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dimanche 24 septembre 2017

Sentencieux Mélenchon à Macron : "c’est la rue qui a abattu les nazis" !

L'odieux amalgame de Mélenchon visant Macron

Lors de la manifestation organisée par La France insoumise contre la réforme du code du travail


"C’est la rue qui a abattu les rois, c’est la rue qui a abattu les nazis…," a lancé Jean-Luc Mélenchon, samedi 23 septembre. Dans leur affrontement verbal à distance, les protagonistes se répondent coup pour coup sur la réforme du Code du travail dont les ordonnances ont été signées vendredi.

Grisé par les media et leurs sondages qui en font le seul opposant à Macron, le 'lider maximo' entendait donc répondre par un raccourci hasardeux et insultant à Emmanuel Macron, qui avait déclaré sur CNN, le 19 septembre, que "la démocratie, ce n’est pas dans la rue". Alors que ses propos ont déclenché une polémique, dans un post de son blog intitulé "la marche du peuple et la diversion", Jean-Luc Mélenchon a prétendu qu’il n’a "jamais comparé le gouvernement actuel aux nazis". 

Dans son délire, Mélenchon s'adressait à "monsieur le président"

Cinq mois après l'élection présidentielle, le troisième de la compétition, éliminé dès le premier tour, reste aigri et vindicatif. Mélenchon estime que Macron bute sur "la volonté du peuple de ne point se laisser dépouiller de ses droits. 
On voit donc ses agents réduits à inventer des polémiques de diversion pour ne pas acter le constat du rapport de force", réplique-t-il, suite à l'indignation générale qu'il a suscitée. 
"Il faut aussi faire face aux manipulations du lendemain comme cette prétendue comparaison avec les nazis," nie-t-il.  Intitulé "la marche du peuple et la diversion", il se défend d’avoir "comparé le gouvernement actuel aux nazis". Pour lui, les "agents" d’Emmanuel Macron en sont "réduits à inventer des polémiques de diversion pour ne pas acter le constat du rapport de force." Et de conclure : "Dorénavant il faut aussi faire face aux manipulations du lendemain comme cette prétendue comparaison avec les nazis".

VOIR et ENTENDRE l'anaphore fallacieuse et insultante du délirant Mélenchon :

Depuis, les condamnations pleuvent sur le leader de la France insoumise
Jean-Claude Mailly, le patron de Force ouvrière, a taclé l'ex-professeur sur sa pseudo maîtrise de l'Histoire. Invité du Grand Jury de RTL/Le Figaro/LCI, il a ainsi réagi au déraillement de Mélenchon, déclarant : "Le régime nazi, c’est pas la rue qui l’a abattu, ce sont les alliés, ce sont les Américains, ce sont les Russes à une époque, etc (…) Si on connaît un peu son Histoire, c’est même la rue qui a amené le nazisme d’une certaine manière, donc il faut faire attention à ce que l’on dit".
Cette faute - un classique de l'extrême gauche - lui collera désormais à la peau.

jeudi 7 mai 2015

Réforme du collège: Najat Vallaud-Belkacem s'aliène les spécialistes de l'Education

Le silence complice des élus PS face à la casse de l'Education nationale met la majorité en péril

L'UMP lance la bataille du collège


La langue des colons est-elle
aussi menacée ?
Najat Vallaud-Belkacem fait l'unanimité contre elle, avec la perspective d'une défaite.  Sa réforme provoque une opposition feutrée sans précédent par l'envoi de courriers inhabituels au président de la République. 

Lundi, des intellectuels se sont joints aux professeurs de lettres, pour lui demander d'arrêter le massacre du latin et du grec programmé par le ministère de l'Éducation nationale. Trois jours plus tard, c'est une missive envoyée par Bruno Le Marie et 160 parlementaires de l'opposition républicaine qui lui demande de bloquer la réforme du collège, notamment pour ses coupes sombres sur certaines périodes historiques au profit d'autres, et contre ses menaces mortelles à court terme contre l'enseignement de l'allemand, langue de notre voisin européen qui ressent vivement cette agression contre l'amitié franco-allemande. La franco-marocaine envisage en effet les suppressions des classes bilangues et européennes. 

Ensuite, les responsables politiques de l'opposition s'emparent du dossier, puisque la concertation promise n'est pas au rendez-vous. A l'initiative de l'UMP Bruno Le Maire, bilangue franco-allemand, à la tête de parlementaires responsables, donne de la voix. 

Mais surtout, NVB provoque de vives réactions dans son propre camp
Jean-Marc Ayrault a protesté  contre le mauvais sort fait à l'allemand avec la suppression des classes bilangues. Dans une lettre à la ministre de l'Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, il écrit: "Dans sa disposition visant à maintenir uniquement les classes bi-langues 6e assurant la continuité de l'apprentissage d'une langue vivante autre que l'anglais à l'école élémentaire (souvent bidon à base de psittacisme de mots et de phrases courtes), la réforme aura pour conséquence la disparition de nombreuses classes bi-langues où l'allemand était enseigné uniquement à partir de la 6e et non dès les classes de primaire", relève Jean-Marc Ayrault, lui-même ancien professeur d'allemand. Ces classes bi-langues "ont permis à l'allemand de rester la 3e langue vivante enseignée en France" et cet enseignement se situe "au coeur de la coopération franco-allemande", poursuit l'ancien Premier ministre, actuellement député socialiste de Loire-Atlantique. "De plus, la décision de permettre l'apprentissage de la seconde langue vivante dès la classe de 5e ne permettra pas de pallier à ce recul dans l'enseignement de la langue allemande, puisqu'il ne s'agira que d'étaler un même volume d'heure de cours sur trois années au lieu de deux", écrit encore l'ancien Premier ministre.

