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vendredi 12 juillet 2019

Indignation après les exactions d'Algériens lors de la victoire de leur équipe de foot

S'ils sont Franco-Algériens, sont-ils respectueux de la France ?

N'auraient-ils pas avantage à s'intégrer dans une société civilisée ?

Résultat de recherche d'images pour "supporters de l'Algérie autour de l'Arc de Triomphe à Paris, le 11 juillet 2019"
Pour être considéré, il faut être respectueux
Les mécréants attendent d'eux des signes de leur capacité à s'intégrer.
Un véhicule qui fauche une famille à Montpellier, des magasins pillés près des Champs-Elysées et au total 74 interpellations : les rassemblements jeudi soir pour fêter la victoire de l'équipe de foot d'Algérie ont été ternis par des "débordements", qualifiés d'"inacceptables" par le gouvernement et la droite. La gauche accepte !

Tout avait commencé par une immense liesse dans de nombreuses villes de France: après la victoire de l'Algérie sur la Côte d'Ivoire en quart de finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN)des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour fêter la qualification des Fennecs pour les demi-finales. 

Mais en fin de soirée, des violences ont éclaté notamment dans le secteur des Champs-Elysées à Paris.
Résultat de recherche d'images pour "supporters de l'Algérie autour de l'Arc de Triomphe à Paris, le 11 juillet 2019"

A Montpellier, un supporter qui a perdu le contrôle de son véhicule a fauché une famille, tuant la mère et blessant grièvement son bébé, a-t-on appris auprès d'une source proche du dossier. Le conducteur, âgé de 21 ans, a été placé en garde à vue, après avoir fait des allées et venues avec dérapages (in)contrôlés.
La mère de famille, âgée de 42 ans, circulait à pied avec son bébé d'un an et sa fille de 17 ans. Le bébé, polytraumatisé, a été transporté en urgence absolue à l'hôpital.
La garde à vue du conducteur se poursuit, a indiqué Christophe Barret, le procureur de la République, qui ne parle pas encore de "déséquilibré", mais qui précise que l'individu est entendu pour "homicide involontaire et blessures involontaires", ainsi que "manquement délibéré à des obligations de prudence" !

A Paris40 personnes ont été placées en garde à vue, dont 10 mineurs, pour des feux et des jets de projectiles, selon le parquet.
Dans un communiqué, le Syndicat de police Alliance a dénoncé le "laxisme" de l'Etat qui a permis un "carnage" à Paris.

Une dizaine de commerces ont été dégradés, dont certains pillés, dans le secteur des Champs-Elysées où 3.000 personnes s'étaient rassemblées. Des vols ont été commis dans cinq magasins, selon un premier bilan de la Préfecture de police (PP).

Les forces de l'ordre ont également dû faire usage de gaz lacrymogène, notamment autour de la place de l'Etoile, pour repousser des groupes qui leur lançaient des projectiles. Cinq personnes, dont deux membres des forces de l'ordre, ont été blessées dans ces heurts, a indiqué la Préfecture de police.

Au total, 74 personnes ont été interpellées en France et 73 placées en garde à vue, selon le ministère de l'Intérieur, à la suite de "dégradations et incidents inacceptables", selon Christophe Castaner.
"Le foot, ça n'est pas ça. (...) Ceux qui se sont livrés à cela méprisent à la fois les valeurs du sport, les valeurs du football, mais aussi le pays dont ils ont célébré la victoire dans ce match", a commenté le ministre, minimisant les exactions par de la "langue de bois". En déplacement à Nîmes, il a promis "des sanctions et des moyens renforcés pour que ces comportements soient systématiquement neutralisés et que nous puissions poursuivre les auteurs".Le fêtard n'a pas envisagé d'anticiper ces débordements, un comportement pourtant habituel des Algériens en ces circonstances.
'Tolérance zéro' ? Encore !

