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jeudi 7 décembre 2017

Trump déplace l'ambassade US à Jérusalem, décision du Congrès (1995) et promesse de campagne

Libre à l'Autorité palestinienne de s'établir à Jérusalem 

Les Etats-Unis reconnaissent désormais Jérusalem comme capitale d’Israël, a annoncé le président américain, mercredi 6 décembre

La décision du président américain relance une question centrale du conflit israélo-palestinien, puisque le coeur ancien de Jérusalem est une ville sainte que se disputent les trois grandes religions monothéistes : judaïsme, christianisme et islam depuis l’éclatement de l’Empire ottoman, à la fin de la première guerre mondiale et constitue un lieu de pèlerinage pour chacune

Le Royaume-Uni, qui exerce un mandat sur la Palestine, avec Jérusalem pour capitale, a accepté dès 1917 l’établissement sur une partie du territoire d’un "foyer national pour le peuple juif" errant privé de sa part de terre sémite appartenant aux hébreux, juifs et arabes, les descendants d'Abraham, l'un des cinq grands prophètes de l'islam et principal patriarche commun aux religions juive, chrétienne et musulmane.
Dans l'islam, qui appelle Abraham "Père" ou "Abouna" dont les musulmans se revendiquent les descendants, notamment en tant que père d’Ismaël, Mahomet fait de lui le "premier musulman" : ni juif, ni chrétien, il est un hanîf, littéralement "vrai croyant". Ismaël est un personnage à la fois de la Genèse et du Coran, en tant que premier fils d'Abraham, dont la femme (et demi-sœur) Sarah était stérile. Sa mère Agar, esclave de Pharaon, était la servante égyptienne de Sarah, qui a elle-même suggéré cette union à Abraham. Ismaël est le grand frère d’Isaac.

En 1947, l’ONU vote le partage de la Palestine en deux Etats : l’un arabe, l’autre juif. Jérusalem bénéficie d'un statut particulier sous le contrôle des Nations unies, qui garantissent la liberté d’accès aux lieux de culte. Pourtant, en 1949, après la fin du mandat britannique et une première guerre avec les pays arabes, le jeune Etat d’Israël transfère sa capitale de Tel-Aviv à Jérusalem-Ouest. Depuis la guerre de 1967 et la conquête des quartiers orientaux, peuplés de Palestiniens, Israël considère Jérusalem comme sa capitale "indivisible et éternelle". En 1980, le Parlement israélien la désigne d'ailleurs comme "capitale réunifiée", mais aucun pays ne la reconnaît comme telle. Les Nations unies estiment que le statut final de la ville doit être négocié entre Israéliens et Palestiniens – ces derniers revendiquant eux aussi d’y installer la capitale d’un éventuel Etat Palestinien. 

Aujourd’hui, la ville de Jérusalem reste séparée en deux. 
La partie ouest, où se trouvent les institutions d’Israël (la Knesset et la plupart des ministères, la banque centrale, etc), est presque exclusivement peuplée de juifs (290.000 sur 300.000). La partie est, revendiquée par l’Autorité palestinienne, est peuplée par près de 500.000 habitants, dont 60 % d’Arabes et 40 % de juifs (voir vidéo ci-dessous). Elle comprend la vieille ville, où se trouvent les lieux sacrés. 
Or, le conflit israelo-palestinien fait que, depuis des années, Israël encourage la colonisation de Jérusalem-Est, en construisant des logements dans la ville et la banlieue, ou en favorisant l’installation de juifs orthodoxes dans plusieurs quartiers afin d’organiser un mitage territorial des quartiers arabes et d’empêcher la continuité entre Jérusalem-Est et le reste du territoire palestinien, en Cisjordanie. 

En reconnaissant Jérusalem comme capitale, le président américain a accédé à une demande ancienne d’Israël.

Donald Trump s’est gardé d'évoquer la revendication des Palestiniens et de se prononcer sur un partage de la ville, qu’Israël refuse. En dehors de son poids symbolique, cette annonce entraîne concrètement le déménagement de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. Elle se situe actuellement à Tel-Aviv, la deuxième ville d’Israël, où sont installées les ambassades, dont celle de la France. A Jérusalem, la France a d'ailleurs un consulat, son point de contact avec l’Autorité palestinienne. 

