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jeudi 14 mars 2019

Européennes : le parti Les Centristes d’Hervé Morin rejoint Les Républicains

Les Centristes (LC) entrent sur la liste menée par Bellamy

Cette décision confirme la division du centre entre le MoDem avec LREM et Les Centristes  avec Les Républicains aux européennes

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L'UDI de Borloo reste éparpillée depuis l'orientation donnée au parti UDF par François Bayrou et sa création du MoDem à la suite de l'élection présidentielle de 2007, suivie des départs de L'Alliance centriste, dont Jean Arthuis, pour rejoindre Macron en mars 2017, celui du Parti radical 'valoisien', présidé par Laurent Hénart, qui a fusionné avec le PRG de centre gauche et allié du PS pour créer le Mouvement radical, le 9 décembre 2017, et celui de Les Centristes (ex-Nouveau Centre), présidé par Hervé Morin, le 16 décembre 2017. Ces derniers se sont ainsi "affranchis" de l’UDI dont le président, Jean-Christophe Lagarde, mènera sa propre liste aux européennes.

L'apport de centristes à Bellamy, LR

Image associéeLe comité exécutif des Centristes a validé mardi soir le principe d’une alliance avec Les Républicains (LR) pour les élections européennes, a indiqué le parti. La motion proposée a été adoptée par 26 voix pour, deux abstentions et huit voix contre. Le président des Centristes, Hervé Morin, participera d'ailleurs au Conseil national de LR, samedi, à Lyon.

"Au-delà de la présence de centristes sur la liste, l’enjeu très important pour nous, c’est d’introduire des marqueurs centristes dans le projet européen que nous porterons ensemble", a expliqué Hervé Morin, qui juge "intelligente" la campagne menée par la tête de liste LR, François-Xavier Bellamy, lequel, pour le politologue Stéphane Rozès, est une "promesse d'avenir".

Deux candidates en position éligible sur la liste LR seront désignées. En adoptant mercredi dernier vingt nouveaux noms pour leur liste européenne, Les Républicains ont également acté de réserver aux Centristes deux places - la 6e et la 18e -, qui seront occupées par des femmes.

Notamment ministre de la Défense de 2007 à 2010, Hervé Morin dirige aujourd’hui la région Normandie et l’association Régions de France. En août, il plaidait pour "une troisième alternative" entre les listes Macron et Wauquiez, "celle de la droite modérée", en citant Valérie Pécresse, Xavier Bertrand ou Christian Estrosi. Elle ne verra donc pas le jour.
Mais les modérés s'associent au parti républicain de droite que la macronie et sa presse tentent de marginaliser et démontent ainsi la diabolisation qu'elles ont entreprise.

jeudi 3 janvier 2019

Castaner a encore fait arrêter le 'gilet jaune' Eric Drouet

Certains parlent d' "acharnement" sur cette figure du mouvement social

Le "gilet jaune" Eric Drouet était toujours en garde à vue jeudi 3 au matin

Arrestation d'Eric Drouet  : quel impact sur l'acte 8 des Gilets jaunes samedi ?
Eric Drouet escorté de son avocat
Il a une nouvelle fois été interpellé mercredi soir 2 janvier à Paris, au lendemain des voeux du président Macron, lors d'un hommage pacifique des Gilets jaunes aux victimes de la crise aux ronds-points, rue Royale, près des Champs-Elysées : une arrestation "totalement injustifiée et arbitraire", selon son avocat. 

Figure médiatique des "gilets jaunes" dans l'opinion mais contestée dans la majorité présidentielle, E. Drouet a été placé en garde à vue pour organisation d'une manifestation sans déclaration préalable.

