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mardi 7 janvier 2020

Les empreintes carbone et budgétaire de Macron et ses collaborateurs

Falcon, Super Puma, A330… le coût horaire salé des avions du gouvernement

Les Français de Marseille se rendent à Malte en passant par Bruxelles, mais ce n'est pas leur choix ! Ils sont pourtant pointés du doigt par les écolos, des "vigilants" aux yeux fermés sur les ententes entre compagnies européennes.


Mieux, ce mardi 7 janvier, le ministère des Armées a dévoilé le coût horaire moyen d’utilisation des dix appareils composant la flotte gouvernementale, pour soigner leurs images et faire les beaux.

Un peu plus d’un mois après avoir levé le voile sur le coût horaire XXL de l’A330 présidentiel - le fleuron de la flotte gouvernementale, appelée Escadron de transports 60 (ET 60, ci-dessous) - Florence Parly vient de rendre publique de nouveaux éléments concernant les autres avions à disposition de l’exécutif - notamment Jean-Yves Le Drian - à la suite d’une question écrite de la députée LREM de l'Aisne, Aude Bono-Vandorme, enseignante-chercheuse en analyse et mécanique des fluides.
Résultat de recherche d'images pour "Escadron de transports 60"
Un état des lieux, réalisé sur l’exercice 2018, qui permet de rappeler qu’outre l’Airbus A330, l’exécutif dispose d'une flotte de neuf aéronefs pour effectuer des déplacements officiels. Dans le détail, on compte trois hélicoptères Super Puma acquis en 1987, ainsi que deux avions d’affaires de type Falcon 900, dont l’achat remonte également à la fin des années 80. Plus récemment, entre 2009 et 2012, le gouvernement s’est aussi doté de deux Falcon 7X et deux Falcon 2.000, des "jets" conçus par l’avionneur Dassault.

Sans grande surprise, le coût horaire d’utilisation le plus élevé est celui de l’Airbus A330 qu'emprunte Macron lors de ses déplacements à l’étranger les plus lointains,  comme lors de son Noël 2019 sur le continent africain, en Côte d’Ivoire, nettement supérieur à celui des avions d’affaires. 
En 2018, le montant moyen d’utilisation du mastodonte de l'ET 60 culminait à 22.482 euros par heure de vol. Et par un vol régulier, c'est plus de 6 heures de trajet. Pour une escapade d'une douzaine d'heures de vol, et faire la photo, Macron nous coûte près de 270.000 euros.

Derrière le fleuron d’Airbus, le Falcon 7X est l’autre appareil de l’ET 60 dont le coût d’utilisation est le plus élevé : 4.790 euros par heure, selon le ministère des Armées. 
Le Falcon 2.000 arrive en troisième position, avec un montant horaire de 4.080 euros/heure
Enfin, le Falcon 900 (3.991 euros/heure) et l’hélicoptère Super Puma (3.598 euros/heure) sont les deux aéronefs les plus “économiques” de la flotte gouvernementale.

La facture carbone reste à calculer

Un coût horaire moyen stable depuis cinq ans, fait valoir le rapport... Depuis les derniers chiffres qu'avait communiqués le gouvernement de François Hollande, en 2015, en réponse à l’ex-député PS, René Dosière, le gouvernement tient à souligner que les dépenses horaires moyennes pour l’utilisation de la flotte gouvernementale évoluent peu. Le prix du kerosene n'est pas taxé à hauteur des carburants consommés par les travailleurs. 
Or, le coût de l’A330 présidentiel enregistre une hausse significative.
Soit environ +8% - passant de 20.776 euros/heure pour l’année 2013 à 22.482 euros/heure, cinq ans plus tard. En revanche, le montant horaire moyen des hélicoptères Super Puma a nettement diminué, passant de 6.411euros/heure en 2013 à 3.598 euros/heure, en 2018.