Résultat de recherche d'images pour "supporters de l'Algérie autour de l'Arc de Triomphe à Paris, le 11 juillet 2019"Vendredi matin sur l'avenue de la Grande-armée, à quelques pas de la place de l'Etoile, Parisiens et touristes s'arrêtaient devant les vitrines brisées pour observer les dégâts.
"Ils ont renouvelé l'épisode du 1er décembre qu'on a déjà connu avec les Gilets jaunes. C'est la deuxième fois en sept mois", déplore le responsable d'une boutique de la marque de motos Ducati, pillée pendant la nuit. Une référence tendancieuse puisque ce comportement primitif est une constante chez ces supporteurs-là.
Venu sur place vendredi matin, le préfet de police, Didier Lallement a lui aussi fait un parallèle avec une manifestation des "gilets jaunes" qui avait dégénéré en décembre estimant qu'il fallait que "ce genre de comportements irresponsables s'achèvent".

Geoffroy Boulard (LR), le maire du XVIIe arrondissement, "en colère" après ces scènes de "pillages inadmissibles", a estimé qu'il y a  eu "à l'évidence un problème de sécurité".
Inquiet pour le prochain match de l'Algérie prévu dimanche (21h00), il affirme avoir eu des garanties pour que la surveillance [?] soit "renforcée". 

A Marseille, près de 9.000 personnes se sont rassemblées, sans aucune interpellation. Il a fallu toutefois déloger 600 individus regroupés sur le Vieux-Port.

A Roubaix
, autre commune fortement maghrébine, environ 1.000 supporteurs ont célébré la victoire  dans le nord de la France, où il y a eu 14 interpellations.

S'indignant de "débordements (...) aussi inacceptables qu'insupportables", Annie Genevard, la vice-présidente des Républicains (LR) à l'Assemblée a réclamé "une tolérance zéro" contre les auteurs de ces violences.

Pour le Rassemblement national qui a demandé au gouvernement d'interdire aux supporters d'accéder aux Champs-Elysées, "il s'agit de véritables démonstrations de force dont l'objectif est de signifier ostensiblement une présence massive et un rejet de la France".

Quant à
la réactivité de Génération.s de Benoît Hamon, du PS d'Olivier Faure, de LFI de Mélenchon ou de Ian Brossat pour le PCF à Paris, elle est nulle à cette heure...
Le sujet de la bi-nationalité est sur la table, mais aussi celui de l'interdiction des drapeaux nationaux étrangers sur la voie publique.

lundi 18 mars 2019

Emeutes sociales du 16 mars : Brune Poirson justifie l'absence de Macron à Paris

"Ce n'est pas lui qui allait courir derrière chaque casseur", raille Brune Poirson

La secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire comprend que Macron soit absent de Paris pendant la Marche du siècle pour le climat...


Poirson a aussi trouvé le moyen de défendre Macron qui préfère skier dans les Pyrénées plutôt que de suivre l'actualité chaude de deux manifestations dans la capitale. Sur LCI (groupe Bouygues) lundi, toujours prête à tresser des louanges à son maître, la dévote a en définitive défendu le retour précipité du président Macron samedi de son séjour au ski, alors que, comme prévu, des éléments de l'ultra-gauche infiltrée avait fait dégénérer la manifestation des Gilets jaunes sur les Champs-Elysées. 
Après ces violences, Brune Poirson n'a pas hésité à prendre la défense du président de la République, critiqué pour avoir programmé un week-end au ski, au mépris des risques annoncés de violences pour l'anniversaire des quatre premiers mois de lutte. 

A froid, deux jours après les émeutes sur les Champs-Élysées samedi, Brune Poirson s'est invitée lundi sur le plateau d'Audrey Crespo-Mara au JT de TF1 pour applaudir au retour précipité du président Macron de son séjour au ski.

"Le président de la République ne va pas courir après chaque casseur sur les Champs-Élysées", s'est intelligemment exclamée la secrétaire d'Etat. "Il a suivi dans le détail les événements de la journée, assura-t-elle et "il est rentré immédiatement à Paris." Alors que des éléments du Black bloc, anarcho-révolutionnaires de l'ultra-gauche attaquaient les policiers, les enseignes de luxe et des banques, mais aussi des kiosques à journaux, le président a été rappelé de la station de ski de La Mongie, Hautes-Pyrénées, à Paris. 