Il "a une nouvelle fois été arrêté arbitrairement et placé en garde à vue à la demande de la Préfecture de police de Paris - donc du ministère de l'Intérieur - et sans que le Parquet de Paris, décidément bien docile et accommodant, n'émette aucune objection ou joue son rôle de contrôle des gardes à vue", a écrit Me Kheops Lara - avocat inscrit au Barreau de Melun et à la Cour d'appel de Paris - dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux dans la nuit de mercredi à jeudi. Cet avocat sympathisant, qui se trouvait sur place pour parer à toute éventualité, est spécialisé à la fois en droit commercial, des affaires et de la concurrence et en droit de la sécurité sociale et de la protection sociale, mais aussi en droit des étrangers et de la nationalité.
En fait, Khéops Lara dirige 2 entreprises (2 mandats), son mandat principal est associé-gérant dans l'entreprise SCI Lara, déjà citée, mais aussi dans le secteur d'activité de l'immobilier, avec un avocat parisien du 9e arrondissement et à Melun, Missoum Mebarek, comme liquidateur dans l'entreprise LM Associés.
Le 22 décembre, Eric Drouet avait déjà été arrêté lors de l'Acte VI des manifestations à Paris pour "port d'arme prohibé" - un bâton - et sera jugé le 5 juin en correctionnelle. 

Il avait également suscité une controverse en appelant sur BFMTV à "entrer" dans l'Elysée. 
S'il s'en est ensuite défendu, sa déclaration a sur le coup semblé appeler au renversement des institutions, ce qui lui a valu une audition par la police. 

Selon Me Lara, le "crime" de M. Drouet mercredi soir a été de déposer "des bougies (...) sur la place de la Concorde à Paris en hommage aux victimes Gilets jaunes décédées pour des motifs variés à l'occasion des manifestations et de l'occupation des ronds-points". 

"Puis d'avoir voulu se réunir avec quelques proches et amis dans un endroit privé, un restaurant notamment, pour discuter et échanger", a-t-il poursuivi, ajoutant que le tout s'était fait "sans violence, sans haine".

Après s'en être pris aux media, jugeant que la plupart des organes de presse ont "leur part de responsabilité dans le harcèlement policier" dont est l'objet Eric Drouet, son avocat a affirmé avoir demandé au procureur de Paris la levée de sa garde à vue et de celles des personnes qui l'accompagnaient.
Légalement, la garde à vue de M. Drouet peut durer 24 heures.


Jeudi, gouvernement et majorité ont justifié cette arrestation

Ils l'ont expliquée par la nécessité de "respecter l'Etat de droit" et l'obligation de déclarer toute manifestation.

Le président des Centristes Hervé Morin a en revanche dénoncé jeudi "l'amateurisme" du gouvernement face aux "gilets jaunes", jugeant qu'il devait "sortir de l'arrogance et du mépris".

Quant aux proches d'Eric Drouet, ils se revendiquent de la "révolution islandaise".
Aussi appelée "révolution des casseroles", ce fut un ensemble de mouvements de protestation survenus à partir d'octobre 2008, principalement à Reykjavik, capitale de l'Islande, alors qu'en moins d'un mois les trois banques principales du pays, dont Landsbanki, se déclarèrent en faillite. 
Très vite, un rendez-vous hebdomadaire est fixé, tous les samedis, devant le Parlement, et les manifestants se regroupèrent sous l'étiquette de la Voix du Peuple. Le 18 octobre 2008, les participants aux rassemblements sont plus de 2.000 "selon la police" (ce qui représente un centième de la population de l'agglomération de Reykjavik). Chaque semaine, des manifestants se regroupent, souvent équipés d'instruments de cuisine. Le 25 octobre, plus de 20.000 manifestants "selon les organisateurs" défilent dans les rues de Reykjavik, la capitale de ce pays qui ne compte que 334.000 habitants (rapporté à la population française, cela correspondrait à 4 millions de manifestants). 
Des actions symboliques sont menées pendant des mois jusqu'à la démission du gouvernement et la nationalisation des trois principales banques du pays.
Très vite aussi, le Mouvement des verts et de gauche, un parti politique de gauche radicale, prit fait et cause pour les mobilisations. En France, Mélenchon (LFI) s'est déclaré "fasciné" par Eric Drouet. Il paraît donc compliqué désormais de continuer à affirmer, au vu de cette fraction du mouvement, que les Gilets jaunes seraient animés par l'extrême droite. 

