POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est réconciliation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est réconciliation. Afficher tous les articles

mercredi 7 décembre 2016

Valls fait se dresser un front uni contre lui

Ceux qui aimeraient le voir chuter à la primaire promettent à Valls une campagne minée  

Lancé dans une aventure présidentielle perdue d'avance, Manuel Valls va regretter Matignon  

Le candidat exalté n'est plus désormais qu'un ex-premier ministre parmi d'autres. Dans les premières heures de l'annonce de sa candidature, Hollande lui a trouvé "un frère", Bernard Cazeneuve, pour le remplacer: un jeu de chaises musicales, puisque Nanard avait déjà succédé à Manu, place Beauvau. Adieu berlines de la République et escortes officielles, palais de la République, appui des préfectures et des ambassades pour les déplacements, cabinet de plusieurs dizaines de têtes coupées de la vraie vie... 

Repassé en mode artisanat depuis l'annonce de sa candidature lundi à Evry, Manuel Valls a engrangé des ralliements : le patron des sénateurs PS, Didier Guillaume, le député de l'Ardèche, la petite crevure volubile, Olivier Dussopt, jusqu'ici classé aubryste et donc marqué à la gauche du PS. 

Côté gouvernement, des femmes secrétaires d'Etat, ses vallsettes : l'ambitieuse Juliette Méadel, secrétaire d'État chargée de l'Aide aux victimes (et donc à Hollande), la féministe bornée Laurence Rossignol, ancienne secrétaire d'État chargée de la Famille, que la testostérone n'effraie pas autant qu'il transparaît dans ses propos, Pascale Boistard, chargée des personnes âgéesEricka Bareigts que Valls a sortie de l'ombre pour en faire la ministre des Outre-Mer, mais aussi des hommes, ministres : Patrick Kanner, son ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports parce que concurrent de Martine Aubry, ou Harlem Désir, qui a beaucoup dérivé depuis SOS Racisme et n'est plus regardant sur les propos du patron sur les Rom ou l'accueil de toute la misère du monde, sont montés à bord du frêle esquif vallsiste : des ralliements qui pourraient le desservir encore davantage.

L'ancien mentor de Hollande a retrouvé quelque 150 parlementaires venus "en soutien" après son intervention au 20h00 de France 2 mardi soir, selon ses partisans. "On était plutôt contents" du nombre de participants, a indiqué un membre de l'équipe de campagne. En vérité, les soutiens ne se précipitent pas.

Un front anti-Valls se dresse sur son chemin

"Le rassemblement est en oeuvre, mais cette campagne sera rude", reconnaît un lieutenant du Premier ministre qui se dit "pas inquiet". Bruno Le Roux qui, fin octobre, avait qualifié Manuel Valls de "plus légitime à porter nos couleurs" en cas de renoncement de Hollande, a fait savoir lundi qu'il "attend de voir", depuis que Hollande la placé Place Beauvau comme ministre de l'Intérieur de Cazeneuve. Comme d'autres lieutenants de François Hollande, Stéphane Le Foll ou François Rebsamen, lequel aurait refusé la succession de Cazeneuve, venue trop tard.

Le changement de gouvernement de mardi n'a pas encore déclenché la guerre contre l'Elysée: Bernard Cazeneuve est plus "vallso-compatible" qu'un Stéphane Le Foll, qui, selon la presse, faisait partie des "premiers ministrables", derrière Marisol Touraine, autre déçue. Lors de la passation de pouvoirs, il a dit "son amitié indéfectible" à Manuel Valls, sans toutefois exprimer de soutien direct à la campagne de son prédécesseur.

Hollande met le vallsiste Le Guen au placard 

A l'approche de la primaire socialiste, fin janvier, un proche bourrin de Manuel Valls, Jean-Marie Le Guen, s'est fait sanctionner avec la perte du stratégique secrétariat des Relations avec le Parlement au profit du 'hollandais' André Vallini, 60 ans. Pressenti au ministère de la Justice, en cas de victoire de Lionel Jospin en 2002, puis de Ségolène Royal en 2007, il comptait à nouveau sur ce portefeuille en 2012, lors de l'accession à la présidence de la République de Hollande qui lui préféra finalement Christiane Taubira. A l'Elysée en fin de règne, l'heure est aux récompenses des dindons de la farce hollandienne, mais on se demande pourtant ce qu'il a bien pu réaliser, depuis avril 2014, comme secrétaire d'État chargé de la Réforme territoriale.

Du côté de la primaire, la sénatrice de l'aile gauche du PS Marie-Noëlle Lienemann envisage de retirer sa candidature et a promis dans tous les cas de soutenir "celui qui sera en situation de battre Manuel Valls", alors que se murmure l'annonce du retour de Vincent Peillon.

Selon un sondage Ifop-Fiducial diffusé mardi et réalisé après le renoncement de François Hollande, mais avant la candidature officielle annoncée de Valls, l'ancien député-maire d'Evry, candidat controversé comme oligarque, ne recueillerait que 10% d'intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle, très loin derrière François Fillon (27,5%). 

Pas d'effet d'annonce: Valls reste figé à la cinquième place, derrière également Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Mais Manuel Valls reste le candidat socialiste le mieux placé, devant ses rivaux de la primaire Arnaud Montebourg, l'enflé, et Benoît Hamon, l'insignifiant, crédités de 6 et 4% en cas d'investiture.

