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vendredi 7 juin 2019

Acte XXX à Montpellier: 'Midi Libre' et le patron des commerçants font grandir l'hostilité aux Gilets jaunes

'Midi libre' anticipe des "sueurs froides pour les commerçants":"des casseurs annoncés samedi"

Le quotidien régional crée une psychose
 
Illustration de la mobilisation nationale pour l'Acte XXX à Montpellier.
Avant qu'elle ait lieu, Midi Libre "fait craindre le pire" !
Curieusement, ce quotidien socialiste ne soutient pas le mouvement social des Gilets jaunes: parti de la base, il échappe en effet aux syndicats et tient tête au pouvoir de centre gauche. A la veille de ce rassemblement, le groupe La Dépêche du Midi, propriété du radical de gauche (PRG) Jean-Michel Baylet, ancien ministre de Hollande dans le gouvernement Manuel Valls, participe activement à la montée de la peur, instrumentalisant les craintes des commerçants, alors même que le pouvoir assure que le mouvement s'essouffle. 
Lors de la campagne présidentielle de 2017, Baylet annonça son soutien à Macron, candidat d'En marche!, en dépit du soutien officiel du PRG au candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon.

Pour l'Acte XXX des Gilets jaunes, un rassemblement national est annoncé à Montpellier. Les commerçants ont reçu des informations sur la présence d'un nombre important de casseurs : "plus de 300", précisent-ils. Mais, au départ - histoire de faire naître une certaine anxiété - , Midi Libre n'indique pas sa source. Quand l'information vient des réseaux sociaux, elle est qualifiée d'infox...

La grande mobilisation nationale des Gilets jaunes, samedi 8 juin à Montpellier donne, une nouvelle fois, des sueurs froides aux commerçants du centre-ville, écrit Midi Libre. Leurs craintes, renouvelées chaque fin de semaine, sont d'autant plus fortes que Montpellier a été proclamée, le temps d'un épisode, "capitale nationale" du mouvement. 

"La plus grande vigilance" 

"Nous avons des informations de la part de la Police nationale de la présence d'un grand nombre de casseurs, plus de 300", explique Jean-Pierre Touchat, président du syndicat des halles et marchés et ancien compagnon de route du maire. En 2015, il était à la tête des commerçants qui voulaient créer une milice contre les Roms "qui volent les touristes aux stations du tramway du centre-ville, aux terrasses de cafés et restaurants, dans les boutiques et ce visiblement en toute impunité", pendant le mandat de Philippe Saurel (DVG, dissident exclu du PS) qui soutint LREM menée cahin-caha par Nathalie Loiseau lors des élections européennes de mai 2019.

La CCI Hérault a adressé une note aux commerçants de l'Ecusson dans laquelle elle demande "la plus grande vigilance face à des actions potentiellement violentes". En janvier 2019, ces commerçants du centre ville étaient déjà hostiles à toute autorisation de manifester accordée aux Gilets jaunes.

Et pourtant, "aucun arrêté de fermeture"...

Plusieurs réunions préparatoires se sont tenues ces derniers jours en préfecture. Aucun arrêté, ni municipal, ni préfectoral, de fermeture des commerces n'a été pris. Aucune décision concernant les marchés ou les halles n'a  été prise non plus et l'agitation de Jean-Pierre Touchat n'aura pas eu d'autre objectif que de discréditer le mouvement social
"Nous sommes néanmoins préoccupés par ce qui pourrait se passer, notamment sur la place de la Comédie et aux halles Castellane", maintient Jean-Pierre Touchat, un fan de Macron, tandis que Saurel n’hésitait pas encore récemment à répéter qu'il préférerait encore apporter son suffrage à Mélenchon.

