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dimanche 23 février 2014

2 Français sur 3 ne veulent pas de Delanoë au gouvernement

Coup dur pour Hidalgo, sa candidate à la mairie de Paris

Un apprenti de plus au gouvernement ?
Selon un sondage de l'institut LH2 pour l'hebdomadaire socialiste Le Nouvel Observateur dimanche, 2 Français sur 3 sont défavorables à l'entrée de Delanoë au gouvernement. A la question : "Souhaiteriez-vous que Bertrand Delanoë fasse son entrée au sein du gouvernement en tant que ministre ?", 66% des sondés répondent  non et 30% oui.
Anne Hidalgo, candidate à sa succession, en prend du même coup pour son grade, en tant que première adjointe sortante.

A 85%, les sympathisants de droite sont réfractaires à une nomination du maire de Paris sortant dans un ministère. Dans les rangs de la gauche, ils y sont plutôt favorables, mais à une courte majorité (53%).

Les catégories de population les plus opposées à une entrée de Bertrand Delanoë dans l'équipe gouvernementale sont les "sans diplôme" (81%), les travailleurs indépendants (80%), les "65 ans et plus" (70%) et les Franciliens (69%).

Alors que la rumeur d'un remaniement est relancée à chaque nouveau soubresaut du gouvernement moribond de Jean-Marc Ayrault,
le nom de Bertrand Delanoë n'est pas franchement plébiscité après 13 ans d'occupation socialiste de la Ville de Paris !

VOIR et ENTENDRE l'humoriste Canteloup rendre compte du mariage de François et Bertrand:

La reconversion du futur ex-maire de Paris n'est pas acquise après le 30 mars

Vendredi 21 fébrier *, Delanoë a fermement démenti ses envies de devenir Premier ministre en cas de remaniement. A la question de savoir si c'est la fin de sa carrière politique, au sens classique, il a répondu : "Oui, je le pense". Mais il s'est dit prêt à aider le président de la République, d'une autre manière. "Si je peux lui rendre service, je le ferai avec plaisir."

* Le sondage a été réalisé les 20 et 21 février par internet auprès d'un échantillon de 994 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Ces données sont toutefois entachées d'une marge d'erreur importante en raison de la petite taille de ces sous-échantillons. 
A quoi ce type de sondage sert-il, s'il se fonde sur un "sous-échantillon",  "de petite taille" de surcroît,  et s'il est d'autre part "entaché d'une marge d'erreur importante" ?... 

mercredi 24 juillet 2013

Révélation: Montebourg, "principal défaut" du gouvernement !

Montebourg rendu responsable de la division des Français

Une majorité de sondés considère le ministre du Redressement productif comme un "handicap" au sein d'un gouvernement
 
Le farfadet
du gouvernement
pourtant à "mobilité réduite", selon l'entreprise de sondage LH2.

Les Français ne sont pas convaincus de l'utilité d'Arnaud Montebourg au gouvernement, entre ceux qui le considèrent comme un handicap (39 %) et ceux qui le qualifient d'atout (33 %), selon un sondage de l'institut LH2 pour Le Nouvel Observateur publié mardi. La "courte majorité" qui considère le ministre du Redressement productif comme un "handicap" reflète "une opinion indécise" des Français sur son rôle au sein du gouvernement, qui est -il faut bien l'admettre- renforcée par le nombre très élevé de personnes (28 %) qui ont préféré ne pas se prononcer, a souligné LH2.

Arnaud Montebourg, connu pour ses déclarations incendiaires, "divise au sein de son propre camp", a constaté l'institut de sondage. 
Pignoufe du gouvernement
À gauche, ils ne sont que 42 % à le juger comme un atout, mais un tiers des personnes interrogées pensent le contraire, selon le sondage réalisé après la récente polémique sur le gaz de schiste qui lui a valu un recadrage par le Premier ministre, le sombre Ayrault. "Les sympathisants de la gauche, dans leur globalité, ne sont pas de puissants soutiens du ministre du Redressement productif", a constaté LH2, tout en soulignant que 37 % des sympathisants socialistes le considèrent comme un handicap, contre 44 % qui voient en lui un atout. "Ce manque de soutien au sein de son propre camp représente effectivement un risque pour les quatre prochaines années, malgré l'envergure que lui a conférée sa place de troisième homme lors de la primaire socialiste", a prévenu l'entreprise de sondage. 14 mois plus tard, cette aura a du plomb dans l'aile.

Un "handicap" pour 57 % des sympathisants du MoDem
Malgré la polémique sur le gaz de schiste, une majorité d'écologistes (39 %) le qualifient d'atout, mais ce sont des Verts, contre 29 % qui le présentent comme un handicap. 

Pour la majorité des sympathisants de droite (51 %), il représente un handicap, contre 28 % qui voient en lui un atout. À l'UMP, ils sont 55 % à le qualifier de handicap pour le gouvernement Ayrault tandis que 45 % des sympathisants du FN le considèrent comme un handicap et 31 % un atout. Les sympathisants du MoDem ont la plus mauvaise opinion du ministre, avec 57 % qui estiment qu'il est un handicap.

Selon le sondage, les cadres et professions intellectuelles sont "une nette majorité à être sceptiques sur l'utilité de M. Montebourg" (un handicap pour 52 %), alors que "les catégories dites inférieures ont du mal à se positionner" : 36 % jugent qu'il représente plutôt un handicap, 30 % plutôt un atout et 34 % ne se prononcent pas, a indiqué LH2. 

Le sondage a été réalisé par téléphone auprès d'un échantillon de 1 013 personnes du 18 au 20 juillet, selon la méthode des quotas.

dimanche 4 novembre 2012

Mariage gay: Wauquiez presse Hollande de prendre le temps de réfléchir

Pourquoi cette précipitation soudaine de la "gauche molle" ?
Laurent Wauquiez soupçonne le gouvernement de vouloir "passer en force" sur cette promesse de campagne de François Hollande. 


Soutien de François Fillon, Laurent Wauquiez a appelé dimanche l'exécutif à prendre le temps de la concertation sur la question du mariage et de l'adoption par les couples homosexuels, faute de quoi il faudra "évidemment" que la droite supprime cette réforme une fois revenue au pouvoir. 


Interrogé lors de l'émission "12/13 Dimanche" sur France 3, l'ancien ministre, soutien de François Fillon pour la présidence de l'UMP, le député UMP a expliqué:
"On est en train sur ce sujet d'avoir une exacerbation des tensions (...) parce que le temps de la concertation n'a pas été pris par le gouvernement, parce que le gouvernement, sur ce projet de loi, veut passer à la hussarde, rapidement, sans avoir fait l'effort de mettre tout le monde autour de la table". 

Pour Laurent Wauquiez, le cardinal André Vingt-Trois est évidemment "dans son rôle" lorsqu'il appelle ses fidèles à s'opposer au mariage gay, que veut autoriser François Hollande. 

