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vendredi 7 juin 2019

Acte XXX à Montpellier: 'Midi Libre' et le patron des commerçants font grandir l'hostilité aux Gilets jaunes

'Midi libre' anticipe des "sueurs froides pour les commerçants":"des casseurs annoncés samedi"

Le quotidien régional crée une psychose
 
Illustration de la mobilisation nationale pour l'Acte XXX à Montpellier.
Avant qu'elle ait lieu, Midi Libre "fait craindre le pire" !
Curieusement, ce quotidien socialiste ne soutient pas le mouvement social des Gilets jaunes: parti de la base, il échappe en effet aux syndicats et tient tête au pouvoir de centre gauche. A la veille de ce rassemblement, le groupe La Dépêche du Midi, propriété du radical de gauche (PRG) Jean-Michel Baylet, ancien ministre de Hollande dans le gouvernement Manuel Valls, participe activement à la montée de la peur, instrumentalisant les craintes des commerçants, alors même que le pouvoir assure que le mouvement s'essouffle. 
Lors de la campagne présidentielle de 2017, Baylet annonça son soutien à Macron, candidat d'En marche!, en dépit du soutien officiel du PRG au candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon.

Pour l'Acte XXX des Gilets jaunes, un rassemblement national est annoncé à Montpellier. Les commerçants ont reçu des informations sur la présence d'un nombre important de casseurs : "plus de 300", précisent-ils. Mais, au départ - histoire de faire naître une certaine anxiété - , Midi Libre n'indique pas sa source. Quand l'information vient des réseaux sociaux, elle est qualifiée d'infox...

La grande mobilisation nationale des Gilets jaunes, samedi 8 juin à Montpellier donne, une nouvelle fois, des sueurs froides aux commerçants du centre-ville, écrit Midi Libre. Leurs craintes, renouvelées chaque fin de semaine, sont d'autant plus fortes que Montpellier a été proclamée, le temps d'un épisode, "capitale nationale" du mouvement. 

"La plus grande vigilance" 

"Nous avons des informations de la part de la Police nationale de la présence d'un grand nombre de casseurs, plus de 300", explique Jean-Pierre Touchat, président du syndicat des halles et marchés et ancien compagnon de route du maire. En 2015, il était à la tête des commerçants qui voulaient créer une milice contre les Roms "qui volent les touristes aux stations du tramway du centre-ville, aux terrasses de cafés et restaurants, dans les boutiques et ce visiblement en toute impunité", pendant le mandat de Philippe Saurel (DVG, dissident exclu du PS) qui soutint LREM menée cahin-caha par Nathalie Loiseau lors des élections européennes de mai 2019.

La CCI Hérault a adressé une note aux commerçants de l'Ecusson dans laquelle elle demande "la plus grande vigilance face à des actions potentiellement violentes". En janvier 2019, ces commerçants du centre ville étaient déjà hostiles à toute autorisation de manifester accordée aux Gilets jaunes.

Et pourtant, "aucun arrêté de fermeture"...

Plusieurs réunions préparatoires se sont tenues ces derniers jours en préfecture. Aucun arrêté, ni municipal, ni préfectoral, de fermeture des commerces n'a été pris. Aucune décision concernant les marchés ou les halles n'a  été prise non plus et l'agitation de Jean-Pierre Touchat n'aura pas eu d'autre objectif que de discréditer le mouvement social
"Nous sommes néanmoins préoccupés par ce qui pourrait se passer, notamment sur la place de la Comédie et aux halles Castellane", maintient Jean-Pierre Touchat, un fan de Macron, tandis que Saurel n’hésitait pas encore récemment à répéter qu'il préférerait encore apporter son suffrage à Mélenchon.

Nouvel crise sécuritaire parmi les commerçants. 
La Ville a pourtant prévu la présence de vigiles à Castellane. Ils auraient pour ordre de fermer le marché couvert si des débordements devaient éclater aux abords et de confiner les clients et les commerçants à l'intérieur. Comme en décembre dernier. 
La CCI met la ville en état de siège, demandant aux commerçants de mettre en pratique des mesures préventives : "retrait des parasols, emballages, encombrants, pré-enseignes, étals, mobiliers, tels que les tables et chaises". De la prévention ordinaire de bon sens qui ne ferait pas l'objet d'un tel tapage en toute autre circonstance.

lundi 23 avril 2018

Violences d'une 'milice' pro-migrants clandestins sur la frontière franco-italienne

Une milice armée d'extrême gauche va à l'affrontement avec les gendarmes

Une démonstration de forces a opposé activistes 'No border' et gendarmes français à la frontière au col de Montgenèvre



Des internationalistes en majorité italiens ont organisé une contre-manifestation en réaction au rassemblement d'une centaine de militants Identitaires qui avaient installé une frontière symbolique dans la montagne.