Si les précédents échecs de Jacques Chirac en 1988, Edouard Balladur en 1995 et Lionel Jospin en 2002 ont montré la difficulté de cumuler Matignon et candidature à la présidentielle, Manuel Valls doit désormais prouver que le modèle de la "liberté" est une meilleure piste. Le seul précédent Georges Pompidou, dans les années 60, ne lui sera guère utile.

Manuel Valls n'a pas craint de placer sa déclaration sous le signe de la "réconciliation". 
Doucereux, il a rangé aux archives les "mots durs", les "incompréhensions" et ses propos polémiques ("positions irréconciliables" visant Mélenchon, "expliquer c'est un peu excuser" sur les attentats, etc.). Plus question d'autoritarisme et de coups de menton au moment de se lancer dans une guerre intestine et nauséabonde pour une primaire qui a lieu dans sept semaines seulement (22-29 janvier) entre une foultitude de candidats, probablement bientôt  assez nombreux pour constituer une équipe de rugby, alors que les sondages promettent une élimination de la gauche - PS et extrême gauche -  au premier tour de la présidentielle fin avril.
"La gauche est challenger ("concurrente", en français); on est 4e ou 5e, donc il faut faire attention", résume un vallsiste.

Mercredi, Manuel Valls entamera une campagne qui se veut de "terrain" dans le Doubs, terre industrieuse de l'Est et roulée dans la farine par Montebourg. Il participera à un meeting à Audincourt (commune socialiste de Montbéliard, terre d'élection de Pierre Moscovici), théâtre d'un duel serré entre le PS et le FN à une législative partielle en 2015, finalement emportée par le socialiste Frédéric Barbier, candidat PS moribond qu'il est venu par deux fois soutenir à une législative partielle: donné perdant, le socialiste avait profité d'une triangulaire pour l'emporter sur l'UMP et, surtout, sur Sophie Montel, candidate Front devenue un porte-bonheur. Le superstitieux aurait-il besoin de se rassurer ?

mercredi 23 septembre 2015

François, le pape sous influence marxiste de la "théologie de la libération"

Le pape François et la théologie de la libération: les liaisons dangereuses ?

Sa Sainteté diffuse-t-elle la "théologie de la libération" 

Cadeau accepté
Le pape François désoriente la gauche radicale qui se surprend à le trouver à sa convenance...
A son arrivée à La Paz (Bolivie) le 08 juillet 2015, le pape François a d'ailleurs reçu un cadeau un brin provocateur du président socialiste Evo Morales: la réplique en bois d’un crucifix en forme de faucille et de marteau réalisé dans les années 70 par le père... jésuite espagnol Luis Espinal (1932-1980). Pour cette fois, il a échappé à une réplique de la sculpture monumentale érigée Place Vendôme: le "sapin de Noël" de Paul McCarthy...
Luis Espinal mena à partir de 1968, date de son arrivée en Colombie, un apostolat engagé auprès des pauvres, comme journaliste et réalisateur de films qui dénonçaient les injustices et les abus de la dictature militaire. Il participa également aux grèves des mineurs et des travailleurs. Le 21 Mars 1980, il fut enlevé, torturé, et finalement abattu sur ordre du dictateur luis Garcia Meza Tejada.

Ce crucifix 'revisité' souligne l'influence que put avoir sur l'Eglise latino-américaine la théologie de la libération, apparue dans les années 1960 en réponse à des situations de grande instabilité politique et d'injustices sociales criantes. Sa résurgence semble avoir frappé les esprits en éveil. 
4L du cardinal Bergoglio
Avant son entretien avec le président Morales, le pape François alla se recueillir devant la croix érigée à l'entrée du quartier d'Achachicala, à La Paz, où fut retrouvé le corps supplicié du prêtre, et loua le courage de ce défenseur du droit des opprimés: "Il prêcha l'évangile, cet évangile qui nous apporte la liberté, qui nous rend libre, comme tout enfant de Dieu."
En recevant ce présent, le pape laisse paraître un embarras certain, pourtant démenti le lendemain par son porte-parole, le père Federico Lombardi: selon les précisions du père Lombardi, ce crucifix n'aurait pas été, pour le père Espinal, un signe idéologique, mais le signe d'une réflexion intime sur le christianisme et le marxisme. "Il n'était pas communiste [disons qu'il n'était pas encarté], mais c'était une manière de chercher le dialogue avec les ouvriers et les paysans, qui était selon lui absolument nécessaire", déclara le père Albo, lui-même jésuite, un ami proche d'Espinal. 
"Il mettait cependant en garde contre la tentation d'idéologiser le message évangélique par une "réduction socialisante", "une prétention interprétative sur la base d'une herméneutique selon les sciences sociales, (qui) recouvre les champs les plus variés : du libéralisme de marché aux catégories marxistes".
Après le voyage du pape à Cuba et en Amérique du Sud, ses discours continuent de faire débat. Grand reporter au Figaro, Isabelle Schmitz rappelle quel fut le rapport du Cardinal Bergoglio à la théologie de la libération.

En acceptant ce cadeau, et en allant de recueillir sur la tombe du père Espinal, le pape François aurait-il légitimé la théologie de la libération?

