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lundi 9 octobre 2017

Une majorité de Français favorable au mouvement de contestation des ordonnances Macron

Près de 6 Français sur 10 (57%) déclarent soutenir les grèves et les manifestations contre les ordonnances réformant le Code du travail

Les Français sont de plus en plus défavorables,
Ordonnances: une majorité de Français favorable au mouvement de contestationselon un sondage Harris Interactive pour LCP publié lundi.

Alors que les syndicats doivent se réunir lundi soir pour dégager des convergences en faveur d'une action unitaire contre les ordonnances, 22% des personnes disent qu'elles pourraient participer à des grèves et manifestations et 35% soutiennent le mouvement mais sans souhaiter y participer. 
22% des sondés sont opposés à ces grèves et manifestations. Les autres (21%) sont indifférents. 

A l'inverse, parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, le soutien monte à 80%. Il est de 64% chez ceux de Marine Le Pen.

Une forte majorité (84%) estime que le gouvernement ne prendra pas en compte le point de vue des opposants, quelle que soit leur opinion sur le mouvement.

Les Français affichent une hostilité croissante envers la réforme

Plus de deux semaines après l'entrée en vigueur des ordonnances, ils sont désormais 65% à déclarer leur opposition, contre 58% lors du précédent sondage Harris publié le 1er septembre.

Ils sont de plus en plus nombreux à penser que la réforme va réduire le pouvoir des syndicats dans les entreprises (76%, +5 points) et détériorer les conditions de travail (63%, + 9 pts). Seuls 29% pensent qu'elle va permettre de réduire le chômage (-2 pts par rapport à septembre).

Certaines mesures laissent les Français dans l'expectative.
C'est le cas des referendums dans les entreprises de moins de 20 salariés, l'augmentation des indemnités de licenciement et la généralisation des accords d'entreprises majoritaires (signés par des syndicats représentant 50% des salariés).
Lors du précédent sondage, les Français n'avaient pas été questionnés sur leur opinion vis-à-vis des grèves et manifestations anti-ordonnances.

Ce sondage a été réalisé en ligne du 4 au 5 octobre auprès d'un échantillon de 1.137 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus (méthode des quotas).

mercredi 7 juin 2017

Loi travail 2: la ministre du Travail se défend d'avoir un "plan caché"

Concertation floue, puis ordonnances imposées: pas de quoi s'inquiéter !

Aucune base officielle à la concertation avec le gouvernement, son 
projet viendra après... 

"Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup" (Martine Aubry)
Il n'y a "pas de plan caché" pour réformer le Code du travail, a certifié la ministre du Travail, mercrediMuriel Pénicaud affirme s'en tenir au "programme de travail" remis mardi aux partenaires sociaux, tout "autre document" que les ordres du jour n'ayant "aucun intérêt".

Le  quotidien Libération évoque un document qui "émane de quelqu'un de la direction du travail, ce n'est pas signé par la direction du travail", "ce n'est pas un document officiel", a-t-elle admis sur France Inter.
"Ce n'est pas la peine de tourner autour du pot, la seule chose qui vaille, c'est le programme de travail qu'on a remis aux partenaires sociaux et toutes les concertations qu'on a avec eux", a ajouté la ministre. 

"Tout autre document arrivant à n'importe quel moment, et je suis sûre qu'il y en aura d'autres qui arriveront de je ne sais pas quelle source, je n'ai même pas envie de les commenter, ça n'a aucun intérêt", a-t-elle dit.

Une série de "pistes" de travail explosives

Image associée
Révélée par Libération, après un autre lundi dans Le Parisien, ces pistes sont notamment la négociation, à l'échelle de l'entreprise, des motifs de licenciement, du niveau des indemnités légales de licenciement et des CDD, des points ne figurant pas dans le programme d'Emmanuel Macron.

