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samedi 15 juin 2019

Bac : le gouvernement affecte la sérénité face à l'annonce de la grève de surveillance des épreuves

Mais la presse entretient la psychose 

LCi titre : "Bac 2019 : doit-on s'inquiéter de la grève de surveillance qui menace le 1er jour des épreuves ?

Consultation organisée auprès des personnels du lycée Stéphane Hessel, le 23 mai 2019 à Toulouse
Le Snes-FSU avait annoncé lundi avoir lancé, en avril, une consultation auprès de ses adhérents pour savoir s'ils étaient prêts à cesser le travail le 17 juin. 12% des adhérents ont répondu et plus de 3/4 d'entre eux se disent favorables à cette grève de la surveillance.
Alors que plus de 740.000 candidats plancheront à partir de lundi sur les épreuves du baccalauréat, plane la menace d'une grève de la surveillance. Si l'ampleur du mouvement est difficile à prévoir, le Syndicat national des lycées et collèges, tout comme le ministre de l’Education nationale, assurent que tout est mis en oeuvre pour que les candidats n'en pâtissent pas.
"C'est effectivement possible de s'inquiéter", selon Jean-Rémi Girard, du Syndicat national des lycées et collèges (Snalc), invité de LCI ce vendredi. "La majorité des organisations syndicales qui représentent environ plus des trois quarts des personnels ont appelé à une grève le 17 juin sur la rémunération, la réforme des trois voies du lycée, la loi confiance et la loi fonction publique", explique-t-il, confirmant que "centre d'examen par centre d'examen, il peut tout à fait y avoir des perturbations plus ou moins importantes".

Classé à droite, le Syndicat national des lycées et collèges assure que tout sera mis en oeuvre pour que les candidats n'en pâtissent pas. 
"Tout un tas de choses ont été mises en place par les rectorats pour essayer de convoquer des personnes, y compris qui ne sont pas censées surveiller le bac", notamment des professeurs  à la retraite, précise encore Jean-Rémi Girard, estimant que "ça montre aussi que le ministère est lui même inquiet contrairement à ce qu'il dit sur le fait que la mobilisation peut être très forte."

"Je pense qu’il y aura peu de grévistes et surtout, de toutes les façons, nous compenserons les grévistes qu’il pourrait y avoir par d’autres personnes et donc l’examen aura lieu normalement", a affirmé de son côté Jean-Michel Blanquer ce vendredi sur RTL, assurant que "les épreuves vont se passer normalement".

"On est dans un état de blocage du dialogue sans précédent"

Des candidats au baccalauréat passent l'épreuve de philosophie (illustration).
"Pour signaler qu'on trouve toujours des solutions pour que les lycéens ne soient pas pénalisés", le représentant du Snalc a souligné que "la dernière fois qu'une action de ce type a eu lieu, c'était en mai 68, et les lycéens ont eu le bac, même plus qu'en 69". On parle même de braderie...

Pour mémoire, des syndicats d'enseignants ont appelé à la grève de la surveillance des épreuves du premier jour (philosophie pour les Terminales générales et technologiques, français pour les Premières), pour protester contre la réforme du bac qui réduit notamment le nombre d'épreuves finales de l'examen au profit du contrôle continu et qui s'accompagne d'une refonte de l'enseignement au lycée. 
C'est la première fois depuis 2003 qu'un tel appel est déposé par des syndicats pour le bac. "Ce que nous on aimerait quand même signaler, c'est que si on en arrive là, c'est que il n'y a plus rien qui marche pour nous, représentants des personnels, qu'on est dans un état de blocage du dialogue sans précédent", explique encore Jean-Rémi Girard.

L'intersyndicale regroupe le Snes-FSU, syndicat dominant - de gauche, extrême dans certaines académies - chez les enseignants du secondaire, Sud-Education, la CGT et un collectif de Stylos Rouges. Les académies "les plus impliquées" sont Montpellier, Toulouse (où Belloubet fut rectrice) et Créteil, selon la responsable syndicale.
D'autres syndicats, bien que critiques envers la politique de Jean-Michel Blanquer, ont refusé de se joindre à cette action. Sans surprise, signalons que le SGEN-CFDT n'est pas favorable à la grève...
Alors que l'appel à faire la grève de la surveillance concerne également les épreuves du brevet fin juin," Jean-Rémi Girard a souligné sur ce point qu'"on n'est pas encore le 17" et qu'"une grève, ça sert aussi à ouvrir des négociations."
  - Visactu

mardi 3 décembre 2013

Autisme: une expulsion scolaire qui ne mobilise aucun réseau de la gauche vertueuse

Expulsé de son collège parce qu'il est autiste: 
sa maman entame une grève de la faim

Comme Leonarda, Timothée est un jeune mineur jusqu'ici scolarisé.

Mais Timothée, 13 ans, a été expulsé de son collège de Lyon, au motif qu'il est autiste. Il aurait été Rom, que les associations, colletifs et réseaux se seraient mobilisés pour soutenir sa cause.
Le juge qui n'apparaît pas au 'Mur des cons' du Syndicat de la Magistrature a signé l'ordonnance de son placement en IME... où il n'y a pas de place pour lui. Sa maman entame une grève de la faim pour dénoncer cette injustice. 
On ne devait plus arrêter de clandestins en milieu scolaire
Valls n'a en revanche aucune considération pour un jeune adolescent autiste. Lyon a en effet été hier le théâtre d'une scène d'inhumanité tout à fait tolérable. Des policiers, appelés par le collège, ont forcé cet enfant autiste à sortir du collège où il est scolarisé, alors que tout se passe bien pour lui depuis la rentrée. C'est l'histoire révoltante de Timothée, 13 ans.

La maman a tous les torts

A l'été 2011, l’inspecteur académique du Rhône acte la décision de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du Rhône d’orienter Timothée en Institut médico éducatif (IME), malgré un manque de place immédiate en IMEA.
Entrée du collège François Truffaut 
à Lyon dont Timothée est expulsé
A la rentrée 2011, Timothée est donc néanmoins ré-admis dans une classe spéciale, intégrée au collège. Mais en octobre, l’inspecteur académique prend la décision d'exclure Timothée du collège, car " cela se passe mal". 

Maryna, 
la maman de Timothée, séparée de son ex-mari, qui assure la garde de son enfant, réagit en déposant au commissariat une plainte pour discrimination. L'examen de la plainte conclut à l’absence de discrimination : le personnel de l’Éducation nationale est jugé exemplaire avec l’enfant et orienter un enfant sans s'assurer qu'il a une solution alternative d'accueil n'est pas une faute.

