulser Timothée. Il finit l’année scolaire au collège, à temps partiel et tout se passe au mieux. Le 18 juin 2012, tombe la décision du recours : l’orientation en IME est imposée, mais sans la close "exécutive".

Bras de fer

François Truffaut est 
l'auteur du film
L'Enfant Sauvage (1970)
Maryna est convoquée par la directrice académique adjointe qui décrète à la veille de la rentrée scolaire 2013 : "Le collège c’est fini. Thimotée ira en IME". Maryna refuse. Elle annonce que son fils ira le jour de la rentrée au collège, avec son AVS. La principale la prévient qu’elle n’acceptera pas son fils, car elle n’a pas d’autorisation. Maryna menace d'interpeller la presse et la télévision. 
Souhaitant éviter les vagues médiatiques, l’inspection cède et convoque l’AVS pour qu’elle soit présente au collège le lendemain. Timothée retourne donc au collège, avec son AVS, et tout se passe très bien pendant trois semaines.

Apprenant que la deuxième décision du tribunal en date du 18 juin 2010 ne contient plus la clause "exécutive" d’orientation immédiate en IME, le père de Timothée, qui préfère que son fils aille en IME, informe la présidente du tribunal de cet "oubli". Le tribunal, "s’auto-saisissant" de lui-même, accède à la demande du père et ajoute cette clause sur le champ
Cette "auto-saisie" sans aucun précédent n’a, d’après l'avocate de Maryna, aucun fondement juridique.

Expulsion forcée

Dans l'indifférence générale, le petit autiste est exclu du collège sur intervention de deux policiers, le mercredi 25 septembre 2013. Son beau-père raconte la scène : "J’étais avec Tim ce matin à 10 h au collège. On a été reçus par la principale et deux flics en civil. Elle a exigé qu’on sorte, Tim et moi. J’ai refusé, arguant que puisque Tim n’était inscrit nulle part ailleurs, sa place était là. Puis j’ai exigé un ordre écrit. Refus. J’ai dit que, dans ce cas, je ne sortirais que par la contrainte (sans me rouler au sol cependant). Et que je ne forcerais pas Tim pour le sortir; ils devaient assumer leurs décisions. Pendant ce temps, Tim était allé vers sa classe, suivi de son AVS. Lui, s’est roulé par terre quand on a voulu qu’il sorte. L’AVS, admirable, a réussi à le calmer et l’asseoir dans le hall du collège avec des fiches de travail. Quand j’ai vu que Tim acceptait de sortir tranquillement, je l’ai suivi, avec les deux flics derrière nous ! Les élèves et les profs sont choqués.
Quelles sont les actions menées par la FSU, Sud Education ou le SGEN-CFDT, syndicats d'enseignants ?

Très éprouvée, Maryna a décidé d'entamer une grève de la faim pour alerter l'opinion publique sur la situation de son fils. 
"Pour les élèves ayant un degré développemental et intellectuel suffisant, l’inclusion en classe ordinaire est la règle." avait lancé, la veille, la ministre Marie-Arlette Carlotti qui ne s'est pas saisie de l'affaire. Une déclaration qui ne fait pas autorité et que tous n'appliquent pas nécessairement... comme le prouve le vécu de Timothée.

Pour signer la pétition de soutien à Timothée, rendez-vous I C I

Hugo Horiot, qui souffrait de la maladie d'Asperger, une forme d'autisme, a réussi à surmonter ce handicap. 
Il a même publié un récit sur son enfance, qui s'intitule L'empereur, c'est moi.



lundi 14 octobre 2013

"Brignoles n'est pas la France", estime le ...Premier ministre socialiste

Les opposants à Hollande ne sont pas Français

Pour ce gouvernement, tous les Français ne sont pas égaux


Faut-il tirer des conclusions nationales sur le FN et l’électorat français à partir de la cantonale partielle de Brignoles remportées par le parti de Marine Le Pen ?
Pour Jean-Marc Ayrault, ce serait une erreur. Et le Premier sinistre met en garde les commentateurs: ceux qui le font, ou l’écrivent, se trompent. 

"Je rappelle que Brignoles n’est pas la France. 

Il ne faut pas généraliser le résultat du FN à Brignoles"
Depuis Matignon ce lundi 14 octobre, le Premier ministre a réagi à l’élection de frontiste Laurent Lopez à la cantonale de Brignoles. Il a assuré que la situation de ce canton varois n’est pas révélatrice d’une tendance plus globale.

