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dimanche 29 mars 2020

Les routiers appelés à exercer leur droit de retrait dès le 30 mars, face au coronavirus

Trois syndicats appellent les chauffeurs routiers à se protéger en exerçant leur droit de retrait

Pas sympa, çà, mais Macron pense-t-il à eux ?

Alors que le Covid_19 continue de se propager dans le pays, les routiers sont appelés à exercer "individuellement" leur droit de retrait, à compter du 30 mars, en cas de "manquements" aux mesures de protection sanitaire contre l'épidémie de coronavirus. Les routiers sont inquiets face à cette crise sanitaire qui monte toujours en puissance. 

Manque de masques, de gants et de gel hydroalcoolique, mais aussi manque de sanitaires et de douches" et 
des services de restauration "pas assez répandus", tandis que des "clients ne respectent pas les conducteurs à la juste valeur", face à cette situation très préoccupante et un constat perdurant de jour en jour, justifient, selon les trois syndicats, cet appel à exercer librement leur droit de retrait, dès lundi 30 mars, si leur protection sanitaire contre le COVID-19 n'est pas garantie.

Les trois syndicats précisent plusieurs de leurs revendications

Citons  "des dispositifs sérieusement protecteurs", mais aussi "l'arrêt des transports non essentiels", la "réquisition des aires de repos, stations-services, restaurants routiers", ainsi que "les mêmes protections que les urgentistes" concernant les transports sanitaires.

A l'heure actuelle, le gouvernement ne fixe aucun contre-indication à la libre-circulation des transports en commun. Le ministère de la Santé recommande le port du masque et les bons gestes communs pour protéger sa santé, surtout au retour de Chine, de Singapour, de Corée du Sud, d'Iran ou des régions du nord de l'Italie, fortement touchées elles-aussi. 

Si des routiers exercent individuellement leur droit de retrait, comme souhaité par les syndicats 
CFDT, FO et CFTC, ils "alimenteront" encore davantage les craintes de la population d'une pénurie dans les supermarchés, en dépit des garanties présentées par le ministre de l'Economie : "aucune pénurie alimentaire et pas de rationnement prévus", a promis Bruno Le Maire, dimanche 15 mars, précisant que "90 à 95 % des références (seraient) présentes" dans les rayons.. Et d'ajouter : la "sécurité d’approvisionnement en produits alimentaires" sera "garantie dans les jours et les semaines à venir".


La semaine dernière,
FO-Transports avait, seule, lancé puis levé un appel au droit de retrait à partir du 23 mars pour les salariés du transport routier et de la logistique "non essentiels". 
Le syndicat avait expliqué lever son appel après avoir obtenu une série d'engagements du gouvernement pour garantir la sécurité sanitaire des chauffeurs pendant l'épidémie de coronavirus.

Aujourd'hui, 
"nous ne pouvons malheureusement que constater que les conditions de travail des salariés en matière de sécurité sanitaire ne sont pas au rendez-vous", ont expliqué ces trois syndicats de routiers - CFDT (réformiste), FO et CFTC (modéré) - dans un communiqué commun. "Même si des efforts ont pu être consenti", confient-ils, "cela est bien maigre au regard des risques sanitaires et cela devient de plus en plus dangereux face à cette pandémie", indiquent les trois syndicats dans un communiqué commun.

vendredi 12 octobre 2018

Mairie de Paris : un adjoint d'Anne Hidalgo pète un cable

Christophe Najdovski n'a pas su garder ses nerfs

Confronté aux conditions de travail des employés de Streeteo par un journaliste du service public
,
l'élu EELV n'est pas resté zen et s'est emporté.


Soumis à l'Inquisition du service public de télévision, au sujet de la sous-traitance du contrôle au stationnement par un journaliste de l'équipe totalitaire d'Elise Lucet, animatrice agressive d'"Envoyé Spécial" sur France 2, l'adjoint d'Anne Hidalgo en charge des transports à la mairie de Paris, Christophe Najdovski a disjoncté.

Confronté à des témoignages sur le harcèlement des employés - poussés à faire du chiffre - de Streeteo, une des deux entreprises en charge des infractions au stationnement payant sanctionnées par FPS (forfait post-stationnement) dans la capitale, l'élu EELV a tenus des propos d'une inqualifiable vulgarité.


Après avoir appris que les employés de l'entreprise ont reçu des SMS en pleine nuit pour leur reprocher des performances insuffisantes, Christophe Najdovski s'est même emporté. "Evidemment que je ne peux pas être au courant de tout. Enfin merde quoi, vous faites chier !"