La maman se voit en revanche reprochée sa manière trop exclusive d’aimer son enfant
.
 
Maryna saisit alors le Tribunal administratif en référé, pour un recours suspensif à la décision d’orientation en IME. 
De novembre à avril, Timothée n’est plus scolarisé et reste avec sa maman, qui arrête de travailler pour pouvoir s’en occuper. Elle lui fait l’école à la maison, il progresse du mieux qu'il peut.

La justice a tranché

En avril 2012, Maryna  excédée accepte de remettre son fils au collège, avec une Auxiliaire de vie scolaire (AVS) recrutée par l'Education nationale. Le collège accepte de le reprendre, à temps partiel, après les vacances de Pâques, si le tribunal reporte ou annule la décision d’orientation en IME. 

Mais 
quelques semaines plus tard, le tribunal décide d'imposer une orientation en IME, ceci en dépit des avis de spécialistes qui recommandent l'intégration dans le milieu ordinaire. Cette orientation doit être "à effet immédiat", quelles que soient les actions juridiques que pourrait entreprendre Maryna pour s’opposer à cette décision. 
Jugée par ailleurs responsable de la situation, la mère de Timothée est en outre sanctionnée : elle ne percevra pas le complément d’allocations auquel elle a droit. Maryna dépose un nouveau recours contre cette décision.

Malgré la décision du juge, le collège n’ose pas expulser Timothée. Il finit l’année scolaire au collège, à temps partiel et tout se passe au mieux. Le 18 juin 2012, tombe la décision du recours : l’orientation en IME est imposée, mais sans la close "exécutive".

Bras de fer

François Truffaut est 
l'auteur du film
L'Enfant Sauvage (1970)
Maryna est convoquée par la directrice académique adjointe qui décrète à la veille de la rentrée scolaire 2013 : "Le collège c’est fini. Thimotée ira en IME". Maryna refuse. Elle annonce que son fils ira le jour de la rentrée au collège, avec son AVS. La principale la prévient qu’elle n’acceptera pas son fils, car elle n’a pas d’autorisation. Maryna menace d'interpeller la presse et la télévision. 
Souhaitant éviter les vagues médiatiques, l’inspection cède et convoque l’AVS pour qu’elle soit présente au collège le lendemain. Timothée retourne donc au collège, avec son AVS, et tout se passe très bien pendant trois semaines.

Apprenant que la deuxième décision du tribunal en date du 18 juin 2010 ne contient plus la clause "exécutive" d’orientation immédiate en IME, le père de Timothée, qui préfère que son fils aille en IME, informe la présidente du tribunal de cet "oubli". Le tribunal, "s’auto-saisissant" de lui-même, accède à la demande du père et ajoute cette clause sur le champ
Cette "auto-saisie" sans aucun précédent n’a, d’après l'avocate de Maryna, aucun fondement juridique.

Expulsion forcée

Dans l'indifférence générale, le petit autiste est exclu du collège sur intervention de deux policiers, le mercredi 25 septembre 2013. Son beau-père raconte la scène : "J’étais avec Tim ce matin à 10 h au collège. On a été reçus par la principale et deux flics en civil. Elle a exigé qu’on sorte, Tim et moi. J’ai refusé, arguant que puisque Tim n’était inscrit nulle part ailleurs, sa place était là. Puis j’ai exigé un ordre écrit. Refus. J’ai dit que, dans ce cas, je ne sortirais que par la contrainte (sans me rouler au sol cependant). Et que je ne forcerais pas Tim pour le sortir; ils devaient assumer leurs décisions. Pendant ce temps, Tim était allé vers sa classe, suivi de son AVS. Lui, s’est roulé par terre quand on a voulu qu’il sorte. L’AVS, admirable, a réussi à le calmer et l’asseoir dans le hall du collège avec des fiches de travail. Quand j’ai vu que Tim acceptait de sortir tranquillement, je l’ai suivi, avec les deux flics derrière nous ! Les élèves et les profs sont choqués.
Quelles sont les actions menées par la FSU, Sud Education ou le SGEN-CFDT, syndicats d'enseignants ?

Très éprouvée, Maryna a décidé d'entamer une grève de la faim pour alerter l'opinion publique sur la situation de son fils. 
"Pour les élèves ayant un degré développemental et intellectuel suffisant, l’inclusion en classe ordinaire est la règle." avait lancé, la veille, la ministre Marie-Arlette Carlotti qui ne s'est pas saisie de l'affaire. Une déclaration qui ne fait pas autorité et que tous n'appliquent pas nécessairement... comme le prouve le vécu de Timothée.

Pour signer la pétition de soutien à Timothée, rendez-vous I C I

Hugo Horiot, qui souffrait de la maladie d'Asperger, une forme d'autisme, a réussi à surmonter ce handicap. 
Il a même publié un récit sur son enfance, qui s'intitule L'empereur, c'est moi.



mercredi 14 décembre 2011

Des syndicats manifestent pour leur autogestion des carrières de professeurs

Syndicats et presse taisent l'essentiel: une lutte d'influence



Faudra-t-il que les enseignants
fassent leur auto-critique,
avant auto-évaluation
et notation personnelle et individualisée ?



Le ministre veut modifier l'évaluation des enseignants

Deux réformes en une
Le ministre réforme un système archaïque et injuste de notation des professeurs et d'avancement de leurs carrières, donc de leurs "salaires".

Les enseignants appellaient eux-mêmes à une réforme
De fait, les syndicats auto-gèrent en effet les progressions de carrière au sein des commissions paritaires et les fonctionnaires "bien" syndiqués au syndicat dominant ont des carrières rectilignent, voire éclair. Les professeurs du second degrée (collèges et lycées) sont les plus concernés, ceux des écoles dans une moindre mesure, mais quoi qu'il en soit, il est de notoriété publique que les chefs d'établissement, qui pèsent d'ores et déjà pour 40% sur la notation finale, sont eux-mêmes syndiqués.