Ce dimanche 22 avril, plusieurs dizaines de militants italiens ont forcé un barrage policier français pour faire passer la frontière entre l'Italie et la France à des clandestins
Groupe de clandestins africains infiltrés par les passeurs No border
Au passage, un barrage de gendarmes français a été forcé par les extrémistes, révèlent des media italiens. Selon le Corriere della Sera, un quotidien transalpin, une centaine de Notav - des activistes d'extrême gauche hostiles au projet de ligne TGV Lyon-Turin -, accompagnés d'une cohorte de migrants, ont rompu les barrages de gendarmerie installés à la frontière franco-italienne, près de la commune de Clavière, avant de reprendre leur chemin via le col de Montgenèvre direction le centre pour migrants de Briançon (Hautes-Alpes). 

Des militants de Génération identitaire (GI) de plusieurs nationalités différentes avaient lancé une opération de sensibilisation, la veille, effectuant des contrôles  au col de l'Echelle, point de passage de migrants dans les Hautes-Alpes, pour "veiller à ce qu'aucun clandestin ne puisse entrer en France", et puis avaient quitté les lieux dimanche en début d'après-midi.

Quelques heures plus tard,
plus d'une centaine de personnes, dont une trentaine de migrants, ont donc rejoint Briançon, depuis la commune de Claviere, en Italieà une dizaine de kilomètres, en France.

"Nous allons libérer la frontière!", disaient les ultra-gauche, d'après le quotidien italien Corriere della sera. 
Les forces de l'ordre françaises avaient donc formé un barrage sur la route, à la frontière, à la manière des Zadistes près de Nantes. Mais la troupe para-militaire est parvenue à traverser le barrage de gendarmerie. "A partir du moment où vous n'êtes pas assez nombreux pour les contenir, vous laissez passer", a commenté un gendarme des Hautes-Alpes , précisant que la bousculade n'avait pas fait de blessé.
No Border, ou No Borders, désigne un réseau transnational de collectifs et d'individus internationalistes investis dans les luttes pour l'abolition des frontières et la liberté de circulation, contre les politiques de contrôle de l'immigration, dans et hors de l'Espace Schengen, ainsi que pour la régularisation des étrangers en situation irrégulière, la fermeture des centres de rétention administrative et l'arrêt des expulsions. Il est habituellement classé à l'extrême-gauche.
En France, depuis 2009, le réseau de collectifs anarcho-révolutionnaires apporte un soutien inconditionnel aux migrants de Calais qui veulent rejoindre la Grande-Bretagne. Il les aide à entreprendre des démarches administratives et ouvre parfois des squats pour les accueillir.
Calais Migrant Solidarity (CMS) assura la continuité du camp NoBorder organisé en juin 2009 par plusieurs centaines d'activistes venus de toute l’Europe dans le quartier du Beau-Marais. Sa présence permanente à Calais, où des militants se relayaient de mois en mois pour organiser une veille et lutter localement en faveur des illégaux qui tentent de passer clandestinement en Grande-Bretagne.
En octobre 2016, la préfecture du Pas-de-Calais estima leur nombre entre "150 et 200" autour du camp de 'La Lande'.

Le 16 décembre 2017 à Menton (Alpes-Maritimes), ville frontalière avec l'Italie, plus de 500 extrémistes de gauche, dont des 'No Border", s'étaient rassemblés pour exprimer leur solidarité avec les clandestins et réclamer l'ouverture des frontières aux flux d'Albanais et d'Africains.
Image associée"On a vu les migrants être informés et même formés par des No Border, à certaines techniques, indique le secrétaire régional Nord du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI). Désormais, ils n’hésitent pas à lancer des attaques massives contre les forces de l’ordre. On voit également se multiplier la dénonciation et les dépôts de plainte à l’encontre de certains fonctionnaires, via leur numéro de matricule. Certains de ces militants sont anarchistes, d’autres ont des prétentions humanistes."Pour la maire de Calais, Natacha Bouchart, "les manifestations organisées par des pseudo-défenseurs des migrants ont essentiellement pour vocation de perturber la vie économique". Ils sont décrits par le premier adjoint au maire de Calais, comme des "gens de bonne famille qui connaissent le droit sur le bout des ongles" et qui utilisent les migrants "pour servir leur cause". D'autres sources les décrivent comme "un mouvement hétéroclite. Certains évoquent des jeunes marginaux".
Gérard Collomb renvoie dos à dos GI et antifas 

Le ministre de l'Intérieur a condamné des "provocations, gesticulations et incidents".

