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lundi 30 mars 2015

Valls et son gouvernement, tous déjugés: peuvent-ils se maintenir contre le peuple ?

Aucun ministre survivant au "crash" des départementales

François Hollande, président de la République: chassé de Corrèze;

Manuel Valls, premier ministre, chassé de l'Essonne;



Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chassé de Seine-Maritime;

Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, virée des Deux-Sèvres où elle a été parachutée:

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche: Lyon-ville n'était pas appelé à voter... Mais le Rhône est gagné par la droite;

Christiane Taubira, garde des sceaux, ministre de la Justice: la Guyane n'était pas appelée à voter... 

Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, majorité sortante UMP reconduite dans l'Indre;

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense (mais plutôt de la guerre), chassé du Morbihan passé à l'Union de la droite;

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, chassée d'Indre-et-Loire;

François Rebsamen, ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, chassé de Côte-d'Or;

Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, chassé de la Manche;

Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, porte-parole du Gouvernement, sur le départ de la Sarthe;

Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique: n'a aucun ancrage municipale ni départemental, n'a jamais sollicité de légitimité populaire...

Sylvia Pinel, ministère du Logement, de l'Égalité des territoires et de la Ruralité,  sur le départ de Tarn-et-Garonne;

Marylise Lebranchu, ministère de la Décentralisation et de la Fonction publique, admise à faire valoir ses droits à le retraite hors du Finistère;

Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, n'a aucun ancrage municipale ou départemental: sans aucune légitimité populaire...

George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer, en attente des Régionales de décembre: elle est conseillère régionale d'Île-de-France.

Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, viré de la forteresse PS du Nord, dont il était le président (2011-2014).

Le bilan des Départementales est sans appel.
Le gouvernement a été massivement désavoué; 
il ne peut s'incruster.


lundi 3 novembre 2014

Mi-mandat : 97% des Français estiment que Hollande a échoué

Hollande fait la quasi unanimité sur son incompétence

A mi-mandat, l
a quasi-totalité des Français estiment qu' François Hollande a "plutôt" échoué 

en matière d'emploi (97%), et sept sondés sur dix font "plus confiance" à la politique socio-libérale de Manuel Valls "pour décider des grandes orientations en matière économique et sociale", selon un sondage publié lundi.
A la question "le président de la République a-t-il jusqu'à présent plutôt réussi ou plutôt échoué", seules 3% des personnes interrogées répondent que le président a "plutôt réussi" dans le domaine de l'emploi, selon un sondage Odoxa pour RTL, contre 97% qui répondent qu'il a "plutôt échoué".

En matière de fiscalité, 88% des sondés jugent que François Hollande a "plutôt échoué"

contre seulement 12% qu'il aurait "plutôt réussi". Ils sont 78% à estimer qu'il a "plutôt échoué" en ce qui concerne la politique familiale, et 22% à avoir "plutôt réussi".

71% des personnes interrogées font "plutôt" confiance à Manuel Valls

Parmi les sympathisants de gauche, 94% considèrent que le chef de l'État a "plutôt échoué" dans le domaine de l'emploi, tandis que 5% maintiennent qu'il a "plutôt réussi". 
72% disent qu'il a "plutôt échoué" dans le domaine fiscal (27% qu'il a "plutôt échoué") 
et 55% qu'il a "plutôt échoué" dans la politique familiale (44% qu'il a plutôt réussi). 

100% des sympathisants de droite affirment qu'il a échoué dans l'emploi, 98% dans la fisalité, et 94% dans sa politique familiale.

Par ailleurs, 71% des sympathisants interrogées déclarent faire "plus confiance" à Manuel Valls qu'au président "pour décider des grandes orientations en matière économique et sociale". 
22% des sympathisants font "plus confiance" à François Hollande, et 7% ne se prononcent pas.

Si on considère l'ensemble des sympathisants de gauche, PS et extrême gauche, François Hollande devance son Premier ministre avec 49% contre 45% (6% ne se prononcent pas), mais Manuel Valls inspire davantage confiance à 87% des sympathisants de droite (7% ne se prononcent pas).

