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dimanche 29 novembre 2015

Forte progression du chômage en octobre: l'inversion de la courbe paraît inaccessible...

Une embellie sans lendemain et de faux espoirs pour les demandeurs d'emploi 

L'exécutif a dû passer aux aveux

Une ministre épanouie du chômage
Le chômage a repris sa hausse en octobre, alors que le gouvernement se gargarisait de la baisse du nombre de demandeurs d'emploi en septembre, occultant la forte progression des radiations administratives qui s'étaient littéralement envolées sur la période pour progresser d’environ 25%, soit 43.000 personnes rayées des listes. La pouvoir socialiste enregistre un nouveau record, signe que la reprise de l'économie française est encore trop incertaine pour inverser durablement sa courbe, promesse répétée depuis avant décembre... 2013, voilà deux ans. 

Plus précisément, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune activité) a augmenté de 1,2%, soit 42.000 personnes - un plus haut depuis janvier 2013 si l'on excepte le contrecoup du "bug" informatique qui avait gonflé les chiffres de septembre 2013 - à 3.589.800 millions en métropole. 

Si on veut être plus précis, il faut ajouter les catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite), et alors le nombre d'inscrits à Pôle emploi en octobre a progressé de 0,2% de plus, à 5.435.800.

Si le pouvoir socialiste n'ignore pas les départements d'Outre-mer, ce sont 5.740.600 demandeurs d'emploi dans le malheur, soit 13.100 de plus qu'un mois plus tôt. Aux familles de l'ensemble de ces trois catégories, l'Etat-PS apporte ainsi de nouvelles déceptions d'autant plus amères qu'elles ont largement contribué à l'élection de Hollande, au même titre que la Bretagne qui s'apprête à voter pour Le Drian à la régionale et dont il faudra subventionner le secteur agro-alimentaire.. 

Le gouvernement continue d'annoncer une baisse du chômage pour demain

Réagissant à ces chiffres, le ministère du Travail a reconnu que la forte hausse du nombre de personnes frappées par le chômage en octobre n'est pas "satisfaisante", et assure que ça ira mieux à partir de 2016. "En tendance, le nombre de demandeurs d'emploi continue d'augmenter, mais à un rythme beaucoup moins soutenu qu'avant," selon le sentiment de la ministère en charge, la prometteuse Myriam el-Khomri. Vous connaissez ?

A dix jours des régionales, Valls et Hollande font le jeu des extrêmes
Avec cette troisième plus forte hausse du chômage depuis le début du quinquennat, les victimes se tournent en nombre également grandissant vers les porteurs d'espoirs nouveaux mais jamais vérifiés par une quelconque gouvernance.

Plus sûrement, ça ira mieux au second semestre 2017... 
L'opposition ne pouvait pas ne pas réagir à l'inaction de l'exécutif. "A combien de vies professionnelles brisées le gouvernement décrétera t-il l'état d'urgence économique?", s'est interrogé sur Twitter le sénateur les Républicains (LR) de l'Yonne, Jean-Baptiste Lemoyne. 

Tandis que
le pays est frappé par de multiples assassinats de masse islamistes encouragés par un pouvoir faible, à la différence des grandes démocraties voisines, sur le réseau social, Edouard Courtial, député LR de l'Oise, a demandé  que "la lutte contre le chômage reste aussi une priorité". 

Le mois dernier, le gouvernement s'était félicité d'une baisse du chômage, ce qui navre l'ancien ministre du Travail, Eric Woerth: "Le gouvernement attend patiemment un alignement des astres !" à la faveur d'un retour de croissance par le Pont de l'Europe où Cazeneuve est allé faire des offrandes au ciel. "On ne peut pas aller de fausses embellies en nouvelles catastrophes", a-t-il écrit dans un communiqué. 
Pour l'ancien ministre, "il faut donc dire la vérité aux Français: la France ne pourra jamais vaincre le chômage de masse à coup d'emplois aidés financés sur de l'argent public". 


Yves Jégo, l'ancien ministre UDI, s'étrangle, lui, devant une "nouvelle hausse spectaculaire du chômage qui nous éloigne encore de la tristement fameuse promesse d'inversion de la courbe". Le député de Seine-et-Marne parle d'un "échec du Parti socialiste", alors que François Hollande a justement fait de ce dossier une condition sine qua non à une nouvelle candidature en 2017. 
"Heureusement que le gouvernement et les socialistes nous expliquaient le mois dernier que les choses allaient dans le bon sens...", souligne l'ex-ministre UDI Hervé Morin. 
"Je ne suis pas sûr que nous ayons eu en France des chiffres aussi terribles du chômage qui se suivent sur un temps aussi long", conclut le sénateur UDI Yves Pozzo di Borgo.

Au Front national, la critique est encore plus vive.

Tandis que le gouvernement Valls empile promesses sur promesses, le vice-président du parti, Florian Philippot, parle d'une "hausse dramatique", pointant du doigt, sur Twitter, le "discours mensonger sur la fausse reprise". "Il faut aussi se libérer de l'Union européenne sur l'économie", avance l'eurodéputé. 
Et le secrétaire général du FN, Nicolas Bay, s'interroge: "Quand le gouvernement comprendra-t-il qu'il faut changer?" 
Les électeurs - notamment bretons -  comprendront-ils les 6 et 13 décembre prochains que c'est maintenant ?

vendredi 4 juillet 2008

Réactive, Rachida Dati crée un fichier sur les «bandes organisées»

