POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Lévy JD. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lévy JD. Afficher tous les articles

mardi 16 avril 2019

Européennes : la liste LREM ne devance plus le RN que de deux points

LREM serait toujours en tête, selon Harris Interactive

Le dernier sondage sur les élections européennes 2019 publié dimanche 14 avril place la liste LREM deux points devant le Rassemblement national.

Il est temps de faire monter la peur autour du risque d'un retour aux "années 30", chères à Macron (la "lèpre nationaliste" et une Europe "divisée par les peurs, le repli nationaliste") et Darmanin ("la peste brune"). 

De leur côté, les sondages s'enchaînent à la vitesse grand V. L'un des derniers en date, rémunéré, a été diffusé dimanche 14 avril. Réalisé par Harris Interactive, propriété de ITWP (le Belge Verlinvest) via Toluna, et Agence Epoka, ce nouveau sondage donne la liste de La République en marche alliée au MoDem (22,5 %) devant celle du Rassemblement national (20,5 %), avec deux points de plus, pour les européennes 2019, sachant que la marge d'erreur est d'au moins 3 points. 
Le directeur du département Politique & Opinion de Harris Interactive est Jean-Daniel Lévy, qui vient de l'"institut" CSA, dont l’actionnaire unique est Vincent Bolloré, depuis 2008 à hauteur de 40 % du capital. Le 1er décembre 2010, celui qui est nommé président de l'entreprise CSA est Bernard Sananès, le manipulateur qui a micro ouvert à BFMTV.  
Résultat de recherche d'images pour "Bernard Sananès BFMTV"
27 février 2019
Si le rapport de force reste globalement stable en comparaison avec la précédente enquête du même institut datant du 10 mars, LREM et RN gagnent toutefois 0,5 % en un mois.
Résultat de recherche d'images pour "JD Levy INSTITUT CSA"En 2011, Harris Interactive avait "payé" son panel de Français pour son étude  plaçant Marine Le Pen (FN) en tête des intentions de vote au 1er tour de la présidentielle, affirma le site Mediapart, l'entreprise commerciale reconnaissant des "incitations" financières pour le fidéliser. Finalement, le directeur du département opinion de l'institut, Jean-Daniel Lévy, photo, a formellement contesté toute "rémunération". "Il ne s'agit en aucun cas d'une rémunération" des sondés, a-t-il assuré. Mais d'après le site d'information Mediapart, Jean-Daniel Lévy "est bien obligé de reconnaître" que son entreprise pratique une forme de "rémunération". "Pour attirer le chaland et le motiver à répondre à son enquête, réalisée sur Internet, l'institut [?] a organisé un jeu-concours et fait miroiter une récompense. Au final, 7. 000 euros ont été offerts à l'un des 1.600 membres du panel", était-il ajouté.
"
Harris Interactive privilégie le système de participation à un jeu-concours (contrôlé par huissier) permettant de gagner des lots (chèques bancaires) via un tirage au sort", indique encore cette entreprise mercantile.
Un autre spécialiste des sondages politiques, Frédéric Dabi, de
l'Ifop, admet également que son institut dédommage les gens pour le temps passé à répondre.
D
ans Le Parisien, Harris Interactive a publié deux autres sondages plaçant la présidente du FN en tête du premier tour de la présidentielle dans tous les cas de figures. Selon la même méthode, les commerçants réactivent l'intox qui a déjà fait ses preuves, agitant le chiffon rouge du FN/RN.
Le duo de tête se détache toujours largement des autres formations, insistent les sondeurs de gauche dite modérée : LR (Les Républicains) est en courbe ascendante et obtient 14 % (+1) d'intentions de vote, devant La France insoumise (9 %, stable) et les écologistes d'EELV (7,5, - 0,5 point), le Parti socialiste (6,5 %, +1,5), Debout la France (4 %, -1) et Génération·s (4 %, +1). 
Harris Interactive a juste fait passer à la trappe Ian Brossat, tête de la liste PCF, encourant du même coup la colère de Marlène Schiappa, grande prêtresse de la lutte contre les discriminations, notamment politiques et sexuelles, et de sa "brigade anti-discrimination" (BADI).
Si le scrutin avait lieu dimanche et si ma tante transgenre exprimait le fond de sa pensée, une liste des Gilets jaunes, toujours hypothétique, recueillerait 2,5 % (- 0,5), selon cette enquête pour LCI, RTL et Le Figaro. Et sinon, à qui Harris Interactive ferait-il don de ces points là?...