Nouvel crise sécuritaire parmi les commerçants. 
La Ville a pourtant prévu la présence de vigiles à Castellane. Ils auraient pour ordre de fermer le marché couvert si des débordements devaient éclater aux abords et de confiner les clients et les commerçants à l'intérieur. Comme en décembre dernier. 
La CCI met la ville en état de siège, demandant aux commerçants de mettre en pratique des mesures préventives : "retrait des parasols, emballages, encombrants, pré-enseignes, étals, mobiliers, tels que les tables et chaises". De la prévention ordinaire de bon sens qui ne ferait pas l'objet d'un tel tapage en toute autre circonstance.

jeudi 14 février 2019

Gilets jaunes : un sondage de désapprobation du mouvement conclut la campagne de dénigrement du gouvernement

Macron l'a voulu et il l'a eu, son sondage: avec les media, dont BFMTV, Elabe l'a exaucé

C'était la suite logique de la campagne de presse pour le retournement de l'opinion


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Les sondés d'Elabe sont-ils pour la baisse du pouvoir d'achat et des pensions de retraite
et la hausse des taxes et de la CSG ?



Si on en croit un sondage Elabe pour BFMTV, 56% des Français voudraient que les Gilets jaunes stoppent les manifestations le samedi.
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C'est le fruit d'une campagne-éclair de dénigrement menée par des commerçants impactés  et par quelques maires (de "France urbaine") tout aussi Macron-compatibles, mais surtout  par la presse aux ordres (au premier rang de laquelle BFM), mettant en balance le coût de la mobilisation en termes de dégradations par des marginaux et  la défense du pouvoir d'achat de tous, au prix de sacrifices de quelques-uns, les commerçants qui se sont mobilisés pour leur manque à gagner, ainsi que d'une certaine baisse de la consommation, dont on a dramatisé le recul, bien que pré-existant au mouvement, depuis avril.

Les maires de Marseille ou Lille 
n'ont manifesté aucune exaspération...
Les propagandes gouvernementale et médiatique associées ont évacué le fait qu'une baisse du pouvoir d'achat entraîne une baisse de la consommation... Soit les sondés se sont laissés manipuler, soit ils n'existent pas dans la proportion avancée par Elabe.
Ancien président-directeur général de CSA, Bernard Sananès, Elabe, n'est pas légalement tenu de publier ni les identités, ni les réponses de ses sondés et joue sur du velours. Comme les autres entreprises commerciales de sondage, il peut faire sa petite tambouille.
Bernard Sananès est à la fois entrepreneur et journaliste, mais avant tout acteur politique.
Dès l'âge de 25 ans, il s'oriente vers la politique en devenant
en 1988 responsable de la communication du groupe parlementaire Union du centre à l’Assemblée nationale. L'UDC est un groupe parlementaire formé par les députés du Centre des démocrates sociaux (CDS qui trouve son origine au MRP) séduits par la démarche de Michel Rocard, mais néanmoins décidés à sauvegarder l'unité du centre, tiraillé entre le maintien dans l'UDF (alliée au RPR) et le ralliement à la majorité de gauche. L'UDC est présidée par Jacques Barrot. Sananès est alors déjà Juppéiste avant l'heure.En mars 1989, il est candidat soutenu par le CDS aux élections municipales à La Seyne-sur-Mer. Il rassemble 3,16 % des suffrages.En 1990, il est nommé directeur conseil chez Euro RSCG Public, mais revient à la politique deux ans plus tard auprès de Bernard Bosson, ministre UDF de l’Équipement, du Transport et du Tourisme, dont il devient le conseiller en communication. Or, Bernard Bosson, au titre de secrétaire général du CDS, est mis en examen en 1997 pour "recel d'abus de biens sociaux et recels d'abus de confiance", puis en 1998, avec Pierre Méhaignerie (ancien président du mouvement) et Jacques Barrot, au sujet d'un financement occulte du parti. Les trois anciens dirigeants font l'objet, en février 2000, d'une condamnation par le tribunal correctionnel de Paris, amnistiée par la loi no 95-884 du 3 août 1995 portant amnistie.A la fin des années 90, chez Euro RSCG C&O, il conseille des hommes politiques et des ministres, dont Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez ou Xavier Bertrand, avant de retourner au service d'EDF.En décembre 2010, il est nommé président-directeur général de l’Institut CSA, filiale du Groupe Bolloré depuis 2008. CSA crée alors un partenariat avec BFM TV lors des soirées électorales de 2014 et de 2015 et Sananès devient un consultant régulier de la chaîne d’information en continu, notamment au côté d'Alain Marschall.Le 20 avril 2015, il annonce sa démission pour se consacrer au lancement d'une nouvelle structure d'études et de conseil dénommée Elabe (juin 2015).
Elabe travaille en partenariat avec plusieurs media et think tanks
pour diffuser ses études.
Ainsi publie-t-il, chaque semaine, un sondage nommé "L’Opinion en direct" sur l’actualité pour BFMTV, un baromètre sur l’évolution de la popularité des personnalités politiques est également diffusé chaque mois par Les Echos et Radio Classique.
Des questions d’actualité sur des thématiques économiques et sociales, comme l’économie collaborative, la formation professionnelle ou l’apprentissage par exemple, sont également publiées une fois par mois par Les Echos et l’Institut Montaigne.Résultat de recherche d'images pour "Sananes"
Le 31 janvier 2018, Elabe publie, en partenariat avec Atlantico, une étude intitulée "Les mots de la France 2017" concernant les représentations qu’ont les Français de leur pays.BFM est une filiale d'Altice, ex-SFR Group, possédant en outre de Libération ou encore L'Express., le Groupe Les Echos est le pôle média du groupe LVMH, l'Institut Montaigne est groupe de réflexion (think tank) d'orientation libérale, comme Macron, et Atlantico est un site "pure player" au conseil de surveillance duquel on remarque Christian de Villeneuve, ancien directeur de la rédaction du Parisien, du Journal du dimanche - propriété du groupe LVMH et membre du Groupe Les Echos-Le Parisien et de France-Soir, depuis 2015, année de création d'Elabe...