Si l'élection du pape François, qui fit immédiatement le vœu d' "une Eglise pauvre et pour les pauvres", a été saluée par Leonardo Boff, l'une des figures éminentes de ce courant théologique, le pape argentin n'a jamais adhéré à la théologie de la libération telle que l'ont définie ses principaux leaders, (Gustavo Gutierrez en tête) dans le contexte tourmenté des années 1960: une "théologie contextuelle", qui, à partir d'une relecture marxiste de l'Evangile, conçoit l'histoire comme un processus de libération de l'homme, "qui conduit à une révolution culturelle permanente, à la construction d'un homme nouveau" et à l'établissement du Royaume de Dieu sur terre sous la forme d'une société sans classes.
Le Christ y est à la fois le libérateur du péché et le chef de file des révolutionnaires, parfois représenté, en croix, sous les traits de Che Guevara. Le pauvre de l'Evangile est entendu comme le prolétaire, considéré comme le seul interprète légitime de l'Evangile et comme le sacrement même du salut. C'est cette inversion fondamentale qu'exprimait le jésuite Joao B. Libanio, au IVe Congrès international de théologie (20 février-3 mars 1980) à Sao Paulo: "Avant, c'était le riche, ou l'Eglise, qui faisaient Grâce au peuple. Aujourd'hui, c'est celui qui réussit à s'approcher du peuple qui reçoit la grâce. Cette découverte: que le peuple simple, le pauvre, est le sacrement du Salut, est la grâce pour nous."

Tout en luttant pour la défense et le respect des pauvres, le cardinal Bergoglio n'adhéra jamais à cette herméneutique marxiste, et il rappela avec force la primauté de la foi sur toute vision "idéologisée" de la réalité et de la figure du pauvre. En 2007, il présida la rédaction du document final de la Ve réunion du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM) à Aparecida, dans lequel il insista sur l'urgence d'annoncer le Christ à tous, et sur la mission des chrétiens à "faire de ce continent un modèle de réconciliation, de justice et de paix". Dans son discours au comité de coordination au CELAM, prononcé à Rio de Janairo le 29 Juillet 2013, le pape François rappelait la nécessaire conversion pastorale, qui impliquait de croire en Jésus Christ porteur du Royaume de Dieu, et de l'annoncer en adoptant "les joies et les espérances, les tristesses et les angoisses des hommes de notre temps, surtout des pauvres et de ceux qui souffrent" [un discours religieux que pourraient tenir les rabbins et les imams]. Il mettait cependant en garde contre la tentation d'idéologiser le message évangélique par une "réduction socialisante", "une prétention interprétative sur la base d'une herméneutique selon les sciences sociales, (qui) recouvre les champs les plus variés: du libéralisme de marché aux catégories marxistes".

La théologie du peuple dont s'inspire le pape François est-elle une excroissance de la théologie de la libération?

Arrivée du pape François aux Etats-Unis 
en Fiat 500 noire :
s'est-il assombri et embourgeoisé ?
La "théologie du peuple", que l'on a beaucoup citée lors du voyage du pape en Amérique latine, émane de la théologie de la libération (elle est née dans son sillage mais se présente comme "autonome") en ce sens qu'elle recherche, selon les mots de Bergoglio en 2012, "les chemins de la libération intégrale de notre peuple, en mettent en avant la nouveauté évangélique, sans tomber dans les réductions idéologiques". En aucun cas elle ne prône la lutte des classes. [Pas plus que la "théologie du peuple" n'est la théologie de la libération"...]

Elaborée par les argentins Rafael Tello et Juan Carlos Scannone (qui fut professeur de Bergoglio lors de son noviciat jésuite), elle porte une attention particulière aux pauvres et à la justice sociale, tout en se tenant "loin d'un idéalisme sur les pauvres, loin d'un paupérisme théologal", précise Bergoglio, mais accueillant la culture et la religiosité des gens ordinaires, leur piété, comme une richesse missionnaire et un don de Dieu.

Alors que les théologiens de la libération identifient le Peuple de Dieu au peuple comme classe, la théologie du peuple entend le "Peuple de Dieu" comme les peuples de la terre [suivez la filiation de l'expression passe-partout actuelle: "nous sommes tous des êtres humains"], chacun avec sa culture propre et son enracinement [d'où la justification de tous les communautarisme]. En Amérique latine, les garants de la culture et des valeurs de chaque peuple sont avant tout les pauvres. Ce sont eux qui maintiennent vivante la notion de peuple [dont se méfient pourtant certains, tel Michel Onfray], qui sont le plus attachés à leur culture [fut-elle infantile et superstitieuse]. D'où une sollicitude et une attention supplémentaires aux pauvres. D'où l'importance, pour la théologie du peuple que prône le pape, de l'évangélisation de la culture, et de l'inculturation de l'Evangile. En plus de la justice sociale et de la lutte évangélique pour le respect des plus humbles.

En charge du Figaro Hors-Série Isabelle Schmitz a fait pendant des années de l'information religieuse notamment à Spectacle du Monde et à Radio Vatican. Elle est l'un des auteurs du Dictionnaire du Vatican (éditions Robert Laffont, collection Bouquins) notamment sur les sujets qui concernent la théologie de la libération. Elle participe régulièrement à l'émission La curiosité est un vilain défaut sur RTL.

mercredi 6 août 2014

Croissance: Hollande prend un râteau de l'Allemagne

Fin de non-recevoir à la demande d'un "soutien plus ferme" allemand à la croissance 

L'Allemagne n'a que faire des réclamations de François Hollande
Gauck-Hollande
au Vieil-Armand

La réconciliation franco-allemande
entre les présidents allemand et français,
aura duré 
trois jours !



