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dimanche 7 décembre 2014

Manifestation de chômeurs et précaires aux Etats généraux du PS

60 chercheurs d'emploi interpellés

Soixante participants à une manifestation contre la précarité et le chômage ont tenté de pénétrer de force dans l'enceinte de l'assemblée

Des militants ont tenté de pénétrer de force dans l'enceinte où se tenaient les Etats généraux du Parti socialiste près de la Porte de la Villette, dans le nord-est de la capitale, samedi à Paris.

Les manifestants entendaient intervenir devant les cadres socialistes en lisant un texte critiquant la politique du gouvernement, affirme dans un communiqué la Coordination des intermittents et précaires (CIP) d'Ile-de-France. 

"Décidé à rester muré dans ses certitudes, à n'entendre aucune contestation, le parti socialiste a reçu les 300 manifestants présents avec des crachats et à coups de poings, de pieds, de gaz lacrymogène, de matraques télescopiques et de... taser", selon la CIP.


La Coordination a fait état de l'interpellation de "plus de 60 personnes", dont 53 ont été conduites au commissariat.

Les manifestants interpellés ont été remis en liberté dans les heures qui ont suivi

Les nervis du PS ont tapé dur: "le service d'ordre a fait son boulot" !
Le Parti socialiste a déclaré que des manifestants avaient "essayé d'envahir la salle. Le service d'ordre du parti a fait son boulot pour qu'ils ne rentrent pas".

On n'était pas à Sirvens, mais...
"Ils étaient plutôt remontés et pas forcément pacifistes dans leur manière d'aborder les choses, et, après, les policiers ont pris le relais et les ont fait sortir de l'enceinte du site", a minimisé l'entourage de Kosta, alias Jean-Christophe Cambadélis. 

Quelque 8.000 manifestants selon les organisateurs, 850 selon la police, avaient défilé auparavant de la Place Stalingrad, dans le Xe arrondissement, à la place de Clichy (XVIIIe), dans le nord de Paris contre le chômage et la précarité, à l'appel de plusieurs organisations: Agir ensemble contre le chômage (AC), Apeis (Association pour l'emploi, l'information et la solidarité des chômeurs et des précaires, membre fondateur d'ATTAC), CGT Chômeurs, Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP), Coordination des intermittents et précaires d'Ile-de-France (CIP-IDH), CGT Spectacle...

"Hollande, l'autre pays du chômage"

Autre cible du mécontentement, le gouvernement. "Hollande, l'autre pays du chômage", pouvait-on lire sur la banderole en début de cortège.

Pour Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), qui défilait, "cette manifestation prend une importance d'autant plus grande au vu du contexte actuel, alors que des milliards d'euros sont reversés dans les caisses patronales". "Cette manifestation est aussi une riposte à l'action du MEDEF toute la semaine passée", a-t-il déclaré.


"La loi Macron va participer de la dégradation des conditions des travailleurs du dimanche et du soir, et cette manifestation est l'occasion de dénoncer aussi cela", a affirmé Jérôme Gleizes, conseiller de Paris et membre du Groupe écologiste (EELV) de Paris.

"Actuellement, j'ai deux contrats et j'arrive à 20h par semaine et 500 euros de salaire par mois: ce n'est pas vivable", déplore Fred, travailleur dans l'animation. "On parle d'abrogation des 35 heures mais beaucoup aimeraient bien pouvoir travailler au moins ce nombre d'heures-là", ajoute-t-il.

Tensions à Toulouse depuis la mort de Rémi Fraisse

D'autres manifestations ont eu lieu en province. 
A Marseille, quelque 150 personnes se sont rassemblées sous la pluie dans le centre-ville, devant l'antenne locale du Medef. 
Ils étaient 300 à Bordeaux.

Minute de silence, à l'occasion de la marche
contre chômage, à la mémoire de l'activiste 
écologiste mort sur le site de Sivens 
(Toulouse, 6/12/2014)
A Toulouse, où le contexte est tendu depuis la mort de Rémi Fraisse, entre 300 et 400 personnes ont défilé. Elles ont dû renoncer à parcourir les rues les plus centrales de la ville dont tous les accès étaient interdits par d'importantes forces de police.