"On ne peut pas vouloir la démocratie sociale et faire 48 réunions avec les partenaires sociaux en profondeur, et puis, avoir décidé à l'avance tout ce qui va en sortir, se justifie Pénicaud. C'est pourtant ce qui se prépare, puisque le projet de réforme gouvernemental pour lequel le Parlement devra donner son accord, global et préalable, aux ordonnances n'est pas connu.
"C'est vrai que c'est un changement de méthode, je sais que certains ont du mal à le comprendre, parce qu'ils pensent qu'on cache une copie. On ne cache pas une copie, on la co-construit", a prétendu M. Pénicaud.

Résultat de recherche d'images pour "muriel pénicaud"
Affirmant sa volonté de donner "la primauté au dialogue social", la ministre a toutefois refusé de répondre à la question d'une éventuelle possibilité de négocier dans l'entreprise les conditions de rupture du contrat de travail. De son point de vue, "le sujet principal n'est absolument pas le contrat de travail", ce qui augure mal de la suite de le "concertation", assurant toutefois que "le CDI restera la norme et le but". Un but accessible, ou non...

lundi 13 octobre 2014

Procès Guérini: la justice réussira-t-elle où la politique a échoué ?

"Peut-être que la justice arrivera à éliminer ce personnage", espère Muselier

Le socialiste 
Jean-Noël Guérini a rendez-vous avec la justice

Le sénateur réélu et toujours président du Conseil général des Bouches-du-Rhône comparaît ce lundi pour la première fois en justicepour détournement de fonds publics. L'ancien patron du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône reste toujours très influent localement pour une gouvernance du chéquier. Renaud Muselier, auteur du livre "Le système Guérini", a évoqué ce procès sur RMC.

Renaud Muselier, député européen UMP et ancien député UMP des Bouches-du-Rhône (de 1993 à 2012) attend donc beaucoup de la justice face au systême mafieux installé par Guérini sur les Bouches-du-Rhône. Sur RMC, l'auteur du livre intitulé "Le système Guérini", il déclare : "Ce n'est pas l'appareil socialiste qui a réussi à s'en débarrasser, la droite aussi a échoué. Mais puisque le système des partis n'arrive pas à faire le ménage lui-même et que depuis quatre ans l'institution politique n'a pas réussi à éliminer ce personnage peut-être que l'institution judiciaire le fera, conformément aux règles de la République".
VOIR et ENTENDRE les méthodes musclées de FO dont Renaud Muselier a fait les frais à Marseille en 1994: 

Pour commencer, le tribunal correctionnel de Marseille doit déterminer si, oui ou non, les
65.000 euros d'indemnités de licenciement versés à Jean-David Ciot lors de son départ programmé au printemps 2011, après neuf années passées dans le cabinet de président du conseil général, constituent un détournement de fonds publics.
Devenu depuis député et patron du PS marseillais, Jean-David Ciot comparaît également, pour "recel de détournement de fonds publics". En clair, la justice soupçonne une démission arrangée et permettre à ce dernier le financement de de sa campagne des législatives en 2012. Car la date du licenciement du licenciement, le 26 mai 2011, intrigue. En effet, celui-ci intervient moins de deux mois (le 5 avril) après le renouvellement du contrat de cabinet de Jean-David Ciot.
Mais les deux compères nient en bloc. Ainsi, Jean-David Ciot soutient par exemple que ce licenciement, décidé par ailleurs sans délai de préavis, lui a été imposé.
"L'appareil socialiste n'a pas réussi à s'en débarrasser"
Si cette affaire apparaît comme une babiole au regard des autres dossiers judiciaires de Jean-Noël Guérini, elle peut tout de même avoir des conséquences car l'élu socialiste risque l'inéligibilité et une peine de prison allant jusqu'à dix ans.

La Justice accomplit son œuvre, mais
de nombreuses questions restent en suspens. Comment un tel système a-t-il pu naître et prospérer en toute impunité ?
Comment une poignée d’hommes a-t-elle tenté de faire main basse sur la deuxième plus grande ville de France ? Pourquoi le PS a-t-il préféré fermer les yeux ? Au bout du compte, c’est la région de Marseille qui souffre de malversations, de la peur et des grandes lâchetés. 