L'ayatollah de l'écologie radicale à Paris a mal encaissé le retour du boomerang…
Il n'a pas mieux supporté qu'à la démission de Bruno Julliard le poste de premier adjoint à l'Andalouse lui échappe !

dimanche 11 février 2018

Les CRS ne sont plus contraints de surveiller la maison de Brigitte Macron

La maison de famille de Brigitte Macron sera-t-elle plus exposée ?

Les CRS ne seront plus astreints à la surveillance de la villa Trogneux occupée par les Macron au Touquet 

Trottoirs entravés et hommes en armes 24/24 et 7j/7
Les fonctionnaires, qui avaient protesté à plusieurs reprises contre leurs conditions de travail, ont obtenu gain de cause. Avec  une charge de vingt kilos d'équipement, sans guérite pour s’abri­ter du froid, du vent et de l'humidité du Pas-de-Calais, ni ac­cès à des toilettes, les condi­tions de travail des CRS char­gés de la surveillance perma­nente sont relativement diffi­ciles.

Les fonctionnaires chargés jusqu’ici de la garde statique aux abords de la villa de l’avenue Saint-Jean, quitteront la station balnéaire le 20 février, précise La Voix du Nord qui confirme une information rapportée par Le Point. 

Il faut d'ailleurs noter que
le couple Macron passe bon nombre de ses week-ends à l'étranger et que, quand il n'est pas présent à l'Elysée ou dans les Pyrénées, au Touquet il préfère souvent des anciennes résidences royales, Versailles ou Chambord.

La présence des CRS devant la villa du couple présidentiel suscitait de l'inquiétude depuis l’an dernier. 
Résultat de recherche d'images pour "CRS residence famille Macron"
En août dernier, pour ne pas effrayer plus longtemps les riverains et les vacanciers ou vacanciers, la préfecture avait décidé de priver les CRS de leurs fusils d’assaut HK G36 et de leurs gilets pare-balles lourds et mis en situation de vulnérabilité. Certains commerçants de ce quartier du centre-ville s'étaient plaints de leur apparence anxiogène pour les clients.

Résultat de recherche d'images pour "garde residence famille Macron"Après intervention du syndicat UNSA-police, ils n'avaient pas pu retrouver ces équipements avant octobre. 

Puis, en décembre, les CRS avaient demandé à pouvoir s’abriter derrière une guérite pour se protéger des intempéries. Unsa-police avait auparavant fait annuler une sanction décidée contre l’un des CRS qui s’était abrité dans un véhicule lors d’un épisode très pluvieux. 

Résultat de recherche d'images pour "CRS residence famille Macron"

Mais ils seront remplacés par des gendarmes mobiles... 

La médiatisation de ces épisodes auraient irrité Jupiter et conduit à la décision de la préfecture de réduire les perturbations de la vie locale. C'est en tout cas ce que suggère le syndicat UNSA. 

Les fonctionnaires de la Police Nationale qui surveillaient la résidence secondaire des Macron au Touquet (Pas-de-Calais) vont être remplacés par des gendarmes. "L’arrivée de la gendarmerie s’effectue dans le cadre de la rotation normale des forces de sécurité en charge de dispositifs de longue durée", raconte Fabien Sudry, préfet du Pas-de-Calais.

UNSA-police raille le transfert de la garde statique aux gendarmes mobiles, "apparemment plus 'dociles'", selon son communiqué de l'organisation professionnelle. Du fait de leur statut militaire, les gendarmes mobiles ne peuvent pas se syndiquer. 

La demi-compagnie mobile de CRS va être redéployée à Calais pour sécuriser la ville : une trentaine de policiers dont la commune subissant la pression des migrants trouvera l'utilité.

lundi 9 octobre 2017

Une majorité de Français favorable au mouvement de contestation des ordonnances Macron

Près de 6 Français sur 10 (57%) déclarent soutenir les grèves et les manifestations contre les ordonnances réformant le Code du travail

Les Français sont de plus en plus défavorables,
Ordonnances: une majorité de Français favorable au mouvement de contestationselon un sondage Harris Interactive pour LCP publié lundi.

Alors que les syndicats doivent se réunir lundi soir pour dégager des convergences en faveur d'une action unitaire contre les ordonnances, 22% des personnes disent qu'elles pourraient participer à des grèves et manifestations et 35% soutiennent le mouvement mais sans souhaiter y participer. 
22% des sondés sont opposés à ces grèves et manifestations. Les autres (21%) sont indifférents. 

A l'inverse, parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, le soutien monte à 80%. Il est de 64% chez ceux de Marine Le Pen.

Une forte majorité (84%) estime que le gouvernement ne prendra pas en compte le point de vue des opposants, quelle que soit leur opinion sur le mouvement.