L'exécutif "met de l'huile sur le feu" avec sa "police politique," estime Benjamin Cauchy

"Malheureusement, j'ai l'impression que le gouvernement veut radicaliser le mouvement," a estimé Benjamin Cauchy, figure médiatique des "gilets jaunes".
L'exécutif ne fait que mettre de l'huile sur le feu. Ils viennent de remettre une pièce dans le jukebox et la chanson des "gilets jaunes" va continuer à chanter, ça c'est sûr !" a -t-il observémercredi 2 janvier sur franceinfo, après l'arrestation dans la soirée d'Eric Drouet, pour la deuxième fois, en 15 jours.

"Je suis absolument abasourdi par cet acharnement politique que le pouvoir tente de mettre en place", a-t-il grondé. "La fermeté érigée en porte-drapeau lors de l'intervention du 31 décembre d'Emmanuel Macron se traduit par une police politique," a déploré Benjamin Cauchy, membre pourtant des "gilets jaunes libres" et partisan d'une ligne modérée et d'un dialogue avec le gouvernement. "Je peux vous assurer que l'arrestation d'Eric Drouet est le premier acte des futures élections européennes" estime-t-il, alors que Jacline Mouraud reste silencieuse et en retrait, occupée à la tentative de formation d'un parti des Gilets jaunes aux Européennes.

"Une justice à deux vitesses"
"Il y a une justice à deux vitesses dans le pays : on arrête Eric Drouet qui vient déposer des bougies pour les 10 victimes de ce mouvement social, alors que le 31 décembre, il y a des centaines de délinquants qui ont brûlé des voitures. Il y a des centaines de vendeurs de drogue qui depuis des décennies gangrènent la jeunesse de notre pays et j'ai l'impression qu'on met plus d'énergie à arrêter Eric Drouet et ses amis que des personnes qui brûlent des voitures," regrette le "gilet jaune" de 38 ans.

"Les paroles d'Eric Drouet dépassent parfois largement sa pensée, mais il résume bien la colère qui s'exprime chez des centaines de milliers de Français qui ne se retrouvent pas dans la politique d'Emmanuel Macron," explique Benjamin Cauchy. "Il y a parfois des propos et des attitudes dommageables, mais l'arrêter quand il dépose des bougies, il y a deux poids, deux mesures à respecter !"
Sans compter que Benalla est en liberté, sur le territoire et à l'étranger, vaquant à ses affaires...

En cette première semaine de 2019, déjà trois événements sont organisés sur les réseaux sociaux, et rassemblent des milliers de participants

Un "acte 8" samedi 5 janvier 2019 pour relancer le mouvement
"Très déçu de l’organisation de la manifestation à Paris" samedi dernier, l’organisateur de "L'’ACTE 8" des Gilets jaunes sur Facebook est déterminé à "reprendre la méthode des premières semaines du mouvement". Celui-ci rassemble déjà plus de 9.500 participants et plus de 63.000 intéressés. 

En marge de cette invitation, d’autres événements existent, comme celui intitulé "ACTE 8 – Le nouveau départ", qui donne rendez-vous Place du Trocadéro à Paris dès 9 heures. Il rassemble 2.700 participants, et plus de 19.000 intéressés. Dans d’autres villes, comme Toulouse ou Bordeaux, des événements réunissent eux-aussi plus de 1000 participants.

La 'révolution des casseroles" est-elle en marche en France ? 
Des femmes gilets jaunes sont appelées à se faire entendre à Paris dimanche.

mercredi 22 février 2017

François Bayrou, "objet non identifié", selon Hervé Morin

Hervé Morin fustige l'attitude du président MoDem qui, selon lui, "sera candidat", pour la quatrième fois, à la défaite

Le centriste pèse et soupèse encore sa capacité de nuisance

L'ancien porte-parole de François Bayrou lors de la campagne présidentielle de 2007 a pointé l'attitude d'"objet non identifié" du président MoDem, qui d'après lui "sera candidat" à l'Elysée.