MA Dalton
M.-A. Carlotti
"Il serait trop hâtif de se lancer dans ce genre de commentaires. Malheureusement, je l’ai entendu et lu." 

Le raisonnement de Ayrault: pourquoi les opposants de Brignoles sont des étrangers à la république 
"Je vous rappelle que dans ce canton, François Hollande est arrivé troisième au premier tour de l’élection présidentielle avec environ 20% des voix. Donc ce n’est pas la France."

Il aurait néanmoins des raisons de se féliciter de la mobilisation des "électeurs républicains" et du "Front républicain"
Celui-ci n’est, selon lui, ni en cause ni enterré..  

Ayrault dénonce en revanche "la responsabilité des dirigeants de l’UMP" dans la montée du vote FN :
"Ils n’ont pas levé le petit doigt pour défendre leur candidate. Il ne faut pas qu’ils s’étonnent que les électeurs les fuient pour aller directement vers ce parti."
MA Carlotti, alors sous tutelle
de Jean-Noël Guérini
"Le Premier ministre verra Marie-Arlette Carlotti cette semaine comme prévu, il lui redira qu’elle a toute sa place au sein du gouvernement", selon l’un des conseillers du Premier ministre. C'est toute la valeur accordée à la base et elle est capable de se maintenir, malgré la claque adressée par les militants et sympathisants socialistes, dimanche.

A la primaire PS de Marseille, les apparatchiks ont soutenu MA Carlotti
Leur candidate a été éliminée au premier tour, laissant la place à un autre gros mou et à la candidate de Jean-Noël Guérini...

Les étrangers sont-ils de meilleurs Français que les Varois ?

jeudi 5 septembre 2013

Mystères sur la prise d'otages à l'hôpital Nord de Marseille

Un service public, théâtre d'une prise d'otages

Les faits datant de la mi-août mais passés sous silence

Les renforts de Valls n'ont produit aucun effet sensible. 
Dans la nuit du 12 au 13 août dernier, revolver au poing, un patient, en soins pour des blessures par balles, a séquestré plusieurs infirmières à l'hôpital Nord de Marseille. 

La presse ne s'est pas emparée de l'information

Alors que, dans la perspective des municipales, le PS est à l'affût du moindre acte de violence à Marseille, jusquà Marignane et La Ciotat, les faits n'ont été révélés que trois semaines plus tard, le mercredi 4 septembre.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait été directement informé de ce que La Provence qualifie de "prise d'otage" lors de sa venue à Marseille le 20 août dernier… 

Le patient surgit, armé, dans les couloirs. 
La scène de prise d'otage "s'est jouée" (Le Parisien) au beau milieu de la nuit, vers deux heures du matin. Le forcené est un homme qui a été admis à l'hôpital Nord quelques jours plus tôt : blessé par balles dans un bar de Saint-Antoine, un quartier nord de la ville, il vient d'être opéré. Sorti de réanimation, il récupère dans le service de chirurgie thoracique. Mais ce soir-là, l'homme fait irruption dans les couloirs, un revolver à la main. Il commence à menacer le personnel. "Il interdisait à quiconque d’entrer ou de sortir de l’unité, menaçant de buter le premier qui désobéirait ou qui donnerait l’alerte", confie le professeur Pascal Thomas, dans les colonnes de la Provence.

Cette prise d'otage intervient après 
l'agression au couteau d'un infirmier dans un autre établissement
 de santé de la ville.
Le "garçon" de 18 ans, poignardé dimanche 18 août à l'aube dans le centre-ville de Marseille par trois "jeunes hommes", est mort lundi. D'origine comorienne, il était connu des services de police pour plusieurs délits et vols et était sorti de prison récemment. L'un des trois agresseurs présumés, qui dimanche avaient également attaqué un infirmier des urgences, a été interpellé lundi à son domicile. Un autre a été arrêté à 17 heures à Marseille et placé en garde à vue.