Il faut savoir que les calculs du personnel de la députée Aude Bono-Vandorme avaient récemment permis de souligner une augmentation (2,5%, c'est plus que le Livret A) de la facture consacrée aux déplacements aériens de l’exécutif, passée de 11,9 millions d’euros en 2015 à 12,2 millions d’euros en 2018. Un rebond expliqué par le grand nombre de déplacements de longue distance ayant nécessité l’affrètement de l’A330 présidentiel. La députée LREM ne porte aucun jugement sur le caractère de nécessité de ces déplacements...

Macron a parcouru 201.000 kilomètres entre mai 2017 et juin 2018
En heures de vol, ça donne quoi ?
Résultat de recherche d'images pour "Brigitte Macron en Chine"Cette année-là, l'ex-banquier avait traversé l’Atlantique pour rendre visite au président américain Donald Trump. Il s’était également rendu en Chine, en Inde, et en Nouvelle-Calédonie. Il fallait aérer Mamie ?
BFMTV avait d’ailleurs comptabilisé pas moins d’une cinquantaine de voyages à l’étranger, entre son élection et le mois de juin 2018avec 31 pays visités et 201.000 kilomètres parcourus.
Résultat de recherche d'images pour "Brigitte Macron en Inde"

Certains trajets aériens du président et son épouse font polémique. 
En octobre 2019, Brigitte et Emmanuel Macron s’étaient ainsi "offerts" un détour touristique autour du piton de la Fournaise, à bord de l’A330, pour couronner le déplacement du président à la Réunion et à Mayotte. Dissimulée par la presse continentale, l'escapade fut révélée par la presse locale.  Checknews (Libération) confirma finalement ce "crochet touristique" qui alourdit inutilement alourdi la facture de l'Elysée.

vendredi 25 octobre 2019

Macron, président "tactile", ça ne passe pas à La Réunion

Ca commence à bien faire, cette main baladeuse.

Après cette scène indécente à Saint-Martin, Macron à nouveau la main dans le sac..

"La main de ma soeur dans la culotte d'un zouave", version "monde nouveau" de Macron




Nul ne sait encore si Macron parvient à maîtriser ses pulsions dans le secret de l'Elysée, mais les clichés de ses contacts avec le public jeune placé sur son passage commencent à faire jaser. Au XXIe siècleJupiter ne peut pas tout se permettre sur un militant sélectionné pour approcher le dieu grec.

Au cours d'un arrêt prévu pour les caméras 
à Saint-Denis de la Réunion, Macron s'est pris un râteau d'un jeune habitant. L'adolescent n’a pas apprécié le geste familier du président de la République qui a posé sa main sur son épaule en lui parlant. 

Le voyage officiel d’Emmanuel Macron dans l’océan Indien n’a pas été un succès

En arrivant sur l'île de la Réunion, où le mouvement social des Gilets Jaunes a eu un fort retentissement, l'ex-banquier n'est gère populaire, n'en déplaise à BFMTV qui sans cesse commande de nouveaux sondages à Elabe - qui apparaît de plus en plus comme une arrière-salle de la chaîne macronienne - mais ne parvient pas à convaincre du moindre sursaut positif, même "léger", comme en octobre, quand tout contredit les efforts de cette officine de l'Elysée : les "gens qui ne sont rien" l'ont accueilli avec une grève générale qui avait pour but de souligner la colère de la population réunionnaise face aux difficultés économiques et sociales. Un rebond du mouvement des Gilets Jaunes : Macron entretient le mal qui ronge son quinquennat.

Jeudi 24 octobre, des heurts avaient éclaté dans la soirée sur les communes du Port et de Saint-Denis, alors que le visiteur se trouvait toujours sur l’île. Ce même jeudi, il avait d’ailleurs décidé de se rendre dans un quartier populaire de la préfecture pour tenter de comprendre le mécontentement de la population. 
A Saint-Martin, ci-dessus, il avait trompé la vigilance de sea suite pour aller s'encanailler auprès de délinquants au pantalon tombé sur le "boule" (ci-contre) et qui lui ont adressé quelques doigts d'honneur. 

