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jeudi 21 décembre 2017

Le gouvernement envoie sa majorité déminer le débat sur l'immigration gouvernement

Les associations mènent le combat du droit d'asile contre le gouvernement légitime

Le pouvoir doit faire face à des groupes radicaux
  
Résultat de recherche d'images pour "manifestation pour refugiés 26 novembre 2017"Pour préparer l'arrivée du projet de loi asile et immigration du gouvernement, d‘ores et déjà critiqué à la suite de plusieurs circulaires renforçant le contrôle des demandeurs d‘asile, les députés godillots de la majorité vont mettre en place un groupe de travail.

Dès le 22 janvier, l'Assemblée nationale entend organiser des visites de députés dans les commissariats et les gendarmeries, puis, le 12 février, des visites dans les centres de détention administrative et les zones d‘attente, a annoncé mercredi la Commission des lois, présidée par Yaël Braun-Pivet (LREM), élue des Yvelines, et avocate ...au pénal qui n'a pas plaidé depuis une quinzaine d'années pour élever ses cinq enfants. La quadra s'est ensuite consacrée à ses bonnes oeuvres, les Restos du coeur. 
Le Monde souligne d'ailleursque "son parcours tranche quand l’usage voulait que la fonction soit réservée à des députés expérimentés" et que "la volonté de parité n’est pas étrangère" à son élection. Et, en effet, l’examen du projet de loi sur la moralisation de la vie publique a donné lieu à de multiples cafouillages. La bécasse, croyant être discrète et confidentielle, a eu des mots très désobligeants à l’égard des membres de son groupe et ces paroles déplacées, enregistrées, tournent en boucle depuis. 
"On a une responsable de texte qui est inexistante, c'est comme si elle était à Nouméa sur une chaise longue. Naïma, elle fait ce qu'elle peut. On a un groupe qui dort, qui ne sait pas monter au créneau, qui est vautré", s’agaçait la gaffeuse, dans l’enregistrement accidentel, sans indulgence pour ses collègues.
Dans le mois qui a suivi son arrivée au Palais Bourbon, la députée avait déjà fait l’objet de deux indiscrets du Canard enchaîné, l’un rapportant qu’elle avait souhaité ne pas travailler le mercredi matin, jour consacré à ses enfants, l’autre la citant s’interrogeant sur le moment de "voter les décrets". "C’est ridicule", s’agace-t-elle fustigeant une "invention". "Elle ne savait pas ce qu’était un rapporteur", gronde un député de l’opposition qui se dit "dubitatif sur son vrai poids dans les négociations avec les ministères".Bien qu'elle se déclare "légitime et compétente" à son poste, elle a rendu un avis ambigu, se disant "émotionnellement" favorable à un amendement exigeant des candidats aux législatives qu’ils aient un casier judiciaire vierge, mais émettant des réserves "juridiques" en raison des risques d’inconstitutionnalité. Les députés ne pouvait se satisfaire de ce flou. "Elle a surestimé ses capacités à porter un tel texte", lâcha, lapidaire et sobre, un élu de gauche. "Je n’ai jamais assisté à des commissions aussi désordonnées", se désola pour sa part le socialiste Olivier Dussopt, aujourd'hui plus tempéré: le 24 novembre 2017, il s'est fait caser au secrétariat d'État chargé de la Fonction publique. Il est le dernier de la liste des membres du gouvernement.Dans ce chaos, un vote "assis-debout" (les députés se lèvent au lieu de lever la main pour voter et faciliter le comptage) a même été organisé sur l’un des points de la Loi moralisation. "C’est la première fois en dix ans de commission des lois que je vois ça, cela fait un peu brouillon", ajoute Philippe Gosselin du groupe Les Républicains.
Le projet de loi est attendu à l‘Assemblée au premier semestre 2018.