Les taux varient en fonction des préférences de l'entreprise sondagière 

Résultat de recherche d'images pour "JD Levy INSTITUT CSA"
Harris Interactive ressort finalement la liste du PCF de son cul de basse-fosse : Ian Brossat gagne 1,5 point à ...2,5 %, tandis que la liste Lutte ouvrière perd un point à 1 %. La liste Les Patriotes de Florian Philippot enregistre 1 % d'intention de vote (- 1), tandis que l'UDI de Jean-Christophe Lagarde et l'UPR de François Asselineau gagnent un point à 2 %. Ce qui tombe bien, car à Strasbourg, ces deux-là n'hésiteraient pas à s'allier avec LREM. En même temps, dans cette opération de vases communicants, Jean Lassalle a jeté l'éponge, faute de prêt bancaire. 

Difficile à dire par quiconque sauf Harris Interactive, mais l'absence d'une liste Gilets jaunes profiterait au RN qui passerait à 21 % des intentions de vote, aux écologistes (8 %) et à LFI (9,5 %), alors que LREM/MoDem resterait stable à 22,5 %. Pour obtenir des élus, une liste doit recueillir au moins 5 % des votes. 

L'immigration arrive en tête des thèmes considérés comme importants (42 %, +2), juste devant le pouvoir d'achat (41 %, stable), les impôts (38 %, +4) et l'environnement (37 %, +3). Voyez à qui profite donc la politique de Macron, si ce n'est au FN...

Enquête réalisée en ligne les 12 et 13 avril auprès de 1.031 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat. Elles donnent une indication du rapport des forces et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

lundi 23 mars 2015

Départementales: la politique de Valls sanctionnée; l'UMP reprend la tête, devant le FN

La politique et les vociférations de Valls divisent et  coulent la gauche, comme le pays 

La droite domine, le FN s’enracine, le PS trébuche: la droite est sortie largement en tête du premier tour des départementales

Le FN, à plus de 25%, s'est non seulement affirmé comme la deuxième force politique du pays, mais il est qualifié dans plus d'un canton sur deux.
Dans 43 départements (sur 98 où avait lieu le scrutin), le FN arrive en tête. Outre ses bastions du Sud-Est ou du Nord/Nord-Est, il termine premier jusque dans les Côtes d'Armor (19%). Surtout, après 8 élus dès le premier tour, il sera présent au second dans près de 1.100 cantons sur environ 1.900 encore à pourvoir.

Le FN en tête dans les Bouches-du-Rhône. L'ancien homme fort du PS local, Jean-Noël Guérini, recule devant la forte poussée du Front National du fait des casseroles judiciaires qu'il traîne depuis des années avec la complicité d'une justice indulgente du même coup sanctionnée par les électeurs:  plusieurs candidats de sa majorité ont été éliminés dès le premier tour. De ce fait, le FN est en tête du département avec 33,5% des suffrages et n'est absent que dans un seul des 29 cantons au second tour.

La gauche a en revanche souffert de la politique de Valls, contestée au sein du PS qui est sur le point de perdre une trentaine de Conseils généraux dimanche prochain, soit autour de 50% puisqu'il en détenait 61.
A un peu plus de 21%, le résultat du PS est certes largement au-dessus de son score catastrophique (14%) des Européennes de 2014, selon une totalisation partielle du ministère de l'Intérieur, mais son arrogance avec le Front de gauche et les écologistes risque de priver la gauche d'un grand nombre de présidences départementales, alors que celle-ci détenait 61 départements.
Le Nord, forteresse socialiste perdue. 
Symbole du revers national, le Nord, qui compte le plus grand nombre de cantons et qui est un bastion de la gauche, est d'ores et déjà perdu. Pour le PS de Martine Aubry et des affaires de corruption, le premier tour annonce une débâcle dimanche, à deux ans de l'élection présidentielle de 2017. Ne garder qu'une vingtaine de départements correspondrait au scénario du pire redouté par l'exécutif, alors que Valls s'est démultiplié, venant vociférer jusqu'à Lille (Carvin, le 18 mars).
En Corrèze, l'atmospère est tendue
La Corrèze pourrait revenir à droite

Si Tulle est gavée de crédits déversés depuis Paris et repue de textos, appels et visites, le chef de l'Etat -parachuté dans le Limousin en 1981- n'a pu que constater la progression de la droite dans son fief électoral menacé de bascule. Avec 49,85% des suffrages, le maire de Tulle, protégé de Hollande, rate son élection au premier tour. Et en Corrèze, malgré une participation en hausse à 63,12%, la soirée est encore plus morose pour le PS. La droite, elle, a déjà gagné 4 cantons. Le socialiste Gérard Bonnet, président sortant du Conseil général, est contraint à un second tour.