"J'ai le sentiment de connaître assez François Bayrou pour savoir qu'il sera candidat" pour la quatrième fois, a pronostiqué Hervé Morin, président de la région Normandie et le président du parti Les Centristes, mercredi 22 sur LCI, dénonçant au passage le "combat d'ego absolument ahurissant" qui règne sur la campagne pour l'élection présidentielle.

"Quand on est à 5% (dans les sondages, le score dont est crédité le Béarnais) à huit semaines de l'élection présidentielle, il y a quelque chose qui relève d'un objet non identifié", a déclaré ce soutien de François Fillon, dont il a été ministre de la Défense.

H. Morin a ainsi expliqué ne pas comprendre pourquoi François Bayrou ne se rallie pas au leader d'En Marche !, Emmanuel Macron

Résultat de recherche d'images pour "morin bayrou"Le banquier candidat "porte une candidature de centralité", explique l'ancien compagnon de Bayrou à l'UDF.
"La logique serait que l'homme qui veut faire éclater le système partisan le soutienne. Ca a été le combat de François Bayrou pendant dix ans", a-t-il souligné.
Le président du parti Les Centristes (anciennement Nouveau Centre) a précisé qu'il ne rejoindrait pas son ancien compagnon de route si celui-ci venait à confirmer ses ambitions.

François Bayrou, 65 ans et déjà trois fois candidat malheureux à la magistrature suprême (2002, 2007 et 2012), fera "une déclaration à la presse" sur l'élection présidentielle mercredi à 16h30 au siège de son parti, à Paris. Pour dire qu'il veut porter des valeurs rares dont il serait seul détenteur.

samedi 5 mars 2016

L'UDI, démangée par l'envie de partir seule à la présidentielle

Faible détermination du président de l'UDI à passer un accord avec LR 

Jean-Christophe Lagarde évoque la possibilité que le parti centriste parte seul à l'élection présidentielle de 2017

Faute d'un accord sur la primaire avec Les Républicains (LR), le nom de Borloo circule. "Mandaté par la direction UDI unanime, j'ai écrit il y a un mois et demi à Nicolas Sarkozy. A ce jour, je n'ai toujours pas de réponse", s'impatiente-t-il dans un entretien à trouver samedi sur le site du Monde, journal officieux du PS: "Faute d'accord, nos militants en tireront les conclusions qui s'imposent," menace-t-il, histoire de faire bouger les candidats potentiels au centre.

Selon le président de l'UDI, "LR dit matin, midi et soir qu'il veut une primaire de la droite et du centre, mais semble refuser de construire une coalition d'alternance avec les centristes". Une mise en cause destinée en vérité à mobiliser le maire de Pau pourtant partie au 'ticket' Juppé-Bayrou, mais aussi e le radical (valoisien) Jean-Louis Borloo qui semble avoir bien récupéré de la maladie qui l'avait poussé au retrait de ses fonctions et mandats politiques en avril 2014.
"S'ils veulent reproduire le parti unique de la droite, comme de 2002 à 2012, la primaire ne nous concerne pas", prévient-il.

Les centristes de l'UDI doivent se déterminer... en mars

Leur congrès du 20 mars devrait décider s'ils participent ou non à la primaire de la droite et du centre prévue quant à elle les 20 et 27 novembre.

Le président de l'UDI se positionne actuellement sur l'hypothèse du refus d'un accord de la part de LR. Ainsi les adhérents sont-ils incités à reporter leurs espoirs sur Jean-Christophe Lagarde en pensant que LR ne souhaite pas les prendre en compte. Alors, "l'UDI devra préparer son projet présidentiel et législatif. Les militants choisiront ensuite comment le porter devant les Français et par qui", affirme Lagarde qui semble s'être découvert un destin national depuis qu'Hervé Morin a été élu président de la région Normandie. 