En fait, Donald Trump ne fait que mettre en œuvre une décision votée par le Congrès américain en 1995.
En 1995, sous la présidence de Bill Clinton, les deux chambres du Congrès étaient alors à majorité démocrate... Or, les présidents suivants ont systématiquement repoussé sa mise en oeuvre tous les six mois, les prédécesseurs de Trump craignant les conséquences. Ce fut le cas de Barack Obama, quinze fois, pendant ses deux mandats de président des Etats-Unis, à la suite de Bill Clinton et George W. Bush qui ont refusé deux fois par an, trahissant ainsi leurs propres promesses électorales, mais que Donald J. Trump a fait pour "respecter la volonté du peuple américain" de déplacer l’ambassade américaine en Israël de Tel Aviv à Jérusalem, explique le secrétaire d'État américain Rex Tillerson.
Il s'est référé à l'adoption en 1995, par le Congrès américain, du Jerusalem Embassy Act appelant les États-Unis à déménager l'ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, "capitale de l'État d'Israël". "Le président n'a rien fait d'autre que de mettre en oeuvre la loi de 1995", a insisté le secrétaire d'État, soulignant que Washington souhaitait voir Israël et les Palestiniens négocier un accord de paix.
Le président avait promis ce déménagement durant sa campagne et souhaitait tenir parole. 
Les Etats-Unis ont joué un rôle central de médiateurs dans le conflit israélo-palestinien depuis quatre décennies. Ils sont proches d’Israël, qu’ils ont soutenu  durant les guerres israëlo-arabes de 1967 et de 1973, et qu’ils aident toujours aujourd’hui. Alors que les prédécesseurs du président Trump revendiquaient un rôle de médiateur impartial (honest broker), tentant de faciliter le dialogue entre les deux parties, Trump tire les conclusions de leurs échecs pour enfin résoudre ce conflit. 
Il a chargé son gendre, Jared Kushner, de multiplier les contacts avec les pays arabes alliés des Etats-Unis (l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l’Egypte). Mais, officiellement, ces derniers ne peuvent que condamner la décision américaine sur le statut de Jérusalem, siège du troisième lieu saint de l’islam – la mosquée Al-Aqsa. Les Palestiniens, quant à eux, s’interrogent sur la nécessité de poursuivre un processus de paix qui ne leur a apporté quasiment aucun résultat. 

L’annonce de Donald Trump a laissé les Etats-Unis totalement isolés : seul le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a salué un "jour historique", bien que cette décision complique le rapprochement auquel Israël oeuvre depuis plusieurs années avec les monarchies du Golfe contre leur rival régional commun, l’Iran. 
Les Etats arabes ont tous dénoncé la décision américaine, mais aucune action concrète de leur part n’est attendue, pour l’heure – du moins tant qu’ils ne sont pas forcés de réagir à la pression de leurs opinions publiques. L’Egypte, le pays arabe le plus peuplé, et l’Arabie saoudite, gardienne des lieux saints de La Mecque et Médine, ont trop besoin de maintenir de bonnes relations avec les Etats-Unis pour se permettre de pousser trop loin leurs protestations. Le président égyptien Al-Sissi est dépendant de l’appui financier de Washington et souhaite faire oublier ses atteintes massives aux droits de l’homme, alors que les Saoudiens comptent sur D. Trump pour les appuyer dans leur rivalité avec l’Iran.

Huit pays ont demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies dès vendredi: l’Egypte, la France et le Royaume-Uni, ainsi que la Bolivie, l'Egypte, le Sénégal, la Suède et l'Uruguay. A la différence de l'Allemagne.
La marge de manœuvre de l’Autorité palestinienne, qui administre la Cisjordanie, est limitée. Elle est tentée de tourner le dos aux Etats-Unis et de quitter le processus de paix, mais les USA sont aussi une source de financement majeure de son budget. 
Unies en apparence, les factions palestiniennes ont appelé ensemble à des manifestations. Jeudi matin, le Hamas, qui n’a jamais cru dans le processus de paix, appelait à une "nouvelle Intifada", c’est-à-dire à un soulèvement populaire comparable à ceux survenus en 1987 et en 2000. L’ampleur de la mobilisation populaire devait se mesurer vendredi, après la grande prière hebdomadaire. 
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, peut également lancer des initiatives diplomatiques ou judiciaires auprès des instances internationales, auprès de l’ONU ou de la Cour pénale internationale. L’Autorité palestinienne a aussi la possibilité de suspendre sa coordination sécuritaire avec Israël, comme elle l’avait déjà brièvement fait cet été. Mais en mettant fin à ces échanges, elle perdrait une part de son contrôle sur la Cisjordanie, où elle cherche à endiguer l’influence du Hamas, le mouvement islamiste qui dirige la bande de Gaza, et des salafistes. 

