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lundi 30 janvier 2012

Agitation stérile des enseignants entrés en campagne de la présidentielle

Faisaient-ils grève contre le redéploiement des 60.000 postes de Hollande ?...

La FSU tente de garder le rythme scolaire !

Le syndicat créeraient encore volontiers des postes pour 60 ans
Les enseignants ne comprennent pas vite et manifesteront contre le non-remplacement des 14 000 postes dans l'Éducation nationale à la rentrée 2012 et tentera de mobiliser une nouvelle fois les enseignants lors d'une manifestation nationale à Paris et une grève ce mardi.
La FSU ne compte pas participer à la lutte contre la crise de la dette
En fonction des déclarations des grévistes particpants 48h à l'avance, le ministère pourra préparer l'accueil des élèves et annonce un taux de grévistes de 15,55 % dans le primaire, contre les 20 à 25% habituellement garantis, et de 12,41 % dans les collèges et lycées.
Selon le SNUipp-FSU (principal syndicat du premier degré), l'appel sera suivi dans 52 départements, avec un taux moyen global de grévistes de 40 %, soit plus du double !... Les taux s'échelonnent de 15 à 65 %, en passant par 40 % à Paris.
Selon le Snes-FSU (principal syndicat du secondaire), la grève devrait être suivie par 42 % des enseignants. La journée nationale d'action est appelée par le Snes-FSU, FO, le SNALC et le SNUipp-FSU, mais ni le SGEN-CFDT ni le SE-Unsa ne se prête à cette farce.

La crise frappe les fonctionnaires de l'Etat, "à l'insu de leur plein gré"
Sur les 14 000 postes qui ne sont pas remplacés à la rentrée, 6 550 le sont dans les collèges et les lycées et 5 700 dans le primaire. Au total, entre 2007 et 2012, 80 000 postes environ auront disparu, tandis que l'effectif des élèves augmente. "La mobilisation d'aujourd'hui est bien réelle (et la participation ?), car nous sommes en pleine période d'annonces dans les départements et les établissements des suppressions de postes : c'est la face visible de l'iceberg budgétaire", raconte Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU.

Bien que personne ne croit plus en ce qu'il raconte, et pas même les enseignants qui participent pour la plupart à l'effort national depuis cinq ans
, le démagogue annonce encore,dans les mêmes termes chaque année, que "la rentrée 2012 sera extrêmement tendue sous l'effet de coups de rabots successifs qui finissent par étrangler l'école dans sa capacité à aider les élèves, et notamment les élèves les plus en difficulté", en particulier en raison de "l'hétacombe dont sont victimes les postes Rased", spécialisés dans la lutte contre l'échec scolaire, a-t-il ajouté. "Nicolas Sarkozy s'était engagé à sanctuariser l'école primaire. À l'évidence, la promesse ne sera pas tenue", a déploré le syndicaliste, "responsable" mais non solidaire.

Mouvement politique et polémique de campagne
Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du Snes-FSU, "n'est pas certaine qu'on aura plus de chances de se faire entendre par ce gouvernement quand on a entendu le discours de Nicolas Sarkozy dimanche soir, notamment sur la question budgétaire".
Mais pour Sébastien Sihr, "la mobilisation a pour objet de continuer à alerter l'opinion publique pour que la priorité à l'éducation, et notamment à l'école primaire, se précise concrètement dans les budgets à venir".


Changement de mot d'ordre

Le projet de réforme de l'évaluation est un nouveau sujet de mobilisation

Il pourrait fortement mobiliser dans les collèges et lycées où le projet de réforme est ressenti avec davantage d'acuité dans le secondaire.

