POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Bellamy FX. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bellamy FX. Afficher tous les articles

lundi 18 novembre 2019

La réforme des retraites fait regimber des alliés de Macron

Des élus centristes demandent l'organisation d'une "grande" conférence sociale

Des élus du MoDem souhaitent que cette conférence sociale soit organisée avant la grève interprofessionnelle du 5 décembre. 

Leur objectif est de tenter de répondre aux souffrances des Français, de réduire les "inégalités" et éviter une convergence des luttes, alors que plusieurs syndicats ont lancé  pour le 5 décembre un appel à la grève illimitée contre la réforme des retraites, voulue par le gouvernement. Macron et les siens, eux, assurent être sereins et déterminés....

Dans une tribune publiée dimanche 17 novembre dans Le Parisien, Patrick Mignola, le président du groupe MoDem à l'Assemblée nationale, Hervé Marseille, le président du groupe Union Centriste au Sénat et Jean-Christophe Lagarde, le président du groupe UDI-AGIR à l'Assemblée, ont appelé le gouvernement à organiser une "grande conférence sociale" rassemblant "les forces vives et en particulier les représentations patronale et syndicale" pour se montrer à l'écoute des Français à l'approche des municipales. 

"Les Français souffrent toujours et peinent à croire en un espoir collectif", soulignent les élus centristes. "Le travail doit mieux payer", poursuivent les élus. "Le gouvernement a augmenté le pouvoir d'achat [de certains] en allégeant la feuille d'impôt, les entreprises et les syndicats doivent s'accorder pour augmenter la feuille de paie", estiment les élus.

"Car il s'agit bien sûr d'argent pour vivre mieux et pouvoir participer au grand défi de  la transition écologique : manger mieux, se déplacer mieux, habiter mieux, nécessite d'être mieux payé", expliquent-ils. "Nous devons bâtir ensemble un élan national, qui réconcilie les Français autour de la lutte contre les inégalités", concluent-ils, soudainement lucides, mais clairement démagogues.

Les partenaires sociaux doivent d'ores et déjà être reçus par Edouard Philippe la semaine du 25 novembre sur le projet de réforme des retraites. Les syndicats représentatifs de la SNCF sont invités à une réunion jeudi avec le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye et le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari.



Vers une convergence des luttes ?

Dimanche, au lendemain d'un premier anniversaire du mouvement des Gilets Jaunes, notamment à Paris, Edouard Philippe n'a pas apaisé les inquiétudes en  assurant que la "volonté" de l'exécutif de "transformer" la France est "intacte", et estimant que si le pays reste "immobile", il sera "dans une situation dangereuse". Sur la réforme des retraites, "en même temps", il a dit respecter et "prendre au sérieux" une "certaine forme de scepticisme", voire de "résistance"...

En écho, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a rejeté l'hypothèse d'une "coagulation" des conflits. Une "martingale" destinée à "alimenter le désordre", selon elle
Elle a aussi polémiqué en jugeant que le mouvement des Gilets Jaunes est depuis plusieurs mois "gangrené" par l'ultragauche violente.

Au contraire, le chef de la France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon compte sur une convergence des mécontentements, entre ceux qui défileront le jeudi 5 décembre et les Gilets Jaunes qui manifesteront deux jours plus tard. "J'espère que ceux qui auront été dans la lutte le 5 viendront aussi le samedi, dans la rue", a lancé l'élu sur France 3. 
Il s'agit pour lui de mettre la pression sur Macron chez qui, selon le député, "seul le rapport de force arrive jusqu'à son cerveau".

Pour sa part, l'eurodéputé LR François-Xavier Bellamy a jugé "possible que les colères se rejoignent" mais sans le souhaiter. Pour lui, les Gilets Jaunes sont "le symptôme du fait qu'aujourd'hui beaucoup de Français ont le sentiment que pour être entendus il faut passer par l'attention, la confrontation, et parfois par la violence". 

lundi 20 mai 2019

'Renaissance' (LREM) réclame un 'fact-checking' en direct pendant les débats télévisés des Européennes

Fébrile, LREM craint la contestation et recherche une aide extérieure pour encadrer l'expression libre de ses pairs


La suspicieuse quinquagénaire vit dans la crainte de ne pas être à la hauteur des argumentaires de ses brillants jeunes pairs