"Gilets jaunes: la lassitude commence à se faire sentir dans l’opinion", assure Elabe

Les grands groupes de commerce de luxe ont lancé leurs media
et l'entreprise commerciale Elabe a pondu son sondage 
Voici le verbatim de l'analyse du sondage sur-mesure pour l'Elysée:
L’effet de lassitude commence à se faire sentir, même si le mouvement des gilets jaunes reste approuvé par une majorité
Sous l’effet du grand débat national et des interventions d’Emmanuel Macron [estime Elabe], son électorat se détourne du mouvement des gilets jaunes et se ressoude derrière le Président de la République [sic]
Le doute semble s’immiscer parmi les électeurs de Marine Le Pen, soutiens de la première heure
Les manifestations du samedi semblent « dénaturer » le mouvement et les revendications initiales des gilets jaunes
Si elle reste majoritaire, l’approbation de la mobilisation des gilets jaunes est en recul de 5 points (58%) en deux semaines.
Près de trois mois après le début de la mobilisation, 58% approuvent (soutien et sympathie) le mouvement des « gilets jaunes ». Par rapport à la mesure du 30 janvier [un choix de participation haute ! sans rapport avec la période de trêve des confiseurs...], elle est en baisse de 5 points. Dans le détail, 25% (-1 points) des Français soutiennent la mobilisation, 33% (-4) expriment de la sympathie pour la mobilisation.

A l’inverse, le cumul opposition et hostilité est en hausse de 7 points, à 31%. Dans le détail, 16% (+4) y sont opposés, 15% (+3) y sont hostiles.
11% (-1) sont indifférents à la mobilisation.

Dans le détail, l’approbation (soutien et sympathie) reste majoritaire auprès des classes populaires (69%, -3) et classes moyennes (60%, -4). Auprès des retraités, elle est en recul de 11 points (52%). L’approbation est minoritaire auprès des cadres, et en très net recul (29%, -19).

D’un point de vue politique, c’est principalement auprès de l’électorat d’Emmanuel Macron que le recul s’opère : alors que 43% approuvaient la mobilisation il y a deux semaines, ils ne sont plus que 27%, soit un recul de 16 points.