Malgré les cris d'orfraies des uns et des autres, on le voit, le timing de Trump est favorable à des avancées.

dimanche 14 septembre 2014

Ayme­ric Caron dit avoir reçu des menaces person­nelles

Il aura fallu un échange avec Bernard-Henri Levy sur le conflit israélo-pales­ti­nien 

Le chroniqueur et ses parents, cibles d'attaques person­nelles dans la foulée de l'émis­sion On n'est pas couché de France 2


La nouvelle saison de l'émission de politique spectacle de Laurent Ruquier ne s’an­nonçait pas meilleure avec le maintien d'Ayme­ric Caron, après le départ de l'excellente Natacha Polony qui ne pouvait plus supporter le barbu sectaireLa promet­teuse Léa Salamé lui avait succédé la semaine précédente quand, le 3 septembre, l'arrogant Bernard-Henri Lévy débarqua à l'invitation du service public qui lui servait la soupe en lui permettant de vendre son spectacle côté jardin, après le côté cour pendant des années.

Le numéro de télé­phone portable et l’adresse du domi­cile du provocateur, ainsi que celle de ses parents, ont été divul­gués sur inter­net. Dans la nuit de mercredi 10 (jour d'enregistrement) au jeudi 11 septembre, les voisins des parents d'Ayme­ric Caron ont été appe­lés par un inconnu les avertissant qu’il y avait "une fuite de gaz chez eux et qu’il fallait défon­cer la porte". Le canu­lar serait dû au hacker Ulcan, déjà connu pour avoir piraté des sites inter­net de media français.

Aymeric Caron prend le parti des extrémistes du Hamas 

La provocation du journaliste crée l'événement 



Manifestation pro-Hamas
sur la place de la Bastille
à Paris, le 13 juillet 2013

Sachant que le Hamas (Mouvement de résistance islamique), est un mouvement islamiste comportant une branche armée et qu'il est inscrit sur la liste officielle des organisations terroristes de l'Union européenne, comme des États-Unis d'Amérique, et donc de la France, le journaliste militant demande sur le service public à son interlocuteur juif:
Pourquoi ne vous entend-on pas dénon­cer la poli­tique de Neta­nyahu contre Gaza qui a mené cet été à la mort de 2000 personnes dont les trois quarts sont des civils et 500 enfants? ", demanda Ayme­ric Caron au philo­sophe cosmopolite et juif. Une question orientée qui provoqua  sur les réseaux sociaux des réactions nombreuses et vives aux propos du chro­niqueur appointé par les contribuables.
 Violences devant la synagogue
de la Rue de la Roquette

à Paris, le 13/7/2013
Indésirable à i-télé (Canal+), puis à Europe 1, Caron s'est fait connaître du grand public par ses attaques frontales de femmes, telles Nadine Morano, Tristane Banon ou Véronique Genest.
En mai 2014, la production de l'émission a dû couper au montage un violent échange de A. Caron avec le réalisateur né d'une mère juive d'Algérie, Alexandre Arcady
au sujet de son dernier film "24 jours, la vérité sur l'affaire Ilan Halimi" qui revient sur l'affaire du gang des barbares de janvier 2006 et l'assassinat du jeune homme par Youssouf Fofana, parce que juif et riche. C'est dans ce contexte sensible qu'à l'émission "A vous de juger" du 8 juin 2006, François Hollande, alors 1er secrétaire du Parti Socialiste, déclara à Michèle Alliot-Marie à propos du matraquage fiscal: "Oui, je n’aime pas les riches, je n’aime pas les riches, j’en conviens."

A
 la suite de critiques multiples (Cyril Hanouna, Élisabeth Lévy, Gilles-William Goldnadel, Benoît Rayski, fils de résistant communiste juif), le chroniqueur de France 2 se dit "meurtri" que l'on puisse l'accuser d'antisémitisme...

Suite aux récents événe­ments, la préfec­ture de police de Paris a décidé de mettre des effectifs supplémentaires sur les rondes autour du domi­cile du chroniqueur du service public. 
Selon Le Pari­sien, c'est le produc­teur du talk-show, animé par Laurent Ruquier, qui a alors contacté les services de police. Le quotidien ne précise cependant pas que Laurent Ruquier coproduit avec Catherine Barma...

Les journalistes partisans multiplient les agressions verbales
Depuis la rentrée, le milieu a déjà retenti des cris d'orfraie de Jean-Jacques Bourdin indigné d'être imité par Canteloup. A la différence de tant d'autres, le chroniqueur de RMC menace l'humoriste de violences physiques, sans qu'on sache si son domicile bénéficie depuis de rondes de police. 
Un vrai mec, ce Bourdin ! 
Et, par ailleurs, pacifiste... Nous n'osons imaginer sa réaction - ni celle de Caron - sous les roquettes du Hamas ou en cas d'égorgement d'un proche ou confrère sous le couteau d'un islamiste de l'Etat islamique (IE).

vendredi 8 août 2014

Conflit à Gaza: le Hamas a rompu le cessez-le-feu, envoyant des roquettes sur Israël ...

