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mercredi 12 juin 2019

Des 577 députés, le gouvernement Philippe obtient 363 votes de confiance

Le gouvernement d'Edouard Philippe s'essouffle...

363 voix pour, 163 contre et 47 abstentions : une baisse de confiance par rapport à 2017


Une majorité de députés a encore accordé la confiance  à son gouvernement, après le discours de politique générale du premier ministre, mercredi 12 juin.
L'Edouard, lors de son discours de politique générale,
le 12 juin à l'Assemblée nationale

Edouard Philippe s'est contenté d'un simple "merci" à l'attention de l’hémicycle. Ce vote fait suite au discours de politique générale, que le premier ministre a prononcé pendant plus d'une heure devant l'Assemblée nationale, assurant que "ma grand-mère avait coutume de dire que les discours les moins longs étaient les plus brefs". Mais le compte de détails et de précisions n'y est pas.

Ce score s'avère en recul sur le vote de confiance d'il  y a seulement un an

Lors de la première déclaration de politique générale, le 4 juillet 2017,  le chef du gouvernement avait obtenu 370 voix pour,  les trois quarts des Républicains, soit 75 élus, s’étaient abstenus et 23 avaient voté contre. Et si les Insoumis et une grande majorité des quelques communistes avaient déjà voté contre, les socialistes s’étaient partagés entre 23 abstentions, 5 contre et 3 pour. Les positions s'étaient ensuite raidies en deuxième année.  

Un an et demi plus tard, les deux groupes majoritaires, La République en marche (LREM) et le MoDem, continuent de faire bloc derrière le gouvernement, sachant que certains s'apprêtent à quitter l'Assemblée pour se présenter aux municipales, mais le vote de 2019 esquisse une majorité plus étriquée, avec une perte de sept soutiens en un an en 2019,  à laquelle s'ajoutent les circonspects .


La droite parlementaire est parvenue à exprimer son unité. 81 élus LR ont voté contre, 22 se sont encore abstenus. Aucun élu n’a voté la confiance, rejetant ainsi l’injonction du patron de LREM, au début du mois : "Ceux qui veulent se rassembler avec nous, avec LREM, doivent voter la confiance", avait menacé Stanislas Guerini, en référence aux municipales.

Le groupe UDI et Indépendants très divisé,  LR 'contre' plutôt qu’abstentionnistes. Sur le point d’exploser, le groupe de centre droit se divise sur l’appui à manifester à Edouard Philippe. Les 7 élus de la branche d'Agir! du groupe juppéiste, dont est issu l’actuel ministre de la Culture, Franck Riester, ont soutenu la politique du gouvernement. Les autres UDI se sont majoritairement abstenus (16 sur 28 députés). "Plutôt que la confiance a priori, je demande à vérifier les actes", a expliqué le chef de file du groupe, l’UDI Jean-Christophe Lagarde.
Edouard Philippe avait d'ailleurs énuméré les annonces de son gouvernement à un rythme effréné. 

Des élus portent 
sur le gouvernement un regard moins béat qu’en 2017
Parmi eux, les ex-députés frondeurs de LREM, désormais hors du groupe majoritaire: François-Michel Lambert, Paul Molac, Jean-Michel Clément et Sébastien Nadot ont voté contre, après avoir voté pour. 
L’écologiste Matthieu Orphelin a, de son côté, fait le choix d’une "abstention bienveillante mais exigeante"... 

Dans les rangs de LR, le député Mansour Kamardine a cette fois-ci voté contre, après avoir été le seul dans son groupe à avoir voté pour en 2017. Un seul député LR est passé, en deux ans, du vote contre à l’abstention: l’élu de Paris Claude Goasguen, désormais prêt à s’allier à LREM en vue des municipales

Inflexibles, les 17 députés de La France insoumise (LFI), les communistes et les 6 membres du Rassemblement national (RN) ont voté contre la feuille de route gouvernementale. Comme en 2017.

mardi 24 octobre 2017

Les ' bi ' du gouvernement Macron n'auront pas à choisir leur orientation

LR va exclure cinq responsables pro-Macron, dont le Premier ministre Philippe 

LR devrait se résoudre à exclure cinq de ses responsables pro-Macron

Le premier parti d'opposition a laissé des mois à ses renégats pour se déterminer : rester dedans ou dehors, mais pas entre deux portes. Ces 'bi' en question n'ont pas fait leur 'coming out' politique. Or, le Premier ministre Edouard Philippe ne peut être chef du parti du président et membre d'un autre. Deux autres ministres à voile et à vapeur en exercice, le ministre du Budget Gérald Darmanin, et un certain Lecornu laissent à leur parti le soin de décider pour eux mardi, lors d'un "bureau politique de la clarification". Des décideurs comme ça dans son gouvernement, ça ne semble pas choquer le président qui n'a pourtant pas pu voir ce cas de figure dans le monde de l'entreprise, lui qui , élu d'aucune circonscription, fusse celle de Tulle, s'est choisi la "société civile" pour modèle.