Julien Dray -qui déjà considère que la gauche "ne fait plus envie"!- souligne que la réforme portée par NVB "ne va pas dans le bon sens", qu'"il faut reprendre la réforme du collège. L'ancien député socialiste de l'Essonne affirme aussi que "le latin et le grec ne sont pas périmés."
"Je pense que l'enseignement chronologique de l'Histoire doit être maintenu", insiste-t-il. "Je pense aussi qu'il faut ouvrir l'enseignement à de nouvelles disciplines, notamment tout ce qui est l'éducation artistique ou sportive, car dans les quartiers (obsession de l'élu de l'Essonne) où il y a des difficultés (du fait de l'immigration), c'est un élément essentiel qui change le rapport à l'école", avance-t-il. "Je suis pour qu'on enseigne moins mais mieux", résume le conseiller régional d'Ile-de-France, soulignant que "la crise de la société, c'est la crise de l'école pour une part. Car quand une société n'est pas capable d'enseigner son histoire, ça veut dire qu'elle doute d'elle-même", conclut-il.

Et Ségolène Royal a exprimé des réserves sur un texte qui risque de provoquer un conflit politique. En 1997, Claude Allègre avait succédé à François Bayrou  avec Ségolène Royal pour ministre déléguée chargée de l'enseignement scolaire. En décembre 1998, la réforme des collèges qu'elle lança était favorable au maintien du "collège pour tous" et une articulation primaire-secondaire, à son rôle intégrateur avec un dépistage des difficultés des élèves en début de CM2, au principe de l'hétérogénéité des classes, mais avec renforcement des études dirigées en 6e et 5e et remise à niveau au moyen d'heures de soutien, et enfin au refus d'une orientation précoce, instaurant une "heure de vie de classe" par quinzaine. Sans parler d'une charte des droits et devoirs du collégien ! Mais son projet et la personnalité du ministre, qui voulait "dégraisser le mammouth", jetèrent les enseignants dans la rue en mars 2000, provoquant le rappel de Jack Lang pour succéder à l'incompatible tandem. 
Aujourd'hui, Royal demande à sa collègue du gouvernement de ne pas porter atteinte au "socle des connaissances", évoquant un risque de conflit politique. 




Valls et des proches de la ministre volent au secours de la réforme 

Des enseignants lancent une pétition pour défendre la réforme. Malgré l'opposition que soulève le projet de toutes parts, les textes réglementaires devraient être publiés fin mai... Concertation, consensus ? Des notions oubliées, car Hollande tient à apparaître ferme et inflexible jusqu'en 2017. Sous le feu des critiques, la ministre de l’Education ne lâche rien et défend sa réforme, casquette enfoncée sur les yeux jusqu'aux oreilles. "Elle tient dans la tempête, avec un discours net et précis, se réjouit un partisan anonyme de la réforme. Si on avait eu Vincent Peillon (l’ex-ministre de l’Education), le dossier aurait été bien plus polémique." Mais il s'est délité et a disparu de la circulation.

Najat Vallaud-Belkacem a reçu mardi le soutien explicite de Manuel Valls. A l’Assemblée, le Premier ministre a eu le sentiment que cette réforme "qui est celle dont la jeunesse de ce pays a besoin ". Des termes généraux et creux qui ne démontrent pas  précisément qu'il connaît le projet. Or, le diable est dans le détail. Il a vanté un projet qui mise sur "une refonte fondamentale de la pédagogie" et où "ni l’allemand ni le grec ne sont supprimés". Mais il n'offre aucune garantie et les godillots se contentent de ces propos creux.

La réforme est attaquée sur deux fronts. 
Celui de la pédagogie, des enseignements interdisciplinaires et de l’autonomie nouvelle des établissements d’abord, qui est la cible des syndicats contestataires. 
Celui des langues vivantes et anciennes ensuite, ce deuxième front ayant été ouvert par des philosophes, historiens ou autres personnalités que Najat Vallaud-Belkacem a humiliés la semaine dernière, les traitant de "pseudo-intellectuels", au motif qu'ils propageaient des "contre-vérités " sans avoir pris, selon elle, connaissance des contours précis de la réforme. L'ambassadrice d'Allemagne en a pris pour son grade...

VOIR et ENTENDRE la ministre bifide dans le déni, refaisant le coup des "contre-vérités" et du "mensonge absolu" des autres :


Il est aussi possible qu'elle soit victime des "contre-vérités" et du "mensonge absolu" de la FSU qui la manipule...

Le chef de l'État s'arc-boute

Hollande est monté au créneau, bien obligé. Hier mercredi, il a écarté toute idée de retrait et tenté de discréditer les contestataires, visant pourtant des penseurs renommés, des professeurs, et même l'ambassadrice d'Allemagne. Ils forment, un "concert des immobiles" et c'est Flanby qui le dit ! 