En revanche, l’approbation reste intacte auprès de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon (78%, +1). Auprès de l’électorat de François Fillon, à la faveur d’une hausse de l’opposition et de l’hostilité (50%, +10), le sentiment d’approbation devient légèrement minoritaire (44%, -4).

S’il est en retrait auprès de l’électorat de Marine Le Pen, il reste très largement majoritaire : 73%, -9.
13% (-3) des Français se disent « gilets jaunes », et 47% (-5) sont des « soutiens ».

Trois mois après le début du mouvement quand 20% des Français se disaient « gilets jaunes », ce taux est aujourd’hui de 13%. Par rapport au mois dernier, ce chiffre est en recul de 3 points. Dans le détail, la proportion d’individus se déclarant « gilets jaunes » est notamment en recul de 4 points auprès des classe populaires (20%).

D’un point de vue politique, 20% des électeurs de Marine Le Pen se sentent « gilets jaunes », mais ce taux est en baisse de 15 points en un mois. Il est également en recul de 6 points auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (16%).

La volonté que le mouvement s’arrête (56%) devient majoritaire pour la première fois depuis le début de la mobilisation.
Alors que les opinions étaient relativement stables (et très partagées) depuis mi-décembre sur la suite à donner au mouvement, le souhait de poursuite du mouvement devient pour la première fois minoritaire après un recul de 11 points en un mois : 43%. A l’inverse, 56% estiment que la mobilisation doit s’arrêter (+11).

Près de trois mois après le début de la mobilisation, 80% des cadres estiment qu’elle doit s’arrêter, un score en très forte hausse en un mois (+31 pts). Ce sentiment devient également majoritaire auprès des classes moyennes (58%, +15). Auprès des classes populaires, le souhait de poursuite reste légèrement prédominant (55%), mais recule de 10 points.

D’un point de vue politique, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon restent ceux qui souhaitent le plus largement une poursuite du mouvement (64%), malgré un recul de 9 points. Le recul est plus net auprès de l’électorat de Marine Le Pen (-12), qui se trouve aujourd’hui assez partagé entre la poursuite (57%) et l’arrêt (43%) du mouvement. La fin du mouvement est assez largement réclamée par les électeurs de François Fillon (73%, +12) et d’Emmanuel Macron (89%, +14). [Ensemble]
Deux Français sur trois estiment que les manifestations du samedi ne reflètent plus les revendications initiales des « gilets jaunes » [Elabe est progressivement passé de l'incertitude à l'affirmation...]
64% affirment que les manifestations qui ont lieu les samedis se sont éloignées des revendications initiales du mouvement des « gilets jaunes ». A l’inverse, 36% pensent qu’elles les portent toujours.

Si 82% des personnes se définissant encore comme « gilets jaunes » estiment que les manifestations du samedi portent encore les revendications initiales du mouvement, ils ne sont que 47% auprès des personnes soutenant les « gilets jaunes » (53% pensent qu’elles s’en sont éloignées). Concernant les opposants au mouvement, ils sont 90% à penser que les manifestations du samedi se sont éloignées des revendications initiales. [C'est la phrase de conclusion]

Résultat de recherche d'images pour "manipulation des sondages"On note la répétition en nombre du mot "recul", martelé. 
La conclusion est en conformité avec la campagne intensive menée par la presse officielle tous ces derniers jours, à l'initiative de l'Elysée et avec la complicité d'Elabe. Les commerçants incriminent les Gilets jaunes, mais eux ni Elabe ne prend en compte le commerce en ligne et les GAFA, et les maires refusent de payer les dégâts des groupuscules anticapitalistes...
Depuis ce matin, sourire en coin, Sananès est omniprésent sur BFM. On attend d'autres résultats de sondage sur la même ligne. 