Lors de cette visite, il s'est fait remettre à sa place par un jeune homme qui a jugé perverse l'audace du président de la République.

Dans une vidéo diffusée sur Le Monde et Le Figaro Twitter, on peut voir le geste que le jeune Réunionnais réprouve et qui appelle Macron au respect de son intégrité corporelle. Visiblement, tous deux ne partagent pas les mêmes principes moraux et l'adolescent ne permet pas au quadra d'abuser de sa position dominante.
Au bout d’un moment, se sentant humilié, l'importuné décide de se saisir de la main du président, de la retirer de son épaule et de prendre les journalistes accrédité et blasés à témoins : "Eh, la presse !", lance le jeune homme - qui n'est pas un zouave - en secouant la main de Macron.
Visiblement, le jeune homme n’a pas apprécié les manières débridées du président et ne comptait pas se laisser abuser… Le chef de l’Etat ne se démonte pourtant pas et accuse aussitôt le plaignant, assurant qu’il "fait un cinéma". L'entourage présidentiel met un terme à l'altercation et à la séquence.

VOIR et ENTENDRE la version "hard" d'un certain "Touche-moi pas !" 
revisitée aux dépens de Macron en "Enlève ta main !":...

Les commentaires publiés sur cet échange en dessous de la séquence vidéo sur Twitter sont divers. 
Une partie des internautes comprend que, bien qu’il s’y prenne mal, le jeune homme a raison de ne pas manger de ce pain-là et de se dégager de l'intrus, jugeant qu’il n’a pas à imposer une telle forme de familiarité aux gens avec qui il échange. 
D’autres, à La République en Marche, estiment à l’inverse que, pour arriver, il ne faut pas être bégueule et que ce jeune Réunionnais est bien susceptible  : devrait-il se sentir honoré de la main de Macron sur lui ? Certains en rêvent-ils au Palais Bourbon ? D'autres ont-ils pour ça été récompensés d'un maroquin ? 
Les plus désincarnés y voient un affront à... l’autorité des élus : les élus macroniens auraient-ils acquis une sorte de droit de cuissage ?

vendredi 30 novembre 2018

La Réunion: la ministre a dû être exfiltrée d'une rencontre avec des "gilets jaunes"




La ministre des Outre-mer, Annick Girardin a dû être exfiltrée par son service d'ordre lors d'une réunion vendredi, au lendemain de l'annonce de mesures qui n'ont pas convaincu les manifestants. Elle avait annoncé jeudi la création de 1.000 emplois aidés supplémentaires avant la fin de l’année  - en un mois - à La Réunion, où elle est en déplacement pour tenter d’éteindre la colère sociale qui paralyse l’île.

Dès sa sortie de l'aéroport Roland-Garros de Saint-Denis, la ministre a été huée par quelques centaines de manifestants et a immédiatement filé sur le proche barrage du rond-point de Gillot bloqué par quelque 2.000 "gilets jaunes".

La ministre était arrivée la bouche en coeur : "J’ai obtenu avant mon arrivée ici à La Réunion, 500 contrats de plus pour des CDI dans les entreprises, et 500 pour le secteur associatif qui devront par contre être attribués avant la fin de l’année 2018", avait déclaré la ministre des Outre-mer lors d’un discours. "Avec le reliquat qui existe déjà de 900 contrats qui sont en attente de signature, c’est 1.900 contrats qui pourront être pourvus d’ici un mois, a-t-elle promis, à la condition que " l’activité reprend au plus vite", a précisé la maîtresse-chanteuse.


Mais sept des onze parlementaires de La Réunion ont décliné l’invitation de la ministre à participer à une réunion de travail ce jeudi soir. "Rendons vie ensemble à la Réunion", a exhorté Annick Girardin lors de son discours, disant avoir entendu, elle aussi, "une juste attente, une immense exigence, celle de la dignité".

