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mercredi 24 avril 2019

"Suicidez-vous", un détail de l'abjection des années Macron

Les responsables ne sont ni les policiers, ni les Gilets jaunes


Sortir de la crise requiert respect et humilité : 
Un pervers narcissique est-il adapté à la situation ?
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Façade de la gendarmerie de Landivisiau, Finistère
(dont Richard Ferrand fut député PS, puis LREM)
Des manifestants de l’acte XXIII des Gilets jaunes à Paris ont scandé à plusieurs reprises "Suicidez-vous, Suicidez-vous !" face à des policiers, samedi 20 avril, alors que l’année 2019 marque une hausse historique du nombre de suicides dans la police de Macron et Castaner. Ce slogan abject ne passe pas dans les media qui en profitent pour régler des comptes avec les contestataires de leur maître.
Le Parquet de Paris a ouvert une enquête du chef d'outrage à personne dépositaire de l'autorité publique commis en réunion, confiée à la sûreté départementale. Avec l'aide de leurs collègues du Renseignement qui suivent depuis plusieurs semaines les manifestations, les enquêteurs vont devoir identifier les offenseurs, dont certains avaient le visage masqué, mais qui ont pu être marquées avec un produit bleu indélébile aspergé par un camion des forces de l'ordre, place de la République.

C
e slogan anti-flics ne peut être qualifié de "provocation au suicide"

"Flic suicidé à moitié pardonné" avait écrit sur sa camionnette un Gilet jaune, 

André R., âgé de 52 ans, un habitant de Caussade, arrondissement de Montauban, dans le Tarn-et-Garonne. Il sera jugé en juillet prochain pour "outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique". Samedi à Paris, lors de l'Acte XXIII, des manifestants avaient déjà crié "suicidez-vous" aux forces de l’ordre. Une enquête a été ouverte. Or, selon la loi, il ne s’agit pas d'une incitation au suicide.

Ces slogans ont soulevé une vague d’indignation à la fois chez les syndicats de policiers et dans la classe politique, essentiellement macronienne, en soutien à Macron et Castaner qui ont donné des ordres de fermeté, feu vert à des excès, dont des réactions de policiers vindicatifs.

Alors que le second degré se veut l'apanage des intello-bobos parisiens, il est néanmoins pratiqué par les gueux et, les élites se sentant dépouillées, leurs cris d'orfraie visent à leur reprise du pouvoir. Des tags évoquant le suicide des forces de l’ordre ont encore été découverts, lundi, sur la façade de la gendarmerie de Landivisiau (Finistère). Le syndicat 'Alternative police' (CFDT, représentant tous les policiers, gradés, gardiens de la paix et adjoints de sécurité ...proche du pouvoir) demande " une reclassification de ces actes en incitation au suicide". Mais est-ce vraiment possible ?

La provocation au suicide, c’est quoi ?
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Et une "cagnotte" en soutien au fêtard Castaner ?
"Le délit de provocation au suicide a été créé il y a une vingtaine d’années, à la suite de la publication d’un livre qui s’appelait Suicide : mode d’emploi. On l’avait retrouvé au chevet de gens qui s’étaient donné la mort. Il contenait de véritables recettes pour se suicider", explique Didier Rebut, professeur de droit pénal à l’université Paris 2-Assas. Cette infraction est définie par l' article 222-13 du code pénal. Selon la loi, "le fait de provoquer au suicide d’autrui est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende".

Pour que cette infraction soit retenue, "il faut qu’elle soit suivie des faits, ce qui heureusement n’a pas été le cas" avec les policiers et gendarmes à qui ces slogans étaient adressés, souligne Céline Parisot, présidente de l'Union Syndicale des Magistrats (USM).

Pourquoi les faits sont-ils qualifiés d’outrage par les parquets ?
Une autre qualification est possible, celle de l’outrage, ajoute Céline Parisot. L'article 433-5 du code pénal prévoit qu’il est puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende "lorsqu’il est adressé à une personne dépositaire de l’autorité publique", ce qui est le cas dans ces affaires. Les faits auraient pu être qualifiés d’injure, précise la magistrate, si les personnes visées étaient des particuliers. L’auteur d’une injure ne risque qu’une amende "sauf s’il s’agit d’une injure de type raciale par exemple", précise la présidente de l’USM.