Le Bureau Politique débutera à 18h00 au siège du parti, rue de Vaugirard que LR a les moyens de conserver à Paris XVe, à la différence du PCF qui a dû abandonner son blockhaus de la Place du Colonel Fabien, ou  du PS qui s'est vu contraint de vendre son siège historique de la Rue de Solférino
Cinq personnalités pourraient être amenées à rendre leur carte: outre MM. Philippe et Darmanin, Sébastien Lecornu (secrétaire d'Etat à l'Ecologie), les responsables des députés "Constructifs", Franck Riester et Thierry Solère laisseront à d'autres le soin de sceller leur sort ce soir. Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a en revanche déjà quitté LR pour rejoindre le parti présidentiel LREM.

La direction du parti devra rechercher une large majorité du BP pour voter leur exclusion. 
"Des gens qui trahissent sans se chercher un alibi, ça me laisse sans voix. Ils méritent qu'on les foute dehors", juge l'ancien ministre Brice Hortefeux. 
"La comédie doit cesser", estime aussi Laurent Wauquiez, le favori pour l'élection à la présidence de LR. 

La réunion pourrait être houleuse, certains membres du bureau, "très minoritaires," selon la direction, étant opposés à leur renvoi. Il pourraient se faire porter pâle et le quorum réglementaire pourrait ne pas être atteint.
Dominique Bussereau annonce ainsi qu'il s'abstiendra. "Je n'assisterai pas au BP de LR durant lequel des membres de Sens commun vont participer à l'exclusion d'amis talentueux", a tweeté samedi l'ancien ministre chiraquien, qui n'exerce plus aucun mandat. 

"Les exclure est une erreur, c'est absurde", a affirmé lundi Claude Goasguen, député LR de Paris, qui ne juge "pas impossible" de rejoindre les Constructifs. "Ca jette le discrédit sur notre formation politique", pense-t-il, craignant de voir LR "entrer dans une période extrêmement compliquée et confuse". Le fait que quatre de ses collègues mangent à la table de leur vainqueur ne lui paraît pas le comble de la "confusion". Cette situation est un rappel embarrassant de l'une des périodes les plus sombres de notre de Histoire, sans que Goasguen la trouve "compliquée".

Pour la direction du parti, ce bureau politique est celui de la "clarification".
La question est "simple : peut-on être membre du gouvernement, donc de la majorité, et en même temps, être membre du premier parti d'opposition ? La réponse est non".

Pour la 'juppette' Valérie Pécresse aussi, "la situation est très simple". "Il n'y a pas besoin de prendre des sanctions, des exclusions. Ils nous ont quittés. Ils ont décidé de quitter le parti. Ils sont, on pourrait dire, démissionnaires d'office", a-t-elle résumé lundi sur LCI. Et ils auraient pu continuer à cotiser aux Républicains, tout en servant le "souverain républicain" ?

"Notre exclusion est un acte politique qui doit être suivi d'un autre acte politique: la création d'un nouveau parti de droite, libéral, social, européen, réformiste et humaniste", assure F. Riester. Quand ? "A court terme", menace ce Constructif.

Soucieux de "respecter les statuts" de LR, son secrétaire général Bernard Accoyer avait nommé, lors d'un précédent BP, le 11 juillet, une commission ad hoc (formée des députés Patrick Ollier et Jean Leonetti) chargée de recevoir les personnalités visées et leur donner l'opportunité de "s'expliquer".
J. Leonetti avait rencontré séparément Riester et Solère la semaine dernière. La "réunion fut cordiale", selon le premier, "de grande qualité", selon le second, mais chacun a campé sur ses positions.
Mardi matin, c'était au tour des deux ministres d'être reçus par P. Ollier. 
"Je ne vois pas comment on peut m'exclure alors qu'on est dans une procédure", affirme G. Darmanin, qui a, dit-on, pris le melon en entrant à Bercy "Je fais confiance à ma formation politique", a déclaré le ministre, laconique. Le cas Darmanin est sans appel: il s'est inscrit sur une liste La République en Marche aux sénatoriales.
Selon le matraqueur des classes moyennes, fonctionnaires et retraités, "qu'un député comme Goasguen, du XVIe arrondissement de Paris, soit opposé à (leur) éviction devrait faire réfléchir les Torquemada" du parti. Voilà qui n'arrange pas les affaires de celui qui avait rejoint Christian Vanneste après sa condamnation en première instance pour ses propos sur l'homosexualité. S'il est devenu 'bi' en politique, il a évolué, dira Pécresse, bien qu'il ait rallié François Fillon... Pour peu qu'il se retourne encore et on le retrouve à Sens commun...

"S'ils en sont à exclure, sans aucune base légale [ni éthique ?], ceux qui veulent travailler avec le centre, mais à garder Sens commun, qui appelle à une plateforme programmatique avec Marion Maréchal-Le Pen [selon de récentes déclarations qui n'engagent que son auteur, Christophe Billan, président de l'émanation politique de la Manif pour tous], c'est que LR glisse plus vers le FN que vers le centre !", colporte Th. Solère. 
Ce dernier est pourtant lui-même adepte de la glissade avant et arrière. Franc-maçon, il fut ancien collaborateur de Claude Goasguen, Philippe Douste-Blazy et de Jean-Pierre Raffarin. Il apportera aussi bien son soutien à Claude Guéant en 2012 qu'à Bruno Le Maire en 2014 et à rançois Fillon en 2016. Une fois Macron élu, c'est à lui qu'i s'offrit... Le genre d'homme qu'on n'aime pas avoir dans son dos.

dimanche 21 juin 2015

Sondage: le voyage privé de Valls en jet gouvernemental reste sur l'estomac des Français

