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lundi 9 octobre 2017

Une majorité de Français favorable au mouvement de contestation des ordonnances Macron

Près de 6 Français sur 10 (57%) déclarent soutenir les grèves et les manifestations contre les ordonnances réformant le Code du travail

Les Français sont de plus en plus défavorables,
Ordonnances: une majorité de Français favorable au mouvement de contestationselon un sondage Harris Interactive pour LCP publié lundi.

Alors que les syndicats doivent se réunir lundi soir pour dégager des convergences en faveur d'une action unitaire contre les ordonnances, 22% des personnes disent qu'elles pourraient participer à des grèves et manifestations et 35% soutiennent le mouvement mais sans souhaiter y participer. 
22% des sondés sont opposés à ces grèves et manifestations. Les autres (21%) sont indifférents. 

A l'inverse, parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, le soutien monte à 80%. Il est de 64% chez ceux de Marine Le Pen.

Une forte majorité (84%) estime que le gouvernement ne prendra pas en compte le point de vue des opposants, quelle que soit leur opinion sur le mouvement.

Les Français affichent une hostilité croissante envers la réforme

Plus de deux semaines après l'entrée en vigueur des ordonnances, ils sont désormais 65% à déclarer leur opposition, contre 58% lors du précédent sondage Harris publié le 1er septembre.

Ils sont de plus en plus nombreux à penser que la réforme va réduire le pouvoir des syndicats dans les entreprises (76%, +5 points) et détériorer les conditions de travail (63%, + 9 pts). Seuls 29% pensent qu'elle va permettre de réduire le chômage (-2 pts par rapport à septembre).

Certaines mesures laissent les Français dans l'expectative.
C'est le cas des referendums dans les entreprises de moins de 20 salariés, l'augmentation des indemnités de licenciement et la généralisation des accords d'entreprises majoritaires (signés par des syndicats représentant 50% des salariés).
Lors du précédent sondage, les Français n'avaient pas été questionnés sur leur opinion vis-à-vis des grèves et manifestations anti-ordonnances.

Ce sondage a été réalisé en ligne du 4 au 5 octobre auprès d'un échantillon de 1.137 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus (méthode des quotas).

lundi 20 février 2017

Partout des manifestations de l'extrême gauche pour Théo qui n'en veut pourtant pas

L'extrême gauche crée des troubles qui font du tort à Théo

Les anti-républicains restent sourds aux appels au calme



Depuis son lit d'hôpital, la victime a exhorté au calme
"Soyons unis, stop à la guerre", a réclamé Théo dans une vidéo, après les violences éclatées dans sa ville pour dénoncer sa violente interpellation. "Ma ville, je l’aime et en rentrant je veux la retrouver telle que je l’ai quittée. Donc, les gars, stop à la guerre. Priez pour moi", a exhorté le jeune homme.

"J'appelle au calme", "à la responsabilité, à la sérénité [sic], à la confiance dans la justice", a lancé le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux, le 13 février, après les violences urbaines qui se sont multipliées en banlieue parisienne ces derniers jours dans le sillage de l'affaire Théo, ce jeune homme victime d'un viol présumé, en Seine-Saint-Denis, lors d'une interpellation à Aulnay-sous-Bois. 

"L'émotion légitime" suscitée par l'affaire Théo "ne saurait en rien justifier" ces "violences inacceptables", a affirmé de son côté le Premier ministre Bernard Cazeneuve. Il recevait à Matignon des associations, dont SOS Racisme, la Licra et la Ligue des droits de l'Homme (LDH), qui appelèrent au rassemblement du 18 février, alors que les incidents ont remis les banlieues dans le débat à deux mois de l'élection présidentielle.
A Bobigny, siège d'un TGI
l'"anti-racisme" place les délinquants de couleur au-dessus des lois

A Argenteuil (Val-d'Oise), onze personnes, dont huit mineurs, ont été interpellées (et relâchées) dimanche après des heurts avec les forces de l'ordre, l'incendie d'un véhicule et le caillassage d'un bus. Aux Ulis (Essonne), une patrouille de police a dû se réfugier dans le commissariat après avoir essuyé des jets de pierre et de bouteilles. En Seine-Saint-Denis, dix jeunes, tous mineurs, ont été interpellés à Drancy (et relâchés, pour être à pied d'oeuvre sur la Place de la République, cinq jours plus tard). Des heurts ont aussi été signalés dans d'autres départements de la région parisienne, notamment dans les Yvelines où quatre véhicules ont été incendiés.
"Interpellation" ne signifie pas mise hors d'état de nuire

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi après-midi dans plusieurs villes de France à l’appel d'organisations radicalisées

Des associations antiracistes sont poussées en avant par des syndicats et organisations d'extrême gauche, au prétexte de protester contre les violences policières, notamment celles dont a été victime Théo, provoquent et des incidents lors de rassemblements déclarés mais non autorisés.