Des tirs de roquettes palestiniennes relancent les hostilités (rtbf.be)

Après trois jours de trêve, le conflit a repris vendredi matin dans la bande de Gaza à l'initiative du Hamas 

Israël a riposté par des frappes après l'échec de négociations au Caire pour prolonger le cessez-le-feu en vigueur depuis mardi. Ces échanges de tirs ont déjà fait leurs premières victimes, dont un enfant palestinien de 10 ans.

Avec toute l'objectivité dont il est capable, Libération titre : "Fin de la trêve à Gaza : un enfant palestinien tué dans une ..." et ouvre son article sur cette présentation des faits: "Les frappes ont repris des deux côtés, ce vendredi." Le Monde procède pareillement en titre: "A Gaza, une première victime après la reprise des combats ..." mais  débute sa désinformation de manière floue: "Quelques heures après la fin du cessez-le-feu qui a expiré vendredi 8 août à 8 ..." 
L'Express est sur la même ligne officielle, celle de l'AFP, agence française. "Gaza-Israël: la trêve expire, un enfant tué dans une frappe ...
A partir de la même source et dans le même instant, La Croix fait même plus fort: "Gaza: Israël reprend ses opérations militaires contre le Hamas " et commente librement: "Malgré le spectre d'une nouvelle effusion de sang, un cessez-le-feu de trois jours a expiré à 8h00 locales (5h00 GMT) sans qu'Israéliens et Palestiniens parviennent à s'entendre sur sa prolongation lors de discussions indirectes au Caire avec l'entremise des Egyptiens.[...] "nous allons continuer à frapper le Hamas, son infrastructure, ses combattants, et restaurer la sécurité de l'Etat d'Israël"...

Comment, en France, être exactement informés?

Plus de 33 roquettes ont été lancées de la bande de Gaza sur Israël, en l'espace de quatre heures, rompant le cessez-le-feu à 8h, heure locale (7h, heure belge). Trois ont été interceptées, 26 ont atteint le territoire israélien, quatre sont retombées dans le territoire même, a précisé l'armée.

La rupture de la trêve dans la bande de Gaza a fait vendredi matin un premier mort, un enfant palestinien de 10 ans tué dans un raid de l'aviation israélienne, de source palestinienne. Côté israélien, deux personnes, un soldat et un civil, ont été légèrement blessées par une roquette dans le sud d'Israël, a indiqué l'armée.

La ville de Gaza, Jabaliya, dans le nord de l'enclave, et le centre du territoire ont essuyé des frappes aériennes, ont indiqué le ministère palestinien de l'Intérieur et des témoins. Des tirs d'artillerie ont retenti à l'est et au nord de la ville de Gaza.

Israël était resté silencieux pendant plus de deux heures après le cessez-le-feu, alors que deux roquettes avaient été tirées sur le sud d'Israël en provenance de Gaza trois heures avant cette échéance. Puis "le Premier ministre et le ministre de la Défense ont ordonné (à l'armée israélienne) de riposter vigoureusement à la violation du cessez-le-feu par le Hamas", a indiqué un responsable dans un communiqué. Peu après, l'armée annonçait avoir "pris pour cible des sites terroristes à travers la bande de Gaza".

L'armée israélienne a effectué des frappes aériennes et des tirs d'artillerie, mais n'a pas déployé de soldats à l'intérieur de l'enclave palestinienne, a précisé un porte-parole militaire, alors que des témoins et des sources palestiniennes ont fait état de frappes aériennes dans le nord et le centre de la bande de Gaza.

Le Hamas a mis un terme au cessez-le-feu

Le mouvement terroriste islamiste Hamas a expliqué qu'il ne prolonge pas le cessez-le-feu en vigueur depuis trois jours dans l'enclave palestinienne,  parce qu'Israël refuse d'accéder à ses demandes. "Les mouvements palestiniens refusent de prolonger la trêve", a déclaré  ce vendredi matin au Caire Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamasdepuis la bande de Gaza qu'il contrôle. 

Avant même l'échéance de 8h, le Hamas et le Djihad Islamique avaient annoncé au Caire qu'ils ne prolongeraient pas la trêve et deux roquettes avaient déjà été tirées comme d'ultimes tentatives de peser sur les négociations. "Nous refusons de prolonger le cessez-le-feu, c'est une décision finale, Israël n'a rien proposé", avait déclaré un membre du Hamas participant à la délégation de négociateurs palestiniens. En premier lieu, Israël n'a pas accepté de lever le blocus qu'il impose depuis 2006 au territoire et qui asphyxie son économie, avait-il accusé.

