POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est jet privé. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est jet privé. Afficher tous les articles

mardi 7 janvier 2020

Les empreintes carbone et budgétaire de Macron et ses collaborateurs

Falcon, Super Puma, A330… le coût horaire salé des avions du gouvernement

Les Français de Marseille se rendent à Malte en passant par Bruxelles, mais ce n'est pas leur choix ! Ils sont pourtant pointés du doigt par les écolos, des "vigilants" aux yeux fermés sur les ententes entre compagnies européennes.


Mieux, ce mardi 7 janvier, le ministère des Armées a dévoilé le coût horaire moyen d’utilisation des dix appareils composant la flotte gouvernementale, pour soigner leurs images et faire les beaux.

Un peu plus d’un mois après avoir levé le voile sur le coût horaire XXL de l’A330 présidentiel - le fleuron de la flotte gouvernementale, appelée Escadron de transports 60 (ET 60, ci-dessous) - Florence Parly vient de rendre publique de nouveaux éléments concernant les autres avions à disposition de l’exécutif - notamment Jean-Yves Le Drian - à la suite d’une question écrite de la députée LREM de l'Aisne, Aude Bono-Vandorme, enseignante-chercheuse en analyse et mécanique des fluides.
Résultat de recherche d'images pour "Escadron de transports 60"
Un état des lieux, réalisé sur l’exercice 2018, qui permet de rappeler qu’outre l’Airbus A330, l’exécutif dispose d'une flotte de neuf aéronefs pour effectuer des déplacements officiels. Dans le détail, on compte trois hélicoptères Super Puma acquis en 1987, ainsi que deux avions d’affaires de type Falcon 900, dont l’achat remonte également à la fin des années 80. Plus récemment, entre 2009 et 2012, le gouvernement s’est aussi doté de deux Falcon 7X et deux Falcon 2.000, des "jets" conçus par l’avionneur Dassault.

Sans grande surprise, le coût horaire d’utilisation le plus élevé est celui de l’Airbus A330 qu'emprunte Macron lors de ses déplacements à l’étranger les plus lointains,  comme lors de son Noël 2019 sur le continent africain, en Côte d’Ivoire, nettement supérieur à celui des avions d’affaires. 
En 2018, le montant moyen d’utilisation du mastodonte de l'ET 60 culminait à 22.482 euros par heure de vol. Et par un vol régulier, c'est plus de 6 heures de trajet. Pour une escapade d'une douzaine d'heures de vol, et faire la photo, Macron nous coûte près de 270.000 euros.

Derrière le fleuron d’Airbus, le Falcon 7X est l’autre appareil de l’ET 60 dont le coût d’utilisation est le plus élevé : 4.790 euros par heure, selon le ministère des Armées. 
Le Falcon 2.000 arrive en troisième position, avec un montant horaire de 4.080 euros/heure
Enfin, le Falcon 900 (3.991 euros/heure) et l’hélicoptère Super Puma (3.598 euros/heure) sont les deux aéronefs les plus “économiques” de la flotte gouvernementale.

La facture carbone reste à calculer

Un coût horaire moyen stable depuis cinq ans, fait valoir le rapport... Depuis les derniers chiffres qu'avait communiqués le gouvernement de François Hollande, en 2015, en réponse à l’ex-député PS, René Dosière, le gouvernement tient à souligner que les dépenses horaires moyennes pour l’utilisation de la flotte gouvernementale évoluent peu. Le prix du kerosene n'est pas taxé à hauteur des carburants consommés par les travailleurs. 
Or, le coût de l’A330 présidentiel enregistre une hausse significative.
Soit environ +8% - passant de 20.776 euros/heure pour l’année 2013 à 22.482 euros/heure, cinq ans plus tard. En revanche, le montant horaire moyen des hélicoptères Super Puma a nettement diminué, passant de 6.411euros/heure en 2013 à 3.598 euros/heure, en 2018.

