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jeudi 13 décembre 2018

Olivier Faure (PS) reproche à Gilles Le Gendre (LREM) de mentir

"Il ne faut pas mentir, Gilles !" : le secrétaire général du PS Olivier Faure tacle le patron des députés LREM

"Voilà le sens de la démocratie porté par monsieur Faure", a riposté Gilles Le Gendre 



Olivier Faure et Gilles Le Gendre, le 13 décembre 2018.
Le Gendre, hautain et méprisant, ne regarde pas son contradicteur...
Ce cinglant échange a eu lieu dans la salle des quatre colonnes, à l'Assemblée nationale. 
Jeudi 13 décembre, les députés ont débattu de la motion de censure contre le gouvernement. Une séance sous tension, notamment lorsque le patron des députés PS, Olivier Faure, a estimé que la majorité avait "fait le choix cynique d'utiliser le drame [attentat islamiste de Strasbourg] pour mieux cacher la crise", confirmant les réactions spontanées des réseaux sociaux indignés que la presse officielle a aussitôt pointées, les taxant de 'fake news' véhiculées par la "peste brune". 

Peu après cette intervention dans l'hémicycle, le député PS est revenu à la charge contre le patron des députés de la majorité, Gilles Le Gendre, au cours d'un entretien qu'il donnait à la chaîne LCP.

Quand @faureolivier (PS) interrompt en plein direct @GillesLeGendre (LaREM), le patron de la majorité à l'Assemblée nationale...

"Monsieur Faure a une fâcheuse tendance à perdre son calme, a riposté Le Gendre, un ancien journaliste"La vérité, c'est que la Parti socialiste était très divisé", a polémiqué le député LREM. 
Une déclaration qui a fait réagir Olivier Faure, qui se tenait à quelques mètres.

"Absolument pas, la preuve tout le monde a voté ensemble", interrompit le député socialiste. 

"Attendez, moi je ne débats pas avec monsieur Faure en direct, s'est emporté Gilles Le Gendre, lequel semble plus à l'aise face à un 'Gilet jaune' moins blindé face aux déclarations à l'emporte-pièce et aux intimidations. "Ce n'est pas ce qui est prévu. Voilà le sens de la démocratie porté par monsieur Faure".

"On a aujourd'hui une majorité qui cherche a déplacé le débat. (...) Personne ne me fera taire", a finalement conclu Olivier Faure.

lundi 9 octobre 2017

Une majorité de Français favorable au mouvement de contestation des ordonnances Macron

Près de 6 Français sur 10 (57%) déclarent soutenir les grèves et les manifestations contre les ordonnances réformant le Code du travail

Les Français sont de plus en plus défavorables,
Ordonnances: une majorité de Français favorable au mouvement de contestationselon un sondage Harris Interactive pour LCP publié lundi.

Alors que les syndicats doivent se réunir lundi soir pour dégager des convergences en faveur d'une action unitaire contre les ordonnances, 22% des personnes disent qu'elles pourraient participer à des grèves et manifestations et 35% soutiennent le mouvement mais sans souhaiter y participer. 
22% des sondés sont opposés à ces grèves et manifestations. Les autres (21%) sont indifférents. 

A l'inverse, parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, le soutien monte à 80%. Il est de 64% chez ceux de Marine Le Pen.

Une forte majorité (84%) estime que le gouvernement ne prendra pas en compte le point de vue des opposants, quelle que soit leur opinion sur le mouvement.

Les Français affichent une hostilité croissante envers la réforme

Plus de deux semaines après l'entrée en vigueur des ordonnances, ils sont désormais 65% à déclarer leur opposition, contre 58% lors du précédent sondage Harris publié le 1er septembre.

Ils sont de plus en plus nombreux à penser que la réforme va réduire le pouvoir des syndicats dans les entreprises (76%, +5 points) et détériorer les conditions de travail (63%, + 9 pts). Seuls 29% pensent qu'elle va permettre de réduire le chômage (-2 pts par rapport à septembre).