Les faits peuvent-ils encore être requalifiés en "provocation" ?
Si un policier présent à la manifestation de samedi ou un gendarme habitant la caserne qui a été taguée mettait fin à ses jours, les faits pourraient-ils être requalifiés ? "Il faudrait établir un lien entre les slogans et le suicide", poursuit Céline Parisot. "Il y a rarement une seule cause quand une personne se donne la mort. Cela n’a pas d’importance si l’on n’arrive pas à déterminer que c’est la seule cause de son suicide. Il faudra par contre prouver que c’est une des origines du suicide, que ce policier était bien présent ce jour-là à la manifestation et qu’il a été destinataire des slogans."
Que ceux qui ont proféré ces propos à l’encontre de policiers qui ont l'ordre de les "nasser" en fin d’après midi, comme le 20 avril 2019 place de la République, soient des "ultra-jaunes", comme les appelle Christophe Castaner, ou des anarcho-révolutionnaires du Black Bloc, n’y fait rien : l’atmosphère de ces samedis est toujours la même, avec pour seule conséquence, une répression quasiment sans équivalent dans notre histoire sociale.
Les responsables ne sont pas ces policiers stigmatisés qui ne font qu’obéir aux ordres, même si certains le font avec un peu trop de zèle. Les responsables sont à la tête de l’Etat, Emmanuel Macron, en premier lieu, et son bras droit Christophe Castaner, avec toute la cascade hiérarchique allant jusqu’aux préfets. Pourvu qu'ils n'aillent pas attenter à leurs jours : la presse compassionnelle nous a alertés sur leur risque de burn-out épuisement mental.
En refusant de cibler les activistes de l'extrême gauche anti-républicaine, le pouvoir macronien favorise l'explosion des slogans "anti-flics": "On déteste la police", typiquement anarchiste, et celui, récent du fait de la radicalisation des contestataires exaspérés par le mépris de Jupiter, "Suicidez-vous", sont effectivement intolérables. Mais ce sont les causes des excès de langage qu'il faut chercher pour désigner les vrais responsables, après 23 semaines d'une lutte épuisante et de sacrifices des manifestants, harcelés alors qu’ils descendent dans la rue dans le calme, car soupçonnés a priori et humiliés par des fouilles préventives, avant d'avoir prononcé le moindre mot ou esquissé le moindre geste de travers. La politique répressive de Macron mise en oeuvre par ce benêt de Castaner rend insupportable la présence de ces milliers de policiers suréquipés  - et armés de "flash-balls" (LBD 40) mutilants -  qui, en fin de manifestation, interdisent aux Gilets jaunes de quitter le lieu de dispersion. Les bouches de métro sont fermées et, entre grenades de désencerclement et gaz lacrymogènes qui font suffoquer, qui supporterait sereinement une telle pression ? 
Outre la fin de cette politique de l'affrontement et d'affichage de la force brute et aveugle, la seule réponse efficace serait l'arrestation des vrais casseurs  - puisqu'ils sont connus, identifiés au fil de la vingtaine de rassemblements -  qui continuent de prospérer chaque samedi : malgré la mobilisation hebdomadaire d'effectifs policiers disproportionnés, on les voit agir en toute impunité sur des vidéos exploitables. Pour quel effet la loi anti-casseurs a-t-elle été votée ?

Que des mécontents - qui plus est méprisés - en arrivent à vociférer de telles horreurs, alors que 28 policiers se sont donné la mort, est évidemment condamnable. Mais
les media et les acteurs politiques - dont la presse - ont évacué leur obligation d'équité faisant l'impasse sur l'appel, le matin même, au départ de leur manifestation, des gilets jaunes : "Ne vous suicidez pas, rejoignez-nous !" 

dimanche 23 décembre 2018

Des manifestants en gilets jaunes commettent des actions choquantes et polémiques

Des anarcho-révolutionnaires s'en prennent au pouvoir, via les policiers

Plusieurs actions menées lors de  l''acte VI' ont choqué par leur caractère agressif, voire "lâche, raciste, antisémite, putschiste"


La thèse Castaner est reprise par Le Figaro.
La mobilisation des 'gilets jaunes' a changé d'ampleur et de ton, après cinq samedis de manifestations et blocages : les 'gilets jaunes' ont changé de formule le 22 décembre et les manifestants n'ont pas seulement été moins nombreux en cette veille de Noël (près de 40.000 participants dans divers défilés, barrages routiers et blocages aux frontières et 104 points de tensions), ils ont aussi montré une facette nouvelle de la révolte sociale. 
Plusieurs scènes ou actions ont soulevé de vives controverses.