Leurs capacités administratives ne permettent en rien de préjuger des qualités pédagogiques et humaines des chefs d'établissement. Ce sont souvent des "comptables" recrutés préférentiellement parmi les enseignants de matière scientifique jugés mieux aptes aux calculs prévisionnels d'effectifs-élèves, de postes d'enseignement et d'horaires. Mais ce sont tout aussi souvent des professeurs en échec pédagogique qui se reconvertissent dans l'administration pour éviter le face-à-face quotidien avec leurs élèves.
Ce sont même parfois des personnes perturbées qui exercent soit un pouvoir totalitaire sur les professeurs qu'ils tiennent à leur merci, soit des individus déficients qui se coupent de la communauté éducative et exercent leur pouvoirs ou leur laxisme, retranchés dans le 'bunker' de leur bureau, au fin fond d'une suite de bureaux et de personnels terrorisés ou livrés à eux-mêmes. Certains cumulent ces déficiences et vont d'établissement en établissement.

Le système actuel de notation
Deux notes.
Actuellement, un professeur est noté par l'inspecteur pédagogique régional (IPR) et par le principal de son collège ou le proviseur de son lycée. Sur une heure, l'inspecteur qui assiste à un seul cours, doit apprécier à la fois les qualités pédagogiques et les connaissances du professeur dans sa matière et attribuer une note " pédagogique " sur 60 points.
Mais cette note est encadrée: une grille de notation établie paritairement par l'administration et les représentants syndicaux limite les variations de notation, aussi bien positives que négatives. La politique générale de nivellement par le bas n'affecte pas seulement les élèves: elle frappe aussi les professeurs et ne permet guère de distinguer "les bons", puisqu'elle est faite pour protéger "les mauvais".
Les carrières sont donc standardisées. De plus, l'inspecteur, qui est d'abord reçu par le chef d'établissement, est conditionné par l'avis oral et confidentiel du principal ou du proviseur. Le supérieur hiérarchique reçoit son collègue professeur dans son bureau, lui donne communication de sa note administrative portant sur sa ponctualité, sa participation au projet d'établissement, ses relations avec les parents et les élèves... pour un total de 40 points également définis par avance.

Trois rythmes théoriques d'avancement
En fonction de sa note, la carrière et le salaire d'un professeur progressent plus ou moins vite : lentement, " à l'ancienneté " (pour les notes les plus basses) ; plus rapidement, " au choix " (pour les notes correctes) et très vite, " au grand choix " (pour les notes les plus hautes). A la vérité, l'avancement est aussi tributaire du calendrier: un professeur n'est promouvable qu'à certaines périodes, après un certain délai dans l'échelon. Un fonctionnaire peut ainsi perdre trois ou quatre années et plusieurs fois dans une carrière, en dépit de sa valeur réelle. Sans compter que les inspecteurs ne sont pas toujours disponibles au moment opportun. On en a enfin observé que des professeurs qui avaient refusé tout contrôle de l'Etat payeur avaient progressé sans encombre jusqu'à la hors-classe...

Fin des notes ?
Luc Chatel, ministre de l'Éducation, assure une évaluation, tous les trois ans
Il en confie l'entière responsabilité aux chefs d'établissements et les syndicats vivent mal cette mise à l'écart qui contribue à déserrer l'étau syndical sur l'administration de l'Education nationale.
Mais c'est là où le bât blesse encore, malgré la reprise du pouvoir par le ministère, compte tenu des possibles comportements de chefs d'établissement inadaptés et des pressions intérieures, du fait des syndicats, des fédérations de parents d'élèves et des organisations d'élèves, mais aussi extérieures, du fait des municipalités et conseils territoriaux.


Les syndicats défendent leurs prérogatives usurpées

La FSU exerçait une véritable dictature sur l'Administration

Du ministère aux conseils d'établissement des écoles, collèges et lycées, en passant par les rectorats et les inspections d'académie, la FSU et, dans une bien moindre mesure, la CFDT, dictaient leur loi.

Le noyautage était total
D'actions syndicales en blocages, la nébuleuse socialo-communiste FSU (SNES, SNE-Sup et SNU-ipp, principalement) a placé le Ministère sous tutelle.
Le ministre délègue et les professeurs se tournent, non pas vers les services de l'Education nationale, mais vers la FSU (PS-PCF-SUD et CGT), syndicat totalitaire effectivement dominant et le SGEN (CFDT) pour la gestion de leur carrière. C'est ainsi que c'est par exemple la FSU qui informe les enseignants d'un changement d'échelon.
Le secrétaire national de la FSU était donc chez lui au Ministère où il gérait en maître avant 2007.
Ainsi Bayrou prenait-il l'avis de Mme Monique Vuaillat avant toute mesure. Monique Vuaillat Secrétaire général de la FSU pendant 15 années à compter de 1999, elle dû faire face à des attaques personnelles reposant sur des rumeurs et des calomnies: on l'accusa d'avoir eu des relations privées avec l'ancien ministre de l'Education nationale, François Bayrou, entre autres.
La FSU fit même la guerre au socialiste Claude Allègre, ministre de l'Education nationale en 1997, au motif qu'il voulait "dégraisser le mamouth", et dressa les enseignants du second degré contre le gouvernement de gauche mené par Lionel Jospin.
A sa retraite en 2001 et jusqu'en 2008, Monique Vuaillat sera maire-adjointe de Grenoble, sur la liste conduite par Michel Destot (PS).


Les enseignants sont appelés à faire grève pour défendre la main mise des syndicats

Le "syndicat dominant" orchestre la peur d'un changement du déroulement des carrières
Aujourd'hui, la propagande syndicale relayée par les media accuse le ministre de faire avancer la carrière de tous les profs au rythme le plus lent. Seule variable : ils peuvent ponctuellement gagner des mois s'ils sont bien vus de leur chef d'établissement. Ce qui était vrai dans le passé le resterait à l'avenir, mais sans partage ni contre-poids et à l'initiative exclusive de l'Administration.
Les "petites crevures" pourraient donc donner toute leur mesure et la brosse à reluire gâterait la sérénité des rapports, comme la justesse des appréciations. Comment mettre équitablement en balance l'expérience d'un professeur chevronné et le charme d'une jeune enseignnante ?

Profs vent debout
Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU, soutient que " le système actuel a des carences, mais comment un chef d'établissement va-t-il pouvoir juger la construction d'une leçon ? " Un ex-professeur de sciences physiques est-il apte à évaluer un collègue enseignant le droit des entreprises ?
Pascal Rougé, professeur de philosophie, stigmatise les chefs d'établissement, estimant qu' " il sera facile pour le supérieur hiérarchique de sanctionner un prof en ralentissant la progression de son avancement. "
Or, il faut bien dire que Pascal Rougé n'est pas un professeur aussi anonyme qu'il y paraît dans la presse. Il est en effet connu autour de Rennes pour son engagement politique auprès des clandestins.
Les syndicats radicaux qui refusent le dialogue exigent le retrait " pur et simple" du projet soumis à discussion avec les partenaires syndicaux. En revanche, le Sgen-CFDT ne participe pas au mouvement de grève et accepte de négocier avec Luc Chatel.