La BPI pourra également "reporter certaines échéances de remboursement de prêt pour alléger la trésorerie des entreprises touchées par les événements", a-t-elle ajouté. Elle a aussi rappelé les objectifs de son plan pour les Outremers : "zéro charge autour du Smic pour faciliter les embauches", diminution de l’imposition sur les sociétés, ainsi qu’une "politique ambitieuse d’investissements publics qui permettra de créer un véritable choc d’activité".

Mais les Réunionnais avaient exprimé leur déception après les premières annonces faites mercredi soir par Annick Girardin, car elles sont pour la plupart déjà incluses dans le Plan pauvreté voté en septembre et applicables dans toute la France en janvier 2019.

Alors, au quatorzième jour de mobilisation sur l'île, les barrages y étaient toujours aussi nombreux, au nombre d'une vingtaine sur les principaux axes routiers selon la Direction régionale des routes.

Certes, selon un bilan établi entre le 26 et le 29 novembre par la Chambre de commerce et de l'industrie réunionnaise (CCIR), "la perte estimée pour l'ensemble des entreprises réunionnaises sur dix jours est comprise entre 500 et 600 millions d'euros".


La rencontre avec les "gilets jaunes" s'est déroulée dans une ambiance tendue

A. Girardin s'est rendue dans l'ouest de l'île dans la matinée et a fait une première halte, non programmée, au Port-est, seul port marchant et poumon économique de La Réunion. 

S'il n'y a pas eu d'insultes à son encontre, Mme Girardin a dû traverser une foule de manifestants en colère, la huant et criant "Macron démission", avant qu'elle ne soit exfiltrée par son service d'ordre.

Au départ du convoi, des personnes ont poursuivi les voitures. 
Résultat de recherche d'images pour "exfiltration Annick Girardin"

C'est la première fois depuis son arrivée à La Réunion mercredi qu'une rencontre avec les "gilets jaunes" est aussi houleuse. Preuve que les annonces faites mercredi et jeudi sont loin d'avoir satisfait les manifestants.

Quant aux mesures sociales annoncées jeudi soir sur l'emploi, les logements et l'économie, elles apportent peu de nouveau, hormis la création pour les entreprises d'une zone franche globale à 7% de taux d'imposition.


Après le Port-est, la ministre a rencontré une nouvelle délégation de "gilets jaunes" à la sous-préfecture de Saint-Paul (ouest), dans des échanges parfois vifs, mais toujours courtois, qui ont duré trois heures.

Elle a notamment annoncé qu'elle parlera vendredi soir "des marges et de l'octroi de mer" (taxes sur les produits importés et locaux), et a proposé qu'à partir de lundi, des "groupes de travail" soient créés avec des "gilets jaunes" afin d'étudier tous les prix. Si cette concertation ne porte pas ses fruits, "je fixerai les prix", a-t-elle prévenu.

Vendredi, l'université était toujours fermée aux étudiants, mais les écoles de 11 communes sur les 24 de l'île étaient ouvertes, comme les collèges et lycées.

dimanche 14 juin 2015

Bourde: Manuel Valls situe La Réunion dans l'océan Pacifique

L'arrogante fierté ridiculisée du Catalan ! 

Le Premier ministre a placé La Réunion dans l'océan Pacifique

Valls est tombé bien bas!
Rattrapé par son enfance catalane, suite à une nouvelle bourde remarquée, Manolo devrait voir sa popularité s'enliser davantage encore pendant les épreuves du brevet des Collèges. Jeudi, au détour d'un entretien avec la chaîne locale Réunion 1ère, le Catalan a déplacé l'île française de La Réunion de l'océan Indien dans le Pacifique: les voyages en Falcon gouvernemental ne remplacent pas une solide formation primaire française. Sans parler d'élitisme !

