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dimanche 27 janvier 2019

Contre-manifestation des pro-Macron contre les Gilets jaunes, dimanche

Les soutiens à Macron, en rangs dispersés

Si le mouvement des Gilets jaunes s'essouffle, 

celui des pro-Macron peine à trouver son souffle

La cible des anti-Gilets jaunes, pro-Macron
Les amis de Macron auront mis douze semaines avant de réagir. Les "Foulards rouges" et les "gilets bleus" ne défendront pas le pouvoir d'achat des "gens qui ne sont rien", mais riposteront aux "gilets jaunes" pour défendre les options politiques incarnées par Macron. 

Ils se veulent les porte-parole de la majorité silencieuse. Ca commence mal, puisque 52% des Français soutiennent les Gilets jaunes en lutte contre les taxes et surtaxes et pour une vie meilleure.

Ils ont choisi le biais de slogans qui ne trompent personne,  "stop aux blocages" et "stop aux violences", puisqu'ils ont commencé par s'inscrire dans le contexte de crise sociale en "soutiens à Macron". 
Le manifeste des Foulards jaunes date de fin décembre 2018, plus d'un mois après le début du mouvement de contestation de la politique de Macron, notamment sa surtaxation des carburants pour financer essentiellement son budget général, au prétexte d'aider à la transition énergétique. Le Huffington Post écrit que l'idée d'une "Marche républicaine de soutien à Emmanuel Macron" a plutôt fait son chemin "dans la foulée de l'allocution exceptionnelle du président de la République promettant plusieurs mesures pour le pouvoir d'achat," ce qui met un peu plus à mal la thèse d'une réaction aux violences commises par des "casseurs" en marge d'"Actes" de Gilets jaunes. L'initiateur anonyme - Laurent de Toulouse - a dû faire quelques concessions et abandonner le caractère politique du rassemblement pour l'amputer et le rebaptiser "Marche républicaine des libertés," évoquant bizarrement la "Marche des Fiertés" LGBT. Pas fiers, les "foulards rouges", d'être les soutiens du chef de l'Etat ?

Leur erreur stratégique originelle a ensuite rendu laborieuse l'organisation des groupuscules, en dépit des coups de pouce des chaînes d'information notoirement favorable au gouvernement (BFMTV, Cnews et LCI, mais aussi le service public de France Télévisions), alors qu'ils restaient confidentiels sur les réseaux sociaux et en associations.

Bien que rejoints par les "Gilets bleus", les "Foulards rouges" ne parviennent pas à définir une ligne commune et à se mettre d'accord sur les suites à donner à leur mouvement, à la veille de la "Marche Républicaine des Libertés" prévue le 27 janvier, et initialement intitulée "Marche Républicaine des Libertés en soutien à Emmanuel Macron". Le rassemblement veut désormais, mais un peu tard, gommer cet objectif partisan et toute référence politique.

L’image contient peut-être : 1 personne, ciel, chaussures et plein air
Pour convaincre, certains en font même un peu trop : "Ce n’est pas une manifestation contre les ‘gilets jaunes’, mais pour notre République et le respect des institutions. C’est une marche totalement apolitique. Chez nous, il y en a beaucoup qui ne supportent pas le président", assure Théo Poulard, ouvrier boulanger quimpérois de 23 ans, ou Benois Peintre (Theo), sur Facebook, selon le cas (c'est le même, ci-contre), vice-président des "foulards rouges". Il avait toutefois commencé par déclarer : "On est contre les casseurs, les pilleurs et les extrêmes", à l'invitation de Bernard Poirette, un sexagénaire agile, passé de RTL à Europe 1, groupe Lagardère Active (Paris Match, JDD, Elle, etc) et gros pourvoyeur de chroniqueurs et intervenants partisans sur BFMTV (dont les sournois Bruno Jeudy et Bernard Poirette ou l'offensive Jannick Alimi).
On notera au passage que, depuis décembre 2017, le journaliste  "libre et indépendant" Frédéric de Lanouvelle, présentateur sur différentes tranches d’information de BFMTV (2007-2016), puis membre de la rédaction de l'émission Sept à Huit sur TF1, est porte-parole du ministère de l’Intérieur...


