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mercredi 31 octobre 2018

Essonne : le magasin Intersport, pillé par une vingtaine de "personnes"

Intersport, en territoire perdu de la République

Une bande de voleurs encagoulés a fait une irruption groupée dans le magasin Intersport
d’Etampes


Masqués, cagoulés ou encapuchonnés, des voleurs en bande organisée ont fait une razzia et vidé les étalages, ce mercredi, vers 19 heures.

Des agents de sécurité ont tenté d’intervenir mais, en infériorité numérique, ils n’y sont pas parvenus. Ils ont en revanche reçu des coups et ont tout de même réussi à récupérer une partie du butin.

Les policiers nationaux, qui quadrillaient le secteur, sont rapidement intervenus et ont interpellé quelques suspects. Mais la plupart des voleurs avaient déjà fui avec une grande partie des vêtements à la vente. L’inventaire était en cours ce mercredi soir dans le magasin pillé.

jeudi 11 octobre 2018

Ile-de-France : de jeunes adultes écumaient le RER pour voler des portables

La démocratie dissimule leurs identités et leurs origines pour ne pas être accusée de racisme

Jeudi dernier, un ado a été frappé dans le RER A par une bande organisée qui en voulait à son téléphone portable. La victime a donné l’alerte une fois arrivée à la gare de Saint-Germain-en-Laye, Yvelines.

Ce groupe de "jeunes" est soupçonné d’avoir commis une quinzaine d’agressions en bande depuis le mois de mai sur le réseau du RER de toute la région parisienne.
Douze hommes et une femme, âgés de 16 à 22 ans, ont été interpellés, ce mardi soir, à Paris Châtelet, à Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) par les enquêteurs de la brigade des réseaux ferrés (BRF) de la police parisienne.

Ces individus sont soupçonnés d’avoir commis une quinzaine d’agressions en bande dans les RER, en cinq mois. "Il ne s’agit pas d’un groupe constitué, estime une source proche de l’affaire. Ils se retrouvaient en surface au métro Châtelet avant de partir en groupe pour voler des téléphones dans le RER. Ils ciblaient les ados et les jeunes adultes dans toute l’Ile-de-France, sauf en Seine-Saint-Denis."

Le rythme des agressions s’est intensifié au mois de septembre, avec un climax début octobre.
Le 4 octobre, dans la matinée, un adolescent monte dans le RER A à La Défense (Hauts-de-Seine). Une dizaine de ces voleurs le repèrent en gare de Nanterre. Ils l’abordent et le frappent à coups de poing. La fille lui donne même un coup de couteau dans la jambe avant de lui voler son téléphone portable. Leur forfait commis, les agresseurs ont aussitôt pris la fuite en empruntant un autre train.
Arrivée à la gare de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), leur victime donne l’alerte. Elle souffre d’une plaie de quelques centimètres sur la cuisse mais son état n’inspire pas d’inquiétude.

Munis des images de vidéosurveillance, les enquêteurs de la BRF parviennent à identifier les agresseurs. Mais la population n'a pas le droit de savoir qui sont ses agresseurs : ainsi est la loi !

Leurs portables sont géolocalisés et  permet l'interpellation d'une partie d’entre eux en flagrant délit lors d’une nouvelle agression, à Nogent-sur-Marne.
Les autres sont arrêtés à leur tour, alors qu’ils errent encore à Châtelet, ou bien à leur domicile. Certains sont extraits de la cellule de prison où ils étaient déjà incarcérés pour une autre affaire. Tous ont été placés en garde à vue à Paris.

Les adultes devraient être déférés dans les prochaines heures au palais de justice de Paris et les mineurs devant un juge pour "enfants" de leur département.

Pour ne pas "stigmatiser" une éthnie, une origine ou un mode d'accès en France, la presse d'investigation anarcho-révolutionnaire internationaliste (Mediapart ou Le Canard enchaîné notamment) a choisi de ne s'en prendre qu'aux entreprises capitalistes, tandis que la presse "bourgeoise" institutionnelle respecte la loi au détriment de ses lecteurs.
La loi est-elle faite pour les citoyens honnêtes ?

samedi 7 octobre 2017

Attentat évité aux bonbonnes de gaz : trois mises en examen sur six suspects

Trois suspects arrêtés dans l'attentat manqué du 16e de Paris stigmatisé par Hidalgo 

Ils sont soupçonnés, entre autres, de "tentative d’assassinat en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste".