"Plutôt" morose l'avenir de la France avec Hollande pendant encore plus de deux ans...

mercredi 6 août 2014

Croissance: Hollande prend un râteau de l'Allemagne

Fin de non-recevoir à la demande d'un "soutien plus ferme" allemand à la croissance 

L'Allemagne n'a que faire des réclamations de François Hollande
Gauck-Hollande
au Vieil-Armand

La réconciliation franco-allemande
entre les présidents allemand et français,
aura duré 
trois jours !



Hollande nous met la honte: Berlin a réagi d'un haussement d'épaule à l'appel du président français visant à mettre l'Allemagne en cause. Berlin ne voit "aucune raison" de modifier sa politique économique, a déclaré mercredi une porte-parole du gouvernement allemand. "Les déclarations très générales en provenance de Paris ne fournissent aucune raison pour de quelconques corrections dans la politique économique" du gouvernement allemand, a déclaré la porte-parole Christiane Wirtz, interrogée lors d'une conférence de presse régulière sur des propos tenus par François Hollande au quotidien français Le Monde. "L'Allemagne est déjà une locomotive importante, la plus importante même, pour la conjoncture de la zone euro", a-t-elle affirmé.

Hollande avait accusé l'économie allemande d'être une entrave à la reprise. "Ses excédents commerciaux et sa situation financière lui permettent d'investir davantage. C'est le meilleur service que l'Allemagne peut rendre à la France et à l'Europe"avait polémiqué le plus mauvais des cinq pays les plus riches du monde. Sur fond de crise en zone euro, les boulets de l'Europe reprochent volontiers à l'Allemagne de ne pas en faire assez pour stimuler la croissance chez elle, et par ricochet chez ses partenaires, alors qu'elle les soumettait à de rudes exigences de discipline financière.

Le président français refuse d'assumer la responsabilité de son échec

Le gouvernement actuel de la chancelière Angela Merkel, qui associe conservateurs et sociaux-démocrates, a entrepris des réformes plutôt que de les promettre.  Ainsi a-t-elle travaillé sur les investissements dans les infrastructures et l'éducation et sur la mise sur rails d'un salaire minimum généralisé en Allemagne qui pourrait dynamiser un peu la demande intérieure.
Mais, à la différence des socialistes français, Berlin continue à tenir fermement les cordons de la bourse pour arriver l'an prochain à un budget fédéral à l'équilibre. 
Dans un éditorial mercredi, le quotidien de centre gauche Süddeutsche Zeitung a estimé que le président français attend à tort "le salut de l'extérieur". "Le danger d'une aide de l'extérieur est qu'elle ne masque que temporairement l'arriéré de réformes à l'intérieur", poursuivait le journal, résumant assez bien le sentiment allemand. 
"Et on peut se demander si les Allemands achèteraient des Renault et des Peugeot si leurs salaires augmentaient."

Le quotidien conservateur Die Welt a réagi de façon encore plus cruel, voyant dans l'entretien avec Le Monde "un document étonnant, car il s'agit finalement de l'aveu du président français que sa politique économique a échoué". "Le seul espoir que Hollande caresse encore, c'est qu'Angela Merkel le sorte de là", ironise Die Welt.


jeudi 19 juin 2014

Après trop d'échecs,Montebourg ferait enfin ses cartons

Montebourg nie sa volonté de claquer la porte de Bercy

Son ego ne supporte plus aucune sujétion

Le flamboyant
a la queue basse
Le ministre de l'Economie "se dirige vers la sortie", selon "le Nouvel Observateur" du jeudi 19 juin. Mais Arnaud Montebourg nie, affirmant "être bien" au sein du gouvernement de Manuel Valls et attribuant les rumeurs sur sa démission "à tous ceux" que son interventionnisme agace.