L'Essonne de Valls vacille. Le département de la grande couronne parisienne pourrait basculer à droite, après avoir déjà connu une hécatombe aux municipales. La gauche avait alors perdu les villes de Viry-Châtillon, les Ulis ou encore Palaiseau. Le scrutin s'annonce serré entre la gauche, en place depuis 1998, et la droite menée par G. Tron, tandis que le Front national entend jouer les trouble-fête au second tour.

"Les conditions d'un basculement massif en faveur de la droite et du centre sont réunies"
L'ancien président Nicolas Sarkozy s'en est félicité et renouvelle la consigne du "ni-ni" de l'UMP pour le deuxième tour, à savoir ni FN, ni PS dans les cantons où la droite est éliminée.
Après les municipales de 2014, le premier parti d'opposition remporte un nouveau succès pour le premier rendez-vous électoral de N. Sarkozy depuis son accession à la présidence de l'UMP.

La gauche sera d'ores et déjà éliminée de 500 cantons au second tour

L'institut Opinionway a publié des projections fondées sur 71 départements "probablement à droite", 19 "probablement à gauche" - soit une perte des 2/3 et 3 "sans majorité" (Pas-de-Calais, Vaucluse, Seine-Maritime), à l'issue du second tour dimanche prochain.
Jean-Marie Le Guen, un proche du premier ministre, diffuse les éléments de langage de Matignon pour qui la politique gouvernementale de Valls ne serait pas responsable de l'échec du pouvoir aux départementales, le quatrième. "Une centaine que nous aurions pu remporter, en raison de la division de la gauche", a raconté le secrétaire d'Etat. Mais la division est la conséquence des choix politiques de Valls, mais aussi de son arrogance avec ses alliés et ses tonitruants anathèmes sur tous ses opposants.

Selon les estimations de l'"institut" Ipsos, les listes investies par l'UMP ont obtenu 32,5%. Les listes ayant le soutien du PS emporteraient elles 24%. Le Front de gauche est crédité de 6,5% des suffrages, tandis qu'EELV émarge à seulement 1,9%.
L'ensemble de la gauche, qui pointait à 34% au soir des Européennes, a plutôt mieux résisté qu'annoncé: les sondeurs avaient amplifié la menace FN (crédité de 30%) et dramatisé une déroute dans le sillage des municipales et des européennes de 2014, tandis qu'à l'instigation de Matignon, ils ont marginalisé la droite républicaine. Au final, la stratégie des manipulateurs de l'opinion a donc créé l'effet escompté: minimiser la poussée du FN et la gamelle de la gauche. A ceci près que l'opposition de droite a sereinement capitalisé sur les promesses non tenues et les outrances des uns et des autres. 

Un maquillage des résultats par "blocs"

Cette intox technique permet de gonfler un score cumulé de 36,2% pour la gauche -escamotant les querelles des frondeurs, les portes claquées par les radicaux Verts ou les attaques du Front de gauche - contre 36,5% pour le bloc de droite, selon une présentation fallacieuse du ministère à la faveur de la nuitvers 02h00. Car ce coude-à-coude apparent est en réalité purement théorique et ne devrait pas empêcher un revers électoral, en raison des divisions, selon les politologues.

Ainsi, quatre fois plus de candidats de droite étaient élus dès le soir du premier tour. 220 candidats de droite (soit 110 binômes) avaient par exemple déjà été élus au premier tour, 56 de gauche, 8 FN et 6 divers.

La presse de lundi évoque une "fessée monumentale" du PS et ne peut nier une "vague bleue" (UMP-UDI) plutôt que "bleu Marine (FN) qui a déferlé sur le premier tour.