Les associations comptent faire la loi à l'Assemblée

L'accélération des expulsions et l‘introduction de contrôles jusqu‘au sein des centres d‘hébergement d‘urgence, prévue dans une circulaire du 12 décembre, a déclenché une vague de contestation des associations et de premières lignes de faille au sein de la majorité présidentielle.

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Députée franco-tunisienne LREM de 35 ans, née à Tunis, Sonia Krimi a interpellé mardi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sur sa politique d'asile, sous les applaudissements de l'opposition de La France insoumise, à l'extrême gauche de l'hémicycle. "Les centres de rétention deviennent des centres de détention et sont indignes de notre République", a estimé, lors des questions au gouvernement, cette inconnue qui a remporté le duel des "Marcheurs", alors qu'elle ne bénéficiait pas de l'investiture officielle de sa formation politique et qui, en septembre n'avait pas encore d'attaché parlementaire parisien.

Un peu plus de sept mois après l'entrée d‘Emmanuel Macron à l'Elysée, la politique d'asile apparaît comme le premier révélateur de divergences dans sa majorité.
"Vu le projet de loi que prépare le gouvernement, qui est exactement à l‘inverse de son intervention [de Sonia Krimi] (...), j'espère que nous retrouverons certains de ses députés qui voteront en leur âme et conscience, comme Sonia Krimi, lors de l‘examen de cette loi et peut-être parviendrons-nous à la modifier”, a déclaré mercredi soir Eric Coquerel, député de la France insoumise de Seine Saint Denis, sur CNEWS, d'autant que, dans le Cotentin, la rebelle franco-tunisienne est cornaquée par Pierre Bihet, 64 ans, ex-conseiller général socialiste en rupture avec le PS, à qui Areva a confié la présidence de la commission chargée de surveiller son usine nucléaire de la Hague.

"Pédagogie" et "compréhension" sont à nouveau les maîtres mots du gouvernement  pour justifier cette réforme

Image associée"Mon devoir est de faire un peu de pédagogie, d'expliquer ce qu'il en est aujourd'hui de dire, comme le dit le président de la République, qu'il faut réduire l'examen de la demande d‘asile", reconnaissait mardi, dans les couloirs de l'Assemblée, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.
Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur
Comme d’autres acteurs d’associations d’aide aux migrants, le Catalan Jean-Claude Mas, secrétaire général de la Cimade, a été reçu en novembre par le cabinet du ministre de l’Intérieur. Objectif affiché par l’équipe de Gérard Collomb : consulter les ONG, interlocuteurs illégitimes, avant d’élaborer le nouveau projet de loi 'asile et immigration', tant promis par Emmanuel Macron. "On a accepté de les rencontrer pour apporter tous les éléments qu’on pouvait apporter. Mais sans pouvoir faire bouger ce qui semblait déjà acté", regrette le secrétaire général de cette association, seule autorisée à se rendre dans les centres de rétention destinés aux migrants.


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Fin septembre l’ @AFP fuitait le brouillon du projet de loi sur l’immigration et l’asile en France. @VoxPublic_ rend visible à travers une infographie les grandes lignes de ce projet qui suscite de vives inquiétudes chez les associations et défenseurs des 

Cette association organise l'hébergement de clandestins chez l'habitant d'Ile-de-France. 60 "demandeurs d'asile" sont insérés dans une centaine de familles aujourd'hui. Elle organise aussi des événements culturels hebdomadaires: 31 événements culturels permettant la rencontre entre demandeurs d'asile et franciliens aujourd'hui.
VOIR et ENTENDRE un reportage de L'Humanité, organe de presse du PCF, auprès de participants à la manifestation d'extrême gauche du 26 novembre, dont la CNT, des trotskistes de Lutte ouvrière et du NPA, qui ne sont pas des associations, et Ensemble-FDG (Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire, Front de gauche) ou Amnesty international :