Le supporter indélicat du Barça perd deux points

Son "si c'était à refaire, je ne le referais pas" ne vaut pas des excuses


"I believe I can fly"
aux frais de la princesse !
La cote de popularité du Premier ministre, Manuel Valls, perd deux points depuis un mois, tombant à 35 %, reconnaît le baromètre IFOP qui limite les dégâts de mauvaise grâce pour le Journal du dimanche: en compensation, celle du président François Hollande gagnerait royalement 1 point, à 22 % en juin. A croire que les sondés apprécieraient ses voyages de campagne à travers la France à deux ans de la présidentielle et qu'ils tiendraient peu rigueur au Premier ministre qui paierait ainsi au prix faible les frais de sa faute du voyage familial à Berlin dans un avion de la République.

A la question
"êtes-vous satisfait ou mécontent de François Hollande comme président de la République ?", 77 % (-1 pt) se disent mécontents (39% plutôt mécontent, 38 % très mécontent), tandis que 22 % (+1 pt) maintiennent qu'ils sont "satisfaits" (2% très satisfaits, 20% plutôt satisfaits). 1 % ne se prononce pas.

Avec 35 % de satisfaits (-2 pts),
la cote de popularité de Manuel Valls retrouve son plus bas niveau, qu'il avait déjà atteint en septembre et décembre 2014. 4 % des sondés se disent très satisfaits, 31 % plutôt satisfaits.
Jamais depuis avril 2014, le nombre de mécontents a été aussi élevé:
64 % des sondés se disent mécontents du Premier ministre (+2 pts par rapport à mai). 38 % sont plutôt mécontents et 26 % très mécontents). 1 % ne se prononce pas.

Marqué au fer rouge par l'affaire du voyage privé Poitiers-Berlin et retour en jet de la République.

Le Premier ministre
 s'est à jamais  déconsidéré  par l'affaire du voyage familial Poitiers-Paris-Berlin et retour en jet privé le fatal weekend du Congrès PS de juin. Malgré sa tentative de polémique suivie de soi-disant excuses, Manuel Valls continue de payer cette escapade. Il retrouve son niveau de décembre 2014, avant les tragiques attentats meurtriers de janvier. 
VOIR et ENTENDRE Valls nier la gravité de son comportement, appelant à "rester sur l'essentiel":


Le locataire de Matignon "s'est pris les pieds dans le tapis" rouge, selon Claude Goasguen interrogé sur BFMTV. Le député Les Républicains (ex-UMP) considère que "la méthode n'est pas conforme à la vertu signalée par le gouvernement depuis quelques années. Il aurait dû payer dès le départ."

Et puisque, contrairement au credo socialiste, selon lequel "ça ne coûte rien, c'est l'Etat qui paie", le député Daniel Fasquelle va plus loin et "demande qu'il rembourse à l'Etat français ce qu'a coûté ce déplacement". Les Républicains pointent en effet "une faute de comportement d'une exceptionnelle gravité surtout quand on a un bilan aussi catastrophique que le sien".Dans la majorité, Olivier Falorni considère pourtant que Manuel Valls n'a volé personne, mais que l'éthique voudrait que le Premier ministre assume le transport de ses deux enfants et qu'il paie pour eux.

Pour mémoire, le 12 juin dernier, le sondage Odoxa pour 'CQFD' sur i-télé et  le Parisien -  Aujourd’hui en France , indiquait que cette affaire a laissé des traces dans l’opinion, puisque 67 % des Français considèrent ce voyage  à Berlin avec ses deux fils en avion de la République comme une affaire "grave".

Le Parisien parle d'une "grosse gaffe" et Libération titrait même, le mercredi 10 juin: "Valls marque contre son camp". 
Et le secrétaire d'État aux Sports n'est même pas humilié. Ecarté du jet de Valls, au profit des enfants du premier ministre, probablement consultés par Michel Platini, Thierry Braillard a chanté le lien particulier qui unit le premier ministre au FC Barcelone, qui a remporté la finale. "On sait que son papa a écrit l'hymne du Barça", a-t-lancé sur France Info. Un argument comme un autre, à cela près que ce n'est pas le père mais le cousin du père de Manuel Valls qui a composé la musique du fameux hymne... La peur que suscite Valls inspire  aux godillots une flagornerie aveugle.

mercredi 11 mars 2015

Nouvelle affaire Taubira: Hollande confirme l'"apartheid ethnique" imposé aux Français

"Ca suffit," les vitupérations de Valls contre les victimes de l'exécutif

Pourquoi Taubira est-elle invitée à repartir à Cayenne ?

La couleur de peau s'oppose au droit à la critique
Au-delà des mots, comment en vient-on à écrire: "C’est pitoyable d’avoir une telle ministre de la Justice. Elle vient de Cayenne, là où il y avait le bagne, qu’elle reparte là-bas vu qu’elle a toujours détesté la France." Le Parisien révèle ce mardi ce message posté sur Facebook par Isabelle Guinot, la première adjointe (sans étiquette) au maire UMP de Juvisy, dans l’Essonne. On peut juger pitoyable l'inaction de Fleur Pellerin à la Culture ou du ministre de l'Industrie, comme le déplore Jean-Pierre Raffarin, mais ce qui est autorisé à un ancien premier ministre est interdit à une  élue communale. Il est permis de dénoncer les propos d'Emmanuel Macron stigmatisant les "illettrés" de GAD, mais les invectives de Madame Taubira à l'encontre d'un député-maire d'opposition seraient de bon aloi quand elle qualifie ses déclarations de "déchets de la pensée humaine"...