A la question de savoir si le cardinal André Vingt-Trois est dans son rôle en s'opposant au mariage homosexuel et en demandant aux chrétiens de protester auprès des élus, le député-maire de Haute-Loire  a répondu: "C'est évident qu'il est dans son rôle". Comme d'ailleurs tous les représentants des religions chrétienne, juive et musulmane qui se sont exprimés, a-t-il ajouté. 


"On a une réaction de l'ensemble des religions qui sont toutes opposées à ce projet et je le dis vraiment, avec un appel qui est même un peu solennel, François Hollande doit prendre le temps ! On ne peut pas comprendre que sur un sujet comme celui-là il ne cherche pas à créer le consensus". Lien PaSiDupes : " Le cardinal de Paris dénonce la "supercherie" du mariage "pour tous" "

Laurent Wauquiez a affirmé qu'en tant que député, il s'opposera au projet de loi, présenté mercredi en Conseil des ministres et qui doit être débattu à partir de mi-janvier au Parlement. Mais en tant que maire, il n'exercera "un droit de retrait" qu'à condition que cela soit permis par la loi. "Si la loi ne le prévoit pas, je considère qu'un élu de la République n'a pas à se mettre en violation avec les règles de la République". Wauquiez  ne refuserait pas de célébrer des mariages gay, si la loi l'y obligeait, mais il pourrait aussi déléguer à un élu d'opposition.

En visite à Rome pour la canonisation du P. Jacques Berthieu, le ministre de l’intérieur et des cultes,  Manuel Valls, a accrédité l'insuffisance de concertation, manifestant une volonté d’écouter les opposants au texte." Un débat aura lieu. Toutes les voix politiques, philosophiques, religieuses se feront entendre ",  a-t-il promis.

La société civile crie "halte au feu ! " 
Provocation à Pau (26 /10/2012)
Des psychanalystes, des politiques, des syndicalistes commencent à exprimer de vives réserves sur le projet gouvernemental d’ouvrir le mariage aux personnes de même sexe.
" Alliance Vita " appelait à manifester dans 75 villes de France, le lundi 22 octobre, contre l’ouverture du mariage aux personnes homosexuelles.

L'ex-député François Bayrou a même estimé  que le débat sur le mariage pour tous est en train de devenir "explosif ".  Il a recommandé une " solution de sagesse". Un peu jésuite sur les bords - et au-delà - le  président du MoDem  a proposé de jouer sur les mots en réservant le terme de " mariage " aux personnes de sexes différents et de créer une " union " de deuxième choix conférant les mêmes droits que le mariage aux personnes homosexuelles...  " Cette position intermédiaire,  objecte Xavier Lacroix, professeur de théologie morale à la Faculté de théologie de Lyon, distingue mariage et union civile, mais elle ne change absolument rien à la principale préoccupation, celle concernant l’ouverture de l’adoption. "

Nécessité d'un débat ouvert

Comme le note la psychanalyste Sophie Marinopoulos, ce débat se déplace peu à peu du mariage à la filiation. Pour cette clinicienne, ce qui pose problème, c’est « la manière dont le respect de la filiation s’inscrit dans la différence des sexes ».  Selon elle, « la période de l’attaque personnelle »,  qui « revient à traiter toute personne critique d’homophobe ou de réac »,  est passée et les arguments des uns et des autres commencent à trouver un écho.Son confrère Pierre Lévy-Soussan fait le même constatPlus on en parlera et plus les Français prendront conscience des bouleversements introduits par cette réforme en matière de filiation ",  explique ce pédopsychiatre, spécialiste de l’adoption.

VOIR et ENTENDRE un reportage de Sud Ouest couvrant deux manifestations "pro et anti-mariage entre personnes du même sexe" à Pau, le 26 octobre2012:

Empathie populaire en baisse

Les derniers sondages donne  raison aux opposants. Une enquête menée par l’institut LH2 pour Le Nouvel Observateur , publiée à la mi-octobre 2012, montre que 58 % des Français sont favorables au mariage homosexuel et 48 % à l’adoption. Une baisse, comparée à de précédentes enquêtes : en août, 65 % des Français approuvaient encore l’ouverture du mariage aux personnes homosexuelles, selon un sondage IFOP.
La Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) a pour sa part rendu, jeudi dernier, un avis défavorable sur le projet de loi. L’instance a dénoncé " une remise en cause de la famille et de la société française ".  Nous avons eu un débat en profondeur et une prise de conscience des enjeux de ce texte ",  explique le président de cette institution, Jean-Louis Deroussen. Ont notamment été évoquées les conséquences financières d’un tel changement, notamment sur les congés de paternité ou sur les pensions de réversion, ainsi que les conséquences de la possible disparition des mots de " père " et " mère " dans le livret de famille.

Le Mans (23 /10/2012)
Reculade du gouvernement:  vote repoussé à janvier ou février 2013


La loi devra-t-elle être abrogée une fois la droite revenue au pouvoir, comme l'a dit Christian Jacob, chef de file des députés UMP ? 
"C'est ce que François Fillon a dit, si on a une loi qui passe en force, qui est faite sur une absence de concertation, qui bouleverse le cadre du mariage et de la filiation, évidemment il faudra revenir dessus", a répondu Laurent Wauquiez. 

Ce sujet du mariage "pour tous" continue d'embarrasser la gauche comme la  droite, soucieuses de résister, sans apparaître en rupture avec les évolutions de la société. 

Laurent Wauquiez semble avoir trouvé la parade: se plaindre de la méthode employée par le gouvernement pour ne pas cautionner ce projet de loi, alors que François Hollande prend la mesure de l'opposition de l'opinion à cette réforme. 

La preuve: l'examen parlementaire a été décalé de plusieurs semaines pour laisser le temps au Sénat et à l'Assemblée nationale de mener les concertations nécessaires. 


lundi 16 juillet 2012

Sondage: la popularité de Hollande poursuit sa baisse

La cote de popularité de François Hollande chute de 5 points, à 53%
Ce sondage intervient alors que Nicolas Sarkozy, à la même époque, n'avait pas encore connu de chute de popularité. 

"Alors que son prédécesseur avait connu un état de grâce estival à la suite de son entrée en fonction, François Hollande connaît dès à présent une première chute de popularité", souligne Erwan Lestrohan, de l'institut LH2.

François Hollande enregistre une baisse de 5 points de sa popularité en un mois, à 53%, tandis que son premier ministre Jean-Marc Ayrault est inchangé à 56%, selon un sondage LH2 pour le Nouvel Observateur publié lundi.
53% des personnes interrogées affirment qu'elles ont une opinion positive de "François Hollande, en tant que président de la République", dont 11% ont une opinion "très positive" et 42% "assez positive". Elles sont 37% a avoir une opinion négative du chef de l'Etat, soit 22% "assez négative" et 15% "très négative". 10% ne se prononcent pas.
Si elles sont 56% à avoir une image positive de Jean-Marc Ayrault (12% très positive, 44% assez positive), elles sont 29% à avoir une image négative du Premier ministre (20% assez négative, 9% très négative), et 15% à ne pas se prononcer.
Cette baisse est "à relier aux fortes attentes déçues des classes populaires notamment qui s'inquiètent de ne pouvoir trouver dans l'action présidentielle des bénéfices en matière de pouvoir d'achat et d'emploi", ajoute-t-il. 