Hollande nous met la honte: Berlin a réagi d'un haussement d'épaule à l'appel du président français visant à mettre l'Allemagne en cause. Berlin ne voit "aucune raison" de modifier sa politique économique, a déclaré mercredi une porte-parole du gouvernement allemand. "Les déclarations très générales en provenance de Paris ne fournissent aucune raison pour de quelconques corrections dans la politique économique" du gouvernement allemand, a déclaré la porte-parole Christiane Wirtz, interrogée lors d'une conférence de presse régulière sur des propos tenus par François Hollande au quotidien français Le Monde. "L'Allemagne est déjà une locomotive importante, la plus importante même, pour la conjoncture de la zone euro", a-t-elle affirmé.

Hollande avait accusé l'économie allemande d'être une entrave à la reprise. "Ses excédents commerciaux et sa situation financière lui permettent d'investir davantage. C'est le meilleur service que l'Allemagne peut rendre à la France et à l'Europe"avait polémiqué le plus mauvais des cinq pays les plus riches du monde. Sur fond de crise en zone euro, les boulets de l'Europe reprochent volontiers à l'Allemagne de ne pas en faire assez pour stimuler la croissance chez elle, et par ricochet chez ses partenaires, alors qu'elle les soumettait à de rudes exigences de discipline financière.

Le président français refuse d'assumer la responsabilité de son échec

Le gouvernement actuel de la chancelière Angela Merkel, qui associe conservateurs et sociaux-démocrates, a entrepris des réformes plutôt que de les promettre.  Ainsi a-t-elle travaillé sur les investissements dans les infrastructures et l'éducation et sur la mise sur rails d'un salaire minimum généralisé en Allemagne qui pourrait dynamiser un peu la demande intérieure.
Mais, à la différence des socialistes français, Berlin continue à tenir fermement les cordons de la bourse pour arriver l'an prochain à un budget fédéral à l'équilibre. 
Dans un éditorial mercredi, le quotidien de centre gauche Süddeutsche Zeitung a estimé que le président français attend à tort "le salut de l'extérieur". "Le danger d'une aide de l'extérieur est qu'elle ne masque que temporairement l'arriéré de réformes à l'intérieur", poursuivait le journal, résumant assez bien le sentiment allemand. 
"Et on peut se demander si les Allemands achèteraient des Renault et des Peugeot si leurs salaires augmentaient."

Le quotidien conservateur Die Welt a réagi de façon encore plus cruel, voyant dans l'entretien avec Le Monde "un document étonnant, car il s'agit finalement de l'aveu du président français que sa politique économique a échoué". "Le seul espoir que Hollande caresse encore, c'est qu'Angela Merkel le sorte de là", ironise Die Welt.


vendredi 13 décembre 2013

Mandela: couac sur couac pour le meeting d'hommage médiatisé au terroriste amendé

Mgr Desmond Tutu confirme qu'il n'a pas été invité

Prix Nobel de la Paix, 
 Tutu
 ne pourra pas assister à l'enterrement de Tata, son ami et compagnon de lutte, Nelson Mandela, samedi à Qunu (sud).

Etreinte Tata et Tutu
L'ancien archevêque anglican du Cap n'a reçu aucune invitation ou accréditation et a dû annuler son voyage, a indiqué son entourage. "Même si j'aurais adoré assister à la cérémonie pour faire mes adieux à une personne que j'aimais et chérissais, cela serait manquer de respect à Tata que de m'imposer dans ce qui est présenté comme des funérailles strictement familiales", a déclaré Mgr Tutu. "Si mon bureau ou moi-même avions été informés que j'étais le bienvenu, pour rien au monde je n'aurais manqué ça," a encore ajouté le prélat.

Mardi, Desmond Tutu avait déjà été exclu du programme officiel du rassemblement d'hommage à Mandela au stade de Soweto en présence de près d'une centaine de chefs d'Etat. Il a aussi été le dernier des orateurs, invité seulement à donner la bénédiction

Desmond Tutu, 82 ans, pourfend régulièrement les dérives de l'administration de l'actuel président Jacob Zuma
, qui a empêché à deux reprises la venue en Afrique du Sud de son ami le dalaï-lama, ou dont certains responsables ont été pris dans des affaires d'abus de biens sociaux.
La présidence sud-africaine avait pourtant assuré qu'il figurait bien sur la liste des invités. "C'est une personne très spéciale pour notre pays et il est sans aucun doute sur la liste", a déclaré son porte-parole, Mac Maharaj.  "J'ai vérifié et il est bien sur la liste", a-t-il ajouté. "S'il y a le moindre problème, nous allons tout faire pour l'aplanir." 
Les funérailles du héros de la lutte anti-apartheid et premier président noir d'Afrique du Sud  ont eu lieu dimanche à Qunu (sud), le village de son enfance et de ses vieux jours. Environ 5.000 personnes, dont de nombreux dignitaires, ont assisté d'abord à un hommage officiel, mais seule la famille et un petit nombre de personnalités triées sur le volet participeront ensuite à son inhumation. 