L'UDI souhaite un accord "pour une alternative nationale" avec le parti présidé par Nicolas Sarkozy. 
Ce serait un échange gagnant-gagnant visant à renforcer l'assise territoriale des centristes d'opposition. "Enfin, il faut un accord sur les législatives" (de 2018, voire 2017) - qui suivront de quelques semaines l'élection présidentielle - "où UDI et LR seraient représentés à leur juste poids électoral", souligne Lagarde.
Juppé n'a donc finalement pas de craintes à avoir sur son flanc gauche.

mercredi 16 décembre 2015

La solution de survie de la gauche est au centre, selon Pierre Moscovici


La gauche et la droite doivent accepter l'idée d'une coalition face au FN, selon Pierre Moscovici

Psychose de la défaite au Parti socialiste...

La démocratie se bunkerise au centre
En Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en région Paca, les Républicains l'ont emporté, dimanche 13 décembre, grâce à la défaite du Parti socialiste qui, pour survivre, a dû se joindre à la droite républicaine. Or, visiblement commissaire européen intermittent aux Affaires économiques, le socialiste Pierre Moscovici continue d'entretenir le lien avec la vie politique française et le socialiste apporte sa pierre au mouvement de recomposition au centre, assurant voir dans la montée du FN, non pas une grande anxiété face au chômage et un vote de colère contre l'impuissance de l'Etat-PS, mais un désir des électeurs de voir les partis travailler ensemble. Les mécontents réfugié dans le vote frontiste oublieront-ils aussi facilement que Moscovici est l'auteur du fiasco économique orchestré par Jean-Marc-Ayrault, l'ancien premier ministre socialiste resté proche de l'aile gauche du PS et contestataire de l'action socio-libérale du banquier Emmanuel Macron, actuel ministre de l'Economie de Manuel Valls ?

Au centre, toutes !
La gauche est dans un tel état de désolation que, selon les grands perdants des Régionales, la gauche et la droite devraient envisager de voter ensemble, voire de former une coalition, notamment en cas de résultat élevé du FN en 2017, a lancé le fossoyeur de l'économie française, mercredi 16 décembre, à la fois dans Les Echos et sur France Info. "Quand on a une situation politique exceptionnelle, il faut que les gens qui ont des valeurs partagées soient capables de se dire 'Il y a plus de choses qui nous rapprochent que de choses qui nous éloignent'", raconte Pierre Moscovici, pour qui il serait maintenant possible de trouver un consensus sur des sujets comme... le chômage ou l'Europe !


Il faut que la gauche -agressive et insultante- soit bien désespérée pour s'être ainsi retournée

Cécile Duflot tend la main à Hollande...

Il est vrai que les finances d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) sont au plus mal.
Ses scores sont tellement misérables -malgré l'accueil à Paris de la COP21, les actions coups de poings des altermondialistes (notamment sur l'Arc de Triomphe de la Place de l'Etoile!) et l'omniprésence des écologistes dans les media -  que les frais de campagne de telle ou telle région qui n'a pas obtenu les 5% requis au premier tour (comme en Bourgogne Franche-Comté) ne pourront être prise en charge par l'Etat. Les écologistes donneurs de leçons arrogants, de surcroît porteurs d'une écologie punitive, ont heurté les Français et font aujourd'hui la manche. 

Ainsi, avec 4,83 %, Sandrine Rousseau, candidate (EELV et Nouvelle Donne) à l'élection régionale en Nord-Pas-de-Calais Picardie, appelle-t-elle donc les militants aux dons  pour le remboursement de sa campagne et éviter de mettre la clé sous le paillasson. Les finances des Verts sont dans le rouge: quoi de plus naturel, selon Francis Lalanne, pour des pastèques, vertes à l'extérieur, mais rouge à l'intérieur...


"Le Front de Gauche s'est planté" aux Régionales, minimise Olivier Dartigolles (PCF)

Le Front de gauche ambitionnait de contrer la montée en puissance du parti de Marine Le Pen, sur le thême éculé du fascisme. Mais aux régionales, une nouvelle fois, l'extrême gauche n'y est pas parvenue, même pas sous le masque de la modération et la terminologie de "gauche radicale". "On est redevenus un cartel de partis", analyse Éric Coquerel, coordinateur politique du PG.