Résultat de recherche d'images pour "bellamy Loiseau debat Montaigne"

Après avoir d'abord refusé un débat public télévisé avec tous les 'premiers de cordée' adverses, elle a fait une exception pour Jordan Bardella, RN, considérant qu'elle ne pouvait zapper la liste qui lui dam le pion. De François-Xavier Bellamy, tête de liste LR, la capricieuse exigera finalement le huis-clos de l'Institut Montaigne, le 13 mai., mais aussi un médiateur sûr,  un homme de confiance, Dominique Seux (Les Echos, site du groupe LVMH propriété de l'homme d'affaires Bernard Arnault).
Lien PaSiDupes - Européennes : Loiseau (LREM) décline deux débats avec Bellamy (LR)La tête de liste LR cherche à qui parler mais la cage LREM est vide.

La liste du président va maintenant demander un "dispositif anti-fake news" aux chaînes de télévision.


Avec sa requête de dimanche, visant  les trois débats télévisés qui seront organisés d'ici aux élections européennes du 26 mai, la liste de La République en marche et du MoDem cultive le soupçon à l'encontre de ses listes d'opposition traitées comme des tricheurs 

Numéro 2 de la liste du mouvement présidentiel, l'ex-journaliste Pascal Canfin a révélé que LREM s'apprête à adresser cette demande insultante aux chaînes organisatrices France 2, LCI et BFMTV. "Nous allons, dès aujourd'hui, envoyer un courrier aux trois chaînes qui organisent ces trois débats pour leur demander officiellement de mettre en place un dispositif anti-mensonge, un dispositif anti-fake news en direct", a déclaré l'ex-eurodéputé écologiste, ex-ministre au Développement sous François Hollande,et tout récent ex-directeur général du WWF France, lors du Grand Rendez-vous Europe 1-CNEWS-Les Echos.


Une opération de la majorité macronienne pour jeter le discrédit sur l'ensemble des listes d'opposition

C
e dimanche après-midi, les trois chaînes ont fait observer aux manipulateurs de l'électorat que ces dispositifs de vérification en direct sont déjà en place lors de leurs émissions précédentes et le seront encore lors des derniers débats.


Une cellule de "trois, quatre journalistes", évidemment indépendants (Benjamin Duhamel, fils de Patrice Duhamel et de Nathalie Loiseau Saint-Cricq, neveu d’Alain, pour le service public, Ruth Elkrie,  SFR Group, propriété de l'homme d'affaires maroco-franco-libanais Patrick Drahi) et Jannick Alimi (Le Parisien, groupe LVMH) pourrait être chargée de repérer les fausses informations émises par tel ou telle responsable politique, puis de les dénoncer, via un bandeau affiché à l'écran. "Parce que la démocratie, c'est le débat sur des opinions, certes, mais aussi sur des faits qui, eux, sont incontestables", a commenté Pascal Canfin, en visant spécifiquement le Rassemblement national (RN) qui, accuse-t-il, s'est fait une "grande spécialité" des infox. 

Parmi les infox de Nathalie Loiseau, tête de liste de la majorité, ancienne candidate opposée à la liste Simone Veil aux Européennes de 1989, citons cette affirmation de ce dernier dimanche avant le scrutin, appelant à la fin d'un mouvement qui "tourne en rond", selon laquelle "le débouché politique des Gilets jaunes est plutôt à l'extrême droite".
Loiseau et Castaner n'ont pas accordé leurs pipeaux.
3Ce que j'ai vu, moi, dans les meetings où des 'gilets jaunes' se sont infiltrés, c'est que, quand nous leur avons demandé de sortir, ils ont toujours crié: 'Vive Marine' (Le Pen)", a accusé l'ex-ministre de Macron aux Affaires étrangères, dont la liste est régulièrement devancée dans les sondages par celle du Rassemblement national (RN), à une semaine des élections européennes, comme prévu par les stratèges de l'Elysée qui ont recommandé aux media et aux sondeurs, comme à leurs troupes, de répandre le slogan "Macron ou le chaos en Europe", rejouant ainsi l'acte 4 des présidentielles de 2007 et 2012, quand la stratégie de républicains serait en faveur de la "troisième voie" représentée par François-Xavier Bellamy (LR), tête de liste "Union de la droite et du centre". 
"Il y a une similitude, une proximité forte entre certains 'gilets jaunes' et le Rassemblement national", a insisté ce drôle de Loiseau, ex-candidate engagée en 1984 sur une liste de l’Union des étudiants de droite (UED), un syndicat issu du GUD (Groupe union défense), une organisation étudiante d’extrême droite aujourd’hui dissoute, qui accuse aujourd'hui, avec constance et véhémence, l'extrême droite de "jouer avec la violence". Macron va devoir vite accorder les discours de ces deux-là...