Evêque rouge, Tutu était pourtant souvent critique envers le pouvoir

Desmond Tutu, 82 ans, pourfend régulièrement les dérives du gouvernement du président Jacob Zuma, notamment les scandales de corruption et l'échec à réduire les inégalités. En 2013, il a assuré qu'il ne voterait plus pour le Congrès national africain (ANC), le parti de la lutte contre l'apartheid, au pouvoir depuis l'avènement de la démocratie en 1994 et exclusif. 
Mardi lors de la cérémonie officielle d'hommage à Mandela en présence d'une centaine de chefs d'Etat et de gouvernement, Desmond Tutu a été le dernier des orateurs, devant des gradins quasi-désertés. Conscience morale de l'Afrique du Sud, il  avait fait hurler un puissant "Oui" au public après avoir lancé: "Nous promettons à Dieu que nous allons suivre l'exemple de Nelson Mandela!" 
Le secrétaire général de l'ANC Gwede Mantashe a réagi en assurant que le parti n'y était pour rien: "Ce sont des funérailles d'Etat, ce ne sont pas des funérailles de l'ANC", a-t-il relevé.

Obama n'a encore pas su se tenir
Lors de l'hommage à Nelson Mandela (Soweto), un photographe a pris mardi des photos du recueillement respectueux de quelques grands de ce bas monde.


Dans les gradins du stade Soccer City de Soweto, il surprend le "selfie" [autoportrait] des machos Barack Obama, David Cameron et de la Danoise, Helle Thorning. Mais pourquoi l'Anglais bat vite en retraite.
Le dragon, Michèle Obama, sorte de Taubira, version américaine, a eu vite fait de recadrer Barack, le roi de la savane  président de la première puissance du monde.    

Désorienté, Pépère s'est assoupi et n'a plus retrouvé son avion
D'abord, un journaliste tient à serrer la main de N. Sarkozy
Pensait-il que Hollande est son Premier ministre?
A la fin de la récréation, Hollande appelle Nicolas Sarkozy au secours.
Le 10 décembre, sur le tarmac de l'aéroport de Johannesburg (Afrique du sud), François Hollande soudain angoisse et se tournée vers Nicolas SarkozyPépère a perdu le "navion" présidentiel !


Le chef de guerre est-il atteint de la maladie d'Alzheimer ?




Abandon de l'intégration et reprise du voile à l'école: le rapport qui encourage le communautarisme religieux

Les recommandations de ce rapport sont fidèles à la commande de Matignon

L'exécutif veut "changer la manière d'aborder l'intégration"
Le changement annonce une fracture sociale. 
On ne parlera peut-être bientôt plus "d'intégration" mais de "faire France" ou de "vivre ensemble égalitaire". Ces formules un peu sémantiques résument l'esprit de la commande passée par l'éxécutif socialo-écolo à cinq commissions thématiques qui ont rendu leurs conclusions dans le sens préconisé par le Premier ministre. Un rapport qui devrait servir de base à une vaste réforme de la politique d'intégration.

Les conclusions  publiées jeudi soir sur le site de Matignonaprès quelques semaines par plusieurs groupes de travail préconisent des mesures en cinq volets. Y figurent notamment l'abandon de l'objectif d'"intégration", le retour du voile à l'école et la création d'un "délit de harcèlement racial"
Le Premier ministre, qui tiendra une réunion interministérielle début janvier pour bâtir sa feuille de route, a annoncé son intention de prendre le temps du débat sur ce sujet de fond: comme sur le "mariage entre personnes du même sexe ? Mais ces idées font d'ores et déjà bondir les Français.

Ce que recèle ce rapport a
nnoncé en juillet dernier 

Ce rapport, dont
les conclusions ont été remises au Premier ministre le 13 novembre, est le fruit du travail de cinq commissions thématiques, auxquelles ont participé des représentants des services de l'Etat, des collectivités territoriales, des associations, des partenaires sociaux, ainsi que des chercheurs et experts. Voilà pour la caution... 

Le retour du voile à l'école

Le rapport préconise de casser la législation actuelle sur le port du voile à l'école. Serait aussi annulée la circulaire de mars 2012  qui interdit le voile aux mères accompagnatrices des élèves lors des sorties scolaires.

Réécriture de l'Histoire

Un travail "de (re)mise à plat de l'histoire de la France est nécessaire", estiment aussi les auteurs. Ils reprochent à "l'histoire enseignée de se référer à des figures incarnées qui demeurent très largement des 'grands hommes' blancs et hétérosexuels"... "Il y a donc un enjeu fort à faire évoluer le panthéon des figures censées incarner les grands mouvements, les époques et les dynamiques plurielles de la société", selon cette bande d'experts choisis. L'histoire des mouvements de population, "c'est-à-dire ceux liés à l'esclavage et à la traite négrière, les colonisations [...] sans oublier les Rom" devrait également être enseignée dès le primaire, selon les individus mandatés par le gouvernement. 

Réapprendre l'Histoire et la langue des minorités
"La France doit assumer la dimension arabe-orientale (comme afro-antillaise, océanindienne, mélano-polynésienne ou sud-est asiatique) de son identité et sortir de son attitude post-coloniale", expliquent ces experts, qui exhortent le gouvernement à valoriser l'enseignement de l'arabe et, dès le collège, d'une langue africaine. Laquelle ?

Prestations sociales discriminantes
  
Sur le plan social, "il est nécessaire de reconnaître le caractère discriminant de certaines prestations", comme l'Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) ou le RSA qui "ne sont servis aux assurés ressortissants étrangers que s'ils justifient d'un séjour régulier de 5 ans au moins".