• Un chant antisioniste entonné à Montmartre

Alors que les forces de l'ordre les attendaient sur les Champs-Elysées,
des mots d'ordre bien protégés ont attiré plusieurs centaines de Gilets jaunes dans le quartier de Montmartre, dans le nord de Paris, samedi matin. Un appel codé avait été lancé sur la page Facebook d'Eric Drouet, l'une des figures du mouvement interpellée samedi, pour aller manifester sur la butte Montmartre.

A cette occasion, quelques dizaines de manifestants réunis sur les marches du Sacré-Cœur ont entonné sur l'air du Chant des Partisans la chanson 'La quenelle', dont les paroles sont à l'origine de l'humoriste antisémite Dieudonné, mais réécrites pour cette circonstance anti-Macron. Un chant non seulement vulgaire, mais surtout associé à l'antisémitisme véhiculé par Dieudonné et son geste de la quenelle, initialement perçu comme potache, mais devenu une référence claire à l'antisionisme depuis plusieurs années. Valls s'était pourtant laissé photographié  avec des partisans de la "quenelle", photo ci-dessus à gauche, sans pour autant poursuivre les manifestants. 
Il est en effet question de 'quenelle' - dont l'usage est détourné -, mais les paroles et la musique diffèrent. cf. video ci-dessous

Samedi soir, 
dans un message publié sur Twitter, le secrétaire d'Etat et porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a bondi sur cette scène pour la récupérer bille en tête. "Derrière ces 'on', un seul visage, lâche, raciste, antisémite, putschiste"  évoquant à nouveau les "codes des années 1930" repris par certains, sans s'assurer qu'ils n'étaient pas d'inspiration pro-palestinienne.


"Une initiative que rien ne peut excuser, et que j'espère être le fait d'une minorité", avait dénoncé plus tôt sur Twitter la sénatrice écologiste franco-turco-israélienne, Esther Benbassa
"Contagion insupportable chez les gilets jaunes", a également réagi l'ex-journaliste à Libération Pierre Haski, président franco-tunisien de 'Reporters sans frontières' depuis juin 2017
"No comment", a sobrement indiqué l'écrivain Bernard-Henry Lévy en relayant les images de la scène. 
"Totalement solidaire de la colère sociale des gilets jaunes mais la quenelle de Dieudonné, non", a également dénoncé la députée France insoumise Clémentine Autain.
Savoir à qui est destinée "la quenelle qui se glisse"...

• Des policiers agressés sur les Champs-Elysées


En fin de journée, samedi, plusieurs manifestants ont pris à partie trois policiers à moto à Paris, au croisement des avenues des Champs-Elysées et George V. Des images de la scène ont été diffusées sur Twitter, sur lesquelles on voit les policiers recevoir des jets de projectiles, dont une trottinette et des pavés, et des menaces physiques de la part d'individus revêtus de gilets jaunes. Les policiers repoussent des manifestants à plusieurs reprises avec des coups de pied et des jets de gaz lacrymogène.
L'un d'eux, dont la moto est à terre, la redresse pour tenter de repartir. Selon Le Parisien, cet agent aurait précisément chuté sous les projectiles lancés par la foule, ce que les images ne confirment pas. Ses collègues sont venus l'aider à s'échapper.
Les policiers parviennent difficilement à se protéger du groupe d'activistes en noir et pour la plupart encagoulés. On voit l'un d'eux sortir son arme de service pour éloigner les manifestants. Il pointe les assaillants, mais vise la poitrine ou la tête et non les jambes. Ils réussissent finalement à repartir en moto, dont deux sur le même véhicule.

Samedi soir, le demi-ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a salué sur Twitter l'"attitude exemplaire" des policiers "face à des attaques inqualifiables". "Nos forces de sécurité, parce qu'elles représentent l'ordre, parce qu'elles représentent la République, ont été une fois de plus agressées. Et je veux saluer leur professionnalisme, leur sang froid", écrivait-il un peu plus tôt.

Le député Les Républicains Eric Ciotti a dénoncé sur Twitter des violences "inacceptables" de la part de "voyous" qui "doivent être sanctionnés très lourdement".