Après plusieurs manifestations sous haute tension, quelques milliers de manifestants se sont encore rassemblés pour réclamer "justice pour Théo", ce samedi à Paris. La place de la République était sous étroite surveillance: stations de métro fermée, contrôles dans le quartier, des forces de l'ordre visiblement présentes... 2.300 personnes selon la police, 4.000 à 5.000 selon les organisateurs, se sont pourtant rassemblées, bravant l'interdiction du gouvernement, plus de deux semaines après l’agression de Théo, ce jeune homme noir - la presse insistant sur sa couleur de peau - victime d’un viol présumé lors d'une interpellation dans laquelle il était intervenu en soutien à des délinquants soumis à des contrôles d'identité.
  

Des incidents ont eu lieu lors du rassemblement, déclaré auprès de la préfecture de police par les organisateurs :

Benjamin Abtan
- des associations antiracistes (SOS Racisme, CRAN, Ligue des droits de l’Homme, Mrap,…) et même l'Egam (European Grassroots Antiracist Movement pour l'Egalité, contre le racisme, l'antisémitisme, les discriminations raciales et le négationnisme...), présidé par Benjamin Abtan (ci-contre, à droite), ancien conseiller Société civile et droits de l'Homme de Bernard Kouchner, et co-auteur de "Rwanda, Pour un dialogue des mémoires", engagé pour les droits de l'Homme, la prévention des génocides et contre le négationnisme." Il est aussi fondateur et coordinateur du "Réseau Elie Wiesel", réseau européen de parlementaires pour la prévention des génocides et des crimes de masse et contre le négationnisme, de Syrie en Irak, en passant par le Darfour et le Burundi.

- des syndicats (CFDT,  FSU, CGT), 

- des organisations lycéennes et étudiantes (Fidl, Unef, UNL, Fage, La Fabrique), 

- auxquels s’est associé le ...Syndicat de la Magistrature (SM) qui se dit apolitique mais qui est, de notoriété publique, fortement marqué à gauche, au point que ses adhérents sont communément qualifiés de "juges rouges".

Un groupe de quelques centaines de personnes s'est amusé à "tester les barrages des forces de l’ordre", a indiqué une source policière. Puis, après avoir subi des jets de divers projectiles (bâtons de bois, canettes, pavés), les forces de l’ordre ont riposté aux provocations avec des charges et des tirs de gaz lacrymogènes après 17 h. Deux policiers ont été légèrement blessés, selon une source policière.

"Le rassemblement pour Théo se transforme en marche "anti-flic", titre la presse le 12 février 
Marine Le Pen veut l’interdiction des "manifestations contre la police".

L'Ouest de la France a été très impacté par les activistes à Rennes, Nantes, Angers, Le Mans
La Bretagne est insurrectionnelle depuis notamment que le cofondateur du festival des Vieilles Charrues, le journaliste régionaliste d'extrême gauche (proche de Philippe Poutou, NPA, ou Alain Krivine) et homme d'affaires (brasserie Coreff) Christian Troadec est arrivé à la mairie de Carhaix, d'où est ensuite partie la révolte des "Bonnets rouges". En octobre 2013, ce populiste anima la fronde contre les mesures fiscales visant la pollution des véhicules de transport de marchandise et les nombreux plans sociaux liés à la crise dans l'agroalimentaire victime de la politique fiscale de Pierre Moscovici (écotaxe ou CICE).
La région de Nantes recèle en outre un fort contingent européen d'activistes d'extrême gauche en lutte contre l'aéroport Ayrault à Notre-Dame-des-Landes.


Dans l’Ouest, environ deux cents personnes ont manifesté samedi après-midi leur soutien à Théo Luhaka à Angers, près de 200 personnes également au Mans, 150 à Nantes. A Rennes, se sont réunies près de 300 personnes.

A Rouen, une nouvelle manifestation a donné lieu à des débordements samedi. Quelque 150 personnes, selon la police, principalement des jeunes, s’étaient rassemblées vers 18 h à la station Saint-Sever du métro tram. Les forces de l’ordre ont procédé à huit interpellations, sans suites pénales, a-t-on appris auprès de la préfecture.