La ville en étant à son sixième samedi consécutif de manifestations, parfois violentes, depuis la mort du militant écologiste tué par l'explosion d'une grenade sur le site du projet de barrage de Sivens, la police a canalisé le cortège vers une zone plus périphérique.

vendredi 27 août 2010

La paix scolaire, ça indispose la gauche

L'opposition entretient le climat de violence dans l'Education nationale

Luc Chatel a fait ce mercredi un point sur la sécurité à l'école

A quelques jours de la rentrée scolaire, le ministre de l'Education nationale a dressé le bilan des équipes mobiles de sécurité ("EMS") mises en place il y a un an et a énoncé les initiatives prévues pour 2010-2011.
Le ministre de l'Education nationale a demandé à ces équipes mixtes (en partie composées de personnels de l'éducation ou de collectivités locales assistés de gendarmes et policiers détachés) d'être "au cœur de la politique de sécurité en milieu scolaire".
Depuis la rentrée 2009, 63 % de leurs 7.700 interventions réalisées à ce jour ont concerné la prévention, a-t-il précisé.

Le dispositif sera complété

Il leur a fixé leur feuille de route pour 2010-2011, saluant les expérimentations et la complémentarité des actions axées principalement sur l'amélioration de la vie scolaire.
Constatant que les 500 emplois annoncés en septembre 2009 n'ont de fait pas tous été pourvus, le ministre a donc décidé de réaffecter un certain nombre de ces personnels dans les "dix académies où il y a le plus de besoins", l'objectif étant d'y doubler à terme les équipes, tel qu'annoncé lors des Etats généraux de la sécurité à l'école en avril.

A cet effet, Luc Chatel a refait le point sur les échéances et initiatives prévues par ces rencontres:
- formation des 14.000 personnels de direction d'ici à 2012,
- modules spécifiques dans la formation initiale des enseignants,
- amélioration des statistiques (enquête CIVIS) qui n'évoluent guère depuis 2007 (11,1 incidents graves pour 1.000 élèves en 2009 dans le second degré contre 10 ,6 en 2008 et 11,6 en 2007).
- les 105 établissements des dix académies les plus exposées expérimenteront cette année le programme "Clair" (Collèges, lycées pour l'ambition, l'innovation, la réussite) qui va permettre des innovations : révolution dans le monde d'éducation, le recrutement de professeurs directement par les chefs d'établissements. Cette dernière mesure sera source de tensions, à chaque fois que les qualités humaines du chef d'établissement seront insuffisantes, comme c'est actuellement souvent le cas, particulièrement quand ils accèdent à la fonction, parce que leurs élèves prenaient l'ascendant sur eux dans les classes.
Lire PaSiDupes sur la demande de la FSU de surveillants non formés
L'aspect sécurité fait polémique

Des établissements de réinsertion sociale
Les élèves "très perturbateurs" réclament un "traitement spécifique" et une vingtaine d'"établissements de réinsertion sociale" ont été prévus, mais bien que ces internats aient été envisagés par la candidate de la gauche à la présidentielle 2007, ils ne font plus l'unanimité dans l'opposition !

La lisibilité des sanctions sera "réaffirmée"
C'est le voeu du rapport du criminologue Alain Bauer. Des propositions en ce sens seront faites lors du Conseil Supérieur de l'Education du 23 septembre

Des Equipes mobiles de sécurité
En un an, une EMS (Equipe mobile de sécurité) a été créée dans chaque académie, par son prédécesseur Xavier Darcos. Composées pour moitié de personnels de l'Education nationale et pour moitié de policiers et gendarmes, ces équipes ont pour mission la prévention et la gestion de crise, afin d'améliorer la sécurité en milieu scolaire.