"Un groupe de plus d'une centaine d'activistes pro-migrants français et italiens s'est présenté ce midi au Col du Montgenèvre, en provenance d'Italie, en vue de faire franchir la frontière illégalement et en force à une trentaine de migrants", écrit Gérard Collomb. 

"A cette occasion des violences ont été commises vis-à-vis des forces de l'ordre et un véhicule de la gendarmerie nationale a été dégradé. Ces individus ont ensuite poursuivi leur action en direction de Briançon où leur présence fait l'objet de la plus grande vigilance".

Le ministre de l'Intérieur annonce par ailleurs l'envoi de renforts de police et de gendarmerie "importants" pour "s'assurer du respect absolu du contrôle des frontières" dans les Hautes-Alpes.

samedi 8 avril 2017

Guyane: les "500 frères" blessent "sérieusement" un policier lors d'une manifestation

Hollande laissera-t-il la situation pourrir jusqu'après la présidentielle ?

Un nouveau pas a été franchi  en Guyane vendredi dans le mouvement de contestation démarré il y aura trois semaines, lundi. 

Un commissaire a en effet été "sérieusement blessé" par la milice des "500 frères", dite "pacifiste" et du gaz lacrymogène utilisé devant la préfecture, où la foule manifestait sa colère.

"On comprend vos revendications. Mais ce soir, ça part en live. Le commissaire est sérieusement blessé", a déclaré un policier au mégaphone depuis la porte d'entrée de la préfecture, barricadée.
"Blessé lourdement à la clavicule", ce représentant du gouvernement est resté "inconscient au sol pendant une dizaine de minutes" et "on a été obligé d'utiliser du gaz lacrymogène pour l'extraire", avant qu'il ne soit évacué par les secours, a déclaré Laurent Lenoble, directeur de cabinet du préfet de Guyane.
Une camionnette des pompiers et une ambulance ont quitté les lieux, toutes sirènes hurlantes, a constaté la presse.
Des forces de sécurité en position face au rassemblement du collectif des "500 frères" devant la préfecture de Cayenne,
le 7 avril 2017 en Guyane

Le collectif a "pris un tournant" qui est "loin de respecter les valeurs républicaines"

Plusieurs autres policiers, ainsi qu'un autre commissaire, sont "légèrement blessés" après avoir été également frappés, selon M. Lenoble, qui a qualifié ces violences d'"inacceptables".  Cette milice s'est "discréditée", a-t-il affirmé.

Organisateur depuis le milieu d'après-midi d'un rassemblement devant le préfecture, pour exiger la prise en compte de ses revendications, un membre du collectif "Pou La Gwiyann dékolé" (Pour que la Guyane décolle) indique que  les "500 frères contre la délinquance" "avaient fait un cordon devant les policiers". Or, à l'en croire, ce groupe d'activistes encagoulés qui encadrent les manifestations, se serait laissé déborder"Mais la foule a réussi à porter des coups."

L'ambiance était devenue électrique dans la longue attente du retour d'une délégation en rendez-vous avec le préfet et la foule avait dû être repoussée.

Des membres du collectif des "500 frères" fuient des tirs de gaz lacrymogène
lors d'une manifestation devant la préfecture de Cayenne, le 7 avril 2017