Ces inquiétudes "ont pu être ravivées par les récents plans de licenciements au coeur de l'actualité", poursuit-il en faisant allusion aux licenciements annoncés chez PSA, que le pouvoir a mis deux mois avant de les prendre en considération.
Sondage réalisé les 12 et 13 juillet par téléphone, auprès d'un échantillon de 966 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

lundi 19 décembre 2011

Présidentielle 2012 : Sarkozy remonte, Hollande chute (La Provence)


A quatre mois de la présidentielle


Nicolas Sarkozy poursuit sa remontée et talonne désormais un François Hollande qui s'essouffle dans les intentions de vote pour le premier tour de l'élection présidentielle de 2012, selon un sondage LH2 pour Yahoo publié ce dimanche. Le candidat socialiste recueille 30% d'intentions de vote au premier tour et ne devance plus que d'un petit point le président sortant (29%).


François Hollande, qui ne bénéficie décidement plus de l'"état de grâce" consécutif à sa victoire à la primaire socialiste, paraît souffrir en outre de l'imbroglio [un coup fourré !] qui a entouré l'accord électoral conclu dans la douleur par le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Le candidat socialiste perd neuf points par rapport à son score dans le même sondage le mois dernier.


Hollande toujours net vainqueur au second tour


Nicolas Sarkozy,qui semble bénéficier de son rôle dans la gestion de la crise de la zone euro, progresse de cinq points.


François Hollande n'en reste pas moins nettement favori pour le second tour, même si l'écart se resserre (58% contre 42% à Nicolas Sarkozy) [et si on veut ignoer la marge d'erreur qui peut atteindre jusqu'à 5 points].

Le Front national demeure la troisième force politique du pays avec 15% d'intentions de vote au premier tour pour Marine Le Pen, qui progresse d'un point.



Viennent ensuite le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon (7%, +0,5), à égalité avec celui du MoDem, François Bayrou (7%, -1,5), puis la candidate écologiste Eva Joly (6%). Cette dernière progresse d'un point malgré les querelles avec les socialistes sur la question du nucléaire, sans parler des rumeurs sur son éventuel retrait de la course à la présidentielle. Son score suggère cependant qu'elle a du mal à convaincre les Français.
L'enquête a été réalisée les 18 et 19 novembre par téléphone auprès de 958 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

mercredi 30 novembre 2011

Depuis quand un islamiste pourrait-il être "modéré "?

Islamisation rampante des rives sud et nord du bassin méditerranéen

Les islamistes -dits "modérés"- arrivent en tête des élections au Maroc

Le roi Mohammed VI du Maroc a nommé Premier ministre le chef du parti islamiste Justice et développement (PJD, présenté comme modéré), Abdelilah Benkirane (ci-contre, poing levé), à la tête d'une coalition gouvernementale hétéroclite.

La gauche et la presse de son sillage insistent sur la modération de ce parti
Un mois après l'accession au pouvoir du parti Ennahda en Tunisie, les experts de tout poil et les "décrypteurs" auto-proclamés se plaisent à assurer que le danger est mince. Ils nous endorment et les Indignés, comme les Citoyens vigilants, ont un grand coup de mou, à l'instar de l'Ami Molette, candidat consensuel de la gauche, qui ne s'est pas manifesté sur le sujet.

Certes le royaume du Maroc, n'a pas, contrairement à la Tunisie, connu cette année de contestations populaires de grande ampleur, mais ce succès devrait d'autant plus inquiéter les analystes professionnels. Mais il semble bien que les "pacifistes" de l'entre-deux guerre qui comptaient sur la ligne Maginot pour endiguer le nazisme, ont engendré de petits humanistes vertueux qui - béats - s'imaginent aujourd'hui que l'islamisme radical pourra être contenu du seul fait du Détroit de Gibraltar...


Nous proposons des analyses percutantes de l'actualité
Celles de chroniqueurs de l'émission de LCP présentée par Patrick Chêne avec
Denis Jeambar (ancien journaliste du Point et de L'Express, rénovateur du magazine VSD et actuel président du conseil d'administration de l'Institut pratique de journalisme),
Jean-Daniel Lévy (directeur de département à l'institut de sondages Harris Interactive),
Gérard Leclerc (ancien journaliste de France 2 et actuel président de la chaîne parlementaire de l'Assemblée nationale LCP)
et Anne Levade (professeur de droit constitutionnel et de droit de l'Union européenne à l'université de Paris-XII), le 28 novembre 2011.


L'émission commence par un affrontement entre Camille Bedin, secrétaire nationale en charge de l'Egalité des chances au sein de l'UMP (étudiante à l'Essec, ex-candidate à l'élection européenne de 2009 sur la liste Ile-de-France conduite par Michel Barnier et membre du Bureau politique de l'UMP) et un membre hargneux du PS et seul candidat à la présidence du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), Thierry Marchal-Beck (ex-UNL et UNEF, responsable des " Jeunes avec Martine Aubry ", donc passablement aigri).

Parmi les sujets abordés:

- pourquoi la thèse du complot contre Dominique Strauss-Kahn (relancée par le journaliste Epstein) est stupide;
- candidatures à la présidentielle 2012: l'encombrement au centre.

VOIR et ENTENDRE les sérieux doutes des chroniqueurs unanimes sur la prétendue modération des islamistes, de l'Egypte au Maroc, en passant par le Tunisie:


Et si les agneaux se changeaient en loups ?

samedi 26 novembre 2011

Le droit de vote des étrangers non communautaires, c'est non

L'UMP s'oppose à la gauche républicaine ou non




Caricature du problème:
c'est NON aussi
pour un Suisse ou une Norvégienne...




Les sénateurs se prononceront le 8 décembre prochain sur le droit de vote des étrangers

L'UMP manifeste son opposition au vote des non communautaires aux élections municipales.
Une campagne d’affiches et de tracts de l’UMP est prévue pour les jours à venir.

" Cela va être aussi important que l’épisode nucléaire Verts-PS " dans la campagne présidentielle, prédit un conseiller de Nicolas Sarkozy, qui anticipe l’affrontement avec détermination. " C’est ça l’urgence pour le PS en période de crise ? ", interroge un ministre, convaincu que " François Hollande ne gagnera aucune voix avec ça dans les masses populaires ", malgré les efforts de Jamel Debbouze dans les quartiers et la campagne de l'Ami Molette en direction des jeunes, comme l'avait fait sa concubine Royal, lors de sa brillante campagne 2007.

Le PS excite la xénophobie

La gauche cherche à cliver l'opinion

L’entourage du chef de l’Etat est convaincu que la proposition de loi que compte défendre la nouvelle majorité sénatoriale de gauche est une nouvelle " bêtise " du camp Hollande.
Mais il y voit surtout une provocation de la gauche pour réactiver le clivage droite-gauche en suscitant un tir de barrage de l'UMP et du FN.