La levée de ce blocus, enjeu essentiel des discussions, est une exigence primordiale des Palestiniens et une préoccupation essentielle des Israéliens qui craignent l'entrée à Gaza d'hommes et de matériels pouvant lui nuire.  

Les négociations se poursuivent

Ce même vendredi 8 août, les négociateurs palestiniens ont déclaré à la médiation égyptienne au Caire qu'ils sont "prêts" à tenter de parvenir à un "accord final" avec Israël pour mettre fin à la guerre qui ravage depuis un mois la bande de Gaza. Mardi soir, le Hamas déclarait pourtant qu'il rejetterait tout cessez-le feu sans un arrêt des frappes militaires israéliennes et la levée du blocus de la bande de Gaza.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères égyptien a assuré que les deux parties "s'étaient mises d'accord sur une grande majorité des points qui sont importants pour le peuple palestinien", mais qu'il "reste quelques sujets d'indécision, sans lesquels les deux parties auraient pu parvenir à un renouvellement du cessez-le-feu". "Nous restons assis ici pour parvenir à un accord final afin de restaurer les droits de notre peuple", a déclaré à la presse Azzam al-Ahmed, le chef de la délégation des négociateurs palestiniens au Caire. Mais il n'a pas détaillé les objectifs de son équipe, ni mentionné une éventuelle prolongation du cessez-le-feu.
Suite à l'attaque sans sommation du Hamas, l'Etat hébreu de son côté a retiré son équipe de négociateurs au Caire et déclaré dans la matinée qu'"Israël ne négociera pas sous les bombes".

vendredi 1 août 2014

Dissolution possible de la LDJ : l' "enfumage" n'est pas celui que le NPA dénonce

La convocation du NPA par le juge ne trompe personne en matière d'enfumage

Alors que le ministère de l'Intérieur monte un argumentaire imparables  qui justifierait la dissolution de la Ligue de défense juive (LDJ)
 
à laquelle le gouvernement semble particulièrement tenir, personnalités politiques et autorités religieuses affichent ces derniers jours des positions diverses, pas toujours tranchées. 

Le groupe dans le collimateur du pouvoir a été récemment accusé de violences en marge de manifestations pro-palestiniennes, autorisée par le gouvernement le 13 juillet à Paris, mais qui avait tourné à l'émeute, et le 20 à Sarcelles (Val-d'Oise), interdite aux organisateurs  au vu des risques, et qui avait pareillement dégénéré. Et c'est pourtant la LDJ qui est dans le viseur de Hollande, plutôt que le NPA et le PCF, principaux organisateurs et fournisseurs de la logistique..

Jeudi, Bernard Cazeneuve a admis être confronté à des "conditions de droit" contre l'arbitraire pour pouvoir prononcer la dissolution d'un groupe tel que la LDJ: "Si les conditions de droit sont remplies, concernant l'ensemble des groupes qui peuvent poser problème, nous procéderons à des dissolutions. Si elles ne sont pas réunies, nous ne le ferons pas", a déclaré le ministre de l'Intérieur en marge d'une visite de la base de la Sécurité civile de Marignane (Bouches-du-Rhône).

Ainsi le pouvoir socialiste a-t-il décidé d'une dissolution politique avant même d'avoir rassemblé les éléments qui y autorise: c'est mettre la charrue avant les boeufs.

Le PC demande la dissolution du groupuscule, "menace récurrente" à l'ordre public. Oublieux des violences urbaines de Barbès, cet organisateur a toutes les audaces. Le PCF a appelé jeudi le ministre de l'Intérieur "à engager une procédure de dissolution de la LDJ, qui constitue une menace récurrente et particulièrement violente à l'ordre public, tant par son recours à la violence physique que par ses propos racistes". "Les débordements dont certaines manifestations récentes de soutien à la Palestine ont été le théâtre ces dernières semaines ont été unanimement condamnés", ont insisté les staliniens pour qui "ces événements ont mis en lumière les agissements de groupuscules organisés se présentant comme "pro-israéliens", parmi lesquels la Ligue de Défense Juive (LDJ)", polémiquent les fauteurs de troubles. "La LDJ est considérée comme organisation terroriste par de nombreux Etats, que ceux-ci soutiennent ou non la politique étrangère d'Israël, où elle est d'ailleurs elle-même interdite", a ajouté le parti.
Or, le Hamas que soutient le PCF est également sur la liste rouge américaine des terroristes. Et, à l'inverse, Roger Cukierman, ancien président du Conseil représentatif des Juifs de France (Crif), dénonce l’extrême gauche pour son "antisionisme, nouvel habit de l’antisémitisme".