Une "cellule" de journalistes et un bandeau d'avertissement

Nathalie Loiseau, tête de liste de La République en marche aux élections européennes, enchaîne les couacs dans sa campagne.

Sans crainte d'une lourde responsabilité dans ce nouveau discrédit jeté sur la classe politique,
la majorité présidentielle assume sa contribution à la forte abstention annoncée au scrutin à un seul tour du 26 mai prochaine.
"Parce que la démocratie, c'est le débat, sur des opinions certes, mais aussi sur des faits incontestables, a estimé l'accusateur de ses propres collègues. Sinon le débat est tué, la démocratie souffre du fait que certains candidats, particulièrement ceux du RN, puissent dire absolument n'importe quoi", a-t-il insisté. Selon l'ancien allié de Hollande et Macron lorsqu'ils étaient à l'Elysée, les fact-checking que l'on trouve après les débats dans la presse arrivent trop tard et "personne ne [les] lit", a-t-il encore argué. 

Très concrètement, selon Pascal Canfin, ce dispositif doit se traduire par une "cellule de trois, quatre journalistes qui, en live, pendant le débat, vérifie si le chiffre ou l'affirmation qui viennent de sortir sont vrais ou faux". "Si c'est factuellement complètement faux, et c'est quand même une grande spécialité du RN, alors nous suggérons un bandeau en direct pendant l'émission", qui viendrait avertir les téléspectateurs que telle ou telle prise de parole est erronée. "Cela permettra d'améliorer la qualité du débat démocratique", avance le candidat LREM, posant en paragon du savoir et de la vertu. 
Tentant d'associer les autres candidats à cette initiative, Canfin a précisé que sa liste dresserait les participants contre l'orateur ou l'oratrice qui se mélangerait les pinceaux. Ce qui risque de coûter cher à sa tête de linotte, une 'serial-gaffeuse'...
Lien PaSiDupes - "Européennes : Macron et la bande à Loiseau se retrouvent dans un restaurant de luxe parisien : Macron avait tenu secrète sa visite aux candidats LREM désemparés par les bourdes de Loiseau

Addendum au florilège non-exhaustif des bourdes de Loiseau

Macron l'a sélectionnée, mais l'a répudiée. 
Difficile en effet de se tenir à jour de la somme des bulles de Nathalie Loiseau. Pourtant, elle va siéger au Parlement européen...
Lien PaSiDupes - "Européennes : Macron a-t-il chassé Loiseau et revêtu sa dépouille ? " : Macron compte-t-il aussi siéger au Parlement de Strasbourg ?

Lundi 29 avril sur France Cultureelle fit écho à la volonté de Macron de suppression de l'ENA dans une contorsion qui aurait dû être douloureuse à une ancienne directrice de l'ENA. Mais celle-ci est coutumière des reniements. La tête de liste 'Renaissance', qui n'avait pas hésité un peu plus tôt sur Radio J à se dire "soulagée qu'on donne un coup de pied dans la fourmilière", s'enfonce l'instant d'après dans la coquille de Calimero pour pointer à son tour l'entre-soi de l'école des hauts fonctionnaires : "Disons les choses : je n'ai pas été accueillie avec des fleurs, en n'étant pas ancienne de l'ENA, femme de moins de cinquante ans, j'avais l'impression d'être une romanichelle quand je suis arrivée à la tête de l'ENA".
Lien PaSiDupes : "Nathalie Loiseau a laissé en vrac les comptes de l'ENA" La cheffe de file de la liste présidentielle aux Européennes n'était déjà pas une affaire à la tête de l'ENA