Au lendemain de cette nouvelle régression de l'extrême gauche, pour le communiste Olivier Dartigolles, "il y a un travail de bilan à faire"...
"Jean-Luc Mélenchon est un ami mais je peux aussi dire que, sur certains moments, le Front de Gauche s'est planté !", a commenté, plus radical, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF sur France Info lundi matin. "On s'est planté !" "Et on n'a pas fait que des sorties de route. On a participé à la désespérance. Les gens qui nous regardaient en ayant espoir en ce que l'on pouvait engager ont été profondément déçus parce que l'on a fait des politiques comme les gens ne veulent plus la voir et la regarder." Ce qui est en question, est-ce vraiment seulement la stratégie du Front de gauche ?
Les efforts de recentrage d'un PCF à l'agonie sont pathétiques.

Éric Coquerel a rappelé d'ailleurs que "le Front national perd en augmentant son nombre de voix au 2e tour avec la situation dont (Marine Le Pen) rêve où elle se retrouve en opposition à tout le système". "Ce n’est pas le vote utile qui va contrer le Front national. Il faut arrêter avec ça.
Il faut une autre politique !", a prévenu le coordinateur du Parti de gauche. A bon entendeur salut, François Hollande. Et le paysage politique bruisse de toutes parts.

"Peu de différences entre Macron et Juppé", ironise Hervé Morin

Hollande va-t-il rester le
Monsieur Pompes Funèbres
des Invalides, dédié aux
cérémonies et enterrements 

Invité de France 2, mercredi, le centriste Hervé Morin a réagi à l'idée de Pierre Moscovici. "Le clivage gauche-droite est totalement pertinent, selon le centriste, et on n'attend pas une espèce de formation molle du centre. (...) Une coalition, ce n'est pas l'UMPS", nuance-t-il en reprenant une expression chère au FN.

"Il y a peu de différences entre Macron et Juppé", a-t-il observé, le sourire en coin, mais il pense qu'une telle alliance politique est impossible sans un changement radical de système politique. En position de force, la tête de liste  d'union LR-UDI-MoDem qui a fait échec au clan Fabius en Normandie, rappelle qu'une telle ouverture à l'opposition aurait déjà pu voir le jour en 2002, ou même en 2012 entre les socialistes et certains centristes comme François Bayrou, qui avait d'ailleurs voté François Hollande. Or, entre temps, le Parti socialiste - qui n'a pas eu le respect de ses adversaires - n'a eu de cesse de salir la droite républicaine et le mépris laisse des traces profondes et durables. Les foutriquets devront assumer leur bassesse.

dimanche 29 novembre 2015

Forte progression du chômage en octobre: l'inversion de la courbe paraît inaccessible...

Une embellie sans lendemain et de faux espoirs pour les demandeurs d'emploi 

L'exécutif a dû passer aux aveux

Une ministre épanouie du chômage
Le chômage a repris sa hausse en octobre, alors que le gouvernement se gargarisait de la baisse du nombre de demandeurs d'emploi en septembre, occultant la forte progression des radiations administratives qui s'étaient littéralement envolées sur la période pour progresser d’environ 25%, soit 43.000 personnes rayées des listes. La pouvoir socialiste enregistre un nouveau record, signe que la reprise de l'économie française est encore trop incertaine pour inverser durablement sa courbe, promesse répétée depuis avant décembre... 2013, voilà deux ans. 

Plus précisément, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune activité) a augmenté de 1,2%, soit 42.000 personnes - un plus haut depuis janvier 2013 si l'on excepte le contrecoup du "bug" informatique qui avait gonflé les chiffres de septembre 2013 - à 3.589.800 millions en métropole. 

Si on veut être plus précis, il faut ajouter les catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite), et alors le nombre d'inscrits à Pôle emploi en octobre a progressé de 0,2% de plus, à 5.435.800.