Une fuite
Le ministre avait engagé la réflexion sur l'évaluation il y a plusieurs mois. En novembre, le projet a fuité. C'est dire à quel point le ministère est infiltré et que la FSU n'est jamais prise par surprise. Luc Chatel a fait valoir alors qu'il n'avait pas de texte prêt à discuter sur son bureau. Lorsque le dialogue peut s'ouvrir sur une base précise, les syndicats totalitaires se refusent à la concertation.
Le ministre a pourtant fait une concession : " Je ne souhaite pas que le chef d'établissement évalue seul. ". Il pourra appeler l'inspecteur, ce qui est certes raisonnable, mais encore flou. Mais il maintient sa volonté de " donner des responsabilités, ce qui n'est pas un gros mot, de management aux chefs d'établissements ".

dimanche 21 novembre 2010

Collégiens frappés par des délinquants du 9.3 hébergés

La gauche condamne les établissements de réinsertion scolaire

Des délinquants jettent le trouble dans deux ERS

Créés à la rentrée pour les élèves «perturbateurs qui empoisonnent la vie des autres», les établissements de réinsertion scolaire (ERS) connaissent des débuts difficiles.

Au lendemain de leur accueil dans l’ex-internat du collège de Craon (Mayenne) ouvert le lundi 8 novembre, des élèves ont provoqué des incidents. Quarante enseignants de l'établissement ont décidé d’exercer leur droit de retrait. Ces éducateurs s'opposent ainsi à la réinsertion de cinq jeunes en difficultés âgés de seulement 13 à 16 ans.

Moins d'une semaine après leur arrivée, les 8 élèves d'un établissement de réinsertion scolaire (ERS) installé à Portbail (Manche), près de Cherbourg, ont été renvoyés dans leur département de Seine-Saint-Denis après des violences.
Deux élèves ont été renvoyés dans les deux jours qui ont suivi leur arrivée après avoir notamment cassé les vitres du véhicule d'un éducateur. Quatre jours plus tard, les six autres étaient également renvoyés après une altercation accompagnée d'insultes à l'encontre d'un garçon de café de la station balnéaire.
Les jeunes, originaires de Bobigny, étaient hébergés dans un établissement autonome - face à la mer - appartenant à l'académie de Seine-Saint-Denis.
« Ils ont eu des comportements manifestement incompatibles avec le statut d'élève », a indiqué Patrice Lorandel, porte-parole de l'inspection académique.
Les établissements de réinsertion scolaire (ERS)
Ils accueillent des collégiens en difficulté scolaire et sociale, dont le comportement nécessite un éloignement et une prise en charge différente. Le premier établissement a ouvert dans l'académie de Nice dès la rentrée 2010. Dix ouvertures sont prévues au cours de l'année scolaire 2010-2011.
Les ERS proposent une scolarisation aménagée pour réinsérer des collégiens particulièrement perturbateurs dans un parcours de formation générale, technologique ou professionnelle. Issus des classes de 5e, 4e et 3e, ils ont déjà fait l'objet de multiples exclusions, mais ne relèvent ni de l'enseignement spécialisé et adapté, ni d'un placement dans un cadre pénal.

Réactions: la politique prend le relais de l'émotion

Selon le règlement, les 14 internes de 11 à 14 ans, originaires de Seine-Saint-Denis, ne devaient pas croiser les autres élèves et devaient prendre leurs repas séparément. Mais hier matin, ils ont débarqué dans la cour et, selon une enseignante, « ont distribué des coups et des claques à nos élèves sans raison apparente. Cinq ont reçu des coups, d’autres, choqués, se sont réfugiés dans le bureau de l’administration».

L'émotion de parents

Certains ont décidé de retirer leurs enfants du collège en attendant la fermeture de l’ERS. La presse verse dans l'auto-censure militante en taisant l'appartenance de ces parents à la FCPE. Il est difficile en effet de se déclarer ouvert, social et vertueux et de chasser des élèves défavorisés en difficulté.

La pratique radicale de l'exclusion par les vertueux
Pour reprendre le travail, parents et enseignants de Craon exigent la fermeture de l'ERS. Sont-ils des opposants à Paul Chaineau, maire DVD de Craon ?

La presse ne décrit pas le cadre d'accueil de Porbail
Le cadre est privilégié: « Situé sur la côte ouest du sud Cotentin l’environnement est unique : grande plage de sable, cordon dunaire protégé, havre de Portbail, chemin de Grande Randonnée des Douaniers. Une côte sauvage encore à découvrir. Face aux îles anglo-normandes de Jersey et Guernesey, le centre est situé en bord de mer avec accès direct à la plage sans route à traverser. Base de char à voile de l’Ecole du vent de Portbail. Centre équestre à 500 m. »
Elle n'apporte pas davantage les précisions qui permettent d'apprécier les motivations des parti(e)s.