Olivier Faure (l'un des porte-parole du PS) demande des "éclaircissements." Dans une lettre au ministre de l'Intérieur, datée de mercredi, ce vice-Président du Groupe socialiste à l'Assemblée nationale disait vouloir comprendre pourquoi la LDJ était "autorisée en France"avait rapporté Europe 1 jeudiInterrogé de surcroît par Libération, le même, un ex-conseiller spécial du premier ministre Jean-Marc Ayrault, s'est répandu: "Nous vivons dans un Etat de droit, et nous avons une organisation qui revendique des liens avec une organisation interdite en Israël, où elle est considérée comme raciste, ainsi qu’aux Etats-Unis. Je souhaite avoir des éclaircissements sur ses ramifications. Si l’organisation française se rattache à l’organisation interdite ailleurs, la dissolution est la seule voie possible."
Quand il s'agit de l’agression contre la librairie où Alain Soral faisait une séance de dédicaces, le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, condamne la LDJ et soutient ainsi le co-fondateur du GUD, un mouvement classé à l'extrême droite et le co-listier sur de l'antisioniste Dieudonné aux élections européennes de 2009.

Marine Le Pen (FN) : dissoudre la LDJ si elle "multiplie les actions violentes".
"S'il existe une LDJ, c'est qu'un grand nombre de juifs se sentent en insécurité. Ils ont le sentiment qu'un nouvel antisémitisme monte en France", a déclaré Marine Le Pen, vendredi, sur RTL. Mais la patronne du FN a estimé que "si la LDJ multiplie les actions violentes, il faut la dissoudre". Jeudi, elle avait estimé que "si la LDJ (agissait) de manière violente systématiquement alors elle (remplissait) dans les conditions d'une interdiction".

En revanche, Claude Goasguen (UMP) est favorable à la dissolution du ...NPA. "Si la LDJ est dissoute, alors il faut dissoudre le NPA (Nouveau parti anticapitaliste, l'un des organisateurs de manifestations pro-palestiniennes]. Si on dissout l'un, il faut dissoudre l'autre", a déclaré au Figaro le député de Paris Claude Goasguen.

Demarcq (NPA) : "C'est de l'enfumage", a affirmé vendredi Sandra Demarcq sur France 2. "On combat cette organisation", un groupuscule "d'extrême-droite" qui scande, selon la porte-parole du NPA, parti trotskiste révolutionnaire, dans ses manifestations "pas d'arabe, pas d'attentat". Mais "sur la dissolution, on est toujours un peu perplexe", "ça n'empêche pas la reconstitution de ces groupes". "Les membres de la LDJ, il faut les condamner pénalement", a-t-elle poursuivi, à deux doigts de réclamer des sanctions financières. L'enjeu du mouvement pro-palestinien, "ce n'est pas la dissolution de la LDJ", "c'est obliger Israël à arrêter ce conflit". Invitée par le service public à répondre à l'attaque de Claude Goasguen, Sandra Demarcq a ironisé , faute d'argument: "Claude Goasguen nous fait toujours beaucoup rire".

Les anti-sionistes du Crif etde l'UEJF souhaitent aussi  dissoudre les groupes qui ont commis des actes antisémites

"Gaza Firm" était présent
aux 
3 manifestations propalestiniennes qui ont dégénéré 
"Je condamne toutes les formes d'extrémisme, notamment les méthodes parfois radicales de la LDJ, mais si le gouvernement la dissout, qu'il dissolve également tous les groupes radicaux qui se sont livrés à des violences antisémites ces derniers jours", a réagi jeudi le président de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), Sacha Reingewirtz.
Et le responsable de l'UEJF de citer le collectif pro-Hamas Cheikh Yassine, le groupe Egalité et Réconciliation, d'Alain Soral, les militants gravitant dans la mouvance du polémiste Dieudonné ou encore la Gaza Firm, "qui défile dans les rues de Paris pour casser du Juif".
A chaque fois, à Bastille le 13 juillet, à Barbès le 19 juillet et samedi dernier place de la République. le même groupe, qui se fait appeler "Gaza Firm", était présent et il est soupçonné d'avoir organisé les débordements. 