Tant de mots édifiants réduits à néant:
"La Réunion, c'est le premier département, c'est la première région d'outre-mer, c'est 800.000 habitants", selon ses fiches, "c'est une place majeure dans le Pacifique", a lâché Manuel Valls, qui était en tournée à La Réunion et à Mayotte entre jeudi et samedi. 

A défaut de la potiche George Pau-Langevin, l'une des deux journalistes lui a suggéré un correctif à la question suivante, citant et corrigeant à la fois Manuel Valls : "Puisque La Réunion a une place majeure dans l'océan Indien, pourquoi ne pas préférer justement le recrutement des Réunionnais ?"
VOIR et ENTENDRE l'une des journalistes réunionnaises sauver la mise du "blanco" métropolitain:

Manuel Valls a aussi été "sauvé" par la censure de la chaîne Réunion 1ère, qui n'a pas intégré l'extrait dans les vidéos de l'entretien diffusées par son site officiel. 

Mais la bulle de l'ignorant prétentieux n'est pas passée inaperçue sur InternetUne semaine après son vol familial aux frais de la princesse Marianne pour la Ligue des Champions à Berlin, Allemagne, Manuel Valls s'est fait tirer au but par les commentaires. 

L'écrivain Michel Onfray a ainsi ironisé sur son compte Twitter 

Même après des années de fac d'histoire sans diplôme
 Il a été imité par d'autres internautes. 


vendredi 22 août 2014

"On n'est plus dans la crise", selon Hollande à La Réunion, à la différence des Français...

Hollande tente d'endormir La Réunion, frappée par un chômage massif

A La Réunion, près de 30% de la population active (et 60% des jeunes) n'ont pas d'emploi
Pour bien commencer son "trip" dans l'océan Indien, François Hollande a encore promis de prochaines annonces "fortes", marquant sa volonté de "maintenir le cap" et de "forcer l'allure"...
Logement, professions réglementées, investissement et emploi, tels sont toujours les dossiers prioritaires de la rentrée sur lesquels le président halluciné a promis qu'il y aura "dès la semaine prochaine" des "annonces". "On maintient le cap et on est dans le mouvement; on force l'allure", a lancé le faraud à des journalistes, lors de son escapade dans l'océan Indien jusqu'à samedi.

Cultivant le flou, François Hollande a expliqué que ses annonces concerneront quatre domaines: le logement, la concurrence et les professions réglementées, la simplification et l'investissement". Il a surtout fait le VRP de des invendus de sa politique de relance de la compétitivité de l'économie française par le pacte de responsabilité, qui, selon lui, "va marcher".
"Toute autre politique aurait enfoncé le pays soit dans la dette, soit dans la désagrégation sociale", a-t-il assuré. "Si je pensais que ma politique n'allait pas porter ses fruits, j'en aurais changé", a insisté le bonimenteur, faisant valoir sa "constance".

La confiance serait un mal français

Les Français souffriraient d'un mal profond qui entraverait le socialiste. Or, ils devront s'y faire, il n'y a pas alternative. Les Français devront prendre sur eux; Hollande n'a pas de plan B. "Sortir de l'euro, laisser filer les déficits ou bien sabrer dans la dépense publique, aucune de ces politiques n'a d'avenir." Mais personne ne l'envisage, sauf le caricaturiste.

La confiance, c'est "le problème français", assure François Hollande qui pense que le retour de la confiance pourrait relancer "l'investissement, privé comme public, qui est la clef de tout et qu'il faut débloquer".
  
Il n'admet pas qu'il est la  malédiction de son propre quinquennat
Ce président est un incompris.  "L'effet psychologique d'un cadre suffisamment stable" peut permettre à la confiance de revenir, si les Français ont une confiance aveugle. "Le pacte de responsabilité n'aura d'effet qu'à moyen terme," est-il contraint d'admettre, mais Hollande est assez vicieux pour ne pas exclure que le "mandat suivant en bénéficie" !...