Il faut savoir que les calculs du personnel de la députée Aude Bono-Vandorme avaient récemment permis de souligner une augmentation (2,5%, c'est plus que le Livret A) de la facture consacrée aux déplacements aériens de l’exécutif, passée de 11,9 millions d’euros en 2015 à 12,2 millions d’euros en 2018. Un rebond expliqué par le grand nombre de déplacements de longue distance ayant nécessité l’affrètement de l’A330 présidentiel. La députée LREM ne porte aucun jugement sur le caractère de nécessité de ces déplacements...

Macron a parcouru 201.000 kilomètres entre mai 2017 et juin 2018
En heures de vol, ça donne quoi ?
Résultat de recherche d'images pour "Brigitte Macron en Chine"Cette année-là, l'ex-banquier avait traversé l’Atlantique pour rendre visite au président américain Donald Trump. Il s’était également rendu en Chine, en Inde, et en Nouvelle-Calédonie. Il fallait aérer Mamie ?
BFMTV avait d’ailleurs comptabilisé pas moins d’une cinquantaine de voyages à l’étranger, entre son élection et le mois de juin 2018avec 31 pays visités et 201.000 kilomètres parcourus.
Résultat de recherche d'images pour "Brigitte Macron en Inde"

Certains trajets aériens du président et son épouse font polémique. 
En octobre 2019, Brigitte et Emmanuel Macron s’étaient ainsi "offerts" un détour touristique autour du piton de la Fournaise, à bord de l’A330, pour couronner le déplacement du président à la Réunion et à Mayotte. Dissimulée par la presse continentale, l'escapade fut révélée par la presse locale.  Checknews (Libération) confirma finalement ce "crochet touristique" qui alourdit inutilement alourdi la facture de l'Elysée.

lundi 2 novembre 2015

Nicolas Sarkozy cité dans l'affaire Air Cocaïne

"Une atteinte à la vie privée"

Tout est la faute de Macron, sinon c'est Sarkozy !

L'avocat Thierry Herzog dénonce une "instrumentalisation de la justice"
Sur Europe 1 ce lundi, Th. Herzog a réagi aux révélations selon lesquelles une enquête a été menée sur son client dans l'affaire Air Cocaïne et il n'exclut pas "des actions" en justice.

Quel est le lien entre une affaire présumée de trafic de drogue et Nicolas Sarkozy ? 

A priori aucun, mais la juge d’instruction de la Juridiction Interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, Christine Saunier-Ruellan (ci-contre) a pourtant mené une enquête sur l'ancien président de la République (et son entourage, famille incluse), parallèlement au dossier dit Air Cocaïne, a révélé dimanche le JDD. 

L'affaire Air Cocaïne s'ouverte en mars 2013 à Punta Cana en République Dominicaine. Le Falcon 50 d’Alain Afflelou est intercepté, avec à son bord quatre français et 682 kg de cocaïne. Le jet s’apprêtait à décoller en direction du petit aéroport de la Môle près de Saint-Tropez. En France, dans les mois qui suivent, une série d’interpellations est diligentée par l’OCTRIS (Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants). Parmi les gardés à vue, le patron de SN THS (Société Nouvelle Trans Hélicoptère), une société lyonnaise chargée de louer le jet d’affaires de l’opticien quand il ne l’utilise pas.

Début juillet 2014, la juge a désigné un expert aéronautique pour "décrypter et analyser", ces trois vols privés de Nicolas Sarkozy.

10 septembre 2013
, Pierre-Marc Dreyfus est mis en examen, pour notamment importation de stupéfiants en bande organisée. Il est soupçonné d’avoir organisé trois transports de cocaïne au moyen du Falcon d’Alain Afflelou en provenance de l’Equateur et la République Dominicaine.
Selon la logique de la juge Saunier-Ruellan, A. Afflelou devrait être soupçonné et inquiété... 

Ses factures téléphoniques ont pourtant été épluchées et ses portables géolocalisés.
De quoi faire bondir les républicains, comme son avocat. Sur Europe 1 ce lundi, maître Thierry Herzog annonce qu'il va adresser une lettre au procureur de la République de Marseille pour demander "dans quelles conditions des investigations aussi approfondies ont été menées à l'encontre du président Sarkozy"

Thierry Herzog et Nicolas Sarkozy menacent d'engager "des actions"
, sans préciser si elles prendront la forme d'un dépôt de plainte. L'avocat dénonce "une atteinte à la vie privée" et des "mesures coercitives". Il rappelle que son client dispose du statut d'avocat et qu'à ce titre, toute enquête visant ses communications doivent être signalées au bâtonnier. A ce stade, il ignore si tel a été le cas.