La République est en cause
Jean-Noël Guérini est aussi mis en examen, notamment pour trafic d'influence et association de malfaiteurs, dans plusieurs dossiers de marchés publics présumés frauduleux, tout comme son frère Alexandre, soupçonné d'accointances avec le milieu. 
Ces autres dossiers sont toujours en cours d'instruction.

jeudi 30 janvier 2014

Mory Ducros: les conditions d'une fin de conflit sont réunies

Le principal actionnaire s'engage à la sauvegarde de 2.150 emplois sur 5.000

Le gouvernement se charge de l'annonce jeudi, au terme d'une nouvelle série de négociations.

La CFDT, FO, la CFTC et la CFE-CGC se sont dites prêtes à signer l'accord collectif, et la CGT a signé un accord de fin de conflit appelant à la levée immédiate des blocages et au redémarrage des activités de l'entreprise, précise un communiqué. 

Numéro deux du secteur en France derrière Geodis, Mory Ducros a été placé en redressement judiciaire en novembre 2013. 
"Si nous ne signions pas, c'était la fin", s'est justifié sur i>Télé Fabian Tosolini, de la CFDT Transports, syndicat proche du pouvoir. "L'entreprise menaçait de retirer son offre et donc nous étions peut-être ce matin à parler d'une liquidation judiciaire, plutôt que de sauver de l'emploi", a-t-il expliqué.
Le blocage du site d'Artenay (Loiret), près d'Orléans, a  pris fin jeudi matin.

Arcole Industries a revu son plan social "à la hausse" pour les salariés non repris

L'entreprise garantit des indemnités complémentaires portées à 30 millions, contre 21 millions d'euros initialement, précisent dans un communiqué les ministres du Redressement productif, du Travail et des Transports. 

Arcole Industries s'engage également au maintien des accords sociaux pour une période minimale de 24 mois.
Autres engagements : rémunération "quasi équivalente" à son salaire net actuel pour chaque salarié pendant un an; accès à des formations professionnelles.

La dette publique devra supporter les engagements du gouvernement 

La monnaie du singe Werther
de la BD de Jul
Montebourg et Ayrault se sont engagés à accompagner les salariés non repris 
Ils proposent 500 embauches dans des entreprises publiques, telles que La Poste ou la RATP, et la création d'une bourse à l'emploi

Autre engagement pris, sans concertation, au nom des contribuables français,
la prise en charge par l'Etat pendant deux ans du différentiel de salaires, jusqu'à 300 euros par mois, en cas de reclassement dans un emploi moins bien rémunéré.

Montebourg a confirmé que "le gouvernement a mis en place un contrat de sécurisation professionnelle pour ceux qui ne pourront pas garder leur travail, où ils garderont leur salaire pendant un an à 97% ce qui leur permettra de se retourner pour trouver un travail".


"La profession a été mobilisée par le ministre des Transports, puisque dans le secteur routier c'est un millier d'offres d'emplois qui seront dirigées sur les salariés de Mory-Ducros qui ne peuvent pas garder leur travail", a-t-il souligné.

Or, la CGT dénonce les promesses non tenues de reclassement à la SNCF de salariés victimes de fermetures d'usines, alors que 1.474 emplois de cheminots ont été supprimés sur la seule région SNCF-Alsace. Aussi la CGT-Cheminots a-t-elle ouvert des bureaux éphémères d’embauche devant les gares de Belfort et Mulhouse en septembre 2013. 

lundi 18 novembre 2013

Libération se vend mal: déplairait-il aussi?