Les Français affichent une hostilité croissante envers la réforme

Plus de deux semaines après l'entrée en vigueur des ordonnances, ils sont désormais 65% à déclarer leur opposition, contre 58% lors du précédent sondage Harris publié le 1er septembre.

Ils sont de plus en plus nombreux à penser que la réforme va réduire le pouvoir des syndicats dans les entreprises (76%, +5 points) et détériorer les conditions de travail (63%, + 9 pts). Seuls 29% pensent qu'elle va permettre de réduire le chômage (-2 pts par rapport à septembre).

Certaines mesures laissent les Français dans l'expectative.
C'est le cas des referendums dans les entreprises de moins de 20 salariés, l'augmentation des indemnités de licenciement et la généralisation des accords d'entreprises majoritaires (signés par des syndicats représentant 50% des salariés).
Lors du précédent sondage, les Français n'avaient pas été questionnés sur leur opinion vis-à-vis des grèves et manifestations anti-ordonnances.

Ce sondage a été réalisé en ligne du 4 au 5 octobre auprès d'un échantillon de 1.137 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus (méthode des quotas).

samedi 16 septembre 2017

Surexploitation : des policiers et leurs compagnes manifestent leur colère à Paris

"Citoyens ! désavouée votre police se meurt"

Près d’un an après le déclenchement d’une mobilisation inédite dans la police, pendant l'"état d'urgence"


Ils étaient encore plusieurs centaines à manifester à Paris et dans plusieurs grandes villes
L’image contient peut-être : textesamedi 16 septembre : avec leurs compagnes, ils ont exprimé leur "colère" sur leurs conditions de travail.
Femmes de policiers en tête du cortège, environ 200 personnes défilaient en début d’après-midi dans la capitale, dans le quartier des Invalides, derrière une banderole "Citoyens ! désavouée, votre police se meurt". Un mannequin représentant un policier était dressé sur une voiture, une cible placée dans le dos, et des manifestants scandaient des slogans comme "Assez, assez de policiers brûlés !".

Les policiers ont le sentiment d'être les "éboueurs" de la société 


VOIR et ENTENDRE la vidéo de l'Association MPC - Mobilisation des Policiers en Colère :

Née après l’attaque aux cocktails Molotov de policiers gravement blessés le 8 octobre 2016 à Viry-Châtillon (Essonne), 
L’image contient peut-être : une personne ou plus et textela fronde parmi les policiers avait duré plusieurs semaines, avec des manifestations la nuit à travers la France. Spontanée, grâce aux réseaux sociaux et sans les syndicats, elle était inédite par son ampleur. Il s’agit d’alerter sur "nos conditions de travail avec des véhicules hors d’âge, des lourdeurs procédurales…", a expliqué Tom, vice-président de l’Union nationale des policiers indépendants (UPNI), l’une des trois associations qui ont appelé à manifester (MPC, Mobilisation des Policiers en Colère, l'UPNI, Union des Policiers Nationaux Indépendants, et les FFOC, Femmes des Forces de l'Ordre en Colère).

VOIR et ENTENDRE cette vidéo de mobilisation des policiers et de sensibilisation de la population :

"On ira jusqu’au bout"
L’UPNI compte envoyer la semaine prochaine au ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, un "magazine" compilant 
des photos réunies dans le cadre d’un concours lancé cet été pour dénoncer la vétusté de leurs équipements. "Le commissariat de Coulommiers [Seine-et-Marne] a "gagné" ", a fait savoir le vice-président de l’UPNI. Le maire de la ville fut Franck Riester ((2008-2017).



Les "défavorisés" du ministère de l'Intérieur, dont on ne parle pas :

D’autres mobilisations ont eu lieu en France, comme à Strasbourg et Lyon. 
A Marseille, une soixantaine de personnes, des policiers et leurs femmes, s'est rassemblée vers 13 heures. "Tout le monde ne déteste pas les forces de l’ordre. Nous on les aime, et on ira jusqu’au bout", déclarait Isabelle, femme de policier marseillais et porte-parole régionale de la fédération 'Femmes de forces de l’ordre en colère'.
A Bordeaux :
Face à la mouvement social de l’automne 2016, le gouvernement précédent avait débloqué 250 millions d’euros pour améliorer l’équipement des policiers, et fait voter une loi assouplissant les règles de la légitime défense.



mercredi 2 novembre 2016

Excédés, les agents de sécurité expriment leur ras-le-bol dans la rue

Corvéables à merci, les agents de sécurité réclament des salaires respectueux

Une intersyndicale a appelé les agents de sécurité du secteur privé à faire grève
 à partir de mercredi 

Après les policiers, les agents de sécurité du secteur privé de descendre dans la rue. Ils manifestent depuis mercredi à l'appel de l'intersyndicale CGT, CFTC et Unsa pour réclamer des conditions de travail meilleures et une hausse des salaires.