Certaines mesures laissent les Français dans l'expectative.
C'est le cas des referendums dans les entreprises de moins de 20 salariés, l'augmentation des indemnités de licenciement et la généralisation des accords d'entreprises majoritaires (signés par des syndicats représentant 50% des salariés).
Lors du précédent sondage, les Français n'avaient pas été questionnés sur leur opinion vis-à-vis des grèves et manifestations anti-ordonnances.

Ce sondage a été réalisé en ligne du 4 au 5 octobre auprès d'un échantillon de 1.137 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus (méthode des quotas).

mardi 23 mai 2017

Cambadélis s'en prend physiquement aux journalistes


Une violence physique sans suites : indulgence sélective de la presse aux ordres 

Jean-Christophe Cambadélis perd patience face à des journalistes
 

Résultat de recherche d'images pour "cambadelis furieux"
A 65 ans, candidat PS à la législative, Cambadélis n'a pas apprécié la visite de journalistes de La chaîne parlementaire
Le patron du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, brigue en effet un nouveau  mandat de député,  pour la ...5e fois depuis 1988. 
Or, parmi les candidats qui s'affrontent dans cette circonscription principalement située sur le très multiculturel et populaire 19e arrondissement de Paris, l'élu sortant fait face à Mounir Mahjoubi, le candidat La République en marche et secrétaire d'Etat au numérique - lequel joue sa place au gouvernement en cas de défaite -, et à Sarah Legrain, candidate La France insoumise de Mélenchon, parmi plus d'une vingtaine d'autres candidat(e)s, dont Europe Ecologie-les Verts, le PCF ou Lutte Ouvrière. 

La campagne s'annonce périlleuse pour Jean-Christophe Cambadélis. 
Dans cette partie du 19e arrondissement, Benoît Hamon, le candidat PS à la présidentielle est arrivé quatrième, derrière Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron et François Fillon. 

Le député socialiste sortant refuse toute image

La chaîne parlementaire (LCP) a pourtant diffusé un reportage sur cette circonscription, ce mardi. On y voit un Jean-Christophe Cambadélis agacé par la présence des journalistes. Approché par l'équipe de journalistes, le député s'est emparé de leur micro et les a sommés de suivre ses directives: "Vous allez fermer ça !"






N.B. Cambadélis n'était pas député entre 1993 et 1997.

"On a dit à votre chaîne qu'on ne voulait pas d'images"
, avoue ensuite l'élu, tentant de se justifier. Sous pression dans le 19e arrondissement, le trotskiste perd ses nerfs et abuse de sa position pour empêcher la presse de faire son métier.



Comme le rappelle LCP, Jean-Christophe Cambadélis, le 12 mai dernier, le député sortant avait organisé un stand-up en pleine rue, face à un auditoire clairsemé. Perché sur une palette rouge, à l'angle de deux rues, son intervention avait fait l'objet d'un fuitage sur Twitter.


La nomination au secrétariat national du PS d'un ancien adjoint au maire du XIXe arrondissement de Paris, Roger Madec, a fait désordre. 
Image associée
Yacine Chaouat avait en effet été condamné dans le passé pour violences conjugales et le socialiste avait dû présenter sa démission. Nouvellement nommé à l'Intégration républicaine dans le "gouvernement" du PS a en effet été condamné à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales aggravées sur sa conjointe en mars 2010. 24 heures après sa nomination, il avait remercié Cambadélis de cette 2e chance et déclaré que, "musulman, il n'avait pas le droit à l'oubli dans la France d'aujourd'hui, et qu'il préférait démissionner". En vérité, sa déclaration n'est pas ce qu'en rapporte une certaine presse: "C'est avec tristesse que je constate que dans la france d'aujourd'hui on n'a pas droit à une deuxième chance quand on est musulman, " avait-il morigéné.