Des réactions politiques

  • «Les jeunes en réinsertion étaient encadrés par d'autres jeunes issus du service civique sans formation particulière», a dénoncé le maire de la commune, Guy Cholot, un retraité de la police nationale. Il continue à soutenir “le projet sur le fond“, à condition, malgré 3 enseignants, 3 assistants d’éducation, 3 volontaires service civique et 1 éducateur, qu’il bénéficie “d’un encadrement beaucoup plus soutenu“.
    «On a vraiment fait tout ce qu'il fallait. On s'intéresse à ces jeunes désocialisés, on a mis des associations à disposition. C'est maintenant à l'académie de Seine-Saint-Denis de donner les moyens», a-t-il ajouté, refusant un projet qui viendrait troubler la tranquillité de ses concitoyens.
  • Les syndicats d’enseignants condamnent ces nouvelles structures de réinsertion.
    Bien qu'ils ne soient qu'à cinq ou huit, Guy Tresallet, secrétaire de la FSU 93 prétend que « concentrer autant de gamins difficiles dans un même lieu ne peut que se solder par un échec. » Sur ces bases discutables, viennent ensuite les accusations passe-partout. 3Ils se sentent stigmatisés et on leur fait porter l’étiquette 93 bien visible. Comment voulez-vous qu’ils s’intègrent dans ces conditions ? En outre, on voit bien que l’encadrement n’était pas suffisamment formé pour affronter ce genre de situation. A Portbail, par exemple, ils étaient 11 adultes pour 8 gosses et pourtant on a assisté à des dérapages. » Le taux d'encadrementest pourtant de 1,5 éducateur pour un délinquant.
    La CGT-Educaction fait de la surenchère syndicale.
    « La création de ces structures s’est faite dans la précipitation, assure Yvon-Yvan Barabinot, secrétaire départemental. » Commentaire politique: « Ce qui s’est passé à Craon et à Portbail était tout à fait prévisible car ce dispositif est plus répressif qu’éducatif. »
    Les syndicats réclament donc la suppression des ERS. Thomas Danglot, secrétaire départemental du SNPES/PJJ et éducateur en Seine-Saint-Denis depuis six ans, n’est pas aussi tranché mais reste sceptique. « Couper les liens familiaux peut être catastrophique, analyse-t-il, par angélisme, concernant non pas des collégiens de base, mais des petits durs de quartiers en fait coupé de leurs bandes. Il a même le sentiment politiquement correct que « contrairement à une idée reçue, les parents de ces jeunes savent prendre leurs responsabilités dans les moments difficiles. »
  • Avec Libération, la presse attaque les ERS
    « Malgré les violences [...], le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a annoncé vouloir «persévérer» dans la mise en place de ce type d'établissements. » Annoncés par Nicolas Sarkozy en mai, les ERS visent à « éloigner ceux 'qui pourrissent la vie de leurs camarades', dixit François Fillon. »

    Verdict politique instantané de Libération
    «Cette mesure est critiquée de toutes parts.» Dès le 10, le journal charge l'expérience et choisit de donner la parole, non pas au syndicat dominant, mais à son rival de gauche, à Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT, qui livre son interprétation du «raté» de Craon:
    - « couper les jeunes de leur environnement pour mieux régler leurs difficultés, cela revient à exporter les problèmes de la ville à la campagne. »
    - «il n'y a donc pas eu de réflexion approfondie sur le projet éducatif à mener auprès de ces jeunes », et cela malgré la diversité des compétences des 11 professionnels d'encadrement: de quoi créer des remous au sein de la confédération !
    - et l'incontournable : « Il faut aussi concentrer et renforcer les moyens sur les établissements les plus en difficulté. »

    Déni de violences scolaires

    Tandis qu'affligeant de conservatisme ravi le SGEN conclut: « Il n'y a pas de formule magique: il faut rendre plus efficace ce qui existe déjà. », et bien que des ados se soient fait tabasser dans l'enceinte d'un établissement d'enseignement public, Jean Arthuis appelle les victimes à la “tolérance” !
    Le président du Conseil général de la Mayenne, Jean Arthuis (Alliance centriste), a appelé le collège de Craon à la “tolérance”, au lendemain de violences. « Ces jeunes ne sont pas des délinquants, ils sont en difficulté scolaire et sociale et leur avenir ne peut nous laisser indifférents.
    Où et quand commence la délinquance ?
  • vendredi 27 août 2010

    La paix scolaire, ça indispose la gauche

    L'opposition entretient le climat de violence dans l'Education nationale

    Luc Chatel a fait ce mercredi un point sur la sécurité à l'école

    A quelques jours de la rentrée scolaire, le ministre de l'Education nationale a dressé le bilan des équipes mobiles de sécurité ("EMS") mises en place il y a un an et a énoncé les initiatives prévues pour 2010-2011.
    Le ministre de l'Education nationale a demandé à ces équipes mixtes (en partie composées de personnels de l'éducation ou de collectivités locales assistés de gendarmes et policiers détachés) d'être "au cœur de la politique de sécurité en milieu scolaire".
    Depuis la rentrée 2009, 63 % de leurs 7.700 interventions réalisées à ce jour ont concerné la prévention, a-t-il précisé.

    Le dispositif sera complété

    Il leur a fixé leur feuille de route pour 2010-2011, saluant les expérimentations et la complémentarité des actions axées principalement sur l'amélioration de la vie scolaire.
    Constatant que les 500 emplois annoncés en septembre 2009 n'ont de fait pas tous été pourvus, le ministre a donc décidé de réaffecter un certain nombre de ces personnels dans les "dix académies où il y a le plus de besoins", l'objectif étant d'y doubler à terme les équipes, tel qu'annoncé lors des Etats généraux de la sécurité à l'école en avril.

    A cet effet, Luc Chatel a refait le point sur les échéances et initiatives prévues par ces rencontres:
    - formation des 14.000 personnels de direction d'ici à 2012,
    - modules spécifiques dans la formation initiale des enseignants,
    - amélioration des statistiques (enquête CIVIS) qui n'évoluent guère depuis 2007 (11,1 incidents graves pour 1.000 élèves en 2009 dans le second degré contre 10 ,6 en 2008 et 11,6 en 2007).
    - les 105 établissements des dix académies les plus exposées expérimenteront cette année le programme "Clair" (Collèges, lycées pour l'ambition, l'innovation, la réussite) qui va permettre des innovations : révolution dans le monde d'éducation, le recrutement de professeurs directement par les chefs d'établissements. Cette dernière mesure sera source de tensions, à chaque fois que les qualités humaines du chef d'établissement seront insuffisantes, comme c'est actuellement souvent le cas, particulièrement quand ils accèdent à la fonction, parce que leurs élèves prenaient l'ascendant sur eux dans les classes.
    Lire PaSiDupes sur la demande de la FSU de surveillants non formés
    L'aspect sécurité fait polémique

    Des établissements de réinsertion sociale
    Les élèves "très perturbateurs" réclament un "traitement spécifique" et une vingtaine d'"établissements de réinsertion sociale" ont été prévus, mais bien que ces internats aient été envisagés par la candidate de la gauche à la présidentielle 2007, ils ne font plus l'unanimité dans l'opposition !

    La lisibilité des sanctions sera "réaffirmée"
    C'est le voeu du rapport du criminologue Alain Bauer. Des propositions en ce sens seront faites lors du Conseil Supérieur de l'Education du 23 septembre

    Des Equipes mobiles de sécurité
    En un an, une EMS (Equipe mobile de sécurité) a été créée dans chaque académie, par son prédécesseur Xavier Darcos. Composées pour moitié de personnels de l'Education nationale et pour moitié de policiers et gendarmes, ces équipes ont pour mission la prévention et la gestion de crise, afin d'améliorer la sécurité en milieu scolaire.