Mais que dire alors de la symphonie des idéologues qui, autour de la ministre, entonnent soudain la rhétorique des démagogues pour tromper la population en  assurant que tous les collégiens apprendront le latin et l'allemand demain, entre deux enseignements pratiques interdisciplinaires qui leur éviteront de trop s'ennuyer ? 


Enhardie, la ministre polémique à son tour

En bonne militante qu'elle n'a jamais cessé d'être, l'incompétente cherche à circonvenir ses détracteurs par la parole. La ministre de l'Education nationale est imprégnée de marxisme. Vallaud-Belkacem remet au goût du jour la bonne vieille "lutte des classes", opposant les chances de promotion sociale à l'élitisme bourgeois. C'est ainsi qu'elle distingue "élitisme républicain" et "élitisme dynastique" !

VOIR et ENTENDRE la récitation de la ministre idéologue:

Après de précédentes offensives idéologiques désastreuses (la théorie du genre et les ABCD de l'égalité entre garçons et filles ou la réforme des rythmes scolaires), le ministère de l'Education poursuit son travail de sape.

La réforme du collège pourrait devenir le futur grand projet mort-né du quinquennat de Hollande. D'abord, la fronde des experts éclaire maintenant l'opinion sur les intentions malignes, les failles et les dangers du texte : latin et grec enseignés au rabais (ce qui est déjà le cas puisqu'il n'est plus enseigné qu'à partir de la 4e et souvent abandonné en fin de 2e), programmes d'histoire à la carte, filières d'excellence supprimées, jargon pédagogiste à tous les étages... La co-gestion du ministère avec la FSU est renforcée par l'incompétence notoire et largement dénoncée de la ministre que l'inculte Hollande a prise personnellement sous son aile, pensant la protéger de ce qui lui reste d'"aura" !

Des enseignants viennent de lancer une pétition pour apporter leur soutien à la réforme. "Elle est très certainement perfectible mais elle est un premier pas vers un système plus équitable pour tous les élèves", assure le Collectif pour la réforme du collège. La toute nouvelle pétition a pour l’instant rassemblé 1.000 signatures. Dans un entretien avec les 'Cahiers pédagogiques', le sociologue François Dubet défend aussi un projet qui "limite la capacité de créer des classes de niveau et des filières subtiles" et invite les équipes éducatives "à se conduire comme des équipes ".
Le ministère de l’Education mobilise aussi les réseaux sociaux pour répliquer aux critiques, via des réponses courtes et ciblées appelées "désintox". Najat Vallaud-Belkacem assure qu’elle ne cédera "sûrement pas" à ses détracteurs.

La grève du 19 mai sera un test

Les opposants ne désarment pas non plus. La grève du 19 mai fera le point sur les forces en présence. D’autant que les arguments mis en avant dans le débat public ces derniers jours ne sont pas ceux des syndicats contestataires. Les critiques ont porté sur les langues et les programmes, alors que les syndicats hostiles à la réforme s’en prennent à l’autonomie des établissements et à la pluridisciplinarité. La réforme a évidemment été approuvée à la majorité absolue par le Conseil supérieur de l’éducation, répliquent ses défenseurs.

Le décret et l’arrêté de la réforme du collège devraient être publiés fin mai. L’essentiel se jouera dans la bonne volonté des enseignants, dans les collèges. Or, à en juger par la représentativité des dernières élections professionnelles, 80 % des enseignants soutiennent les syndicats hostiles à la réforme... "Le plus dur reste à venir", confie un haut responsable. 
Lien SNUipp-FSU: Pourquoi la réforme collège va creuser les inégalités et alourdir la charge de travail.

Dans les semaines qui viennent, comme par le passé, le pouvoir s'attachera à maquiller sa reculade.  Dans le meilleur des cas pour la ministre, son projet sera largement amendé, modifié, retravaillé, jusqu'à le rendre méconnaissable. Le plus possible, espérons-le, s'il reste cohérent ! 

vendredi 13 décembre 2013

Abandon de l'intégration et reprise du voile à l'école: le rapport qui encourage le communautarisme religieux

Les recommandations de ce rapport sont fidèles à la commande de Matignon

L'exécutif veut "changer la manière d'aborder l'intégration"
Le changement annonce une fracture sociale. 
On ne parlera peut-être bientôt plus "d'intégration" mais de "faire France" ou de "vivre ensemble égalitaire". Ces formules un peu sémantiques résument l'esprit de la commande passée par l'éxécutif socialo-écolo à cinq commissions thématiques qui ont rendu leurs conclusions dans le sens préconisé par le Premier ministre. Un rapport qui devrait servir de base à une vaste réforme de la politique d'intégration.

Les conclusions  publiées jeudi soir sur le site de Matignonaprès quelques semaines par plusieurs groupes de travail préconisent des mesures en cinq volets. Y figurent notamment l'abandon de l'objectif d'"intégration", le retour du voile à l'école et la création d'un "délit de harcèlement racial"
Le Premier ministre, qui tiendra une réunion interministérielle début janvier pour bâtir sa feuille de route, a annoncé son intention de prendre le temps du débat sur ce sujet de fond: comme sur le "mariage entre personnes du même sexe ? Mais ces idées font d'ores et déjà bondir les Français.

Ce que recèle ce rapport a
nnoncé en juillet dernier 

Ce rapport, dont
les conclusions ont été remises au Premier ministre le 13 novembre, est le fruit du travail de cinq commissions thématiques, auxquelles ont participé des représentants des services de l'Etat, des collectivités territoriales, des associations, des partenaires sociaux, ainsi que des chercheurs et experts. Voilà pour la caution... 