Dès le 13 février, LCI (groupe Bouygues) a relayé le sondage Elabe commandé par sa rivale BFM...


dimanche 6 mars 2016

Des habitants de Calais à Paris contre les entraves de la "jungle" au commerce

Ces commerçants doivent rencontrer des responsables de l'Etat à Paris lundi après-midi.

Des commerçants de Calais se rendent à Paris lundi après-midi pour dénoncer la baisse de fréquentation dans leurs magasins.
 

Ils seront 500 à faire le voyage pour demander au gouvernement de les soutenir. Une délégation de cette ville en souffrance sera reçue à l'Elysée dans l'après-midi. Les commerçants se sentent en effet abandonnés depuis la reconstitution de la jungle à Calais. En quelques mois, le secteur de la restauration a par exemple diminué de 40% et les commerces de détail ont enregistré une baisse de 20%. Ce sont les forces de l'ordre chargées de la sécurisation du port et du tunnel sous la Manche qui occupent les chambres des hôtels.

"C'est le désert, il n'y a rien. 
Avant, tous les jours, il y avait toujours des Anglais; aujourd’hui, on ne ferait même pas un couvert", déplore un restaurateur. S'ils manifestent, ce n'est pas contre les migrants, mais contre l'image de la ville depuis l'arrivée de la jungle. Régis, lui, avoue qu'il est "à bout" et dénonce l'image de la ville véhiculée par les media. "C'est à répétition au journal de 20h00; on fait voir des incidents, mais ce n'est pas Beyrouth non plus", souligne-t-il aux marchands de sensationnalisme. 

Le conflit social du secteur maritime dans l'été 2015 et la crise migratoire grandissante ont fait fuir les touristes.
Pour relancer l'activité économique du Calaisis, 500 commerçants vont faire le déplacement de Paris lundi 7 mars pour défiler dans la capitale et sensibiliser l'opinion. Une délégation doit être reçue à l'Élysée pour négocier un plan de relance du tourisme et François Hollande promet de venir à Calais dans les prochains mois.

Achèvement du démantèlement "avant l'été"

Où en est le démantèlement de la zone sud de la "jungle" de Calais ?

La préfecture du Pas-de-Calais a repris mardi matin le démantèlement de la partie sud de la "jungle" de Calais, entamée la veille, sur fond de tensions avec les migrants soutenus par des associations radicales qui les soutiennent et prennent fait et cause pour les activistes d'extrême gauche anarcho-révolutionnaire venus d'Allemagne et d'Angleterreles "No border,"  qui s'opposent par la violence aux frontières et instrumentalisent la détresse humaine, comme les Frères musulmans, lors du "printemps arabe".

Les commerçants saluent le démantèlement de la zone sud de la jungle, mais
il faut "que l'ensemble de cette jungle soit démantelée avant cet été pour que les Anglais puissent s'arrêter à Calais au retour de leurs vacances", demande Frédéric Van Resbeck, porte-parole du grand rassemblement.

vendredi 1 novembre 2013

Ecotaxe: veillée d'armes à Quimper, mobilisation samedi

Manuel Valls annule sa visite au Proche-Orient pour cause de  maanifestation

Les Bretons n'ont pas confiance

La demi-mesure  du gouvernement de suspendre l'écotaxe ne les satisfait pas et le ministre de l'Intérieur veut s’assurer que la manif des Bretons ne dégénérera pas.

Agriculteurs, marins, transporteurs, artisans, commerçants et salariés des entreprises en difficulté sont attendus pour une manifestation, samedi à Quimper, point d'orgue d'une mobilisation contre l'écotaxe, mais aussi pour l'emploi. Pour démobiliser une partie de la population, le gouvernement a commencé à brandir le risque de débordement.

L'exécutif pointe des fauteurs de troubles potentiels  

Le ministère de l’Intérieur a décidé de discriminer les manifestants. En effet, aux professionnels et à leurs syndicats, dont la FDSEA, il oppose par avance les Français qui les soutiendront en exprimant leur mécontentement, au premier rang desquels il stigmatise déjà les antis mariage pour tous, des nationalistes bretons, mais aussi des militants des deux extrêmes: un cocktail explosif représentatif de la grogne qui monte dans le pays.