"Aucun contact avec les mis en cause"

L'affaire Air Cocaïne porte sur des soupçons de trafic de drogue entre la République dominicaine et la France via des vols d'affaire. Plusieurs Français sont mis en examen dans cette affaire, dont les deux pilotes qui se sont évadés. 
Si le nom de Nicolas Sarkozy apparaît dans la procédure, c'est parce qu'il a utilisé le fameux Falcon 50, qui a été arraisonné par les autorités dominicaines, pendant la même période, pour trois voyages à Doha, New York et Abu Dhabi, en 2012 et 2013. Il l'utilisait pour intervenir notamment dans des forums internationaux. Ces vols étaient facturés à la société Lov Group, une holding appartenant à Stéphane Courbit, un ami proche de l’ex-président de la République.
Le Point souligne qu'il n'y a rien "d'anormal" à cela, de nombreuses personnalités utilisant l'appareil. Nicolas Sarkozy "n'a aucun contact avec les mis en cause", souligne son avocat Thierry Herzog. 

En réalité, il n'est pas possible d'affirmer à ce stade que la juge d'instruction en charge de l'enquête a soupçonné l'ex-président de participer au présumé trafic de drogue. La magistrate se serait intéressée à lui parce qu'il n'a pas payé ses vols. C'est une société dirigée par l'un de ses amis qui a pris en charge les frais, ce qui pourrait constituer un "abus de bien social"
C'est d'ailleurs ce qu'a glissé la ministre de la justice Christiane Taubira invitée dimanche sur BFMTV en qualité de garde des Sceaux : "Les remontées que nous avons du Parquet général font état de procédures différentes. Ce qu'il y a de commun, c'est la société aérienne, la compagnie qui a affrété les avions".

"Instrumentaliser la justice"

Reste que la juge n'était pas saisie pour une enquête d'abus de bien social. Et la question se pose de savoir si elle n'a pas outrepassé ses prérogatives en demandant les fadettes et la géolocalisation de Nicolas Sarkozy. D'autant que l'exploitation de ces données n'a rien donné. Pour Thierry Herzog, "il y a une volonté de traiter différemment le président Sarkozy". "Nous ne demandons pas un traitement de faveur [...]. En revanche, je n'accepterai pas qu'il soit moins bien traité qu'un autre", s'offusque-t-il sur Europe 1. 

Interrogé sur l'hypothèse d'éventuelles pressions politiques, l'avocat se contente d'affirmer: "On ne peut pas impunément et en permanence instrumentaliser la justice".

"Une affaire de plus pour Nicolas Sarkozy ? C'est pas de chance tout de même," ironisent les cyniques (anonymes) de Marianne. pour qui la présomption d'innocence est probablement sacrée...mais qui titrent sans retenue "Sarkozy, le Falcon d’Afflelou et la coke !"... 
Ca servirait à quoi que la presse soit indépendante du pouvoir exécutif ?

vendredi 23 octobre 2015

Calais: Hollande évacue les migrants en... jets privés

Les transferts de migrants en avion privé, ça ne passe pas 

L'Etat utilise un avion privé pour transférer des migrants de Calais vers d'autres centres de rétention
 
Beechcraft 1900
L'Etat utilise, depuis six mois, un avion privé. Il se pose à Toulouse ou Perpignan, selon plusieurs sources. 
Plusieurs media ont fait cette révélation. A son bord, une poignée de migrants sous escorte policière. Ils sont transférés à Rennes ou Metz et c'est ainsi qu'il a aussi atterri à Nîmes, ce mercredi 21 octobre. 

Mais les clandestins sont 
libérés
quelques jours plus tard et ils repartent par leurs propres moyens vers Calais et l'Angleterre, objectif préféré à la France. 