Le retour du voile à l'école

Le rapport préconise de casser la législation actuelle sur le port du voile à l'école. Serait aussi annulée la circulaire de mars 2012  qui interdit le voile aux mères accompagnatrices des élèves lors des sorties scolaires.

Réécriture de l'Histoire

Un travail "de (re)mise à plat de l'histoire de la France est nécessaire", estiment aussi les auteurs. Ils reprochent à "l'histoire enseignée de se référer à des figures incarnées qui demeurent très largement des 'grands hommes' blancs et hétérosexuels"... "Il y a donc un enjeu fort à faire évoluer le panthéon des figures censées incarner les grands mouvements, les époques et les dynamiques plurielles de la société", selon cette bande d'experts choisis. L'histoire des mouvements de population, "c'est-à-dire ceux liés à l'esclavage et à la traite négrière, les colonisations [...] sans oublier les Rom" devrait également être enseignée dès le primaire, selon les individus mandatés par le gouvernement. 

Réapprendre l'Histoire et la langue des minorités
"La France doit assumer la dimension arabe-orientale (comme afro-antillaise, océanindienne, mélano-polynésienne ou sud-est asiatique) de son identité et sortir de son attitude post-coloniale", expliquent ces experts, qui exhortent le gouvernement à valoriser l'enseignement de l'arabe et, dès le collège, d'une langue africaine. Laquelle ?

Prestations sociales discriminantes
  
Sur le plan social, "il est nécessaire de reconnaître le caractère discriminant de certaines prestations", comme l'Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) ou le RSA qui "ne sont servis aux assurés ressortissants étrangers que s'ils justifient d'un séjour régulier de 5 ans au moins".

La "non-désignation" des individus
Ce rapport, dont les propositions doivent favoriser le "vivre ensemble" pose comme principe la "non désignation" des individus, puisque "désigner c'est assigner et c'est stigmatiser". "Seules les personnes devraient avoir le droit de se désigner elles-mêmes", estiment les auteurs qui souhaitent la mise en place de recommandations en direction des media pour "ne mentionner la nationalité, l'origine, l'appartenance ethnique, la couleur de peau, la religion ou la culture que si cette information est pertinente". Pour empêcher les désignations stigmatisantes, il est aussi suggéré de créer un délit de "harcèlement racial" et d'"étudier le recours à la sanction".

Intégration, un mot maudit? 

De l'assimilation, il n'est plus question. Dans la phase suivante conduisant au communautarisme et à la fracture, le rapport assène que "symboliquement, l'abandon du terme intégration peut constituer un signal fort pour celles et ceux qui sont soumis à cette injonction au quotidien et à tort". Un changement sémantique qui devra "s'accompagner d'une transformation du sens de l'action et de l'intervention publique qui soit visible".
Nous n'en sommes plus au tabou, mais à la chasse aux sorcières.

Le texte intégral du rapport sur l'intégration

Idée fixe ou véritable obsession ?

Un énième rapport au Premier ministre sur la refondation des politiques d’intégration avait déjà été remis le 1er février 2013.
L'auteur de ce rapport "La grande nation pour une société inclusive", Thierry Tuot, conseiller d’Etat et ancien directeur général du Fond d’action sociale pour les travailleurs immigrés et leurs familles (FAS), attaquait de front les politiques d’intégration menées par les précédents gouvernements toutes couleurs politiques confondues et en proposait une nouvelle qui suggérait entre autres mesures de régulariser une grande partie des sans-papiersSous un pseudonyme, le conseiller d'Etat Tuot avait déjà publié "Les indésirables" (200), un ouvrage qui critiquait déjà l’inaction de la France en matière d’intégration des étrangers. Dans son rapport public de février 2013, Thierry Tuot accusait encore les responsables, "tous partis confondus", d'avoir "oublié jusqu’au mot même d’intégration" et d'avoir détruit les outils" de cette politique.

Tuot abondait dans le sens de la mission parlementaire initiée, le 16 janvier, par Claude Bartolone
, président de l’Assemblée nationale...

Parmi leurs propositions conjointes, citons:

Création d’un statut de tolérance, pour les immigrés en situation irrégulière mais inexpulsables, soit la majorité d’entre eux, selon Thierry Tuot. 

- Offrir la nationalité française sur simple déclaration aux étrangers ayant suivi une scolarité complète en France et aux ascendants de Français séjournant en France depuis vingt-ans ou plus. La naturalisation des chibanis seraient une bouffée d’oxygène pour ces personnes âgées fragilisées. 

- "
Aider les anciens combattants immigrés à bénéficier des prestations qui leur ont été progressivement ouvertes", suggérait Thierry Tuot, en écho aux réclamations d’associations comme l’Association des Travailleurs Maghrébins en France (ATMF) qui demandent que la remise à niveau des retraites des anciens combattants soient automatiques ou facilitées.