La méthode n'est pas neuve mais la stratégie risquée

Le droit de vote des étrangers est un vieux serpent de mer à gauche. Il figurait déjà dans les 110 propositions de François Mitterrand en 1981 , et le projet du PS pour 2012 promet, sans surprise, le droit aux étrangers non-communautaires pour les " élections locales ". Mais Mitterrand n'avait pas tenu cette promesse non plus...
Lors d’un des débats de la primaire, le 12 octobre 2011, François Hollande a clairement fait miroiter cet engagement. " Dès notre arrivée aux responsabilités en 2012, nous aurons à faire cette évolution ", a-t-il encore promis, avant de préciser que ce droit serait valable " uniquement pour les municipales ".

La gauche a donc repris la même stratégie politicienne à l'occasion du changement de majorité au Sénat en septembre pour mettre à l’ordre du jour une proposition de loi en ce sens, déjà adoptée le 3 mai 2000 par l’Assemblée nationale, lorsque Lionel Jospin était Premier ministre, mais que les sénateurs avaient laissé depuis dormir dans les cartons. Le texte a d'ailleurs encore peu de chances d’être adopté, l’Assemblée nationale où la majorité UMP a la dernière lecture.

Mais le garant des institutions ne reste pas les "bras ballants"

Devant environ 2.000 maires reçus à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a tout naturellement abordé le sujet mercredi. Le chef de l'Etat a dénoncé une proposition " hasardeuse "
. " Si une personnalité de nationalité étrangère qui réside dans notre pays, qui respecte nos lois et nos valeurs, veut participer aux choix politiques de notre nation, alors […] une voie lui est ouverte, cette voie c’est l’accès à la nationalité française ", a-t-il fait valoir.

Nicolas Sarkozy distingue les communautaires des étrangers à l'U.E.
En 2005, il se disait ainsi " favorable " au droit de vote des étrangers aux élections locales. " Il ne serait pas anormal qu’un étranger en situation régulière qui travaille, paie des impôts et réside depuis au moins dix ans en France, puisse voter aux élections municipales ", expliquait-il alors.

L’idée avait déjà disparu de son programme présidentiel de 2007.
Et en 2008 , il nuançait sa pensée en se déclarant " favorable à titre intellectuel ", tout en soulignant " ne pas avoir de majorité pour faire passer cette mesure ".

Le PS caricature au niveau de pensée d'un Hamon

Le PS n'est attentif qu'à une portion de l'électorat
Alors que François Hollande dégringole dans les sondages, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a soutenu le 24 novembre que "le président de la République agit en fonction de l’air du temps et surtout de l’élection présidentielle" pour qui Sarkozy choisit ses positions " en regardant les sondages ". Il prétend qu'" il a Marine Le Pen qui lui colle aux basques, eh bien, il est contre le droit de vote des étrangers ! ", a-t-il ironisé, tandis que, au contraire de ce qu'il affirme, Nicolas Sarkozy enregistre une remontée -sensible et confirmée- dans les intentions de vote.

La présidente du FN et la candidate altermondialiste bi-nationale tiennent le même discours
Marine Le Pen considère que " c’est toujours au gré des stratégies électorales et des sondages que Sarkozy se détermine " et Gro Eva Joly estime que " les engagements de Nicolas Sarkozy sont à géométrie variable ".
N.B. Gro Eva est députée européenne, mais la Norvège, son pays de naissance, n'est pas membre de l'Union européenne.

Qui sont les propagandistes du collectif pour le oui ?

La presse qui publie le sondage Louis Harris précise qu'il est commandé par " la lettre de la citoyenneté ", mais il faut savoir que celle-ci est publiée six fois par an par l'ASECA, une association loi 1901 dont l'objectif est de promouvoir les échanges entre la France et le Maroc. Et c'est le collectif Votation citoyenne qui se cache derrière.

=> Membres du collectif " Votation citoyenne ":

=> Associations/Syndicats : AC !, ACER, ACORT, Accueil Goutte d’Or,
AMICALE (Association pour une meilleure identification des citoyens à leurs élus), AMF (Association des Marocains en France), APCV (Agence de promotion des cultures et du voyage), APSR (Accueil des personnels de santé réfugiés en France), ASECA (Lettre de la citoyenneté), Association des amis de la Commune de Paris (1871), Association d’étudiants et créateurs colombiens en France (COLCREA), Association des Tunisiens en France (ATF), ASTI-Pessac, ATMF, ATTAC, Autremonde, CAC 93, CECEDEF (Collectif européen contre l’extrême droite et le fascisme), Cedetim, CGT, Centre d’information inter-peuples, Centre social "Les eaux claires", Cercle Gaston Crémieux, CFDT, Ch’faid, Collectif antiraciste de Corse " Avà Basta ! ", Collectif pour l’Avenir des Foyers (COPAF), Collectif SDF Alsace, Communauté chrétienne de Base, Confédération paysanne, Conseil national des associations familiales laïques (CNAFAL), Conseil régional des clubs Unesco Paris-Ile de France, Coordination nationale des collectifs pour une alternative au libéralisme, Coviam, Croisée des chemins, Diolattica, Diversi-T 37, Ensemble nous sommes le 10e, Espoir, Fédération AEFTI, Fédération pour alternative sociale et écologique (Fase), FCPE, Fédération des centres sociaux du Rhône, Fédération des étudiants maghrébins, Fédération Ifafe, Fédération Léo Lagrange, Fédération Nationale des Musulmans de France (FNMF), Fédération des Tunisien(ne)s pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), France au cœur, FORIM, FSU, Gisti, IDD (Immigration Développement Démocratie), Initiatives et actions citoyennes pour la démocratie et le développement, Ipam, Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), Les Oranges, Ligue des droits de l’Homme, Ligue de l’enseignement, Maison du Monde d’Evry, Marches européennes/Euromarches, MCA, MDNV/VIMA, Mouvement Altermondialiste Toulouse et Agglomération, Mouvement de la paix, MRAP, Naturo partage, Organisation alternative d’architectes, Peuple et Culture, RACORT, Refondations 71, Réseau euro-maghrébin citoyenneté et culture, Réseau féministe " Ruptures ", Ritimo, Sajada, SGEN-CFDT, Solidarité-expulsions (SOLEX), Syndicat de la magistrature (SM), SNPMPI – La pastorale des migrants, Trait d’union France-Maghreb, UNEF, Union d’associations latino-américaines en France (UNION), Union nationale lycéenne (UNL), UNSA (Union syndicale solidaires et UNSA Education)

=> Partis politiques : Les Alternatifs, Alternative libertaire, Europe écologie – les Verts, JRG, La Voie démocratique, MJCF (Mouvement jeunes communistes de France), MJS (jeunes socialistes), PCF (Parti communiste), PS (Parti socialiste), Parti de Gauche (Mélenchon), NPA (Besancenot/Poutou).

Les estimations des 28 et 29 octobre
56 % des Français se disent favorables au droit de vote des étrangers aux élections locales.