Le procureur de Paris François Molins (à droite) lors de la conférence de presse, le 6 octobre 2017, consacrée à la découverte de bonbonnes de gaz dans le 16e arrondissement de la capitale.

Trois suspects ont été mis en examen, samedi 7 octobre, suite à la découverte de bonbonnes de gaz équipées d’un dispositif de mise à feu dans la nuit du 29 au 30 septembre, dans le 16e arrondissement de Paris.

Parmi les trois terroristes, deux âgés de 30 ans et le dernier, tunisien et père de trois enfants, né en 1985. Suspects, entre autres, de "tentative d’assassinat en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste", Amine A., son cousin Sami B. et Aymen B. "ont contesté leur implication et refusé de répondre aux questions des enquêteurs", a rapporté le procureur de la République de Paris, François Molins.

Des 'fichés S' qui ont pu comploter pour Daech à leur aise

Tous trois ont été plusieurs fois condamnés dans le passé. L’ADN d’Aymen B., 'fiché S' en raison de son prosélytisme en faveur de l’organisation Etat islamique, a été retrouvé sur place. 
"Amine A., également 'fiché S' […], est pour sa part, également connu pour avoir été placé en garde à vue le 26 mars 2013 dans le dossier bien connu Forsane Alizza", du nom d’un groupuscule islamiste radical dissous en 2012.
Les enquêteurs ont découvert au rez-de-chaussé de l’immeuble visé quatre seaux et un jerrycan "contenant en tout 33 litres d’essence, des sacs à gravats", ainsi qu’un "dispositif de mise à feu", a ajouté le procureur Molins :
"Les premières conclusions du service de déminage indiquent que ce dispositif devait favoriser la mise à feu de l’essence qui avait été répandue sur le sol, puis par voie de conséquence, l’explosion des quatre bonbonnes de gaz. C’est dire que la puissance de la déflagration aurait pu causer des dégâts majeurs."
Trois individus relâchés

Lors de perquisitions à leurs domiciles et dans une Twingo leur appartenant, ont en outre été également retrouvés  d'autres bouteilles de gaz, de nombreux tickets d’achat d’essence, un détecteur de micros, deux masques intégraux à visage humain en silicone, des téléphones portables et des cartes prépayées, entre autres.

Le Parquet a requis leur placement en détention provisoire. Placées en garde à vue lors de l’enquête, trois autres personnes ont par ailleurs été remises en liberté sans poursuites, dont une jeune femme de 24 ans.

Les enquêteurs ne sont parvenus pour l'heure à dégager aucune "explication logique et définitive" sur le choix de la cible, un immeuble de la rue Chanez, dans le 16e arrondissement de la capitale. "Aucune hypothèse n’est privilégiée ni écartée", a précisé le procureur.

D
es ex-sympathisants de Forsane Alizza parmi les gardés à vue

Parmi les six interpellations de la nuit du 29 au 30 septembre,  plusieurs sont d’anciens sympathisants du groupe Forsane Alizza, selon les informations du Monde.
Groupuscule ultra  islamiste adepte de démonstrations de force sur la voie publique, a été dissous en 2012 par Claude Guéant alors ministre de l’Intérieur, quelques jours seulement après les attentats commis par Mohamed Merah à Toulouse, jugés depuis le 2 octobre par la cour d’Assises spécialement composée, à Paris.

En 2015, quatorze membres de Forsane Alizza ont été jugés par ailleurs, à Paris, pour association de malfaiteurs terroriste. Ils ont été condamnés à des peines allant d’un an avec sursis à neuf ans de prison ferme pour leur leader Mohamed Achamlane.

Le nom de Forsane Alizza a aussi resurgi en début de semaine, dans l’arrêté préfectoral de fermeture de la mosquée de Sartrouville (Yvelines), pris le 2 octobre. Le président de l’association cultuelle est notamment accusé "d’incitation à la haine contre les autres religions" et d’entretenir des relations avec d’anciens membres du groupuscule.

mardi 11 juin 2013

Affaire du Carlton : non-lieu requis par le ...Parquet en faveur de DSK

Taubira est-elle une féministe sincère ?