Scènes de la manifestation pro-Hamas, avec la participation active de Gaza Firm le 19 juillet 2014:


Les activistes de Gaza Firm seraient issus des supporters ultras du PSG. 
 Sympathisants de Dieudonné et Alain Soral
du collectif "Gaza Firm"
pudiquement qualifiés de "casseurs"
Des anciens du virage Auteuil et de Karsud ayant des liens avec la frange radicale de la tribune Boulogne. "Le mot 'Firm' trahit leur origine, c’est un code de supporter ultra qui rappelle l’Inter City Firm (la première bande de supporters de foot hooligans anglaise, ndlr)", explique à Mediapart un fin connaisseur de cette nébuleuse. Mais contre toute évidence, "Gaza Firm" continue de nier sur Twitter tout lien avec Alain Soral, Dieudonné ou le PSG. Tout en refusant, jusqu'à présent, de s'exprimer à visage découvert. Contactés par metronews, certains membres avaient accepté de s'exprimer par mail "pour arrêter ces amalgames entre 'Gaza Firm' et l'extrême droite". Ils ont finalement refusé de communiquer.

Le fondateur du think tank Avenir du judaïsme, Jean-François Strouf, a de son côté estimé que les dirigeants de la première communauté juive d'Europe (5 à 600.000 membres) devraient clairement "prendre leurs distances avec des éléments extrémistes", tout en se disant "indifférent" au sort de la LDJ, un groupe "marginal".

Réaction de Roger Cukierman, président du CRIF
"Ce que je souhaite, c'est que si cette organisation devait être interdite, qu'on pense également à interdire ceux qui ont favorisé des exactions antisémites à l'occasion d'autres manifestations". 

Dans le viseur du gouvernement, la LDJ est en sursis

Révolutionnaires et violentes, le NPA ou les Femen, organisations épargnées

Les prétextes de Hollande et Valls
Elle existe aussi et
prospère sous Hollande
Des pro-palestiniens manifestaient pourtant en dépit de l'interdiction de la préfecture de police mais, pour justifier son intention de dissoudre la LDJ, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, prend pourtant prétexte d'accrochages avec les activistes lancés par le NPA, parti trotskiste révolutionnaire. La Ligue de Défense Juive, organisation également musclée, s'était interposée entre les agresseurs et la synagoque de la rue de la Roquette, Paris 11e. 

Le motif de protection d'un lieu de culte ne pèse pas lourd en république laïque. 
Boutault à la manif pro-Hamas
à Barbès, le 23 juillet 2014
Au 17 de la rue des Rosiers, dans le 4e voisin, se trouve aussi une synagogue et le maire du 2e arrondissement où se situe le quartier multi-ethnique du Sentier, mais traditionnellement juif, n'est autre que Jacques Boutault (EELV) qui manifesta à Barbès avec les pro-Hamas. Lien PaSiDupes 
La manifestation était interdite et donna lieu à des émeutes, le 19 juillet, mais l'élu Verts n'est pas inquiété. En revanche, l'organisateur trotskiste du NPA, Alain Pojolat, est convoqué le 22 octobre devant la 24e chambre du TGI de Paris.

Or, s'il n'est pas journaliste, chacun garde aussi à l'esprit l'attentat de 1982, 7 rue des Rosiers, dont la motivation antisémite est avérée, puisque le restaurant Goldenberg situé dans le quartier du Marais à Paris était la cible du Fatah-Conseil révolutionnaire d'Abou Nidal, groupe dissident de l'OLP, identifié en 2011 par la justice française comme responsable de la fusillade qui a fait 6 morts et 22 blessés.

Des organisations terroristes ont la faveur du pouvoir socialiste
L'ex-Fatah est l'une des organisations terroristes placées sur la liste officielle du Canada, des USA, de l'U.E et du Royaume-Uni.
Une autre est le Hamas, Mouvement de résistance islamique, pour lequel les manifestants pro-palestiniens ont été autorisés à manifester, à l'appel du NPA et du PCF, est sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada, des USA et de l'Union européenne. Il est classé terroriste par Israël et par le Japon.

Les antifa aussi seraient plus convenables s'ils sont révolutionnaires ...
   
Le ministère de l’Intérieur étudie la possibilité juridique de dissoudre le groupuscule "d’autodéfense" juif.

La dissolution de la Ligue de défense juive (LDJ) est aujourd’hui sérieusement envisagée par le ministère de l’Intérieur. A gauche, ses adversaires considèrent cette association d’autodéfense communautaire comme une milice. Comme les Femen, féministes révolutionnaires, ou les antifa, qu'ils soient de droite ou de gauche, les sionistes de la LDJ ont pris l'habitude de riposter aux menaces contre la communauté juive à partir de 2001.
Condamnés par les institutions juives anti-sionistes, ses membres ne sont qu’une poignée, mais sont cependant accusés, comme certains pro-palestiniens radicaux, d’attiser les tensions inter-communautaires en France, alors que se succèdent les manifestations liées au conflit armé à Gaza.