Le débat sur le vote étranger ouvert par le PS profite au FN

Si le " peuple de gauche " est très majoritairement pour (67 % pour les électeurs de gauche et d’extrême gauche), celui de droite y reste profondément hostile : 61 % des électeurs de l’UMP sont contre et 62 % de ceux du Front national. Pour ces derniers, le sujet a même tout du chiffon rouge. Or, dans l’entourage du chef de l’Etat, on a sorti la calculette. A l’heure actuelle, seuls 40 % des électeurs FN disent avoir l’intention de voter au second tour pour Sarkozy. " Il faut qu’on monte à 75 % ", décrypte un anonyme. Dans ce contexte, le débat sur le droit de vote des étrangers est inespéré, souligne-t-il : " Ça va nous permettre de dire aux électeurs du FN : la droite et la gauche, c’est pas pareil. " Dans ces conditions, le débat s’annonce passionné.
Le total des personnes favorables " correspond à une hausse de neuf points par rapport à la dernière mesure réalisée en 2009 et constitue la proportion la plus élevée recueillie depuis le début de ce baromètre en 1994 ″, précise BVA. Le collectif et la 'Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives' affirment ensemble qu' " une majorité des sénatrices et sénateurs est désormais favorable au droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers extra-communautaires aux élections locales en France."

Une pétition Internet de la Droite populaire pour le NON a recueilli 26.000 signatures en un mois.

mardi 22 novembre 2011

Un sondage confirme la chute libre de François Hollande

De 60% à 32 ou 30% d'intentions de vote, contre 27 ou 29% à Sarkozy

Les socialistes vont retourner à l'invective et l'insulte...
François Hollande ne rassemblerait plus que 32% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle, contre 27% à l'actuel chef de l'Etat, selon un sondage BVA pour RTL-Orange et la presse régional diffusé mardi 22 novembre.
Un mois après sa victoire à la primaire, le candidat socialiste baisse de sept points au premier tour et de six points au second, où il garde encore une nette avance avec 58% contre 42% à Nicolas Sarkozy.

Ce sondage tend à rejoindre une précédente enquête - LH2 pour Yahoo publié dimanche - pour qui le candidat socialiste recueille 30% d'intentions de vote au premier tour et ne devance plus que d'un petit point le président sortant (29%).

En un mois, François Hollande tombe ainsi à des niveaux plus crédibles

Les derniers sondages paraissent moins extravagants
, spécialement auprès des sympathisants de l'extrême-gauche et du MoDem, que les 60% (contre 40 % à Nicolas Sarkozy), dont Hollande était crédité par un sondage IFOP pour le JDD.fr, diffusé vendredi 21 octobre.

Mais, pour une autre part, sa baisse s'explique par la révélation du vrai-faux accord passé avec Cécile Duflot dans le dos de la candidate de son propre rassemblement, Gro Eva Joly qui, de dépit, a disparu de la circulation.

S'ajoute à ce reniement écolo sur la politique nucléaire, le larguage d'une soixantaine d'élus socialistes par Hollande au profit de candidats altermondialistes d'Europe Ecologie-les Verts, dont quatre sortants de confession juive sur Paris (lien PaSiDupes), pour permettre la formation d'un groupe parlementaire écolo mené par Cécile Duflot, parachutée sur l'Assemblée, comme le sera l'ex-concubine de François Hollande, Désirdavenir Royal, qui vise, quant à elle, le perchoir.
Cette accumulation de magouilles a révélé la nature profonde du candidat socialiste, lequel paie ses marchandages politiciens dans l'opinion.
C'est logiquement que l'Ami molette chute donc si lourdement auprès des ouvriers, des catégories populaires et des quadragénaires.

lundi 3 octobre 2011

Présidentielle: les sondages enregistrent une montée de la peur

Mélenchon et Montebourg, bénéficiaires de la peur des Français



Attention !

Ceci n'est pas un institut de sondage:
c'est une prothèse pénienne
contre les défaillances des petits


Défi des outsiders aux favoris

Opportunisme: LH2* profite du vote sénatorial

Les entreprises commerciales de sondages font vendre et
le changement de majorité au Sénat leur inspire une opération marketing au profit de la presse.Yahoo ! est d'ailleurs commanditaire...

François Hollande, Martine Aubry et Nicolas Sarkozy perdraient donc entre 4 et 6 points d'intentions de vote, si le premier tour de la présidentielle avait lieu dimanche par rapport au mois dernier et surtout au lendemain de l'élection du socialiste Jean-Pierre Bel au "plateau" du Sénat.

Les sondeurs notent une remontée de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen.

Si François Hollande était désigné à l'issue des primaires, il arriverait toujours en tête du premier tour , mais avec 31 %, soit en baisse de 4 points depuis le précédent sondage LH2, début septembre. Nicolas Sarkozy perdrait 6 points, à 21 %, alors que Marine Le Pen (Front national) remonterait à 15 % (+4) et Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) à 8 % (+4).

Dans l'hypothèse Martine Aubry, celle-ci recueillerait 25 % (-5), devant Nicolas Sarkozy à 21 % (-6), Marine Le Pen à 14,5 % (+2,5 %) et Jean-Luc Mélenchon à 10 % (+5).

Ce sondage booste en fait tous les seconds rôles

François Bayrou
(MoDem voit aussi sa cote grimper à 8-9 % (+2/+3), ainsi que Eva Joly (EELV), qui recueillerait 7 ou 7,5 % (+1/+3).
Dominique de Villepin stagne à 2 ou 3 %, devant la leader de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud (0,5 à 1 %). Christine Boutin (PCD) obtient de 0 à 0,5 %, alors que Nicolas Dupont-Aignan (DLR) et Philippe Poutou (NPA) sont à 0.

Dans un second tour, François Hollande-Nicolas Sarkozy, le premier l'emporterait avec 60 % des voix contre 40 pour le chef de l'État.
Schivardi n'est pas mentionné: il s'est déjà retiré.

Selon le sondage, 40 % seulement des personnes interrogées estiment que Nicolas Sarkozy est toujours "le candidat légitime de l'UMP pour l'élection présidentielle", un chiffre qui grimpe cependant à 61 % chez les seuls sympathisants de droite et à 84 % chez ceux de l'UMP. LH2 a par ailleurs testé des hypothèses de premier tour où François Fillon ou Alain Juppé remplacerait Nicolas Sarkozy. Le Premier ministre recueillerait 15 % au premier tour, contre 16 % pour Alain Juppé. L'institut estime que pour un échantillon d'environ 600 individus la marge d'erreur oscille de 2,5 (pour une intention de vote entre 5 et 10 %) à 4 points (intentions de 40 à 60 %).

La marge d'erreur des sondages devrait être prise en compte
Les instituts de sondages faillissent à leur devoir en ne rappelant pas que leur marge d'erreur est d'au moins deux points et jusqu'à cinq dans le cas des primaires.

Que penser donc de cette estimation qui annonce que Martine Aubry battrait Nicolas Sarkozy à 57 contre 54 ?

