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mardi 7 janvier 2020

Les empreintes carbone et budgétaire de Macron et ses collaborateurs

Falcon, Super Puma, A330… le coût horaire salé des avions du gouvernement

Les Français de Marseille se rendent à Malte en passant par Bruxelles, mais ce n'est pas leur choix ! Ils sont pourtant pointés du doigt par les écolos, des "vigilants" aux yeux fermés sur les ententes entre compagnies européennes.


Mieux, ce mardi 7 janvier, le ministère des Armées a dévoilé le coût horaire moyen d’utilisation des dix appareils composant la flotte gouvernementale, pour soigner leurs images et faire les beaux.

Un peu plus d’un mois après avoir levé le voile sur le coût horaire XXL de l’A330 présidentiel - le fleuron de la flotte gouvernementale, appelée Escadron de transports 60 (ET 60, ci-dessous) - Florence Parly vient de rendre publique de nouveaux éléments concernant les autres avions à disposition de l’exécutif - notamment Jean-Yves Le Drian - à la suite d’une question écrite de la députée LREM de l'Aisne, Aude Bono-Vandorme, enseignante-chercheuse en analyse et mécanique des fluides.
Résultat de recherche d'images pour "Escadron de transports 60"
Un état des lieux, réalisé sur l’exercice 2018, qui permet de rappeler qu’outre l’Airbus A330, l’exécutif dispose d'une flotte de neuf aéronefs pour effectuer des déplacements officiels. Dans le détail, on compte trois hélicoptères Super Puma acquis en 1987, ainsi que deux avions d’affaires de type Falcon 900, dont l’achat remonte également à la fin des années 80. Plus récemment, entre 2009 et 2012, le gouvernement s’est aussi doté de deux Falcon 7X et deux Falcon 2.000, des "jets" conçus par l’avionneur Dassault.

Sans grande surprise, le coût horaire d’utilisation le plus élevé est celui de l’Airbus A330 qu'emprunte Macron lors de ses déplacements à l’étranger les plus lointains,  comme lors de son Noël 2019 sur le continent africain, en Côte d’Ivoire, nettement supérieur à celui des avions d’affaires. 
En 2018, le montant moyen d’utilisation du mastodonte de l'ET 60 culminait à 22.482 euros par heure de vol. Et par un vol régulier, c'est plus de 6 heures de trajet. Pour une escapade d'une douzaine d'heures de vol, et faire la photo, Macron nous coûte près de 270.000 euros.

Derrière le fleuron d’Airbus, le Falcon 7X est l’autre appareil de l’ET 60 dont le coût d’utilisation est le plus élevé : 4.790 euros par heure, selon le ministère des Armées. 
Le Falcon 2.000 arrive en troisième position, avec un montant horaire de 4.080 euros/heure. 
Enfin, le Falcon 900 (3.991 euros/heure) et l’hélicoptère Super Puma (3.598 euros/heure) sont les deux aéronefs les plus “économiques” de la flotte gouvernementale.

La facture carbone reste à calculer

Un coût horaire moyen stable depuis cinq ans, fait valoir le rapport... Depuis les derniers chiffres qu'avait communiqués le gouvernement de François Hollande, en 2015, en réponse à l’ex-député PS, René Dosière, le gouvernement tient à souligner que les dépenses horaires moyennes pour l’utilisation de la flotte gouvernementale évoluent peu. Le prix du kerosene n'est pas taxé à hauteur des carburants consommés par les travailleurs. 
Or, le coût de l’A330 présidentiel enregistre une hausse significative.
Soit environ +8% - passant de 20.776 euros/heure pour l’année 2013 à 22.482 euros/heure, cinq ans plus tard. En revanche, le montant horaire moyen des hélicoptères Super Puma a nettement diminué, passant de 6.411euros/heure en 2013 à 3.598 euros/heure, en 2018.

Il faut savoir que les calculs du personnel de la députée Aude Bono-Vandorme avaient récemment permis de souligner une augmentation (2,5%, c'est plus que le Livret A) de la facture consacrée aux déplacements aériens de l’exécutif, passée de 11,9 millions d’euros en 2015 à 12,2 millions d’euros en 2018. Un rebond expliqué par le grand nombre de déplacements de longue distance ayant nécessité l’affrètement de l’A330 présidentiel. La députée LREM ne porte aucun jugement sur le caractère de nécessité de ces déplacements...

Macron a parcouru 201.000 kilomètres entre mai 2017 et juin 2018
En heures de vol, ça donne quoi ?
Résultat de recherche d'images pour "Brigitte Macron en Chine"Cette année-là, l'ex-banquier avait traversé l’Atlantique pour rendre visite au président américain Donald Trump. Il s’était également rendu en Chine, en Inde, et en Nouvelle-Calédonie. Il fallait aérer Mamie ?
BFMTV avait d’ailleurs comptabilisé pas moins d’une cinquantaine de voyages à l’étranger, entre son élection et le mois de juin 2018, avec 31 pays visités et 201.000 kilomètres parcourus.
Résultat de recherche d'images pour "Brigitte Macron en Inde"

Certains trajets aériens du président et son épouse font polémique. 
En octobre 2019, Brigitte et Emmanuel Macron s’étaient ainsi "offerts" un détour touristique autour du piton de la Fournaise, à bord de l’A330, pour couronner le déplacement du président à la Réunion et à Mayotte. Dissimulée par la presse continentale, l'escapade fut révélée par la presse locale.  Checknews (Libération) confirma finalement ce "crochet touristique" qui alourdit inutilement alourdi la facture de l'Elysée.

mercredi 3 octobre 2018

A Saint-Martin: Macron en fugue disparut des radars pendant trois heures

Emmanuel Macron a pris de court ses services de sécurité pour improviser un bain de foule

Désemparée, la ministre des Outre-mer cherche son chemin dans la cité délabrée. "On a perdu le président dans le quartier", s'inquiète Annick Girardin. 