Il a été décidé pour cette rentrée de "renforcer celles des 10 académies où il y a le plus de besoins", jusqu'à atteindre un doublement de leurs effectifs, comme cela avait été annoncé en avril aux états généraux de la sécurité à l'école, a indiqué le ministre.

Les 7.500 interventions depuis un an ont été à 63% de la prévention, "la meilleure réponse aux critiques qui disaient que nous allions faire entrer des policiers dans les écoles", a fait observer Luc Chatel.
Consacrées à 14% à la gestion immédiate de crise, à 8% à l'accompagnement des personnels et à 16% à la formation ou de l'information, elles ont eu lieu à 61% en collèges, 20% en lycées généraux, 17% en lycées professionnels et 2% dans des écoles, a précisé le ministre.

Bilan des actions en cours en matière de sécurité à l'école
Luc Chatel a expliqué que 93% des diagnostics de sécurité des établissements étaient réalisés (77%) ou en cours (16%).

Les voeux exprimés

Dans 56% des cas, il a été demandé diverses mesures comme des alarmes ou un agrandissement des locaux, dans 14% une surveillance aux abords de l'établissement, dans 14% l'installation d'une clôture, dans 14% une vidéoprotection et dans 2% un portique de sécurité.

Les enseignants de la FSU sont-ils maso ?

Amateurs d'insultes, de crachats et de coups de couteau?
Tout en saluant son discours sur les sanctions positives et la pédagogie, dès avril 2010 les syndicats ont jugé le ministre trop porté sur la sécurité.
Lire PaSiDupes sur le drame de Vitry-sur-Seine
"Je suppose que le ministre est en service commandé par rapport à son électorat mais franchement, ça vient ternir la qualité des débats", a estimé le secrétaire général du syndicat Sgen-CFDT, plus préoccupé de polémique politicienne que de l'intégrité physique et morale des professeurs et des élèves sous la menace de jeunes violents. Aveugle et sourd à la gravité de certaines situations à risques, Thierry Cadart s'est dit "fâché" d'avoir entendu parler de "sanctuarisation, de vouvoiement en cours et d'allocations"...

Les soixante-huitard attardés refusent d'assumer la réalité
Patrick Gonthier, secrétaire général de l'UNSA-Education a eu le sentiment que "ses conclusions [celles du ministre] restent partielles, parfois floues ou (..) empreintes d'un passéisme en grand décalage par rapport aux réalités des établissements et de leur environnement", car, selon lui, il vaut mieux refuser tout mais tout critiquer.
Ce que les syndicats jugent insuffisant (?) justifie leur refus
"Face à la demande unanime d'une meilleure formation initiale et continue des personnels, le ministre n'évoque que des modules de formation à la gestion des conflits dont on voit mal comment ils pourront être assurés dans le contexte actuel", affirme la fédération FSU, sans rien démontrer.
Sur la même ligne politique, la FCPE dénonce l'«agitation sécuritaire» de Chatel.

Mais le président du Comité scientifique des Etats généraux de la sécurité à l’école, Eric Debarbieux, un fin connaisseur des phénomènes de violence à l’école, dit en revanche sa satisfaction d'avoir été entendu "sur certaines choses".
"Admettre enfin que les enseignants doivent être des professionnels formés à des choses aussi basiques que la gestion des conflits ou la gestion de classe, c'est un pas", a-t-il insisté.

vendredi 26 juin 2009

Martinique: Sarkozy propose un référendum d’autonomie

Domota, indépendantiste révolutionnaire, régnera-t-il jamais sur l’île ?