"C'est du foutage de gueule. Il ne faudra pas pleurer après cela. C'est de la faute de la France", avait déclaré peu avant les incidents Mikaël Mancée, un porte-parole des "500 frères", tandis que les esprits s'échauffaient.
Ce "porte-parole" est le symbole du mouvement socialMikaël Mancée et des membres du collectif  « 500 frères contre la délinquance » lors d’un rassemblement à Cayenne, le 29 mars.
"Visage" de la révolte guyanaise, Mikaël Mancée,  est en fait le jeune policier qui a lancé le collectif des "500 frères" pour dénoncer l'insécurité qui gangrène la Guyane - territoire de l'ex-ministre de la Justice, Christiane Taubira - depuis plusieurs années.Ce jeune homme de 33 ans au physique d'athlète de 2 mètres est officier de police judiciaire en disponibilité au commissariat de Cayenne. Il est aussi l'un des cofondateurs des "500 frères contre la délinquance". Ce collectif a surgi sur la scène guyanaise en février, après le meurtre d’un homme de 30 ans tué de deux balles pour avoir refusé de donner sa chaîne en or et sa bague à son agresseur, alors qu’il faisait sécher son linge à la laverie de la cité Eau-Lisette, à Cayenne. La victime, Hervé Tambour, employé d’une société d’entretien d’espaces verts dans la cité.Pour 'Mika' Mancée, c’est le meurtre de trop. En 2009, lui-même a perdu son cousin de 12 ans, tué d’une balle perdue. Depuis des années, il tente d’agir auprès des jeunes pour éviter qu’ils tombent dans la délinquance, dans ce département qui est le plus criminogène de France, rapporté à la population : 42 homicides, contre 33 à Marseille, en 2016, pour 252.000 habitants. Le policier envoie sa lettre de démission, elle est refusée, il se met en disponibilité.
"On a compris qu'ils avaient l'intention d'investir la préfecture", comme le collectif a occupé dans la nuit de mardi à mercredi le centre spatial, à Kourou, a justifié Laurent Lenoble, pour qui les policiers n'ont commis "aucune provocation".

Pique-nique "citoyen"
Manifestation aux abords du centre spatial de Kourou, en Guyane, le 4 avril 2017
"Nous venons chercher la discussion, et on nous amène les lacrymos", a de son côté vitupéré Dimitri Guard, un membre animateur de l’association "Fanm Dibout" ("Tous debout"), présidée par Léodate Saïbou, surnommée "Tatie Léodate". Le 22 juin dernier, elle avait assuré que si le Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, ne venait pas sur le territoire d’ici fin juillet, elle irait elle-même à Paris, avec le sénateur Antoine Karam, lui remettre la pétition citoyenne en main propre.
Et ce cadre du collectif de s'interroger : "devant la préfecture, il y a beaucoup enfants. On ne peut déjà pas leur proposer d'éducation en Guyane. Est-ce qu'en plus il faut les gazer ?"

Le collectif a installé des tentes et fait venir nourriture et musique. Des centaines personnes participaient à 22h00 (3H00 à Paris) à un "pic-nic" citoyen.

Le pouvoir socialiste en campagne est resté sourd au mal-être en Guyane

La Guyane connaît depuis près de trois semaines un mouvement social sur fond de revendications sécuritaires, sanitaires et éducatives. Alors que le Conseil des ministres a validé mercredi une aide d'urgence de plus d'un milliard d'euros à destination de ce département d'Outre-mer sinistré, "Pou La Gwiyann dékolé" réclame 2,5 milliards supplémentaires.

"On ne peut pas aller au-delà et on n'ira pas au-delà", a répondu Laurent Lenoble. De nouvelles demandes devront être faites au prochain gouvernement, "qui aura cinq ans pour travailler", a-t-il remarqué.

Le mouvement connaît des tiraillements internes
Il semblait être entré dans une phase de division, certains appelant au démantèlement des barrages érigés sur le territoire, alors que d'autres veulent aller "jusqu'au bout".
Jeudi soir, le collectif avait annoncé qu'il maintenait le dispositif. "Si on lève les barrages, la plupart des gens retourneront travailler. Et c'en sera fini du mouvement", avait commenté un membre du collectif. La maire de Cayenne Marie-Laure Phinera-Horth (PS), a appelé à "arrêter la crise".

Une "grève générale illimitée" a été décrétée le 25 mars en Guyane. L'activité économique est au point mort depuis plus de deux maines.
Le blocage du port de Cayenne, par lequel passent plus de 90% des importations et exportations de la Guyane, provoque des pénuries. Dans les supermarchés, les rayons de produits frais sont vides.

Tous les vols ont été annulés jeudi à l'aéroport de Cayenne, après que les pompiers ont cessé le travail dans cette infrastructure qui fonctionnait déjà a minima. Deux avions devaient partir vendredi de Guyane, a indiqué un passager du second vol, prévu en début de soirée.