"Il ne sait pas encore quand s'ouvrira la barrière", écrit l'hebdomadaire cette semaine dans un article-choc modestement intitulé "La bombe Montebourg" comme si le monde devait s'écrouler. Voilà déjà plusieurs semaines que le microcosme bruisse: "ses visiteurs, - députés, cadres de son courant ou simples conseillers -, ont compris que l'aventure avec Valls, celle qui s'est nouée fin mars lors du grand remaniement voulu à l'Elysée, reposait sur des bases trop fragiles pour aller à son terme".

Montebourg se sent dépossédé et placardisé
"De là à tout casser au premier obstacle venu...", nuance l'hebdomadaire des oligarques socialistes, qui s'interroge sur le moment que choisira le ministre pour entonner "le Chant du départ". "Avant l'été ou à la rentrée prochaine? Sur l'affaire Alstom, où il va jouer sa réputation, ou sur le budget 2015, qui mesurera bientôt son influence réelle ?"
Montebourg n'est pourtant pas le seul défaut de Hollande... Lien PaSiDupes

"Je suis là et j'y suis bien"

Les images sont trompeuses
"Il y a beaucoup de gens qui veulent que je démissionne et depuis longtemps, réplique le ministre, avec une luciditéinterrogé ce jeudi lors de l'ouverture du salon "Planète PME". Pourquoi? Parce que nous faisons à la fois des choses constructives et dérangeantes. Parce que nous changeons peu à peu le modèle économique de notre pays. Tous ceux qui aimeraient que tout cela s'arrête semblent être au rendez-vous, comme d'habitude. Mais moi je suis là et j'y suis bien".
VOIR et ENTENDRE les réactions à la rumeur:

#Tweetclash : #Montebourg, au revoir et Bercy ! par Lopinionfr


Michel Sapin, son collègue des Finances, a lui aussi réagi sur i-Télé
Selon eux, agir, c'est parler... "Arnaud Montebourg est un excellent ministre, sa place est au gouvernement. Il a une flamboyance, il a une manière d'être, une manière de parler qui est utile au sein de ce gouvernement, qui est utile au sein de la gauche parce que c'est aussi une manière de parler aux Français que les Français comprennent et apprécient". Il est tout aussi vrai que l'excellent Sapin va "faire 4 milliards d'euros d'économies supplémentaires en 2014," comme il le dit...
VOIR et ENTENDRE la nécrologie terne de Montebourg par Sapin: 

Montebourg a visiblement les boules
Reste que, la semaine dernière, le ministre de l'Economie a répondu d'un "oui" franc et définitif à un ami très proche qui lui demandait : "Alors, tu te casses ?"

samedi 5 avril 2014

Les Verts disposent du président Hollande: si ils veulent, quand ils veulent

La patronne des Verts assure que son parti "reviendra un jour au gouvernement" 

"La France a besoin d'écologie", selon les altermondialistes d'Europe Ecologie-Les verts (EELV). Une raison suffisante pour que sa secrétaire nationale estime devant le conseil fédéral du parti réuni à Paris samedi 5 avril leur parti "reviendra un jour au gouvernement". A cette différence que cette écologie-là, sectaire et punitive, s'est rendue insupportable aux Français.
"Nous sommes un parti de gouvernement", affirme Emmanuelle Cosse, après que Cécile Duflot et Pascal Canfin ont claqué la porte au nez de Manuel Valls, le nouveau premier ministre étant trop à droite à leur goût. 
Avec une superbe arrogance, les écologistes préviennent qu'ils continueront à "rappeler aux socialistes leurs promesses et leurs responsabilités".

L'échec de Hollande n'est pas le leur,
après deux ans de partage du pouvoir 

Les rats quittent le navire. La patronne des écologistes radicaux a le sentiment que la décision de partir du gouvernement a  été "difficile", mais "courageuse", soulignant que la responsabilité en incombe au chef de l'Etat, François Hollande : "Nous appelions de nos vœux depuis longtemps un changement de cap. L'intervention du président de la République lundi dernier a montré qu'il n'avait pas eu lieu." Le changement de cap au ministère du Logement a-t-il en revanche eu lieu en 24 mois d'exercice du pouvoir ?