Quant au Premier secrétaire, au lendemain des violents affrontements entre supporteurs anglais et russes à Marseille
Résultat de recherche d'images pour "cambadelis furieux"
le chef de file du Parti socialiste avait fustigé les hooligans russes et anglais. "Nous sommes face à des crétins alcoolisés qui ont décidé de faire de la baston pour la baston", avait déclaré l'apparatchik dans Le Grand Rendez-Vous d'Europe 1. 
Kostas va devoir souffler dans le ballon avant chaque déplacement.

mercredi 8 mars 2017

Fillon recadre une journaliste malveillante de LCP

Entravé dans sa campagne, Fillon ne se laisse pas dévier du fond et développe son projet

François Fillon a sèchement invité la journaliste polémiste à aller à l'essentiel

A l'issue du grand oral de Fillon à l'assemblée des départements de France ce mercredi, une journaliste de LCP a tenté d'évoquer une histoire ancienne ressortie ce mercredi par le  journal anarchiste, le Canard Enchaîné, et que la presse en mal de buzz qualifie de "nouvelles révélations" tout en se défendant d'alimenter le feuilleton.
Ces soi-disant nouvelles révélations du Canard Enchaîné et de la journaliste de LCP sont du réchauffé mal-intentionné:
"Ce n'est pas une révélation, puisque François Fillon l'a déclaré spontanément aux enquêteurs en mentionnant qu'il s'agissait d'un oubli dans sa déclaration à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. C'est d'autant moins un sujet que ce prêt a été intégralement remboursé. Il ne s'agit donc pas d'une révélation fracassante. Si Le Canard enchaîné vient avec des informations de seconde main de ce type, cela veut dire qu'il n'a plus grand chose à se mettre sous le bec, " explique Antonin Lévy, avocat de François Fillon. Ce qui n'empêche pas les media de l'Etat-PS de diffuser ces "fake-news", informations fausses.
"Pardon, mais c'est une question qui est totalement hors sujet, tente de faire comprendre courtoisement Fillon à la "petite cervelle", aurait dit Mélenchon.

"Je suis venu parler des départements, je suis venu parler à des collectivités territoriales et je suis candidat devant le peuple français. C'est le peuple français qui décide, c'est personne d'autre" a-t-il rappelé.

La journaliste est revenue à la charge et a de nouveau était remise à sa place. 
"Je ne répondrai à rien du tout sur ces sujets. Interrogez mes avocats. Ce feuilleton ne m'intéresse plus. En tout cas, je ne me laisserai pas entraîner dans une opération qui est clairement une opération de déstabilisation politique (...) VOIR et ENTENDRE le candidat de la droite républicaine taclé par la presse pour avoir "répondu sèchement" - tout au plus fermement - à une question polémique :

"Les Français, je les rencontre tous les jours et je le fais sans votre intermédiaire", a souligné le candidat désigné de la droite républicaine. et ancien premier ministre à la péronnelle.

VOIR et ENTENDRE en revanche Mélenchon, insultant un "refoulé politique de la petite bourgeoisie", en ... mars 2010 :


A noter que LCP (LCP-Assemblée nationale ou LCP-AN), est 'La Chaîne Parlementaire Assemblée nationale' française, de tous-tes les Français-es, qui en sont actionnaires à 100%, mais qui fait des choix politiquement engagés à gauche, quelle que soit la majorité parlementaire et la volonté du peuple.

Ses présidents, Gérard Leclerc (2009-2015), ancien rédacteur en chef de la rédaction de ...France 2, et Marie-Ève Malouines, membre du bureau directeur (2006-2010) de l'Association des journalistes parlementaires (!) et ex-France Info, couvrent ces dérives déontologiques avec la complicité du CSA. Mme Malouines a été préférée à son prédécesseur par Bartolone en 2015.

vendredi 11 décembre 2015

Régionales : les coups bas de Bartolone contre Pécresse en Ile-de-France

Invectives, plaintes, polémiques… En Ile-de-France, le duel Bartolone-Pécresse pour le Conseil régional vire au pugilat.

"C'est une des régions les plus disputées, ça crée un peu plus de tension qu'ailleurs."