L'évaluateur deviendrait le seul chef d'établissement

Il suffirait d'un entretien tous les trois ans qui déterminerait l'évolution du salaire. On peut donc aussitôt craindre que les carrières des courtisans et courtisanes progressent mieux que celles des professeurs discrets et efficaces, mais peu portés aux promotions-canapés que connaît le privé. Dans l'Education nationale à son tour, la rumeur et la démagogie seraient également promis à un bel avenir, inversement proportionnel à la rigueur de la notation et de l'exigence de l'enseignant. Comment un ancien conseiller principal (ils le sont tous!) d'éducation aurait-il la compétence requise pour évaluer avec justesse la valeur pédagogique d'un professeur de philosophie. Devrait-il se fier à l'appréciation des bons élèves de section scientifique qui n'ont toutefois rien à faire de cette discipline, et des moins bons, récalcitrants et perturbateurs, et des parents démissionnaires, illettrés ou revanchards d'une scolarité chaotique ?

Jusqu'alors, les professeurs avaient la garantie de plus grande équité, avec une double notation : administrative par le chef d'établissement, et pédagogique, la plus importante, par l'inspecteur régional compétent, formé dans la discipline des collègues qu'il inspecte. "Je ne sais pas si le ministère fera le geste de retirer le projet de décret, puisque ce serait se désavouer, mais il pourrait faire durer les choses de telle façon qu'il n'y ait rien de voté avant la présidentielle", a dit Frédérique Rolet. Et ce serait sage.

La mobilisation "permet de dire aussi au futur gouvernement : vous voyez, il n'est pas question de réactiver les projets de ce type". "C'est un changement profond de culture qui nécessite des négociations dans un vrai dialogue social", a-t-elle ajouté, soucieuse d'obtenir des contre-parties.
En écoutant Sébastien Sihr, hostile au dialogue, on croit entendre le PS en campagne: "Le ministère a cherché un passage en force. C'est un rendez-vous manqué." Mais le SNUipp-FSU peut avoir raison, lorsqu'il note que le ministère "a développé une conception de contrôle administratif là où il devrait y avoir une dimension de conseil et de formation aux enseignants".

jeudi 16 septembre 2010

La retraite: le point sur ce qui a changé

L'après 15 septembre 2010

Voici les principales mesures du projet de loi sur les retraites, adopté mercredi 15 septembre en première lecture par l'Assemblée nationale.

AGE LEGAL
Le recul à 62 ans, à l'horizon 2018, de l'âge légal de départ à la retraite est la mesure phare du projet du gouvernement. L'âge légal de départ augmentera donc progressivement de quatre mois par an, à compter du 1er juillet 2011. La première génération concernée par ce relèvement progressif est celle née après le 1er juillet 1951. L'âge du taux plein (âge auquel est annulée la décote même si la durée de cotisation nécessaire n'est pas atteinte) sera relevé progressivement de 65 à 67 ans de 2016 à 2023.

DUREE DE COTISATION
La durée de cotisation pour une retraite à taux plein est actuellement de 40,5 ans et aura atteint 41 ans en 2012. Il est prévu dans le projet qu'elle passe à 41 ans et trois mois à partir de 2013.

PENIBILITE
Les salariés qui, du fait d'une situation d'usure professionnelle constatée, ont un taux d'incapacité physique supérieur ou égal à 20 % pourront continuer à partir à la retraite à 60 ans ; entre 10 % et 20 %, certains le pourront aussi, mais sous condition. Il faudra que l'assuré apporte la preuve qu'il a bien été exposé à des facteurs de risques professionnels et qu'il reçoive l'aval d'une commission. L'impact de la mesure devrait concerner 30.000 personnes sur quelque 700.000 qui partent en retraite chaque année. Le dispositif est étendu aux agriculteurs.
Les salariés occupant des postes de travail pénibles pourront bénéficier d'allègement de charge du travail ou de compensation de la charge dans le cadre d'accords collectifs de branche. Les salariés pourront bénéficier de ce dispositif s'ils ont cumulé deux facteurs de pénibilité, pendant une durée définie par l'accord collectif.