Des "assassins", selon Castaner; 
"de la barbarie, de la sauvagerie", selon Poirson 

Une centaine de magasins et de banques a été saccagée et pillée sur les Champs-Elysées, aussi bien par l'ultra-gauche que par de jeunes délinquants opportunistes qui ne reproduisent pas en France l'exemple de l'Algérie dressée contre Bouteflika. 

Si Matignon a reconnu des "dysfonctionnements" dans le dispositif de sécurité prévu, notamment pour avoir détourné des Champs-Elysées des effectifs policiers affectés à la Marche du siècle, Brune Poirson estime qu'il s'agit d'actes de "barbarie, de la sauvagerie". "Ce sont des gens qui sont là pour détruire la République", a-t-elle asséné. Et cette protégée du socialiste Hubert Védrine d’enchaîner : "Nous allons continuer de revoir notre doctrine, il faut continuer de s'adapter à ce niveau de sauvagerie."

Vers une interdiction des rassemblements sur les Champs-Elysées ? 
C'est le projet anti-social d'Emmanuel Macron propagé par la presse. Après l' "échec" policier reconnu par Nuñez, le binôme de Castaner, le président de la République a indiqué à ses collaborateurs qu'il souhaite interdire les manifestations sur les Champs-Elysées
 
Le premier sinistre Edouard Philippe doit faire dans ce sens des propositions au président de la République lundi à 11h30 pour renforcer le maintien de l'ordre sur les Champs-Élysées, selon nos informations. Dans un premier temps et à titre de sondage de l'opinion. Le gouvernement semble avoir intégré qu'il lui incombe de protéger les Français et en particulier ceux qui travaillent. Donc "désormais, je veux qu'on interdise ces rassemblements sur les Champs-Élysées. C'est terminé !", a tonné Jupiter, toujours en retard d'une bataille.  

C'est le préfet de police de Paris Michel Delpuech qui est sur un siège éjectable.
Il est le fusible que Macron doit faire sauter pour protéger Castaner, le ministre inapproprié pour incompétence et propos incendiaires.

dimanche 17 mars 2019

Castaner et Le Maire convoqués mardi au Sénat après les violences contre les Gilets jaunes à Paris 

Castaner et Le Maire devront rendre des comptes au Sénat: pourquoi l'Assemblée nationale reste-elle insensible ?

Les commissions des Lois et des Affaires économiques du Sénat veulent savoir


Le ministre de l'Intérieur et le ministre de l'Economie  seront auditionnés mardi par les commissions des Lois et des Affaires économiques du Sénat, pour s'expliquer sur les violences "d'une réelle gravité" qui ont marqué le 18e acte des gilets jaunes, samedi à Paris a fait savoir le Sénat au lendemain de l'Acte XVIII de la mobilisation des Gilets jaunes.

Les deux ministres seront entendus par les deux commissions réunies conjointement "sur les moyens mis en place pour faire face à ces troubles et sur les conséquences de ces nouvelles dégradations sur la situation du commerce et l'attractivité économique de notre pays", a précisé le Sénat dimanche dans un communiqué.

Le Sénat assume sa "mission de contrôle" 

"Des actes d'une grande violence et d'importantes dégradations se sont produits à Paris"samedi, souligne le Sénat. "Alors que les séquelles des actes de vandalisme et de destruction commis en particulier les 1er et 8 décembre 2018 étaient à peine effacés, le quartier des Champs-Elysées a été de nouveau le théâtre d'affrontements et de scènes de pillage de commerces que chacun croyait ne plus devoir connaître". 

32.300 manifestants étaient mobilisés dans toute la France ce samedi, selon l'Intérieur, soit un peu plus que la semaine dernière et au moins 10.000 mécontents rien qu'à Paris, soit quatre fois plus que pour l'Acte XVII, ne rappelle pas l'AFP. 200 personnes ont été placées en garde à vue à Paris. 