Il faut laisser du temps au temps! 
La formule socialiste est pourtant éculée depuis ...Mitterrand. Mais Hollande maintient toutefois que c'est cette fois l'Europe qui devrait lui laisser tout le temps de réduire les déficits publics, alors que le ministre des Finances Michel Sapin estime désormais qu'ils seront supérieurs à 4 % cette année, excluant de facto un retour à 3 %, la norme européenne, dès l'an prochain. Les Allemands "ont mis dix ans de réformes pour en arriver là où ils en sont et nous en sommes à deux années", raconte le chef de l'État dans l'Océan indien. "Nous allons continuer de réduire les déficits mais au rythme qui nous paraîtra compatible avec la croissance", nuance-t-il néanmoins, tout en se tournant vers les autres - après les Français, Bruxelles et Berlin - pour qu'au "niveau de l'Europe aussi, le rythme de l'ajustement budgétaire soit adapté à la croissance".

Un optimiste coupable

Même s'il refuse de se projeter en 2017 - "sinon je n'avance plus" -, il répète qu'on peut "faire des réformes et gagner", se comparant au passage à l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder, qui avait "perdu de peu" après avoir engagé une vaste réforme du marché du travail. 

François Hollande ne nie plus que la reprise "est faible" et "fragile", mais, incorrigible velléitaire,  il estime qu'elle est bien là -comme était là le redressement de la courbe de l'emploi- avec désormais 0,5 % de croissance attendue cette année par le gouvernement. "On n'est plus dans la crise, mais l'enjeu, c'est de libérer et de mobiliser toutes les énergies pour sortir de la stagnation", est-il allé affirmer sous le soleil des tropiques.

Après La Réunion, le président de la République se rend aujourd'hui à Mayotte, le plus prolifique département de France. Comme La Réunion, Mayotte est un DOM sous perfusions toxiques de la métropole. Parmi les dossiers brûlants qui l'attendent, un taux de chômage endémique à 29% (et 50% pour les moins de 25 ans et les plus de 50 ans), et un pouvoir d'achat en stagnation. Mais il n'épuisera pas son inépuisable capital d'optimisme...

mardi 18 février 2014

Repentance permanente: l'Assemblée condamne le placement des "Réunionnais" en France

Les Français ont fait comme les Anglais avec les Aborigènes et les Américains avec les Indiens

Nouveau développement de la politique de la repentance

Le quotidien socialiste britannique
participe à la condamnation
Les députés maso français ont condamné mardi le placement organisé par l'Etat d'enfants réunionnais en métropole de 1963 à 1982, pour résoudre les problèmes démographiques de l'île.
Le Bureau pour le développement des migrations dans les départements d'Outre-mer (Bumidon), créé en 1963, avait pour mission de trouver une solution aux problèmes démographiques et sociaux en organisant une émigration massive vers la métropole.

La gauche a adopté une proposition de résolution soutenue par le gouvernement mais vivement contestée par l'opposition qui dénonce une manoeuvre politicienne à l'approche des élections municipales de mars prochain. "En votant cette proposition de résolution vous rendez à toutes ces femmes, à tous ces hommes leur dignité", a clamé la ministre de la Famille, Dominique Bertinotti.
La majorité présidentielle à l'Assemblée accuse l'Etat qui "a manqué à sa responsabilité morale avec les pupilles".