• Un mannequin à l'effigie d'Emmanuel Macron décapité

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A Angoulême, en Charente, vendredi soir, plusieurs manifestants en gilets jaunes ont participé à une mise en scène dans laquelle un pantin portant un masque à l'effigie d'Emmanuel Macron a été décapité. Selon La Charente Libre, le rendez-vous, préparé, avait été organisé dans le but précis de choquer. Un  procès d'Emmanuel Macron a d'abord eu lieu, pendant une quinzaine de minutes, pendant lequel des appels à pendaison ont fusé du public. La scène s'est achevée sur une condamnation à mort.


Effigie d'Emmanuel Macron décapitée à Angoulême: le Parquet ouvre une enquête
Un homme incarnant un bourreau masqué a alors décapité l'effigie à la hache, faisant jaillir du sang. Un co-organisateur a expliqué au journal qu'il s'agissait de sang de bœuf. 

Le pantin a ensuite été enflammé dans un brasier autour duquel des personnes en gilets jaunes ont dansé en chantant 'Joyeux anniversaire', toujours selon La Charente Libre. En effet, le président Macron est né un 21 décembre... 
Résultat de recherche d'images pour "angouleme decapitation Macron"

"Oui, notre objectif est de choquer.
Jusque-là, nous avons été entendus mais pas écoutés. Maintenant, on doit taper fort", a justifié un des co-organisateurs.

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La préfecture de Charente a annoncé samedi avoir signalé cette «mise en scène macabre» au parquet d'Angoulême. Ces faits "portent gravement atteinte tant à la personne qu'à la fonction du président de la République", précise la préfecture, qui "tient à les dénoncer". IIs sont «susceptibles d'être qualifiés pénalement», ajoute-t-elle. 

Résultat de recherche d'images pour "angouleme Macron decapite brulé"

Le Parquet a annoncé au journal Sud Ouest avoir ouvert
une enquête pour "provocation au crime et outrage".

• Une banderole antisioniste sur un rond-point du Rhône

Résultat de recherche d'images pour "banderole déployée sur un rond-point du Rhône"
Combien de Gilets jaunes ?
La photographie remonte au 19 décembre, à Lyon, mais ce n'est que vendredi qu'a été exploitée cette banderole isolée, déployée sur un rond-point du Rhône occupé par des gilets jaunes. 

Le cliché a bien été pris dans une commune du Rhône, comme l'ont vérifié l'AFP et 20 Minutes. La banderole serait restée très peu de temps sur ce site, occupé depuis un mois et démantelé mardi, explique Le Progrès . "Oui, elle était là," a reconnu un des militants auprès du journal régional. "On ne sait pas qui l'a posée. On a été très surpris quand on l'a vue et je l'ai tout de suite retirée et détruite", a-t-il expliqué. 
La gendarmerie a pourtant confirmé à l'AFP n'avoir "jamais constaté la présence de ce panneau".

  • Les partis-pris de la presse militante ont à nouveau été dénoncés

  • BFMTV est particulièrement détestée
    Les activistes anti-capitalistes s'en sont pris à Altice et à ses filiales : tandis que Bruno Le Maire fait la guerre aux GAFA (Google, Amazon, Facebook ou Apple, etc) qui ne paient pas suffisamment d'impôts en France, l'empire de Drahi est partiellement délocalisé dans des pays connus pour être des paradis fiscaux comme le Luxembourg, la Suisse ou le Panama. 
    Or, depuis novembre 2017, le PDG de BFM, Alain Weill, est aussi PDG de la filiale SFR du groupe Altice détenu par Drahi, lequel cumule ainsi les rancoeurs populaires, anti-libérales et démocratiques en faveur d'une presse indépendante et libre.