Près de 2.000 participants - on a dit 10.000, ensuite - se sont inscrits (Facebook) à La Marche Républicaine des Libertés, prévue dimanche 27 Janvier à Paris
Résultat de recherche d'images pour "battre le pavé"
Né dans le Vaucluse, quelques jours seulement après la première mobilisation des "gilets jaunes" du 17 novembre, le mouvement s'est aussitôt attiré des soupçons de "récupération", puis de "téléguidage" par le pouvoir et les réseaux sociaux ne les ont pas ménagés, bien qu'ils aient aussitôt fait disparaître toute référence macronienne. 

Leur groupe Facebook, "Foulards rouges : riposte face aux gilets jaunes", créé le 26 novembre sous le nom de "Brassards Rouges", plafonne à 38.190 membres. La page "STOP, Maintenant ça suffit" (née le 10 décembre) ne réunit toujours que  4.575 mentions "j'aime" et est suivie par 5.711 abonnés.
Rejoints par les "gilets bleus", dont la page compte royalement 1.540 abonnés, ils organisent une "Marche Républicaine des Libertés", dimanche 27 janvier. En un mois, l'événement cumule moins de 10.000 sympathisants. Après une durée inédite de deux mois de mobilisation des défenseurs du pouvoir d'achat, les "anti-gilets Jaunes" ont enfin décidé de se rendre visibles - et de se compter - en occuper les rues parisiennes.
Réussiront-ils à siffler la fin du match ?

Photo de profil de Laurent de Toulouse, L’image contient peut-être : 1 personne, lunettes et gros plan
Lancée fin novembre par l'ingénieur toulousain Laurent Soulié (ci-contre), auteur de la page "STOP, Maintenant ça suffit", pour protester contre les "filtrages" qualifiés de "blocages" mis en place par "les gilets jaunes" (dont ils ne prennent pas en compte la trêve des fêtes de fin d'année), la manifestation est co-organisée par le Mouvement des Foulards Rouges, rejoint par un autre collectif, celui des Gilets Bleus, alors que la ville de ce "sympathisant LREM de Toulouse" (Europe 1) reste l'un des bastions de la contestation. "Laurent de Toulouse" a finalement dû briser son anonymat sur les réseaux sociaux.
Ceux qui seront dans la rue "ce sont ceux qui en ont marre de voir, tous les samedis, des scènes de saccage, de pillage, de voir leur liberté de circuler entravée", prétend Laurent Ségnis, fondateur du collectif des "Gilets bleus". Le juriste de 36 ans dénonce une "mise à mal de l'économie du pays par les 'gilets jaunes'" : "près de 60.000 salariés au chômage partiel, des CDD raccourcis, des missions d'intérim annulées... "Cette marche, c'est "un ras-le-bol", notamment "des commerçants" lassés "des fermetures, des pertes de chiffre d'affaires des vitrines cassées, des stocks dévalisés", liste ce poujadiste. Sympathisant notoire du parti présidentiel, 'La République En Marche' (LREM), il pratique un amalgame en accusant le mouvement de "méthodes coercitives" et se dit "ébahi". Sans nuance, il l'étiquette proche "des extrêmes et des populismes", à la fois de droite et de gauche. "L'heure est venue de dire 'stop' !", lance ce militant à l’origine d’une autre pétition : "Pour le droit de circuler librement le 17 novembre".

Une marche "pro-Macron"

L'iconographie déversée par les Foulards rouges sur les réseaux sociaux fait étrangement écho aux écarts de langage clivants du gouvernement :

Page Facebook qui a pour but de "montrer à tous, 
ce qu'il en est du pacifisme jaune". Et de 
 prouver que les Foulards rouges sont apolitiques?
"lèpre nationalisteet un retour aux "années 1930" évoqués par Macron (entretien du 31 octobre avec Ouest France, dans lequel il appelait à "être lucide" et à "résister"...) ou "peste brune", selon son ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, propos irresponsables qui ont fait monter la colère populaire et sucité cette contre-offensive qui ajoute au chaos.

Comme Jacline Mouraud (Gilet jaune), "J'ai fait ça comme un exutoire, c'est un cri du cœur", admet Laurent Soulié, alias "Laurent de Toulouse", auteur de la page Facebook "STOP, Maintenant ça suffit". "J'ai été très choqué par les violences, en particulier à Paris : le saccage de l'Arc-de-Triomphe, les appels à rentrer dans l'Élysée, à marcher sur l'Assemblée nationale, les images du boxeur... Caricaturiste parmi d'autres, cet ingénieur aéronautique ne s'est pas interrogé sur la gestion calamiteuse des effectifs de police qui ne se trouvait pas sur les lieux de l'action.