D’autres manifestations ailleurs en France ont réuni environ 250 personnes à Nice, 200 à Poitiers, 150 personnes à Montpellier, 150 à Dijon - où des incidents ont également eu lieu -, une centaine à La Rochelle, 80 à Avignon.

Depuis plusieurs jours, les manifestations ne sont plus spontanées

"A bas le racisme et la violence d'Etat"

"L'affaire Théo n'est pas qu'un fait divers; c'est un problème structurel de violences policières que la France doit avoir la maturité de traiter", a affirmé le président de SOS Racisme, Dominique Sopo. Avant les heurts, la foule, réunissant une population de tous âges, a scandé "On n'oublie pas, on pardonne pas !", "C'est l'impunité et l'injustice, alors désarmons la police !".

L'amalgame politicien des agitateurs professionnels
Une banderole barrée de l'inscription "De Zyed et Bouna à Théo et Adama, à bas le racisme et la violence d'État"
Des panneaux "Flic violeur en prison" étaient également brandis.

VOIR et ENTENDRE ces discours et scènes d'incitation à la violence, Place de la République à Paris :

Des personnalités politiques cautionnaient de leur présence les rassemblements interdits 


En déplacement de campagne à Perpignan, le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux a répété un message d'apaisement. "Le rapport police-population est quelque chose d'important. Il faut qu'il y ait de la sérénité dans le travail de la police, avec un respect total de part et d'autres. Ce respect ne peut pas être à sens unique", a-t-il déclaré en langue de bois, ménageant la chèvre et le chou.

Plusieurs élus, notamment le député écologiste Noël Mamère, ont pris part au rassemblement, 

ainsi que l'ex-footballeur Lilian Thuram, soutien de Ségolène Royal en 2007

ou le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, qui s'adresse aux "Insoumis"..., cri de ralliement qui rappelle gravement celui des "ingouvernables".

Marine Le Pen, candidate à l'élection présidentielle, avait demandé samedi matin "l'interdiction des manifestations contre les violences policières" prévues dans l'après-midi, fustigeant la "complaisance" des autorités face aux "milices d'extrême gauche ultraviolentes". "Ce serait aussi l'occasion d'éviter que ne soient une nouvelle fois entonnés d'immondes slogans insultants pour l'ensemble de nos forces de l'ordre et insultants pour la France", a-t-elle fait valoir. 

Le député LR Eric Ciotti avait également réclamé "l'interdiction" de la manifestation parisienne "contre les pseudo-violences policières".  

Théo a quitté l'hôpital jeudi, deux semaines après les faits. 
Quatre policiers ont été mis en examen dans cette affaire devenue hautement politique. 

dimanche 19 juin 2016

Loi travail: Valls appelle la CGT au ...retrait de ses manifs !

La loi travail, à la hussarde

Manuel Valls, "il faut aller vite et faire adopter" la loi Travail

Que reste-il de la loi travail
après tous les reculs de Hollande
et les renoncements de Valls ?
Le compagnon socialiste de Marianne est un butor. L'aventure a déjà tourné au bras de fer entre le chef du gouvernement et le parlement, on le savait, mais voilà maintenant que Valls s'en prend à l'amant, patron de la CGT. Manuel Valls, qui assume sa jalousie dans un "désaccord de fond" avec les syndicats opposé au projet de réforme du code du travail, estime dans un entretien au Journal du Dimanche que "maintenant, il faut aller vite et faire adopter ce texte".
Malgré la rencontre du numéro un de la CGT, Philippe Martinez, avec la ministre du Travail Myriam El Khomri vendredi, le conflit perdure et Manuel Valls affirme que le gouvernement assume "un désaccord de fond avec les syndicats qui contestent dans la rue : la décentralisation et la place du dialogue social dans l’entreprise".

Valls passe de la pommade à la CGT, "grande organisation syndicale"...

S'il joue du violon, 
le chef du gouvernement dépeint la CGT comme "une grande organisation syndicale" dont l'"histoire se confond avec celle du Front populaire, de la Résistance, de la reconstruction après-guerre", mais quand  Valls fait tonner la grosse caisse, le schizophrène martèle qu'"il n’y aura ni retrait du texte, ni modification de sa philosophie, ni réécriture des articles qui en constituent le cœur".
Le projet de loi "revient à l’Assemblée le 5 juillet" et "la démocratie sociale, ce n’est pas l’expression permanente de la contestation, c’est le respect des temps démocratiques. Maintenant, il faut aller vite et faire adopter ce texte", d'après l'utilisateur de l'article 49.3.
Le socialiste somme les syndicats d'annuler les manifestations

Invité à préciser si ce souci de vitesse signifie un deuxième recours à l'arme constitutionnelle du 49-3 pour faire adopter le texte sans vote à l'Assemblée, Manuel Valls se borne à répondre: "Je prends les étapes les unes après les autres". Preuve qu'il a une vue d'ensemble ?