La "non-désignation" des individus
Ce rapport, dont les propositions doivent favoriser le "vivre ensemble" pose comme principe la "non désignation" des individus, puisque "désigner c'est assigner et c'est stigmatiser". "Seules les personnes devraient avoir le droit de se désigner elles-mêmes", estiment les auteurs qui souhaitent la mise en place de recommandations en direction des media pour "ne mentionner la nationalité, l'origine, l'appartenance ethnique, la couleur de peau, la religion ou la culture que si cette information est pertinente". Pour empêcher les désignations stigmatisantes, il est aussi suggéré de créer un délit de "harcèlement racial" et d'"étudier le recours à la sanction".

Intégration, un mot maudit? 

De l'assimilation, il n'est plus question. Dans la phase suivante conduisant au communautarisme et à la fracture, le rapport assène que "symboliquement, l'abandon du terme intégration peut constituer un signal fort pour celles et ceux qui sont soumis à cette injonction au quotidien et à tort". Un changement sémantique qui devra "s'accompagner d'une transformation du sens de l'action et de l'intervention publique qui soit visible".
Nous n'en sommes plus au tabou, mais à la chasse aux sorcières.

Le texte intégral du rapport sur l'intégration

Idée fixe ou véritable obsession ?

Un énième rapport au Premier ministre sur la refondation des politiques d’intégration avait déjà été remis le 1er février 2013.
L'auteur de ce rapport "La grande nation pour une société inclusive", Thierry Tuot, conseiller d’Etat et ancien directeur général du Fond d’action sociale pour les travailleurs immigrés et leurs familles (FAS), attaquait de front les politiques d’intégration menées par les précédents gouvernements toutes couleurs politiques confondues et en proposait une nouvelle qui suggérait entre autres mesures de régulariser une grande partie des sans-papiersSous un pseudonyme, le conseiller d'Etat Tuot avait déjà publié "Les indésirables" (200), un ouvrage qui critiquait déjà l’inaction de la France en matière d’intégration des étrangers. Dans son rapport public de février 2013, Thierry Tuot accusait encore les responsables, "tous partis confondus", d'avoir "oublié jusqu’au mot même d’intégration" et d'avoir détruit les outils" de cette politique.

Tuot abondait dans le sens de la mission parlementaire initiée, le 16 janvier, par Claude Bartolone
, président de l’Assemblée nationale...

Parmi leurs propositions conjointes, citons:

Création d’un statut de tolérance, pour les immigrés en situation irrégulière mais inexpulsables, soit la majorité d’entre eux, selon Thierry Tuot. 

- Offrir la nationalité française sur simple déclaration aux étrangers ayant suivi une scolarité complète en France et aux ascendants de Français séjournant en France depuis vingt-ans ou plus. La naturalisation des chibanis seraient une bouffée d’oxygène pour ces personnes âgées fragilisées. 

- "
Aider les anciens combattants immigrés à bénéficier des prestations qui leur ont été progressivement ouvertes", suggérait Thierry Tuot, en écho aux réclamations d’associations comme l’Association des Travailleurs Maghrébins en France (ATMF) qui demandent que la remise à niveau des retraites des anciens combattants soient automatiques ou facilitées.

- Aimer les musulmans
"La 'question musulmane', pure invention de ceux qui la posent, ne cesse d’enfler et de soucier, de polluer le débat public, et de troubler jusqu’au délire les meilleurs esprits. À l’islamisme (…) répond un laïcisme de combat, furibond et moralisateur", estimait Thierry Tuot. Pour lui, il faut faciliter l’implantation de carrés musulmans dans les cimetières, "permettre la création de nouveaux lieux de culte via le recours à des fondations", et sur la question du voile laisser le "culte se déployer, [respecter] la pleine liberté de ses croyants. "

-
L’histoire de l’immigration dans les quartiers
La reconnaissance de l’histoire de l’immigration qui était préconisée dans les quartiers qui les ont accueillis pourrait gagner l'Education nationale. « Consacrer une fraction des crédits de toute opération de rénovation urbaine à l’édification préalable d’un lieu de mémoire du quartier, en association avec les habitants et sous l’égide de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration », souhaitait Thierry Tuot. 

- Ce qu’il ne disait pas: Donner le droit de vote aux étrangers pour les élections locales, à partir d’une certaine durée de résidence sur le territoire français.

Hollande m'a tuer
Mandela est bien mort, emportant avec lui son idéal de réconciliation raciale.


vendredi 6 décembre 2013

Mort de Nelson Mandela, activiste "pacifique"

De l'activisme à la réconciliation

Mandela, champion de la lutte anti-apartheid, est mort jeudi à l'âge de 95 ans

Il est l'un des dirigeants historiques de la lutte contre le système politique de ségrégation raciale (apartheid) avant de devenir président de la République d'Afrique du Sud.
Nelson Mandela entra au Congrès national africain (ANC) en 1944 afin de lutter contre la domination politique de la minorité blanche et participa à la lutte non violente contre les lois de l'apartheid, mises en place par le gouvernement à partir de 1948.

Les méthodes de protestation ou de revendication de l'ANC (créé en 1912) sont d'abord résolument pacifiques.
Mais à partir de 1921, l'émergence d'un parti communiste d'Afrique du Sud prônant le renversement du gouvernement et du capitalisme par la violence fait éclore au sein de l'ANC un débat sur la pertinence des moyens utilisés
Et en 1944, Nelson Mandela, Walter Sisulu et Oliver Tambo fondent la ligue de jeunesse de l'ANC, plus radicale que son aînée et partisane de manifestations de masse pour faire céder le pouvoir politique blanc.
En 1950, le parti communiste est interdit et ses membres s'emploient alors à durcir l'ANC.