A sondage opportuniste, retour de manivelle opportun
Quelle valeur accorder en effet à cette enquête depuis que Jean-Louis Borloo (ARES)
, crédité de 7 ou 9 % (+1/+0,5), a renoncé à faire perdre la droite ?

* Sondage réalisé par téléphone les 30 septembre et 1er octobre auprès d'un échantillon de 975 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les intentions de vote reposent sur la base des personnes inscrites sur les listes électorales (843 personnes), certaines d'aller voter et ayant exprimé une intention de vote. Méthode des quotas.

dimanche 24 avril 2011

Sondage: les ouvriers préfèrent Marine à Martine


Les sondages font grimper la candidate du FN

La campagne présidentielle 2002 inspire l'industrie des sondages


Sous prétexte que Le Pen, le père, était arrivé second au premier tour et, avec Jospin (16%) , avait privé la gauche de second tour
, les marchands de sondages politiques font leurs affaires à un an du scrutin. La presse qui les commande compte bien prélever sa part de la manne médiatique.

Et que dit le vote, hautement symbolique, des classes populaires?
Les ouvriers représentent environ 15 % du corps électoral et il est donc un marqueur important de la capacité d'un candidat à s'adresser aux Français.

Après le phénomène Ségolène, l'intox Marine

Marine Le Pen serait la candidate préférée des ouvriers, mais c'est selon un sondage IFOP/Paris Match/Europe 1, à paraître mardi. Le numéro devrait bien se vendre, aussi longtemps que les Français mordront à l'hameçon.

La fille de Jean-Marie Le Pen recueillerait 36 % des voix dans l'électorat populaire au premier tour, contre 17% à son père en 2002: plus du double !

La gauche improductive et baveuse sature les Français

L'écart dans les couches populaires avec les autres candidats est trop creux pour être honnête.
C'est du moins ce que veut croire le PS qui se réjouit de l'anémie mortelle du PCF sans crainte de nouvelles désillusions. Les socialistes ont une trop haute idée d'eux-mêmes pour souffrir une quelconque comparaison.
Loin derrière Marine Le Pen, le premier poursuivant serait Dominique Strauss-Kahn (17 %) suivi de Nicolas Sarkozy (15 %). Un écart de deux points n'est pas rédhibitoire; il est même classique et non significatif dans les sondages.

Le PS n'a pas un candidat qui relève l'autre !
Son score est aussi déprimant en cas de candidature de la Ch'tite Aubry (16 %), de Désirdavenir Royal ou de François Hollande (15 %).

Les décrypteurs se perdent en supputations

Le directeur de l'IFOP, Frédéric Dabi, explique dans le Journal du dimanche, que ce score marque un véritable retour en arrière par rapport à "l'exploit sarkozyen de 2007". Lors de la dernière élection présidentielle, l'actuel chef de l'État avait en effet réussi à sortir en tête au premier tour dans le vote ouvrier, avec 26 %, un point devant la candidate de la gauche, Marie-sEGOlène Royal. Jean-Marie Le Pen, en troisième position, avait déjà atteint 16 % de leurs suffrages.

Dans un entretien au JDD, Jean-Marc Lech, coprésident d'IPSOS, veut démontrer qu'en 2007, Nicolas Sarkozy a ravi à Jean-Marie Le Pen 40 % de ses voix de 2002 et qu'il aurait pris du retard en 2011. "Ces personnes reviennent à leur choix précédent. Avec une différence de taille : le vote FN n'est plus simplement lié à la désindustrialisation du pays, dans l'Est et le Nord-Pas-de-Calais. Il s'implante dans des départements comme l'Ille-et-Vilaine. Marine Le Pen essaie de faire comme le PC lorsqu'il était haut: incarner la fonction tribunicienne. C'est-à-dire intégrer via le vote des gens exclus. Elle y parvient mieux que le père, parce qu'elle est plus sociale".

Parce que le maître mot est actuellement "social", aucun de ces commerçants ne prend en compte la situation économique et financière internationale pour s'interroger de savoir si, dans un an, les ouvriers ne feront pas plutôt confiance à celui qui les a bousculés pour traverser la rue sans se faire renverser par la crise. Les experts sondeurs auraient-ils une petite opinion des travailleurs ?

En jouant Le Pen contre Sarkozy, la gauche prend des risques

Marine Le Pen, 42 ans, n'a pas gagné seule en respectabilité

La gauche lui a accordé son brevet de républicain.
En la présentant sous un meilleur jour, plus neuf et dégagé des luttes menées par son sulfureux de père contre le totalitarisme communiste, elle n'a eu aucune peine à cueillir les fruits d'une stratégie de "dé-diabolisation", à laquelle elle a pris une large part avant de prendre la direction du FN en janvier dernier.
Marine Le Pen a fourni une dernière illustration du nouveau style de la droite extrême en décidant mardi d'exclure du FN un jeune élu photographié en train de faire le salut nazi, au grand dam d'une partie de sa formation politique, dont son propre père.
En pleine ascension dans les sondages à un an de la présidentielle, elle vient ainsi d'être consacrée par le magazine américain Time comme l'une des 100 personnalités les plus influentes en 2011.

En France, les signes selon lesquels le Front national est désormais un parti républicain se multiplient. Robert Ménard, ancien patron de l'organisation de défense de la presse Reporters sans frontières, s'apprête à publier un pamphlet intitulé Vive Le Pen ! début mai, dans lequel il dénonce le "procès en sorcellerie" attaché à Marine Le Pen,en la distinguant bien du FN, une subtilité qui échappe aux malveillants consanguins de la gauche.
Une comparaison qui devrait les éclairer les sidère, en fait. "Marine Le Pen, comme Jean-Luc Mélenchon, disent nombre de choses marquées au coin du bon sens. Et nier les changements au FN aujourd'hui, avec Marine Le Pen, c'est nier l'évidence", juge cet ancien anarchiste et trotskiste, qui se défend d'être d'extrême droite et se déclare héraut de la proportionnelle et de la libre expression. A la différence d'Edwy Plenel, patron psycho-rigide de Mediapart, avec lequel il partage des points de vue, Ménard n'a pas la haine mono-maniaque et obsessionnelle de Nicolas Sarkozy.

La CFDT est moins longue à la détente

François Chérèque, son secrétaire général, s'inquiète de cette tentation de l'extrêmisme.

Il fait partie des observateurs vigilants qui la refuse à gauche, et maintenant à droite, et se rappelle que l'impact du FN dans le monde ouvrier n'est pas récent. Il ne nie pas que les ouvriers las des actions répétées à tout propos contre l'inéluctable ont réorienté leur grogne contre les syndicats radicaux et décomplexé la parole d'extrême droite. "
Il y a des expressions de rejet des autres, de racisme. Y compris dans la fonction publique, où certains n'hésitent pas à dire : 'en cas de second tour Sarkozy-Le Pen, on ne votera pas Sarkozy !' On n'entendait pas cela avant", explique-t-il au JDD.