L’association "Fanm Dibout" a énoncé ses priorités il y a près d'un an. 
"Le problème vient du système français": "les lois sont obsolètes", "il faut davantage de financements pour les écoles", "nos élus devraient revoir les lois pénales et les politiques d’immigration", etc. De nombreuses personnes ont témoigné des agressions dont elles avaient été victimes, et déclaré être traumatisées…
Des propositions de solutions avaient été abordées, telles que la réhabilitation du service militaire, l’adaptation des services de l’Etat à la réalité régionale, l’amélioration du système éducatif, le durcissement des sanctions pour les agresseurs, et le renforcement de l’autorité parentale. C’est sur ce dernier point que tous se rejoignaient : la jeunesse guyanaise, perdue, malheureuse, irrespectueuse.
Mme Saïbou avait alors demandé aux autorités présentes d’apporter des réponses à ces questionnements. Le Commissaire Le Cardinal avait promis que des dispositifs allaient être mis en place à partir du mois de septembre (2016), pour renforcer la sécurité sur le terrain, tels que le retour de policiers à pied, et peut-être la création d’une brigade à vélo. 
Le Procureur a, quant à lui, assuré que l’appareil judiciaire faisait son maximum. C'était la glorieuse époque de Christiane Taubira, ministre cavalière de la Justice (mai 2012-janvier 2016) et native de Cayenne.
Elle était la candidate du Parti radical de gauche à l'élection présidentielle d'avril 2002. Avec une campagne axée sur l'"égalité des chances", elle avait obtenu 2,32 % des voix au premier tour.

vendredi 1 août 2014

Dans le viseur du gouvernement, la LDJ est en sursis

Révolutionnaires et violentes, le NPA ou les Femen, organisations épargnées

Les prétextes de Hollande et Valls
Elle existe aussi et
prospère sous Hollande
Des pro-palestiniens manifestaient pourtant en dépit de l'interdiction de la préfecture de police mais, pour justifier son intention de dissoudre la LDJ, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, prend pourtant prétexte d'accrochages avec les activistes lancés par le NPA, parti trotskiste révolutionnaire. La Ligue de Défense Juive, organisation également musclée, s'était interposée entre les agresseurs et la synagoque de la rue de la Roquette, Paris 11e. 

Le motif de protection d'un lieu de culte ne pèse pas lourd en république laïque. 
Boutault à la manif pro-Hamas
à Barbès, le 23 juillet 2014
Au 17 de la rue des Rosiers, dans le 4e voisin, se trouve aussi une synagogue et le maire du 2e arrondissement où se situe le quartier multi-ethnique du Sentier, mais traditionnellement juif, n'est autre que Jacques Boutault (EELV) qui manifesta à Barbès avec les pro-Hamas. Lien PaSiDupes 
La manifestation était interdite et donna lieu à des émeutes, le 19 juillet, mais l'élu Verts n'est pas inquiété. En revanche, l'organisateur trotskiste du NPA, Alain Pojolat, est convoqué le 22 octobre devant la 24e chambre du TGI de Paris.

Or, s'il n'est pas journaliste, chacun garde aussi à l'esprit l'attentat de 1982, 7 rue des Rosiers, dont la motivation antisémite est avérée, puisque le restaurant Goldenberg situé dans le quartier du Marais à Paris était la cible du Fatah-Conseil révolutionnaire d'Abou Nidal, groupe dissident de l'OLP, identifié en 2011 par la justice française comme responsable de la fusillade qui a fait 6 morts et 22 blessés.

Des organisations terroristes ont la faveur du pouvoir socialiste
L'ex-Fatah est l'une des organisations terroristes placées sur la liste officielle du Canada, des USA, de l'U.E et du Royaume-Uni.
Une autre est le Hamas, Mouvement de résistance islamique, pour lequel les manifestants pro-palestiniens ont été autorisés à manifester, à l'appel du NPA et du PCF, est sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada, des USA et de l'Union européenne. Il est classé terroriste par Israël et par le Japon.

Les antifa aussi seraient plus convenables s'ils sont révolutionnaires ...
   
Le ministère de l’Intérieur étudie la possibilité juridique de dissoudre le groupuscule "d’autodéfense" juif.

La dissolution de la Ligue de défense juive (LDJ) est aujourd’hui sérieusement envisagée par le ministère de l’Intérieur. A gauche, ses adversaires considèrent cette association d’autodéfense communautaire comme une milice. Comme les Femen, féministes révolutionnaires, ou les antifa, qu'ils soient de droite ou de gauche, les sionistes de la LDJ ont pris l'habitude de riposter aux menaces contre la communauté juive à partir de 2001.
Condamnés par les institutions juives anti-sionistes, ses membres ne sont qu’une poignée, mais sont cependant accusés, comme certains pro-palestiniens radicaux, d’attiser les tensions inter-communautaires en France, alors que se succèdent les manifestations liées au conflit armé à Gaza.