Principale revendication: une hausse des salaires de 10% net. 
"Les salaires sont insuffisants par rapport aux risques auxquels nous sommes exposés", écrit, dans un tract, la CGT sur tous les fronts de la contestation. Depuis les attentats de 2015 et alors que la menace terroriste est maximale, le recours aux agents de sécurité et de sûreté s'est accru et certains salariés, sans cesse sur le qui-vive sont tout simplement à bout.
"Nombreux sont ceux qui sont contraints d'avoir un deuxième emploi, subissent des conditions de travail dégradantes, et vivent sous la pression permanente de perdre leur emploi, et de changer d'employeur régulièrement", ajoute l'intersyndicale.

"On s'est tous tenus tranquille jusqu'à maintenant"

"On a maintenant des collègues qui dorment dans leur voiture, voire sous des tentes. On voit aussi des salariés qui vont au resto du coeur", assure sur France 3 Henri D., vigile depuis 22 ans -sans qualification- pour 1.200 euros par mois. 
A noter toutefois que le terme de "vigile", comme celui de migrant", dissimule des réalités très contrastées: un 'vigile' désigne aussi bien un agent de sécurité, un gardien, un veilleur de nuit ou, plus rarement, un garde du corps.
"On s'est tous tenus tranquille jusqu'à maintenant. On a été compréhensifs, professionnels, souligne sur BFMTV Nelson Barbosa, délégué CFTC. On fait des métiers réglementés qui sont aujourd'hui payés comme un job. On veut juste la simple reconnaissance des choses." 
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Des rassemblements sont prévus à Paris-La Défense, Bordeaux, Lyon, Rouen, Toulouse ou encore Marseille.
A noter que la saison des élections professionnelles est ouverte
Ainsi, les entreprises de la branche des industries électriques et gazières voteront le 24 novembre 2016 et les salariés des TPE seront appelés aux urnes en décembre.

vendredi 10 avril 2015

1942 à Paris - 2015 à Montpellier: les rafles de Rom vont-elles continuer?

Un syndicaliste FO propose un bus spécial pour les Rom 

La prise en charge de certains usagers provoque une gêne dans les bus

"C'est intenable pour les usagers et les conducteurs de la ligne de bus de Montpellier, Hérault, qui dénoncent l'odeur que dégagent depuis plusieurs années des  voyageurs rom, mais la proposition de les isoler a d'ores et déjà déclenché de vives critiques.

Un "danger sanitaire" 
C'est ainsi que Dominique Granier, délégué syndical Force Ouvrière (FO)  définit l'odeur des Rom qui empruntent les bus de la ligne 9 de Montpellier. Dans un entretien accordé à la Gazette de Montpellier, relayée par Midi Libre, le syndicaliste à la TaM (Transports de l'agglomération de Montpellier) propose en conséquence de "créer une navette spécialement pour eux"

Quotidiennement, de nombreuses familles rom se rendent de  leur bidonville, situé à proximité du quartier de Grammont, au centre-ville de Montpellier en empruntant cette ligne. Et selon un syndicat de chauffeur, l'odeur de ces personnes serait insupportable. "C'est une véritable infection", confirme le syndicat FO. "C'est intenable pour les usagers et les conducteurs. C'est un problème sanitaire, il faut trouver une solution, d'autant que cela remonte à plusieurs années", ont indiqué, selon Midi Libre, des représentants de Force Ouvrière, présents au comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail.

Gilbert Fouilhe, secrétaire général de FO, nie les propos de Dominique Granier. "On n'a pas du tout fait cette proposition. Après, je ne suis pas derrière tout le monde. Monsieur Granier est chauffeur de bus; il n'a donc pas l'habitude des media. Il est possible qu'il a été amené sur un terrain où il ne souhaitait pas aller", a-t-il minimisé pour reprendre l'affaire en mains, renvoyant  un élu syndical au dépôt avec la base et suggérant que la presse fabrique du buzz.