Selon lui, le vote FN est une conséquence des promesses non tenues et d'une perte de confiance dans la politique, mais n'est évidemment lié ni à la crise ni à l'echec des luttes syndicales successives. Il a néanmoins le sentiment que "l'extrême droite a toujours utilisé des situations réelles mais donne des mauvaises réponses. Ce qui se passe en France s'est déjà produit après la crise de 1929 [...] Sans aller jusqu'à de telles extrémités, nous constatons que la tendance au repli existe en France et en Europe comme dans les années 1930".

Chérèque estime toutefois qu'il ne faut pas dramatiser
Malgré les défilés et les grèves syndicales infructueuses, selon lui,la gauche n'est pas totalement à la rue. "Il ne faut pas céder à la panique", explique-t-il, soulignant que la CFDT allait poursuivre son travail de ...pédagogie. "Nous disons aux salariés concernés qu'ils font une erreur d'analyse, que les propositions de Marine Le Pen sont creuses. Pis, qu'elles se retourneraient contre les ouvriers ou sont irréalistes, que ce sont de fausses pistes". Il aura davantage de mal à convaincre de ses alliances avec la CGT et SUD.

Les sondages qui boostent Le Pen handicappent Sarkozy

Mercredi, un sondage Harris Interactive accréditait l'idée que Marine Le Pen puisse être au second tour de la présidentielle, aux dépens de Nicolas Sarkozy dans presque tous les cas de figure.
Dans les rangs de la majorité, on croit pas que l'Histoire se répète et n'envisage pas un 21 avril bis. L'ancien ministre de l'intérieur n'a pas perdu la foi et pour Brice Hortefeux, "Nicolas est indestructible. Il sera au second tour".

Selon le barème de popularité de l'IFOP en avril, le chef de l'Etat est crédité de 28 % d'opinions favorables, le score le plus faible de tous les présidents de la Ve République, en périodes d'expansion économique. L'institut de sondage dresse un tableau comparatif des scores de de Gaulle, Giscard d'Estaing, Mitterrand, Chirac et Sarkozy douze mois avant la présidentielle et au second tour de l'élection. A la lecture de chiffres qui ont cruellement montré leurs limites au PS et à sa candidate battue donnée favorite en 2006-2007, et en dépit de la forte incertitude sur l'offre électorale qui sera présentée aux Français le 22 avril 2012, spécialement à gauche, l'opposition juge inconcevable une remontée de Nicolas Sarkozy dans l'opinion.

Manipulation ou fruit d'une longue expérience politique ?

Cet engouement subi pour Marine Le Pen n'est pas suspect aux socialistes
tout ce qui est mauvais pour Sarkozy est bon pour le PS. Et pourquoi pas Marine Le Pen pour faire le travail de la gauche.
Dominique de Villepin relativise d'ailleurs les scores flatteurs que les sondages prêtent à Marine Le Pen : "
Ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour elle. Etre très haut dans les sondages, douze, treize, quatorze mois avant une élection, ça montre que les Français sont exaspérés, qu'ils n'en peuvent plus, qu'ils veulent tourner la page", a-t-il assuré sur Europe 1, prêchant toutefois pour sa paroisse.

"
Mais ça ne veut pas dire qu'ils seront toujours aussi en colère huit jours avant le vote et le jour du vote", prévoit le président de République solidaire, faisant la différence entre la cause de leurs difficultés de crise et les mesures prises en conséquence. "Parce que huit jours avant le vote, ils auront trouvé le moyen d'exprimer leur colère, je l'espère, de façon positive. C'est-à-dire qu'ils adhéreront à un projet et ils voteront quelque chose de positif et alors Marine Le Pen restera ce qu'elle est, le Front national restera ce qu'il est, c'est-à-dire un épouvantail", conclut l'ancien Premier Ministre.
Le PS est plus tendre et choisit des couleurs tendres pour dresser le portrait de Marine, celle par qui peut leur échoir la victoire.

Face à Sarkozy
Marine et Martine sont dans un bateau, Martine tombe à l'eau, qui reste-t-il ?


vendredi 11 mars 2011

Les Français refusent la facture de la primaire socialiste

Ils ne sont même pas d'accord sur son utilité

Ce sujet-là aussi divise le PS


Portées par Martine Aubry, votées comme un seul mouton par le troupeau des militants socialistes et un temps ouvertes à toute la gauche, la primaire socialiste devait être le signe tangible de la modernisation du PS et le tremplin médiatique à une victoire de la présidentielle en 2012.

Elle s'est refermée sur eux comme un piège. A quelques mois de la présidentielle dans ce qui aurait dû être un vaste rassemblement de camarades, des voix s'élèvent pourtant, de plus en plus nombreuses qui craignent qu'elles tournent au ring de catch.

Depuis Washington et les bords du Potomac, où il y aura tout juste 30 ans, le Boeing 737 du Vol 90 d'Air Florida s'abîma dans le fleuve en 1982, le directeur du FMI n'a jamais vu d'un très bon œil ces élections qui lui posent un problème de calendrier.
Il avait passé un pacte secret avec la Ch'tite Aubry et, quand leur duplicité avait été découverte, ils s'étaient alors entendu pour un report de leur lancement à juillet et voilà que des voix s'élèvent maintenant de plus en plus nombreux pour contester le principe même de ce scrutin.

Côté confortable

"Il faudra que nous analysions la pertinence des primaires dans le contexte des mois à venir", a déclaré, dans un entretien à publicsenat.fr, le député strauss-kahnien Pierre Moscovici, interrogé sur la compétition socialiste prévue en octobre prochain.
"Il faut analyser pragmatiquement l'évolution de la situation. Nous sommes face à un avertissement", a-t-il ajouté, en allusion à la montée de l'extrême droite et au sondage Harris Interactive qui place la présidente du FN, Marine Le Pen, en tête du premier tour de la présidentielle. Lien PaSiDupes
"Je ne suis pas en train de dire qu'il faut les supprimer, je suis en train de dire que si demain on a cinq ou six sondages (qui confirment la montée du FN), il faudra qu'on se pose des questions. Ce n'est pas un sujet tabou", a-t-il admis. "S'il apparaît que nous devons nous rassembler autour de l'un d'entre nous le mieux placé, il faut y réfléchir", a-t-il suggéré, pendant que son patron Dominique Strauss-Kahn brille dans les sondages par son absence en France.

Autant dire qu'ils sont déterminés à attendre
D'autant qu'un sondage IFOP renvoie Marine Le Pen dans les cordes, au 3e rang d'un coup...

Dans la même mouvance, Jean-Marie Le Guen se fait plus clair : "La situation est suffisamment grave pour que les socialistes fassent preuve de responsabilité. Personne ne comprendrait les chicayas ou les batailles d'égo", a renchéri un autre strauss-kahnien.