A Juvisy-sur-Orge, le bilan de la garde des Sceaux a donc été cinglant samedi sur Facebook, mais la première adjointe au maire UMP s’est vue taxée de racisme pour avoir invité Christiane Taubira à "repartir la-bas". Or, si Cayenne est en France, ce chef-lieu de département n'est ni Valenciennes, ni Limoges et jouit d'un statut particulier, parce que situé en Guyane. La gauche évoque sans cesse le sexe et la couleur de peau, dont ceux cumulés de Christiane Taubira, laquelle exploite à fond sa condition en y faisant référence pour en faire un argument de suspicion, voire d'attaque: l'une et l'autre  portent  à tout propos contre les autres des accusations de machisme et de racisme. Ce procès permanent en sorcellerie commence à dépasser les bornes du débat républicain pour confiner au totalitarisme. 

Quand le devoir de mémoire est interdit, on se dirige vers le négationnisme
Tandis qu’une habitante envisageait que la ministre perchée "partirait" quand "elle tombera de son arbre", l’élue Isabelle Guinot (récemment exclue du DLF pour avoir soutenu le candidat UMP aux prochaines départementales) commente : "C’est pitoyable d’avoir une telle ministre. Elle vient de Cayenne, là où il y avait le bagne. Qu’elle reparte là-bas vu qu’elle a toujours détesté la France". Elle ne peut pas, elle est coincée dans son perchoir. Il va falloir le secouer très fort le c… !", lui a répondu l’habitante.

Or, que disent les faits?
Christiane Taubira, 62 ans, s'est portée candidate du PRG à l'élection présidentielle de 2002 et les voix qui se sont portées sur son nom au premier tour ont fait défaut au candidat socialiste Lionel Jospin qui a, de ce fait, été éliminé du second tour au profit du candidat du Front national. 
Avant ce forfait, en 1978, elle a débuté sa carrière politique comme militante indépendantiste, c'est-à-dire hostile à la France qu'elle a combattue, notamment au sein du Mouvement guyanais de décolonisation (MOGUYDE) fondé par son mari Roland Delannon. Ainsi a-t-elle dirigé la revue indépendantiste Mawina. Selon Robert Chaudenson, "ces mouvements anticolonialistes, impliqués dans nombre d'attentats, étaient très violents." Roland Delannon, avec l'aide de l'UTG, prépara contre les installations pétrolières de Guyane un attentat qui échoua (le complot de Noël). Il fut alors arrêté le 13 décembre 1974 avec 12 autres personnes. Elle affirme qu'elle avait alors été obligée de vivre en clandestinité.  Elle ne cessa son militantisme indépendantiste qu'à l'arrivée de François Mitterrand à la présidence en 1981. La crise de Valls est donc à la hauteur du lourd passé anti-France de sa ministre de la Justice et les propos de la petite élue ne sont pas diffamatoires. Seuls sont répréhensibles les images employées, dignes de Charlie hebdo, et les sous-entendus racistes présumés qui lui sont prêtés.  

Le Premier ministre érige la colère au rang de vertu républicaine
Il s'autorise lui-même des crises à répétition qui pervertissent l'usage des retransmissions télévisées des questions au gouvernement dévoyées en réglements de comptes d'un gouvernement aux abois à la veille d'élections qui devraient consacrer le rejet du pouvoir socialiste annoncé par des sondages de popularité calamiteux.

Avant même son accession à Matignon, le premier ministre stigmatisait déjà l'opposition.
En février 2014, une attaque de Manuel Valls contre leur collègue parisien Claude Goasguen, qu'il a accusé de venir de l'extrême droite - comme Cambadélis, entre autres, vient de l'extrême gauche - a provoqué le départ de l'hémicycle de députés UMP en pleine séance de questions au gouvernement.
Sectaire, le ministre de l'Intérieur avait encore lancé : "Contrairement à vous, nous ne sommes complaisants avec personne; vous, vous avez été complaisants avec ceux qui s'en prenaient aux valeurs de la République" lors des manifestations contre le mariage homosexuel. 

Marion Maréchal Le Pen (FN) a piqué Manuel Valls au vif lors de son intervention à l’Assemblée nationale : "Gardez-donc votre mépris crétin et vos leçons de République pour votre propre parti qui en moins de trois ans a oscillé entre phobie administrative et faux diplômes, compte en Suisse et prise illégale d’intérêt", a rappelé la jeune élue. Avant d’ajouter : "Sans doute Cambadélis a trouvé le sien [son diplôme, NDLR] au fond de sa poubelle" et de poursuivre : " Ce n’est pas du Front national que sont issus les Cahuzac, les Sylvie Andrieux, les Kader Arif et tant d’autres qui ont volé les Français. Au nom de la République, vous revendiquez la stigmatisation de Marine Le Pen et 30% des électeurs Français (…) Quand vous combattez toutes les autres formes de stigmatisation et toutes les autres formes d’amalgame".