Libération a encore perdu de 1 à 1,5 million d'euros en 2013 

Il y avait longtemps ! 
Le quotidien prévoit un déficit pour cette année, une première depuis trois ans...
Libération de nouveau dans le rouge
Le journal socialiste peut comprendre que Hollande creuse les déficits publics. La direction envisage aussi de taxer les Français en augmentant le prix de vente, mais n'envisage pas de réduire son train de vie et ses gaspillages de fonctionnement. Pas question d'austérité pour les bobos de la presse: se serrer la ceinture, c'est bon pour les ploucs. Et comme ça ne suffit pas, il prévoit une évolution du temps de travail des salariés: les 35 heures payées 39, c'est encore trop?  Vont-ils obtenir un renforcement de leurs avantages acquis ? Cazeneuve leur a-t-il promis des aménagements fiscaux?

Le quotidien Libération constate une perte "de 1 à 1,5 million d'euros en 2013"
, Son premier déficit depuis trois ans ! Il travaille (ils ont de ces mots!) sur plusieurs solutions pour "réduire ses coûts tout en préservant l'emploi", promettaient-ils encore ce jeudi.. 

Une désaffection du lectorat

Sur les neuf premiers mois de 2013,
le titre a subi la plus forte baisse des ventes de la presse quotidienne française, provoquée par un effondrement de ses ventes en kiosque. Il a également souffert d'une baisse des recettes publicitaires. Comme tous ses concurrents, mais ils sont meilleurs gestionnaires. 

Ses ventes en kiosques ont dégringolé de 29,5% sur les neuf premiers mois de 2013. Sa diffusion globale payée (y compris abonnements papiers et numériques, ventes au numéro et ventes aux tiers) a enregistré un recul de 16,5% sur la même période, à 102.000 exemplaires en moyenne, selon les chiffres de l'OJD cette semaine. 

Lors du dernier conseil de surveillance, le cogérant et coprésident du directoire de Libération, Nicolas Demorand a demandé aux actionnaires de remettre de l'argent au pot, ce que les capitalistes ont refusé, a révélé la Correspondance de la presse.

Un plan social et socialiste

Des plans de départ volontaire 
envisagés,
 outre l'augmentation du prix de vente.
Face au déficit accumulé sur trois ans, un groupe de travail a été constitué à Libération. Réunissant des représentants de la direction et du personnel, ils vont devoir démontrer qu'ils savent travailler en explorant diverses solutions de réductions des coûts, comme une évolution du temps de travail ou des incitations au départ à la retraite.
Ces discussions sont venues en préalable à des négociations salariales classiques, voire des indemnités de licenciement. 

Le titre pourrait aussi décider en janvier prochain une nouvelle hausse de 10 centimes du prix de vente au numéro (1,60 euro actuellement), après une augmentation similaire il y a un an, quand ils n'étaient pas encore en déficit, si on les écoute

En vérité, fin 2012 Libération était encore endetté à hauteur de 6,6M€ (passif de sauvegarde) et prévoyait un résultat d'exploitation en baisse, mais positif à hauteur d’environ 1M€. La baisse s'est en fait accentuée et accélérée.

Libération a en revanche eu la bonne surprise de voir
une nette hausse (+10 à +15%) des ventes de son édition rénovée du samedi, "Libé week-end", lancé en septembre, il y a deux mois, une édition de 64 pages sur papier de qualité, vendue plus chère (2,50 euros). Sauront-ils maintenir l'effet de curiosité ? 

Le journal réfléchit aussi à intensifier ses efforts sur la vente numérique (en PDF) et payante, avec le lancement d'une édition concentrée de 8 pages envoyée quotidiennement à ses abonnés, un pari sur l'édition numérique adopté par de plus en plus de journaux. 
Les lecteurs militants vont devoir exprimer leur solidarité, si ces privilégiés en ont encore les moyens, quand  le gouvernement aura pris sa part en impôts et taxes diverses. Merci qui?

Le numéro de demain sera leur bouffée d'oxygène.
En espérant que la victime du tueur n'en aura pas besoin.
Ils ont déjà fait un coup de pub sur un numéro sans photos intitulé "Assez!", consacré au racisme des autres. 
Demain, sans texte copié-collé de l'AFP, ce serait trop triste.