Après la première lecture en cours au Sénat, "où la droite l'a profondément changé", le locataire de Matignon exprime 
 sa crainte d'être déjugé par les députés et assume son mépris des sénateurs. "Nous rétablirons la version adoptée à l’Assemblée nationale, qui avait déjà intégré près de 800 amendements" sur ce texte, "fruit d’un compromis bâti avec les syndicats réformistesminoritaires - et avec la majorité socialiste" incertaine et lasse.

Et de lancer un défi aux réfractaires:
"Nous verrons comment chacun assume ses responsabilités début juillet. Aujourd’hui, je ne vois guère de modification dans les positions des uns et des autres".
Concernant les prochaines manifestations des opposants à la loi, prévues jeudi
23 - et mardi 28 juin, rappelons-le au HuffPost ! -, le récupérateur de Matignon juge que "compte tenu de la situation, des violences qui ont eu lieu, de l'attentat odieux contre le couple de policiers, mais aussi de la tenue de l'Euro (de foot), les organisateurs devraient annuler eux-mêmes ces rassemblements". 
"C'est du bon sens !" estime Manuel Valls qui réaffirme que "si les organisateurs ne veulent pas prendre leurs responsabilités, se désolidariser clairement des violences, si nous constatons que ces manifestations font peser de nouveau un danger pour les forces de l’ordre et les biens publics, alors le gouvernement prendra ses responsabilités".

mercredi 30 mars 2016

Loi travail: la gauche repart en grèves et en manifestations ce 31 mars

Nouvelle mobilisation, que les syndicats promettent "grosse" contre la loi travail jugée "toxique" pour les salariés

A peine Hollande a-t-il fait retirer la déchéance de nationalité" à son "homme fort" que l'Etat-PS doit affronter demain jeudi la colère des Français dans la rue.

Le mouvement s'annonce puissant: des préavis de grève ont été déposés à la RATP, SNCF, EDF, Air France, Total, dans le contrôle aérien et plus généralement dans la fonction publique, le commerce, les casinos, les ports et docks, la presse, ...
"De toute évidence, ce texte ne permettra pas les créations nécessaires d'emplois, généralisera la précarité et aggravera les inégalités professionnelles notamment envers les femmes et les jeunes", estiment les sept syndicats à l'initiative de la mobilisation (CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, FIDL, UNL), promettant une "grosse" journée.

Même réécrit, sous la pression et dans l'urgence, ce texte dont l'avant-projet rédigé sans concertation, "reste toxique pour les salarié-es d'aujourd'hui et de demain", selon les sept syndicats.
Vraisemblablement la dernière du quinquennat, cette réforme est également l'une des plus décriées, comme l'a été la loi Macron, qui a nécessité le recours à l'article 49-3 ou la révision constitutionnelle initiée après les attentats de novembre, que François Hollande a dû abandonner le 30 mars, la veille de la grande grève du 31 mars... Un déplorable 'timing' et un mauvais signal !

Mais le gouvernement s'entête:
il n'est pas question de retirer cette réforme "intelligente, audacieuse et nécessaire", selon Manuel Valls. 
Le gouvernement est pourtant revenu sur certains articles (plafonnement des indemnités prud'homales, décisions unilatérales de l'employeur), cédant à la grogne, jusque dans les rangs de la majorité, contre un texte dénoncé comme favorable au patronat et insuffisamment protecteur du salarié.
"Ce projet de loi vise justement à développer l'embauche, l'emploi durable", a néanmoins fait écho mercredi la ministre du Travail et mère-porteuse, Myriam El Khomri, au père 'biologique', disant "entendre les inquiétudes de la jeunesse".

Plus de 200 défilés, manifestations et rassemblements sont prévus un peu partout en France, selon le décompte de la CGT.

A Paris, la manifestation partira à 13h30 de place d'Italie en direction de Nation, avec Philippe Martinez (CGT), Bernadette Groison (FSU), Jean-Claude Mailly (FO) et William Martinet (UNEF) en tête de cortège.
Des députés écologistes ont prévu de participer à la journée d'action, dont l'ancienne ministre Cécile Duflot, l'alter-ego, hors gouvernement, d'Emmanuelle Cosse, à l'intérieur,  et Noël Mamère, ancien socialiste.