Verts dans le déni, de solidarité et d'échec 

Les altermondialistes se désolidarisent de leurs frères d'armes vaincus 
"Ce n'est pas l'échec d'EELV aujourd'hui, si nous sommes absents du gouvernement. C'est celui d'une majorité et d'un président de la République qui n'a jamais cherché à construire durablement une alliance.

EELV, s
elon eux, serait maîtresse de la situation
La formation écologiste dit aussi avoir décidé de sortir "malgré des propositions solides qui nous ont été faites" par le nouveau premier ministre. Ainsi, l'échec collectif des municipales qu'ils  refusent d'endosser serait étranger à leur décision de battre en retraite.

Le PS, paillason comme marche-pied d'EELV

Manuel Valls "nous a fait une proposition simple : diriger un ministère de l'écologie, avec la tutelle sur l'énergie, afin de faire la loi sur la transition énergétique. Une loi qui acte la réduction de la part du nucléaire dans le mixe énergétique (50 % en 2025). Pas de construction d'EPR, la fermeture de réacteurs. Pas de changement de ligne sur les OGM, ni sur les gaz de schiste. Une réforme de la décentralisation pour aboutir à 10 régions, la mise en œuvre de la proportionnelle, et enfin, à demi-mots, la fin de Notre-Dame-des-Landes ", a-t-elle énuméré. Et, malgré cette offre alléchante qui colle si bien à leurs projets, les deux ministres Verts se retirent ? 

Duflot aurait-elle craint le défi devant lequel Valls l'aurait placée?
La décision de sortie du gouvernement n'a pas manqué de surprendre des écologistes ambitieux comme F. de Rugy ou J.-V. Placé et de diviser les écologistes,  au regard de propositions inespérées. 

E. Cosse montre ses muscles flasques et promet qu'elle ne laissera pas "cette décision difficile [les] désunir"
, voulant "recréer les conditions de la confiance"
EELV ne se sent pas assez solide pour ne pas redouter d'être aspirée dans la spirale socialiste de l'échec
Et Cosse d'en appeler, pour les élections européennes de mai, à construire une "alternative en France", celle de "l'écologie politique". 
L'écologie environnementale peut toujours attendre.

mardi 25 février 2014

Logement: Duflot apporte sa pierre à l'échec du gouvernement

La ministre reste impuissante à construire des logements neufs 
La construction de logements neufs en France a marqué un net recul en ce début d'année 2014
après de longs mois déjà difficiles, tandis que l'avenir s'annonce encore plus morose, du fait du plongeon des permis de construire.

Les mises en chantier de logements neufs en France ont reculé de 9,2% sur un an, pendant les trois mois allant de novembre à janvier, pour s'établir à 85.062 unités, selon les statistiques du ministère du Logement publiées mardi.

De novembre à janvier, les mises en chantier de logements ordinaires sont en baisse de 8,5% à 79.763 unités, tandis que le segment des logements en résidence (seniors, étudiants...) a dégringolé de 19,1% à 5.299 unités.
Sur les douze mois écoulés entre février 2013 et janvier 2014, le nombre de logements neufs mis en chantier n'affiche toutefois qu'un léger recul de 2,4% à 331.303 unités.

La chute des permis de construire accordés pour des logements neufs, est bien plus brutale
Les futures mises en chantier enregistrent un repli de 18% de novembre à janvier, à 93.716 unités, selon la même source.

Le décrochage est encore plus fort pour les permis de construire accordés aux logements ordinaires, qui régressent de 19,6% à 86.629 unités, tandis que les logements en résidence ont, eux,progressé de 6,8% à 7.087 unités.

Sur douze mois, la tendance est toujours à la baisse, avec un repli cumulé de 15,2% à 420.452 unités entre février 2013 et janvier 2014, comparé à la même période un an plus tôt.