"Romanichelle", un terme dépréciatif désignant un membre de la communauté tsigane ou rom... Ballot, pour la candidate d'un mouvement d' arrogants, qui, dans la même émission, dénonce par ailleurs "la montée des nationalismes en Europe", prenant en exemple le "recul des libertés" et la montée de l'antisémitisme dans
la Hongrie de Viktor Orban. Or, devinez qui fait aussi l'objet d'une stigmatisation dans ce même pays ? La communauté rom !
Lien PaSiDupes - "Loiseau (LREM) reconnaît s'être sentie "une romanichelle quand je suis arrivée à la tête de l'ENA" : Nathalie Loiseau, tête de liste LREM, lance une nouvelle boule puante stigmatisante

Il n'a pas 
pourtant échappé non plus  à Canfin et ses semblables que la bécasse a été confrontée à une autre de ses contradictions, au sujet de la Pologne cette fois, quand des photos de sa dernière publication, "L'Europe en BD", auteure et formateuse des jeunes esprits prise en flagrant délit d'abus de faiblesse, Nathalie Loiseau, publiée le 17 avril aux éditions Casterman, ont surgi sur les réseaux sociaux. Pour prôner la tolérance vis-à-vis des différences culturelles entre les 28 pays membres de l'Union européenne, l'auteure du texte a choisi la question du mariage des homosexuels. Faisant dire à un enfant : "Moi, je suis Polonais. Eh bien, deux garçons qui se marient, en Pologne, même pas en rêve !". Les autres personnages prennent acte de cette déclaration, avec la bénédiction du professeur qui conclut, en toute neutralité déontologique et respectueuse : "Nous avons des différences, c'est sûr, et il faut les respecter. D'ailleurs, voici la devise de l'Europe : 'Unie dans la diversité'". Oops !

Une banalisation de l'opinion homophobe que Twitter n'a pas manqué de pointer, puisque la presse sous influence des lobbies LGBT l'a tue. "Présenter des propos et comportements homophobes dans un livre destiné aux jeunes comme relevant de la diversité de l’Union européenne, c’est contribuer à la banalisation de l’homophobie. Ceci est incompréhensible et très maladroit", a notamment réagi SOS homophobie. "Triste baffe aux personnes LGBT de toute Europe qui veulent l'égalité", a écrit de son côté l'avocat et député socialiste Boris Vallaud demandant, du haut de son 1,69m : "Cette démonstration absurde marche avec tout ? L'IVG ? L'accueil des réfugiés? Avec de tels "progressistes", à quoi servent les conservateurs ?".

Pour sa défense, Loiseau se targue de l'homosexualité de ses propres frères.
Pas de quoi faire douter la reine de la brêle, qui rétorque : "Décrire la Pologne telle qu'elle est ne veut pas dire qu'on l'approuve". Un message accompagné d'un passage d'une autre de ses œuvres, son livre écrit en 2014 ("Choisissez tout"), censé la dédouaner de tout soupçon d'homophobie : "Gais, il l'étaient tous et ils étaient tous gays. Le Paris de la mode, c'est eux, leur fantaisie, leur lucidité parfois noire et souvent drôle, leur capacité à jouer à fond la comédie de la mode et à en connaître la vanité… J'ai commencé avec eux un bout de chemin que je n'ai plus jamais arrêté [arr^ter un chemin?]. Minorités extralucides, mes frères homosexuels observent, analysent décryptent le mainstream comme personne"… Soit plus de clichés en une page que dans un livre entier de Yann Arthus-Bertrand, n'admettra jamais Canfin...
Constatant la faible adhésion à sa laborieuse démonstration, revoilà l'ancienne ministre qui s'enferre, s'en prenant dans un tweet solennel à Jaroslav Kaczynski - soupçonné d'homosexualité - pour manifester son opposition au leader du parti conservateur nationaliste polonais (PiS) dont est issu l’actuel président polonais : "L’homophobie de Jaroslav Kaczynski, qui désigne les LGBT comme une 'menace contre la Pologne', est en réalité une menace contre les valeurs de l’Europe. Ne laissons pas l’obscurantisme gagner en Europe". Estime-t-elle qu'à l'instar de son 'ami' polonais, les conservateurs nationalistes en sont tous ? Et que reste-il de "l'union dans la diversité des opinions" ?