Alors comme ça, pas assez de preuves pour poursuivre le malotru ?

Certes, la position du Parquet de Lille ne préjuge pas de la décision finale, mais elle est une pression sur l'instruction en charge de l'enquête sur un vaste réseau de proxénétisme lillois, dite "affaire du Carlton", mais il fait peu de doute que les juges d'instruction soulageront Dominique Strauss-Kahn, puisque, bizarrement, il ne figure pas au "mur des cons" des juges rouges du Syndicat de la Magistrature (SM)... Le juge s'alignera-t-il sur le ministère ? Nous saurons d'ici un mois si la justice est libre.

Le procureur de la République a demandé un non-lieu, mardi 11 juin, pour l'ancien candidat putatif du PS à la présidence 2012. Mais le meilleur d'entre eux, avant F. Hollande, sa roue de secours, s'était fait "gauler" avec une femme d'étage non consentante d'un hôtel Sofitel new-yorkais. Depuis, le récidiviste dispensé de bracelet pubien était en outre mis en examen depuis mars 2012 pour "proxénétisme aggravé en bande organisée" après avoir participé à de nombreuses parties fines à Paris, dans le Nord et à Washington. Le patron du Fonds monétaire international (FMI). Le Parquet a fait un paquet des partouzeurs: le procureur Frédéric Fèvre a en effet requis un non-lieu aussi pour Jean-Luc Vergin, ancien directeur régional d'Eiffage, dernière personne à avoir été mise en examen dans cette affaire et aujourd'hui licencié du groupe de BTP.

Dans son texte, qui fait la synthèse d'un dossier gros de plus de trente tomes et 6 500 cotes, F. Fèvre et son adjoint, Georges Gutierrez, demandent en revanche le renvoi devant le tribunal correctionnel des douze lampistes teneurs de chandelle mis en examen de cette affaire instruite depuis mars 2011 par les juges Stéphanie Ausbart et Mathieu Vignau. On retrouve David Roquet, ancien directeur d'une filiale d'Eiffage, Fabrice Paszkowski, gérant d'une société médicale, ou Dominique Alderweireld dit "Dodo la Saumure", tous soupçonnés d'avoir joué un rôle dans l'organisation des soirées. 
Les clients sortiraient blanchis
Téléguidée par le gouvernement la députée socialiste Maud Olivier porte actuellement une proposition de loi sur la prostitution. Elle prévoit que des mesures alternatives aux poursuites seront privilégiées : contraventions, peines d'intérêt général (TIG-e)  ou encore stages de sensibilisation auprès d'associations d'aide aux prostituées... A l'inverse, DSK pourrait-il être désensibilisé ?

Finie la "bande organisée": le réseau n'a jamais existé !

Selon l'analyse du Parquet, la plupart des mis en examen devraient être renvoyés notamment pour des faits de proxénétisme en réunion, un délit puni de dix ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende. Le procureur a ainsi estimé qu'il convenait de requalifier les faits : il n'est plus question de "bande organisée", une circonstance aggravante qui aurait justifié le renvoi devant une Cour d'Assises, mais d'une simple réunion de plusieurs personnes.

Concernant D. Strauss-Kahn, qui a toujours fait valoir pour sa défense qu'il pensait avoir affaire à des "libertines" consentantes, et jamais à des professionnelles rémunérées, le Parquet estime que les faits reprochés ne correspondent pas à des faits de proxénétisme tels qu'ils sont définis dans le code pénal. Selon l'article 225-5, ce délit est "le fait, de quelque manière que ce soit, d'aider, d'assister ou de protéger la prostitution d'autrui, d'en tirer profit (...), d'embaucher, d'entraîner ou de détourner une personne en vue de la prostitution". Mais il y a la loi et l'esprit de la loi. "Pour le parquet, confie un proche du dossier, cela revenait à mettre en examen tous les hommes qui téléphonent à un souteneur ou un hôtelier pour réserver une chambre dans laquelle ils se rendent avec une prostituée".