La commission des Lois et la commission des Affaires économiques, présidées respectivement par Philippe Bas (LR), ancien secrétaire général de l’Elysée (2002-2005), et Sophie Primas (LR), ingénieure agronome et diplômée de l'ESSEC, procéderont chacune "à des auditions complémentaires", dont la liste sera publiée "dans les prochains jours". Le Sénat affirme haut et fort sa mission de "contrôle" du gouvernement, face à une Assemblée nationale muselée : elle est massivement dominée par la majorité présidentielle. 

Les sénateurs ont adopté cette semaine une proposition de loi dite anti-casseurs, inspirée d'une proposition du chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau et adaptée par le gouvernement et des amendements au contexte des manifestations de Gilets jaunes. Bruno Retailleau a reproché sur Twitter à Emmanuel Macron d'avoir "fait la fine bouche" en saisissant lui-même le Conseil constitutionnel sur ce texte. Le chef de l'Etat "ne sait pas où il va et les casseurs en profitent", a-t-il souligné.

Bercy a annoncé dimanche l'organisation d'une réunion dès lundi après-midi pour faire le point sur l'impact économique du mouvement des Gilets jaunes, et en particulier sur les violences qui ont touché samedi les Champs-Elysées.

mercredi 31 octobre 2018

Essonne : le magasin Intersport, pillé par une vingtaine de "personnes"

Intersport, en territoire perdu de la République

Une bande de voleurs encagoulés a fait une irruption groupée dans le magasin Intersport
d’Etampes


Masqués, cagoulés ou encapuchonnés, des voleurs en bande organisée ont fait une razzia et vidé les étalages, ce mercredi, vers 19 heures.

Des agents de sécurité ont tenté d’intervenir mais, en infériorité numérique, ils n’y sont pas parvenus. Ils ont en revanche reçu des coups et ont tout de même réussi à récupérer une partie du butin.

Les policiers nationaux, qui quadrillaient le secteur, sont rapidement intervenus et ont interpellé quelques suspects. Mais la plupart des voleurs avaient déjà fui avec une grande partie des vêtements à la vente. L’inventaire était en cours ce mercredi soir dans le magasin pillé.

mardi 17 juillet 2018

Chez Collomb à Lyon, la justice affiche sa fermeté après les scènes de pillage lors de France-Croatie

Le ministre de l'Intérieur sera-t-il candidat à la municipale?

Scènes de guérilla urbaine, dimanche 15 juillet 2018 à Lyon 

Une vingtaine de prévenus, arrêtés dimanche lors de la finale France-Croatie, pour des pillages de magasins, des vols avec effraction ou des actes de rébellion sur des policiers ont comparu mardi devant le tribunal correctionnel de Lyon. Les premières condamnations sont tombées 

Le tribunal correctionnel de Lyon a affiché sa fermeté mardi, alors que comparaissaient les individus arrêtés pour la plupart en flagrant délit dimanche, que la victoire de la France sur la Croatie a déchaînés. Poursuivis les uns pour vols par effraction en réunion, d'autres pour vols ou recels, d'autres encore pour rébellion sur personne dépositaire de l'autorité publique, ils étaient accusés d'avoir pillé des magasins ou d'avoir commis des actes de violences au coup de sifflet de la victoire des Bleus




Cette vidéo ne montre pas que les violences ont eu lieu "en marge" de la retransmission du match.

De nombreux blessés, atteints par des jets de projectiles divers sont a déplorer.
Un mineur de 17 ans a été grièvement blessé au visage. Il pourrait perdre l'usage de son oeil. Une plainte contre X a été déposée lundi matin.
D'autres victimes font état de blessures sévères sur jets de canettes de bière projetées en l'air ou de gros pétards balancés sur la fan-zone. L'une d'entre elles a perdu trois doigts, un autre explique qu'il a dû se faire recoudre la poitrine sur plusieurs centimètres après avoir reçu une bouteille ... Cet habitant de Villeurbanne ne comprend pas comment des bouteilles en verre ont pu échapper à la vigilance sur cet espace dit "sécurisé" 