    "Macron = Drahi = Attali = Banques = Medias = Sion", peut-on lire sur cette banderole. "Autant de stéréotypes antisémites tiennent sur une pancarte. Et on laisse passer?", a interrogé sur Twitter l'auteure de la photo, Simone Rodan-Benzaquen, directrice de la branche française de l'organisation juive américaine American Jewish Committee, organisation de défense des Juifs des ... Etats-Unis. Son message a été partagé plus d'un millier de fois.
    Sion est un terme renvoyant à Israël et au 'sionisme". Le 'S' de ce mot sur la banderole reprend par ailleurs la graphie de l'emblème SS. 
    Comment Simone Rodan-Benzaquen peut-elle faire ainsi l'amalgame entre anti-sionisme et antisémitisme ?
    L'anti-sionisme désigne l'opposition à l'établissement d'un centre territorial ou étatique peuplé par les Juifs en Terre d'Israël. Elle est exprimée par les Palestiniens, des Israélites en Israël, des Israélites et des pro-palestiniens en France ou ailleurs.
    Le style des 'A', réduits à des triangles, renvoie quant à lui à l'anti-franc-maçonnisme, comme le rappelle Conspiracy Watch, observatoire des théories du complot. C'est en fait un site internet français fondé en 2007 par Rudy Reichstadt, un proche de la Fondation Jean-Jaurès, donc du PS, ciblant par conséquent et préférentiellement le conspirationnisme de la droite radicale.

    Matérialité du nombre 3, le Triangle  est un symbole maçonnique majeur: il est l’emblème capital de la Franc Maçonnerie. Quant à l'oeil de la Providence ou l' 'œil omniscient', ici en pointe supérieure, il est entouré des rayons des Lumières et habituellement au centre  d'un triangle.
    En qualité de fondatrice de SOS Darfour, Simone Rodan-Benzaquen prit une part essentielle dans l’organisation de la campagne européenne pour cette cause, organisant notamment le déplacement de ...Bernard-Henri Lévy en 2007 dans les camps de réfugiés du Darfour au ...Tchad, où se trouve précisément le président Macron actuellement.

    • Des journalistes de nouveau agressés en plusieurs endroits

    Samedi, plusieurs journalistes ont été agressés, comme lors d'autres mobilisations précédentes. Les manifestants de ce sixième samedi de mobilisation ont visé principalement des journalistes des chaînes privées BFMTV et C-News aux mains de grands groupes capitalistes. Ils ont annoncé leurs intentions de porter plainte.

    Une équipe de BFMTV et une journaliste du Progrès ont été prises à partie samedi matin à Saint-Chamond (Loire) par des manifestants arborant des gilets jaunes, tandis qu'ils couvraient une action de blocage de l'autoroute A47. Une caméra de la chaîne d'information a été endommagée et un des agents de sécurité a été légèrement blessé à la main. 

    La direction de BFMTV, dont "le nom a été conspué par les agresseurs", se refuse à admettre que sa présentation partisane des événements constitue l'agression originelle. La direction du Progrès envisage également une plainte. La journaliste du journal a été bousculée par des manifestants qui se sont emparés de son smartphone avec lequel elle prenait des photos, avant que d'autres manifestant ne le lui rendent.
    Le Progrès (de Lyon) appartient au puissant groupe EBRA (qui couvre la presque totalité de la façade est de la France : Le Dauphiné libéré, Dernières Nouvelles d'Alsace (DNL) et L'Est républicain), propriété du Crédit mutuel.

    Deux journalistes de France 2 Montpellier ont également déclaré avoir été "violemment" agressées (hyperbole grossière puisqu'une agression n'est pas douce, par définition), alors qu'elles couvraient un rassemblement au Boulou, près de la frontière franco-espagnole. Elles admettent toutefois que les faits se seraient déroulés "lors d'un mouvement de panique". "Avec ma collègue, on a été prises à partie, pourchassées, frappées par une foule de manifestants qui nous a complètement encerclées", a expliqué l'une d'elle, sans précision du nombre de personnes composant cette "foule"."Vendues", "vous ne faites que trafiquer la réalité", criaient des manifestants en gilets jaunes, hommes et femmes confondus, a-t-elle précisé. Les deux journalistes disent avoir été "sauvées" par un "gilet jaune" (à lui tout seul, face à la "foule") qui s'est interposé et leur a permis de s'enfuir "sous une pluie d'insultes". Les téléspectateurs peuvent imaginer les "insultes" prononcées : elles de celles qu'ils ne peuvent contenir, jour après jour, face aux écrans...


  • Interpellation d'Eric Drouet, figure du mouvement : 
  • intention de décapitation du mouvement ?

    Interpellé samedi, Eric Drouet sera jugé ultérieurement
    drouet
    Il doit être présenté dimanche matin à un magistrat du Parquet de Paris qui "va lui notifier une date de convocation devant le tribunal correctionnel et demander son placement sous contrôle judiciaire d'ici cette audience", explique une source judiciaire. 