A-t-il passé un mauvais quart d'heure avec ce voyou
au torse nu et au pantalon baissé ?
Emmanuel Macron a en effet disparu, en plein bain de foule et à la faveur d'une averse tropicale violente.
Le chef de l'Etat a faussé compagnie à son service de sécurité. Quelle soudaine pulsion l'a-t-elle poussé à partir en courant au milieu des habitants et des carcasses de voitures pour s'engouffrer entre les immeubles de la cité HLM délabrée dans une cité d'un quartier d'Orléans à Saint-Martin.

Les gendarmes courent partout, la foule aussi, les journalistes pareil. C'est la panique. Le président de la République est vraiment introuvable.


Selon son programme, il ne devait rencontrer que cinq habitants du quartier d'Orléans, l'un des plus touchés par l'ouragan Irma et qui peine encore à se reconstruire aujourd'hui. Sa visite avait commencé par un petit bain de foule qui se déroulait mollement, entre récriminations des habitants, selfies avec les badauds et bises aux enfants. Jusqu'au moment où une averse tropicale s'abat soudainement à grosses gouttes. 

A peine le temps de s'organiser qu'Emmanuel Macron s'est esquivé. Il avait promis une "visite de chantier" de reconstruction, il effectue donc une "visite de chantier", seul, en milieu inconnu.
Un doigt d'honneur déplacé...
Le chef de l'Etat s'est engouffré dans un immeuble pour constater de visu l'état des appartements, dit-on. Dès le premier, il se trouve nez-à-nez avec un jeune Noir en 'marcel' qui n'a rien à cirer d'un président de la République dans son salon. "Je suis un braqueur, j'ai fait de la prison", le prévient-il. A côté de lui, sa mère fond en larmes. "Tu arrêtes tes conneries, le gronde Emmanuel Macron. Pense à ta mère. Promets-moi que tu arrêtes les braquages. Maintenant tu reconstruis l'île".

Puis le chef de l'Etat investit les lieux, se baladant comme chez lui dans l'appartement et l'ex-banquier teste la solidité des murs, vérifie l'état général du lieu et constate la lenteur de la reconstruction. Il s'attarde, prend son temps, écoute les critiques et y répond.

En bas de l'immeuble, un gendarme rend compte de la situation à son supérieur: "Il a commencé à pleuvoir, il est entré dans le quartier et là, c'est parti en cacahuète". Effectivement, la désorganisation est totale. C'est la version officielle, consécutive à la diffusion de photos non officielles montrant Macron malmené par de jeunes noirs familiers, torses nus et moites, des voyous dont l'un fait un doigt d'honneur et l'autre a le pantalon baissé.

L'efficacité de Macron, donneur de leçons de morale ?

Le lieu n'avait pas été repéré, les forces de l'ordre ne savent pas trop où se poster et les ministres qui accompagnent Emmanuel Macron errent dans la cité sans trop savoir où aller. Jacques Mezard affiche une mine nonchalante. Sebastien Lecornu est amusé. Agnès Buzyn aussi. Annick Girardin est toujours interloquée. Les "officiels" de Saint-Martin, élus, représentants de l'Etat et acteurs économiques font comme si de rien n'était.

Emmanuel Macron masque son trouble tant bien que mal et, 
une fois sorti de l'immeuble, sa chemise toujours détrempée et maculée de taches, il poursuit sa visite au milieu de la foule. Personne ne sait rien; personne n'a rien remarqué... 

Dans un état second, Manu  avance au hasard entre les carcasses de voitures, les flaques de boues et les caméras, discute, prend dans ses bras un enfant qui pleure pour le réconforter et accorde des selfies à tour de bras. 
Il visite un autre immeuble dont une habitante lui a dit que l'ascenseur était cassé, salue les habitants aux fenêtres et aux balcons.

Le président semble satisfait de la prestation
"On évacue entre les carcasses de voitures explosées et le bus de fracassé", glisse dans son micro un garde du corps du président de la République. Lequel prendra tout de même le temps de saluer les membres d'une équipe de basket de la cité qui, depuis le début de sa visite improvisée, ont eu largement le temps d'enfiler leur maillot pour défiler devant lui. 

Emmanuel Macron voulait aller à la rencontre des habitants du quartier Orléans, mais personne n'avait pu imaginer que le quadra fuguerait et s'offrirait un temps d'intimité. Avec un message: "Pour que la reconstruction aille plus vite, j'ai bousculé les choses l'année dernière. Je vais les re-bousculer cette année". C'était l'idée de départ.



L'escapade aura duré presque trois heures

Au final, le président de la République fait ce qu'il veut, au mépris de son entourage, de son service de sécurité et des forces de l'ordre qui tentent tant bien que mal de s'organiser. "On va faire un couloir entre ces carcasses de voiture et cette ligne de bâtiment. Il faut qu'il évolue dans cet espace", explique un gendarme à ses troupes, avant qu'un autre le prévienne: "Il est déjà sorti de l'autre côté. Il s'apprêterait à entrer dans le bâtiment numéro 10".
Et tout le monde de repartir dans l'autre sens dans un désordre joyeux et festif pour les habitants, inquiet et crispé pour les forces de l'ordre.