VOIR et ENTENDRE Valls céder à la colère face au tableau dressé des échecs du pouvoir socialiste par la représentante de centaines de milliers de Français repoussés par la gauche dans les bras de la droite radicale: 
Un numéro bien réglé du FNPS...

VOIR et ENTENDRE Valls, une nouvelle fois en crise, tout rouge et postillonnant, invectiver le député Gérald Darmanin qui a souligné que la montée du Front national correspond à l'arrivée du PS au pouvoir :

Christiane Taubira n'a que haine et mépris pour ses détracteurs
La garde des Sceaux de Hollande s'abaisse au niveau de Twitter.

VOIR et ENTENDRE cette ministre de Valls déverser son tombereau d'insultes:

L'agressé rappelle que les attaques personnelles contre un jeune élu "indigent" sont indignes de la fonction où elle est placée:
 
La liberté de parole à géométrie variable est une dérive dangereuse 

L'Etat-PS est-il engagé sur la voie de la "poutinisation" de la liberté d'expression?
VOIR et ENTENDRE le coléreux Valls se faire doucereux et susurrer un appel au calme des autres:

Mise en scène de la sortie du Conseil des ministres du 11 mars. 

Le numéro de l'Elysée du 11 mars 2015
Le reality-show de l'Elysée continue. Longuement, ostensiblement, le président de la République a serré la main de la Ministre de la Justice qui a suscité une nouvelle attaque, taxée de raciste, tant il est vrai que Christiane Taubira peut se permettre tous les excès sous couvert de sa couleur de peau. Le faciès est ainsi devenu une arme défensive à toutes les ripostes à ses agressions et la population ne va pas tarder à en prendre avantage, suivant l'exemple d'en haut pour créer des conflits consacrant la fracture sociale entre les citoyens: les gens de couleur et les intouchables de la société française. Hollande est en train de faire des indigènes de métropole les nouveaux dalits de France. Le premier Ministre l'aura l'apartheid qu'il anticipe. En dénonçant les propos inacceptables d'une élue excédée, le chef de l'Etat a déjà pris le parti de la provocatrice. Se tenant en retrait dans la coulisse, Valls s'est bientôt avancé sur la scène du perron.

Le premier ministre saisit ainsi l'occasion de se refaire une virginité
Lors de ses vœux à la presse, voulant mettre en exergue "les maux qui rongent notre pays", Manuel Valls avait dénoncé "un apartheid territorial, social, ethnique qui s'est imposé". La référence à la ségrégation raciale institutionnelle qui sévissait en Afrique du Sud jusqu'en 1991 n'avait évidemment pas manqué de provoquer des remous dans la classe politique, de Jean-Luc Mélenchon à Nicolas Sarkozy. "Je suis consterné par cette expression," a confié Nicolas Sarkozy. "Comparer la République française à l'apartheid, c'est une faute".  

Les vagues d'indignation avaient atteint l'Elysée et, selon Le Canard enchaîné, François Hollande -qui reste branché sur Sarkozy- n'avait pas ménagé Manuel Valls. Il se serait essayé à une étude de texte. "Il y a plusieurs interprétations possibles à ce que Valls a voulu dire en parlant de l'apartheid dans les banlieues. Soit c'est un acte d'autorité, soit c'est une marque de commisération", aurait-il finalement conclu à l'attention de quelques visiteurs anonymes, missionnés toutefois pour diffuser ses propos publics.

Utiliser le mot "apartheid" pour stigmatiser les personnes vulnérabilisées par une politique toute orientée contre elles et en faveur de nouveaux venus exigeant des sacrifices des travailleurs et des contribuables est une entourloupe politique et médiatique qui joue sur l’émotion, comme joue sur l'ostentation la poignée de main du président à la provocatrice, suivie de son accompagnement jusqu'à sa voiture sous les caméras par le chef de gouvernement. Tant d'honneurs tuent la démonstration d'honorabilité.

Décidément très à l'écoute de l'Elysée, l'hebdomadaire satirique rapporte même que, la veille déjà, il aurait entendu Hollande appeler Valls à se calmer: "Fais attention à ne pas avancer des idées qui ne font pas consensus a priori, à ne pas te découvrir en prenant des risques", aurait-il expliqué un peu avant le Conseil des ministres. Avant d'ajouter qu' "il ne faut pas susciter les débats, il faut les laisser venir". Ces longues phrases ne sont pas dans le style primaire de Hollande, mais le Canard enchaîné est libre de faire parler ses sources prétendues comme il veut. 


mardi 10 mars 2015

Valls hystérise la France et Aubry le rappelle à la "raison" plutôt qu'à l'"émotion"

Valls se défend de tout "calcul politicien" en disant sa "peur" d'une victoire du FN

Après avoir évoqué sa "peur"
de voir le FN gagner aux prochaines départementales, Manuel Valls a nié  tout "calcul politicien".