La presse, qui se fie aux sondages bien qu'ils n'engagent que ceux qui y croient, décrit le duel gauche-droite comme un coude à coude et, sur BFMTV, Hervé Gattegno présente le second tour comme difficile pour la gauche, bien  qu'elle gère l'Ile-de-France depuis 17 ans. Peut-être suggère-t-il donc que c'est à cause de son bilan, malgré la mobilisation de l'Etat-PS, y compris l'exécutif, puisque, délaissant les affaires de l'Etat, le chef du gouvernement est partout sur le terrain ? A l'exception du Nord-Pas-de-Calais-Picardie où la maire de Lille, Martine Aubry, l'a d'ailleurs déclaré persona non grata... 

Dès
 octobre, alors qu'il continuait à occuper la présidence de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone s'attendait à un climat sulfureux et se tenait prêt à pourrir la campagne. Et il a tenu ses promesses, provoquant  de vives réactions des Républicains, notamment de Valérie Pécresse, leur candidate -et ancienne ministre du Budget- qui se prépare depuis de longues années avec détermination et une parfaite connaissance des dossiers.

Iest de bonne guerre électorale entre personnes dignes du mandat qu'elles convoitent de tenter de déstabiliser l'adversaire. Mais les provocations doivent être assumées et les mensonges exclus. Or, lorsque ses rivaux dénoncèrent le communautarisme de Claude Bartolone après qu'il ait cité l'intellectuel Tariq Ramadan, un musulman radical, dimanche 25 octobre, l'équipe de Bartolone avait indiqué qu'elle porterait plainte pour diffamation. Dimanche 25 octobre, Claude Bartolone accorda en effet un entretien à Radio J et la tête de liste de la gauche se prévalut d'une phrase de Tariq Ramadan, en clamant que ces propos lui servent de "boussole" dans son engagement politique. La provocation ne manqua pas de faire fuser les condamnations : "Pour nous, la pensée de Tariq Ramadan n'est pas une boussole mais un repoussoir !" déclinèrent sur tous les tons les républicains et les laïcs, dont Valérie Pécresse qui rédigea son propre tweet.

Plaintes en diffamation, polémiques artificielles… 

Des tracts de Pécresse montés en épingle
Fin septembre, la mairie de Lizy-sur-Ourcq (Seine-et-Marne), dirigée par les Républicains, sollicite, par mail, une vingtaine de mairies du canton pour venir chercher "des tracts pour les élections régionales". Des documents qui sont, en fait, des tracts de Valérie Pécresse : près de 4.000, constate un huissier, après que des mairies socialistes ont sonné l'alerte. Bien que rien n'oblige à venir prendre livraison, "c'est totalement interdit par le Code électoral", estime le directeur de campagne de Claude Bartolone, le jeune marié, Luc Carvounas, le 1er octobre, dénonçant même "un vrai dispositif à l'échelle départementale". Le PS dépose plainte pour "aide prohibée d'une collectivité à un candidat".

Dans le camp de Valérie Pécresse, on dénonce "une nouvelle boule puante dans la campagne détestable" de Claude Bartolone. Le porte-parole de l'ancienne ministre, Geoffroy Didier, invoque "une initiative malheureuse" d'un militant. Le lendemain, l'équipe de campagne de Valérie Pécresse annonce le dépôt d'une plainte contre X pour éclaircir ce qu'elle décrit comme un "détournement" de ses documents. Mais aussi pour diffamation contre Claude Bartolone et Luc Carvounas.