Premier Président de la République en Martinique

Le Président Nicolas Sarkozy est arrivé jeudi 25 juin à la Martinique, où il a atterri à 19h30 heure de Paris à Fort-de-France.
Il est accompagné du Ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux et de la première secrétaire d’Etat antillaise chargée de l’Outre-Mer, Marie-Luce Penchard.
A une question sur l'avenir institutionnel de la Martinique et de la Guadeloupe, il a répondu: «On ne peut pas gérer un département au coeur de la Caraïbe comme un département dans la métropole, c'est une évidence. En même temps, il y a les principes républicains qu'il faut respecter».
L’annonce

Après avoir rebaptisé l'aéroport de Fort-de-France du nom du poète et homme politique martiniquais Aimé Césaire, le chef de l'Etat a répondu à l'attente des élus du département-région de la Martinique en annonçant qu'il consulterait la population d'ici à l'automne.
Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi matin 26 l'organisation d'un référendum sur un éventuel statut d'autonomie pour la Martinique, avant de mettre le cap sur la Guadeloupe voisine, terme de sa visite de deux jours aux Antilles.
"Je suis venu vous annoncer clairement que j'ai l'intention de consulter les Martiniquais sur l'évolution institutionnelle de leur territoire comme la constitution m'y autorise", a-t-il déclaré lors de cette cérémonie.
-> L'article 72 de la Constitution autorise le chef de l'Etat de à consulter les populations des départements et territoires d'Outre-mer sur son «organisation», ses «compétences» ou son «régime législatif». Tout changement de statut doit recueillir l'approbation des populations concernées, selon ce texte.

L’autonomie n’est pas l’indépendance

Le Président Sarkozy a toutefois été clair. "Il ne s'agit pas d'organiser, à mes yeux subrepticement, un je ne sais quel ‘largage de la République’. Le débat qui est ouvert est celui du juste degré d'autonomie", a-t-il expliqué.
"Tant que je serai président de la République, la question de l'indépendance de la Martinique, c'est-à-dire de sa séparation d'avec la France, ne sera pas posée", a insisté le Président Sarkozy.

Devant la presse, il a précisé que les modalités de cette consultation et un calendrier qui devraient être précisés seraient définies d'ici à "fin septembre, début octobre", après une large consultation avec les élus martiniquais.

Selon le chef de l'Etat, ces discussions permettront de déterminer le calendrier du référendum et de répondre à la résolution des élus départementaux et régionaux de Martinique, qui ont demandé le 19 juin le report des élections régionales prévues en 2010 dans la perspective de cette consultation. "Je ne répondrai pas à ça maintenant car il y a des positions divergentes", a indiqué le président à la presse à l’issue de son allocution.

Un peu d’histoire

Consultés en 2003 par référendum, les électeurs de Martinique, tout comme ceux de la Guadeloupe, avaient refusé à une courte majorité (50,48%) l'instauration d'une collectivité unique. "Je pense que depuis les esprits ont évolué", a estimé N. Sarkozy à Fort-de-France.

Les réactions

Très attendue, l'annonce présidentielle d'un référendum a été accueillie favorablement par les élus de toutes tendances.

  • Parti socialiste : le député-maire apparenté socialiste de Fort-de-France, Serge Letchimy
    "Nous sommes unanimes sur cette nécessité d'un engagement dans un processus de responsabilisation qui n'est ni l'indépendance ni le statu quo", a-t-il déclaré, avant de souligner que, selon lui, "la constitution française ne pourra pas rester longtemps insensible aux aspirations de nos peuples".
  • Indépendantistes : le député indépendantiste Alfred Marie-Jeanne
    "Les rapports avec la France doivent être redessinés", a estimé, ajoutant qu'"il ne suffit pas de réclamer l'autonomie si on ne peut jamais l'appliquer".

    De la Martinique à la Guadeloupe

    Son discours terminé, Sarkozy s’est dirigé vers la Guadeloupe pour un séjour de quelques heures, au terme duquel il doit notamment participer, à Petit-Bourg, aux Etats Généraux de l'Outre-Mer lancés par le gouvernement en avril après les émeutes qui ont agité l'île de janvier à mars.