En 2013, 331.867 logements neufs avaient été mis en chantier en France, un chiffre en repli de 4,2% sur un an, bien en-deçà de l'objectif gouvernemental - encore jamais atteint dans l'Hexagone - d'un demi-million de logements.

mardi 18 février 2014

Le retour de Sarkozy en politique "indiffère un peu" l' "inutile" Nono Montebourg

Le retour de Sarkozy en politique "indiffère un peu" Montebourg

Nono Montebourg recycle le 
tacle que lui a fait J.V.Placé

Le ministre du Redressement productif s'est fait qualifier d'"impuissant" et donc d' "inutile" par le camarade Verts (lien PaSiDupes), alors le collaborateur de la "gauche molle" décharge sa bave sur la droite. Appelé à commenter la popularité de l'ex-chef de l'Etat, il a affirmé lors de l'émission "12-13 Dimanche" sur France 3  que le retour de Nicolas Sarkozy sur la scène politique "l'indiffère un peu". 
Pour à la fois compenser et détourner l'attention de son accumulation d'échecs, il a dénoncé la "dette monstrueuse" qu'il avait laissée à la France, ajoutant sur France 3: "J'ai une question à poser à M. Sarkozy (...): comment il fait pour baisser la dette monstrueuse qu'il a laissée aux Français?" Le ministre de l'Industrie en faillite appellerait-il à l'aide?
 
Mais, en dépit de tous les chiffres et estimations, il a surtout prétendu  que le gouvernement Ayrault fait des merveilles. "Parce que nous, on gère la facture Sarkozy, la dette Sarkozy, le passif Sarkozy", s'est exclamé l'illuminé, inconscient de laugmentation de la dette publique et du chômage aprsè 22 mois d'incurie, couacs et virages à 180°. 

Le PS est resté en campagne 2012 permanente
Plutôt que de s'étendre sur l'agravation de la situation générale, Nono déblatère comme au plus fort de cette campagne.  "La présidence Sarkozy (...) y'en a pour 687 mds (d'euros) de plus; ça va durer dix ans ce remboursement de la dette Sarkozy". C'est dire le renoncement de ce gouvernement ! De quoi redonner la confiance? 
Nono se trompe complètement de cible.
La haine égare les socialistes. Après avoir nié la crise au temps de leur opposition aveugle et destructrice, maintenant qu'ils sont aux affaires, le Verts J.-V. Placé ne parvient pas à  leur faire réaliser à quel point ils sont impuissants et que le changement aura été inutile au redressement de l'économie.  "Dites-nous comment vous feriez, puisque vous avez l'air si astucieux !", a défié le désespéré, ajoutant: "ce que vous avez laissé derrière vous est une catastrophe pour notre pays". En refusant toute participation à la droite et notamment l'union nationale, ils n'ont fait qu'aggraver la situation qu'ils ont à gérer depuis mai 2013. 
 Nono aurait-il des hallucinations ? 
"Et vous voyez, on assume la responsabilité de redresser le pays après votre passage". Justement, on ne voit rien venir:

"On va se battre", propos de velléitaire
Interrogé sur les risques forts d'une déroute et d'une abstention record de l'électorat de gauche aux élections municipales, le ministre n'a encore pas été pris de court,  assurant: "On va se battre, il y a des très bons bilans de maires". 

"Ce que je vois, c'est que ce sont des élections municipales et la population s'intéresse beaucoup aux enjeux municipaux: où est ce qu'on construit le stade, quelle est la politique des crèches etc", a-t-il répliqué, en langue de bois.  "Les élections locales, c'est un enjeu local, on règle des problèmes locaux", a-t-il insisté, reconnaissant toutefois que "ça aura forcément un retentissement national"
Faut-il sétonner qu'il ait tenté le concours d'entrée de l'ENA, et qu'il ait échoué...

mercredi 8 mai 2013

Le monarque de l'Elysée ne supporte la critique d'aucun républicain, ni de droite, ni de gauche

L'opposition républicaine n'a-t-elle le droit que de se taire ?