Encore plus direct, le président du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), Michel Vauzelle, a estimé qu'organiser la primaire PS "sur fond de percée du FN est devenu déplacé". Il ne pense qu'à l'intérêt des électeurs : « les Français souffrent » [sic, et pour les socialistes, c'est encore pire !], mais en vérité ne redoute rien tant que le PS [offre] le triste spectacle de ses divisions ? Les gens [les socialistes seraient la France entière...] ne veulent plus d'un combat insupportable qui va arriver au pire moment, à quelques mois de la présidentielle", a finalement admis Michel Vauzelle, qui a lancé il y a près de trois semaines un appel à renoncer aux primaires.
Le président qui s'enorgueillit d'être le président de la plus grande région musulmane de France, a d'ailleurs lancé une pétition en ligne pour appeler à la suppression des primaires "dévastatrices". Elle a recueilli plus de 17 000 signatures. Pour lui, organiser la primaire PS "sur fond de percée du FN est devenu déplacé". Mais, paradoxalement, le schizophrène chenu préconise l'organisation d'un congrès de désignation du candidat, soit un huis-clos, mais démocratique et populaire, réduit au Bureau national...

VOIR et ENTENDRE Georges Tron dénoncer les connivences entre le PS et le FN:

Côté espoir : les Flambistes

"C'est quand même assez particulier. On ne peut pas avoir demandé des primaires et maintenant priver les militants et sympathisants de la possibilité de faire un choix", glapit l'eurodéputé Stéphane Le Foll, proche de François Hollande qui devrait déclarer sa candidature après les cantonales.
Jean-Marc Ayrault abonde, en appelant à accélérer le processus. Il faut maintenant "qu'on connaisse assez vite qui est candidat à la candidature pour la clarté d'une part et puis pour que le dialogue avec les Français, pour que le débat autour de nos propositions commence vite", a déclaré le chef de file des députés PS, sur France Inter.
Dans un appel implicite à Dominique Strauss-Kahn pour qu'il clarifie ses intentions, Jean-Marc Ayrault ajoute qu'il faut que "les candidats à la candidature" commencent rapidement "ce travail avec les Français [ou dumoins les socialistes] pour comprendre quelle est l'aspiration populaire, quel est le message qu'il faut faire passer pour remettre la France en mouvement, qu'elle se retrouve autour de ses valeurs, pour montrer qu'elle a un avenir, qu'elle n'est pas finie".
Jean-Marc Ayrault, magnanime, a aussi concédé que le groupe de députés PS appuyant une candidature de Martine Aubry - "une trentaine, selon lui, et 60 qui semble-t-il s'apprêtent à soutenir cette démarche" - étaient dans leur droit.
Aurait-il assuré son repli ?

Côté légitimiste : les aubrystes

A la direction du PS, on relativise toutes ces interrogations. "Il n'y a aucun élément factuel aujourd'hui qui nous permettrait de dire qu'on doit annuler la primaire ", a soutenu François Lamy, conseiller politique de Martine Aubry. "La primaire, c'est un moment de choix (pour les sympathisants de gauche), et le premier acte de la présidentielle", a-t-il estimé. "Il faut arrêter de se parler à nous-mêmes, ce qui fait monter le FN c'est que toutes nos forces et nos réflexions ne soient pas uniquement tournées vers les Français", a-t-il poursuivi.
Olivier Ferrand conclut: "La primaire est la réponse à la montée du Front national" doit se tenir les 9 et 16 octobre prochains. Les candidats doivent se déclarer entre le 28 juin et le 13 juillet, calendrier critiqué par les partisans de Dominique Strauss-Kahn qui auraient préféré un délai plus long pour permettre au patron du FMI d'entrer le plus tard possible dans la course.

Côté marginal : Royal, Montebourg et Valls

Les autres candidats à cette primaire, potentiels ou déclarés, sont évidemment contre l'idée de les supprimer.
Mais parmi eux, ceux qui se sont déjà déclarés candidats, le député-maire d'Evry Manuel Valls, le jeune lion de Saône-et-Loire et brillant auteur du machin, Arnaud Montebourg, et l'ex-candidate à la présidentielle sEGOlène Royal, ils comptent pour du beurre Charentes-Poitou.
Enthousiasmant !
Malek Boutih les renvoie d'ailleurs tous dos à dos :"A partir du moment où chacun veut présenter son candidat, la primaire devient un gadget du PS pour régler ses préoccupations internes qui n'intéressent personne", expliquait-il au Parisien, mardi 8 mars.
La phrase la plus assassine est venue d'un fidèle de Lolo Fabius, rallié à Martine Aubry mais qui ne serait pas hostile à Dodo Strauss-Kahn : Cloclo Bartolone. Invité de RMC et BFMTV, il a lâché : "Quand on a sorti l'idée des primaires, on n'imaginait pas qu'on pouvait gagner en 2012 et personne ne pouvait imaginer la situation économique, sociale, environnementale dans laquelle se trouverait le pays". A ce listing des malheurs de la majorité, il faut ajouter l'absence d'opposition constructive.
VOIR et ENTENDRE le président du 9.3 :



Le financement du gadget PS inquiète les Français

Candidat aux primaires doté de son propre micro-parti, Manuel Valls a interpellé mardi la direction du PS sur l'absence de "règles et de financement.
"A l’heure où certains me demandent - non sans mauvaise foi ?- de me mettre en règle, je réponds qu’il serait temps que les règles soient pensées et édictées", a lancé le député-maire PS d’Evry qui prévient qu'il est "prêt à faire évoluer (son) association".
Cependant, "sans céder à un mouvement de défiance généralisé remettant en cause des dispositifs légaux qui ont le mérite de la transparence", Manuel Valls "demande à la direction du Parti socialiste d’aborder clairement, dès la rentrée, la question du mode de financement et des moyens accordés aux candidats des primaires à gauche".
"Comment les candidats concourant aux primaires, pourront-ils financer à terme leur campagne en l’absence de tout système de financement provenant des partis organisateurs ? Quand la campagne des primaires débutera-t-elle officiellement ? Si la désignation des candidats pour l’investiture a bien été actée en juin 2011, qu’en est-il de l’avant juin 2011 ? Comment assurer l’égalité des moyens entre les candidats (…) face à des personnalités très hétérogènes en termes de moyens ?", interroge M. Valls.
Il rappelle s’être doté dans ce "cadre" des primaires, en 2009, d’une association, "A Gauche, Besoin d’Optimisme !", "régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901", et "par la loi n° 88-227 du 11 mars 1988, modifiée, relative à la transparence financière de la vie politique". Pour autant, Manu Valls ne se préoccupe pas de l'usage des aides de l'Etat, donc de l'ensemble des contribuables.

Cette association bénéficie des "cotisations des adhérents" et des "dons de personnes physiques ne dépassant pas 7.500 euros par an et par individu".
"Si ces structures légales, qui ont pour vocation originelle de pouvoir exercer une activité politique en autonomie, venaient à contredire leur propre logique en se transformant en +pompe à financements+ pour les grands partis, alors, il faudrait revoir leur existence ou édicter de nouvelles règles", juge-t-il.

Le Parti socialiste devra-t-il inscrire les dépenses de sa primaire dans ses comptes de campagne pour l’élection présidentielle de 2012?
Si le coût de ses primaires devait être pris en charge par l'État pour partie des frais afférents à la «propagande officielle», c'est l'ensemble des Français, défavorisés ou non, qui supporterait le gaspillage socialiste.