La campagne du second tour

Débat sur le 'ni-ni' à droite 
Le score du Front national (25,35%, selon les derniers décomptes du ministère vers 02h00), nettement inférieur aux 30% gonflés par plusieurs entreprises commerciales de sondages, peut être exploité comme un encouragement par Manuel Valls. Mais, en arrivant au 3e rang, le Premier ministre qui s'était promis de l'abattre à coups de  matraque, a échoué à maintenir le parti de Marine Le Pen derrière le PS. "Quand on mobilise les Français, ça marche", s'est félicité cet adepte de la méthode Coué qui n'est pas à une contre-vérité près.
Le directeur du département opinion chez Harris Interactive  n'est pas de reste dans la manipulation. "Objectivement, chacun peut vraiment se réjouir." Et Jean-Daniel Lévy de citer le PS "parce que notamment le surplus de mobilisation leur a permis de passer la barre des 20%" ! 

M. Le Pen avait des raisons d'afficher sa satisfaction, saluant "l'exploit" de dépasser le score des européennes (24,86%), qui l'autorisait à se poser en "premier parti de France". Or, le parti frontiste gagne près de 10 points par rapport aux cantonales de 2011.

Tous les responsables de la gauche aux abois ont appelé à faire barrage à l'extrême droite
Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, exige  "la réciproque" à droite.
Mais, arrivée en tête,  l'UMP reste fidèle à sa politique du "ni-ni", tandis qu'au centre, Jean-Christophe Lagarde, président de son principal allié, l'UDI, et Marielle de Sarnez (MoDem, combien de divisions?) ont appelé à "faire barrage à l'extrême droite" avec un "bulletin républicain". Alain Juppé (UMP) avait jugé un peu plus tôt que "la seule force d'alternance" était l'alliance de la droite et du centre.Le nouveau maire de Pau (Modem) a lui aussi invoqué les "valeurs" pour justifier son opposition au "ni-ni". C'est ainsi que le tandem François Bayrou - Alain Juppé a permis que la gauche conserve tout le Sud-Ouest...
Pour sa part, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a reconnu un "risque d'un basculement massif des départements", qui "annonce une large victoire de la droite et de l'extrême droite". 

Relativisant le  score pitoyable de son parti, Emmanuelle Cosse, la patronne d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), a reproché au gouvernement et au PS d'être "responsables de la désunion autour d'eux".

Parmi les personnalités politiques candidates, le radical de gauche Jean-Michel Baylet a été réélu dès le premier tour dans le Tarn-et-Garonne, tout comme le socialiste Henri Emmanuelli dans les Landes, Patrick Devedjian (UMP, Hauts-de-Seine) ou Eric Ciotti, le président UMP sortant du Conseil général des Alpes-Maritimes.
Le ministre des Sports Patrick Kanner (Nord), les secrétaires d'Etat socialistes André Vallini (Isère) et Ségolène Neuville (Pyrénées-Orientales) sont en revanche en ballottage.

La participation des électeurs, qui avoisine les 49%, est nettement supérieure aux Européennes de mai 2014 (57,5%) et des cantonales de 2011 (55,7%).

lundi 7 mars 2011

Aubry, principal défaut du PS, selon Montebourg

Affaire Guérini: Montebourg pointe Aubry

Arnaud Montebourg persiste et signe

Non, Médiapart n'est pas l'auteur de la révélation, la semaine dernière, de l'existence d'un rapport "confidentiel" vieux d'un an dénonçant "dérives" et "clientélisme" de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône dirigée par l'un des deux Guérini, des frères présumés 'mafieux', et selon un "système de pression féodal reposant sur l'intimidation et la peur" n'a pas été appréciée Rue de Solférino, à trois semaines des cantonales.

Cochon qui se dédit

L'ex-rénovateur bourguignon n'a pas envisagé de commencer par se rénover
, lui et ses méthodes d'enquête et de condamnation sur la base d'articles de presse, alors il s'obstine à maintenir les conclusions de son rapport sur la fédération PS et reproche à la direction du Parti, singulièrement la faisant fonction de premier secrétaire, Martine Brochen-Aubry, de s'employer "à discréditer" son "travail sans condamner d'invraisemblables" comportements au sein de cette fédération. En somme pas un seul ne vaut mieux que les deux autres.

Le courrier postal, une activité menacée par les socialistes

Par lettre ouverte sur blog interposé, et sans doute méprisant les facteurs de La Poste, il s'est adressé à la patronne du PS, le 6 mars. La lettre est signée "ton bien dévoué et fidèle secrétaire national à la Rénovation", bien qu'il ait renoncé à la mission en s'alignant dans la primaire socialiste.