    Il sera jugé pour "port d'arme prohibé de catégorie D", après avoir été retrouvé porteur d'une sorte de matraque et pour "participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations". Le procureur de Paris va demander aux juges des libertés et de la détention que son contrôle judiciaire comprenne l'interdiction de détenir une arme et de se présenter à Paris. Macron coupe les têtes du mouvement.

    Soupçonné - sans preuves - d'avoir été l'initiateur de la manifestation de  samedi, ce chauffeur routier de 33 ans a d'abord été placé en garde à vue samedi, sur des soupçons d'organisation illicite d'une manifestation sur la voie publique, de participation à un groupement forcé en vue de violences et de dégradations et de "port d'arme prohibé".

    Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Intérieur, annonçait samedi soir qu'Eric Drouet était en possession d'un bâton lors de son arrestation. Un propos aussitôt démenti par l'avocat du gilet jaune qui assure qu'il s'agit uniquement "d'un bout de bois". Eric Drouet aurait ainsi expliqué aux enquêteurs qu'il tenait ce bout de bois de son père, lui aussi chauffeur routier, et qu'il s'en servait lorsqu'il se sentait en danger. 

    Eric Drouet est l'une des principales voix qui comptent dans la révolte. 
    Créée mi-octobre, sa page Facebook appelant au "blocage national contre la hausse des carburants est suivie par des dizaines de milliers de personnes. C'est lui qui avait appelé les gilets jaunes à manifester à Versailles samedi, un leurre pour balader les forces de l'ordre, car les initiés se sont rassemblés à Montmartre. 
    "M. Drouet a appelé à cette manifestation, il a donné un certain nombre de lieux de rendez-vous sur les réseaux sociaux, et il était présent à ces rendez-vous. Donc c’est un organisateur. Et c’est un délit d’organiser une manifestation non déclarée, il faut le rappeler. [...]", a réagi Laurent Nuñez, au micro de ...BFMTV. "Il a été interpellé de ce chef. Et par ailleurs il se trouve qu’il a été trouvé porteur d’une matraque, et qu’un autre grief a été retenu qui est celui de participation à un groupement violent", a-t-il précisé.

    Le gilet jaune est déjà visé par une enquête préliminaire pour "provocation à la commission d'un crime ou d'un délit" après qu'il a appelé les gilets jaunes à entrer dans l'Elysée, dans un entretien avec ...BFMTV.
    Visiblement, Macron n'a toujours pas trouvé la méthode de l'apaisement
    En même temps, depuis le Tchad, où il réveillonnait avec 1.250 militaires français de l'opération Barkhane, le président Macron a assuré que le pays a besoin de "calme et de concorde".
    "C'est maintenant l'ordre, le calme et la concorde qui doivent régner. Notre pays a besoin de cela, il a besoin de concorde, d'unité, d'un engagement sincère pour des causes collectives fortes. Et il faut apaiser les divisions", a-t-il expliqué.

    Macron a de surcroît violé le principe républicain de séparation des pouvoirs judiciaire et exécutif.

    "Le ministre de l'Intérieur a suivi les choses tout au long de la journée et j'étais en contact avec lui. Il est évident que les réponses, y compris judiciaires, les plus sévères seront apportées", a promis le chef de l'exécutif.

    mardi 17 juillet 2018

    Chez Collomb à Lyon, la justice affiche sa fermeté après les scènes de pillage lors de France-Croatie

    Le ministre de l'Intérieur sera-t-il candidat à la municipale?

    Scènes de guérilla urbaine, dimanche 15 juillet 2018 à Lyon 

    Une vingtaine de prévenus, arrêtés dimanche lors de la finale France-Croatie, pour des pillages de magasins, des vols avec effraction ou des actes de rébellion sur des policiers ont comparu mardi devant le tribunal correctionnel de Lyon. Les premières condamnations sont tombées 

    Le tribunal correctionnel de Lyon a affiché sa fermeté mardi, alors que comparaissaient les individus arrêtés pour la plupart en flagrant délit dimanche, que la victoire de la France sur la Croatie a déchaînés. Poursuivis les uns pour vols par effraction en réunion, d'autres pour vols ou recels, d'autres encore pour rébellion sur personne dépositaire de l'autorité publique, ils étaient accusés d'avoir pillé des magasins ou d'avoir commis des actes de violences au coup de sifflet de la victoire des Bleus




    Cette vidéo ne montre pas que les violences ont eu lieu "en marge" de la retransmission du match.