Motifs ethniques
La DLPAJ [Direction des libertés publiques et des affaires juridiques] cherche sans relâche des motifs d’interdiction de la LDJ, admet une source policière. "Nous menons l’analyse la plus fine possible pour être certains que c’est faisable," fait valoir cette direction du ministère de l’Intérieur. Le procédure est en effet encadrée en droit. L’article 212-1 du code de la sécurité intérieure mentionne sept critères pouvant justifier une dissolution par décret en Conseil des ministres. 
Femen à l'entraînement
Deux d’entre eux pourraient être invoqués contre la LDJ. L’un concerne les groupes qui "provoquent à la discrimination, à la haine ou à la violence pour motifs ethniques ou religieux, ou propagent des idées encourageant cette discrimination", mais les provocations dans une rue notoirement juive venaient des manifestants pro-palestiniens, et l’autre, ceux "qui présentent, par leur forme et leur organisation militaires, le caractère de groupes de combat ou de milices privées". Ce que sont par ailleurs les Femen.

La LDJ, n’étant pas dotée de statuts légaux, n’est pas officiellement une association. Mais l’article 212-1 permet également la dissolution de "groupements de fait" - appliquée par exemple au groupe suprémaciste noir Tribu Ka en 2006, ou encore aux groupes d’extrême droite Jeunesses nationalistes révolutionnaires et Troisième voie de Serge Ayoub, en juillet 2013, suite à la mort du jeune Clément Méric. Il semblerait donc que l'extrême gauche ne recèle aucun groupe d'ultra-gauche...  "En matière de dissolution, il n’y a strictement aucune différence entre une association et un groupement de fait, explique Nicolas Gardères, l’avocat de Serge Ayoub. Même non déclaré, un tel groupe émet des tracts, anime une page Facebook, organise des réunions, appelle à des rassemblements… Autant de choses que la dissolution interdit. Son logo ne doit plus apparaître." Et si l’organisation poursuit malgré tout ses activités, ses dirigeants encourent des poursuites pour "reconstitution de ligue dissoute".

Les groupes radicaux dissimulateurs 

Selon l’avocat (par ailleurs militant EE-LV), la LDJ répondrait à la définition d’une milice privée, 
Le drapeau djihadiste du front Al-Nosra
 rebelles armés affilié à al-Qaïda
flotte au coeur de Paris
avec les manifestants pro-palestiniens
en ce qu’elle présente "une organisation hiérarchique paramilitaire, l’obéissance de tous à un chef, des entraînements collectifs aux arts martiaux, une capacité à orchestrer des coups de forces". 
La dissolution du mouvement n’est, pour autant, pas encore acquise, tnt elle est partiale. Les services juridiques de Beauvau veulent d’abord s’assurer que leur argumentaire est imparable, un aveu d'incertitude lourd de sens sur le bien-fondé d'un projet d'action partisane. "On ne prendra pas le risque de perdre en justice contre la LDJ, explique une source policière. D’autant que depuis quelques années, ce mouvement est légitimé de fait par la montée de antisémitisme, dont les émeutes pro-Gaza sont la démonstration sur le sol français et que certains faits ou accusations sont ou prescrits ou infondés. 

Mercredi, les services du ministère ont d’ailleurs décortiqué la réponse du Conseil d’Etat au recours déposé par Serge Ayoub, qui contestait la dissolution de ses organisations. L’étude de l’arrêt, qui confirme deux dissolutions et en annule une, doit permettre d'étayer les arguments juridiques du gouvernement et de sécuriser une éventuelle procédure à l’encontre de la LDJ.

Les spécialistes des mouvements radicaux sont toutefois divisés sur l’opportunité des dissolutions.
Le NPA est gravement responsable des émeutes de Barbès

En effet, de telles organisations ont au moins l’avantage de concentrer les militants ultras, facilitant leur surveillance par les autorités. Elles canalisent leur engagement et évitent souvent les débordements les plus extrêmes. A l’inverse, une dissolution risque de disséminer et de livrer à eux-mêmes les éléments les plus radicaux.