- Aimer les musulmans
"La 'question musulmane', pure invention de ceux qui la posent, ne cesse d’enfler et de soucier, de polluer le débat public, et de troubler jusqu’au délire les meilleurs esprits. À l’islamisme (…) répond un laïcisme de combat, furibond et moralisateur", estimait Thierry Tuot. Pour lui, il faut faciliter l’implantation de carrés musulmans dans les cimetières, "permettre la création de nouveaux lieux de culte via le recours à des fondations", et sur la question du voile laisser le "culte se déployer, [respecter] la pleine liberté de ses croyants. "

-
L’histoire de l’immigration dans les quartiers
La reconnaissance de l’histoire de l’immigration qui était préconisée dans les quartiers qui les ont accueillis pourrait gagner l'Education nationale. « Consacrer une fraction des crédits de toute opération de rénovation urbaine à l’édification préalable d’un lieu de mémoire du quartier, en association avec les habitants et sous l’égide de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration », souhaitait Thierry Tuot. 

- Ce qu’il ne disait pas: Donner le droit de vote aux étrangers pour les élections locales, à partir d’une certaine durée de résidence sur le territoire français.

Hollande m'a tuer
Mandela est bien mort, emportant avec lui son idéal de réconciliation raciale.


lundi 18 mars 2013

Mali : des djihadistes français combattent nos soldats envoyés par Hollande

Quand le fanatisme religieux interfère avec l'identité nationale et la reconnaissance au pays

L'Education nationale, fabrique de djihadistes
 L'insolence, la dérision et le dénigrement entretenus jour après jour par les media, l'idéologie dominant nos écoles éduquées à la culpabilité et par les livres scolaires et nombre de professeurs de la FSU, ainsi que les prêches des imams supposés véhiculer des valeurs de respect, tout conduit au détournement de notre jeunesse en recherche d'identité développerajoutée aux 
Quelles sont les grands jalons historiques proposés à cette classe de petites têtes blondes ou frisées de CM2 ? Les grands repères proposés ?
-huit guerres de religion;
-l’occupation de la Martinique, la traite négrière, l’arrivée des premiers esclaves africains, la publication du code noir, 
-et la défaite de Waterloo.
Sans parler donc de la colonialisation par les méchants Blancs, des militaires, des prêtres et des marchands, tous exploiteurs des sols, des consciences et des richesses.

Quelle image de la France l'école de la République transmet-elle à nos enfants ?
Les travers des rois prévalent sur leurs accomplissements. Clovis, le premier roi, a réalisé l'unité du royaume, mais a officialisé le christianisme. Bien qu'il ait pacifié le royaume franc, Charles Martel est passé à la trappe pour avoir porté un coup d'arrêt à la colonisation musulmane à Poitiers, tandis que Hugues Capet est mieux considéré pour avoir accordé plus de pouvoir aux laïcs.
Autres grands oubliés de l'école laïque, Pépin le Bref, premier roi de France sacré à Reims ou Jeanne d'Arc, usurpatrice déclarée sainte. Plutôt Louise Michel ou Olympe de Gouges que Jeanne d'Arc aux frontons de nos écoles ! Aucun héros à qui s'identifier: bien que neveu de Charlemagne, Roland est mis à mal et, dans un même élan, la bataille de Roncevaux classée avec lui au rayon des légendes. Le connétable Bertrand du Guesclin est étiquetté guerrier et déboulonné de son socle de héros. 
Les juges de la pensée unique ont fait leur oeuvre et n'ont plus à proposer que des héros lointains qui soulèvent certaines rancoeurs et coupent les autres de leurs racines: aux premiers, le rêve, aux derniers le néant.
 
Marseille-Provence 2013 propose ainsi une grande exposition intitulée "Des grandes cités d’hier aux hommes d’aujourd’hui" et pose plusieurs questions orientées qui diluent le sentiment national :"Comment sommes-nous devenus Méditerranéens ? Qu’est-ce qu’être Méditerranéen aujourd’hui ?" De Troie à Marseille, cette expo nous identifie à un Ulysse contemporain à la découverte des moments majeurs de l’histoire des civilisations méditerranéennes mais aussi des hommes et des femmes d’aujourd’hui, avec des temps forts consacrés -au hasard?- à Byzance, Venise et la IVe croisade, Gênes, république conquérante des banquiers, ou Soliman le Magnifique, grand législateur. Mais de France et des Français, très peu et des commentaires en arabe !

Cherche-t-on, en France, à n'instruire les enfants que des erreurs humaines et notamment des fautes du passé, jugées à distance mais sévèrement, et dont ils devront se repentir toute leur vie ? Comment pourraient-ils être fiers de leur patrie commune, après être passés au filtre partisan des enseignements de l'école et de la moulinette des media sectaires ?

Des djihadistes français combattent des soldats de cette république

Djamel le Grenoblois s'est rendu mardi aux militaires de l'opération Serval ; Ibrahim d'Aubervilliers vient d'être écroué. Qui sont ces islamistes français qui combattent les troupes de Hollande au Sahel et au Mali ?

Le premier djihadiste français arrêté les armes à la main dans le nord du Mali  est un Grenoblois (PS) de 37 ans. 
Prénommé Djamel, il aurait rejoint la zone sahélienne en novembre dernier après avoir quitté la région grenobloise. Ce Franco-Algérien fait partie des cinq combattants islamistes qui se sont rendus, mardi 5 mars, à l'issue d'affrontements meurtriers dans le massif des Ifoghas. L'homme a été remis vendredi par les militaires français de l'opération Serval aux gendarmes maliens qui devaient le rapatrier sur Bamako avant sa probable expulsion, prochainement, vers la France. 
Selon Europe 1, Djamel, crâne rasé et longue barbe, a longtemps vécu du côté de Bonneville (Haute-Savoie) avant de s'installer à Grenoble où il lui a été délivré son dernier passeport. Né en décembre 1975 en Algérie, il aurait acquis la nationalité française en épousant une Française. On ignore pour l'heure si son départ avait été repéré par la DCRI.