En attendant que la ministre Ségolène Royal s'en mêle

"Luttons contre la pauvreté, pas contre les pauvres"
La CGT Tam Montpellier a immédiatement récupéré l'affaire pour se démarquer de FO sur sa page Facebook: "La CGT-TaM va faire des propositions après concertations pour régler ce problème dans le respect de toutes et tous y compris les Roms qui ne sont pas des animaux mais bien des êtres Humains. [A noter la majuscule...] D'autre parts [orthographe d'origine] de mémoire de Syndicat jamais à TaM un cas de Tuberculose ou Gale n'est apparu chez les conducteurs [un évocation révélatrice...] après un service sur la ligne 9 ou une autre ligne,restons serein chers collègues." On est ailleurs rassuré: "Ce ne sont pas des lépreux; ils sont suivis sur le plan sanitaire ! Luttons contre la pauvreté, pas contre les pauvres". Amis lépreux, évitez Montpellier, ville d'un spécialiste de l'exclusion, puisqu'aux élections municipales de Montpellier, ce chirurgien-dentiste socialiste du nouveau quartier d'affaires d'Antigone, était un candidat dissident du PS...
"C'est une honte. Oui, il y a une mauvaise odeur quand les Roms sont dans le bus et on le signale depuis deux ans mais ce n'est pas leur de faute. C'est parce qu'on les abandonne tellement qu'ils n'ont qu'un robinet sur leur camp! Ce ne sont pas des animaux. On ne doit pas s'attaquer aux pauvres mais à la pauvreté. Ça ne ferait que déplacer le problème. On ne va pas reproduire l'apartheid à Montpellier", renchérit auprès de Libération Bernard Gotis, délégué syndical CGT à la TaM.

ATD Quart-Monde balaie d'un revers de manche le mal-être des usagers
Le "vivre-ensemble" reste plus que jamais un slogan de vertueux donneurs de leçons dont sont exclus les devoirs. "Un bus spécial pour les Roms? Ce serait de la pure discrimination. Chacun a droit à sa place dans la société, et à une place digne. Qu'il y ait des difficultés, on ne peut pas le nier. Mais on ferait mieux de construire pour eux des points d'eau et des sanitaires plutôt que de se focaliser sur les conséquences de ce manque d'hygiène", s'indigne de son côté sur France tv info, Marie-Françoise Combaz, responsable de l'association ATD Quart-Monde en Languedoc-Roussillon. En s'exprimant sur le service public, s'adresse-t-elle à Ségolène Royal, Bernard Cazeneuve, Manuel Valls et François Hollande? Le spécialiste des catastrophes et des chrysanthèmes lâchera-t-il encore la courbe du chômage pour venir compatir sur place: pour se brancher sur les réseaux d'eau et d'électricité de la commune, les congénères de Leonarda attendent-ils en effet qu'il déclare solennellement, escorté de Nanard Cazeneuve et NVB, qu' "il y a" un problème, "il faut" et "c'est l'Etat qui paie" ? "Cette demande est scandaleuse. C'est même scandaleux d'y penser; il n'y a aucune chance que cela se fasse, car ce serait illégal", déplore Philippe Goossens, chargé par la Ligue des droits de l'homme - à laquelle appartenait l'altermondialiste Richard Durn, auteur en 2002 de la tuerie du Conseil municipal de Nanterre - de la défense des Rom et honteux d'avoir de vilaines pensées....

Selon Laurent El Ghozi, co-fondateur du collectif Romeurope, les propos du syndicaliste d'en face sont insupportables.
Depuis Nanterre où il est adjoint au maire (PCF, depuis avant-guerre: hôtel de ville de Nanterre, ci-contre), chargé de l'enseignement supérieur et de la ville, il reproche à la population locale héraultaise de ne pas s’interroger sur les moyens qui sont mis en œuvre pour permettre à ces populations de vivre dignement
Sa volonté de polémiquer se révèle lorsqu'il interpelle: "Est-il nécessaire de leur rappeler que les Roms ne sont pas sales génétiquement ? Les problèmes d’hygiène ne sont pas liés à un mode de vie ou à des considérations culturelles, mais au "fait qu’on oblige ces populations à vivre dans des bidonvilles ou des squats," accuse-t-il, "sans leur donner la possibilité de se laver", alors qu'il doit à la vérité d'admettre qu'ils  refusent la sédentarisation. Et d'ajouter: "C’est la manière dont on les traite qui est le fond du problème." Faut-il fournir le savon ?