Hollande ne dissout que les extrémistes de droite
Groupe Action antifasciste Paris-banlieue de Clément Méric, 
avec foulards et cagoules 

Le président réclame à la gauche un brevet de bon socialiste
Le père de François Hollande est en effet un ancien partisan de l'OAS et candidat de Me Jean-Louis Tixier-Vignancour...

Restent aussi les Femen
Une organisation para-militaire longtemps hébergée par la Mairie de Paris dans le 18e arrondissement, au coeur de Paris, là où eurent lieu les violences urbaines de Barbès.

samedi 24 mai 2014

Ukraine: comment le scrutin serait-il plus légal à l'Ouest qu'à l'Est ?

En plein conflit, les électeurs se détermineront sous la pression de la ruine de leur économie

Les pays occidentaux, dont l'Europe et la France, ont fait du "
roi du chocolat" leur champion. 
Le milliardaire, candidat des Occidentaux,
prochain président annoncé de l'Ukraine
Le milliardaire Petro Porochenko serait un candidat de compromis qui pourrait convenir à une partie des gens de l’Est du pays, assure la sociologue Irina Bekechkina, témoin choisi par le journal socialiste Le Monde et le site socialiste Huffington PostCette Ukrainienne est tellement indépendante qu'elle raconte avoir rencontré des habitants de Kiev qui s'exprimaient en russe et qui sont passés à l'ukrainien en signe de protestation contre l'intervention russe... On peut aussi prétendre l'inverse en citant des opposants à Kiev habitant Lviv qui ont décidé fin février de passer au russe le temps d'une journée ! A la vérité, selon les études, seulement 1% de la population ne comprend pas l'ukrainien et 1% ne comprend pas le russe, souligne Mme Bekechkina. 
Le clivage linguistique entre le russe et l'ukrainien est donc artificiel et exploité en signe d'appartenance. Mais le floutage est en revanche réel. Le Monde, ni le Huffington Post passent d'ailleurs sur certains détails qui desservent leur thèse. Ainsi, originaire de l'est russophone et qualifié d'"homme de Moscou", le président déchu Viktor Ianoukovitch s'est-il efforcé d'améliorer sa maîtrise de l'ukrainien pour être le président de tous. Pareillement, l'ex-Premier ministre pro-occidentale Ioulia Timochenko, aux accents volontiers nationalistes, est -contrairement aux apparences- elle aussi originaire de l'est russophone.

Obama, Hollande et Fabius soutiennent un ploutocrate
Le candidat des socio-démocrates  occidentaux est un capitaliste 
Petro Porochenko fut ministre des Affaires étrangères de Viktor Iouchtchenko, tandis que Ioulia Tymochenko, femme d'affaires de l'industrie gazière, était premier ministre: c'est dire l'importance du changement attendu à Kiev par Obama et l'Union européenne. Ni Le Monde, ni le HuffPost ne précise que le candidat de Fabius et Hollande est en fait un capitaliste Porochenko ne détient pas seulement le monopole de la confiserie en Ukraine, mais le favori de l'Europe libérale dénoncée par les socialistes possède surtout plusieurs sites de production d'automobiles et d'autobus, le chantier naval Leninska Kuznya, la chaîne de télévision 5 Kanal et le magazine Korrespondent. Le magazine Forbes estime sa fortune à 1,6 milliard de dollars.

Les Ukrainiens votent dimanche pour la présidentielle, dans le chaos

Des combats se déroulent pendant le vote
Nos media pointent des "attaques meurtrières" de "rebelles pro-russes" contre l' "armée régulière". Pour tout dire, le climat s'est effectivement alourdi, mais les vertueux qui traitent la foule des "séparatistes" russo-phones de rebelles, mais qualifient de "régulière" une armée levée par les insurgés du Maïdan à Kiev, où le pouvoir transitoire n'a aucune légitimité. 
Les élections ukrainiennes du 25 mai visent en effet à donner un pouvoir légitime à l'Ukraine divisée depuis février 2014, quand des batailles de rue s'engagèrent entre les manifestants de l'opposition et les forces de sécurité, incluant des snipers, qui tiraient à balles réelles et firent des centaines de blessés et des dizaines de morts. Le pouvoir du président Ianoukovitch en place à Kiev fut renversé par les insurgés pro-occidentaux qui s'étaient emparés de la rue dans la nuit du 21 au 22 février.
Depuis, les puissances occidentales soutiennent un pouvoir insurrectionnel qui cherche à sauver l'économie en ruines de l'Ukraine en se tournant vers l'Union européenne. Dans cette lutte d'influence contre la Russie de Poutine, l'Union européenne risque d'imposer un nouveau fardeau  à ses populations elles-mêmes en prise avec la crise.
Les USA du démocrate Obama sont accusés d'ingérence armée 
"Quelque 400 membres des commandos d'une compagnie de sécurité privée auraient été déployés en Ukraine dans le cadre de l'opération qualifiée "d'anti-terroriste" par Kiev, selon Bild am Sonntag. Le journal allemand relie ces mercenaires à la défunte société de sécurité privée Blackwater," relaie La Tribune.