"Je n'ai pas peur pour moi (...) J'ai peur pour mon pays, j'ai peur qu'il se fracasse contre le Front National." Dimanche 8 mars sur i-télé/Europe 1/Le Monde, avec l'outrance de l'anaphore, le chef du gouvernement a martelé la peur que le FN ne réalise un "score sans précédent" à l'occasion des élections départementales des 22 et 29 mars.
"Mon angoisse, puis-je vous parler de mon angoisse, de ma peur pour le pays ? a-t-il pompeusement interrogé. C'est le FN à 30%, pas au deuxième tour, mais au premier tour des élections départementales", a tremblé Manuel Valls. Occultant au passage le premier parti de France, le premier ministre a encore fait une fixation sur le parti de Marine Le Pen, y voyant "déjà le premier parti de France aux élections européennes. Il peut l'être de nouveau à l'occasion des élections départementales", a-t-il dramatisé. "Je revendique la stigmatisation de Marine Le Pen, le FN n'apporte aucune solution, ni pour les départements, ni pour le pays (...) et en plus c'est un programme qui jettera les Français les uns contre les autres", a estimé le diviseur de la France comme du Parti socialiste.
VOIR et ENTENDRE le premier ministre brandir la peur de 30% (voire 33) d'électeurs français:


"Notre pays n'a jamais connu ça", la menace FN, admet Manuel Valls qui monte par ailleurs dans les tours quand on lui fait observer que le FNPS n'est pas seulement une caricature de l'UMPS.

Or, lundi 9 mars, à défaut d'être un meneur d'hommes, ce communicant a rétropédalé du registre de l'émotion à celui du combat 

Modifiant son discours outrancier qui, de surcroît, diabolise les électeurs du FN, il a appelé à ne pas "fuir" cette peur, mais à la "regarder en face" et à "combattre". Plutôt que de travailler au redressement des courbes de l'emploi, de la croissance et du pouvoir d'achat, Valls était encore en campagne lundi 9, à Bresles (Oise) près de Beauvais. Au risque de déplaire aux détracteurs de la nouvelle chanson des Enfoirés qui soutient activement les "Restos du coeur" et exhorte les jeunes à "se bouger", le frère Valls a prêché l'action lors du meeting de Bresles. "Le courage en politique - comme dans la vie - c'est d'accepter cette peur et de la dépasser ! Il ne faut jamais fuir les sujets. Je ne remiserai jamais mes convictions derrière je ne sais quel calcul politicien", a-t-il assuré.
Cette ingérence de l'exécutif dans le débat démocratique se comprend d'autant mieux quand on sait la menace qui pèse sur l'Essonne, département de Valls, ancien député-maire d'Evry. Un sondage Odoxa paru dimanche donne en effet l’UMP et l’UDI en tête au premier tour dans son fief, avec 25 % des voix, devant le PS (22 %) au coude à coude avec le FN (20 %), puis le FG (16 %). "Je n'ai pas peur pour moi," déclare-t-il pourtant.


Le premier ministre compte abandonner les affaires de l'Etat une dizaine de fois, sans compter ses "visites de terrain" intéressées dans l'exercice de ses fonctions et avec les moyens de l'Etat. Ainsi, quand ce n'est pas le lundi, dès le jeudi 26 février, soit un mois avant le scrutin, Valls avait-il fait son premier meeting de campagne dans l'Aude, à Palaja, puis un deuxième, vendredi 27 à Betton, une petite commune à l'est de Rennes. Et le 28 février, le premier ministre faisait son marché de voix au centre de Rennes, escorté de la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, et de la maire socialiste de Rennes, Nathalie Appéré.

"Dire cela, ce n'est pas céder à la panique"
Après avoir monté le FN en épingle pour mieux abattre l'UMP, lundi soir dans l'Oise, le mono-maniaque a dénoncé un débat "assez étrange."  Les propos de Manuel Valls sur sa "peur" d'une victoire du Front national avaient en effet provoqué de nombreux remous sur l'ensemble de l'échiquier politique, avec de vives critiques de toutes parts.

Pour le JDD, Montvallon souligne que le premier ministre ne parvient pas à se dégager de la pression des événements:  

L'ensemble du monde politique dénonce sa fuite en avant
"Je ne veux pas..., je ne veux pas..., je ne veux pas...., jamais." Les incantations de Valls ne trompent personne sur le désarroi où les échecs cumulés de sa politique l'ont conduit. D'Emmanuelle Cosse (EELV) à Henri Guaino (UMP), en passant par François Bayrou (MoDem) tous l'appelaient à se ressaisir. La fonction de chef du gouvernement requièrent plus de maîtrise. "Le vocabulaire de la peur, de l'angoisse. Cela ne devrait pas être le vocabulaire des gouvernants. Surtout lorsque ces gouvernants sont directement mis en cause par une poussée de contestation. Je trouve que ce vocabulaire est inadapté", déclarait François Bayrou sur RTL.


Valls change de ton, mais peut-il combattre sa pathologie ? 

"Certains se demandent si en en parlant, je ne fais pas le 'jeu', je mets des guillemets, du Front national (...). Mais, enfin ! L'extrême droite, elle est déjà au centre du débat, elle est même en tête des sondages (...) Et c'est pour cela qu'il faut sonner l'alerte", s'est-il justifié.
"Je ne veux pas pour mon avenir, pour nos enfants, nos petits-enfants, d'un avenir Front national !", a lancé le chef du gouvernement devant environ 400 curieux de l'animal politique. "Dire cela, ce n'est pas céder à la panique, ce n'est pas céder à la peur", a insisté Valls, sur la défensive et dans la justification.