Petit détour par Nanterre, il y a seulement quelques mois. En octobre 2014 à Nanterre, une dizaine de camions de CRS ont encerclé un ensemble de pavillons abandonnés du fond de l'avenue du Général-Leclerc pour chasser une trentaine de Rom installés dans une maison inoccupée, située en face du dépôt ...RATP. 
La police a-t-elle pu intervenir sans y avoir été appelée par le conseil municipal où Laurent El Ghozi est adjoint ? Ces familles erraient dans Nanterre depuis le mois de mai précédent, suite à leur expulsion  d'un terrain appartenant à l'Etablissement Public d'Aménagement Défense Seine Arche (Epadesa: bâtiment ci-contre). "Ce bâtiment est inoccupé depuis plus d'un an et nous avions décidé de le réquisitionner tant qu'une solution n'avait pas été trouvée pour reloger ces familles," expliqua un membre du comité créé pour les soutenir. 
El Ghozi ne s'en tient pas là. "Pour remédier à cette 'nuisance', le syndicat [FO] propose une solution qui relève de la ségrégation raciale." (...) "il s’agit là de discrimination. Cela rappelle tristement l’apartheid qu’ont pu connaître les Noirs en Afrique du Sud ou dans certains États américains." Et de menacer: "Si cette navette venait tout de même à être mise en place, les associations comme RomEurope, dont je fais partie, saisiraient le défenseur des droits."
L'adjoint au maire communiste exploite visiblement un filon. Mediapart soutient d'ailleurs ce dossier. "L’arrivée de la gauche au pouvoir n’y a rien changé. Les conditions de vie dans les bidonvilles n’ont cessé de se dégrader au cours des deux dernières années, écrivait le site trotskiste en mars 2014. Et les élections municipales ne font qu'empirer la situation. Tel est le bilan dramatique que dresse le réseau associatif Romeurope dans un rapport rendu public mercredi 5 mars, réalisé à partir des observations des ONG et des collectifs de riverains qui le composent.
El Ghozi n'en a pas fini et s'en prend aux travailleurs FO.
"Ces chauffeurs de bus montpelliérains évoquent un "danger sanitaire". Croient-ils réellement que, parce que l’on sent la transpiration, on présente un risque pour la santé d’autrui ? Ils sont même allés jusqu’à saisir le CHSCT pour faire constater les "nuisances", s'indigne-t-il contre des salariés.
Pour faire court, signalons enfin que l'élu communiste de Seine-Saint-Denis dénonce tout en bloc comme "inacceptable sur le plan des valeurs et faux sur le plan épidémiologique", mais s'en prend à la municipalité socialiste de Montpellier. "Pour régler le problème, la ville de Montpellier doit simplement appliquer la loi : les communes sont dans l’obligation d’apporter, entre autres, l’eau et l’électricité aux populations migrantes. L’installation de douches publiques est donc la solution." Demandons donc aux usagers languedociens de voter pour que leurs impôts locaux soient utilisés selon les volontés du Francilien. 

PLUS
édifiant
Lien video 2 (1981) : R. Hue (PCF) mène la chasse aux migrantx, accusés non pas de relents nauséabonds, mais de trafic de drogueRobert Hue est aujourd'hui supporter du président Hollande


Devoir de mémoire: l'affaire du tramway de Saint-Denis utilisé lors de l'expulsion de Rom 

Les vieux démons des salariés de la régie parisienne de transport ne sont pas morts: ils semblent avoir conservé la nostalgie de la rafle du Vel d'Hiv' en juillet 1942, au cours de laquelle les autobus parisiens de la STCRP, l'entreprise qui a précédé la RATP, ont transporté les Juifs raflés. La prévention par les journées de sensibilisation, les enseignements et les documentaires de la bien-pensance prend encore un rude coup. La gauche est sous le choc, vexée par ce retour de ce désir de discrimination et de ségrégation qui pèse toujours sur l'histoire de l'entreprise. Est-ce en connaissance de cause que ce pauvre Manu Valls avait évoqué, oeil noir et sourcil froncé, l'existence d' " un apartheid territorial, social, ethnique" en France ? A l'époque, les autorités policières avaient ordonné la participation des véhicules et des employés des transports en commun. En 1942, certains pointaient la responsabilité individuelle des conducteurs de bus ou de tramway face aux ordres supérieurs. En 2015, c'est un encarté FO de base -  son patron Jean-Claude Mailly, est lui-même encarté au PS - qui lance cette proposition à sa hiérarchie... 

Il faut encore rappeler que lors de la manifestation des Algériens de Paris et de la répression qui s'en suivit, le 17 octobre 1961,  les autobus de la RATP furent aussi utilisés pour transporter les personnes arrêtées. "Ce n'est pas à nous de transporter des convois de personnes qui ne sont pas forcément volontaires pour monter dans les tramways", avait déclaré un délégué syndical de la RATP. La gare de Bobigny, Seine-Saint-Denis, terminus de cette ligne de tramway, avait pourtant joué un rôle central durant la Seconde Guerre mondiale dans la déportation vers les camps de la mort de 22.000 Juifs du camp de Drancy. Elle abrite aujourd'hui un mémorial...  
Le président Hollande va-t-il occulter le malaise ou s'emparer au contraire du sujet pour lâcher une de ses phrases empathiques et définitives?