Ce salarié du privé  estime que "le mouvement ne poursuit plus une revendication sociale". Il ne cache d'ailleurs pas sa sympathie pour le Président de la République : "J'ai voté En Marche au premier comme au second tour [lors de l'élection présidentielle de 2017]", avoue ce militant si longtemps masqué. En même temps, il se défend d'organiser une marche "pro-Macron". Si toutefois des élus LREM se joignent à la marche, ce sera "en tant que citoyens", exhorte-t-il.
Ce mouvement est parti sur de mauvaises bases troubles
Il ne divise pas seulement les Français, mais aussi ceux qu'il prétend aider. 
"Si j'y participe, je ne le dirais pas", a déclaré le président du groupe LREM à l’Assemblée, Gilles Le Gendre, invité de France Inter, tandis que Olivia Grégoire s'est déclarée sympathisante et participante, en famille.

A travers cette marche, "ce n'est pas la personne d'Emmanuel Macron, c'est la fonction que je veux soutenir," raconte le Toulousain de 51 ans, qui y voit une façon de défendre "les institutions", "la République" et "la démocratie" elle-même.

Pour se joindre à la manifestation, les "Foulards rouges" ont d'ailleurs posé leurs conditions :
Résultat de recherche d'images pour "Théo Poulard"
que l'événement soit "renommé et apolitique", explique Théo Poulard (lunettes pour se vieillir), alias "Benois Peintre", en séance de rattrapage : riposte face aux gilets jaunes". "La moitié de nos membres était pour, et l’autre moitié était contre", explique le vice-Président de l'association Le Mouvement des Foulards Rouges qui revendique 1.200 adhérents depuis sa création, le 29 décembre. Lui-même raconte qu'il a voté pour Benoît Hamon au premier tour, puis Emmanuel Macron au second, faute de mieux, "sinon, c'était les extrêmes", suppose-t-il.

Beaucoup de "foulards rouges" pourraient être des "gilets jaunes"

Des Brassards rouges contre les GJ, un journaliste de la CFDT pour les représenter… Y’a le feu à MatignonC'est-à-dire des "casseurs" ? "Il y a des gens de tous bords politiques et de toutes catégories sociales parmi nos membres", affirme le boulanger quimpérois de 23 ans nommé Peintre. 

Qu'est-ce qui les fait sortir du bois ? 
Aucune description de photo disponible.
Choix des Gilets bleus
pour illustrer leur page Facebook
Les avait-on vus sortir leur brassard rouge lors des grèves syndicales avec violences en marge des défilés, malgré leurs services d'ordre musclés et aguerris, notamment lors de la réforme des transports contestée par la CGT ? Et lors des arrivées clandestines de migrants ? Ou lors des manifs de lycéens et étudiants ? Sont-ils allés débloquer les facs squattées (à Tolbiac, Montpellier, Metz ou ...Toulouse), empêchant les étudiants non grévistes d’aller en cours et de passer leurs examens ?

Depuis deux mois, c'est même "une majorité silencieuse des Français" qui "se terre [sic] et se tait", caricature Laurent Soulié. Las d'être "traité de bourgeois qu'on vient déranger", il tient à souligner que lui-même vient "d'un milieu modeste". S'il "ne se positionne pas contre les 'gilets jaunes'", considérant leur demande de "plus de pouvoir d'achat" comme "légitime", il estime néanmoins qu'"il y a eu une main tendue, un appel à dialogue, des mesures sociales ont été prises" depuis l'allocution d'Emmanuel Macron, le 10 décembre. C'est sur la base de ce postulat qu'il affirma que, tout en dénonçant "la forme" et non "le fond" du mouvement : "les manifestations deviennent donc illégitimes, on a franchi la ligne jaune, c'est une dictature de la minorité", juge-t-il : l'avènement d'un Troisième Reich bis, somme toute ?

VOIR et ENTENDRE le réquisitoire de Jean-Michel Aphatie (...Europe 1), sur la même longueur d'ondes avec les Foulards rouges :