La semaine dernière, la manifestation à  Pont-de-Buis, aux pieds du portique électronique, symbole honni de l'impôt écologique, l'écotaxe , 
L’arrivée en centre-ville de nombreuses machines agricoles et de manifestants venus des départements voisins qui risquent "de se lâcher, car ils ne sont pas chez eux" ne peut qu’amplifier les conséquences de tout débordement, estime la presse. "On veut éviter les débordements, il faut que les choses se déroulent dans le calme et la dignité", a déclaré Christian Troadec, maire  d'extrême gauche de Carhaix, à l'origine du collectif "Vivre, décider, travailler en Bretagne" qui a lancé l'appel à la manifestation. Une déclaration de bonne intention qui ne rassure pas complètement les autorités.

Valls est sur les dents et justifie un dispositif exceptionnel  

De son côté, Bernard Poignant, 68 ans, maire PS de Quimper, a d'ores et déjà mis en place des mesures d’envergure pour parer canaliser la colère. "Une très grande inquiétude" anime la mairie, qui dramatise, participant ainsi à la montée de la pression. 

La municipalité dirigée par le conseiller de Hollande prend à dessein des mesures disproportionnés.
Les abris-bus ont été démontés au marteau-piqueur et il en va de même pour les panneaux d’information, les bancs publics, les bacs à fleurs et les horodateurs, l'ensemble sur un large périmètre. Les commerçants ont été incité à garder leur rideau baissé "en solidarité, mais aussi par précaution" souligne-t-on. 
Difficile aujourd'hui pour le maire socialiste d'être ami de Hollande et Breton à la fois. Opposé au mariage pour tous, Poignant a le soutien de Monseigneur Jean-Marie Le Vert, évêque de Quimper, qui a appelé au calme.
 
Valls annule sa visite au Proche Orient. 

Ce week-end, Manuel Valls devait initialement se rendre au Proche Orient, en Israël et dans les territoires palestiniens, mais il a préféré renoncer à ce déplacement prévu de longue date "pour rester vigilant sur la manifestation de Quimper", confie son entourage, avant de préciser que c’est à son initiative et non à la demande de Matignon ou de l’Elysée que le voyage a été annulé.

Le pouvoir appréhende cette manifestation. 
Plusieurs organisations syndicales se sont même démarquées de l'appel à manifester à Qimper (Finistère). La très socialiste CFDT Bretagne  n'appelle pas à défiler, tout comme le comité régional des pêches maritimes de Bretagne. Les altermondialistes de la Confédération paysanne estiment quant à eux que "l'écotaxe est une bonne chose". Quant à l'extrême gauche, elle divise. La CGT, Solidaires et la FSU ont par exemple appelé, dans un communiqué commun, à une autre manifestation à Carhaix (Finistère), le même jour et à la même heure, à 50 km. 

Jean-Marc Ayrault appelle au calme. Le Premier ministre a mis en garde vendredi contre la "spirale de la violence" . "C'est très important de rappeler que la France est un pays démocratique et que le droit de manifester existe", a assuré Jean-Marc Ayrault, pour commencer, lors d'une conférence de presse commune avec son homologue russe, Dmitri Medvedev. "En même temps, on ne peut pas construire si on s'engage dans une espèce de spirale de la violence", a condamné le chef du gouvernement depuis l'étranger. "Je souhaite que cette manifestation soit pacifique, c'est le souhait de l'immense majorité des Français et des Bretons qui veulent redonner confiance à ce territoire", a-t-il insisté. "On ne résoudra pas le problème des Bretons autrement que par le dialogue", constate-il tardivement. 
Le premier Sinistre avoue un défaut de concertation.
Le geste de mardi -la suspension de l'écotaxe- n'a pas permis d'apaiser et de construire l'espace de dialogue que prétend distinguer l'ex-député-maire de Nantes, ajoutant que "l'essentiel soit que tout le monde se mette autour de la table", enfin, pourrait-on dire, pour commencer des discussions

10.000 manifestants sont attendus  

Mais sans doute moins, vu les divergences syndicales et la volonté du gouvernement de déconsidérer le mouvement. 
 