Les forces de l'ordre ont dû intervenir à de nombreuses reprises dimanche, aussitôt la retransmission terminée, place Bellecour. Des "anarchistes" se sont mêlés à la foule en liesse. Juchés sur un camion "plateforme" de la ville de Lyon, utilisé pour empêcher les intrusions sur la zone sécurisée, ils ont commencé à le vandaliser et ont brisé vitre et pare-brise.
On n'appelle pas "casseurs" ceux qui vont à l'affrontement avec les forces de l'ordre. Ceux-là ont ensuite affronté les forces de l'ordre massées rue de la Barre. Les canettes de bière ont alors fusé de toutes parts atteignant à la tête une passante qui se trouvait là. La police a alors riposté à coups de lacrymogènes pour disperser ce groupe d'une centaine d'individus, dont certains cagoulés.
Les affrontements se sont aussi cristallisées un moment place Bellecour où le mineur de 17 ans a été grièvement blessé au visage dans un mouvement de foule sous la statue de Louis XIV. Selon les premiers témoignages, il aurait été atteint par un tir de flash-ball de la police. Son avocat, Me Michel Tallent a porté plainte contre X dès lundi matin. Il demande la saisie de la vidéo-protection pour préciser ses accusations.

Questionné à ce sujet, le préfet de région Stéphane Bouillon est réservé : "On verra si c'est un tir des forces de l'ordre, un tir direct par rebond ou si c'est le fait des casseurs". Pour lui, toute la difficulté consistait à isoler "les trublions" des supporteurs, leur jeu consistant précisément à se fondre dans la foule en liesse, pour échapper aux poursuites. "Notre priorité, explique-t-il, était d' interdire aux casseurs l'accès à la place des Terreaux et à la place des Jacobins " pour limiter les troubles à l'ordre public.

De fait, tout au long de la soirée, les anarcho-révolutionnaires cagoulés se sont livrés à une guerre de position avec la police entre la rue de la République et la place de la Bourse. Ici des poubelles, du mobilier urbain, un deux roues ont été brûlés . Plusieurs voitures ont été incendiées Cours Gambetta , 26 au total dont certaines par propagation.

Plusieurs vitrines ont été vandalisées, des magasins pillés. La plupart des arrestations concernent des individus d'une vingtaine d'années ayant déjà eu affaire avec la justice pour vols, violences sur personnes dépositaires de l'ordre public et dégradation de véhicules. Ils ont été placés en garde à vue. 
370 policiers , gendarmes mobiles, CRS et policiers de la BAC avaient été mobilisés pour la soirée. Onze d'entre eux ont été légèrement blessés dans les différentes interventions. 

Le compte-rendu de Jean Perrier et Mathieu Boudet (JT 12/13)

Les précisions d'Isabelle Gonzalez et Laure Crozat (JT 19H) :  

Les premières condamnations sont tombées en milieu d'après-midi

La police a attendu le milieu de la nuit pour procéder à une trentaine d'interpellations, dont 18 pour vols par effraction.
Prison ferme pour les récidivistes. Prison avec sursis ou travaux d'intérêt général pour les autres. 

"J'ai pas réfléchi ": Lenny H. est l'un des premiers à passer devant l'une des deux chambres correctionnelles réquisitionnées pour la circonstance. Ce Villeurbannais, tout juste majeur, semble un peu éberlué, surpris de se trouver là devant des magistrats ! Il reconnaît le vol d'un portefeuille de marque dans une vitrine du Printemps, qui avait déjà été préalablement défoncée."J'ai pas réfléchi", explique Lenny, qui n'a encore jamais été condamné. Un électeur ?

Le procureur bisounours décrit une soirée de fête, où des opportunistes profitent de l'allégresse générale pour dévaliser les magasins. Il réclame 6 mois d'emprisonnement dont 4 mois avec sursis. "Ce réquisitoire me paraît excessif" décrète son avocate, qui explique qu' "il ne faudrait pas qu"il porte sur ses épaules tout ce contexte". Le tribunal le condamne à 4 mois de prison avec sursis ou 160 heures de travaux d'interêt général. 