    Jeudi, le Président Sarkozy avait déclaré sa volonté "d'apaiser les choses" et "d'apporter une réponse" au malaise social qui persiste aux Antilles, indiquant que "le statu quo n'est pas possible".
  • «Je parlerai avec tous ceux qui veulent me parler», a-t-il aussi dit, répondant à une question sur une éventuelle rencontre avec le leader du collectif LKP, Elie Domota.
  • Le chef de l'Etat ne devrait donc pas croiser la route du porte-parole du collectif LKP, Elie Domota, indépendantiste révolutionnaire et instigateur de la contestation de l'hiver, qui n'est pas là pour "apaiser les choses". Il a en effet décidé de bouder la consultation pour la mauvaise raison qu’elle est initiée par l'Etat et qualifiée a priori de "leurre".
  • Domota réclame un carton d’invitation de Sarkozy

    Le petit seigneur rouge refuse celui des Etats Généraux

    Le saigneur de la Guadeloupe se plaint

  • Il se plaint quand il ne reçoit pas d’invitation
    Et voilà maintenant que le révolutionnaire veut serrer la main du chef de l’Etat démocratique qui l’opprime…

    "Aucune invitation n'a été faite au LKP pour rencontrer le président de la République" lors de son déplacement en Guadeloupe." C'est ce qu'a lancé jeudi Élie Domota, porte-parole du collectif d’indépendantistes révolutionnaire à l'origine de la grève au prétexte mobilisateur de la vie chère en Guadeloupe. Interrogé sur France Inter, soutenu par le Che-Besancenot, le meneur LKP a ensuite accusé "l'État, allié au patronat, de revenir sur des engagements qui avaient été pris", après ce mouvement de 44 jours. Élie Domota a notamment cité "l'arrêté d'extension de l'accord salarial Bino" supprimant l'obligation pour le patronat de prendre en charge les 200 euros d'augmentation salariale au-delà des 3 ans d'aides de l'État et des collectivités locales.

  • Mais il boude quand il en reçoit…
    Le préfet de Guadeloupe Nicolas Deforges a indiqué mercredi que Nicolas Sarkozy ne devrait pas rencontrer le leader du LKP à moins que ce dernier ne participe à la réunion des états généraux de l'Outre-mer que le chef de l'État doit présider aujourd'hui vendredi.
    -> Or, le LKP refuse depuis le début de participer à ces Etats Généraux, lancés en février par Nicolas Sarkozy en pleine crise antillaise: Domota prétend a priori qu'ils ne font qu'entériner des décisions déjà prises à Paris.
    -> Le gouvernement dénonce en revanche la « politique de la chaise vide » des collectifs et des syndicats, alors que le Parlement a définitivement adopté, mercredi 13 mai, le projet de loi sur "le développement économique des outre-mer" lors d'un ultime vote de l'Assemblée nationale. Les députés de gauche (PS et PCF) se sont abstenus, plutôt que de voter contre, et ceux de la majorité (UMP et NC) ont voté pour.
  • Un caractériel à la crédibilité incertaine?

    -> Les indépendantistes irresponsables ignorent la crise économique (6 000 chômeurs de plus en mars-avril-mai), et l’aggravent encore et toujours, malgré les conséquences de 44 jours d'inactivité économique. Elie Domota, qui défie l’Etat, est fonctionnaire de l’Etat et ne craint ni pour son emploi, ni pour son salaire : avec un traitement 1,4 fois supérieur à celui de la métropole, le problème du pouvoir d’achat ne l’affecte pas personnellement…
    LKP accuse le patronat de prendre prétexte de cette grève longue pour éliminer les canards boiteux et de vouloir reprendre ses billes pour aller investir sous un climat socialement et politiquement plus hospitaliers. Le double langage des indépendantistes est ici manifeste.

    -> Le souverain LKP a décrété une semaine de mobilisation à l’annonce de la venue de Nicolas Sarkozy. Il s'agit donc bien de défier le pouvoir par la grève, en manifestant devant quelques entreprises désignées à la vindicte syndicale. Ces manifs politiques n’ont pas connu un plus grand succès que la journée intersyndicale d’action du 13 juin en métropole. Pareillement, le NPA, clone de la LCR, du camarade trotskiste Besancenot, n’a obtenu aucun élu aux Européennes 2009, avec seulement 4,8% des voix, bien qu’il ait, dit-on, le vent en poupe... Seule une poignée de stations-service a été bloquée lundi 22 juin (4 stations sur 120) et le lendemain, tout était rentré dans l'ordre. Le roi Domota a donc besoin de faire sensation pour regagner la confiance de ses troupes : le problème qui se pose, à lui comme aux autorités, est celui de sa capacité à remobiliser les troupes LKP. Un grand défilé à Pointe-à-Pitre est prévu samedi 27.