Le preneur d'otages repart libre par la porte

L'incroyable prise d'otages à l'hôpital de Marseille en plein mois d'août a finalement pris fin avec l'intervention de la police.Les forces de l'ordre  réussissent finalement à maîtriser l'individu. 
Le patient armé livre alors une explication surréaliste à son geste : l'homme était persuadé que ses agresseurs le cherchaient partout dans l'hôpital pour l'exécuter. C'est pour cette raison qu'il s'est procuré une arme auprès d'un ami. Le revolver n'a pas été retrouvé et le forcené est reparti libre. La direction de l'hôpital explique pour sa part que cette affaire a été passée sous silence.

Des soignants dans la crainte de représailles

L'affaire n'a pas été rendue publique. "Je n’en avais pas eu connaissance", a fait sa le sénateur-maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin. Motif invoqué : les infirmières n'auraient pas porté plainte pour ne pas donner leur identité.

Il reste que nous sommes en présence d'un "dysfonctionnement de la police et de la justice":  en France, les victimes se sentent si peu en sécurité qu'elles ont peur de représailles des voyous et la police laisse aller les délinquants armés maîtrisés dans les services publics. Etait-ce un deal accepté du preneur d'otages par les hommes de Valls ?

La stupéfaction de Patrick Mennucci

Maire du 1er et 7e arrondissement, député et candidat à l’élection municipale à Marseille en 2014Patrick Mennucci s'est déclaré stupéfait : "Je ne comprends pas que la direction des hôpitaux, qui est censé au minimum protéger son personnel, sous prétexte que les infirmières effrayées n'aient pas porté plainte, n’ait pas porté plainte. Je vais demander des explications à l'AP-HM et au procureur de la République dès demain matin [jeudi]."
VOIR et ENTENDRE Patrick Mennucci accuser la direction de ne pas avoir porté plainte:



Jean-Michel Budet, directeur adjoint de l'AP-HM, rminimise la portée de cette affaire : "On a procédé à l'expulsion d'un malade qui était détenteur d'une arme à feu et menaçait verbalement le personnel (…) J'appelle pas ça une prise d'otages." 



Des propos relayés par la ministre délégué aux Personnes handicapées,
Marie-Arlette Carlotti, une autre des six candidates socialistes à la mairie, a sa version des faits: "D'après les services de l'Etat, il ne s'agirait pas d'une prise d'otages, mais de voyous qui ont tenté de faire entrer illégalement une arme au sein de l'hôpital et menacé certains personnels, ce qui est inacceptable". La ministre précise que le directeur de l'Assistance publique - Hôpitaux de Marseille s'est ouvert de cet incident à Jean-Marc Ayrault le 20 août.

Jean-Claude Gaudin affirme qu'il demandera "des explications dès demain (jeudi)"
Et l'élu ajoute : "Avant de dramatiser cette situation, je demanderai surtout pourquoi les infirmières n'ont pas voulu le dire (...) Nous demandons toujours plus de moyens de sécurité.
Le maire de Marseille a accueilli avec indignation l'annonce, mercredi, de renforts policiers à ...Lille, ville socialiste de la Ch'tite Martine Brochen-Aubry. L'élu y voit une nouvelle démonstration du "mépris" du gouvernement pour la deuxième ville de France. Il a dénoncé une "décision partisane", alors que sa ville, un port, doit composer avec des renforts "au compte-gouttes", après l'asphyxie économique opérée pendant ses mandats par les collectivités territoriales socialistes dirigées par Jean-Noël Guérini et Michel Vauzelle.

VOIR et ENTENDRE Jean-Claude Gaudin: "Je réclame sans cesse des renforts de police":

 

Des informations lacunaires

Les identités des malfaiteurs sont habituellement dissimulées pour des raisons idéologiques et politiques

Elles révéleraient des des situations illégales et des origines récurrentes en matière de délinquance. La presse se prête à la désinformation en acceptant d' "auto-censurer" les éléments d'identification: "trois jeunes", "le garçon de 18 ans", poignardé "par trois jeunes hommes", "la personne"... permettent de ne pas alerter l'opinion. Il faut  que le voyou soit d' "origine comorienne" pour que les media fassent leur métier. Est-ce de la discrimination ou du mépris ?
On nous dit que les services de police ne savent rien des "trois agresseurs présumés", mais l'un d'eux a néanmoins un domicile où il a pu être interpellé lundi. Il suffirait qu'un stagiaire fasse une rapide enquête de voisinage pour que l'information soit complète, mais pourquoi, outre la séquestration des infirmières, l'identité et l'origine du preneur d'otages ont-elles été tenues secrètes ?