"Ils passent soit par le Niger soit par l'Algérie"
Les militaires français ne veulent pas croire à l'existence d'une filière djihadiste française à destination du Mali. Un "fantasme", selon l'entourage du ministre de la Défense !
Interrogé par le JDD en janvier lors de la sortie de son livre Les Sept Piliers de la déraison (JC Lattès), le juge antiterroriste Marc Trévidic dressait, lui, cet état des lieux : "Il y a déjà quatre informations ouvertes sur les filières maliennes. Elles concernent des jeunes souvent binationaux ou qui ont des liens avec l'Afrique noire. Ils passent soit par le Niger soit par l'Algérie. Mais beaucoup sont maliens, peuvent aller voir leur famille et n'ont donc pas besoin de visa…"

C'était le cas d'Ibrahim Aziz Ouattara, un Franco-Malien de 25 ans 
Officiellement, l'homme n'a fait que rejoindre son grand-père à Bamako. Intercepté début novembre près de Mopti par les gendarmes maliens, cet enfant d'Aubervilliers (PS) scolarisé en Seine-Saint-Denis n'était pas parvenu à rejoindre Tombouctou, alors aux mains des islamistes d'Aqmi et d'Ansar Dine. Expulsé cette semaine vers la France, il a été mis en examen vendredi pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et 

Un autre djihadiste binational franco-sénégalais de 21 ans, Khalifa Dramé, a été écroué. Ce dernier lui avait en effet prêté son passeport pour permettre à Ouattara d'échapper à son contrôle judiciaire pour gagner Bamako via le Portugal. 
Le jeune homme n'avait alors pas caché son intention de jouer les poissons-pilotes en vue de favoriser l'acheminement au Mali de candidats au djihad – une dizaine de Tunisiens, Algériens, Sénégalais et Français, dont Dramé – en provenance de l'Hexagone. Une position qu'il a de nouveau assumée ces derniers jours devant les policiers de la DCRI.

Djihadiste convaincu et désireux de fuir la France, "terre de mécréance", Ibrahim n'en était pas à son coup d'essai. Depuis 2007, il parcourt le monde musulman (Égypte, Soudan, Yémen) mais ne parvient pas à convaincre les caciques d'Al-Qaida qui l'éconduisent des zones tribales du Waziristan (Pakistan). Arrêté au Caire en novembre 2010, il est placé en détention provisoire après avoir été mis en examen avec une poignée d'autres extrémistes pour "association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes"
Parmi eux, un ancien boxeur a défrayé la chronique en octobre dernier pour avoir tabassé un photographe qui prenait des clichés de femmes voilées dans les rues de Paris. Dans ce dossier, il était également question d'assassiner Dalil Boubakeur, le "trop modéré" recteur de la Grande Mosquée de Paris…

De jeunes haineux qui veulent faire le djihad sans savoir où

Parce qu'il a tenté d'acquérir un faux permis de conduire,
Cédric Lobo Ngoyi Bungenda, 27 ans, s'est fait pincer, lui, à Niamey (Niger), en août 2012, alors qu'il projetait de gagner en 4 x 4 le nord du Mali. Ce jeune homme, animateur ...scolaire de profession, appartenait en fait à un groupe plus ou moins structuré basé à L'Haÿ-les-Roses (PS, Val-de-Marne) dont deux éléments, d'origine malienne, seraient eux parvenus à destination. Quatre autres complices, candidats au djihad malien ou à des actions de "sabotage" en France, ont été neutralisés en février dernier, dont deux ont été écroués. Les autres procédures en cours sont nettement plus floues. "Elles concernent des microgroupes de jeunes de 20 ans qui veulent aller faire le djihad mais sans trop savoir où : Afghanistan, Yémen, Somalie, Mali…", indique une source judiciaire. À l'image de ces quatre Français, dont une jeune femme, repérés et expulsés de Djibouti en mars 2012.

Le chiffre de 10 à 20 ressortissants français ou binationaux intégrés dans les katibas islamistes du Nord-Mali est parfois avancé. La progression des troupes françaises et tchadiennes apportera peut-être des éléments d'information, notamment grâce au matériel abandonné par les combattants d'Aqmi dans leur déroute. Comme le rapporte Le Monde dans son édition du 8 mars, des ordinateurs, des disques durs et des clés USB ont été retrouvés par les soldats français, mais aussi des téléphones et leur puce portant la trace de numéros français…

Mali : le jihadiste français a servi dans la police

La sœur de Djamel, le terroriste islamiste 
arrêté les armes à la main au Mali confie sa colère et estime que son frère a "trahi" la France. 
Djamel, de nationalité franco-algérienne, a longtemps vécu avant de partir à Bonneville (Haute-Savoie) où a eu lieu l'attaque du casino et où il s’est marié.