 

jeudi 9 septembre 2010

Retraites: Sarkozy en dit plus sur les concessions promises

L'opposition parle aussitôt de recul sur la pénibilité

La gauche n'obtient que ce qui lui était promis

Le pouvoir s'était dit prêt à discuter certains points de son projet de réforme.
Nicolas Sarkozy confirme que la pénibilité est ouverte à la discussion, alors que l'âge légal de la retraite passera bien de 60 à 62 ans.

Pour faciliter une sortie de crise digne et éviter les débordements des syndicats représentatifs par les extrémistes, le Chef de l'Etat a précisé jusqu'où il pouvait aller pour garantir l'avenir des régimes de retraite.

Le gouvernement avait promis des avancées bien avant la mobilisation organisée mardi 7 septembre contre la réforme des retraites. Dans un communiqué diffusé par l'Elysée, le président de la République, Nicolas Sarkozy les a précisées, se disant «attentif» aux préoccupations des manifestants. « C'est une réforme essentielle. Il est donc normal qu'elle suscite des inquiétudes et des mobilisations importantes, comme cela a été le cas hier. Les organisations syndicales sont dans leur rôle lorsqu'elles appellent à des manifestations ou à des grèves. Je suis attentif aux préoccupations qui sont ainsi exprimées », a dit le chef de l'Etat.

Pénibilité

Le texte originel prévoit que les personnes reconnues en incapacité au taux de 20% ou plus pourront continuer à partir en retraite à 60 ans. La nouvelle mouture prévoit d'accorder également ce droit aux salariés dont l'incapacité est comprise entre 10% et 20%, à condition qu'une commission constate que ces salariés restent soumis à des facteurs de pénibilité. Concrètement, « avec ce seuil, on inclut les troubles musculo-squelettiques de la caissière qui scanne des articles ou de la secrétaire qui tape à l'ordinateur toute la journée, ou le mal de dos du manutentionnaire», illustre une source élyséenne. Cette commission sera
« pluridiciplinaire », c'est-à-dire qu'elle incluera des médecins, des ergonomes mais aussi, sans doute, des partenaires sociaux - un point à préciser par décret, après une nouvelle consultation des syndicats.
COÛT: 300 millions d'euros par an, pour un nombre estimé de 20.000 bénéficiaires supplémentaires chaque année. Cette somme à la charge de la Caisse accidents du travail-maladies professionnelles. Autrement dit, des entreprises, puisque cette branche de la Sécu est exclusivement financée par des cotisations patronales - or le gouvernement n'entend pas que cette branche, grosso modo à l'équilibre financier, s'installe durablement dans le déficit.

Accord d'aménagement de fin de carrière

Les branches professionnelles et les entreprises pourront signer des accords d'aménagement de fin de carrière (temps partiel, tutorat...) pour les salariés exposés à des facteurs de pénibilité (travail de nuit, port de charges lourdes, exposition au bruit ou à des produits chimiques, tâches répétitives...). Rien d'obligatoire, mais les branches signataires bénéficieront d'une aide financière publique. « Un peu comme la loi Robien ».

Pas question toutefois que ces accords prévoient une cessation d'activité anticipée : l'exécutif ne veut pas recréer créer de nouveaux régimes spéciaux. Enfin, les agriculteurs pourront bénéficier du dispositif pénibilité.
COÛT: le «fonds public expérimental» pourrait être doté par l'Etat de quelques dizaine de millions d'euros.

Médecine du travail

La prévention de la pénibilité sera intégrée aux missions des services de santé au travail. Le gouvernement devrait aussi accepter un amendement parlementaire les dotant d'une gouvernance paritaire (patronats-syndicats), alors que jusqu'ici ils dépendent uniquement des chefs d'entreprises.

Enfin, les entreprises ne se dotant pas de plans de prévention de la pénibilité seront frappées d'une pénalité représentant 1% de leur masse salariale.

Carrières longues

Une exception sera faite au principe selon lequel les modifications de règles du jeu en matière de retraites s'appliquent toujours par année de naissance. Aménagement complexe mais aux conséquences très concrètes pour les personnes ayant commencé à travailler avant 18 ans et nées avant 1960. Exemple cité par la présidence de la République: un homme né en 1953 et ayant travaillé sans interruption depuis ses 16 ans peut actuellement partir en retraite à 58 ans. La réforme aurait dû repousser cette possibilité à ses 59 ans ; ce sera finalement 58 ans et quatre mois.
COÛT : 350 millions au total, d'ici 2018.

Polypensionnés

Les personnes ayant passé moins de 15 ans dans la fonction publique et le reste de leur carrière dans le privé sont jusqu'ici « transférées » dans le régime général (Cnav) pour toucher leur retraite. Avec une double conséquence: l'impossibilité de bénéficier du calcul de la pension sur les six derniers mois de salaire, et un désagréable rappel de cotisation de la Cnav. Cette question des « titulaires sans droits » sera largement atténuée en ramenant à deux ans la durée de travail dans l'administration nécessaire pour toucher une retraite de fonctionnaire.

