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dimanche 14 juin 2015

Bourde: Manuel Valls situe La Réunion dans l'océan Pacifique

L'arrogante fierté ridiculisée du Catalan ! 

Le Premier ministre a placé La Réunion dans l'océan Pacifique

Valls est tombé bien bas!
Rattrapé par son enfance catalane, suite à une nouvelle bourde remarquée, Manolo devrait voir sa popularité s'enliser davantage encore pendant les épreuves du brevet des Collèges. Jeudi, au détour d'un entretien avec la chaîne locale Réunion 1ère, le Catalan a déplacé l'île française de La Réunion de l'océan Indien dans le Pacifique: les voyages en Falcon gouvernemental ne remplacent pas une solide formation primaire française. Sans parler d'élitisme !

Tant de mots édifiants réduits à néant:
"La Réunion, c'est le premier département, c'est la première région d'outre-mer, c'est 800.000 habitants", selon ses fiches, "c'est une place majeure dans le Pacifique", a lâché Manuel Valls, qui était en tournée à La Réunion et à Mayotte entre jeudi et samedi. 

A défaut de la potiche George Pau-Langevin, l'une des deux journalistes lui a suggéré un correctif à la question suivante, citant et corrigeant à la fois Manuel Valls : "Puisque La Réunion a une place majeure dans l'océan Indien, pourquoi ne pas préférer justement le recrutement des Réunionnais ?"
VOIR et ENTENDRE l'une des journalistes réunionnaises sauver la mise du "blanco" métropolitain:

Manuel Valls a aussi été "sauvé" par la censure de la chaîne Réunion 1ère, qui n'a pas intégré l'extrait dans les vidéos de l'entretien diffusées par son site officiel. 

Mais la bulle de l'ignorant prétentieux n'est pas passée inaperçue sur InternetUne semaine après son vol familial aux frais de la princesse Marianne pour la Ligue des Champions à Berlin, Allemagne, Manuel Valls s'est fait tirer au but par les commentaires. 

L'écrivain Michel Onfray a ainsi ironisé sur son compte Twitter 

Même après des années de fac d'histoire sans diplôme
 Il a été imité par d'autres internautes. 


jeudi 7 mai 2015

La réforme du collège vue par une presse libérale creuse

L’ivresse (?)de l’idéologie s'est emparée du ministère de l'Education 

Cécile Cornudet a rédigé cette chronique pour Les Echos (groupe LVMH)

Elitisme vs égalitarisme

Les yeux tournés vers 2017, l’UMP et le PS se saisissent de la réforme du collège pour ressusciter le clivage gauche-droite. [Cette observation préliminaire serait sensée, si "ressusciter" le réel actuel n'était pas à la portée de chacun, et recevable de petits esprits mesquins si le "clivage" était virtuel ! La suite risque fort d'être de la même eau fétide...] 

L’UMP aurait pu choisir de célébrer les trois ans de François Hollande à l’Elysée en dénonçant la faiblesse de son bilan [le raisonnement peine à décoller] . Elle a choisi de pointer le fusil [celui de Bérégovoy ou de François de Grossouvre au temps du président Mitterrand ?] sur une seule réforme, celle du collège [Elle juste en cours, si c'est une raison suffisante à quiconque est tourné vers l'avenir]. Ou plutôt les fusils, tant la charge du 6 mai a été lourde [sans compter à la fois la  garde à vue de Franck Louvrier et la mise en examen de Nicolas Sarkozy, le lendemain, outre celle de Bernard Tapie dans la même semaine]. Une interview de Nicolas Sarkozy dans Le Figaro ; une lettre signée Bruno Le Maire et 152 parlementaires [et plutôt 160]; une question à l’Assemblée posée par Bernard Accoyer [n'est-ce pas ce qui s'appelle le débat démocratique, à défaut de consultation ?]. Et pour tous le même angle d’attaque. "C’est le nivellement qui tirera tout le monde vers le bas" (Sarkozy), " une réforme égalitariste" (Accoyer), "l’abandon de l’excellence républicaine" (Le Maire) [c'est dire à quel point le risque est réel et l'UMP rassemblée !...].

Gênée [?] par une série de textes dont elle approuvait [partiellement] l’intention (loi renseignement, loi Macron, pacte de responsabilité ) [sans sectarisme politique: saluons-là pour cet exemple à suivre au PS...], l’UMP a saisi là la délicieuse occasion de ressusciter le clivage gauche-droite à deux ans de la présidentielle [ne faut-il pas être totalitaire pour nier ce droit en démocratie et préconiser le silence dans les rangs, non seulement aux godillots de la majorité, mais aux élus de l'opposition ?]. Enseignement du latin, classes bilangues, programmes d’histoire : elle n’a pas forcément lu la réforme en détail [si on n'a d'autre aptitude que faire écho -mot pour mot- à la ministre], mais elle y a puisé une conviction: la gauche vise "l’égalitarisme", quand elle défend l'"excellence" [c'est ce que Cécile Cornudet va probablement démontrer? En attendant, "viser" se signifie pas "atteindre"].