Aujourd’hui,
sa soeur qu'on appellera Sonia, a des mots très durs contre son frère : "J’ai honte de ce qu’il a fait, j’ai honte de ce qu’il est devenu. Depuis que j’ai su qu’il était au Mali, ce n’est plus mon frère. Ce n’est plus un membre de la famille. Il a commis le pire du pire : combattre les troupes françaises alors que c’est la France qui l’a fait grandir, lui a permis d’étudier, de travailler, d’avoir une femme, des enfants… "
La sœur du jihadiste s’interrompt puis reprend sur le même ton. " Il a trahi sa famille, il a trahi une nation, il a trahi la France. Il s’est aussi trahi lui-même. Car il a demandé à être français. Détenir une carte d’identité française et aller combattre la France, il faut vraiment être culotté. Il a fait du mal à tout le monde. Il faut qu’il paye ! " martèle Sonia.

Le père de Djamel, ouvrier spécialisé dans la chimie, a quitté l’Algérie pour la France en 1977, avant de faire venir sa famille à Grenoble. 
Djamel, un de ses quatre fils, commence par se distinguer dans le domaine sportif : " Il faisait de l’athlétisme, à un très bon niveau ", se rappelle Sonia.   " A la fin des années 1990, il a travaillé dans la police, témoigne Sonia. A la BAC, la brigade anticriminalité de Grenoble. Il a donc porté l’uniforme français. C’est vrai que cela peut paraître hallucinant, lorsqu’on voit ce qu’il est devenu aujourd’hui. Il voulait devenir CRS. Il est resté environ un an au sein de la BAC. " Il y a appris le maniement des armes. 

Djamel quitte ensuite Grenoble pour rejoindre un de ses frères en Haute-Savoie, dans la vallée de l’Arve. C’est à Bonneville qu’il rencontre sa future épouse. " Après son mariage en 2005, il a commencé à se faire pousser la barbe, à avoir de mauvaises fréquentations avec des barbus qui essayaient d’endoctriner des jeunes. Il nous disait qu’il allait juste faire sa prière, que cela n’allait pas plus loin. Ensuite, je ne sais pas comment il a basculé ", reconnaît Sonia. Djamel multiplie les emplois et connaît aussi de sérieuses difficultés dans son couple. " Il ne s’occupait plus de ses enfants, de sa femme. Il était devenu salafiste, portait des qamis, les djellabas des salafistes. Il disait parfois qu’il allait rejoindre Al-Qaïda. " 

"
On vit en France, on respecte la laïcité. On ne renie pas notre religion qui fait partie de notre vie. Mais de là à partir comme ça faire le jihad, non! C’est pour cela que j’espère qu’il paiera. Mais avant, il faut qu’il s’explique, vis-à-vis de sa famille, de la France. Qu’il dise pourquoi il a fait ça, comment il en est arrivé là ", assure Sonia. 
Au Mali, Djamel attendrait toujours son extradition. La semaine dernière, son épouse et sa mère ont été longuement entendues par la police.

Mme Taubira saura être compréhensive 
Les mouvements salafistes sont financés par des Etats comme l’Arabie Saoudite ou de riches particuliers et peuvent ainsi créer de nouvelles mosquées, former des religieux, des citoyens musulmans et pratiquer une certaine aide sociale dans certains quartiers ou certaines régions du monde. Leur objectif est, entre autres, de réislamiser l’Islam et, pourquoi pas, de favoriser l’émergence d’un vote musulman. Les salafistes et leurs sympathisants sont militants et actifs, très au fait des technologies actuelles. 

jeudi 24 janvier 2013

Traité de l'Elysée: la réconciliation franco-allemade sur 50 ans

50 ans d'Histoire franco-allemande

La réconciliation n'a pas commencé avec Mitterrand...

N'en déplaise à France Info, rendons à César, ce qui est à César
Le traité de l’Elysée fut signé e 22 janvier 1963. Il marquait la réconciliation "historique" de la France et l’Allemagne. 
Mais à en croire ce matin la radio d'information en continu, ces liens nouveaux auraient été tissés par François Mitterrand: selon les journalistes militants formés à l'ENJ, tout aurait commencé en France avec le premier président socialiste de la Ve République...   
Rappelons donc la réalité des faits aux jeunes déformés par les professeurs FSU de l'Education nationale, eux-mêmes formatés par les IUFM bien-pensants que la FSU regrette tant.

Le bilan, en images, de cinquante ans de relations ponctuées de crises plus ou moins graves. 
Le 22 janvier 1963, la France et Allemagne,
se promettent une réconciliation durable 
De droite à gauche, le ministre français des Affaires étrangères Maurice Couve de Murville, le Premier Ministre français Georges Pompidou, le président de la République le général De Gaulle, le chancelier allemand Konrad Adenauer et le ministre des Affaires étrangères allemand Gerhard Schroeder (assis) lors de la signature du traité. 

La portée du traité signé à Paris le 22 janvier 1963 par le général de Gaulle et le chancelier allemand Konrad Adenauer fut alors essentillement symbolique mais frappa les imaginations. Sur le fond, le texte n’apporte alors realtivement peu, hormis la création de l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ), toujours vivace.



Marque  exceptionnelle 
d'amitié, le 15 septembre 1958, Konrad Adenauer est reçu par le général de Gaulle à “La Boisserie”, la maison familiale du président français à Colombey-les-Deux-Eglises.

Le rapprochement entre les deux grandes nations fut initié en 1958 par le général de Gaulle, quand il reçut le chancelier allemand,   Konrad Adenauer, et l’assura du soutien total de la France en cas de tension à Berlin, à condition de la reconnaissance par la RFA de la frontière entre la RDA et la Pologne le long de la ligne Odeir-Neisse et de son renoncement à l’arme atomique.