    Les Etats Généraux

    Décidés le 12 février à l’initiative du Président Sarkozy pour apaiser le conflit social aux Antilles, les Etats Généraux se sont ouverts en avril sous le haut patronage du Président de la République. Le bruit avait couru que le Président de la République ferait le déplacement en mai, à mi-parcours. Les Européennes passées il y a quinze jours, l’annonce avait pu être faite de sa venue les 25 et 26 juin. Nicolas Sarkozy l'avait dit : il ne viendrait que quand il y aurait eu un « retour au calme ». Selon paris, c'est fait.
    Sur place, le déblocage par l'Etat d'une enveloppe de 580 millions d'euros le 19 février (pour faire droit à l'accord Bino) a en effet progressivement mis un terme aux grèves générales. Mais le collectif révolutionnaire LKP en Guadeloupe attise néanmoins les malaises social et politique qui opposent les partisans de l'article 73 et les tenants de l'article 74 de la Constitution.
  • Les états généraux se déroulent dans l'indifférence de la population qui les réclamait et l'hostilité marquée des révolutionnaires indépendantistes LKP, qui boudent ce « débat participatif » en prétendant que, comme ceux de Désirdavenir Royal, « tout a déjà été décidé par l'Etat » qui « revient sur ses engagements ».
  • En revanche, Claude Giraud, le coordonateur des ateliers en Guadeloupe, se veut résolument optimiste. Les participants aux ateliers effectuent leur travail, malgré l’opposition destructrice de LKP, et préparent leur synthèse pour le 7 juillet.

    Déplacement sous haute sécurité


    Après sa visite à la Martinique, Nicolas Sarkozy est aujourd'hui en Guadeloupe, où il rencontre à huis clos les élus de l'île à l'aéroport, puis le monde socio-économique, avant de visiter le Régiment du service militaire adapté (RSMA) au camp de la Jaille, à Baie-Mahault. Il prononcera un discours à Petit-Bourg, en fin d'après-midi, avant de repartir à Paris. A tout hasard, près de 900 gendarmes mobiles ont été dépêchés en renfort pour parer à toute éventualité et le programme de la visite a été conçu pour éviter tout risque de confrontation (déplacement en hélico entre chaque site).

    Chacune de ces étapes doit être l'occasion pour Nicolas Sarkozy de délivrer des messages forts, annonce son entourage. Ainsi, devant les Etats Généraux, après avoir entendu les présidents d'ateliers, et notamment celui de la gouvernance, présidé par Maurice Marianne qui ne cache pas sa préférence pour une autonomie, voire l'indépendance de la Guadeloupe, Nicolas Sarkozy souhaiterait « apporter sa contribution, ses idées, suggestions et intuitions à un processus de réflexion qui doit permettre de bâtir un modèle refondé de relations entre les Antilles et la métropole ». Rien n’est exclu.
    Vous pouvez exprimer votre avis : sondage sur PaSiDupes, colonne de droite.

  • mercredi 14 février 2007

    Royal: quel 'paquet global' pour les profs?

    Les profs sont-ils plus concrets qu'elle ne pense?
    L'indigence de sa culture générale ne plaide, ni en faveur de la candidate, ni de l'Education Nationale, qui a face à elle l'image de son échec. Pas facile donc de renouer le diaologue rompu par le coup bas de la candidate socialiste qui allait de section en section promettre que les 35 heures de présence dans les établissements, ce serait aussi pour les profs: leur 'paquet global'!
    Avant un meeting consacré à l'éducation ce jeudi à Dunkerque, Marie-sEGOlène Royal multiplie cette semaine les rencontres avec les enseignants pour tenter de renforcer les liens avec cet électorat traditionnellement porté à gauche, à dix semaines du premier tour.