Un Erasmus pour les apprentis

Le PS dit avec d’autres mots exactement la même chose [sa sémantique et l'usage qu'elle fait de la rhétorique fait, d'expérience, craindre le pire], tout en reprochant lui aussi à l’autre son idéologie [La "délicieuse" Cécile commence à s'embourber: n'a-t-elle, en fait, rien à dire?]. A lui "l’égalité", à l’UMP " l’élitisme" [on ne peut être plus binaire et caricatural: à moi le monopole de la république et de la démocratie, aux autres l'élitisme "dynastique", s'il est vrai que Najat Vallaud-Belkacem s'approprie l'élitisme, n'en déplaise à Cécile, à la condition qu'il soit "républicain"... Madame Cornudet souscrit-elle à cette approche marxiste de la lutte des classes par une ministre de l'Education nationale?]. Que le clivage gauche-droite est bon à quelques semaines du congrès de Poitiers ! [Le PS a-t-il besoin de l'opposition républicaine pour s'y déchirer?] "Nous cherchons à faire de l’égalité, ce que la droite traduit par nivellement par le bas; c’est à la singularité de chaque collégien que nous voulons nous adapter", a assumé une nouvelle fois Najat Vallaud-Belkacem [Paroles, paroles, paroles... que contestent de nombreux universitaires et intellectuels de renom]. Le matin, en Conseil des ministres, Manuel Valls avait porté le même combat à propos des échanges universitaires Erasmus. "Il faut qu’ils soient moins élitistes", avait-il plaidé en souhaitant un Erasmus pour les apprentis. [Merveilleux ! Mais Cornudet soutient aveuglément les personnes, indépendamment des propos, puisque la démagogie de Manuel Valls -que les "frondeurs" du PS rejettent au centre droit- abaisse les bac+5, sans élever les CAP: si ce n'est pas du nivellement...]

Pour l’instant, le gouvernement fait donc mine de ne pas s’alarmer de l’offensive de la droite, persuadé qu’elle le sert [Cette dame devrait éclairer notre lanterne, si toutefois elle a une lueur sur ce point]. La ministre de l’Education gagne d’ailleurs 2 points en un mois dans notre baromètre BVA chez les sympathisants de gauche (à 62 %), 4 points chez ceux du PS (à 70 %). Autrement plus délicate serait la contestation à gauche si elle devait s’amplifier. Mercredi, deux personnalités ont émis des réserves sur la réforme, Ségolène Royal, et Julien Dray.

J'ai omis de préciser que "Cécile Cornudet (qui faisait le boulot sans en avoir le titre jusque là), est enfin nommée éditorialiste politique." Vous ne me croyez pas ? Même que c'était en 2013, mais s'est-elle bonifié à l'ombre du PS ? Loin de nous toutefois l'idée que cette promotion est soumise aux lois de la parité, mais le talent de la dame ne saute toujours pas aux yeux de son lecteur. Télérama nous fournit une indication sur la notion de mérite (et d'élitisme républicain !) à l'ancienneté et le machisme aux Echos: "Ces deux nominations de femmes à des postes jusqu’ici réservés aux hommes constituent une étape symbolique forte pour la rédaction des Echos. Mais une étape seulement, dans un processus plus large : "Cette crise des signatures féminines n’est que la face émergée d’un déficit gigantesque de la politique de management aux Echos, depuis des années", analyse Valérie de Senneville, élue du CE." Des commentaires ?
Accablant pour Les Echos ? C'est à eux de voir, mais si la presse va si mal, il doit y avoir des raisons. J'en ai signalée une...

Réforme du collège: Najat Vallaud-Belkacem s'aliène les spécialistes de l'Education

Le silence complice des élus PS face à la casse de l'Education nationale met la majorité en péril

L'UMP lance la bataille du collège


La langue des colons est-elle
aussi menacée ?
Najat Vallaud-Belkacem fait l'unanimité contre elle, avec la perspective d'une défaite.  Sa réforme provoque une opposition feutrée sans précédent par l'envoi de courriers inhabituels au président de la République. 

Lundi, des intellectuels se sont joints aux professeurs de lettres, pour lui demander d'arrêter le massacre du latin et du grec programmé par le ministère de l'Éducation nationale. Trois jours plus tard, c'est une missive envoyée par Bruno Le Marie et 160 parlementaires de l'opposition républicaine qui lui demande de bloquer la réforme du collège, notamment pour ses coupes sombres sur certaines périodes historiques au profit d'autres, et contre ses menaces mortelles à court terme contre l'enseignement de l'allemand, langue de notre voisin européen qui ressent vivement cette agression contre l'amitié franco-allemande. La franco-marocaine envisage en effet les suppressions des classes bilangues et européennes. 

Ensuite, les responsables politiques de l'opposition s'emparent du dossier, puisque la concertation promise n'est pas au rendez-vous. A l'initiative de l'UMP Bruno Le Maire, bilangue franco-allemand, à la tête de parlementaires responsables, donne de la voix. 