Mortifié, Nono Montebourg qui avait jusqu'ici gardé le silence, y écrit : "La façon dont les dirigeants qui t'entourent et toi-même s'emploient à discréditer mon travail sans condamner d'invraisemblables comportements au sein de la fédération des Bouches-du-Rhône me paraît autant désolante que blessante".

Il ironise en passant sur la "haute responsabilité" de la non moins désolante première secrétaire, "chargée de protéger la réputation du socialisme français".

Montebourg, combien de divisions?

Entre un petit député de Saône-et-Loire et une grosse fédération, le premier secrétaire-candidat à la présidence n'a pas hésité.

Montebourg attaque donc en acccusant le Bureau national d'avoir tenté de le museler.
Il se plaint "qu'on ait cherché à (l)'empêcher de produire ce rapport avant même son achèvement", "qu'il ait été prétendu avoir été égaré" et "que lorsqu'il fut enfin et effectivement lu, on s'employa à le combattre". Le député de Saône-et-Loire dénonce "la loi du silence" préférée par les "collaborateurs zélés" de Mme Aubry.

Il veut toujours maintenir ses conclusions "tendant à la mise sous tutelle de la fédération des Bouches-du-Rhône".

La loi PS du silence, de Marseille à Paris

Selon le député, la commission d'enquête annoncée par Aubry "vient bien tard". "Mais je lui destinerai mes informations SI elle est composée de personnalités indépendantes", négocie-t-il déjà, ce qui ne semble pas aller de soi...

Il souhaite enfin "un moratoire de toute prise nouvelle de responsabilités" par Jean-Noël Guérini.

Et aussi un moratoire de la candidature de la maire de Lille ?

Il n'est pas certain que l'éviction de la maire Aubry du sondage Harris Interactive qui plaçait dimanche Marine Le Pen en tête dans Le Parisien ait finalement été une faute de son directeur politique, le macabre Jean-Daniel Lévy.

dimanche 6 mars 2011

Présidentielle 2012: le sondage pour rire qui fait peur

Les manipulateurs agitent le chiffon rouge FN

Les entreprises de sondage font dire n'importe quoi aux Français.

Ils les mettent dans les situations non seulement improbables mais invraisemblables qui arrangent leurs clients. Ils leur posent des questions équivoques qui permettent de savantes analyses insensées. Ainsi, quand les quidams ont bien voulu se prêter à sa mascarde, Harris Interactive les a-t-il placés face à l'un de ces scénarii irréalistes qui ne mènent nulle part, sauf à la polémique et au buzz, quand, comme c'est la cas du quotidien Le Parisien/Aujourd’hui en France, il n'est pas purement et simplement mis au panier. Mais les foutages de gueule les plus évidents mettent en branle la classe politiques. La tête dans le guidon, ils ne manqueraient pour rien au monde une occasion de se montrer. Ces professionnels de la communication sont tellement convaincus de leur importance et de leur percutante perspicacité, qu'ils réagissent à tout au quart de tour, sans le moindre temps de réflexion qui leur éviterait le ridicule . Les sondeurs pervers des reins et des coeurs, mais aussi des partis ont donc précipité le microcosme dans la plus profonde consternation: le scénario du 21 avril 2002 se profilerait à l’horizon de 2012 ! Comme prévu, les manipulateurs, l'ont plongé dans la panique la plus noire: si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain, Marine Le Pen pourrait arriver en tête des intentions de votes avec 23 %. Elle devancerait ainsi Nicolas Sarkozy et Martine Aubry. Tous deux crédités de 21 %.

Il ne s'est plus trouvé aucun militant de l'égalité des sexes pour saluer l'arrivée de la première femme à l'Elysée. Pas même les féministes des trois genres... Mais les socialistes connaissent les "responsables" de cette montée en puissance du Front National. Ils ne savent pas ce qui se passe dans leur fédération des Bouches-du-Rhône, mais savent tout de ce qu'ils sont censés ignorer. Et qui sont, croyez-vous, les coupables désignés par le PS ? VOIR et ENTENDRE les diverses réactions des fins connaisseurs de la politique et des sondages:


2012 - FN en tête : réactions des politiques envoyé par BFMTV.