Si le pouvoir socialiste n'ignore pas les départements d'Outre-mer, ce sont 5.740.600 demandeurs d'emploi dans le malheur, soit 13.100 de plus qu'un mois plus tôt. Aux familles de l'ensemble de ces trois catégories, l'Etat-PS apporte ainsi de nouvelles déceptions d'autant plus amères qu'elles ont largement contribué à l'élection de Hollande, au même titre que la Bretagne qui s'apprête à voter pour Le Drian à la régionale et dont il faudra subventionner le secteur agro-alimentaire.. 

Le gouvernement continue d'annoncer une baisse du chômage pour demain

Réagissant à ces chiffres, le ministère du Travail a reconnu que la forte hausse du nombre de personnes frappées par le chômage en octobre n'est pas "satisfaisante", et assure que ça ira mieux à partir de 2016. "En tendance, le nombre de demandeurs d'emploi continue d'augmenter, mais à un rythme beaucoup moins soutenu qu'avant," selon le sentiment de la ministère en charge, la prometteuse Myriam el-Khomri. Vous connaissez ?

A dix jours des régionales, Valls et Hollande font le jeu des extrêmes
Avec cette troisième plus forte hausse du chômage depuis le début du quinquennat, les victimes se tournent en nombre également grandissant vers les porteurs d'espoirs nouveaux mais jamais vérifiés par une quelconque gouvernance.

Plus sûrement, ça ira mieux au second semestre 2017... 
L'opposition ne pouvait pas ne pas réagir à l'inaction de l'exécutif. "A combien de vies professionnelles brisées le gouvernement décrétera t-il l'état d'urgence économique?", s'est interrogé sur Twitter le sénateur les Républicains (LR) de l'Yonne, Jean-Baptiste Lemoyne. 

Tandis que
le pays est frappé par de multiples assassinats de masse islamistes encouragés par un pouvoir faible, à la différence des grandes démocraties voisines, sur le réseau social, Edouard Courtial, député LR de l'Oise, a demandé  que "la lutte contre le chômage reste aussi une priorité". 

Le mois dernier, le gouvernement s'était félicité d'une baisse du chômage, ce qui navre l'ancien ministre du Travail, Eric Woerth: "Le gouvernement attend patiemment un alignement des astres !" à la faveur d'un retour de croissance par le Pont de l'Europe où Cazeneuve est allé faire des offrandes au ciel. "On ne peut pas aller de fausses embellies en nouvelles catastrophes", a-t-il écrit dans un communiqué. 
Pour l'ancien ministre, "il faut donc dire la vérité aux Français: la France ne pourra jamais vaincre le chômage de masse à coup d'emplois aidés financés sur de l'argent public". 


Yves Jégo, l'ancien ministre UDI, s'étrangle, lui, devant une "nouvelle hausse spectaculaire du chômage qui nous éloigne encore de la tristement fameuse promesse d'inversion de la courbe". Le député de Seine-et-Marne parle d'un "échec du Parti socialiste", alors que François Hollande a justement fait de ce dossier une condition sine qua non à une nouvelle candidature en 2017. 
"Heureusement que le gouvernement et les socialistes nous expliquaient le mois dernier que les choses allaient dans le bon sens...", souligne l'ex-ministre UDI Hervé Morin. 
"Je ne suis pas sûr que nous ayons eu en France des chiffres aussi terribles du chômage qui se suivent sur un temps aussi long", conclut le sénateur UDI Yves Pozzo di Borgo.

Au Front national, la critique est encore plus vive.

Tandis que le gouvernement Valls empile promesses sur promesses, le vice-président du parti, Florian Philippot, parle d'une "hausse dramatique", pointant du doigt, sur Twitter, le "discours mensonger sur la fausse reprise". "Il faut aussi se libérer de l'Union européenne sur l'économie", avance l'eurodéputé. 
Et le secrétaire général du FN, Nicolas Bay, s'interroge: "Quand le gouvernement comprendra-t-il qu'il faut changer?" 
Les électeurs - notamment bretons -  comprendront-ils les 6 et 13 décembre prochains que c'est maintenant ?