Le gaulliste Michel Debré est ciblé par la gauche haineuse

Le père de la constitution de la Ve République fut chef du gouvernement de 1959 à 1962, puis député de la Réunion de 1963 à 1988, et l'un des promoteurs de la politique de migration de Réunionnais vers la métropole, notamment en Creuse. Plus de 1.600 jeunes ont quitté leur département d'origine entre 1963 et 1982, date de la dissolution du Bumidon.
A diverses reprises, à partir des années 70, des critiques s'étaient élevées pour dénoncer "une politique de déportation" de jeunes enfants de la Réunion vers l'Hexagone. "Toute leur vie, ces enfants connaîtront les stigmates de cette épreuve douloureuse", a assuré la députée PS de la Réunion, Ericka Bareigts, l'une des instigatrices de cette résolution.
Huguette Bello, apparentée Front de gauche, elle aussi élue de la Réunion, a dressé un sombre tableau de la situation avec des enfants placés dans des familles, des exploitations agricoles et des lieux d'accueil éparpillés dans soixante départements notamment ruraux, comme la Creuse.
"Chacun peut imaginer le choc brutal et total subi dès leur arrivée par celles et ceux qu'on a appelé plus tard 'les Enfants de la Creuse'", a-t-elle poursuivi, avec des violons dans la voix. L'empathie rétrospective est aujourd'hui facile. Mais est-elle convenable, sachant que la militante était  à l'époque une jeune institutrice passive.

Le groupe UDI a décidé de ne pas participer au scrutin
Les centristes entendent ainsi dénoncer "une manoeuvre politique, à la veille des municipales, en direction des électeurs de la Réunion", a dit son porte-parole Jean-Christophe Lagarde.

L'UMP Didier Quentin a dénoncé à la fois "un tableau manichéen" et "un abus de langage choquant" en raison de l'utilisation de mots tels que celui de "déportation".

Une pratique  austalienne et aussi américaine


Pendant un siècle, de 1869 à 1969, des enfants aborigènes australiens ont été enlevés ou confiés par leurs parents au gouvernement et placés dans des orphelinats, des internats, ou bien confiés à des missions chrétiennes ou à des familles d'accueil blanches à des fins d'assimilation. On parle de "générations volées" ('Stolen Generations' ou 'Stolen Children').

Le gouvernement américain a également mené une politique tendant à la totale assimilation des Amérindiens à la société américaine. 
Les moyens employés ont été le partage des terres indiennes en propriétés privées, l’éducation des jeunes dans les écoles, la rupture des liens tribaux et socio-culturels des Indiens d'Amérique.  

On appelle "Trail of Tears" (La Piste des Larmes) 
la migration forcée des tribus Amérindiennes sur 1.500 kms

de leurs terres ancestrales du Sud-Est des Etats-Unis vers l' "Indian Territory" (l'actuel Oklahoma), décidée illégalement par le gouvernement des États-Unis, pendant la période de 1830 à 1842, plus spécialement la migration forcée des Cherokees de 1838-1839.

A l'inverse et sans soupçon de racismeentre 1920 et 1967, 150.000 Britanniques âgés de 3 à 14 ans, furent envoyés par bateau au Canada, en Afrique du Sud ou en Australie. 
Issus de milieux défavorisés, ils étaient ramassés dans des orphelinats ou enlevés à leurs parents. Aux enfants, les autorités disaient qu'ils étaient orphelins.Ceux-ci, généralement placés dans des institutions publiques, servirent de main-d'œuvre gratuite et furent victimes de multiples abus. Il s'agissait en effet de constituer, selon la terminologie officielle, un "good white stock", une réserve humaine assurant le peuplement blanc de la nouvelle colonie.

Cette pratique n'était donc pas exclusivement française et a impliqué les grandes puissances du 19e siècle, voire du 20e. 
Le quotidien britannique The Guardian est-il le mieux placé pour montrer la France du doigt ?
Faut-il que le siècle se repente?


samedi 23 février 2013

La Réunion : des jeunes réclament des contrats aidés par la violence

Des manifestations ont lieu depuis plusieurs jours à différents endroits du département  
Des affrontements entre les forces de l’ordre et des groupes de jeunes se sont à nouveau produits dans la nuit de mardi à mercredi au Port (nord de la Réunion).