CARRIERES LONGUES
Le dispositif, créé en 2003, permettant un départ anticipé à la retraite avant l'âge légal sous réserve d'avoir une durée de cotisation de deux ans supérieure à celle requise pour le taux plein est reconduit. Il est élargi à ceux qui ont commencé à travailler à 17 ans. L'âge minimal de départ autorisé passe de 56 à 58 ans pour ceux qui ont commencé à travailler à 14 ans, mais la transition vers ces nouvelles règles a été atténuée pendant l'examen de la réforme.
Les études longues sont pénalisées...

FONCTION PUBLIQUE
Un alignement du taux de cotisation retraite des fonctionnaires sur celui du privé (passage de 7,85 à 10,55 %), étalé sur 10 ans, est prévu. La réforme prévoit la fin en 2012 du dispositif qui permet aux fonctionnaires parents de trois enfants et disposant de 15 ans de service de partir à la retraite à l'âge de leur choix.

NOUVELLES RECETTES
Le gouvernement compte apporter environ 4 milliards d'euros par an de recettes nouvelles au système de retraite. Il s'agit notamment d'un nouveau prélèvement sur la dernière tranche de l'impôt sur le revenu et les plus-values de cessions, d'une hausse des prélèvements sur les stock-options et les retraites-chapeaux, ou encore d'un nouveau mode de calcul des allègements de charges moins favorable aux entreprises.

EGALITE HOMMES/FEMMES
Les entreprises d'au moins 50 salariés pourront être sanctionnées financièrement (un pour cent de la masse salariale) à compter du 1er janvier 2012 si elles n'ont pas signé d'accord ou de plan d'action destiné à résorber les écarts salariaux hommes-femmes.

RETRAITE PAR CAPITALISATION
La moitié des sommes perçues par un salarié au titre de la participation aux résultats de l'entreprise est, sauf avis contraire dudit salarié, obligatoirement versée sur le plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco). Possibilité pour un salarié d'alimenter de façon individuelle les fonds d'épargne retraite en entreprise. Sortie sous forme de capital, limité à 20 %, désormais autorisée pour le Perp (contrat d'assurance individuel), alors qu'aujourd'hui, seule la forme de rente viagère est possible.

jeudi 9 septembre 2010

Retraites: Sarkozy en dit plus sur les concessions promises

L'opposition parle aussitôt de recul sur la pénibilité

La gauche n'obtient que ce qui lui était promis

Le pouvoir s'était dit prêt à discuter certains points de son projet de réforme.
Nicolas Sarkozy confirme que la pénibilité est ouverte à la discussion, alors que l'âge légal de la retraite passera bien de 60 à 62 ans.

Pour faciliter une sortie de crise digne et éviter les débordements des syndicats représentatifs par les extrémistes, le Chef de l'Etat a précisé jusqu'où il pouvait aller pour garantir l'avenir des régimes de retraite.

Le gouvernement avait promis des avancées bien avant la mobilisation organisée mardi 7 septembre contre la réforme des retraites. Dans un communiqué diffusé par l'Elysée, le président de la République, Nicolas Sarkozy les a précisées, se disant «attentif» aux préoccupations des manifestants. « C'est une réforme essentielle. Il est donc normal qu'elle suscite des inquiétudes et des mobilisations importantes, comme cela a été le cas hier. Les organisations syndicales sont dans leur rôle lorsqu'elles appellent à des manifestations ou à des grèves. Je suis attentif aux préoccupations qui sont ainsi exprimées », a dit le chef de l'Etat.

Pénibilité

Le texte originel prévoit que les personnes reconnues en incapacité au taux de 20% ou plus pourront continuer à partir en retraite à 60 ans. La nouvelle mouture prévoit d'accorder également ce droit aux salariés dont l'incapacité est comprise entre 10% et 20%, à condition qu'une commission constate que ces salariés restent soumis à des facteurs de pénibilité. Concrètement, « avec ce seuil, on inclut les troubles musculo-squelettiques de la caissière qui scanne des articles ou de la secrétaire qui tape à l'ordinateur toute la journée, ou le mal de dos du manutentionnaire», illustre une source élyséenne. Cette commission sera
« pluridiciplinaire », c'est-à-dire qu'elle incluera des médecins, des ergonomes mais aussi, sans doute, des partenaires sociaux - un point à préciser par décret, après une nouvelle consultation des syndicats.
COÛT: 300 millions d'euros par an, pour un nombre estimé de 20.000 bénéficiaires supplémentaires chaque année. Cette somme à la charge de la Caisse accidents du travail-maladies professionnelles. Autrement dit, des entreprises, puisque cette branche de la Sécu est exclusivement financée par des cotisations patronales - or le gouvernement n'entend pas que cette branche, grosso modo à l'équilibre financier, s'installe durablement dans le déficit.