    Il a été décidé pour cette rentrée de "renforcer celles des 10 académies où il y a le plus de besoins", jusqu'à atteindre un doublement de leurs effectifs, comme cela avait été annoncé en avril aux états généraux de la sécurité à l'école, a indiqué le ministre.

    Les 7.500 interventions depuis un an ont été à 63% de la prévention, "la meilleure réponse aux critiques qui disaient que nous allions faire entrer des policiers dans les écoles", a fait observer Luc Chatel.
    Consacrées à 14% à la gestion immédiate de crise, à 8% à l'accompagnement des personnels et à 16% à la formation ou de l'information, elles ont eu lieu à 61% en collèges, 20% en lycées généraux, 17% en lycées professionnels et 2% dans des écoles, a précisé le ministre.

    Bilan des actions en cours en matière de sécurité à l'école
    Luc Chatel a expliqué que 93% des diagnostics de sécurité des établissements étaient réalisés (77%) ou en cours (16%).

    Les voeux exprimés

    Dans 56% des cas, il a été demandé diverses mesures comme des alarmes ou un agrandissement des locaux, dans 14% une surveillance aux abords de l'établissement, dans 14% l'installation d'une clôture, dans 14% une vidéoprotection et dans 2% un portique de sécurité.

    Les enseignants de la FSU sont-ils maso ?

    Amateurs d'insultes, de crachats et de coups de couteau?
    Tout en saluant son discours sur les sanctions positives et la pédagogie, dès avril 2010 les syndicats ont jugé le ministre trop porté sur la sécurité.
    Lire PaSiDupes sur le drame de Vitry-sur-Seine
    "Je suppose que le ministre est en service commandé par rapport à son électorat mais franchement, ça vient ternir la qualité des débats", a estimé le secrétaire général du syndicat Sgen-CFDT, plus préoccupé de polémique politicienne que de l'intégrité physique et morale des professeurs et des élèves sous la menace de jeunes violents. Aveugle et sourd à la gravité de certaines situations à risques, Thierry Cadart s'est dit "fâché" d'avoir entendu parler de "sanctuarisation, de vouvoiement en cours et d'allocations"...

    Les soixante-huitard attardés refusent d'assumer la réalité
    Patrick Gonthier, secrétaire général de l'UNSA-Education a eu le sentiment que "ses conclusions [celles du ministre] restent partielles, parfois floues ou (..) empreintes d'un passéisme en grand décalage par rapport aux réalités des établissements et de leur environnement", car, selon lui, il vaut mieux refuser tout mais tout critiquer.
    Ce que les syndicats jugent insuffisant (?) justifie leur refus
    "Face à la demande unanime d'une meilleure formation initiale et continue des personnels, le ministre n'évoque que des modules de formation à la gestion des conflits dont on voit mal comment ils pourront être assurés dans le contexte actuel", affirme la fédération FSU, sans rien démontrer.
    Sur la même ligne politique, la FCPE dénonce l'«agitation sécuritaire» de Chatel.

    Mais le président du Comité scientifique des Etats généraux de la sécurité à l’école, Eric Debarbieux, un fin connaisseur des phénomènes de violence à l’école, dit en revanche sa satisfaction d'avoir été entendu "sur certaines choses".
    "Admettre enfin que les enseignants doivent être des professionnels formés à des choses aussi basiques que la gestion des conflits ou la gestion de classe, c'est un pas", a-t-il insisté.

    vendredi 11 décembre 2009

    Histoire en terminale S: les opposants au changement ont peu mobilisé

    La réforme du lycée bien accueillie

    Les historiens agités ne représentent qu'eux-mêmes et ne réussisent pas à convaincre ceux-là même dont ils prétendent sauvegarder la bonne formation intellectuelle, humaine et politique, par le biais d'une approche biaisée de l'Histoire. Couverture de manuel d'histoire en terminales, éditions Magnard, ci-dessus.

    La réforme du lycée a été plutôt bien accueillie jeudi par le monde éducatif

    Le ministre de l'Education Nationale a présenté jeudi la réforme du lycée devant le Conseil supérieur de l'Education, en maintenant les changements prévus pour l'histoire-géographie en terminale S.
    La polémique ouverte par des historiens marginaux bien que connus pour leur engagement à gauche (lire PaSiDupes), n'aura pas atteint son objectif, car trois des quatre grands textes examinés ont dégagé une majorité, alors que la manifestation des opposants à Paris a en outre peu rassemblé. En ouvrant le Conseil supérieur de l'éducation (CSE), instance consultative représentant enseignants, lycéens, parents et étudiants, le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a défendu une réforme "réfléchie et pragmatique", "pas un choix idéologique".

    Les objectifs de la réforme rappelés par le ministre

    - permettre des réorientations jusqu'en 1ère incluse,
    - revaloriser la filière littéraire "en perdition",
    - spécialiser les terminales pour mieux préparer les lycéens à l'enseignement supérieur,
    - et création de deux heures par semaine d'"accompagnement personnalisé".

    => Sur le choix de rendre optionnelle l'histoire-géographie en terminale S (scientifique), qui a suscité une levée de boucliers corporatiste, Luc Chatel a maintenu le cap.
    Il a expliqué que l'histoire et la géographie feraient désormais partie, avec quatre heures, du "tronc commun" des disciplines enseignées à tous les lycéens en 1ère, "ce qui est profondément nouveau et qui ancre ces disciplines dans un socle de culture humaniste partagée".
    Il a aussi défendu une autonomie accrue pour les établissements: les enseignants auront leur mot à dire pour organiser l'accompagnement personnalisé et les cours à effectifs réduits.
    Enfin il a annoncé qu'il présenterait en mars ses choix de rénovation des filières STI (sciences et techniques industrielles) et STL (de laboratoire) du lycée technologique, "un enjeu stratégique pour notre pays".
    Manuel de ST2S (Sciences et Technologies de la Santé et du Social), ci-dessus à gauche.

    Les intéressés étaient en désaccord

    La communauté éducative assure, histoire de ne pas perdre la face, qu'elle a fait évoluer les textes par des amendements. Le dialogue est donc possible avec un gouvernement de droite...
    Mais elle se présentait plutôt divisée: huit syndicats d'enseignants ont demandé le retrait du projet, dénonçant les diminutions d'horaires de certaines disciplines et l'autonomie des établissements. En désaccord avec la FSU et la FIDL, le SGEN-CFDT et le SE-UNSA, les parents d'élèves de la PEEP, ainsi que, dans une moindre mesure, ceux de la FCPE (bien que marquée à gauche) et les lycéens de l'UNL, se sont montrés plus positifs, défendant notamment les nouveautés pédagogiques que constituent l'accompagnement personnalisé et la réorientation.