Le gouvernement n'entend pas remettre en cause l‘inconditionnalité de l‘accueil des migrants
et veut rendre plus "efficace" sa politique de droit d‘asile, a assuré mercredi Edouard Philippe sur RTL, tout en disant évidemment "comprendre parfaitement" l'attention des associations d'aide aux migrants et aux réfugiés,.
Le lundi 18 décembre, plusieurs associations ont occupé la place de la République à l'occasion de la journée internationale des migrants. 

vendredi 23 octobre 2015

Calais: Hollande évacue les migrants en... jets privés

Les transferts de migrants en avion privé, ça ne passe pas 

L'Etat utilise un avion privé pour transférer des migrants de Calais vers d'autres centres de rétention
 
Beechcraft 1900
L'Etat utilise, depuis six mois, un avion privé. Il se pose à Toulouse ou Perpignan, selon plusieurs sources. 
Plusieurs media ont fait cette révélation. A son bord, une poignée de migrants sous escorte policière. Ils sont transférés à Rennes ou Metz et c'est ainsi qu'il a aussi atterri à Nîmes, ce mercredi 21 octobre. 

Mais les clandestins sont 
libérés
quelques jours plus tard et ils repartent par leurs propres moyens vers Calais et l'Angleterre, objectif préféré à la France. 

1,5 million d’euros par an s'envolent ainsi. 
Une décision coûteuse et inefficace pour désengorger rapidement le centre de rétention surchargé de Coquelles à proximité de Calais. La préfecture signalait mi-octobre "4.000 migrants à Calais" et "le CRA de Coquelles a une capacité limitée à 79... Il faut libérer des places." Or, l'avion affrété par le gouvernement Valls est loué à une société privée, comme le révèle un appel d'offres: un contrat de mise à disposition d'un avion de transport pour un montant de 1,5 million d'euros.

Au rythme de trois vols par semaine,
selon une source anonyme au ministère de l'Intérieur, citée dans un article de StreetPress, pour au total d'une centaine de migrants transférés.
Les autorités rappellent que
l'avion loué à l'année assure aussi des missions de surveillance ou de transport de personnel et que des éloignements de migrants se font par avion commercial ou par bus quand la distance le permet. Ben voyons !

Un gaspillage insupportable

Des transferts coûteux puisque l'Etat a fait appel à une société privée. Selon StreetPress, l'avion, "un Beech 1900 de 19 places [pour deux pilotes], est loué par l'État 1,5 million d'euros pour un an". A cela s'ajoute le coût du carburant et le salaire des policiers (deux par migrant) chargés de la sécurité. Cinq migrants plus dix policiers et l'avion est déjà complet. "Au total, la journée d'utilisation reviendrait à 23.000 €", selon une source policière qui préfère ne pas être identifiée par Bernard Cazeneuve, son ministricule de tutelle.

Une efficacité mise en doute

Selon La Dépêche, un vol parti de Calais est arrivé vendredi dernier à l'aéroport de Blagnac (Toulouse) avec cinq migrants à bord. Même du côté de la Cimade, association de soutien aux réfugiés, on juge cette "solution" inefficace. Selon Pierre Grenier, délégué régional Sud Ouest de la Cimade, cité par La Dépêche, ces cinq migrants "ont été libérés dès dimanche, à la demande de la préfecture de Calais. Et soyez sûr d'une chose, ils sont aujourd'hui de retour à Calais. (...) On est dans l'aberration totale de cette politique qui ne règle évidemment rien."

La colère s'envole aussi du côté des policiers... Selon Frédéric Hochart, porte-parole du syndicat Unsa pour la police aux frontières de Calais : "Ces mesures ont un coût énorme. Et en plus la plupart des personnes qu'on éloigne reviennent. Aujourd'hui, il y a un ras-le-bol généralisé des policiers de Calais quant aux missions qu'on leur assigne," avec des heures supplémentaires non désirées, compte tenu des impayés. 
David Renaud, lui aussi du syndicat Unsa police, interrogé par FranceTvInfo ne comprend pas pourquoi on utilise l'avion : "Y a des solutions, des bus [ceux de Macron !], le train... mais pas un avion ! "