Les autres cas de personnes ayant cotisé à plusieurs régimes au cours de leur carrière feront seulement l'objet d'un rapport, pour recenser les gagnants et les perdants d'une éventuel le harmonisation des règles.
COÛT : neutre pour les finances publiques, selon l'Elysée.

Fonctionnaires mères de trois enfants

Celles qui disposeront de 15 ans de service conserveront la possibilité de partir en retraite à tout âge, avec les mêmes conditions financières qu'actuellement, à condition d'être à moins de cinq ans de l'âge de la retraite dans leur catégorie (60 ans en général, mais 50 ou 55 ans chez les policiers et les aiguilleurs du ciel, des hyperprivilégiés ...) au moment de l'entrée en vigueur de la loi. Cette possibilité sera ensuite supprimée, comme prévu.
COÛT : 200 millions d'euros par an, pour un nombre total de 25000 bénéficiaires environ.

Parmi les laissés pour compte, les enseignants

On les aime bien les nazes, mais aucune pénibilité n'est reconnue à cette profession bien lotie en congés et qui travaille ...assise !

Tant pis s'il leur est interdit de tourner le dos à leurs têtes blondes et frisées et s'ils ont de belles notes de teinturier, en encre et en crachat, de garagistes, en carosserie et en pneumatiques, ou d'hôpital, en dépressions et en points de suture...

mercredi 16 décembre 2009

RATP: des revendications indécentes de conducteurs pas si mal lotis

Cette énième grève est-elle justifiée ?
Les usagers sont exaspérés

La ligne A du RER subit aujourd'hui sa septième journée de grève consécutive, qui a commencé le jeudi 10 décembre, pendant le shopping de Noël. Or, la direction de la RATP a fait de nouvelles propositions, dont une nouvelle prime, en fonction cette fois d’objectifs de régularité. Mais les syndicats n'y voient que des avancées insuffisantes. Lire PaSiDupes
Lundi dernier les syndicats menacaient d’étendre le conflit au RER B dès mardi. Il n'en a rien été: l'initiative aurait été d'autant plus impopulaire qu'elle aurait été encore moins fondée.
Cette grève est-elle vraiment justifiée ?

Les conditions de transport des usagers
La ligne A, qui traverse les axes vitaux de la région parisienne, et son flux d'exploitation est tendu: cette ligne est à la fois la plus fréquentée en Europe et celle où les incidents sont les plus nombreux parmi les lignes de RER. En 2003, la ligne ne transportait plus d’un million de voyageurs que 7 jours par an. Il y en avait 175 en 2008, autrement dit pratiquement tous les jours de travail. Lire PaSiDupes (RER B)
Mais, autre singularité, la ligne A du RER est aussi la seule exploitée par la RATP.
La situation des conducteurs de la ligne A du RER

Pour eux, la pénibilité du travail est déjà prise en compte :
- sur 6h30 de journée de travail, les conducteurs n’ont que 3 heures de conduite effective.

les salaires ? La Cour des Comptes relevait récemment qu’ils ont augmenté de
+18% entre 2001 et 2007,
+ 3% par an,
deux fois plus vite que l’inflation.
Demandez aux routiers ce qu’ils en pensent !
Aux retraités, on ne demande rien...

Et où en est le service minimum ?

Les dénigreurs de l'opposition se plaisent à en nier la réalité devant les micros, mais, sur les quais du métro, les travailleurs apprécient une amélioration notable. Lire PaSiDupes

Ce n’est pas encore le service minimum
Il n’est pas procédé à la réquisition de personnel, car ce serait vécu comme une atteinte au droit de grève et le gouvernement n’a jusqu’à présent pas voulu, ou pas osé, aller jusque-là, mais les abus des conducteurs contribuent à faire évoluer les mentalités et à lever les principes.

En revanche, le « service garanti »prévu par la loi votée en 2007 est effectif
- bonne information sur les trains qui circulent,
- une rame sur deux aux heures de pointe le matin et le soir.
C’est un progrès par rapport au passé.

Le statut particulier de cette ligne pose problème
Au total, sans attendre un projet de Grand Paris pour dans 20 ans, élus régionaux, Etat, usagers, personnel et direction de la RATP feraient mieux se mettre tout de suite d'accord pour voir ensemble comment, sans délai, rendre cette ligne A du RER praticable. Faute de quoi, les victimes des transports parisiens doivent s’attendre à de nouvelles prises d'otages de la ligne et de ses usagers.