VOIR et ENTENDRE Jean-François Copé sur Canal J dimanche recommander aux Français de garder leur sang-froid:

Des sondages scénarisés: chiffon rouge FN

Tout de noir vêtu, l'irresponsable Jean-Daniel Lévy, 37 ans, sinistre directeur politique d'Harris Interactive, était jusqu'à présent directeur du département Politique Opinion de CSA. Il est également éditorialiste sur la chaîne parlementaire (LCP) et enseignant à Paris-Dauphine. Il roule des boules de loto derrière ses verres ronds d'intello rive gauche, distille des justifications fantaisistes de ses propositions arbitraires, assorties des incontournables décryptages 'scientifiques', tout cela d'un air suffisant et compassé, sans préciser que ses élucubrations n'intègrent pas les 38% d'abstentionnistes annoncés: " Le sondage ne s'inscrit pas la-dedans", explique-t-il !...36 ans, Le teint sépulchral de J.-D. Lévy aura faiblement rosi sous le tir groupé de ses confrères présents: ils veulent défendre leur boutique et se défendent de toute connivence des sondeurs. Nous voilà rassurés...

I-télé a tenté de vider l'abcès en organisant une émission spéciale dimanche Le parti pris de la boîte à sondages qui a réalisé cette enquête-catastrophique laisse dubitatif: pourquoi ne pas avoir choisi DSK ? L'offre proposée aux sondés est notamment contestée jusque dans la concurrence. Un débat sur ce thème, organisé dimanche à i>télé par Mickaël Darmon, opposa donc les responsables de CSA et de TNS Sofres à celui d'Harris Interactive, et donna lieu en direct à une explication de texte plutôt musclée. Le responsable, Jean-Daniel Lévy, a tout d’abord nié avoir voulu mettre Martine Aubry en difficulté, rejetant d'un revers de linceul tout procès d’intention. Il tenta d'expliquer qu'il avait tout simplement sélectionné la première secrétaire, en tant que représentante officielle du Parti Socialiste, bien qu'elle ne se soit pas plus déclarée que l'absent notoire, Dominique Strauss-Kahn. Pas d'accord du tout, Edouard Lecerf, patron de TNS Sofres, estima en revanche qu’il fallait tester TOUTES les hypothèses, dans un souci de crédibilité et dans la mesure où le PS n'a justement pas désigné son candidat. Il mit en garde contre la remise en cause des "instituts" de sondages. Moins consensuel, Jérôme Sainte-Marie, directeur adjoint de l'institut CSA, reprocha à Jean-Daniel Lévy une politique systématique de « coups » médiatiques avec Le Parisien. « Désolé de rompre la connivence habituelle entre instituts et entre sondeurs, mais cette cogestion médiatique est insupportable », a regretté Jérôme Sainte-Marie. Accusation nourrie par le fait que le JDD présentait sa nouvelle maquette face au Parisien Dilmanche... Le ton est monté d’un cran au cours de la troisième mi-temps, en coulisses, jusqu’en salle de maquillage, signe d'une vraie tension à quatorze mois de l'élection présidentielle. Les pseudo-instituts (qui n'ont véritablement pas grand chose de scientifique - et les media en général - sont sous pression, et ne veulent pas revivre le psychodrame du 21 avril 2002: ils n'avaitent tellement rien vu venir qu'ils voient Marine Le Pen partout et pas seulement en se rasant.

VOIR et ENTENDRE l'édition spéciale de Michaël Darmon sur i>télé du dimanche 6 mars qui met en cause le fonctionnement des entreprises de sondage et les manipulations de l'opinion : (ce document n'est pas censuré, par un "ayant-droit", à la différence du portrait non autorisé de Georges Marchais, diffusé par France 2, mais introuvable...)

Le sondeur 'incompétent' va faire des propositions moins arbitraires... L'image des experts politiques est flétrie, écornée, 'salie'

L'institut Louis Harris Interactive, auteur du sondage controversé bombardant Marine Le Pen en tête du 1er tour en 2012, a décidé de refaire son sondage en testant les candidatures de Dominique Strauss-Kahn et de François Hollande. « Le pire de ce que l'on peut faire » n'aura pas été évité. Attendons-nous à ce que dans un de ses réflexes de Pavlov, le roquet Benoît Hamon demande la démission du chef croque-mort de Harris Interactive, un invité assidu de i>télé qui a un recrutement remarquable... Peut-être Europe Ecologie devra-t-elle suppléer la vertu molle du PS, mais c'est encore moins vraisemblable, puisque la tête de mort fait des ménages pour la Joly Eva.

mercredi 14 février 2007

Royal: quel 'paquet global' pour les profs?