Mais surtout, NVB provoque de vives réactions dans son propre camp
Jean-Marc Ayrault a protesté  contre le mauvais sort fait à l'allemand avec la suppression des classes bilangues. Dans une lettre à la ministre de l'Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, il écrit: "Dans sa disposition visant à maintenir uniquement les classes bi-langues 6e assurant la continuité de l'apprentissage d'une langue vivante autre que l'anglais à l'école élémentaire (souvent bidon à base de psittacisme de mots et de phrases courtes), la réforme aura pour conséquence la disparition de nombreuses classes bi-langues où l'allemand était enseigné uniquement à partir de la 6e et non dès les classes de primaire", relève Jean-Marc Ayrault, lui-même ancien professeur d'allemand. Ces classes bi-langues "ont permis à l'allemand de rester la 3e langue vivante enseignée en France" et cet enseignement se situe "au coeur de la coopération franco-allemande", poursuit l'ancien Premier ministre, actuellement député socialiste de Loire-Atlantique. "De plus, la décision de permettre l'apprentissage de la seconde langue vivante dès la classe de 5e ne permettra pas de pallier à ce recul dans l'enseignement de la langue allemande, puisqu'il ne s'agira que d'étaler un même volume d'heure de cours sur trois années au lieu de deux", écrit encore l'ancien Premier ministre.

Julien Dray -qui déjà considère que la gauche "ne fait plus envie"!- souligne que la réforme portée par NVB "ne va pas dans le bon sens", qu'"il faut reprendre la réforme du collège. L'ancien député socialiste de l'Essonne affirme aussi que "le latin et le grec ne sont pas périmés."
"Je pense que l'enseignement chronologique de l'Histoire doit être maintenu", insiste-t-il. "Je pense aussi qu'il faut ouvrir l'enseignement à de nouvelles disciplines, notamment tout ce qui est l'éducation artistique ou sportive, car dans les quartiers (obsession de l'élu de l'Essonne) où il y a des difficultés (du fait de l'immigration), c'est un élément essentiel qui change le rapport à l'école", avance-t-il. "Je suis pour qu'on enseigne moins mais mieux", résume le conseiller régional d'Ile-de-France, soulignant que "la crise de la société, c'est la crise de l'école pour une part. Car quand une société n'est pas capable d'enseigner son histoire, ça veut dire qu'elle doute d'elle-même", conclut-il.

Et Ségolène Royal a exprimé des réserves sur un texte qui risque de provoquer un conflit politique. En 1997, Claude Allègre avait succédé à François Bayrou  avec Ségolène Royal pour ministre déléguée chargée de l'enseignement scolaire. En décembre 1998, la réforme des collèges qu'elle lança était favorable au maintien du "collège pour tous" et une articulation primaire-secondaire, à son rôle intégrateur avec un dépistage des difficultés des élèves en début de CM2, au principe de l'hétérogénéité des classes, mais avec renforcement des études dirigées en 6e et 5e et remise à niveau au moyen d'heures de soutien, et enfin au refus d'une orientation précoce, instaurant une "heure de vie de classe" par quinzaine. Sans parler d'une charte des droits et devoirs du collégien ! Mais son projet et la personnalité du ministre, qui voulait "dégraisser le mammouth", jetèrent les enseignants dans la rue en mars 2000, provoquant le rappel de Jack Lang pour succéder à l'incompatible tandem. 
Aujourd'hui, Royal demande à sa collègue du gouvernement de ne pas porter atteinte au "socle des connaissances", évoquant un risque de conflit politique. 




Valls et des proches de la ministre volent au secours de la réforme 

Des enseignants lancent une pétition pour défendre la réforme. Malgré l'opposition que soulève le projet de toutes parts, les textes réglementaires devraient être publiés fin mai... Concertation, consensus ? Des notions oubliées, car Hollande tient à apparaître ferme et inflexible jusqu'en 2017. Sous le feu des critiques, la ministre de l’Education ne lâche rien et défend sa réforme, casquette enfoncée sur les yeux jusqu'aux oreilles. "Elle tient dans la tempête, avec un discours net et précis, se réjouit un partisan anonyme de la réforme. Si on avait eu Vincent Peillon (l’ex-ministre de l’Education), le dossier aurait été bien plus polémique." Mais il s'est délité et a disparu de la circulation.

Najat Vallaud-Belkacem a reçu mardi le soutien explicite de Manuel Valls. A l’Assemblée, le Premier ministre a eu le sentiment que cette réforme "qui est celle dont la jeunesse de ce pays a besoin ". Des termes généraux et creux qui ne démontrent pas  précisément qu'il connaît le projet. Or, le diable est dans le détail. Il a vanté un projet qui mise sur "une refonte fondamentale de la pédagogie" et où "ni l’allemand ni le grec ne sont supprimés". Mais il n'offre aucune garantie et les godillots se contentent de ces propos creux.

La réforme est attaquée sur deux fronts. 
Celui de la pédagogie, des enseignements interdisciplinaires et de l’autonomie nouvelle des établissements d’abord, qui est la cible des syndicats contestataires. 
Celui des langues vivantes et anciennes ensuite, ce deuxième front ayant été ouvert par des philosophes, historiens ou autres personnalités que Najat Vallaud-Belkacem a humiliés la semaine dernière, les traitant de "pseudo-intellectuels", au motif qu'ils propageaient des "contre-vérités " sans avoir pris, selon elle, connaissance des contours précis de la réforme. L'ambassadrice d'Allemagne en a pris pour son grade...