1,5 million d’euros par an s'envolent ainsi. 
Une décision coûteuse et inefficace pour désengorger rapidement le centre de rétention surchargé de Coquelles à proximité de Calais. La préfecture signalait mi-octobre "4.000 migrants à Calais" et "le CRA de Coquelles a une capacité limitée à 79... Il faut libérer des places." Or, l'avion affrété par le gouvernement Valls est loué à une société privée, comme le révèle un appel d'offres: un contrat de mise à disposition d'un avion de transport pour un montant de 1,5 million d'euros.

Au rythme de trois vols par semaine,
selon une source anonyme au ministère de l'Intérieur, citée dans un article de StreetPress, pour au total d'une centaine de migrants transférés.
Les autorités rappellent que
l'avion loué à l'année assure aussi des missions de surveillance ou de transport de personnel et que des éloignements de migrants se font par avion commercial ou par bus quand la distance le permet. Ben voyons !

Un gaspillage insupportable

Des transferts coûteux puisque l'Etat a fait appel à une société privée. Selon StreetPress, l'avion, "un Beech 1900 de 19 places [pour deux pilotes], est loué par l'État 1,5 million d'euros pour un an". A cela s'ajoute le coût du carburant et le salaire des policiers (deux par migrant) chargés de la sécurité. Cinq migrants plus dix policiers et l'avion est déjà complet. "Au total, la journée d'utilisation reviendrait à 23.000 €", selon une source policière qui préfère ne pas être identifiée par Bernard Cazeneuve, son ministricule de tutelle.

Une efficacité mise en doute

Selon La Dépêche, un vol parti de Calais est arrivé vendredi dernier à l'aéroport de Blagnac (Toulouse) avec cinq migrants à bord. Même du côté de la Cimade, association de soutien aux réfugiés, on juge cette "solution" inefficace. Selon Pierre Grenier, délégué régional Sud Ouest de la Cimade, cité par La Dépêche, ces cinq migrants "ont été libérés dès dimanche, à la demande de la préfecture de Calais. Et soyez sûr d'une chose, ils sont aujourd'hui de retour à Calais. (...) On est dans l'aberration totale de cette politique qui ne règle évidemment rien."

La colère s'envole aussi du côté des policiers... Selon Frédéric Hochart, porte-parole du syndicat Unsa pour la police aux frontières de Calais : "Ces mesures ont un coût énorme. Et en plus la plupart des personnes qu'on éloigne reviennent. Aujourd'hui, il y a un ras-le-bol généralisé des policiers de Calais quant aux missions qu'on leur assigne," avec des heures supplémentaires non désirées, compte tenu des impayés. 
David Renaud, lui aussi du syndicat Unsa police, interrogé par FranceTvInfo ne comprend pas pourquoi on utilise l'avion : "Y a des solutions, des bus [ceux de Macron !], le train... mais pas un avion ! "

mardi 23 juin 2015

Cote de popularité: Valls mécontente 64% des Français et Hollande 77%

Manuel Valls, à son plus bas niveau; Hollande, embourbé 

La cote de popularité de Manuel Valls perd deux points à 35% 


et retourne à son plus bas niveau, selon le baromètre IFOP pour le JDD. François Hollande ne gagne qu'un point à 22% en juin, malgré la multiplication de ses tournées et apparitions- surprises. 

Présidentielle 2017:
Hollande a commencé
son tour de France
77% (-1 point) se disent mécontents (39% plutôt mécontent, 38% très mécontent), en réponse à la question "êtes-vous satisfait ou mécontent de François Hollande comme président de la République ?", tandis que 22% (+1 point) répondent "satisfait" (2% très satisfait, 20% plutôt satisfait) . 1% ne se prononce pas.

Jamais depuis avril 2014, le nombre de mécontents de Valls n'a été aussi élevé: 64% des sondés se disent mécontents du Premier ministre (+2 pts par rapport à mai). 38% sont plutôt mécontents et 26% très mécontents). Avec 35% de satisfaits (-2 points), la cote de popularité de Manuel Valls retombe à son plus bas niveau, qu'il avait déjà atteint en septembre et décembre 2014. 4% des sondés se disent très satisfaits, 31% plutôt satisfaits. 1% ne se prononce pas.