"C'est pas moi !"Au tour de Sofiane S. de comparaître. Pour lui, ça va être plus compliqué. Il a été interpellé à 23h30 après avoir lancé une bouteille sur les forces de l'ordre. Avec son polo très voyant, il a été formellement reconnu par un policier, qui l'a même suivi pour faciliter son arrestation. "Il a dû se tromper, c'est pas moi" riposte l'abruti. Mais son passé judiciaire ne plaide pas en sa faveur. Déjà neuf condamnations, dont une en janvier 2016 pour des faits identiques.
Le procureur est inflexible (si ! Il n'est pas juge...) : "On assiste à des violences commises par une minorité qui prend en otage la foule pour mener une véritable guérilla urbaine". Il requiert 8 mois d'emprisonnement et un retour direct à la case prison. D'autant plus qu'il n'a pas respecté son suivi judiciaire (et il n'y a pas été contraint...). Dans sa plaidoirie, la défense estime que le témoignage du seul policier est sujet à caution et qu'il n'est corroboré par aucun autre. Un grand frère de Sofiane ferait mieux l'affaire ? Le tribunal condamne en définitive Sofiane S. à 4 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. "Là, tout de suite?" demande -t-il. Il ne comprendra jamais. 

"Un cadeau de la rue". Les affaires s'enchaînent. Trois jeunes hommes, 26 ans et 23 ans, font leur entrée dans la cage vitrée. Entourés par de nombreux policiers, deux d'entre eux semblent familiers des tribunaux. Jounaïd S.et Foued L. ont déjà fait de la prison. "J'en suis pas fier," dit en préambule Foued, qui connaît la musique. A 26 ans, "ce jeune" a déjà 19 condamnations à son actif, parce que la société lui veut du mal. Mais il ne veut surtout pas retourner en prison. C'est sa hantise... 

Avec un troisième larron, Saïd G, ils voulaient simplement, expliquent - ils," fêter la victoire" et rentrer chez eux à Givors par le premier train. Ils ont beaucoup bu et prétendent avoir trouvé dans la rue des maillots "Lacoste", abandonnés là. "Un cadeau de la rue", selon une formule poétique qui agace. Ils essaient quand même les vêtements quand une patrouille de police les surprend, la main dans le sac. "Je ne savais pas qu'on ne pouvait pas ramasser simplement un pull sur le sol," explique le candide Saïd. 

Le procureur le reprend : "Il ne s'agissait pas d'un cadeau de la rue mais bien de vêtements volés avec des antivols et des étiquettes arrachées (...) Vous ne pouvez nier leur origine". Rien ne permet pourtant d'établir que les trois compères sont à l'origine du pillage du magasin. Les faits sont donc requalifiés en "vol simple". Trop belle la vie en démocratie.

Le procureur requiert 4 mois de prison ferme pour les deux récidivistes, de la prison avec sursis pour le troisième, qui n'a pas de casier judiciaire. La défense essaiera bien d'établir que "l'infraction de vol n'est pas constituée" mais le tribunal en a entendu d'autres... Jounaïd S. et Foued L. ont droit à deux mois de prison ferme, Saïd L. de quatre mois de prison avec sursis ou 160 heures de travaux d' intérêt général. Aider les seniors à traverser la rue ?

Derrière la vitre, Foued L. interpelle le président du tribunal : "J'ai pas compris ma peine". Une vieille habitude qui marche bien avec les profs...  Il répète à qui veut l'entendre qu'il ne veut pas repartir à la prison de Villefranche, dont il est ressorti il y a un an. Vingtième condamnation. Il dormira pourtant ce soir en prison. 
La justice affiche ostensiblement sa fermeté et sanctionne sans tarder les auteurs des violences commises à Lyon dimanche soir. A Caen ou Rouen, il faudra voir !         