Les occidentaux ont décidé que le scrutin sera légal, quoi qu'il arrive
Près de deux millions d'électeurs pourraient avoir du mal à voter. 36 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour la présidentielle et pour assurer sa tenue, Kiev a déployé 55.000 policiers et 20.000 volontaires.
Mais à quarante-huit heures d'une élection présidentielle censée rétablir l'ordre dans un pays en proie à une guerre civile larvée, les affrontements, ponctuels mais meurtriers, se multipliaient dans l'est de l'Ukraine, avec notamment la présence de "milices" pro-ukrainiennes venues en découdre avec les séparatistes, rapporte Le Monde, avec des photos de militaires exclusivement ...pro-russes à l'appui.  
Le quotidien Le Monde se félicite de combats - à 24h du scrutin - opposant des miliciens pro-russes et, "pour la première fois" depuis le début de "la reconquête" (par un pouvoir illégitime !) du "front de l'Est" par l'armée ukrainienne, des hommes armés se réclamant du bataillon Donbass, une "milice pro-ukrainienne", dans la région de Donetsk. Une vingtaine de ces agresseurs ont attaqué un barrage pro-russe près du village de Karlivka, à 25 km à l'ouest de la capitale régionale. Des membres du groupe ultranationaliste Pravyi Sektor étaient également présents dans les alentours, et affirment avoir pris part aux combats.
Le ministre des Affaires étrangères de Hollande n'y voit pas d'obstacle
Lundi à Pékin, Laurent Fabius a estimé qu'"il serait "très difficilement admissible" que l'on s'oppose de l'extérieur à l'élection présidentielle en Ukraine dimanche, seule issue démocratique au "vide politique" dans le pays.
Les mêmes qui dénoncèrent les conditions du vote d'auto-détermination de deux régions russophones de l'Est de l'Ukraine
,
à la suite de la demande de la Crimée de son rattachement à le Russie, sont aujourd'hui moins regardant sur le respect des conditions légales du déroulement du scrutin. 
Fabius crache d'ailleurs toujours son fiel, se livrant à l'un de ses parallèles douteux que la presse qualifie pourtant volontiers d'analyse.  "Les Russes sont dans une situation peut-être un petit peu paradoxale, pour employer un mot neutre [sic], car il est assez difficile de soutenir --ce qu'ils ne font pas d'ailleurs-- [quelle est la motivation malsaine de cette élucubration fétide ?] que l'élection en Ukraine serait illégitime, alors que celle en Syrie ne le serait pas", a souligné le ministre français des Affaires étrangères en précisant qu'en Syrie, contrairement à l'Ukraine, "on sait (à l'avance) qui est le vainqueur" du scrutin.
Or, lors d'une visite dans le Caucase, le président François Hollande,  avec un parti-pris atlantiste, avait par avance déclaré "nul et non avenu" le référendum organisé par les séparatistes, estimant que la seule élection qui vaudrait à ses yeux serait la présidentielle du 25 mai...

A Kiev le président par intérim, Olexandre Tourtchinov, a appelé "chacun" des Ukrainiens à se rendre aux urnes pour donner "un pouvoir légitime" [!] à leur pays et à Saint-Pétersbourg Poutine a déclaré vendredi qu'il respecterait le "choix du peuple ukrainien" dimanche et travaillerait avec le chef de l'Etat élu. "En principe, en vertu de la Constitution, il ne peut y avoir d'élection car le président (Viktor) Ianoukovitch (...) est le président en exercice", a déclaré vladimir Poutine.  Mais "nous voulons nous aussi qu'en fin de compte le calme revienne (en Ukraine), nous allons respecter le choix du peuple ukrainien", a-t-il ajouté, assurant que Moscou "travaillerait avec les nouvelles autorités".