Au  PS, les fidèles de François Hollande se rebiffent


Rebsamen et Le Foll, en tête-à-tête
A l'heure où l'exécutif hésite sur la bonne stratégie face à un chômage en crue et à une croissance en berne, les fidèles du chef de l'État aimeraient que le PS soit plus en pointe pour dynamiser l'action du gouvernement, qu'il soit en mesure de "réenchanter" la "gauche molle". Le clan Le Foll a contribué à imposer Harlem Désir à la tête du PS, au détriment du député de Paris Jean-Christophe Cambadélis. Ils veulent maintenant un retour sur investissement. "Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas au PS", soupire en privé le patron des sénateurs socialistes François RebsamenOn l'a compris, Désir est rendu responsable de l'offensive sur les sujets sociétaux (non-cumul des mandats, droit de vote des étrangers, etc.) alors que les Français sont au front, sous le feu des difficultés économiques et sociales.

A défaut du PS, l'ancien bras droit de François Hollande pendant onze ans Rue de Solférino, le ministre de l'agriculture,
Stéphane Le Foll, a lancé l'offensive dans une tribune anti-austérité du 4 mars par Libération dans laquelle il plaide pour une relance par "l'investissement productif et industriel". "Investir, c'est relancer le modèle social français. C'est le nouvel horizon de la gauche française", écrit-il en détournant l'expression forgée par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Parallèlement, il a chargé deux jeunes députés – Gwendal Rouillard (Morbihan), un protégé du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et Laurent Grandguillaume (Côte-d'Or), un proche du maire de Dijon et président du groupe socialiste du Sénat, François Rebsamen – de soulever les parlementaires. Les deux élus, également membres du secrétariat national du PS, revendiquent l'appui d'un "collectif" de 140 députés, soit une force intérieure au PS de près de la moitié du groupe socialiste.

Les frondeurs avaient déjà voulu prendre le pouvoir au PS en juillet 2012: ils s'estimaient mal servis par Hollande, car ils n'avaient obtenu aucun poste ministériel régalien.


A Nîmes, Copé prédit le "printemps des cons"

Copé fustigé pour s'en être pris à Hollande pour son premier anniversaire à l'Elysée

Jean-François Copé a galvanisé les militants UMP réunis en meeting lundi soir à Nîmes en dénonçant 
- "l'échec cuisant" de la première année de François Hollande, "Le pays est mal gouverné», a lancé le président de l'UMP,  qualifiant le gouvernement de "bateau ivre"."

- le retour de la "culture de l'excuse" face à la délinquance 
"Hollande a menti", a-t-il martelé avec des accents sarkoziens, comme lorsqu'il a évoqué «le retour de la culture de l'excuse et l'explosion de la délinquance», ou parlé de ces Français qui travaillent, dont «on ne parle pas dans les médias» et qui «ne brûlent pas de voitures",
- et en invitant les opposants au mariage homosexuel à rejoindre les rangs du premier parti d'opposition. 

"Echec complet"
A l'entrée de la grande salle des Costières de Nîmes, des portraits du président Hollande ruisselant sous la pluie, pris lors de sa remontée des Champs-Elysées le 15 mai 2012, et légendés du mot "échec", accueillaient les participants au meeting. 
"Il est de notre devoir de nous lever, loin des populismes, des extrémismes, loin de cette gauche arrogante! Nous sommes là pour incarner l'espérance, le courage politique», a lancé Jean-François Copé, sous les applaudissements d'une assistance conquise, comme en témoignaient Anthony et Sophie, deux lycéens de Nîmes, vantant son esprit "combatif". 

"Un an après" l'élection de Hollande, "qu'a-t-il fait de la France?", a-t-il demandé, avant de déplorer le bilan du chef de l'Etat d' "un seul mot: l'échec. Echec complet. Echec profond. Echec cuisant". 