Même son de cloche du côté de Fabien Homenor, administrateur du groupe "Foulards rouges de France : Défense des Libertés Citoyennes" (photo-ci-dessous) qui cumule 3.976 membres depuis sa création, le 21 décembre, et créateur de page "Foulards rouges de France" qui affiche plus de 22.000 abonnés. Le groupe "fermé" des "Brassards Rouges" (modifié par la suite), ouvert par John Werner le 26 Novembre 2018 sur Facebook, a été repris par F. Homenor, le 8 décembre.
"Sur nos pages, on a demandé aux membres s'ils touchaient plus ou moins de 2.000 euros, 70 % ont répondu qu'ils touchaient moins, sur un échantillon d'environ 4.000 votants", affirme-t-il, sans contrôle possible. Cet informaticien indépendant et itinérant de 34 ans, originaire de la commune de L'Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse, reconnaît qu'il aurait pu enfiler un gilet jaune, au tout début du mouvement, comme "beaucoup de 'foulards rouges' pourraient être des 'gilets jaunes'". "Je fais beaucoup de trajet, donc je suis concerné par la doléance initiale des 'gilets jaunes' sur le prix du carburant (...) on comprend le mal-être de nos compatriotes, mais on dit 'stop aux blocages' et 'stop aux violences', indique-t-il. Et subissez ?

Partis-pris, caricature, rivalités et division
Communiqué contre communiqué, le mouvement des Foulards rouges est incohérent. Unis dans leurs positions, ils n'en sont pas moins divisés sur leur mode d'action et leur manifestation de ce dimanche met en évidence les divergences. Fabien Homenor et ses 1.700 adhérents Les Foulards Rouges de France estiment que, pour l'opinion publique, c'est "la marche à Macron" et c'est pourquoi "nous ne participerons pas à la marche", a-t-il annoncé

Des dissensions que le ralliement des "gilets bleus" à la marche risque de creuser. 
L’image contient peut-être : personnes debout
En effet, l'administrateur de la page, Laurent Ségnis, est adhérent  au parti La République En Marche, dans le Val de Marne et il a "activement participé à la campagne présidentielle". Il confirme avoir été contacté par plusieurs élus. "Tous sont les bienvenus, pourvu qu'ils soient républicains", annonce le "gilet bleu" qui assure lui-même venir "en tant que citoyen".

De son côté, Fabien Homenor maintient son appel "à ne pas participer" à la marche. Dans un communiqué, il souligne "des risques d'affrontements" et "d'être infiltrés par des casseurs mal intentionnés", puisque la marche ne bénéficie pas selon lui "d'autorisation définitive et se tiendra en même temps que la Marche pour le Climat".
Le Mouvement des Foulards Rouges annonce qu'il modifie le parcours de la marche : le départ ne se fera plus depuis la Place de la République, mais de la Place de la Nation, en direction de la Place de la Bastille, "sur demande de la Préfecture de Paris, parce qu'ils s'attendent à ce qu'il y ait du monde [10.000 personnes espérées] et c'est plus facile à sécuriser", rapporte Laurent Soulié. "Les gens se sont organisés, se réjouit Laurent Ségnis, j'ai reçu des messages de gens qui ont affrété des bus de toute la France (...) quatre sont prévus rien qu'à Dijon. Certains ont acheté leurs billets d'avions (...), même des expatriés."

dimanche 7 mai 2017

Période de réserve bafouée: Libération appelle à voter Macron en Une

En pleine période de réserve, Libération appelle à voter Macron en Une  

De nombreux internautes ont conservé leur capacité d'indignation

Tandis que la presse s'abaisse à chaque instant,  
des citoyens vigilants ont exprimé leur stupéfaction à la vue de cette couverture partisane du journal Libération

La loi interdit en effet la "propagande électorale" aux media dès la veille du scrutin. La presse imprimée n'est, elle, pas concernée, mais Libération possède un site et,  a fait preuve de tout le respect de la déontologie dont il est capable... 
"Faites ce que vous voulez, mais votez Macron" : la Une (papier et électronique) du journal Libération du 6 et 7 mai a le mérite d'éclairer l'électeur sur son impartialité. 
Publiée le 6, à la veille du second tour de l'élection présidentielle, le 7 mai, la couverture a laissé plus d'un internaute incédule. En effet, comme le rappelait le même Libération le 5 mai,  à l'exception toutefois de "la presse imprimée", les media ont interdiction de diffuser de la "propagande électorale" dès la veille du scrutin à minuit. 

La loi s'applique seulement à l'opposition

"On nous parle de devoir de réserve sur le Macronleaks et la Une de Libération ce matin appelle clairement à voter Macron. Ubuesque !", gronde un internaute. "Quelle hypocrisie cette loi. C'est fou !", remarque un autre que la presse classera au nombre des fachos intolérants et virulents, accusant d'injustice les internautes (grossiers et illettrés 'sans-dents, peut-être aussi), tandis que les pros vertueux de l'information (bac + 5 et abattement fiscal de 8.760 euros) font un métier difficile et s'évertuent à traiter chacun équitablement par le flou, voire l'anonymat, la manipulation, voire le mensonge, en vérité, le sondage et le mépris des "gens": respecter les temps de paroles, la belle affaire, au vu du choeur des opinions de parti-pris déversés sur les antennes et l'audiovisuel, contrôlé dit-on, par le CSA, présidé par Schrameck, un nom bientôt prononcé comme une insulte...