La CFDT, proche du Parti socialiste, s'est fait porter absente. 
Laurent Berger, le numéro un de la CFDT, a jugé "un peu fourre-tout" les mots d'ordre de la mobilisation jeudi, reconnaissant toutefois "un mal-être et une cristallisation de ce mal-être autour" de la loi travail...

De son côté, la CGT attend "énormément de monde" dans les rues. Il juge que "cette journée cristallise aussi un certain nombre de mécontentements et de revendications", évoquant "l'amertume chez les fonctionnaires" ou "les questions d'organisation du temps de travail" à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris.

Lors de la précédente mobilisation similaire, le 9 mars, plus de 200.000 personnes avaient défilé dans l'hexagone (450.000 selon les organisateurs). Les sept syndicats menacent d'en organiser d'autres, afin de peser sur le débat parlementaire, qui commencera le 3 mai dans l'hémicycle.

Plus d'une vingtaine de lycées parisiens envisagent de fermer jeudi 

Bien que la réglementation ne permette pas de fermer les établissements scolaire à titre préventif, il est déjà prévu que l'accès sera interdit au tiers des établissements connus pour être politisés, pour éviter des débordements. Des violences et interpellations ont en effet marqué la précédente journée, le 24 mars, lancée par les organisations de jeunes et soutenue par les syndicats de salariés.

Les critiques restent très vives, en effet, comme l'ont montré les auditions de Mme El Khomri, du patronat et des syndicats mardi et mercredi en commission des affaires sociales.
Si un consensus se dessine entre quelques syndicats "réformistes" pour réclamer la réécriture de certains articles (licenciement économique, compte personnel d'activité, rôle de la branche), le patronat, lui, réclame un "retour à la première version du texte" et met en garde contre "tout nouveau recul" et les syndicats radicaux réclament son passage à la broyeuse.
La dinde placée au ministère du Travail promet que le débat parlementaire va "enrichir" la réforme avec des propositions émanant "de droite et de gauche".

lundi 13 juillet 2015

Grèce: appel des fonctionnaires à la grève, mercredi

L'optimisme idéologique du perspicace Hollande mis à rude épreuve

Le syndicat grec des fonctionnaires, Adedy, appelle dès aujourd'hui à une grève de 24 heures mercredi

Les déçus du non expriment leur désarroi, place Syntagma
(Athènes, le 10 juillet 2015)
Les démocrates grecs comptent faire pression sur les élus
C'est en effet le jour probable du vote au Parlement de nouvelles mesures de rigueur, décidées lundi à Bruxelles, en échange d'un nouveau prêt sur trois ans à la Grèce.

L'Adedy est affiliée à la Confédération européenne des syndicats

Ce syndicat de fonctionnaires représente les intérêts des travailleurs auprès des institutions de l'Union européenne. 
Sa secrétaire générale est Bernadette Ségol,  une française de... 66 ans, ci-contre.


Les syndicats français affiliés sont la CFDT (Confédération française démocratique du travail, proche du PS), la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens), la CGT (Confédération générale du travail), la CGT-FO (Confédération générale du travail), Force ouvrière, UNSA (Union nationale des syndicats autonomes).

"Nous appelons à une grève de 24 heures, lors du vote de l'accord anti-populaire et à des manifestations à 16h00 GMT (19h00 locales) sur la place Syntagma", a indiqué un communiqué de l'Adedy, dont c'est la première grève depuis l'arrivée au pouvoir de Syriza en janvier.

Elément d'évaluation de la mobilisation des mécontents, mercredi
Il y a trois semaines, ils étaient environ 7.000 place Syntagma
, place de la Constitution, au pied du Parlement grec, pour rappeler leur volonté de dire non, "oxi", aux mesures de rigueur pour la Grèce et... soutenir leur gouvernement.

mardi 12 février 2013

Valls envoie la police face aux salariés de Goodyear

Autant de police que de salariés Goodyear rassemblés devant le siège à Rueil-Malmaison
Plusieurs centaines de manifestants étaient rassemblés mardi matin

Valls a déployé un épais cordon de police devant le siège Goodyear France à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) où doit s'ouvrir un comité d'entreprise extraordinaire, qualifié de "très important par un porte-parole de la direction .

Les syndicats négocient les indemnités de licenciement

Alors que, le 1er février, le gouvernement annonçait qu'il faisait tout pour retenir Titan, le repreneur potentiel de l'usine Goodyear  a annoncé ce mardi 12 février qu'il ne reviendrait à la table des négociations et Arnaud Montebourg est "à la recherche active d'une solution alternative".
L'usine Goodyear d'Amiens-Nord et ses 1.173 postes voient grandir la menace.