    Trois des quatre textes dégagent une majorité

    Hachette 2004, à gauche, et 2008, à droite

    Trois des quatre grands textes ont dégagé une majorité

    , observe la FCPE:

    l'autonomie des établissements (32 voix pour, 26 contre, les autres étant des abstentions ou refus de vote), l'orientation (35 pour, 20 contre, 13 abstentions) et la classe de seconde (32 pour, 19 contre, 15 abstentions). Le texte sur le cycle terminal a recueilli 22 pour, 22 contre, 13 abstentions et 7 refus de vote. Au CSE, de tels votes globalement favorables sont "plutôt rares", a commenté Jean-Jacques Hazan, le président de la FCPE, dont les représentants se sont abstenus, du fait du contexte des suppressions de postes et de la réforme de la formation des enseignants, "totalement antagonique" à celle du lycée.


    La manifestation à Paris, à l'appel des syndicats opposants, n'a rassemblé que 900 à 3.000 personnes selon les sources, surtout des lycéens. D'autres défilés ont réuni 1.500 lycéens à Bayonne, 600 au Mans, 200 à 300 à Toulouse, 200 à Rennes et 200 enseignants et lycéens à Marseille. En divisant par trois, on approche la réalité...

    La réforme devrait pouvoir être appliquée dès la rentrée 2010

    Après le passage devant le CSE, les étapes suivantes devraient faire l'objet d'un examen des textes en Conseil d'Etat, de leur publication au bulletin officiel, de la rédaction des nouveaux programmes et de la formation des professeurs aux nouvelles missions.

    lundi 19 janvier 2009

    Des enseignants syndicalistes perturbent l'évaluation des élèves de CM2

    Fonction des enseignants : contester, évaluer ou enseigner, ils ont choisi !
    Temps fort de la réforme de l’école primaire engagée par Xavier Darcos, avec la suppression du samedi matin, les deux heures de soutien personnalisé et les nouveaux programmes, ces évaluations doivent devenir «un véritable instrument de pilotage de l’école primaire», annonçait le ministre de l'éducation, Xavier Darcos.

    L’incivilité de fonctionnaires de l’Education Nationale atteint son paroxysme

  • Mais les enseignants militants jettent la confusion sur tout ce qui vient du ministère et en l’occurrence sur les objectifs de ces tests. Malgré de multiples démentis du ministère, ils font naître la crainte d’un palmarès des écoles primaires et de la mise en concurrence des écoles et de leurs maîtres absolus. Trois syndicats d'enseignants de gauche appellent au «tri sélectif des exercices».
  • «Je crois que le mot évaluation doit pénétrer l’éducation nationale et qu’on ne doit pas en avoir peur», avait affirmé le président de la République, le 12 janvier. Au Royaume-Uni, le système dévaluation, très développé, vient dêtre remis en cause en juin 2008 par un rapport qui dénonce un enseignement focalisé sur les tests et le bachotage.
  • Mais le site emission-darcos.org, publie en effet les énoncés et corrigés. Dans un souci légitime d’équité ? La préservation de la sérénité dans et entre écoles est-elle l’honorable motivation de ces enseignants qui craignent manifestement d’être jugés ?

    Les instituteurs, des fonctionnaires mais contestataires
  • Quelque 700.000 élèves du CM2, dernier niveau de l'école primaire, passent à partir d’aujourd’hui lundi des évaluations nationales de français et de mathématiques. Evidemment, « les syndicats » en dénoncent l'efficacité a priori avant même d’avoir commencé et le principe même, par …principe, c’est-à-dire par idéologie !
  • Les syndicats d’instituteurs, c’est en fait un seul syndicat totalitaire qui domine les autres figurants, enseignants et parents.
    Le SNUipp estime que ces tests sont réalisés trop tôt dans l'année, alors que le nombre de semaines enseignées est atteint bientôt la moitié et ils craignent donc plutôt que la publication des résultats aboutisse à une mise en concurrence des établissements scolaires et de l’enseignement qui y est dispensé : ceux et celles qui évaluent nos petits ne veulent pas être évalués.
    > Pour les enseignants, les syndicats SE-Unsa, SGEN-CFDT et SNUipp-FSU ont demandé au ministre de l'Education, Xavier Darcos, de suspendre "cette opération précipitée et mal pensée".
    > Pour les parents d'élèves, représentés par la FCPE (si on est journalistes engagés et sectaires qui occultent la PEEP), "ce qui interpelle le plus dans ces évaluations, c'est bien le moment de l'année où elles sont proposées". Il faut rappeler que la FCPE fut fondée par des parents, certes, mais des parents-enseignants de gauche, pour maîtriser le système. A-t-on déjà vu la FCPE s'opposer à la FSU ? A l’heure actuelle, les enseignants contrôlent encore la fédération de parents du seul fait de leur connaissance du système et de leur formation à la manipulation idéologique. Comptez d’ailleurs le nombre d’enseignants dans les mairies, qui gèrent les écoles primaires, et jusqu’au Parlement (Lire dans PaSiDupes le parcours de Gérard Ségura, le maire socialiste d’Aulnay-sous-Bois qui est en instance d’invalidation mais prône la prévention avec les résultats que nous observons dans l’actualité de la semaine passée.
  • Intox typique
    > "Par quel miracle pédagogique les élèves pourraient-ils avoir étudié et assimilé toutes les questions du programme en quatre mois ?", interroge le syndicat de parents d'élèves (FCPE, évidemment), sans vergogne. Cette observation est insensée ! C’est d’une part stresser inutilement leurs enfants et d’autre part les désinformer comme manipuler l'opinion, puisqu’il n’est évidemment pas question d’évaluer les enfants sur les questions au programme des 2e et 3e trimestres ! C’est une manœuvre 'syndicale' concertée, intellectuellement méprisable, à un niveau vraiment primaire !
    Dans un souci d’équité et de 'débat participatif', les journalistes militants ont-ils d’ailleurs interrogé la PEEP ? Leurs parents adhérents sont-ils quantité négligeable et leur avis insignifiant ?