VOIR et ENTENDRE la ministre bifide dans le déni, refaisant le coup des "contre-vérités" et du "mensonge absolu" des autres :


Il est aussi possible qu'elle soit victime des "contre-vérités" et du "mensonge absolu" de la FSU qui la manipule...

Le chef de l'État s'arc-boute

Hollande est monté au créneau, bien obligé. Hier mercredi, il a écarté toute idée de retrait et tenté de discréditer les contestataires, visant pourtant des penseurs renommés, des professeurs, et même l'ambassadrice d'Allemagne. Ils forment, un "concert des immobiles" et c'est Flanby qui le dit ! 

Mais que dire alors de la symphonie des idéologues qui, autour de la ministre, entonnent soudain la rhétorique des démagogues pour tromper la population en  assurant que tous les collégiens apprendront le latin et l'allemand demain, entre deux enseignements pratiques interdisciplinaires qui leur éviteront de trop s'ennuyer ? 


Enhardie, la ministre polémique à son tour

En bonne militante qu'elle n'a jamais cessé d'être, l'incompétente cherche à circonvenir ses détracteurs par la parole. La ministre de l'Education nationale est imprégnée de marxisme. Vallaud-Belkacem remet au goût du jour la bonne vieille "lutte des classes", opposant les chances de promotion sociale à l'élitisme bourgeois. C'est ainsi qu'elle distingue "élitisme républicain" et "élitisme dynastique" !

VOIR et ENTENDRE la récitation de la ministre idéologue:

Après de précédentes offensives idéologiques désastreuses (la théorie du genre et les ABCD de l'égalité entre garçons et filles ou la réforme des rythmes scolaires), le ministère de l'Education poursuit son travail de sape.

La réforme du collège pourrait devenir le futur grand projet mort-né du quinquennat de Hollande. D'abord, la fronde des experts éclaire maintenant l'opinion sur les intentions malignes, les failles et les dangers du texte : latin et grec enseignés au rabais (ce qui est déjà le cas puisqu'il n'est plus enseigné qu'à partir de la 4e et souvent abandonné en fin de 2e), programmes d'histoire à la carte, filières d'excellence supprimées, jargon pédagogiste à tous les étages... La co-gestion du ministère avec la FSU est renforcée par l'incompétence notoire et largement dénoncée de la ministre que l'inculte Hollande a prise personnellement sous son aile, pensant la protéger de ce qui lui reste d'"aura" !

Des enseignants viennent de lancer une pétition pour apporter leur soutien à la réforme. "Elle est très certainement perfectible mais elle est un premier pas vers un système plus équitable pour tous les élèves", assure le Collectif pour la réforme du collège. La toute nouvelle pétition a pour l’instant rassemblé 1.000 signatures. Dans un entretien avec les 'Cahiers pédagogiques', le sociologue François Dubet défend aussi un projet qui "limite la capacité de créer des classes de niveau et des filières subtiles" et invite les équipes éducatives "à se conduire comme des équipes ".
Le ministère de l’Education mobilise aussi les réseaux sociaux pour répliquer aux critiques, via des réponses courtes et ciblées appelées "désintox". Najat Vallaud-Belkacem assure qu’elle ne cédera "sûrement pas" à ses détracteurs.

La grève du 19 mai sera un test

Les opposants ne désarment pas non plus. La grève du 19 mai fera le point sur les forces en présence. D’autant que les arguments mis en avant dans le débat public ces derniers jours ne sont pas ceux des syndicats contestataires. Les critiques ont porté sur les langues et les programmes, alors que les syndicats hostiles à la réforme s’en prennent à l’autonomie des établissements et à la pluridisciplinarité. La réforme a évidemment été approuvée à la majorité absolue par le Conseil supérieur de l’éducation, répliquent ses défenseurs.

Le décret et l’arrêté de la réforme du collège devraient être publiés fin mai. L’essentiel se jouera dans la bonne volonté des enseignants, dans les collèges. Or, à en juger par la représentativité des dernières élections professionnelles, 80 % des enseignants soutiennent les syndicats hostiles à la réforme... "Le plus dur reste à venir", confie un haut responsable. 
Lien SNUipp-FSU: Pourquoi la réforme collège va creuser les inégalités et alourdir la charge de travail.

Dans les semaines qui viennent, comme par le passé, le pouvoir s'attachera à maquiller sa reculade.  Dans le meilleur des cas pour la ministre, son projet sera largement amendé, modifié, retravaillé, jusqu'à le rendre méconnaissable. Le plus possible, espérons-le, s'il reste cohérent ! 

jeudi 16 avril 2015

Réforme du collège: Ayrault tacle Vallaud-Belkacem

Ayrault s'en prend à la réforme du collège

L’ex-Premier ministre de Hollande critique la ministre de Valls sur la suppression des classes bilangues 

La fronde sur la réforme des collèges s'organise à peine Najat Vallaud-Belkacem a-t-elle présenté son projet la semaine dernière: on dirait que la concertation a été plus que limitée... Déjà les syndicats contestataires réfléchissent  à un appel à la grève. 