Motifs ethniques
La DLPAJ [Direction des libertés publiques et des affaires juridiques] cherche sans relâche des motifs d’interdiction de la LDJ, admet une source policière. "Nous menons l’analyse la plus fine possible pour être certains que c’est faisable," fait valoir cette direction du ministère de l’Intérieur. Le procédure est en effet encadrée en droit. L’article 212-1 du code de la sécurité intérieure mentionne sept critères pouvant justifier une dissolution par décret en Conseil des ministres. 
Femen à l'entraînement
Deux d’entre eux pourraient être invoqués contre la LDJ. L’un concerne les groupes qui "provoquent à la discrimination, à la haine ou à la violence pour motifs ethniques ou religieux, ou propagent des idées encourageant cette discrimination", mais les provocations dans une rue notoirement juive venaient des manifestants pro-palestiniens, et l’autre, ceux "qui présentent, par leur forme et leur organisation militaires, le caractère de groupes de combat ou de milices privées". Ce que sont par ailleurs les Femen.

La LDJ, n’étant pas dotée de statuts légaux, n’est pas officiellement une association. Mais l’article 212-1 permet également la dissolution de "groupements de fait" - appliquée par exemple au groupe suprémaciste noir Tribu Ka en 2006, ou encore aux groupes d’extrême droite Jeunesses nationalistes révolutionnaires et Troisième voie de Serge Ayoub, en juillet 2013, suite à la mort du jeune Clément Méric. Il semblerait donc que l'extrême gauche ne recèle aucun groupe d'ultra-gauche...  "En matière de dissolution, il n’y a strictement aucune différence entre une association et un groupement de fait, explique Nicolas Gardères, l’avocat de Serge Ayoub. Même non déclaré, un tel groupe émet des tracts, anime une page Facebook, organise des réunions, appelle à des rassemblements… Autant de choses que la dissolution interdit. Son logo ne doit plus apparaître." Et si l’organisation poursuit malgré tout ses activités, ses dirigeants encourent des poursuites pour "reconstitution de ligue dissoute".

Les groupes radicaux dissimulateurs 

Selon l’avocat (par ailleurs militant EE-LV), la LDJ répondrait à la définition d’une milice privée, 
Le drapeau djihadiste du front Al-Nosra
 rebelles armés affilié à al-Qaïda
flotte au coeur de Paris
avec les manifestants pro-palestiniens
en ce qu’elle présente "une organisation hiérarchique paramilitaire, l’obéissance de tous à un chef, des entraînements collectifs aux arts martiaux, une capacité à orchestrer des coups de forces". 
La dissolution du mouvement n’est, pour autant, pas encore acquise, tnt elle est partiale. Les services juridiques de Beauvau veulent d’abord s’assurer que leur argumentaire est imparable, un aveu d'incertitude lourd de sens sur le bien-fondé d'un projet d'action partisane. "On ne prendra pas le risque de perdre en justice contre la LDJ, explique une source policière. D’autant que depuis quelques années, ce mouvement est légitimé de fait par la montée de antisémitisme, dont les émeutes pro-Gaza sont la démonstration sur le sol français et que certains faits ou accusations sont ou prescrits ou infondés. 

Mercredi, les services du ministère ont d’ailleurs décortiqué la réponse du Conseil d’Etat au recours déposé par Serge Ayoub, qui contestait la dissolution de ses organisations. L’étude de l’arrêt, qui confirme deux dissolutions et en annule une, doit permettre d'étayer les arguments juridiques du gouvernement et de sécuriser une éventuelle procédure à l’encontre de la LDJ.

Les spécialistes des mouvements radicaux sont toutefois divisés sur l’opportunité des dissolutions.
Le NPA est gravement responsable des émeutes de Barbès

En effet, de telles organisations ont au moins l’avantage de concentrer les militants ultras, facilitant leur surveillance par les autorités. Elles canalisent leur engagement et évitent souvent les débordements les plus extrêmes. A l’inverse, une dissolution risque de disséminer et de livrer à eux-mêmes les éléments les plus radicaux.

Hollande ne dissout que les extrémistes de droite
Groupe Action antifasciste Paris-banlieue de Clément Méric, 
avec foulards et cagoules 

Le président réclame à la gauche un brevet de bon socialiste
Le père de François Hollande est en effet un ancien partisan de l'OAS et candidat de Me Jean-Louis Tixier-Vignancour...

Restent aussi les Femen
Une organisation para-militaire longtemps hébergée par la Mairie de Paris dans le 18e arrondissement, au coeur de Paris, là où eurent lieu les violences urbaines de Barbès.