Accord d'aménagement de fin de carrière

Les branches professionnelles et les entreprises pourront signer des accords d'aménagement de fin de carrière (temps partiel, tutorat...) pour les salariés exposés à des facteurs de pénibilité (travail de nuit, port de charges lourdes, exposition au bruit ou à des produits chimiques, tâches répétitives...). Rien d'obligatoire, mais les branches signataires bénéficieront d'une aide financière publique. « Un peu comme la loi Robien ».

Pas question toutefois que ces accords prévoient une cessation d'activité anticipée : l'exécutif ne veut pas recréer créer de nouveaux régimes spéciaux. Enfin, les agriculteurs pourront bénéficier du dispositif pénibilité.
COÛT: le «fonds public expérimental» pourrait être doté par l'Etat de quelques dizaine de millions d'euros.

Médecine du travail

La prévention de la pénibilité sera intégrée aux missions des services de santé au travail. Le gouvernement devrait aussi accepter un amendement parlementaire les dotant d'une gouvernance paritaire (patronats-syndicats), alors que jusqu'ici ils dépendent uniquement des chefs d'entreprises.

Enfin, les entreprises ne se dotant pas de plans de prévention de la pénibilité seront frappées d'une pénalité représentant 1% de leur masse salariale.

Carrières longues

Une exception sera faite au principe selon lequel les modifications de règles du jeu en matière de retraites s'appliquent toujours par année de naissance. Aménagement complexe mais aux conséquences très concrètes pour les personnes ayant commencé à travailler avant 18 ans et nées avant 1960. Exemple cité par la présidence de la République: un homme né en 1953 et ayant travaillé sans interruption depuis ses 16 ans peut actuellement partir en retraite à 58 ans. La réforme aurait dû repousser cette possibilité à ses 59 ans ; ce sera finalement 58 ans et quatre mois.
COÛT : 350 millions au total, d'ici 2018.

Polypensionnés

Les personnes ayant passé moins de 15 ans dans la fonction publique et le reste de leur carrière dans le privé sont jusqu'ici « transférées » dans le régime général (Cnav) pour toucher leur retraite. Avec une double conséquence: l'impossibilité de bénéficier du calcul de la pension sur les six derniers mois de salaire, et un désagréable rappel de cotisation de la Cnav. Cette question des « titulaires sans droits » sera largement atténuée en ramenant à deux ans la durée de travail dans l'administration nécessaire pour toucher une retraite de fonctionnaire.

Les autres cas de personnes ayant cotisé à plusieurs régimes au cours de leur carrière feront seulement l'objet d'un rapport, pour recenser les gagnants et les perdants d'une éventuel le harmonisation des règles.
COÛT : neutre pour les finances publiques, selon l'Elysée.

Fonctionnaires mères de trois enfants

Celles qui disposeront de 15 ans de service conserveront la possibilité de partir en retraite à tout âge, avec les mêmes conditions financières qu'actuellement, à condition d'être à moins de cinq ans de l'âge de la retraite dans leur catégorie (60 ans en général, mais 50 ou 55 ans chez les policiers et les aiguilleurs du ciel, des hyperprivilégiés ...) au moment de l'entrée en vigueur de la loi. Cette possibilité sera ensuite supprimée, comme prévu.
COÛT : 200 millions d'euros par an, pour un nombre total de 25000 bénéficiaires environ.