Une enquête contre Bartolone après une saisie par ses opposants

Le 6 octobre, le parquet de Bobigny annonce avoir ouvert une enquête préliminaire sur un recrutement du cabinet de Claude Bartolone, en 2012, alors que celui-ci présidait le conseil général de Seine-Saint-Denis. L'objectif ? Déterminer si l'emploi de Didier Ségal-Saurel, ancien élu socialiste devenu chargé de projet, était fictif ou non. En pleine campagne, l'affaire tombe mal.
Claude Bartolone élude le problème de fond en polémiquant. "Il n’a échappé à personne qu’une campagne électorale est engagée. La ficelle est un peu grosse," un élément de langage réapparu dans l'affaire de la "race blanche" que Bartolone utilise pour stigmatiser Valérie Pécresse et discriminer les Français de la couleur de faciès qui déplaît à gauche. En effet, c'est le président du groupe Les Républicains en Seine-Saint-Denis qui a saisi le parquet, après la publication d'un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) sur la gestion départementale de Claude Bartolone. Le PS l'aurait-il fait ?? La CRC, obligée d'avertir le parquet quand elle constate un délit, avait failli à son obligation de saisir du cas de Didier Ségal-Saurel. Preuve, pour le candidat socialiste, qu'il est visé par "une campagne de calomnies" ou que la CRC a craint les représailles du parrain du 9-3... "Je fais confiance à la justice", commente, quant à elle, Valérie Pécresse.

Bartolone distille le soupçon: il a le sentiment d'être espionné par ses rivaux
Le lendemain, mercredi 7 octobre, Claude Bartolone tient sa conférence de rentrée devant les journalistes parlementaires à l'Assemblée nationale et s'emporte. D'abord contre son surnom de "Parrain du 9-3", ressurgi dans les media à la faveur de l'enquête pour emploi fictif, et dont il dénonce la "connotation raciste" en lien avec ses racines italiennes. Or,  l'un des media est... Libération, qui n'est pas connu pour ses sympathies de droite: lire PaSiDupes (Régionales : Bartolone accusé d'être un "mafieux" par un maire de son département)

Mais il accuse surtout ses opposants, sans les nommer, d'employer "des méthodes qui relèvent de la Stasi" pour espionner ses déplacements. "Hier, je faisais une émission à BFM et j'ai découvert que l'on m'envoyait un jeune gamin de 18 ans prendre en photo, à 6h30 du matin, la voiture avec laquelle j'arrivais", raconte le paranoïaque. "Claude Bartolone pète les plombs. (...) C'est surréaliste et diffamant pour Valérie Pécresse", riposte un de ses porte-parole.

Le CSA saisi du cas Bartolone par la droite
Une semaine plus tard, le 15 octobre, la quasi-totalité des députés des Républicains, dont François Fillon et le président du groupe à l'Assemblée, Christian Jacob, adressent un courrier au président du CSA, pour se plaindre de la diffusion de la conférence de presse de Claude Bartolone par LCP, chaîne de télévision de l'Assemblée nationale que préside Claudio Bartolone, et que dirige depuis 2015 Marie-Eve Malouines, journaliste et ex-directrice du service politique de France Info, qui refusa une décoration de Nicolas Sarkozy. "Un mélange des genres", estiment-ils, le président de l'Assemblée ne s'étant pas privé de commenter la campagne. Pour les démocrates, "la diffusion de cet événement porte un coup à la nécessaire équité dans le débat politique".

Dans le camp d'en face, on prétend, graphiques fabriqués à l'appui, que le président de l'Assemblée nationale n'aurait utilisé qu'une toute petite partie du temps qui lui était imparti à la campagne des régionales, l'essentiel de son intervention concernant la politique nationale. Pas comme la conférence de presse donnée en juin par Valérie Pécresse devant la même association de journalistes à l'Assemblée, insinue-t-il…

La manoeuvre resta impunie : le 21 octobre, le CSA présidé par le socialiste Olivier Schrameck, nommé par le président Hollande, répondit à Christian Jacob que la régulation de la chaîne LCP n'est pas de son ressort, mais de celui du Bureau de l'Assemblée nationale. Les tracts à usage local, pas bien, mais la promotion de la liste Bartolone sur une chaîne nationale, rien à dire !

Votez, mais votez bien !

vendredi 29 mai 2015

Front de gauche: délit de faciès de Mélenchon à l'encontre d'un journaliste

Les a priori d'un intello aigri d'extrême gauche relèvent-ils le niveau du débat ?