                                                

dimanche 10 septembre 2017

Ile Saint-Martin dévastée par l'ouragan : peur et colère face à l'insécurité

Les habitants de Saint-Martin partagés entre peur et colère 

Aux destructions de l'ouragan Irma s'ajoute la peur des pilleurs : 

à Saint-Martin, la colère des habitants monte

La Baie orientale de Saint-Martin jeudi 7 septembre après le passage d'Irma.


Les pilleurs profitent du chaos pour se servir en toute impunité.
Depuis le passage de l'ouragan Irma, des magasins détruits sont pillés et des pillards s'en prennent aussi à des maisons dévastées sur l'île de Saint-Martin (Antilles françaises). Les forces de l'ordre sont dépassées par la situation : des renforts de sécurité ont été envoyés sur place mais n'arrivent pas sur l'île d'accès extrêmement difficile et les sinistrés se sentent abandonnés à leur sort. 

Des groupes agissent en plein jour, à la vue de tous.
Les habitants de l'île redoutent d'être pris pour cible des voyous. 

"Ils arrivent avec des camions entiers; c’est le chaos; on a peur," a encore déclaré, sur RTL, Murielle, paniquée. Cette habitante de l’île de Saint-Martin a décrit une situation inquiétante, où de nombreux pilleurs profitent des dévastations de l’ouragan Irma pour voler. 
"On ne peut pas nettoyer nos maisons; on est obligés d’être enfermés même en plein jour" a-t-elle précisé. 

Les forces de l’ordre sont complètement débordées par les dégâts de l’ouragan Irma, alors même que l’arrivée des renforts est encore partielle.
Pour Murielle, la situation est critique : "les gendarmes sont, quoi, une quinzaine, ils sont démunis; les pauvres ils sont fatigués."

"Ce qui règne sur l'île, c'est une grosse insécurité. 
Il y a des pilleurs; les gars sont armés, sortent de quartiers plus ou moins respectables et, après avoir pillé les magasins, après avoir pillé les entrepôts, ils vont venir piller les particuliers", déclare une habitante désabusée.
Sur l’île, entre pillage et rumeurs d’évacuation, "on n’arrive pas à sécuriser tous les points", a admis le major Mertz, détaché à Marigot.

VOIR et ENTENDRE Murielle, l'une des 35.107 habitants de l'île française de Saint-Martin, a dénoncé une situation de "chaos", d'insécurité et d'imprévoyance : lien RTL 

Cynique "On vous souhaite beaucoup de courage !" d'un journaliste - et humaniste - interrompant le témoignage d'une sinistrée pour passer un écran de pub... Priorité à l'information ! RTL s'autoriserait-elle un tel manque de compassion si Macron 1er était lancé dans l'une de ses péroraisons ?

Au-delà de l'insécurité et de la peur, 
c'est la colère qui anime les habitants de Saint-Martin 

Les rescapés d'Irma dénoncent le manque d'information et la gestion de la crise par les pouvoirs publics.
Certains se plaignent du manque d’information. 
"On ne sait pas comment se préparer, ni même ce qui nous attend", a raconté Steeve, âgé d’une trentaine d’années, à l'AFP. Seules les radios de la partie néerlandaise et de l’île d’Anguilla sont reçues à Saint-Martin. Neuf abris capables d’abriter "1.600 personnes" ont été ouverts à Saint-Martin, selon la ministre des Outre-mer Annick Girardin, restée dans l’île pour la durée de l’ouragan.

Dans une école de Galisbay (ouest de Saint-Martin) transformée en abri, un réfugié, Ludovic Coupan, n’a pas confiance: "Je ne me sens pas en sécurité, il y a trop de fenêtres", craint ce Parisien de 30 ans en vacances sur l’île, resté seul après l’évacuation de sa femme enceinte et de leur fille.

Dans l’île jonchée de détritus, morceaux de tôles, murets ou poubelles pourraient devenir des projectiles dangereux. L’eau et la nourriture, "acheminées sur place et stockées", doivent "désormais être distribuées à la population dans des conditions d’acheminement difficiles" [mais prévisibles, si des plans de secours et d'assistance existent] avec un "quadrillage" du territoire, a indiqué le premier ministre Edouard Philippe.