Le CCE du jour doit porter notamment sur les mesures d'accompagnement dans le cadre de ce projet de fermeture" et sur "le contexte économique", selon un porte-parole de la direction.
"On commence à donner des orientations sur les mesures d'accompagnement, on rentre dans le concret", a confirmé le porte-parole, précisant qu'était également au menu "le choix d'un expert comptable par le CCE".

La CGT a rameuté les salariés Sanofi, ArcelorMittal, PSA  


Les travailleurs des entreprises touchées par des plans sociaux étaient appelés à se rassembler devant le siège de Goodyear. 

Les premiers manifestants venus dès l'aube par un temps gris et froid ont été rejoints vers 09H00 par quelque 750 salariés de l'usine Goodyear d'Amiens Nord.

Un important dispositif policier en contrôlaient les abords. 

Pourtant, à Rueil ce mardi, la CGT qui tente une concentration des salariés de PSA, ArcelorMittal, Sanofi ou Candia, et qui avait convoqué ses jusqu'au-boutistes du distributeur de presse Presstalis (ex-NMPP) ou des membres du collectif Licenci'elles, qui fédère des employées des 3 Suisses, n'avait rassemblé qu'environ un millier de salariés, vers 9 heures, alors que les autorités attendaient 2000 à 3000 manifestants. 

La CGT met en cause le filtrage policier opéré.


Délégué CGT d'ArcelorMittal, Jean Mangin a expliqué s'attendre à tout
"Pousser des mecs à bout, ça c'est de la violence, les voyous ce n'est pas nous, ce sont les patrons de Goodyear, d'ArcelorMittal", a lancé Mickael Wamen (CGT). "On veut que notre action fasse boule de neige", a-t-il dit, avant de confier que les représentants syndicaux allaient rentrer "dans la salle du CCE avec la boule au ventre".
"A Strasbourg, on a été parqués comme des bêtes, menottés (...). On est venu pacifiquement montrer notre solidarité", a-t-il ajouté.

Jean-Pierre Mercier, délégué CGT du site PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui doit fermer en 2014, a appelé les salariés "à prendre une part active" à la manifestation de Rueil-Malmaison, alors que l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) doit fermer d'ici à 2014.


La CGT accusée de faire échouer les négociations


Bernard Thibault avait affirmé le 3 février que la CGT ne refuserait pas "un plan convenable" pour éviter la fermeture du site


La CFDT, proche du PS au pouvoir, accuse la CGT d'avoir fait capoter un plan de départs volontaires en 2012

Le 1er février, en marge d’un déplacement à Ermont-Eaubonne (Val-d'Oise), François Hollande avait admis que la CGT a fait en sorte au temps de la droite au pouvoir que "des occasions (aient) été perdues" l'an passé pour sauver l'usine et les emplois. Lien RMC

En réaction, la CGT a appelé le gouvernement à cesser de "pointer du doigt" des syndicalistes...

Michaël Wamen, élu CGT, s'est étonné des déclarations du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, qui s'est inquiété des risques "d'implosion ou d'explosions sociales" et a dit vouloir éviter tout débordement. "Ce qui me surprend, c'est le comportement de Manuel Valls qui, aujourd'hui est en train de pointer du doigt des syndicalistes, des salariés qui se battent depuis cinq ans dans une entreprise", a déclaré le syndicaliste. "Il oublie simplement de dire que s'il n'y avait pas eu la CGT chez Goodyear, cette entreprise n'existerait plus".

La CGT ne laisse aucun doute sur sa volonté de politisation des plans sociaux

L'élu CGT a appelé le gouvernement à faire "une politique de gauche, parce que, pour l'instant, ce que le gouvernement fait, c'est du sarkozisme". Il a également dénoncé "la radicalisation du Medef".

Il a souhaité que Manuel Valls "demande aux forces de l'ordre de respecter les salariés et d'arrêter de provoquer". "S'il cherche des coupables et des voyous, il n'a qu'à regarder dans notre dos demain, il y aura écrit 'Goodyear, patron voyou', c'est la vérité. 'Peugeot, patron voyou', c'est la vérité", a ajouté l'élu CGT. "Le bien le plus précieux des salariés chez Goodyear, c'est leur outil de travail", a-t-il souligné, affirmant qu'il appelait les salariés "au calme".


On pouvait en outre voir une pancarte du PCF disant "Merci aux salariés de Goodyear qui se battent pour l'emploi industriel". 