Le pouvoir aux mains d'un homme au bord du burn-out
Face au FN, Manuel Valls espère encore mobiliser la gauche, mais sa méthode agressive, outre les violences verbales inouïes de sa garde des Sceaux, Christiane Taubira, et même l'autisme de Bruno Le Roux, casquette enfoncée jusqu'aux oreilles, tous mettent l'opinion à saturation de leurs personnes et de leur politique.

VOIR et ENTENDRE aussi la maire PS de Lille, Martine Aubry, planter sa banderille sous anesthésie locale de socialistes godillots :


En fait, Martine Aubry en dit un peu plus que ce que rapportent certains media. "Il ne faut pas avoir peur, il faut combattre, et d'abord s'adresser à la raison des citoyens":



TextO’ : Martine Aubry : "Il faut pas avoir... par Lopinionfr
A deux semaines des élections départementales, en s'attaquant à l'extrême droite, Manuel Valls espère déresponsabiliser le pouvoir socialiste de sa défaite annoncée en culpabilisant les Français. Privilégier la raison plutôt que l’émotion ne l’a pas empêchée de culpabiliser les abstentionnistes de gauche : "Il ne faudra pas se plaindre après [le premier tour]. Il ne faudra pas dire le lendemain "je n’ai pas compris", comme en 2002." Tandis que Jack Lang (PS) comprend l'agité ou que Jean-Vincent Placé (EELV) garde le pantalon sur les chevilles - à la façon de Frédo Mitterrand (lien PaSiDupes)- alors que Nicolas Dupont-Aignan ou Claude Goasguen le trouvent "angoissant" ou "gonflé" pour sa démesure de type frontiste, la Ch'tite Aubry, elle aussi, à la différence du petit soldat Juliette Méadel, non élue, est donc dans la peur -la peur archaïque de 2002-  sauf que la sexagénaire n'en a pas conscience.

En somme, pour le PS, les électeurs ont toujours tort: non à la peur, oui à la fessée ? 



vendredi 1 août 2014

Dissolution possible de la LDJ : l' "enfumage" n'est pas celui que le NPA dénonce

La convocation du NPA par le juge ne trompe personne en matière d'enfumage

Alors que le ministère de l'Intérieur monte un argumentaire imparables  qui justifierait la dissolution de la Ligue de défense juive (LDJ)
 
à laquelle le gouvernement semble particulièrement tenir, personnalités politiques et autorités religieuses affichent ces derniers jours des positions diverses, pas toujours tranchées. 

Le groupe dans le collimateur du pouvoir a été récemment accusé de violences en marge de manifestations pro-palestiniennes, autorisée par le gouvernement le 13 juillet à Paris, mais qui avait tourné à l'émeute, et le 20 à Sarcelles (Val-d'Oise), interdite aux organisateurs  au vu des risques, et qui avait pareillement dégénéré. Et c'est pourtant la LDJ qui est dans le viseur de Hollande, plutôt que le NPA et le PCF, principaux organisateurs et fournisseurs de la logistique..

Jeudi, Bernard Cazeneuve a admis être confronté à des "conditions de droit" contre l'arbitraire pour pouvoir prononcer la dissolution d'un groupe tel que la LDJ: "Si les conditions de droit sont remplies, concernant l'ensemble des groupes qui peuvent poser problème, nous procéderons à des dissolutions. Si elles ne sont pas réunies, nous ne le ferons pas", a déclaré le ministre de l'Intérieur en marge d'une visite de la base de la Sécurité civile de Marignane (Bouches-du-Rhône).

Ainsi le pouvoir socialiste a-t-il décidé d'une dissolution politique avant même d'avoir rassemblé les éléments qui y autorise: c'est mettre la charrue avant les boeufs.

Le PC demande la dissolution du groupuscule, "menace récurrente" à l'ordre public. Oublieux des violences urbaines de Barbès, cet organisateur a toutes les audaces. Le PCF a appelé jeudi le ministre de l'Intérieur "à engager une procédure de dissolution de la LDJ, qui constitue une menace récurrente et particulièrement violente à l'ordre public, tant par son recours à la violence physique que par ses propos racistes". "Les débordements dont certaines manifestations récentes de soutien à la Palestine ont été le théâtre ces dernières semaines ont été unanimement condamnés", ont insisté les staliniens pour qui "ces événements ont mis en lumière les agissements de groupuscules organisés se présentant comme "pro-israéliens", parmi lesquels la Ligue de Défense Juive (LDJ)", polémiquent les fauteurs de troubles. "La LDJ est considérée comme organisation terroriste par de nombreux Etats, que ceux-ci soutiennent ou non la politique étrangère d'Israël, où elle est d'ailleurs elle-même interdite", a ajouté le parti.
Or, le Hamas que soutient le PCF est également sur la liste rouge américaine des terroristes. Et, à l'inverse, Roger Cukierman, ancien président du Conseil représentatif des Juifs de France (Crif), dénonce l’extrême gauche pour son "antisionisme, nouvel habit de l’antisémitisme".