    De nombreux blessés, atteints par des jets de projectiles divers sont a déplorer.
    Un mineur de 17 ans a été grièvement blessé au visage. Il pourrait perdre l'usage de son oeil. Une plainte contre X a été déposée lundi matin.
    D'autres victimes font état de blessures sévères sur jets de canettes de bière projetées en l'air ou de gros pétards balancés sur la fan-zone. L'une d'entre elles a perdu trois doigts, un autre explique qu'il a dû se faire recoudre la poitrine sur plusieurs centimètres après avoir reçu une bouteille ... Cet habitant de Villeurbanne ne comprend pas comment des bouteilles en verre ont pu échapper à la vigilance sur cet espace dit "sécurisé" 




    Les forces de l'ordre ont dû intervenir à de nombreuses reprises dimanche, aussitôt la retransmission terminée, place Bellecour. Des "anarchistes" se sont mêlés à la foule en liesse. Juchés sur un camion "plateforme" de la ville de Lyon, utilisé pour empêcher les intrusions sur la zone sécurisée, ils ont commencé à le vandaliser et ont brisé vitre et pare-brise.
    On n'appelle pas "casseurs" ceux qui vont à l'affrontement avec les forces de l'ordre. Ceux-là ont ensuite affronté les forces de l'ordre massées rue de la Barre. Les canettes de bière ont alors fusé de toutes parts atteignant à la tête une passante qui se trouvait là. La police a alors riposté à coups de lacrymogènes pour disperser ce groupe d'une centaine d'individus, dont certains cagoulés.
    Les affrontements se sont aussi cristallisées un moment place Bellecour où le mineur de 17 ans a été grièvement blessé au visage dans un mouvement de foule sous la statue de Louis XIV. Selon les premiers témoignages, il aurait été atteint par un tir de flash-ball de la police. Son avocat, Me Michel Tallent a porté plainte contre X dès lundi matin. Il demande la saisie de la vidéo-protection pour préciser ses accusations.

    Questionné à ce sujet, le préfet de région Stéphane Bouillon est réservé : "On verra si c'est un tir des forces de l'ordre, un tir direct par rebond ou si c'est le fait des casseurs". Pour lui, toute la difficulté consistait à isoler "les trublions" des supporteurs, leur jeu consistant précisément à se fondre dans la foule en liesse, pour échapper aux poursuites. "Notre priorité, explique-t-il, était d' interdire aux casseurs l'accès à la place des Terreaux et à la place des Jacobins " pour limiter les troubles à l'ordre public.

    De fait, tout au long de la soirée, les anarcho-révolutionnaires cagoulés se sont livrés à une guerre de position avec la police entre la rue de la République et la place de la Bourse. Ici des poubelles, du mobilier urbain, un deux roues ont été brûlés . Plusieurs voitures ont été incendiées Cours Gambetta , 26 au total dont certaines par propagation.

    Plusieurs vitrines ont été vandalisées, des magasins pillés. La plupart des arrestations concernent des individus d'une vingtaine d'années ayant déjà eu affaire avec la justice pour vols, violences sur personnes dépositaires de l'ordre public et dégradation de véhicules. Ils ont été placés en garde à vue. 
    370 policiers , gendarmes mobiles, CRS et policiers de la BAC avaient été mobilisés pour la soirée. Onze d'entre eux ont été légèrement blessés dans les différentes interventions. 

    Le compte-rendu de Jean Perrier et Mathieu Boudet (JT 12/13)

    Les précisions d'Isabelle Gonzalez et Laure Crozat (JT 19H) :  

    Les premières condamnations sont tombées en milieu d'après-midi

    La police a attendu le milieu de la nuit pour procéder à une trentaine d'interpellations, dont 18 pour vols par effraction.
    Prison ferme pour les récidivistes. Prison avec sursis ou travaux d'intérêt général pour les autres. 

    "J'ai pas réfléchi ": Lenny H. est l'un des premiers à passer devant l'une des deux chambres correctionnelles réquisitionnées pour la circonstance. Ce Villeurbannais, tout juste majeur, semble un peu éberlué, surpris de se trouver là devant des magistrats ! Il reconnaît le vol d'un portefeuille de marque dans une vitrine du Printemps, qui avait déjà été préalablement défoncée."J'ai pas réfléchi", explique Lenny, qui n'a encore jamais été condamné. Un électeur ?