Charles de Gaulle 2nd mandat (oct 1967, juil-août et déc 1968)
20%
François Hollande (nov 2013)
22%
François Mitterrand 2e mandat (déc 1991)
26%
François Mitterrand 1er mandat (nov 1984)
27%
Jacques Chirac 1er mandat (nov 1995)
28%
Nicolas Sarkozy (avr 2011)
28%
Jacques Chirac 2e mandat (juin 2005)
35%
Valéry Giscard d'Estaing (mars 1981)
42%
Charles de Gaulle 1er mandat (mars 1963)
47%
Georges Pompidou (nov-déc 1969)
52%
Charles de Gaulle 2nd mandat (oct 1967, juil-août et déc 1968)
Manuel Valls a reçu une volée de bois vert 

Visite familiale, égards officiels
Où cache-t-il ses enfants ?
après son aller-retour Poitiers-Paris-Berlin en jet gouvernemental - en plein congrès du Parti socialiste - pour soutenir son "équipe de coeur" (!) - en famille avec ses deux enfants - le FC Barcelone face à la Juventus de Turin (3-1) en finale de la Ligue des Champions, le 6 juin dernier. 

Que le Premier ministre ne voie pas bien le problème, bricole des pseudo-arguments diplomatiques a posteriori et avance l'explication ultime qu’il "travaille beaucoup" et qu’il a donc droit à un "moment de détente" pose question sur son statut de "roi de la communication" et sa faculté de jugement moral.

Une "leçon d'humilité" bien "retenue" (?), commente le Premier ministre qui n'a donc rien compris, puisqu'il nie ainsi le détournement de biens publics. Sous la pression de l'opinion, le Catalan naturalisé et nostalgique a adressé un chèque de 2.500 euros au Trésor Public, à titre de dédommagement partiel des contribuables pour le coût du voyage de ses fils.
"Qu’un Premier ministre s’intéresse au sport, que ce soit à Berlin ou à Paris, c’est la preuve d’une passion. Je pense que, dans la vie, quand on est un chef d’entreprise, un responsable public, un sportif, il faut avoir de la passion. Et parfois en France être passionné ça gêne", Valls a dit.
"Parfois, les hommes politiques en fonction perdent le sens des réalités", a résumé François Bayrou.

Sondage réalisé par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone du 12 au 20 juin (15 jours après le voyage éclair en Falcon aux frais de la princesse) auprès d'un échantillon de 1.935 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

dimanche 21 juin 2015

Sondage: le voyage privé de Valls en jet gouvernemental reste sur l'estomac des Français

Le supporter indélicat du Barça perd deux points

Son "si c'était à refaire, je ne le referais pas" ne vaut pas des excuses


"I believe I can fly"
aux frais de la princesse !
La cote de popularité du Premier ministre, Manuel Valls, perd deux points depuis un mois, tombant à 35 %, reconnaît le baromètre IFOP qui limite les dégâts de mauvaise grâce pour le Journal du dimanche: en compensation, celle du président François Hollande gagnerait royalement 1 point, à 22 % en juin. A croire que les sondés apprécieraient ses voyages de campagne à travers la France à deux ans de la présidentielle et qu'ils tiendraient peu rigueur au Premier ministre qui paierait ainsi au prix faible les frais de sa faute du voyage familial à Berlin dans un avion de la République.

A la question
"êtes-vous satisfait ou mécontent de François Hollande comme président de la République ?", 77 % (-1 pt) se disent mécontents (39% plutôt mécontent, 38 % très mécontent), tandis que 22 % (+1 pt) maintiennent qu'ils sont "satisfaits" (2% très satisfaits, 20% plutôt satisfaits). 1 % ne se prononce pas.

Avec 35 % de satisfaits (-2 pts),
la cote de popularité de Manuel Valls retrouve son plus bas niveau, qu'il avait déjà atteint en septembre et décembre 2014. 4 % des sondés se disent très satisfaits, 31 % plutôt satisfaits.
Jamais depuis avril 2014, le nombre de mécontents a été aussi élevé:
64 % des sondés se disent mécontents du Premier ministre (+2 pts par rapport à mai). 38 % sont plutôt mécontents et 26 % très mécontents). 1 % ne se prononce pas.