Trouvant d'ailleurs l'ANC trop passif, Mandela crée sa branche militaire en 1961, date à laquelle commença une campagne de sabotages contre des installations publiques et militaires. 
Le 12 juillet 1963, il fut arrêté, puis est condamné à la prison et aux travaux forcés à perpétuité. Dès lors, il devint un symbole de la lutte pour l'égalité raciale et bénéficie d'un soutien international croissant.

Frederik de Klerk, dernier président blanc d'Afrique du Sud, mit fin à la politique d'apartheid en 1991. Il engagea en effet des négociations constitutionnelles avec le Congrès national africain (ANC) de Nelson Mandela qui aboutirent au premier gouvernement multiracial du pays.

N. Mandela fut le premier président noir de l'Afrique du Sud (9 mai 1994–14 juin 1999), après 27 ans passés en prison
De 1994 à 1996, F. de Klerk fut l'un des deux vice-présidents sous la présidence de Nelson Mandela. En 1993, Nelson Mandela reçut le prix Nobel de la paix, conjointement avec de Klerk.
Il rendit un hommage au dernier président du régime de l'apartheid, Frederik de Klerk. "Quelles qu'aient été ses erreurs, et il en a fait beaucoup, il a sa place dans l'Histoire. Sans son soutien (au processus de négociations), nous n'aurions jamais fait la paix." Par sa détermination et  sa volonté de paix et de justice, de Klerk mena l'Afrique du Sud à ce que Mandela put en faire, avec lui.

Dans les années 60, trois jours après son arrestation, Nelson Mandela est formellement accusé d'avoir organisé une grève en 1961 et d'avoir quitté le pays illégalement. Le 25 octobre, il est condamné à cinq ans de prison. Alors qu'il purge sa peine, la police arrête plusieurs dirigeants de l'ANC à Rivonia, au nord de Johannesburg, où est situé le quartier général de sa branche armée, le 11 juillet 1963. Walter Sisulu et Govan Mbeki sont au nombre des onze personnes arrêtées. Nelson Mandela est accusé avec ses compagnons, de quatre sabotages, de trahison, de liens avec le parti communiste sud-africain.

Pendant les années 1980, le MK (branche armée de l'ANC), relance la guérilla. 

Le combat non-violent de Mandel occasionne la mort de nombreux civils : tentative de sabotage de la centrale nucléaire de Koeberg, poses de mines anti-personnel dans le Northern et Eastern Transvaal tuant une vingtaine de personnes, dont des enfants à Chatsworth dans le district de Messina, attentat à la bombe à Pretoria tuant dix-sept personnes, dans un centre commercial à Amanzimtoti tuant cinq personnes dont trois enfants,ou encore dans un bar de Durban. Dans l'autre camp, un escadron de la mort, comme la Vlakplaas, créé pour éliminer les opposants à l'apartheid, commet plus d'une centaine de meurtres et tortures.
En février 1985contre l'avis de ses ministres, le président Botha offre la liberté conditionnelle à Nelson Mandela, en échange d'un renoncement à la lutte armée. Mandela rejette l'offre, disant : "Quelle liberté m'est offerte alors que l'organisation du peuple demeure interdite? Seuls les hommes libres peuvent négocier. Un prisonnier ne peut pas faire de contrat." La même année, Botha abolit les lois sur les laissez-passer et contre les mariages mixtes. Mais Nelson Mandela ne se satisfait pas de ces avancées et réclame toujours "un homme, une voix".

La première rencontre entre Nelson Mandela et le gouvernement a toutefois lieu en novembre 1985 et, au cours des quatre années suivantes, une série de rencontres pose les bases pour de futures négociations, mais sans autre progrès que son transfert dans sa dernière prison en 1986, une villa avec piscine dans le périmètre du centre pénitentiaire. Il est en partie libéré le 7 décembre 1988 et mis en résidence surveillée.

Pendant toute la durée de son emprisonnement, la pression locale et internationale sur le gouvernement sud-africain se fait toujours plus forte. 
En juin 1988 a lieu le concert hommage des 70 ans de Nelson Mandela à Wembley, organisé par l'internationale communiste, qui expose au niveau mondial la captivité de Mandela et l'oppression de l'apartheid. Le Mur de Berlin, ou "mur de la honte", érigé en 1961 entre le monde libre et l'univers concentrationnaire soviétique, ne tombera qu'un an plus tard, en 1989.

C'est justement en 1989 que  Nelson Mandela propose à Pieter Botha de faire négocier "les deux principales organisations du pays", le gouvernement et l'ANC, tout en précisant que "la question de [sa] libération n’en est pas une", "face au spectre d’une Afrique du Sud coupée en deux camps hostiles se massacrant mutuellement".  
Cette même année, à la suite d'un AVC, Botha est remplacé par Frederik de Klerk à la tête du gouvernement. Le 15 octobre 1989, de Klerk libère sept dirigeants de l’ANC, dont Walter Sisulu. En novembre, Nelson Mandela dit de de Klerk qu'il est "le plus sérieux et le plus honnête des leaders blancs" avec qui il ait pu négocier. De Klerk annonce la libération de Nelson Mandela en février 1990 au cours d'un discours prononcé au Parlement.