Voilà que les journalistes seraient des menteurs d'extrême... droite !
Prochaine tête de turc ?
Crâne rasé et... tatouages !
Jean-Luc Mélenchon attaque un journaliste sur son apparence
"Vous voulez me comparer à l’extrême droite, c’est ça ? Avec votre crâne rasé, là ?" C'est par cette agression sur le physique de son contradicteur que Jean-Luc Mélenchon exprime cette fois sa haine de ses opposants. Les multiples récidives de ses attaques contre la presse sont des marqueurs pathétiques de la marginalisation politique de l'extrême gauche. Le "bon client" des media en mal d'audimat se trouve de plus en plus souvent acculé dans ses contradictions sectaires. A la différence de Georges Marchais qui se délectait au jeu du chat et de la souris, des questions perfides et des réponses éludées, des provocations et des esquives, des coups de gueule et des indignations, l'oeil de Mélenchon ne frise pas. Si vitreux soit-il, le mépris se lit dans son regard. Il a toujours la bave au bord des commissures des lèvres. Ce tribun-là n'a que haine à la bouche. Haine du système, haine des gens, haine des journalistes. Et sa dernière piteuse échappatoire à caractère physique donne un petit aperçu de la bassesse qui habite cet esprit qui s'évertue à l'apparence de la hauteur de sa réflexion et de la dignité de sa mission.

Depuis Valls, la colère - qu'elle soit rouge ou noire - devient une méthode 

Le méprisant animateur du Parti de gauche s'est donc emporté contre son interlocuteur, jeudi 28 mai sur le plateau de "PolitiqueS" occupé par le socialiste Serge Moati, à grand renfort de manches trop grandes pour ce corps, une émission de la chaîne LCP, l'attaquant sur son look, après un échange tendu sur les rapports du député européen Front de gauche avec les journalistes. En avant-première, l'extrait a été mis en ligne, jeudi, avant la diffusion de l'émission, prévue samedi 30.

Jean-Luc Mélenchon réagissait à une question de Sylvain Chazot, journaliste du site Le Lab d'Europe 1, qui lui demandait s'il se sent en partie responsable des récentes agressions dont ont été victimes certains journalistes, notamment ceux du "Petit Journal", pris à parti lors du rassemblement du FN le 1er mai
L'équipe de trois personnes du "Petit journal" de Canal+ dit avoir été "violemment molestée" lors du défilé du FN: une "molestation" est déjà une intolérable brutalité physique en soi, mais qu'en penser si, de surcroît, elle est "violente"! Cette escalade verbale est toutefois un brin excessive si l'équipe n'en profite pas pour se faire accorder quelques jours d'arrêt maladie... 

VOIR et ENTENDRE
Jean-Luc Mélenchon stigmatiser un journaliste, au motif qu'il a le crâne rasé: 
Le journaliste "indépendant" était tout d'abord revenu sur l'altercation télévisée de Mélenchon au Grand journal du mardi 26 mai avec Jean-Michel Apathie (lequel l'a traité de "salaud"). L'ex-candidat à la présidentielle concéda alors que "peut-être que ma blague est mal tombée, je suis rude mais pas cruel". Rude certainement. Il déclare à propos des journalistes :
Ceux qui me cherchent me trouvent.(...) Non, je ne vais pas assez loin, souvent, je n'allonge pas les coups, ce serait terrible!
Une repentance après l'émission, hors micros et caméras
"Rien que votre question est une offense", s'est indigné le délicat Mélenchon, piqué au vif par la comparaison des comportements d'extrême gauche et d'extrême droite. 
L'agitateur du Front de gauche a tenté de justifier son emportement en élargissant à la violence, selon lui, des attaques des journalistes contre les politiques, en général: "Est-ce que vous ne pensez pas, vous, avoir une responsabilité, par vos pratiques, (...) votre façon de traiter toujours les dirigeants politiques comme des gens qui sont des menteurs ?"