"Il nous reste 12 bouteilles d’eau, pour trois, pour se laver et boire", alors qu’il fait "une chaleur torride", a dénoncé au téléphone Olivier Toussaint, habitant de Saint-Barth, calfeutré. Il a mis du ruban adhésif sur ses vitres, au cas où elles exploseraient, ses volets anticycloniques ayant été détruits par Irma.

L'exécutif est-il à la hauteur ?

Un gendarme à Saint-Martin après le passage de l\'ouragan Irma, le 8 septembre 2017
Les pilleurs ont aussi bien dévalisé des pharmacies. 
Or, le pouvoir et la presse assurent que 410 gendarmes et 80 policiers seraient déjà sur place, outre trois escadrons de gendarmerie mobile, soit "240 gendarmes supplémentaires", vont ainsi être déployés dans les deux îles, a-t-il déclaré. Deux seront "opérationnels lundi". 

Le dispositif sera complété rapidement par des moyens militaires avec la mobilisation de trois compagnies supplémentaires, "un détachement du GIGN et un autre du GIPN". Une interdiction de circulation s’apparentant à un couvre-feu est instaurée à Saint-Martin entre 19 heures et 7 heures jusqu’à mercredi.

L’ouragan Irma a fait au moins dix morts et sept disparus dans les îles françaises, selon le dernier bilan. Cela porte à 25 le total des personnes ayant "trouvé la mort" dans les Caraïbes, si l’on ajoute six décès dans les îles Vierges britanniques, quatre dans les îles Vierges américaines, deux dans la partie néerlandaise de Saint-Martin, deux à Porto-Rico, un à Barbuda.

Une insécurité constatée sur place par la ministre des Outre-mer.
 
A la demande d'Annick Girardin, plus de 400 gendarmes "sont déjà en route," selon la presse gouvernementale, relayant la propagande officielle. Le gouvernement entend contenir au plus vite cette violence. Des interpellations ont déjà eu lieu". Elles sont au nombre de 11, selon le ministère de l’Intérieur. 

Mais, tout en assurant qu'il a été a la hauteur du défi, la ministre des Outre-mer, a implicitement avoué l'imprévoyance de l'État en amont :
Résultat de recherche d'images pour "Haiti ouragan Matthew"
"L'État a fait le maximum. Oui, ce qui est arrivé à Saint-Martin n'est jamais arrivé ailleurs. Et oui, on est ici sur une île au bout du monde. Ce n'est pas la métropole, où on prend des voitures et on trouve la solution", s'est agacée Annick Girardin. 

A. Girardin n'a-t-elle donc jamais entendu parler d'une île à seulement 980 kms de Saint-Martin, Haïti où, il n'y a pas un an, l'ouragan Matthew a fait un millier de morts, en octobre 2016 ?... Voir photo ci-dessus à gauche.

S
amedi soir, après une réunion de crise à l’Elysée, "conscient de la peur, de l’épuisement et de l’angoisse" sur place, le premier sinistre Edouard Philippe a fait part  de la "mobilisation totale de l’Etat", critiquant ceux qui "voudraient faire vivre telle ou telle polémique".

La ministre de la Justice Nicole Belloubet, invitée sur RTL vendredi 8 août, a déclaré que des renforts allaient arriver "dès que possible" et qu'ils "contribueront à rétablir l'ordre dans les plus brefs délais". 
Le rétablissement de l'ordre est-il dans les fonctions de la ministre de la Justice ? 

En Floride, les autorités ont anticipé les ravages d'Irma et plus du quart de la population est sous le coup d’un ordre d’évacuation.

Le coût des dommages provoqués par l'ouragan Irma sur les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy est évalué désormais à 1,2 milliard d'eurosselon la Caisse centrale de réassurance (CCR). 
Probablement sous-estimé, ce coût sera répercuté sur les cotisations d'assurances et l'Etat devra effectuer des arbitrages qui pèseront sur les budgets des contribuables.