L'analyse du procureur est donc contraire à celle des juges d'instruction, qui avaient retenu une acception plus large de la définition juridique du proxénétisme. Lors de son face-à-face avec Dominique Strauss-Kahn, la juge Stéphanie Ausbart avait d'ailleurs tenu à expliquer en droit sa décision de le mettre en examen.

Une interprétation sur mesures de la loi: plus moderne et laxiste

"Le mot de proxénétisme désigne, dans le sens commun [dont le socialiste nanti ne fait pas partie] qu'on lui prête, le fait de tirer un profit financier de la prostitution d'autrui. Or, en droit pénal, l'infraction de proxénétisme excède largement cette acception commune (...). Il est loisible à tout un chacun d'estimer que la loi est mal faite, en ce qu'elle n'est plus adaptée aux mœurs contemporaines, concédait-elle, néanmoins, elle constitue l'état actuel du droit et la justice est tenue de l'appliquer." (Le Monde du 20 décembre 2012).

Les juges d'instruction ne sont pas liés par les réquisitions du Parquet. 
Ils peuvent désormais décider de renvoyer D. Strauss-Kahn devant la cour d'Assises pour les faits de proxénétisme aggravé en bande organisée, devant un tribunal correctionnel pour les faits de proxénétisme simple ou suivre l'analyse du procureur et rendre une ordonnance de non-lieu.

Il y a quelques mois l'ancien patron du FMI avait fait appel de sa mise en examen devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Douai. 
Le 19 décembre 2012, celle-ci avait validé la décision des juges, estimant dans son arrêt que des indices graves ou concordants rendaient "vraisemblable la participation effective et déterminante" de DSK à des actes de proxénétisme en bande organisée.

Pour les magistrats de Douai, il existait assez d'éléments pour penser que D. Strauss-Kahn a "initié et largement favorisé en toute connaissance de cause la mise en place d'un système fondé sur la complaisance de son entourage immédiat dans le but de satisfaire ses besoins sexuels, favorisant ainsi l'activité prostitutionnelle dont il a tiré un profit immédiat".


vendredi 4 juillet 2008

Réactive, Rachida Dati crée un fichier sur les «bandes organisées»

Des raisons de ficher les bandes organisées
Au cours des huit premiers mois de 2007, 147 rixes impliquant des groupes de jeunes ont été constatées en Ile-de-France, 10 % d'entre elles ayant lieu dans la capitale.
La banlieue n’est pas épargnée.
En décembre dernier, une bande de Créteil s'était rendue dans un quartier de Maisons-Alfort pour un règlement de compte consécutif à une rixe qui l'avait opposée à des jeunes de ce quartier il y a un an à Créteil, selon une source policière. A l'origine du différend, un vol de vélo ! L'expédition punitive, préparée avec des guetteurs dans une voiture et d'autres à pied, a tourné au désavantage des agresseurs. Alertés par des témoins, les policiers avaient interpellé le soir même cinq jeunes sur la vingtaine qui s'étaient affrontés à coups de barre de fer, de bâton, de gomme-cogne, de bombe lacrymogène ou de couteau, selon une source policière. Deux blessés, tous deux de Créteil, avaient été retrouvés dans les hôpitaux. L'un, atteint d'un coup de couteau dans le dos, s'est vu reconnaître une incapacité totale de travail (ITT) de 10 jours, l'autre, frappé à coups de poing et de pied, de 6 jours.Les enquêteurs de la Sûreté départementale ont ensuite identifié d'autres participants à la rixe, venant des deux villes. Au total 10 personnes avaient été placées en garde à vue.
La province subit aussi la violence en bande organisée.
Ainsi, deux bandes se sont affrontées, hier soir peu avant minuit, dans le 8e de Marseille, un quartier calme. Un jeune a été hospitalisé après avoir pris un coup de couteau, un autre a eu le nez cassé. Les policiers de la Bac sont intervenus rapidement pour tenter de ramener le calme mais, à leur tour, ils ont été pris à partie et leur véhicule a été endommagé.
A Paris, donc, après les incidents au Champ-de-Mars de la nuit de la St Sylvestre, puis ceux du week-end dernier, dans la nuit du 20 au 21 juin 2008, le conseiller de Paris Yves Pozzo Di Borgo, président du groupe Centre et indépendants, a demandé vendredi la fermeture du Champ de Mars à partir du début de soirée, après les nuisances causées selon lui par "des centaines de jeunes" dans la nuit de jeudi à vendredi. La célébration de la fin des épreuves du bac a été perturbée quand étrangers à la fête, "des centaines de jeunes de tous horizons ont envahi le Champ de Mars et causé jusqu'à 5h du matin, troubles et dégâts", laissant le lieu "en champ de ruines". "La police et les pompiers ont assisté impuissants à ce phénomène, où pendant une nuit entière ce fut une zone de non droit", poursuit le sénateur de Paris, qui a saisi officiellement le Préfet de Police. Selon M. Pozzo Di Borgo, "ce phénomène est dû en partie au laxisme répété du maire de Paris" Bertrand Delanoë (PS), "qui depuis 2001 a accordé trop d'autorisations à une série de manifestations qui ont détourné le Champ de Mars de son rôle d'accueil des familles, des touristes, des parisiens". "Cette manifestation à caractère festif n'a pas donné lieu à interpellation".