Parmi les laissés pour compte, les enseignants

On les aime bien les nazes, mais aucune pénibilité n'est reconnue à cette profession bien lotie en congés et qui travaille ...assise !

Tant pis s'il leur est interdit de tourner le dos à leurs têtes blondes et frisées et s'ils ont de belles notes de teinturier, en encre et en crachat, de garagistes, en carosserie et en pneumatiques, ou d'hôpital, en dépressions et en points de suture...

jeudi 17 juin 2010

Woerth, serein face à la mobilisation du 24 juin

Les fonctionnaires ne sont toujours pas gâtés

Le ministre du Travail Eric Woerth a estimé jeudi sur RTL, au lendemain de la présentation du projet de réforme des retraites, que la mobilisation serait "certainement forte" lors de la journée d'action intersyndicale du 24 juin, mais que le gouvernement ne la redoutait pas.
Pas plus que les 1er et 27 mai, lorsqu'il affichait la même lucidité et que les syndicats en ont été pour leurs rodomontades.
Eric Woerth a en revanche jugé "excessifs" les propos des syndicats qui lui ont demandé de retirer son projet de réforme.
L'intersyndicale CGT et FSU - CFDT et UNSA - Solidaires dont SUD et CFTC - organise en effet une journée d'action interprofessionnelle le 24 juin sur le thème de la défense des retraites.

Force Ouvrière (FO) s'en est exclue,
comme le 1er mai dernier (lien PaSiDupes) : elle a déjà manifesté le 15 juin (lien PaSiDupes), la veille même de la présentation du projet par le gouvernement...

Interrogé sur la demande de certains syndicats de retirer son projet de réforme, le ministre a appelé à plus de réalisme en répondant: "tous ces propos qui disent 'retirez ce projet' sont très excessifs, la réalité c'est que si on retire le projet, il n'y a plus de système de retraite".

Eric Woerth doit recevoir à partir de jeudi les partenaires sociaux pour éventuellement amender le projet de réforme centré sur
- le recul de deux ans de l'âge légal de départ en retraite
- et de l'âge de départ à un taux plein garanti.
Le ministre a exclu de revenir sur ces mesures d'âge, mais s'est déclaré plus ouvert à une discussion sur les carrières et la pénibilité.

Au sujet des fonctionnaires, dont le taux de cotisations retraites va progressivement être aligné sur celui du privé, le ministre du Travail a écarté toute compensation.
"Non, on ne compensera pas, car comment voulez-vous régler une question d'injustice entre salariés du privé et du public et dire en même temps on compense ? Il faut regarder les choses en face et assumer, nous assumons", a-t-il déclaré. L'alignement des salaires du public sur le privé serait pourtant équitable.
Selon M. Woerth, "les fonctionnaires ont à peu près la même rémunération que les salariés du privé pour les catégories B et C, pour les cadres supérieurs c'est un peu moins".
"Ils ont la même retraite (...): on ne prend pas en compte les primes [on aimerait savoir à quoi il pense, lorsqu'il s'agit des enseignants, par exemple...] mais comme le taux de remplacement est plus élevé, ils ont la même retraite, un petit peu plus même que les salariés du privé; ce qui n'est pas normal, c'est que les cotisations soient plus faibles", a poursuivi le ministre.
Pour les fonctionnaires, "nous augmentons sur 10 ans: cela fait 0,27 ou 0,28% par an, ce n'est pas beaucoup", a-t-il jugé.

mardi 15 juin 2010

Fraude aux prestations de retraite: 22 millions d'euros récupérés en 2009

Une enquête révèle des départs anticipés abusifs

En période de crise et de réforme de la retraite, les ministres ne peuvent être les seuls à qui l'opposition poujadiste pourrait exiger de ne pas gaspiller l'argent public.

La Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV) a donc présenté ce lundi son plan de lutte contre la fraude aux prestations de retraite
. Objectif : « montrer qu'il n'y a ni tolérance ni impunité en matière de fraude », explique Pierre Mayeur, directeur de la CNAV.