    > Xavier Darcos a confirmé l’évidence lundi en répondant à ces critiques.
    Dans ce niveau de dialogue invraisemblable que « les syndicats » instaurent, le ministre a été amené à confirmer que les évaluations, qui s'inscrivent dans le cadre de la réforme de l'école primaire entrée en vigueur à la rentrée 2008, ne portent pas "sur la totalité du programme mais sur le premier semestre". A quoi faut-il passer son temps !
    "Il s'agit, au milieu du CM2, de voir où les élèves en sont", a-t-il fallu qu’il déclare sur France 2. Le but est de savoir si "les élèves ont des difficultés ou pas afin qu'on puisse les corriger", avant la fin de l’année scolaire, a-t-il précisé.
    "Ce n'est pas la peine de les évaluer à la fin de l'année puisqu'à la fin de l'année, ils s'en vont" au collège, a-t-il ironisé. A-t-il ainsi pointé la pratique bien connue qui consiste à ‘refiler’ au collège leurs élèves qui gribouillent le français phonétiquement et ne comprennent pas ce qu’ils déchiffrent péniblement ?
    Les évaluations se présentent sous la forme de 100 questions - 60 en français et 40 en mathématiques - destinées à évaluer dix grandes compétences des élèves. Heureusement, il suffit, à chaque fois que possible, de savoir cocher la bonne case (au hasard) mais aussi de pouvoir décrypter trois mots de français à la suite...

    Boycottage dans l’intérêt des enfants ?

    Les syndicats, qui décident d’en haut n’ont pas laissé la base décider…
    > La FSU a demandé aux personnels du SNUipp de ne pas faire passer les exercices correspondant aux notions non étudiées depuis le début de l'année. Esbroufe citoyenne ? Sauf s'ils ont pris du retard sur le programme du fait de leurs actions politiques corporatistes, au détriment des enfants.
    Leur blocage du système a en vérité pour but d’empêcher la publication des résultats et d’occulter les disparités de niveaux et d’implication pédagogique entre enseignants et entre écoles. Nul ne doit savoir qui est responsable du classement européen de la 5e nation mondiale…
    > Les journalistes continuent leur dialogue exclusif entre camarades avec la FCPE, qui prétend que cela "générerait un climat détestable alors que les élèves ont besoin, pour réussir, d'un climat fait de sérénité, de confiance, d'écoute et de dialogue". Tout ça? Garantis par le SNUipp ? Il ne dirait pas mieux, en effet... Mais pour ce qui est de la sérénité dans les écoles, la FCPE est-elle vraiment la mieux placée en termes de climat scolaire?
    > Xavier Darcos a dû participer à l’opération de camouflage.
    "Nous ne publierons pas au niveau national de classement des écoles (...) Il ne s'agit pas de faire un espèce de grand marché libéral de l'école", a-t-il ajouté. Il s'est engagé à ce qu'il n'y ait pas "de publication comparée des résultats école par école".

    Faut-il que nos gosses subissent les aigreurs de leurs instits FSU ?

    Se satisfaire d’une appréciation relative, parce que locale, du niveau atteint par nos enfants, n’équivaudra jamais à une évaluation la plus absolue possible qui seule serait signifiante : des critères européens, par exemple, seraient en effet utiles et révélateurs. Dussent-ils être cruels et accusateurs. Mais, dans le meilleur système éducatif au monde, c’est précisément la crainte de nos contestataires hexagonaux qui ne supportent pas la comparaison communale ou départementale. Ils sont les mieux placés pour le savoir, si toutefois ils étaient moins prétentieux et plus conscients. Ceux qui prennent les parents de haut et cherchent à leur imposer leurs principes idéologiques et leurs décisions totalitaires, ces mauvais petits soldats de la FSU auraient-ils donc comme un complexe d’infériorité ?…
  • samedi 17 janvier 2009

    Education: quelques milliers de manifestants à Paris, en s’y mettant à tous !

    Ultra minoritaires, mais ultra vindicatifs

    Ils se sont déconsidérés

    A Paris
    "Enseignants, parents, lycéens, étudiants, personnels: tous ensemble", annonce la banderole derrière laquelle ils défilent. Et tout ce beau monde « tous ensemble », ça donne quelques milliers…

    Les secrétaires généraux et présidents de tous les syndicats d'enseignants, de la Fédération des conseils de parents d'élèves ou encore des syndicats lycéens et étudiants -UNL, FIDL et UNEF- sont présents en tête de cortège.
    Selon les déphasés de la FSU, plus de cent manifestations similaires sont organisées en France dans la journée, si elles ne sont pas annulées, comme le défilé des lycéens de Rennes, jeudi 15, faute de combattants.

    En région

  • A Toulouse, près de 2.000 personnes ont défilé dans les rues samedi matin pour protester contre les suppressions de postes et contre la politique éducative du gouvernement. "Je suis venu crier ma colère contre la casse du service public et la paupérisation de nos écoles. Le gouvernement nous impose une politique du chiffre et non un système d'éducation qui donne sa chance à tous les élèves", a prétendu Armelle Huistric, institutrice militante en classe de grande section à la maternelle. L’idéologie fait perdre la raison à la malheureuse institutrice. A moins qu’elle ne fasse de la propagande mensongère, puisque le financement du primaire est la responsabilité des municipalités... Espérons que son enseignement n’est pas autant dévoyé par son militantisme.
  • A Rennes, environ 800 personnes à tout casser ont manifesté pour "la défense du service public de l'Education", selon la préfecture d'Ille-et-Vilaine et les organisateurs. En l'absence de banderole unitaire, les manifestants de la FSU, des syndicats enseignants du SGEN-CFDT et de la CGT ainsi que des militants de l'une des fédérations de parents d'élèves, la FCPE, étaient essentiellement constitué d'adultes, une vingtaine de militants lycéens ouvrant le défilé sous les bannières du Mouvement des jeunes socialistes (MJS). Pas très populaire cet activisme…

    Attendons-nous à un maximum d’intox médiatique

    La presse engagée va évidemment arranger çà et France Info va probablement mettre les chiffres en musique à l’approche de la fin de la marche à l’Opéra. Les 'experts' de cette radio, militante aux frais de tous les redevables de la taxe sur l’audiovisuel, prétendra -après dispersion !- que, selon « ses propres estimations », ils étaient nettement plus : trois fois ? Quatre fois plus que selon les calculs des professionnels de la police ?

    Pourvu qu’au moment de la dispersion ils se sentent encore responsables et ne se laissent pas déborder par les extrémistes qu’ils chauffent à blanc depuis des semaines.