    Le procureur bisounours décrit une soirée de fête, où des opportunistes profitent de l'allégresse générale pour dévaliser les magasins. Il réclame 6 mois d'emprisonnement dont 4 mois avec sursis. "Ce réquisitoire me paraît excessif" décrète son avocate, qui explique qu' "il ne faudrait pas qu"il porte sur ses épaules tout ce contexte". Le tribunal le condamne à 4 mois de prison avec sursis ou 160 heures de travaux d'interêt général. 

    "C'est pas moi !"Au tour de Sofiane S. de comparaître. Pour lui, ça va être plus compliqué. Il a été interpellé à 23h30 après avoir lancé une bouteille sur les forces de l'ordre. Avec son polo très voyant, il a été formellement reconnu par un policier, qui l'a même suivi pour faciliter son arrestation. "Il a dû se tromper, c'est pas moi" riposte l'abruti. Mais son passé judiciaire ne plaide pas en sa faveur. Déjà neuf condamnations, dont une en janvier 2016 pour des faits identiques.
    Le procureur est inflexible (si ! Il n'est pas juge...) : "On assiste à des violences commises par une minorité qui prend en otage la foule pour mener une véritable guérilla urbaine". Il requiert 8 mois d'emprisonnement et un retour direct à la case prison. D'autant plus qu'il n'a pas respecté son suivi judiciaire (et il n'y a pas été contraint...). Dans sa plaidoirie, la défense estime que le témoignage du seul policier est sujet à caution et qu'il n'est corroboré par aucun autre. Un grand frère de Sofiane ferait mieux l'affaire ? Le tribunal condamne en définitive Sofiane S. à 4 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. "Là, tout de suite?" demande -t-il. Il ne comprendra jamais. 

    "Un cadeau de la rue". Les affaires s'enchaînent. Trois jeunes hommes, 26 ans et 23 ans, font leur entrée dans la cage vitrée. Entourés par de nombreux policiers, deux d'entre eux semblent familiers des tribunaux. Jounaïd S.et Foued L. ont déjà fait de la prison. "J'en suis pas fier," dit en préambule Foued, qui connaît la musique. A 26 ans, "ce jeune" a déjà 19 condamnations à son actif, parce que la société lui veut du mal. Mais il ne veut surtout pas retourner en prison. C'est sa hantise... 

    Avec un troisième larron, Saïd G, ils voulaient simplement, expliquent - ils," fêter la victoire" et rentrer chez eux à Givors par le premier train. Ils ont beaucoup bu et prétendent avoir trouvé dans la rue des maillots "Lacoste", abandonnés là. "Un cadeau de la rue", selon une formule poétique qui agace. Ils essaient quand même les vêtements quand une patrouille de police les surprend, la main dans le sac. "Je ne savais pas qu'on ne pouvait pas ramasser simplement un pull sur le sol," explique le candide Saïd. 

    Le procureur le reprend : "Il ne s'agissait pas d'un cadeau de la rue mais bien de vêtements volés avec des antivols et des étiquettes arrachées (...) Vous ne pouvez nier leur origine". Rien ne permet pourtant d'établir que les trois compères sont à l'origine du pillage du magasin. Les faits sont donc requalifiés en "vol simple". Trop belle la vie en démocratie.

    Le procureur requiert 4 mois de prison ferme pour les deux récidivistes, de la prison avec sursis pour le troisième, qui n'a pas de casier judiciaire. La défense essaiera bien d'établir que "l'infraction de vol n'est pas constituée" mais le tribunal en a entendu d'autres... Jounaïd S. et Foued L. ont droit à deux mois de prison ferme, Saïd L. de quatre mois de prison avec sursis ou 160 heures de travaux d' intérêt général. Aider les seniors à traverser la rue ?

    Derrière la vitre, Foued L. interpelle le président du tribunal : "J'ai pas compris ma peine". Une vieille habitude qui marche bien avec les profs...  Il répète à qui veut l'entendre qu'il ne veut pas repartir à la prison de Villefranche, dont il est ressorti il y a un an. Vingtième condamnation. Il dormira pourtant ce soir en prison. 
    La justice affiche ostensiblement sa fermeté et sanctionne sans tarder les auteurs des violences commises à Lyon dimanche soir. A Caen ou Rouen, il faudra voir !