Marqué au fer rouge par l'affaire du voyage privé Poitiers-Berlin et retour en jet de la République.

Le Premier ministre
 s'est à jamais  déconsidéré  par l'affaire du voyage familial Poitiers-Paris-Berlin et retour en jet privé le fatal weekend du Congrès PS de juin. Malgré sa tentative de polémique suivie de soi-disant excuses, Manuel Valls continue de payer cette escapade. Il retrouve son niveau de décembre 2014, avant les tragiques attentats meurtriers de janvier. 
VOIR et ENTENDRE Valls nier la gravité de son comportement, appelant à "rester sur l'essentiel":


Le locataire de Matignon "s'est pris les pieds dans le tapis" rouge, selon Claude Goasguen interrogé sur BFMTV. Le député Les Républicains (ex-UMP) considère que "la méthode n'est pas conforme à la vertu signalée par le gouvernement depuis quelques années. Il aurait dû payer dès le départ."

Et puisque, contrairement au credo socialiste, selon lequel "ça ne coûte rien, c'est l'Etat qui paie", le député Daniel Fasquelle va plus loin et "demande qu'il rembourse à l'Etat français ce qu'a coûté ce déplacement". Les Républicains pointent en effet "une faute de comportement d'une exceptionnelle gravité surtout quand on a un bilan aussi catastrophique que le sien".Dans la majorité, Olivier Falorni considère pourtant que Manuel Valls n'a volé personne, mais que l'éthique voudrait que le Premier ministre assume le transport de ses deux enfants et qu'il paie pour eux.

Pour mémoire, le 12 juin dernier, le sondage Odoxa pour 'CQFD' sur i-télé et  le Parisien -  Aujourd’hui en France , indiquait que cette affaire a laissé des traces dans l’opinion, puisque 67 % des Français considèrent ce voyage  à Berlin avec ses deux fils en avion de la République comme une affaire "grave".

Le Parisien parle d'une "grosse gaffe" et Libération titrait même, le mercredi 10 juin: "Valls marque contre son camp". 
Et le secrétaire d'État aux Sports n'est même pas humilié. Ecarté du jet de Valls, au profit des enfants du premier ministre, probablement consultés par Michel Platini, Thierry Braillard a chanté le lien particulier qui unit le premier ministre au FC Barcelone, qui a remporté la finale. "On sait que son papa a écrit l'hymne du Barça", a-t-lancé sur France Info. Un argument comme un autre, à cela près que ce n'est pas le père mais le cousin du père de Manuel Valls qui a composé la musique du fameux hymne... La peur que suscite Valls inspire  aux godillots une flagornerie aveugle.

Valls, premier ministre à la fois bipolaire et binaire

La communication booléenne de Manuel Valls fait ricaner Twitter

Les internautes ironisent sur la communication simpliste du Premier ministre à double face
Ce sourire factice  de l'hypocrite
ne trompe plus personne 
Les internautes brouillent la communication du pouvoir à travers les media à la botte. Le Premier ministre Manuel Valls l'apprend à ses dépens: la propagande d'Etat n'est plus sans contrepoids. Ainsi, l'indignation suscitée par son voyage privé familial en jet privé gouvernemental n'est pas retombée. La communication d'un autre âge pratiquée par ses jeunes spécialistes et sa propre banalisation du détournement de l'argent public pour une virée familiale en soutien de leur "équipe de coeur" du Barça à la finale de la Ligue des champions ne cessent d'irriter les internautes.
Sur Twitter, le mot-clef #VallsGate, pour parler de ce scandale, a été l'un des hashtags les plus utilisés sur le réseau social. Yamani tweetait par exemple : "Pour les impôts, je peux mettre en frais réels les déplacements vers le stade de foot ? Le cinéma ? Le restaurant ?" Un socialiste se lamentait: "Le vrai #VallsGate c'est qu'il aime le foot au point de commettre une telle maladresse. Tout ça pour du foot..." 

Les indignés font toutefois l'impasse sur deux éléments fondamentaux. 
"Le poids des mots, le choc des photos",
une duperie socialiste
Manuel Valls s'est en effet posé en naturalisé type, méritant et exemplaire, mais, à la première occasion, le Catalan vole en soutien de son équipe de Barcelone à Berlin.