Deux futurs bilangues
franco-marocains, ci contre

Dans une lettre à la ministre de l’Education nationale,  Jean-Marc Ayrault, ancien professeur d'allemand, fait part de son "inquiétude quant aux conséquences" sur l’enseignement de la langue allemande. L’ex-Premier ministre fait allusion à la disparition des classes bilangues que la ministre a inscrite dans la réforme, tout comme celle des sections européennes, aux motifs idéologique et politique que ces classes nourrissent l’élitisme et creusent les inégalités au collège. La promotion de l’apprentissage de l’allemand est "au cœur de la coopération franco-allemande", argumente Jean-Marc Ayrault. 


Le lien franco-allemand vaut bien le franco-espagnol

Suite de la publication de la lettre de l’ancien Premier ministre, Najat Vallaud-Belkacem a tenté de rassurer, affirmant avec aplomb qu’elle mène une " politique volontariste en faveur du développement de l’apprentissage de l’allemand ". NVB n'est pas à une contre-vérité près. La ministre "mise sur" 500.000 collégiens "au bas mot " qui apprendront l’allemand à la rentrée 2016, contre 485.000 aujourd’hui. Un pari qu'il va falloir tenir mieux que le redressement de la courbe de l'emploi...

Dans son courrier daté du 2 avril auquel la ministre réplique– l'ex-porte-parole de Jean-Marc Ayrault affirme qu’ "il ne s’agira que d’étaler un même volume d’heures de cours sur trois années au lieu de deux." Ce qui mériterait quelques précisions sur les moyens qu'elle compte mettre en oeuvre: encore des créations de postes d'enseignants? 
Alors que la France cherche "à renforcer (ses) liens avec l’Allemagne", les mesures prévues par la réforme du collège "ne me semblent pas favoriser ce rapprochement qui doit s’incarner dans des projets communs, particulièrement en direction de la jeunesse ", poursuit Ayrault. Le député UMP Patrick Hetzel s’inquiète, lui aussi, du lien franco-allemand, après "la décision de supprimer les épreuves de langues – sauf celle de l’anglais – au concours d’entrée à l’ENA ", rappelle-t-il. 
Ce qu'il hasarde en anglais de sa main potelée et inconsciente  ("Friendly", adjectif et non adverbe) signifie "amical" et ne correspond donc pas à la formule de politesse ("Yours frienfly")  Lien PaSiDupes 2012 - Hollande n'est pas non plus "English friendly"Hollande ridiculise la France dans son message de sympathie à Obama.

Cet appauvrissement des enseignements est déjà en oeuvre  au CAPES de latin et grec dont les épreuves spécifiques sont absorbées par le Capes de lettres modernes, comme le sont leurs enseignants neutralisés comme des paquets de cigarettes. 

"Vous n’avez même pas réussi à rassurer notre collègue Pierre-Yves Le Borgn’ juriste international qui, en tant que président du groupe d’amitié France-Allemagne et député PS représentant les Français de l'étranger, mobilise les députés de tous bords sur le danger immédiat des dispositions de la réforme", lançait mardi à l’Assemblée la députée UMP et diplômée en questions internationales stratégiques de l’IRIS, Virginie Duby-Muller, à la ministre.

"L’argument de l’élitisme autour des classes bilangues est faux et injuste", conteste le socialiste Pierre-Yves Le Borgn’, qui craint aussi la disparition des échanges scolaires. "Ces classes bilangues existent dans des petits collèges ruraux et dans les zones d’éducation prioritaire, fait valoir le socialiste ( Aubenas en Ardèche, par ex.), pas seulement dans les beaux lycées. C’est au contraire un dispositif de lutte contre les inégalités. 

VOIR et ENTENDRE la qualité de l'anglais de l'affigeant président Hollande qui, aux Philippines, n'a pas craint de se ridiculiser à nouveau:

Tous les nuls en anglais peuvent caresser l'espoir d'arriver un jour à l'Elysée...

jeudi 2 avril 2015

Réforme du collège : le multiculturalisme produit le nivellement par le bas

Femme, elle aurait dû faire mieux; incompétente présomptueuse, elle est recalée ! 


Avec sa réforme du collège, le gouvernement a succombé à "l'éphémère, la mode, le moment," dénonce Jean-Paul Brighelli, enseignant et essayiste. 

Valls et Vallaud-Belkacem
ont tout à apprendre,
sauf en démagogie
"On sait pourtant, écrit-il, ce qu'il y a à faire : mettre au centre du système la transmission de savoirs précis, exigeants et pérennes, par des enseignants qualifiés."  Cette réforme est donc manquée à double titre : parce qu'elle rate sa cible, et parce qu'elle avoue que le gouvernement qui l'a promulguée n'est pas capable de penser droit. Une réforme pour rien l'est toujours pour le pire. La réforme du collège — maillon faible d'une chaîne qui n'a plus de maillons forts, à part les classes préparatoires, promises à démantèlement — est à ce titre un modèle.