L'absence de cohérence dans la "gouvernance" socialo-écolo va-elle conduire le pays au chaos ?



dimanche 20 février 2011

Une dizaine de blessés dans des manifestations à Alger

Arrestation d'un cofondateur du Front islamique du salut
Alger, le samedi 19 février 2011

Un millier de personnes a participé à la marche organisée par l'opposition algérienne contre le régime, samedi dans le centre d'Alger, totalement quadrillé par les forces de l'ordre. Scandant des slogans : « Algérie libre et démocratique », « pouvoir assassin », ou encore « le peuple veut la chute du régime », les manifestants ont été rapidement encerclés et repousséspar les forces de l'ordre.

Une dizaine de manifestants ont été blessés, selon les organisateurs, les opposants de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), à l'initiative d'une première marche déjà bloquée samedi dernier par les forces de police.
Lien PaSiDupes vers un article consacré à l'onde de choc chiite
L’islam sunnite est la religion d'État en Algérie et celle de 99 % des Algériens.

Un député blessé, Ali-Yahia Abdenour molesté, Ali Benhadj arrêté

VOIR et ENTENDRE
le témoignage d'un opposant au régime présenté par Le Parisien:

Plusieurs témoignages partisans rapportent des scènes de violences aux abords de la place du 1er mai, devenu le symbole de la contestation.

=>
Avocat et président d'honneur de Ligue des droits de l'Homme, Ali Yahia Abdenour, âgé de 90 ans, aurait été bousculé par la police avant que des jeunes ne se portent à son secours.
Ex-FLN en 1955, il est un des membres fondateur de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA, dans la mouvance du FLN et proche de la CGT française), puis ministre des Travaux publics et des Transports, puis de l'Agriculture et de la Réforme agraire durant une année dans le gouvernement de Houari Boumediène.

=> Un peu plus tôt, le numéro deux de l'ex-FIS (Front islamique du salut), Ali Benhadj (1956), aurait été arrêté
dans le quartier de Belcourt alors qu'il s'apprêtait à rejoindre, comme samedi dernier, les manifestants place du 1er mai, selon des témoins. L'information n'est pas confirmée par les autorités.

Le soulèvement chiite n'est pas une surprise

Alger, le samedi 12 février 2011

Benhadj a déjà été arrêté entre le 6 et le 9 janvier 2011
avant d'être inculpé d' "atteinte à la sécurité de l'État " et d' "incitation à la rébellion armée ". Dans les mosquées, il prêchait la révolte et la prise d'arme contre le système. Après un discours où il appelait les militants du FIS à s'armer, il fut emprisonné en 1991, puis relâché par le président Abdelaziz Bouteflika, pour être réincarcéré quelque temps après pour de nouveaux propos sédicieux faisant l'apologie du terrorisme.

=> Tahar Besbes participait à la marche non autorisée à l'appel de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) sur la Place du 1er mai à Alger jusqu'à la Place des Martyrs, à quelque 4 km de là. Mais celle-ci avait été bloqué dès la matinée par un important dispositif policier.


Tahar Besbes, député du parti Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), aurait été « grièvement blessé lors d'un affrontement avec la police », a rapporté un ...membre (digne de foi) de son parti. « Il a reçu un coup au ventre [là où ça ne laisse pas de traces] donné par un policier. En tombant, sa tête a heurté le trottoir », a précisé Mohsen Belabbas, porte-parole du RCD.
Mieux, selon le Dr Rafik Hassani qui se trouvait à son côté à l'hôpital de Mustepha tout proche, le député semblait souffrir d'un traumatisme crânien. En fin d'après-midi, son entourage affirmait tout de même qu'il avait « repris connaissance et va mieux ».
Or, en dépit de la dramatisation de l'anecdote par trois honorables témoins, le directeur du CHU Mustapha-Pacha d’Alger a indiqué samedi que le manifestant souffre d’une entorse à la cheville droite “sans gravité”...
Le RCD, qui se qualifie de « social-démocrate », est un parti laïc majoritairement kabyle dont le président et membre fondateur est Saïd Sadi, un psychiatre, met en garde contre un « raz-de-marée intégriste » et la « menace de théocratisation de l'État et de la société ». D'abord membre de la coalition gouvernementale, le RCD est entré au gouvernement sous la présidence d'Abdelaziz Bouteflika, en 1992.
Mouvement d'opposition créé dans la foulée des émeutes qui ont secoué le pays durant le mois de janvier 2011, contre la cherté de la vie, et qui ont fait cinq morts et quelque 800 blessés, le CNCD tente d'instrumentaliser la contestation en regroupant des syndicats autonomes, des organisations de défense des droits de l'homme, des associations estudiantines et de jeunes, des comités de quartier, des collectifs citoyens, des associations de disparus, des figures intellectuelles et des partis politiques.