La ministre de la Justice, Rachida Dati, a annoncé dans "le Journal du Dimanche", la création d'un «fichier sur les bandes organisées», suite aux incidents entre la police et des jeunes sur le Champ-de- Mars le week-end dernier à Paris.
C'est donc pour améliorer la prévention que Rachida Dati propose aujourd'hui un «fichier sur les bandes organisées». «L'idée est d'identifier ces bandes», expliquait-elle dans le JDD, mais aussi «d'anticiper leurs mouvements, de savoir comment elles se construisent, comment elles fonctionnent, comment elles agissent. De nombreux pays européens le font.»
«J'ai eu vendredi, à son initiative, une réunion avec le président de la République sur ce sujet», a-t-elle confié. Autant dire un quasi conseil de crise, car selon l'Élysée, étaient présents à ces discussions sa collègue de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, et le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard.
«Le président était en Israël quand les événements parisiens se sont produits et il voulait faire le point», explique-t-on dans son entourage. Il faut dire que le VIIe arrondissement n'avait pas connu de débordements de cette ampleur depuis les manifestations contre le CPE en 2006. «Imaginez trois cents gaillards qui frappaient et rackettaient au hasard les gamins venus fêter entre amis la fin des épreuves du bac au pied de la tour Eiffel. Ils cassaient tout sur leur passage et nous avons compté plusieurs blessés dans nos rangs, dont un grave», se souvient l'un des responsables du maintien de l'ordre, la semaine dernière, dans la capitale. Bilan judiciaire de la soirée : 22 gardes à vue, 13 déférements et seulement deux personnes incarcérées, ce malgré les lois renforçant la répression contre les mineurs délinquants, annonce l’agence de presse française.
Pas vus, pas pris ?
La Garde des Sceaux l'assure aujourd'hui : «Nous interpellerons tous ceux qui ont commis ces violences
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a été fermement invité à installer quinze caméras pour surveiller, de jour comme de nuit, les abords du Champ-de-Mars, indique-t-elle.
Ceux qui n’ont rien à proposer se demandent si les fichiers sont vraiment une solution ?
Réponse d'un expert: «Depuis le gang des Apaches au début du siècle dernier, celui des bandes à Paris est alimenté régulièrement, tandis que les RG nationaux détiennent une base de données qu'ils complètent avec le fichier des brigades spécialisées». Un commissaire de police déplore: «Mais il faut bien le reconnaître, tout cela est morcelé et fonctionne de façon assez artisanale»
Pour Bruno Beschizza, le secrétaire général du syndicat de policiers Synergie-Officiers, majoritaire à Paris, le système Dati aurait «au moins le mérite de mettre fin à une hypocrisie en dotant la police d'un fichier officiel sur les bandes».
Que la CNIL (Commission nationale sur l'informatique et les libertés) n’émette pas un avis consultatif négatif sur cette initiative faciliterait la prévention…