3,3 millions d'euros de prestations indûment perçues

Premier bilan des actions menées en 2009
8193 dossiers ont fait l'objet d'une enquête, contre seulement 2981 en 2008. Ces investigations ont permis de détecter 527 cas frauduleux,

Une partie de ces dossiers a d'ores et déjà entraîné le versement de 3,3 millions d'euros de prestations indues.

Les contrôles de la CNAV ont permis d'éviter le versement de plus de 22 millions de rentes

=> Les procédés
Quatre scenarii de fraude ont été recensés:
- non déclaration de décès pour continuer à toucher les prestations du défunt (53% des cas),
- minimisation des ressources pour toucher le minimum vieillesse (20% des cas), - utilisation de fausses identités,
- ou faux bulletins de salaires pour obtenir des prestations plus importantes.

=>Les risques
Les fraudes avérées peuvent aboutir à des annulations de pension.L'organisme ne porte pas forcément plainte lorsque la fraude est détectée, hormis lorsque le préjudice est trop élevé. Le versement des prestations indues est lui immédiatement bloqué. «Nous sommes davantage dans une démarche de recouvrement des sommes», précise la CNAV. L'exercice est cependant ardu. Une fois détectés, de nombreux fraudeurs fuient à l'étranger et ne peuvent plus être atteints. «Dans le cas d'une fraude au décès, il est parfois impossible de retrouver les héritiers, voire même un notaire», poursuit Brigitte Langlois Meurine, référent national en matière de fraude. L'organisme explique aussi qu'il tient compte des situations familiales dans la mise en place de l'échéancier de remboursement.

"Touche pas à ma retraite": et pour cause !

=> Fraude sur la Retraite anticipée
Le contrôle des retraites anticipées est également un « gros chantier », souligne Pierre Mayeur. Créé par la loi Fillon en 2003, le dispositif carrière longue permet aux personnes ayant commencé à travailler très jeune de partir à la retraite avant 60 ans. Souvent attribués sur la base de témoignages en faveur du jeune retraité, les trimestres supplémentaires ont parfois mal été attribués.
Les agents de la CNAV ont donc étudié 93.000 des 560.000 dossiers et 1200 cas douteux ont été recensés depuis octobre 2009, dont 703 sont de la responsabilité de la CNAV (les autres dépendent de la Mutuelle sociale agricole (MSA)).
Le montant moyen des versements indus atteint 27.000 euros.
A ce jour 12% des personnes ayant un dossier suspect se sont rétractées après avoir reçu un courrier de rappel de la CNAV. Leur rachat de trimestre a été annulé mais elles ne feront pas l'objet de poursuites. Quant aux dossiers restants, ils sont en cours d'examen. Près d'un tiers d'entre eux ont été étudiés, la moitié donnera lieu à une annulation du rachat de trimestres. Et probablement à des sanctions administratives. Bilan final au mois de septembre, avec la fin des enquêtes.

=> La relation à haut risque retraite-pénibilité
L'idée que le système de retraite doive compenser la pénibilité s'est imposée pour certains comme une évidence depuis que la CFDT a obtenu, en 2003, en contrepartie de son aval à la réforme Fillon, un dispositif destiné aux salariés ayant commencé à travailler très jeune. Bien qu'il n'ait pas été précisément conçu pour cela, ce régime a été, au fil des ans, assimilé à une forme de « réparation » de la pénibilité - y compris dans le discours de la CFDT. En l'adaptant au nouveau seuil de départ, le gouvernement envisage de reconduire, ce coûteux dispositif (2 milliards d'euros par an) qui a déjà permis à 600.000 Français de prendre leur retraite avant l'âge légal. Mais ce sera loin de répondre aux attentes des syndicats. Mais les abus devront aussi être pourchassés par les responsables du service public.
En attendant que la traque aux fraudeurs soit ouverte, Eric Woerth souhaite que la pénibilité soit médicalement avérée, au cas par cas. Cette exigence s'inscrit logiquement en contrepartie de l'indemnisation de l'invalidité, qui est celle de tous les pays de l'OCDE.