"Rétrospectivement, les Français réalisent en frémissant que pour être élu, François Hollande a commis une véritable imposture. Une imposture qui saute aux yeux lorsqu'on reprend la longue litanie de ses promesses et de ses 'Moi, Président' ", a-t-il ajouté, évoquant l'anaphore du candidat Hollande lors du duel télévisé face à Nicolas Sarkozy, entre les deux tours de la présidentielle de 2012. 

Le député-maire de Meaux a notamment dénoncé "le plus grand matraquage fiscal de l'histoire", la croissance "disparue", le pouvoir d'achat "évaporé", "la promesse de faire baisser le déficit à 3% du PIB en 2013 abandonnée"

"Printemps des cons" 
"L'intouchable ministre de l'Intérieur est plus efficace pour réprimer les manifestations contre le mariage et l'adoption par les couples de même sexe, que pour lutter contre les multirécidivistes", a-t-il ironisé à propos de Manuel Valls. 

Il a de nouveau appelé à venir manifester le 26 mai contre le mariage homosexuel, "un projet de société qui n'est pas le nôtre", et, au-delà, pour "exprimer un non global à la politique de François Hollande". 

Il a également invité "tous ceux qui manifestent à travers toute la France à rejoindre nos listes pour les municipales". 

"Et que dire du silence du président de la République sur l'affaire scandaleuse du "Mur des cons", tenu par le Syndicat de la magistrature? (...) Les cons, c'est nous, c'est vous, ce sont les justiciables, ce sont les victimes, c'est le peuple français, c'est tous ceux qui ne pensent pas comme eux". 

"Que François Hollande et sa République des camarades prennent bien garde! Car je le prédis, il y aura bientôt un "Printemps des cons". "Une réponse morale, civique et politique de cette France silencieuse qui ne supporte plus leur mépris", a lancé J.-F. Copé, tandis que les applaudissements redoublaient. 

Droite décomplexée 
Dans ce département du Gard où Marine le Pen a fait un score de 25% au premier tour de la présidentielle de 2012 (près de 18% au plan national),   Copé est parti à la reconquête. Le patron du principal parti d'opposition, incarnation d'une "droite décomplexée", a de nouveau plaidé pour le "ni-ni", ni vote PS, ni vote FN, en cas de duel entre le Parti socialiste et le Front national, comme il l'avait fait - avec l'approbation de Nicolas Sarkozy - en mars 2011, lors du second tour des cantonales.

Vallaud-Belkacem délaisse les femmes pour se consacrer à Copé 

Le président de l'UMP a fait de l'"outrance langagière son fonds de commerce", estime la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, interrogée mardi sur le "printemps des cons" évoqué  par le dirigeant de l'opposition. "Sans doute pense-t-il que cela finira par cacher la vacuité totale de ses propositions", a riposté la porte-parole réelle du Parti socialiste supposée être celle du Conseil des ministres de tous les Français.

"Ce n'est pas la première fois que l'on entend un éminent responsable de l'UMP utiliser ce mot", a-t-elle polémiqué depuis l'Elysée, rappelant une réplique de l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, en 2008 au Salon de l'agriculture. "Je vous mets au défi de citer une seule proposition de Jean-François Copé depuis douze mois maintenant... Je n'ai pas entendu une seule proposition sur le front économique, sur le front social, une proposition un peu constructive, un peu alternative, un peu utile", a accusé la ministre des Droits des Femmes.

"Et pour cause": "l'UMP est à la peine de faire ce travail, parce qu'elle n'a pas fait l'indispensable travail de mea culpa, de retour sur ce qui n'a pas marché. Elle ne s'est pas interrogée sur la raison pour laquelle les Français n'ont pas souhaité reconduire" l'ancienne majorité, a-t-elle ressassé, malgré les sondages.
La ministre à temps très partiel des Femmes est-elle en mesure de dire où en sont ses chantiers de

- la parité dans les fédérations sportives et dans la diffusion du sport à la télévision: elle a demandé à Laura Flessel, escrimeuse et non pas judoka (lien PaSiDupes: " Ministre socialiste des Sports, Fourneyron - une femme - prend l'épéiste Laura Flessel pour une judoka"), qui est déjà en charge depuis 2011 du comité de lutte contre les discriminations, mission confiée par Chantal Jouanno... 