Des raisons de ficher les bandes organisées
Au cours des huit premiers mois de 2007, 147 rixes impliquant des groupes de jeunes ont été constatées en Ile-de-France, 10 % d'entre elles ayant lieu dans la capitale.
La banlieue n’est pas épargnée.
En décembre dernier, une bande de Créteil s'était rendue dans un quartier de Maisons-Alfort pour un règlement de compte consécutif à une rixe qui l'avait opposée à des jeunes de ce quartier il y a un an à Créteil, selon une source policière. A l'origine du différend, un vol de vélo ! L'expédition punitive, préparée avec des guetteurs dans une voiture et d'autres à pied, a tourné au désavantage des agresseurs. Alertés par des témoins, les policiers avaient interpellé le soir même cinq jeunes sur la vingtaine qui s'étaient affrontés à coups de barre de fer, de bâton, de gomme-cogne, de bombe lacrymogène ou de couteau, selon une source policière. Deux blessés, tous deux de Créteil, avaient été retrouvés dans les hôpitaux. L'un, atteint d'un coup de couteau dans le dos, s'est vu reconnaître une incapacité totale de travail (ITT) de 10 jours, l'autre, frappé à coups de poing et de pied, de 6 jours.Les enquêteurs de la Sûreté départementale ont ensuite identifié d'autres participants à la rixe, venant des deux villes. Au total 10 personnes avaient été placées en garde à vue.
La province subit aussi la violence en bande organisée.
Ainsi, deux bandes se sont affrontées, hier soir peu avant minuit, dans le 8e de Marseille, un quartier calme. Un jeune a été hospitalisé après avoir pris un coup de couteau, un autre a eu le nez cassé. Les policiers de la Bac sont intervenus rapidement pour tenter de ramener le calme mais, à leur tour, ils ont été pris à partie et leur véhicule a été endommagé.
A Paris, donc, après les incidents au Champ-de-Mars de la nuit de la St Sylvestre, puis ceux du week-end dernier, dans la nuit du 20 au 21 juin 2008, le conseiller de Paris Yves Pozzo Di Borgo, président du groupe Centre et indépendants, a demandé vendredi la fermeture du Champ de Mars à partir du début de soirée, après les nuisances causées selon lui par "des centaines de jeunes" dans la nuit de jeudi à vendredi. La célébration de la fin des épreuves du bac a été perturbée quand étrangers à la fête, "des centaines de jeunes de tous horizons ont envahi le Champ de Mars et causé jusqu'à 5h du matin, troubles et dégâts", laissant le lieu "en champ de ruines". "La police et les pompiers ont assisté impuissants à ce phénomène, où pendant une nuit entière ce fut une zone de non droit", poursuit le sénateur de Paris, qui a saisi officiellement le Préfet de Police. Selon M. Pozzo Di Borgo, "ce phénomène est dû en partie au laxisme répété du maire de Paris" Bertrand Delanoë (PS), "qui depuis 2001 a accordé trop d'autorisations à une série de manifestations qui ont détourné le Champ de Mars de son rôle d'accueil des familles, des touristes, des parisiens". "Cette manifestation à caractère festif n'a pas donné lieu à interpellation".

La ministre de la Justice, Rachida Dati, a annoncé dans "le Journal du Dimanche", la création d'un «fichier sur les bandes organisées», suite aux incidents entre la police et des jeunes sur le Champ-de- Mars le week-end dernier à Paris.
C'est donc pour améliorer la prévention que Rachida Dati propose aujourd'hui un «fichier sur les bandes organisées». «L'idée est d'identifier ces bandes», expliquait-elle dans le JDD, mais aussi «d'anticiper leurs mouvements, de savoir comment elles se construisent, comment elles fonctionnent, comment elles agissent. De nombreux pays européens le font.»
«J'ai eu vendredi, à son initiative, une réunion avec le président de la République sur ce sujet», a-t-elle confié. Autant dire un quasi conseil de crise, car selon l'Élysée, étaient présents à ces discussions sa collègue de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, et le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard.
«Le président était en Israël quand les événements parisiens se sont produits et il voulait faire le point», explique-t-on dans son entourage. Il faut dire que le VIIe arrondissement n'avait pas connu de débordements de cette ampleur depuis les manifestations contre le CPE en 2006. «Imaginez trois cents gaillards qui frappaient et rackettaient au hasard les gamins venus fêter entre amis la fin des épreuves du bac au pied de la tour Eiffel. Ils cassaient tout sur leur passage et nous avons compté plusieurs blessés dans nos rangs, dont un grave», se souvient l'un des responsables du maintien de l'ordre, la semaine dernière, dans la capitale. Bilan judiciaire de la soirée : 22 gardes à vue, 13 déférements et seulement deux personnes incarcérées, ce malgré les lois renforçant la répression contre les mineurs délinquants, annonce l’agence de presse française.
Pas vus, pas pris ?
La Garde des Sceaux l'assure aujourd'hui : «Nous interpellerons tous ceux qui ont commis ces violences
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a été fermement invité à installer quinze caméras pour surveiller, de jour comme de nuit, les abords du Champ-de-Mars, indique-t-elle.
Ceux qui n’ont rien à proposer se demandent si les fichiers sont vraiment une solution ?
Réponse d'un expert: «Depuis le gang des Apaches au début du siècle dernier, celui des bandes à Paris est alimenté régulièrement, tandis que les RG nationaux détiennent une base de données qu'ils complètent avec le fichier des brigades spécialisées». Un commissaire de police déplore: «Mais il faut bien le reconnaître, tout cela est morcelé et fonctionne de façon assez artisanale»
Pour Bruno Beschizza, le secrétaire général du syndicat de policiers Synergie-Officiers, majoritaire à Paris, le système Dati aurait «au moins le mérite de mettre fin à une hypocrisie en dotant la police d'un fichier officiel sur les bandes».
Que la CNIL (Commission nationale sur l'informatique et les libertés) n’émette pas un avis consultatif négatif sur cette initiative faciliterait la prévention…