Cette énième réforme fait descendre en amont, si je puis dire, la réforme du lycée de Luc Chatel : on vide encore un peu de leur substance les savoirs fondamentaux, et on amuse la galerie avec des pédagogies périphériques. Fin du principe une heure égale un prof, ce qui fait fulminer conjointement le SNALC et le SNES), l'interdisciplinarité proclamée présente comme une innovation une pratique britannique vieille de trente ans qui doit permettre aux élèves, plusieurs heures par semaine, de construire un "projet" mobilisant plusieurs compétences et plusieurs matières autour d'un objectif "citoyen." Si les journalistes spécialisés connaissaient leur sujet, ils dénonceraient ce qui n'est rien d'autre dans la France du début des années 2000 que de la constitution de dossiers interdisciplinaires par des binômes d'élèves de premières sous la tutelle de plusieurs de leurs professeurs, notamment d’histoire-géographie et de sciences économiques et sociales, notés en interne par les enseignants du candidat, au bénéfice de ses résultats au baccalauréat. Si, en outre,  on pense apprendre la laïcité aux mômes en regroupant français, musique et histoire autour d'un projet Marseillaise, on a du souci à se faire pour la laïcité, qui s'apprend à travers des savoirs complexes, et non pas en sacrifiant au ludique généralisé, fusse au collège, et à l'hymne national, version Serge Gainsbourg. Les enfants, dit la ministre, s'ennuient. J'espère bien ! s'exclame Brighelli. L'ennui conduit plus sûrement à la réflexion, au rêve, à la lecture et à la recherche que le divertissement permanent que l'on nous propose. Il est formateur. Le divertissement déstructure sans que l'on ait été structuré. Il décervèle des écervelés.


18 % de quasi-analphabètes en sixième

L'illettrisme, fustigé par Emmanuel Macron, ne frappe pas -aveuglément et exclusivement- les immigrés et c'est une chance, car il serait interdit de tacler ces "nouvelles" méthodes de facilité par le nombre de classes où la langue française est maltraitée, par les horaires, certes, mais aussi par une pratique minimaliste: ainsi, les ados ne savent-ils plus ce qu'on attend d'eux lorsqu'une consigne "perverse" les invite à... "rédiger." 

Poudre aux yeux de cette réforme Vallaud-Belkacem, l'apprentissage précoce en cinquième de la deuxième langue. Comme on navigue à flux constants, quand bien même on trouverait assez d'enseignants linguistes (on sait combien on peine à en recruter aujourd'hui, pour 1.600 € par mois, incivilités en prime), on financera ces deux heures de cinquième en supprimant une heure de première langue en quatrième et en troisième, en sacrifiant ces dédoublements de classe qui seuls permettent un apprentissage sérieux proche du tête-à-tête.
Notez que l'on n'apprend bien l'anglais ou l'espagnol qu'en maîtrisant le français — ce qui est loin d'être le cas: les 18 % de quasi-analphabètes à l'entrée en sixième sont, de l'aveu du ministère, tout aussi nombreux à la fin de la troisième. Depuis 1985, pendant les années Mitterrand aujourd'hui louangées, plus de cinq cents heures de français ont disparu des programmes du collège au nom de l'interdisciplinarité, en fait pour supprimer des postes au nom des équilibres budgétaires. Droite et gauche ont fait le travail avec constance, tout comme elles ont imposé, depuis la loi Fillon en 2004, les objectifs minimalistes du "socle commun de connaissance", ce plus petit commun dénominateur des apprentissages. Ce n'est pas ainsi que l'on pousse les élèves au plus haut de leurs capacités, ni qu'on leur insuffle l'ambition d'y parvenir.

Le multiculturalisme produit le nivellement par le bas. 
Objectif, non avoué par la franco-marocaine mais évident, de ces manipulations linguistiques: combattre l'élitisme au nom de l'égalitarisme, et vider les classes européennes, affreux repaires de filles et fils de bourgeois et autres initiés. Le chinois suivra la pente de l'allemand comme ce fut celle du latin ou du grec. Si encore ce n'était pas au profit de l'arabe, dont on nous vantait, il y a encore quelques mois, le pouvoir motivant des quartiers. Mais c'était avant les attentats islamistes meurtriers du début de l'année à Paris. Dans le même esprit, latin et grec ne seront plus que des à-côtés du cours de français, des sensibilisations aux civilisations antiques comme à l'occitan: à rapprocher du fait que le Capes de lettres classiques n'existe plus en soi: il est une option du Capes de lettres.
 
Et il est fortement question que toutes les options soient désormais enseignées en ligne, ce qui justifiera par l'absurde l'informatisation généralisée, dont on sait qu'elle coûte et surtout qu'elle ne rapporte rien. Fleur Pellerin et ses semblables pourront toujours vitupérer contre l'internet et ses moteurs de recherche... A ce compte, la fuite vers le privé, y compris le privé confessionnel, s'accentuera.

Par chance, en 2013, les derniers arrivés, les musulmans, pouvaient déjà opter pour l'un des 30 établissements scolaires musulmans créés, écoles, collèges et lycées, voire crèches. Et les musulmans de France sont encouragés à ouvrir leurs propres établissements scolaires, à l'ombre du minaret et de centres culturels, si bien qu'ils sont une cinquantaine en 2015. Sûr que la laïcité en profitera, et que les ghettos scolaires en sortiront socialement diversifiés...



Comment la concertation proclamée peut-elle ne créer que des mécontentements ?