- la lutte contre le temps partiel fragmenté  

A-t-elle mis à exécution ses menaces ? Dans le cadre de la négociation sur la qualité de vie au travail, les syndicats et le patronat devront 3faire des propositions, début mars, pour mieux encadrer le temps partiel" avait-elle promis, et s’ils ne parviennent pas à un accord, "nous agirons pour lutter contre le temps partiel subi". "Nous légiférerons pour imposer des seuils horaires minimums ou pour que, dans certaines branches comme les services à la personne, les femmes aient accès aux droits sociaux même quand elles n'atteignent pas le seuil", détaillait-elle. Et alors ? Quoi de plus en mai ?

- et de la réduction des stéréotypes sexistes dans les programmes scolaires.
La binationale estime que dans les familles européennes 'Papa fume sa pipe dans son fauteuil et maman fait la vaisselle' ! C'est nier l'action des associations féminines et du ministre socialiste de l’Education nationale, Alain Savary qui, dès 1975, à l’occasion de " l’Année internationale de la femme ", ont posé publiquement le problème du contenu des manuels scolaires afin de déceler et dénoncer les stéréotypes sexistes. 
Parce que les femmes ne peuvent faire debout,
les hommes devront faire assis !
A Savary avait fait paraître un arrêté ad hoc (intitulé "Action éducative contre les préjugés racistes") le 12 juillet 1982 qui insiste, dans son article premier, sur la "mention destinée à combattre les préjugés sexistes qui est ajoutée, à compter de la rentrée scolaire 1982-1983, à l’ensemble des programmes pour toutes les disciplines et activités éducatives ainsi que pour tous les niveaux d’enseignement des premier et second degrés". Elle avait alors cinq ans et arrivait du Maroc au titre du regroupement familial, mais ne pouvait-elle prendre des renseignements ?
Fête des mères:
idées de cadeaux pour Najat
La double journée de Vincent Peillon: son collègue a accompli la tâche ministérielle de Vallaud-Belkacem: "une documentation pédagogique, coproduite par le ministère du droit des femmes et le ministère de l’Education nationale, sera mise à la disposition des enseignants sous forme physique et numérique". C'était il y a deux mois...

Son bilan à douze mois reste dérisoire: la création, après sept mois, du Haut Conseil à l'égalité hommes-femmes, présidé par l’ancienne députée Danielle Bousquet et qui compte parmi ses membres l’ancienne ministre UMP Roselyne Bachelot.
Pulvar, en rose, n'a rien compris !
Bachelot, en bleu, fait sa macho  !

"N'ayant pas fait ce travail de réquisitoire contre elle-même, il est impossible de revenir avec des propositions neuves et des idées inédites", a poursuivi la binationale. Parle-t-elle d'elle-même ou a-t-elle brisé son miroir ?

La caricaturiste ne travaille pas ses dossiers
Pour information de la polémiste paresseuse du gouvernement, Hervé Mariton a posté  un document directement sur le site de Mme Vallaud-Belkacem. Il  lui fait une fiche énumérant les propositions de l'UMP présentées lors de conventions dans le cadre des "Etats Généraux de la Reconquête" (fiscalité, autorité, travail), avec, à chaque fois, un lien qui permet d'obtenir les détail des propositions.
"Dans chacun de ces documents, vous trouverez des propositions de fond qui pourraient inspirer votre gouvernement à court d'idées. Bien loin des petites 'boîtes à outils' improvisées par le Président de la République qui semble dépassé par le nouveau monde en train de naître, l'UMP travaille pour construire un projet à la hauteur des attentes des Français et des défis du 21ème siècle", souligné le délégué général de l'UMP chargé du projet.