Las d'être pris pour des footballeurs, ils ont détourné une infographie bêtasse publiée sur le compte Twitter de Manuel Valls où l'on peut voir une flèche qui grimpe avec en texte "Amplifier la croissance", et une flèche qui descend légendée "Faire baisser le chômage".
Cette virée familiale  aux frais de la République s'est déroulée au cours du 77e congrès socialiste de Poitiers: le débat interne socialiste importe-t-il si peu au Catalan ?

Les internautes ont en outre été très incisifs le mardi 9 juin

Le caractère ultra-minimaliste de cette infographie a déclenché un concours de parodies sur Twitter.



Et la presse s'y est collée:

Hollande participa au mensonge

François Bayrou déplora le comportement du premier ministre catalan. "Les hommes politiques en fonction perdent le sens des réalités", commenta-t-il sur BFM-TV au lendemain de l'escapade express du premier ministre à Berlin, pour soutenir le Barça en finale de la Ligue des champions aux frais du contribuable.

Mais Hollande tenta une embrouille sur l'urgence d'une rencontre berlinoise de travail le weekend précédent la rencontre du mercredi suivant, inscrite à l'agenda, à la différence de la première...

mardi 16 juin 2015

Sondage: les Français ont découvert la face cachée de Valls à Berlin

Pour sept Français sur dix, l'affaire du Falcon gouvernemental de Valls à Berlin est grave

Valls n'est pas sorti de l'affaire du jet de la République détourné pour la finale de Ligue des champions... en famille à Berlin

 "petit chat apeuré et haineux",
selon LR
68% estiment que le Premier ministre a détérioré son image, selon un sondage centré sur l'escapade du premier ministre à Berlin - dans un Falcon de la République - pour assister à la finale de la Ligue des champions avec deux de ses enfants, en prétextant une "rencontre de travail" qui était inscrite à son agenda le mercredi suivant à Paris.

Selon cette enquête Odoxa réalisée pour Le Parisien-Aujourd'hui en France, i-télé et CQFD, près d'une semaine après les faits, 33% des personnes interrogées considèrent l'affaire "grave" et 34% "assez grave". 11% ne la considèrent "pas grave du tout" et 21% "pas très grave" (1% ne se prononce pas).

L'image du Premier ministre irrémédiablement détériorée

A gauche, elle est jugée grave par près d'un sympathisant sur deux (48%), mais par seulement 30% des sympathisants du seul... Parti socialiste. Les sympathisants de droite considèrent en revanche massivement, à 80%, que ce voyage de Manuel Valls est une chose grave. La presse et les sondeurs semblent découvrir maintenant de quel côté se situe la moralité.

"Rembourser personnellement [sic] la prise en charge [très partielle] du voyage pour ses deux enfants, soit 2.500 euros", ne clôt pas la polémique pour une large majorité de Français (58%, contre 41%). Ce n'est d'ailleurs pas sa "décision", comme on peut le lire, mais la pression de l'opinion qui le pousse à apporter sa modeste contribution. Si c'est massivement le cas pour 71% des sympathisants de droite (contre 27%), ils sont encore 40% à gauche (contre 59%) à considérer que la polémique n'est pas close (dont 28% des sympathisants PS qui lui tiennent rigueur d'avoir planté le Congrès pour la satisfaction de ses menus plaisirs). Aux militants, Valls a clairement préféré son "équipe de coeur" et entretenir auprès du Barça la flamme catalane de ses fils.

Pour plus des deux tiers des personnes interrogées (68%), l'image que  Manuel Valls donne de lui-même s'est plutôt "détériorée, parce qu'il n'aurait jamais dû faire ce voyage", contre 31% d'un avis contraire. Plus d'un sympathisant de gauche sur deux, 52%, et 40% de ceux du PS, considèrent ainsi que l'image du Premier ministre s'est dégradée. C'est, sans surprise, également le cas de 83% des sympathisants de droite (contre 16%).

Sondage réalisé en ligne les 11 et 12 juin, auprès d'un échantillon de 1.011 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.