De honte, les membres de la Commission nationale de contrôle de la campagne électorale (CNCCEP) se sont-ils fait hara-kiri ?

Ou, parce qu'ils ont un sens particulier de l'honneur, se félicitent-ils déjà de la bonne tenue de la campagne 2017 ?
Ses cinq juges (Conseil d’État, Cour de cassation, Cour des comptes et deux membres en activité ou honoraires du Conseil d'Etat, de la Cour de cassation ou de la Cour des comptes, désignés par les trois premiers membres de droit) veillent à ce que tous les candidats bénéficient de la part de l’État des mêmes facilités pour la campagne en vue de l’élection présidentielle." Leurs identités ne sont pas accessibles aux "gens" !
"C'est donc ça le devoir de réserve ?", a ironisé un autre twitto innocent, probablement évoquant le "temps de réserve". 

Le quotidien de Patrick Drahi (comme BFMTV) dérive et récidive impunément

Le 22 avril, à la veille du premier tour de la présidentielle, le quotidien dirigé par Laurent Joffrin, la crème de l'éthique molle, avait déjà opté pour une première page "engagée", sur laquelle on voyait une image de Marine Le Pen et François Fillon, accompagnée du commentaire "Tout sauf eux"

La presse écrite n'est pas concernée par la "période de réserve" !
Comme le stipule l'article 49 du code électoral, le jour et la veille du scrutin, il est formellement "interdit de diffuser ou de faire diffuser par tout moyen de communication au public par voie électronique tout message ayant le caractère de propagande électorale"
Il fallait qu'en France la loi rappelât un minimum d'éthique à cette presse exemplaire, tant elle est incapable de s'auto-réguler: impuissante à se respecter, elle ne pouvait respecter ses lecteurs. 
Alors, l'unanimisme des media aura convaincu l'électeur que la vérité est du côté du pouvoir, car, on le sait et ça ne se discute pas, le socialiste est, par essence, un humaniste et un démocrate. C'est acquis ! 

Un rappel magistral en pure perte 

La presse imprimée n'est donc pas concernée par cette protection démocratique  de l'électeur. Mais Libération n'est en rien exempté du respect de la réglementation et de ses concitoyens. Le quotidien se soucie comme d'une guigne des rigueurs de la commission électorale, puisque le journal donneur de leçons possède un site qui lui permet de contourner la réglementation par le biais de  sa version électronique du quotidien, accessible à tout un chacun ? Et de biaiser les cinq juges consentants.
La question devra être tirée au clair dans les jours qui viennent. Sauf si l'électeur aime qu'on le lui mette par derrière.


jeudi 19 janvier 2017

Primaire socialiste: les députés PS ne trouvent pas leur compte parmi leurs sept candidats

Les godillots socialistes ne trouvent pas chaussure à leur pied

Nombre de députés PS n'ont pas le courage de choisir

Climat de grande incertitude à quelques jours du premier tour de la primaire organisée par le PSmanque d'enthousiasme, prudence ou calcul, les députés socialistes attendent de savoir quel est le bon cheval à enfourcher dans la perspective des législatives de printemps.
"Le groupe socialiste est à l'unisson des Français: paumé. Un tiers des députés n'a pas pris position", confirme l'un d'eux, Hollandien responsable mais anonyme, décryptant un effet de "l'onde de choc de la décision de François Hollande" de ne pas se représenter.


"Beaucoup de parlementaires ou de militants ne trouvent pas forcément leur compte dans les positions des uns ou des autres", renchérit un camarade flouté, évaluant entre 60 et 100 les indécis. Sept ne suffisent pas !


Sur 275 députés PS, une centaine soutiendraient Manuel Valls, environ 25 se rangent derrière Benoît Hamon, autant derrière Arnaud Montebourg, une vingtaine appuient Vincent Peillon, le candidat de l'Elysée. Jean-Louis Destans (Eure) assure être en "réflexion". C'est dire que la thèse du hollandien sus-nommé ne tient pas la route.