Nelson Mandela, appelé Madiba, a parsemé sa vie de réflexions qui seront ses épitaphes
Fidel Castro et Mandela
En voici quelques-unes prononcées dans sa lutte clandestine, puis à la tête de l'Etat et jusque dans sa retraite politique:

"Je ne suis pas né avec une faim de liberté. Je suis né libre - libre de toutes les façons que je pouvais connaître. Libre de courir dans les champs près de la hutte de ma mère, libre de nager dans le ruisseau clair qui traversait mon village, libre de faire griller du maïs sous les étoiles et de monter sur le dos large des boeufs au pas lent (...) Ce n'est que lorsque j'ai appris que la liberté de mon enfance n'était qu'une illusion, qu'on m'avait déjà pris ma liberté, que j'ai commencé à avoir faim d'elle."

"J'ai lutté contre la domination blanche et j'ai lutté contre la domination noire. Mon idéal le plus cher a été celui d'une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie avec des chances égales. J'espère vivre assez longtemps pour l'atteindre. Mais si cela est nécessaire, c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir."

Racontant sa décision en 1985 d'entamer, en captivité, des pourparlers préliminaires avec le régime d'apartheid.
"Je me tiens devant vous, non comme un prophète, mais comme votre humble serviteur à vous, le peuple. Vos sacrifices infatigables et héroïques ont rendu possible ma présence ici aujourd'hui. Je place en conséquence les années restantes de ma vie entre vos mains."

11 février 1990, discours du balcon de l'hôtel de ville du Cap, quelques heures après sa libération après plus de vingt-sept ans de détention 
"De l'expérience d'un extraordinaire désastre humain qui a duré trop longtemps doit naître une société dont toute l'humanité sera fière... Jamais, jamais, plus jamais ce magnifique pays ne devra connaître l'oppression d'un homme par un autre."
"Nous forgeons une alliance qui nous fera bâtir une société dans laquelle tous les Sud-Africains, noirs et blancs, pourront marcher la tête haute, sans peur dans leur coeur, assurés de leur droit inaliénable à la dignité humaine - une Nation arc-en-ciel en paix avec elle-même et le monde."

10 mai 1994, discours d'investiture de président 
"Je savais parfaitement que l'oppresseur doit être libéré tout comme l'opprimé. Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de sa haine, il est enfermé derrière les barreaux de ses préjugés et de l'étroitesse d'esprit. (...) Quand j'ai franchi les portes de la prison, telle était ma mission: libérer à la fois l'opprimé et l'oppresseur."

Discours en 1998
"Si je n'avais pas été enfermé en prison pendant vingt-sept ans, je ne sais pas si j'aurais été aussi bon avec les enfants. Mais vingt-sept ans sans voir des enfants, c'est une expérience terrible."

1997, réflexion sur les réalisations accomplies depuis la fin de l'apartheid
"L'un des problèmes qui m'inquiétaient profondément en prison concernait la fausse image que j'avais sans le vouloir projetée dans le monde: on me considérait comme un saint. Je ne l'ai jamais été, même si l'on se réfère à la définition terre à terre selon laquelle un saint est un pécheur qui essaie de s'améliorer." Et il y est parvenu.

Mais les démagogues de tous pays et leurs media ont d'ores et déjà transgressé son message.

Madiba s'est éteint, emportant plus d'un secret

Avant cela, le 8 juillet 2013, le jour de son 95e anniversaire, Nelson Mandela avait ressuscité d'un long coma, comme par miracle. Obama n’a pas pu rencontrer l’ex-président Nelson Mandela qui aurait fait le mort sur son lit d’hôpital pour ne pas serrer la main de celui qu’il appelle : " l’assassin de mon ami et frère Mouammar Kadhafi," qui avait tant fait pour aider ceux des combattants de l’ANC qui avaient lutté pendant ses années de détention.

Mouammar Kadhafi était venu en aide à Nelson Mandela. On estime à plusieurs milliards de dollars l'intervention libyenne en Afrique du Sud, selon les chiffres communiqués par les amis d’Obama en Libye. C’est grâce à cet argent que de nombreux Noirs ont finalement pu avoir accès au crédit pour créer leurs propres entreprises, alors que les banques se refusaient de le faire, prétextant que les Noirs n’avaient jamais géré d’entreprises et qu’on ne pouvait donc leur accorder de crédit. 

Mandela et Kadhafi
Pour comprendre pourquoi Mandela va faire le mort et éviter de rencontrer le président américain, il faut remonter à quelques mois avant la visite d’Obama à l'Afrique du Sud. Accusant le nouveau régime de Libye de soumission aux USA, les proches de Mandela se braquèrent contre Obama quand la nouvelle Libye exigea de l'Afrique du Sud qu'elle restitue les milliards que Kadhafi avait investis dans le pays pour contrer l’hégémonie des Blancs.
C’est le journal britannique Sunday Times qui lance au mois de mai 2013 le chiffre de 80 milliards de dollars qu’Obama à travers ses amis libyens serait en train d’exiger des pays africains : "tous les fonds et avoirs illégalement détenus, obtenus, pillés, déposés ou cachés en Afrique du Sud et dans les pays voisins par feu Mouammar Kadhafi". La seule réponse officielle de la part des sud-africains à ce jour, c'est Jabulani Sikhakhane, porte-parole du ministre sud-africain des Finances, Pravin Gordhan, qui la livre, le 2 Juin 2013 : "Le processus de vérification de la demande des autorités libyennes est en cours".
Et si cette absence épisodique n’avait donc été orchestrée que pour éviter de cautionner l’hypocrisie du président métis américain qui est devenu l’homme dont l’Afrique a le plus peur aujourd’hui ?