    Selon D'Jack Lang, porte-parole de la candidate socialiste, le discours de Dunkerque "marquera un engagement très fort en faveur de l'école et des enseignants". 'En faveur', c'est le minimum! Très ‘fort’ : et ça veut dire quoi, au juste ?
    "Il y aura des engagements, en particulier sur le recrutement et la formation des maîtres", a expliqué l'ancien ministre de l'Education. C’était d’ailleurs au siècle précédent et les jeunes lycéens qui n'étaient pas nés ne le connaissent pas! ...Lyrique, le Che, D’Jack Lang, par ailleurs star planétaire du Festival des Vieilles Charrues, a assuré que "notre engagement pour l'école n'est pas dicté par des considérations électorales mais par une conviction, une volonté, un idéal". Dont acte ! Et alors ?

    Une semaine après une grève qui a mobilisé seulement 30% à peine des enseignants selon le ministère de l'Education, les attentes de la profession sont en effet 'très fortes'.
    "Il y a une forme de scepticisme et d'interrogations sur ce que propose le PS", a déclaré Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, l'une des organisations syndicales dans l'Education nationale, qui a rencontré Sa Docte Majesté mercredi. Etant donné qu’elle débarque sur tous les sujets, il a ajouté, en langage politiquement correct : "Elle était en situation d'écoute plus qu'en situation de réponse. J'en tire le sentiment qu'elle est en train de préciser, d'affiner le détail de ses propositions". Encouragements purement pédagogiques… La phase d'écoute s'éternise un peu, non?
    La candidate a plusieurs fois affirmé sa volonté de placer l'éducation "au coeur de tout", et c’est en soi une vaste ambtion, si elle s’entendait parler ; mais aussi une promesse, si elle s’en souvenait… Elle s’est ainsi engagée dimanche, dans son discours de Villepinte, à organiser des états généraux des enseignants pour préparer un "plan pluriannuel" de recrutement et à mettre en place le soutien gratuit pour tous les élèves "grâce à des répétiteurs". Les états généraux –réflexion, préparation, organisation nationale, bilan et lancement– pourraient prendre à eux seuls, en comptant chaque phase, … cinq ans ? (Pour le temps que prennent les choses, voir ci-dessous : le redécoupage de la carte scolaire).
    "Il y a toute une série de mesures et d'annonces qui restent souvent ambiguës, sur la carte scolaire, le rôle des répétiteurs et la répartition des moyens supplémentaires, a insisté Gérard Aschieri, accablé.
    En signe d'écoute attentive, Sa Majesté Royal a maintenu dimanche sa proposition controversée de réviser la carte scolaire afin de "supprimer les ghettos scolaires et d'assurer la mixité sociale", précisant ensuite qu'elle voulait que "chaque famille ait le choix entre plusieurs établissements". Démagogie ou populisme ? Il faut faire plaisir aux mamans…
    Si elle est ‘à l’écoute’, ce n’est pas des professeurs de la FSU laquelle est en effet "hostile à un assouplissement de la carte scolaire qui permettrait théoriquement aux familles de choisir entre plusieurs établissements mais d'accord sur des redécoupages au cas par cas pour qu'il y ait plus de mixité", a précisé le foireux Gérard Aschieri. Compromis ciblé sur les établissements qui tournent encore un peu sans crachats, ni insultes et violences physiques en tous genres et au quotidien, plusieurs fois par jour? A Istres, des élèves de sixièmes brûlent une maison voisine d'un collège ; des troisièmes diffusent des gaz paralysants dans le système d’aération d’un collège, des secours sont appelés de la base aérienne d’Istres et des SAMU, jusqu’à 40 kms à la ronde -de Salon à Martigues- et des enfants intoxiqués doivent être évacués. Les coupables ont été … exclus… cinq jours ! Aschiéri demande des gaz pour tous ?… Ou est-ce qu'il organise la délocalisation vers le privé?...
    Sur le redécoupage, la candidate a indiqué lundi lors d'une rencontre avec des professeurs en Seine-Saint Denis que "les solutions ne seront pas uniformes sur l'ensemble du territoire" et qu'il faudrait prendre "un an de réflexion" avant la réforme. (Pour le temps que prennent les choses voir ci-dessus : les états généraux). Il n’y a pas le feu au lac…
    Miss Boulettes ne s'est pas non plus prononcée clairement sur les 5.000 suppressions de postes annoncées à la rentrée prochaine dans l'Education nationale, déclarant qu'elle ne voulait pas être "dans une logique de guichets". Les petits commerçants apprécieront. "Tout ce que je pourrai rétablir, je le ferai", a-t-elle toutefois ajouté, finement. Sans engagement ! Et ce qu'elle ne pourra pas faire, est-ce qu'elle le fera?!! Connaissant ses aptitudes...
    Selon Gérard Aschieri, les professeurs demandent surtout à la candidate un projet d'ensemble sur l'éducation, "sur quoi met-on l'accent?". A la fois "Plan d’ensemble" et "sur quoi met-on l'accent? ", n’est-ce pas la quadrature du cercle ?
    "Pour nous, ce doit être sur l'éducation prioritaire", a-t-il dit.