Et d'avouer à la fin de l'extrait: "Je ne peux pas le blairer, il ne peut pas me blairer"
L'intolérant débatteur n'avait pas supporté que ce journaliste ne pose pas les questions négociées.
Selon Le Lab, Jean-Luc Mélenchon aurait fini par retrouver ses nerfs et par se montrer moins paranoïaque après l'enregistrement de l'émission, reconnaissant que Sylvain Chazot "n'avait rien de fasciste". Il a ajouté n'avoir rien à reprocher au site d'information, qu'il avait déjà stigmatisé  en 2013, le qualifiant de "proche de la droite extrême". L'extrême gauche a la haine tenace: chevillée au corps.


dimanche 3 août 2014

Les bons et les mauvais élèves de l'Assemblée nationale

Les cancres du Palais Bourbon, diplômés comme des bacheliers ordinaires ? 

Les feuilles de présence et les rapports d'activité des députés vont édifier leurs électeurs


Le site internet Nosdeputes.fr a flashé l'activité parlementaire des 577 élus du Palais-Bourbon. Selon les données du site, certains députés ont été contrôlés à des vitesses de mollusques. 

Parmi les représentants les plus assidus aux séances, on retrouve le député UDI de la Marne, Charles de Courson, ci-contre, le député PS de l'Isère, François Brottes, et Christophe Caresche, député socialiste de Paris, par ailleurs beaucoup vu à la télé cet hiver. Pour certains, les prestations télévisées sur LCP semblent assimilées au travail parlementaire...  Ces élus peuvent se prévaloir de 40 semaines de présence sur 40
Une assiduité qui contraste avec la transparence proche du néant de certains, à l'instar de Franck Marlin, député d'Essonne, qui a quasiment déserté les bancs de l'Assemblée. Ce quinqua, maire d'Etampes, n'a fait acte de présence qu'une seule semaine sur l'ensemble de l'année. Des habitudes probablement prises à la base de plein air et de loisirs qu'il dirigea dans sa ville.

Une activité bien détaillée

Au nombre d'interventions, les députés les plus exhibitionnistes sont mis en valeur sur les plus pudiques ou introvertis.
N'ayant jamais pris la parole en séance, le député
Patrick Balkany appartient à un lot de  trente à n'être jamais intervenus et qui n'ont pas même été aperçus près du radiateur. 
A l'inverse le député UMP des Côtes-d'Armor, Marc Le Fur, ci-contre, totalise plus de 6.000 interventions - dont 1.540 qualifiées de longues. "Quand nous sommes dans l'opposition, l'expression est notre seule arme", a-t-il d'ailleurs fait valoir au Parisien.

Et pendant que certains multiplient les prises de parole, d'autres se montrent en réunion pour les amateurs de La Chaîne Parlementaire. C'est le cas du député PS, François Brottes, déjà mis à l'honneur pour sa présence. L'élu a assisté à 200 réunions en douze mois. A contrario, en ne recherchant pas les caméras, Christian Jacob, qui préside le groupe UMP, et Éric Jalton, député PS en Guadeloupe, font figure de mauvais élèves : en un an, ils n'ont jamais assisté à une seule commission. Ce n'est pas le rôle d'un président de groupe et si Le Roux s'y fait voir, c'est pour tenir ses membres sous contrôle.

"Un vrai contrôle démocratique"

Par ailleurs, Thierry Lazaro, député UMP du Nord, se place comme le grand champion des questions d'actualité, interrogeant les ministres sur des sujets variés. Sur les douze derniers mois, l'élu a soumis 1.213 questions écrites.

Mais que signifient véritablement ces données chiffrées ? 
Pour Bernard Accoyer, ancien président UMP de l'Assemblée, elles ne représentent pas un indicateur significatif de la qualité de travail d'un parlementaire. En qualité de médecin, il ne manque pas de souligner que l'absentéisme peut notamment cacher des problèmes personnels. 
Au contraire, le Premier ministre Manuel Valls croit, quant à lui, discerner "un progrès et un vrai contrôle démocratique"... Mais alors ça doit être un frémissement, comme celui de la courbe du chômage...

dimanche 4 mai 2014

Plenel, ennemi déclaré de Manuel Valls

Le révolutionnaire garde toujours un fer au feu

Plenel, ennemi déclaré de Manuel Valls
Le 20 septembre 2012, Plenel dénonçait déjà "ce reniement dont Manuel Valls est le nom".