Bouteflika fait de la résistance

Samedi matin, toutes les voies menant à la place du 1er Mai ont été bouclées par les forces de l'ordre et le millier de manifestatnts qui a réussi à passer a pu être contenu. Deux d'entre eux, le secrétaire général du Snapap (Syndicat national autonome du personnel d'administration publique, dans la mouvance du CNCD), et Rachid Malaoui, de l'intersyndicale de la Fonction publique, se seraient évanouis sous la pression exercée contre eux par l'important cordon policier et ont dû être évacués par les pompiers.
Un recours qui rappelle la méthode du RCD...
Mais aussi le malaise de l'hystérique dissident communiste, Maxime Gremetz.

Abdelaziz Bouteflika (1927) est depuis le 27 avril 1999 le 5e président de la République algérienne démocratique et populaire, ainsi que, président d'honneur du Front de libération nationale, FLN, depuis janvier 2005.
C'est le Front des forces socialistes (FFS), créé en 1963 peu après l’indépendance de l’Algérie et présidé par Hocine Aït Ahmed, qui est membre de l'Internationale socialiste.

VOIR et ENTENDRE un reportage de la télévision algérienne (en arabe) sur la manifestation de samedi:
Tous cherchent à saisir leur chance
Fodil Boumala, l'un des organisateurs du la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), s'en est pris une nouvelle fois aux autorités. « Il faut une rupture définitive avec ce régime incarné depuis 1999 par le pouvoir lui-même composé de forces militaro-civiles, parmi lesquelles le président Abdelaziz Bouteflika », a déclaré cet ancien journaliste de l'ENTV algérien qui assure le service public de télévision...

lundi 1 novembre 2010

Casse des rues de Lyon: l'UMP fait passer N. Belkacem à la caisse

Le coût de l'appel de S. Royal aux jeunes à descendre dans la rue

Dans une lettre ouverte à l'attention de l'adjointe au maire de Lyon, les Jeunes Actifs du parti présidentiel - qui sont à l'UMP ce que sont les routiers au scoutisme (les Jeunes Pop étant les louveteaux) font les comptes (très approximatifs) des dégradations commises à Lyon.

Ils lui demandent de se montrer responsable et de soulager les contribuables, en sortant son chéquier !

Mme Najat Vallaud-Belkacem,

A l'image de votre mentor politique, Mme Ségolène Royal, vous avez invité les jeunes à manifester dans la rue contre la réforme des retraites. [lien PaSiDupes consacré à son déni] Nous ne tomberons pas dans l'amalgame facile en assimilant ces jeunes casseurs aux étudiants et lycéens. Mais, nous l'avons constaté à plusieurs occasions, de jeunes casseurs se mêlent régulièrement aux manifestations étudiantes, conduisant à des scènes de violence comparables à celles observées ces derniers jours à Lyon.[Gérard Collomb, le maire PS avait fustigé les parents qui laissent leurs enfants participer à des activités dangereuses pendant les heures de cours: lien PaSiDupes]

Il est donc irresponsable d'inviter ces jeunes étudiants et lycéens à suspendre leurs études pour la rue, où leur contestation sera inévitablement rejointe par des troupes de casseurs. L'avenir des étudiants ne se joue pas dans la rue, où ils sont manipulés et utilisés par les centrales syndicales pour animer leurs cortèges en perte de vitesse, mais bien sur les bancs des lycées et universités.

Les Jeunes Actifs du Rhône, nous dénonçons donc votre appel en direction des jeunes. Car en incitant les jeunes à descendre dans la rue, vous invitez aussi bien les étudiants et lycéens que ces jeunes casseurs.
Les dégâts cette semaine sont conséquents, et de ce fait nous vous transmettons la facture ci-dessous, vous donnant ainsi la chance d'assumer votre appel. Cette facture approximative pourra bien-sûr être détaillée prochainement. Car
il n'y a aucune raison que les contribuables, déjà lourdement imposés à Lyon grâce à votre majorité municipale, paie encore la note.

Coût
11 voitures brulées + 1 camion de livraison200 000 €
Environ 60 voitures dégradées 180 000 €
11 boutiques pillées220 000 €
7 abribus détruits14 000 €
Coût total614 000 €

Très cordialement,

Les Jeunes Actifs du Rhône

69jeunesactifs@gmail.com
www.jeunes-actifs-69.org