Cerise sur le gâteau, cette réforme ne satisfait personne - ni les "républicains" qui hurlent à la mort, ni les "pédagos" qui la trouvent trop tiède. La FCPE ne se remet pas du maintien des notes chiffrées, le SNPDEN, syndicat des chefs d'établissement, aurait aimé plus d'indépendance, puisqu'on ne laisse aux établissements la bride sur le cou que pour 20 % de l'emploi du temps. Les jusqu'au-boutistes de l'autonomie, au SGEN (proche de la CFDT et donc du PS) et au SE-UNSA (FO), auraient aimé une vraie révolution permettant aux équipes pédagogiques (qui sont pourtant fort instables dès qu'un établissement est vraiment difficile) de s'organiser à leur gré : le jacobinisme, voilà l'ennemi. Et le baccalauréat décentralisé, affaibli et inégalitaire?


On sait pourtant ce qu'il y a à faire : mettre au centre du système la transmission de savoirs précis, exigeants et pérennes, par des enseignants qualifiés. La pédagogie de "projet" travaille dans l'éphémère, la mode, le moment. Mon optimisme pourtant se nourrit de la mauvaise volonté des enseignants à rompre avec les bonnes pratiques, au risque de passer pour conservateurs et archaïques. La "gauche de progrès" est un slogan que démentent la réalité du terrain et le bon sens. On ne les forcera pas à se suicider pédagogiquement d'ici à 2016, ni certainement après. Et après, c'est 2017 - et Najat Vallaud-Belkacem sera alors dans les notes de bas de page de l'histoire des cataclysmes

"Najat," prochain nom ajouté à la liste noire des ouragans ? Un sujet de dossier interdisciplinaire à venir...

vendredi 5 décembre 2014

L'école est un domaine trop sensible pour être confiée à des pédagogues

Pourquoi l'Ecole doit fuir les "pédagogues"
selon Ivan Rioufol, le 3 décembre 2014

Rien de semble devoir arrêter la course folle du pédagogisme,
qui a pris possession de l’Education nationale et y règne en maître. En dépit des désastres éducatifs qu’il produit, au nom de l’égalitarisme et de la sacralisation de l’enfant, l’autocritique ne l’atteint toujours pas. La proposition du Conseil supérieur des programmes de supprimer les notes jugées "traumatisantes" s’inscrit dans le droit fil des coquecigrues pondues par des "scientifiques" et des "experts", qui ont la prétention de se substituer aux enseignants et à leur expérience. Lire, dans la prose confuse et complexe de ce Conseil, que la note serait "perçue exclusivement comme un moyen de récompense ou de sanction et un instrument de tri et de hiérarchisation sociale des élèves" fait bondir nombre de professeurs qui résistent encore à la rhinocérite [maladie imaginaire qui, selon Ionesco, transforme en rhinocéros la personne atteinte et cause une apathie]. 

"Oser affirmer que c’est la notation chiffrée qui serait à l’origine de la perpétuation des inégalités sociales, personne n’avait encore osé le faire !", constate le SNALC-FGAF. Le déclassement progressif de l’Ecole française devrait inciter l’Education nationale à mettre un terme aux expérimentations loufoques qui l’abîment, afin de renouer avec la transmission et les savoirs. C’est malheureusement l’entêtement idéologique qui domine cette citadellechasse gardée de la gauche et de l’extrême-gauche depuis l’après-guerre. Cette école de la déculturation est devenue un repoussoir pour nombre de Français.

L’échec de l’enseignement public explique les engouements pour le secteur privé. 

Ce phénomène n’est pas prêt de se tarir. Tout comme la faillite du socialisme propulse les vertus du libéralisme, les désastres du pédagogisme invitent l’enseignement à renouer avec le pragmatisme et la recherche de la réussite. C’est dans les coulisses que se prépare le monde de demain, en rupture avec cette vieille société fatiguée, confisquée par des mandarins cooptés. 

Comme le note Robin Rivaton (1) : "L’éducation est parmi les systèmes sociaux celui qui est le plus appelé à être bouleversé sous le double assaut du progrès technologique et de l’offensive du secteur privé". L’école 42, spécialisée dans l’informatique et créée par Xavier Niel, en est un exemple [fondé sur la sélection et visant à l'excellence plutôt qu'au nivellement. Ce sont en fait des officines  élitistes de captation de l'intelligence brute avec pour objectif sa transformation et son exploitation par l'entreprise]. La WebAcademie est aussi une école gratuite pour les jeunes sortis du système scolaire. 
Les centres d’apprentissage [à visée cette fois purement formatrice] se prêtent également à une plus grande privatisation. Mais tout indique que l’enseignement traditionnel lui-même garantira davantage son avenir en s’échappant définitivement des lubies d’une école publique laissée à ses déconstructeurs. Les pédants pédagogues au sabir verbeux sont, en réaction, les meilleurs promoteurs d’une vraie révolution éducative. Révolution [au sens de régression]: du latin revolvere, rouler en arrière.

(1) La France est prête, Manitoba / Les belles lettres

dimanche 8 décembre 2013

Classes préparatoires: est-il juste d'étiqueter "privilégiés" leurs élèves ?