    Avant l'arrivée de 80.000 nouveaux adhérents à la faveur d'une offre promotionnelle de type braderie « le PS casse les prix » sur internet, on estimait entre 15% et 20% la proportion d'enseignants au PS.
    "Le PS ne fera pas rentrer les enseignants au bercail simplement en leur disant 'revenez chez nous', mais en étant en adéquation avec leur représentation de l'idéal de la société française et de la République", a expliqué Jean-Daniel Lévy, de l'institut de sondages CSA. Remarque aussi profonde qu'utile... A combien d'euros net mensuels?...
    Revenant sur l'épisode de la vidéo de Sa Très Socialiste Majesté Royal et des professeurs sur les 35h, le phare du CSA a ainsi jugé que "le problème n'est pas tant sur la vidéo ou son contenu mais sur l'articulation avec l'ensemble du processus qui est proposé". Le problème, c'est la TRAHISON. Selon Jean-Daniel Lévy, "le rapport des enseignants au PS est un rapport d'amour distendu". Comique! Et qu’est-ce que l’amour, aujourd’hui 14 février, pour cet ardent St Valentin socialiste, sondeur des reins et des cœurs ? Il va nous le dire: "Il n'y a plus de lien naturel de vote entre les enseignants et le PS", a-t-il ajouté. Distendu’ veut donc dire ‘rompu’ en langage CSA…
    Au premier tour de la présidentielle de 2002, un nombre "non négligeable" d'enseignants s'était tournés vers Olivier Besancenot, Noël Mamère, Christiane Taubira, Jean-Pierre Chevènement, a-t-il rappelé. Seul Besancenot ne s'est pas laissé casser les genoux! Famille alors déjà décomposée ? Retournée à la terre ? Détrompez-vous !

    C’est sans compter sur l’inoxydable ressort du pantin socialiste : vous le remontez et il jaillit de sa boîte.
    "Il y a peut être eu un malentendu à un certain moment", a imaginé D’Jack Lang (1939, 67 ans). ‘Léger’, le 'malentendu', il va de soi, et ‘très passager', le ‘certain moment’ ? Et le Black D’Jack d’insinuer : "Mais les professeurs savent très bien qui a mieux servi l'éducation, qui a fait quoi et surtout qui a défait". Et s'ils ne le savent pas, je vais leur dire? Il n’est pas beau, le fielleux nostalgique (Ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale et de la culture du 03/04/1992 au 29/03/1993 –un an , puis du 27/03/2000 au 05/05/2002 –deux ans).
    Avec D'Jack Lang, la relève est assurée!