=> Présomption de fraude sur huit années en 2011
Les bilans à venir risquent d'être éloquents...

dimanche 3 juin 2007

Royal s’écrase en parachute dans le Calvados

Sa Cynique Majesté Royal n'est pas une 'gagnant-gagnante'...
Ses premières législatives sont une cata…
En 1983, Marie-sEGOlène est envoyée se limer les dents en Normandie, où sa maman Hélène Dehaye, une ‘légitimiste’ s’est retirée. Bizarrement, c’est là que sa socialiste de fille tente d’y décrocher un mandat local dans le Calvados, à Trouville-sur-mer.

Mais elle est bien battue et devient conseillère municipale d'opposition jusqu'en 1985, date de sa démission. Déjà ? Abandon de poste…

Ce n'est qu'en 1988 qu'elle parvient réellement à s'implanter à l'échelle locale, mais cette fois-ci dans les Deux-Sèvres. Parachutée par François Mitterrand qu’elle a suppliée en pleine cérémonie officielle à l’Elysée, elle devient députée de la 2eme circonscription.
Par la grâce du prince.

En 2007, la Cynique susnommée abandonne les Deux-Sèvres à une nouvelle parachutée...
Les électeurs locaux sont-ils d'accord pour perpétuer ce destin!

Royal, la magistrate qui traîne son père en justice

Débuts de carrière fracassants…et fulgurants!
Marie-sEGOlène s'est faite une jeunesse digne de Cosette!

Sa mère, Hélène Dehaye refuse peu à peu d'obéir à son mari. Au début des années 70, elle quitte le domicile conjugal et s'enfuit à Nancy où elle doit apprendre à se débrouiller, garantir son indépendance puisque sa famille l'a rejetée. Finalement, grâce à un héritage, elle retourne dans sa région, la Normandie.

A l’âge de 19 ans, en 1972, sa quatrième enfant, Marie-Ségolène Royal, intente un procès, à son père Jacques Royal parce qu’il refuse de divorcer, de verser toute pension alimentaire et de payer les études de ses enfants.
En réaction aux positions droitistes de son père, Marie-Ségolène adhère au Parti socialiste, en 1978, à la section du 6e arrondissement de Paris.
En 1980, elle sort de l’ENA avec le 95e rang de la promotion Voltaire et choisit un poste de magistrat au tribunal administratif de Paris.


Marie-Ségolène Royal gagne le procès contre son père, alors que ses études sont finies, au moment de sa sortie de l’ENA et peu avant la mort de Jacques Royal, son père, en 1981. Pierre Royal, son oncle déclare en 1992 : "Je ne puis admettre que, pour construire sa carrière politique, elle ait sali de façon outrageante la mémoire de son père."

Remarquée avec François Hollande par Jacques Attali alors qu'elle est conseillère de tribunal administratif en disponibilité -ce qui dans cette situation semble être un tour de force- , sa carrière démarre vite et fort : elle devient chargée de mission au secrétariat général de la présidence de la République pour suivre les questions de jeunesse et de sports de 1982 à 1984.
En 1994, elle passe le concours d'avocat au barreau de Paris tout en siégeant à l'Assemblée nationale et au conseil général des Deux-Sèvres: ce qui n'est pas un cumul...

Elle entre au cabinet Teitgen, où elle retrouve son camarade de promotion à l'ENA, M° J.-Pierre Mignard, que nous retrouveront à Clichy-sous-Bois...
La république des copains.

dimanche 1 avril 2007

Carrière de Nicolas Sarkozy

Infographie due à ... Reuters
Cette agence britannique est généralement sévère avec certains candidats
et plus indulgente avec certaine...

Comme Yahoo! Actualités, Reuters sélectionne ses photos en fonction de ses sympathies. Objectivité qui justifie la liberté de la presse !