Les profs sont-ils plus concrets qu'elle ne pense?
L'indigence de sa culture générale ne plaide, ni en faveur de la candidate, ni de l'Education Nationale, qui a face à elle l'image de son échec. Pas facile donc de renouer le diaologue rompu par le coup bas de la candidate socialiste qui allait de section en section promettre que les 35 heures de présence dans les établissements, ce serait aussi pour les profs: leur 'paquet global'!
Avant un meeting consacré à l'éducation ce jeudi à Dunkerque, Marie-sEGOlène Royal multiplie cette semaine les rencontres avec les enseignants pour tenter de renforcer les liens avec cet électorat traditionnellement porté à gauche, à dix semaines du premier tour.

Selon D'Jack Lang, porte-parole de la candidate socialiste, le discours de Dunkerque "marquera un engagement très fort en faveur de l'école et des enseignants". 'En faveur', c'est le minimum! Très ‘fort’ : et ça veut dire quoi, au juste ?
"Il y aura des engagements, en particulier sur le recrutement et la formation des maîtres", a expliqué l'ancien ministre de l'Education. C’était d’ailleurs au siècle précédent et les jeunes lycéens qui n'étaient pas nés ne le connaissent pas! ...Lyrique, le Che, D’Jack Lang, par ailleurs star planétaire du Festival des Vieilles Charrues, a assuré que "notre engagement pour l'école n'est pas dicté par des considérations électorales mais par une conviction, une volonté, un idéal". Dont acte ! Et alors ?

Une semaine après une grève qui a mobilisé seulement 30% à peine des enseignants selon le ministère de l'Education, les attentes de la profession sont en effet 'très fortes'.
"Il y a une forme de scepticisme et d'interrogations sur ce que propose le PS", a déclaré Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, l'une des organisations syndicales dans l'Education nationale, qui a rencontré Sa Docte Majesté mercredi. Etant donné qu’elle débarque sur tous les sujets, il a ajouté, en langage politiquement correct : "Elle était en situation d'écoute plus qu'en situation de réponse. J'en tire le sentiment qu'elle est en train de préciser, d'affiner le détail de ses propositions". Encouragements purement pédagogiques… La phase d'écoute s'éternise un peu, non?
La candidate a plusieurs fois affirmé sa volonté de placer l'éducation "au coeur de tout", et c’est en soi une vaste ambtion, si elle s’entendait parler ; mais aussi une promesse, si elle s’en souvenait… Elle s’est ainsi engagée dimanche, dans son discours de Villepinte, à organiser des états généraux des enseignants pour préparer un "plan pluriannuel" de recrutement et à mettre en place le soutien gratuit pour tous les élèves "grâce à des répétiteurs". Les états généraux –réflexion, préparation, organisation nationale, bilan et lancement– pourraient prendre à eux seuls, en comptant chaque phase, … cinq ans ? (Pour le temps que prennent les choses, voir ci-dessous : le redécoupage de la carte scolaire).
"Il y a toute une série de mesures et d'annonces qui restent souvent ambiguës, sur la carte scolaire, le rôle des répétiteurs et la répartition des moyens supplémentaires, a insisté Gérard Aschieri, accablé.
En signe d'écoute attentive, Sa Majesté Royal a maintenu dimanche sa proposition controversée de réviser la carte scolaire afin de "supprimer les ghettos scolaires et d'assurer la mixité sociale", précisant ensuite qu'elle voulait que "chaque famille ait le choix entre plusieurs établissements". Démagogie ou populisme ? Il faut faire plaisir aux mamans…
Si elle est ‘à l’écoute’, ce n’est pas des professeurs de la FSU laquelle est en effet "hostile à un assouplissement de la carte scolaire qui permettrait théoriquement aux familles de choisir entre plusieurs établissements mais d'accord sur des redécoupages au cas par cas pour qu'il y ait plus de mixité", a précisé le foireux Gérard Aschieri. Compromis ciblé sur les établissements qui tournent encore un peu sans crachats, ni insultes et violences physiques en tous genres et au quotidien, plusieurs fois par jour? A Istres, des élèves de sixièmes brûlent une maison voisine d'un collège ; des troisièmes diffusent des gaz paralysants dans le système d’aération d’un collège, des secours sont appelés de la base aérienne d’Istres et des SAMU, jusqu’à 40 kms à la ronde -de Salon à Martigues- et des enfants intoxiqués doivent être évacués. Les coupables ont été … exclus… cinq jours ! Aschiéri demande des gaz pour tous ?… Ou est-ce qu'il organise la délocalisation vers le privé?...
Sur le redécoupage, la candidate a indiqué lundi lors d'une rencontre avec des professeurs en Seine-Saint Denis que "les solutions ne seront pas uniformes sur l'ensemble du territoire" et qu'il faudrait prendre "un an de réflexion" avant la réforme. (Pour le temps que prennent les choses voir ci-dessus : les états généraux). Il n’y a pas le feu au lac…
Miss Boulettes ne s'est pas non plus prononcée clairement sur les 5.000 suppressions de postes annoncées à la rentrée prochaine dans l'Education nationale, déclarant qu'elle ne voulait pas être "dans une logique de guichets". Les petits commerçants apprécieront. "Tout ce que je pourrai rétablir, je le ferai", a-t-elle toutefois ajouté, finement. Sans engagement ! Et ce qu'elle ne pourra pas faire, est-ce qu'elle le fera?!! Connaissant ses aptitudes...
Selon Gérard Aschieri, les professeurs demandent surtout à la candidate un projet d'ensemble sur l'éducation, "sur quoi met-on l'accent?". A la fois "Plan d’ensemble" et "sur quoi met-on l'accent? ", n’est-ce pas la quadrature du cercle ?
"Pour nous, ce doit être sur l'éducation prioritaire", a-t-il dit.