Le nivellement par le haut est idéologiquement incorrect

Suivons les amateurs de toutes les luttes de classes 


Dès samedi 7 décembre 2013 à Dijon
Ils stigmatisent aussi ces élèves et ces profs qui réussissent mieux que les autres. Sciences Po et l'ENA irritent nos envieux et nos laissés pour compte qui n'ont de cesse que de dénigrer et tirer vers eux ceux qui ont investi dans les études pour gravir l'échelle sociale plutôt que de s'en remettre à la promotion canapé, le piston ou le barême. 

Le cortège partira à 14 heures du jardin du Luxembourg pour rejoindre le ministère de l'éducation nationale, rue de Grenelle. Les étudiants du lycée Fénelon de Paris ont également appelé à manifester. Ce projet "prend pour cible des filières dont l'enseignement est d'une qualité reconnue sur le plan international", écrivent-ils dans un communiqué.

Les profs de classes prépa sont appelés à la grève ce lundi.
Deux syndicats, de gauche, le Snes-FSU, comme de droite, le SNALC, ont appelé les professeurs de classes préparatoires à manifester lundi 9 décembre, ainsi que six associations d'enseignants des classes prépas.

Ils veulent protester contre une réforme de leur statut. Le ministère de l'Education nationale propose en effet de porter à 10 heures leur obligation réglementaire de service (ORS) de ces enseignants. Rappelons à la presse qui relaie le ministre qu'il serait injuste de laisser croire que ces chiffres comptablisent l'ensemble de leur activité hebdomadaire, également faite de préparations et de corrections pointues. Comme les autres, ces professeurs-là sont en outre astreints à des réunions d'évaluation et de coordination qui ajoutent encore à leurs obligations.   

Actuellement, ces dix heures sont "déchargeables" de deux heures, une heure pour ceux qui enseignent en deuxième année et une heure au moins pour ceux qui ont des classes de plus de 35 élèves, c'est-à-dire pour la plupart. En effet, un effectif de 35 n'est déjà pas en soi un privilège. 

A l'heure où il annonçait 4.000 nouvelles créations de postes

Le ministre Vincent Peillon a nié mercredi sa volonté "d'attaquer les classes préparatoires".
Bien qu'il affirme sa volonté de dialogue, il  a néanmoins  averti  qu'il "ne reculera pas" devant les professeurs qui se disent "surchargés de travail", mais font de nombreuses heures supplémentaires. Cette manoeuvre médiatique est un classique.
La presse qui fait le jeu du gouvernement répète ses éléments de langage sans effectuer son travail de vérification. Lorsque, le 26 juin 2013, France Inter lance que les 3/4 des professeurs du second degré assurent des heures supplémentaires, la radio de service public ne sait pas que deux heure peuvent être imposées par l'administration "dans l'intérêt du service".

Ceux qui font le plus d'heures supplémentaires sont les enseignants de 40-50 ans qui appartiennent aux classes moyennes, ont de grands enfants à charge et ne bénéficient pas de bourses de l'Etat, bien qu'ils soient universitaires et pourtant les plus mal payés d'Europe. 

Ségolène Royal avait déjà trahi sa propre malveillance.
 
VOIR et ENTENDRE Ségolène Royal discriminer les professeurs de collège et annoncer en 2006 à Angers qu'elle leur imposerait d'être présents 35 heures dans les établissements:

"Les enseignants des classes 'prépa' sont payés à la hauteur de leurs niveaux et de leurs compétences"
, fait valoir Jean-Rémi Girard, secrétaire national du SNALC, alors que le Snes-FSU se tient en retrait. Les meilleurs footballeurs ou acteurs pourraient être récompensés pour leur talent, mais les enseignants de classes prépas ne devraient pas. 

La logique comptable du ministre et de ses satelites médiatiques


Il y avait 451 classes prépa en France en 2012

82.221 élèves inscrits en 2012
Le nombre d'élèves inscrits en classe de prépa a doublé depuis 1980.
C'était au départ des années Mitterrand

Les élèves de prépa par filière

Des élèves qui coûtent cher
La prise en charge d'un élève en classe préparatoire est plus élevée que tous les autres cursus à des âges et des niveaux inférieurs.
A la différence des élèves de l'ENA ou de Saint-Cyr, les élèves de prépas ne sont pas rémunérés.
Dès leur admission à l’ENA, les élèves deviennent fonctionnaires stagiaires ou sont placés en détachement s'ils étaient fonctionnaires. A ce titre, ils sont rémunérés par l’État et sont soumis aux obligations des fonctionnaires.
Le coût moyen d'un étudiant de Sciences Po a diminué mais reste élevé, mais Sciences Po sort d'une polémique sur le montant des salaires de ses cadres et a dû promettre de les modérer.
La "solde" d'un élève officier en 3e année de Saint-Cyr s'élève à 1.585,89 euros nets/mois.
Faut-il supprimer les BTS (STS) qui coûtent plus cher que les universités et IUT réunis?

Et combien coûtent les professeurs qui ne se sont pas délocalisés ?

Nombre d'heures de cours en fonction du niveau d'études du public

Mieux rémunérés que des instituteurs
Peut-on admettre que les professeurs agrégés de classes prépas ont un niveaux plus élevé de qualification et qu'ils s'adresssent à un autre public?
(après 15 ans)