Les jeunes réclament 200 contrats aidés  
Après une journée calme mardi, où seul un petit barrage filtrant avait été installé à la Rivière des Galets, à la périphérie du Port, commune communiste (PCR), la mairie annexe du quartier a été incendiée en début de nuit. L’intervention des pompiers, sous la protection des forces de l’ordre, a permis de sauver la moitié du bâtiment.

Jets de pierre, fumigènes et cocktails molotov
Pendant une bonne partie de la nuit, des affrontements ont ensuite opposé des groupes de jeunes aux policiers et gendarmes qui ont répliqué aux jets de pierre, de fumigènes et de cocktails molotov par des tirs de grenades lacrymogènes, indique la police. Un automobiliste qui a tenté de forcer un barrage a été extrait de son véhicule et sa voiture incendiée, une station-service vandalisée et en partie pillée. 

Plusieurs barrages constitués de branchages et de poubelles enflammées ont été installés à différents carrefours. Des voitures ont été la cible de jets de pierre dont celle d’une chaîne de télévision. Au moins trois jeunes ont été interpellés.

Mercredi matin, le site Linfo.re rapporte qu'un barrage filtrant a été installé à Saint-Louis. Dans le même temps, le maire communiste (PCRde la ville a décidé de rencontrer les manifestants.

"L’Etat a fait son travail", selon Victorin Lurel

Le ministre de l’Outre-mer, Victorin Lurel, a indiqué que l’Etat a débloqué 9000 contrats aidés et 7000 contrats d’avenir en faveur de la Réunion. Interrogé par la chaîne de télévision Réunion 1ère depuis Paris, il a invité les collectivités à "se mobiliser pour apporter leur concours au dispositif", tout en appelant la population à être "raisonnable". «L’Etat a fait son travail», a-t-il estimé.

Face au taux de chômage record de l'île (30% en moyenne, près de 60% chez les jeunes), les contrats aidés non marchands constituent souvent le seul espoir d'occuper un emploi. Mais nombre de maires se plaignent de ne pas disposer des moyens suffisants pour répondre à la demande. "L'Etat finance 75% des emplois d'avenir mais les 25% qui restent sont à notre charge. Si on les distribuait, ça ferait exploser notre budget", explique par exemple le sénateur-maire de Saint-Pierre, Michel Fontaine (UMP). 

Le député-maire de Saint-Leu, Thierry Robert (MoDem) a reproché l’allongement de la durée des nouveaux contrats de 6 à 10 mois, ce qui a réduit de "6000 le nombre de bénéficiaires", a-t-il dit.

De nombreux Réunionnais accusent les maires d'utiliser les contrats aidés à des fins électoralistes. Pour tenter d'échapper à ces critiques, certains élus ont décidé de confier à Pôle emploi la sélection des candidats.

Ils réclamaient 200 contrats aidés: le gouvernement s'engage sur 9.000 en 2013

La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a défendu aujourd'hui à La Réunion la politique de l'emploi, devant des maires qui l'interpellaient sur la révolte des jeunes chômeurs.

En visite pour deux jours dans ce département français de l'Océan indien, elle a évidemment assuré qu'elle "comprend l'angoisse des jeunes Réunionnais quant à leur avenir": on imagine mal qu'elle ait pu dire le contraire...

A la suite de la rencontre d'une délégation des maires de l'île et d'une entrevue avec le maire du Port, ville où les affrontements ont été les plus graves, en début de semaine, elle a affirmé que "le gouvernement conduit une politique qui doit permettre une stabilisation du chômage, et qui prévoit, pour La Réunion, 9.000 contrats aidés en 2013, et 5.000 emplois d'avenir pour les trois prochaines années". 

A-t-elle aussi bien compris qu'elle l'assure
L'association des maires de La Réunion avait indiqué jeudi que la participation des communes au financement de ces emplois précaires représentait une charge trop lourde pour leurs collectivités.
Mais, avant de rentrer en métropole, elle a fait valoir que "ces dispositifs supposent que les collectivités locales fassent un effort financier pour les mettre en oeuvre".