Avant l'arrivée de 80.000 nouveaux adhérents à la faveur d'une offre promotionnelle de type braderie « le PS casse les prix » sur internet, on estimait entre 15% et 20% la proportion d'enseignants au PS.
"Le PS ne fera pas rentrer les enseignants au bercail simplement en leur disant 'revenez chez nous', mais en étant en adéquation avec leur représentation de l'idéal de la société française et de la République", a expliqué Jean-Daniel Lévy, de l'institut de sondages CSA. Remarque aussi profonde qu'utile... A combien d'euros net mensuels?...
Revenant sur l'épisode de la vidéo de Sa Très Socialiste Majesté Royal et des professeurs sur les 35h, le phare du CSA a ainsi jugé que "le problème n'est pas tant sur la vidéo ou son contenu mais sur l'articulation avec l'ensemble du processus qui est proposé". Le problème, c'est la TRAHISON. Selon Jean-Daniel Lévy, "le rapport des enseignants au PS est un rapport d'amour distendu". Comique! Et qu’est-ce que l’amour, aujourd’hui 14 février, pour cet ardent St Valentin socialiste, sondeur des reins et des cœurs ? Il va nous le dire: "Il n'y a plus de lien naturel de vote entre les enseignants et le PS", a-t-il ajouté. Distendu’ veut donc dire ‘rompu’ en langage CSA…
Au premier tour de la présidentielle de 2002, un nombre "non négligeable" d'enseignants s'était tournés vers Olivier Besancenot, Noël Mamère, Christiane Taubira, Jean-Pierre Chevènement, a-t-il rappelé. Seul Besancenot ne s'est pas laissé casser les genoux! Famille alors déjà décomposée ? Retournée à la terre ? Détrompez-vous !

C’est sans compter sur l’inoxydable ressort du pantin socialiste : vous le remontez et il jaillit de sa boîte.
"Il y a peut être eu un malentendu à un certain moment", a imaginé D’Jack Lang (1939, 67 ans). ‘Léger’, le 'malentendu', il va de soi, et ‘très passager', le ‘certain moment’ ? Et le Black D’Jack d’insinuer : "Mais les professeurs savent très bien qui a mieux servi l'éducation, qui a fait quoi et surtout qui a défait". Et s'ils ne le savent pas, je vais leur dire? Il n’est pas beau, le fielleux nostalgique (Ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale et de la culture du 03/04/1992 au 29/03/1993 –un an , puis du 27/03/2000 au 05/05/2002 –deux ans).
Avec D'Jack Lang, la relève est assurée!