"Manuel Valls, c’est lui notre honte", selon le co-fondateur du site Médiapart. Edwy Plenel estime que "Madame Le Pen, l’extrême-droite, les fascistes" sont déjà connus des "républicains". Avant d’ajouter : "c’est lui notre honte".

L'appréciation du trotskiste ne manque pas de sel de Silésie. Le directeur de Médiapart affirme  dans Politiques, l'émission (LCP) de Serge Moati, socialiste grand teint, que le danger vient des responsables politiques qui cèdent  à l’extrémisme, "qu’ils soient de droite comme de gauche". "C’est ceux-là qui font la politique du pire", assène-t-il alors. Pour le co-fondateur du pureplayer, "le danger, c’est pas Madame Le Pen. Le danger, c’est Manuel Valls."
Moati opine. 

Un mois plus tard, le patron du site d'information Mediapart se livre à une nouvelle charge violente contre le ministre de l'intérieur Manuel Valls, le 13 octobre 2012 de Marianne. Pour Edwy Plenel, Manuel Valls n'est pas de gauche et n'a rien à faire dans un gouvernement qui se dit de gauche, celui de Jean-Marc Ayrault. Valls incarne même la trahison des idéaux et d'un programme de gauche sur lequel François Hollande a été élu.
" Manuel Valls sait-il que la France a voté le 6 mai 2012 ? ", interroge Plenel.
Ses reproches à Manuel Valls se résument à ceci: il a abandonné l'obligation de récipissé des contrôles d'identité; il a poursuivi la lutte contre l'islam radical; il a poursuivi la destruction des campements illégaux de Rom clandestins et il milite contre le droit de vote des étrangers aux élections locales.
Pour étayer son propos, le trotskiste cite quelques extraits de l'un de propres livres de Manuel Valls, 'Pour en finir avec le vieux socialisme', publié en 2008. "Le socialisme, ça a été une merveilleuse idée, une splendide utopie", écrivait Valls. C'est l'une des citations amenées par Plenel. Et ce dernier conclut, sans détour: "nulle surprise dans l'agenda politique du ministre Valls: il applique sa ligne, celle d'un futur ex-socialiste converti au libéralisme économique et à l'autoritarisme étatique." 

Edwy Plenel tacle la gauche caviar
Occultant la France et les Français, il s'indigne des propos du ministre, "un entêtement à ethniciser la question sociale, (...) caractéristique des idéologies conservatrices qui la dépolitisent et la dévitalisent", accuse l'internationaliste Plenel, qui pense trouver un double défaut de gauchitude à Manuel Valls: ce qu'il a dit et ce qu'il fait aujourd'hui. Qu'il y ait un évident partage des rôles avec Christiane Taubira, il ne le commente pas. Que Valls autorise le congé parental aux familles homoparentales de la police et de la gendarmerie, il ne le commentera pas. La cause de Plenel est celle des étrangers.


Plenel milite contre Valls à Matignon

Fin mars 2013,
Edwy Plenel assure: "Il n'y aura pas de Manuel Valls Premier ministre", assure-t-il  sur BFMTV et RMC, le vendredi 28 mars 2014. "C'est impossible." 
"La ligne Manuel Valls a été sanctionnée dimanche", a-t-il souligné, au lendemain du vote à l'arrache du plan d'austérité de Valls, dit "plan de stabilité", qui impose 50 milliards d'économies aux Français.

Un article du directeur de Marianne Maurice Szafran, aujourd'hui limogé, suppliait Mélenchon d’être moins con, parce qu'il insulte les Bretons, pour mieux lutter contre Marine Le Pen.

Aujourd'hui Plenel nazifie Valls. 
Autant lui demander de ne pas être trotskiste, de ne pas insulter les Français et d'être moins con.