Accompagné de Konrad Adenauer à Bonn, le général de Gaulle répond aux acclamations de la foule






En 1962, de retour d'Allemagne, le général de Gaulle s'était déclaré " touché jusqu’au tréfonds de son âme par les ovations allemandes ", convaincu de la solidarité " entre les Germains et les Gaulois " (termes qui ont aujourd'hui une résonnance particulière...). Le traité signé l’année suivante matérialisa cet espoir.




Le 21 février 1966, lors d’une conférence à l’Elysée, le général de Gaulle fait l'annonce du 
retrait de la France de l’OTAN 



En mars 1966, la France décida toutefois de se retirer des structures intégrées de l'OTAN. Cette décision provoqua une grande déception dans une Allemagne exposée à " l'inquiétant voisinage soviétique ".

Le 29 mai 1969, l’accord officialisant la construction de l’avion franco-allemand Airbus est signé au salon international de l’aéronautique du Bourget par le ministre français des Transports, Jean Chamant (à droite) et le ministre allemand des Affaires économiques, Karl Schiller (à gauche).


Au début des années 1970, Georges Pompidou ne voit pas d'un bon oeil la politique de détente avec l'Est (Ostpolitik) mise en oeuvre par le chancelier Willy Brandt. Pour rééquilibrer la puissance montante de l'Allemagne, Pompidou décide alors de donner son feu vert à l'adhésion de la Grande-Bretagne.


Le couple Schmidt-Giscard semble marquer l'âge d'or des relations franco-allemandes. Les deux hommes mènent à bien de nombreux projets, comme l'élection du Parlement européen au suffrage universel, l'entrée de la Grèce et le système monétaire européen, en 1978.


Le 22 septembre 1984, à Douaumont, terre de Meuse où reposent des centaines de milliers de victimes de la première guerre mondiale, le président François Mitterrand et le chancelier ouest-allemand Helmut Kohl tournent solennellement une page d’histoire. Les deux hommes se tiennent symboliquement la main durant une partie de l’exécution des deux hymnes nationaux devant 15.000 personnes, anciens combattant de 1914-1918 et jeunes scolaires français et allemand.


Mais le tournant historique de l'effondrement du régime totalitaire soviétique marqué par la chute du mur de Berlin fait remonter à la surface des décennies de craintes françaises d'un réveil de la menace d'une " grande Allemagne".

Comme pour faire oublier ces heures tragiques d'opression des peuples de l'Est, Mitterrand et Kohl décident, dès le printemps 1990, de donner une nouvelle impulsion à l'Union économique et monétaire, et de prendre de nouvelles initiatives en faveur d'une politique extérieure et de défense commune.
Le traité de Maastricht est sur les rails. L'Allemagne ré-unifiée montre ainsi sa volonté d'arrimage à l'Europe, donnant des gages à une France déstabilisée.
François Mitterrand et Helmut Kohl, par la voix des imitateurs Yves Lecocq et Stephan Wald, inaugurent le 30 mai 1992 la toute nouvelle chaîne culturelle franco-allemande ARTE.

Symbole de la réconciliation franco-allemande, 50 ans après la Libération, des unités allemandes de l’Eurocorps défilent le 14 juillet 1994 sur les Champs-Elysées, qui furent sous l’Occupation le lieu des parades militaires de la Wehrmacht.


Mais à nouveau naissent en France des doutes sur les desseins de son voisin. C'est à Nice, fin 2000, qu'éclate une nouvelle crise avec la
France, convaincue de cette volonté " d'hégémonie douce de l'Allemagne sur le continent européen " évoquée par Joschka Fischer en 1994, alors qu'il n'était pas encore ministre.




Les dirigeants allemands et français ont ensuite joué la carte du rapprochement, sans doute conscients de la relative fragilité de leur puissance. En 2003, à l’occasion du 40e anniversaire de la signature du traité de l'Élysée, un nouveau " Pacte fondateur " est entériné par le président Chirac et le chancelier Schröder. Ils décident de célébrer la journée franco-allemande tous les 22 janvier.


Le 6 juin 2004, Alliés de la Seconde guerre mondiale et Allemands se retrouvent unis en Normandie. Premier dirigeant allemand à participer aux commémorations du débarquement, le chancelier Gerhard Schroeder, aux côtés du président français Jacques Chirac, déclare devant le Mémorial de la Paix de Caen que la mort des soldats alliés " n’était pas vaine " car elle a permis " liberté et paix ".


En 2007, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel font face main dans la main à la gravité de la crise européenne: les deux chefs d'Etat  montrent une réelle cohésion et engagent des efforts de convergence économique.


En 2012, l’arrivée du socialiste François Hollande à la présidence de la République met à mal le couple franco-allemand. 
Berlin émet des doutes sur la volonté de réforme de la France et les deux dirigeants s'opposent des visions antithétiques de la gestion de la crise de la zone euroParis et Berlin sont plus que jamais condamnés à s’entendre pour sortir de la crise et consentent des sacrifices pour le sauvetage de la Grèce et l’union bancaire.

France Info a fini par mettre la main sur un exemplaire de la collection Les Nuls et par rectifier son information partisane et obscurantiste de début de journée.