Olivier Faure (l'un des porte-parole du PS) demande des "éclaircissements." Dans une lettre au ministre de l'Intérieur, datée de mercredi, ce vice-Président du Groupe socialiste à l'Assemblée nationale disait vouloir comprendre pourquoi la LDJ était "autorisée en France"avait rapporté Europe 1 jeudiInterrogé de surcroît par Libération, le même, un ex-conseiller spécial du premier ministre Jean-Marc Ayrault, s'est répandu: "Nous vivons dans un Etat de droit, et nous avons une organisation qui revendique des liens avec une organisation interdite en Israël, où elle est considérée comme raciste, ainsi qu’aux Etats-Unis. Je souhaite avoir des éclaircissements sur ses ramifications. Si l’organisation française se rattache à l’organisation interdite ailleurs, la dissolution est la seule voie possible."
Quand il s'agit de l’agression contre la librairie où Alain Soral faisait une séance de dédicaces, le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, condamne la LDJ et soutient ainsi le co-fondateur du GUD, un mouvement classé à l'extrême droite et le co-listier sur de l'antisioniste Dieudonné aux élections européennes de 2009.

Marine Le Pen (FN) : dissoudre la LDJ si elle "multiplie les actions violentes".
"S'il existe une LDJ, c'est qu'un grand nombre de juifs se sentent en insécurité. Ils ont le sentiment qu'un nouvel antisémitisme monte en France", a déclaré Marine Le Pen, vendredi, sur RTL. Mais la patronne du FN a estimé que "si la LDJ multiplie les actions violentes, il faut la dissoudre". Jeudi, elle avait estimé que "si la LDJ (agissait) de manière violente systématiquement alors elle (remplissait) dans les conditions d'une interdiction".

En revanche, Claude Goasguen (UMP) est favorable à la dissolution du ...NPA. "Si la LDJ est dissoute, alors il faut dissoudre le NPA (Nouveau parti anticapitaliste, l'un des organisateurs de manifestations pro-palestiniennes]. Si on dissout l'un, il faut dissoudre l'autre", a déclaré au Figaro le député de Paris Claude Goasguen.

Demarcq (NPA) : "C'est de l'enfumage", a affirmé vendredi Sandra Demarcq sur France 2. "On combat cette organisation", un groupuscule "d'extrême-droite" qui scande, selon la porte-parole du NPA, parti trotskiste révolutionnaire, dans ses manifestations "pas d'arabe, pas d'attentat". Mais "sur la dissolution, on est toujours un peu perplexe", "ça n'empêche pas la reconstitution de ces groupes". "Les membres de la LDJ, il faut les condamner pénalement", a-t-elle poursuivi, à deux doigts de réclamer des sanctions financières. L'enjeu du mouvement pro-palestinien, "ce n'est pas la dissolution de la LDJ", "c'est obliger Israël à arrêter ce conflit". Invitée par le service public à répondre à l'attaque de Claude Goasguen, Sandra Demarcq a ironisé , faute d'argument: "Claude Goasguen nous fait toujours beaucoup rire".

Les anti-sionistes du Crif etde l'UEJF souhaitent aussi  dissoudre les groupes qui ont commis des actes antisémites

"Gaza Firm" était présent
aux 
3 manifestations propalestiniennes qui ont dégénéré 
"Je condamne toutes les formes d'extrémisme, notamment les méthodes parfois radicales de la LDJ, mais si le gouvernement la dissout, qu'il dissolve également tous les groupes radicaux qui se sont livrés à des violences antisémites ces derniers jours", a réagi jeudi le président de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), Sacha Reingewirtz.
Et le responsable de l'UEJF de citer le collectif pro-Hamas Cheikh Yassine, le groupe Egalité et Réconciliation, d'Alain Soral, les militants gravitant dans la mouvance du polémiste Dieudonné ou encore la Gaza Firm, "qui défile dans les rues de Paris pour casser du Juif".
A chaque fois, à Bastille le 13 juillet, à Barbès le 19 juillet et samedi dernier place de la République. le même groupe, qui se fait appeler "Gaza Firm", était présent et il est soupçonné d'avoir organisé les débordements. 

Scènes de la manifestation pro-Hamas, avec la participation active de Gaza Firm le 19 juillet 2014:


Les activistes de Gaza Firm seraient issus des supporters ultras du PSG. 
 Sympathisants de Dieudonné et Alain Soral
du collectif "Gaza Firm"
pudiquement qualifiés de "casseurs"
Des anciens du virage Auteuil et de Karsud ayant des liens avec la frange radicale de la tribune Boulogne. "Le mot 'Firm' trahit leur origine, c’est un code de supporter ultra qui rappelle l’Inter City Firm (la première bande de supporters de foot hooligans anglaise, ndlr)", explique à Mediapart un fin connaisseur de cette nébuleuse. Mais contre toute évidence, "Gaza Firm" continue de nier sur Twitter tout lien avec Alain Soral, Dieudonné ou le PSG. Tout en refusant, jusqu'à présent, de s'exprimer à visage découvert. Contactés par metronews, certains membres avaient accepté de s'exprimer par mail "pour arrêter ces amalgames entre 'Gaza Firm' et l'extrême droite". Ils ont finalement refusé de communiquer.

Le fondateur du think tank Avenir du judaïsme, Jean-François Strouf, a de son côté estimé que les dirigeants de la première communauté juive d'Europe (5 à 600.000 membres) devraient clairement "prendre leurs distances avec des éléments extrémistes", tout en se disant "indifférent" au sort de la LDJ, un groupe "marginal".

Réaction de Roger Cukierman, président du CRIF
"Ce que je souhaite, c'est que si cette organisation devait être interdite, qu'on pense également à interdire ceux qui ont favorisé des exactions antisémites à l'occasion d'autres manifestations".