Parmi ceux n'ayant pas dit leur choix, figure notamment leur chef de file Olivier Faure
Le chef de file des députés PS, 
Olivier Faure, ne maîtrise rien  
Le nouveau patron des pelés de l'Assemblée se veut "impartial". Idem pour Razzye Hammadi, un des porte-parole du PS, par souci affiché de ne pas contrevenir à "l'esprit de la primaire". Les chefs n'assument pas...

Annick Lepetit, autre porte-parole des députés PS, revendique n'être "dans aucune écurie". "Mais je voterai bien sûr dimanche et tiendrai les bureaux de vote avec les militants", précise cette élue de Paris, alors qu'une poignée de ses collègues pourraient être tentés de ne pas même voter. Les socialistes auraient-ils perdu la foi républicaine ?

Catherine Coutelle, députée de la Vienne qui ne se représente pas, lève les yeux au ciel. Elle ira bien voter dimanche mais ne sait pas encore pour qui: "Je ne me reconnais pas dans les personnes". La base n'est pas davantage convaincue.

Valls a éparpillé les socialistes "façon puzzle"

"Qui peut rassembler la gauche ?",
Résultat de recherche d'images pour "vote Macron"s'interroge encore une élue du "marais" , ce contingent de députés légitimistes, entre frondeurs et aile droite: le marigot.

Désabusée, Christine Pirès-Beaune n'a "pas d'enthousiasme" pour untel ou untel et hésite entre "vote utile ou de coeur". Comme "pas mal" d'électeurs, cette députée du Puy-de-Dôme se demande: "Est-ce qu'on choisit un candidat en se disant qu'on a une chance d'être au second tour de la présidentielle ou est-ce qu'on choisit un candidat pour l'après, pour la reconstruction de la gauche" - à commencer par le parti, vu la défaite attendue ?

Les députés PS sont en conflit intérieur d'intérêts personnels
"Je ferai peut-être part de mon choix après le premier tour", a déclaré à info-tours.fr Jean-Marie Beffara. Et vraisemblablement pour "celui le plus en capacité de rassembler, pas forcément celui dont le programme me conviendrait le mieux", raconte-t-il.

L'hypothèse Macron pèse sur la primaire socialiste

Résultat de recherche d'images pour "vote Macron""Les candidats de la primaire de la gauche, tout comme Emmanuel Macron, représentent pour moi des possibilités", confiait récemment l'ex-premier adjoint franc-maçon de Gérard Collomb, le maire de Lyon (Rhône), Jean-Louis Touraine, 71 ans, qui a finalement signé le manifeste en faveur de la tête d'affiche du mouvement En Marche! de Macron, avec d'une cinquantaine d'élus et responsables lyonnais. 

Les possibles futurs ralliés à Emmanuel Macron ont une attitude "pas convenable", gronde un vieux routier de l'Assemblée dont l'identité n'est pas révélée. "Il faut pouvoir se regarder dans la glace... et garder la tête froide", lance un jeune, militant réel ou imaginé.

Tout sauf lui
De façon générale, "il faut avoir le courage de ses idées et le transmettre à ses électeurs", prêche François Loncle, pro-Valls (qui soutint Laurent Gbagbo contre son vainqueur en 2010), condamnant l'"opportunisme" de certains collègues. Dont Annick Lepetit, Razzye Hammadi ou Olivier Faure ?

Rester dans l'expectative n'était pas "tenable", "les citoyens nous posent des questions", assure la marseillaise Marie-Arlette Carlotti,récemment ralliée à Vincent Peillon. Mais cette ex-ministre déléguée aux personnes handicapées de Hollande juge "la prudence de mise" pour beaucoup, car "qui peut dire qui va sortir gagnant ?" Prudence et convictions politiques ne font pas bon ménage.

"Sondages contradictoires, aucune certitude", une campagne "étrange", résume un soutien d'Arnaud Montebourg. "Sur le terrain, un degré d'indécision phénoménal", rapporte un ex-hollandais. Il n'y a "pas d'évidence", abonde une pro-Valls, notant une "discrétion" dans l'engagement de nombre de collègues ayant les législatives en tête. Une "stature (présumée) d'homme d'Etat" ne suffit pas ?

Les députés PS pro-Macron ne voteront pas à la primaire 
Ainsi, Stéphane Travert (Manche) ne votera-t-il finalement pas à la primaire. Mais comme le PS reste "sa famille politique", il fera "le tour des bureaux de vote de sa circonscription"...
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