Des foyers de contestation cristallisent l'unité. 
Depuis plusieurs mois, la liste des plans sociaux ne cesse de s'allonger en Bretagne : chez le volailler Doux, les abattoirs de porcs Gad SAS, PSA, Marine Harvest, ou encore Alcatel. 
La Bretagne "a perdu 8.000 emplois en un an dans les domaines industriels et agroalimentaires. Des chiffres "tragiques", assure le maire de Carhaix". Et 10.000 personnes sont attendues dans les rues de Quimper.
La sanction risque d'être sévère.

lundi 12 novembre 2012

Cotisation Foncière des Entreprises: les commerçants de Martigues se rebiffent

Les commerçants martégaux ne veulent pas payer la CFE 

Une bonne centaine de petits commerçants, artisans, patrons de TPE mais aussi des professionnels libéraux de Martigues, Port-de-Bouc et Saint-Mitre-les-Remparts a manifesté ce matin dans le hall de l'Hôtel de de l'Agglo du Pays de Martigues (CAPM), rapporte La Provence. 

Ils ont exprimé leur colère face à la hausse de 300 à 400% de la cotisation foncière des entreprises (CFE), un impôt qui succède à feu la taxe professionnelle. Une entrevue est programmée ce soir à 18h30 entre les représentants des petits commerçants et le député-maire de Martigues Gaby Charroux qui est aussi président de la CAPM.
Maritima.info n'a vu que "plusieurs dizaines de commerçants"

Le media du maire communiste rapporte qu'ils se sont rendus dans les locaux de la Communauté d'Agglomération du Pays de Martigues (CAPM) aujourd'hui pour protester contre l'entrée en vigueur de la nouvelle Cotisation Foncière des Entreprises.
"C'est trop !" Le slogan est prononcé à de nombreuses reprises ce matin dans les locaux de la CAPM, en face de l'Hôtel de Ville de Martigues. Les commerçants martégaux ne veulent pas payer la CFE, cette Cotisation Foncière des Entreprises qui remplace, pour partie, la défunte Taxe Professionnelle. Et s'ils crient au scandale en dénonçant une augmentation, c'est que durant deux ans, cette cotisation était gelée à son niveau le plus bas, le temps que la nouvelle loi de finance votée en 2010 entre pleinement en vigueur.

Les effets de la crise et des destructions d'emplois 

En 2011, lors du Conseil Communautaire qui l'a instaurée, conformément à la loi, la CFE était ainsi réduite à sa niveau minimum, d'une valeur de 1396 euros sur le territoire de la CAPM, et donc identique pour tous les commerçants. La délibération des élus communautaires de ce bastion communiste hostile à l'exécutif socialo-écolo a alors fixé
une base minimale de CFE, inégalitaire en fonction des revenus des contribuables, afin de ne pas pénaliser les redevables les plus modestes.

Soit : 2 030 euros pour les redevables dont le chiffre d’affaires ou les recettes hors taxes est inférieur à 100 000 Euros, et 6 000 euros pour les redevables dont le chiffre d’affaires ou les recettes hors taxes est supérieur à 100 000 Euros. Des montants calqués sur ceux que les commerçants payaient lorsque la Taxe Professionnelle était encore appliquée, comme si l'économie française et régionale était toujours aussi florissante.

Mais ce "retour à la normale" voulu par le pouvoir est aujourd'hui dénoncé par les commerçants comme une atteinte à leur trésorerie. 
Paradoxalement, il mettent en avant les conséquences de la "crise" pour ouvrir des négociations avec les élus de la CAPM. Le président Gaby Charroux, qui a entendu leur colère ce matin, les recevra à 18h30 pour entendre leurs revendications.