Cerise sur le plantain de l'étourneau
Lien PaSiDupes - " 1989-2019 : quand Nathalie Loiseau (LREM) fut candidate sur une liste opposée à Simone Veil " Aujourd'hui, un fils Veil s'affiche sur la liste conduite par Loiseau

jeudi 16 mai 2019

Elections européennes: Bellamy et les Républicains sont mieux entendus des électeurs que des media

Ils tentent de faire entendre leur "troisième voie" dans la presse

François-Xavier Bellamy et Les Républicains dénoncent le duel manichéen Macron-Le Pen pour l'élection européenne.

François-Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains aux européennes, le 15 mai au Palais des congrès, à Paris.
François-Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains aux européennes,
le 15 mai au Palais des congrès, à Paris
En meeting à Paris ce mercredi soir, Porte Maillot, Les Républicains ont visiblement retrouvé leurs couleurs au fil de la campagne pour l'élection européenne du 26 mai dans laquelle la presse institutionnelle fait le jeu du pouvoir en faisant la part belle à la flamme léchant la potiche contre les forces profondes du pays réél. Un affrontement caractéristique d'une presse aux ordres se livrant à du décryptage primaire à la commande et à la lumière d'une idéologie binaire. Les électeurs seront-ils encore les suiveurs de journalistes et de sondeurs sans autre perspective que la vision de leurs trous de balle ?
 
Ce duel entre La République en marche (LRM) et le Rassemblement national (RN) est savamment mis en scène par l'Elysée, les hommes d'affaires actionnaires principaux des organes de presse nationaux et les entreprises internationales de sondages dont les propriétaires se dissimulent derrière des combinaisons financières. 

Mais la prise de risque de Macron qui pourrait conduire le RN en tête au premier tour ne peut être corrigée au suivant : depuis ces européennes 2019, il n'y a pas de second tour !... Le 26 mai, le scrutin est à un seul tour.
Or, l'enquête de l'institut Harris-Epoka pour TF1, LCI, RTL et le Figaro du 15 mai donne les résultats suivants, sachant que pour un "intervalle de confiance" fixé à 95%, la "marge d'erreur" est de 3%: LREM-MoDem est donné à 22%, derrière la liste Rassemblement national (23%). Viennent ensuite les listes suivantes dans les intentions de vote : Les Républicains à 13% ; la France insoumise à 9,5%, EELV à 7%, Place publique-Parti socialiste à 5%, Debout la France à 3%, le Parti communiste à 2,5%, les Patriotes à 2,5%, Génération.s à 2,5%,  Lutte Ouvrière à 1,5%, l'UPR à 1%, Alliance jaune à 1%, Urgence écologie à 0,5%.
"Ils pensaient que la droite était morte et pourtant vous êtes là", lance Geoffroy Didier, directeur de la campagne. Dans la salle comble du Palais des congrès les presque 4.000 places sont occupées pour entendre François-Xavier Bellamy, tête de liste du parti de Laurent Wauquiez. Et de nombreux jeunes militants et sympathisants sont venus donner de la voix et cofirmer l'intérêt suscité par la jeunesse des premiers de cordée, que ce soit Jordan Bardella (23 ans, RN)  ou François-Xavier Bellamy (33 ans, LR), soit l'âge de Nathalie Loiseau (55 ans), à eux deux.

Répétition du jeu diabolique du "tout sauf Le Pen"

Maintenu en troisième position par les sondeurs participant à la reprise par Macron de la stratégie de la peur consistant à favoriser le parti du diable pour ne laisser d'autre choix au peuple qu'un vote par défaut pour le moins pire des deux, seuls le Rassemblement national et la majorité présidentielle ont les faveurs des apprentis sorciers des entreprises commerciales de presse et des sondages à la solde du puissant du jour.

LR martèle ses fondamentaux : ils sont plus que jamais en correspondance avec les préoccupations des Français.


Le contrôle de l’immigration 
- de loin la première préoccupation des Européens
, selon un sondage YouGouv qui a interrogé plus de 40.000 personnes dans seize pays membres de l'Union européenne -

la maîtrise de la dépense publique
Le président des Républicains a défendu la nécessité de baisser la dépense publique pour réduire les impôtsEt de préciser: "Dans ma région, on a gardé les services mais on a limité la bureaucratie. On est une région qui a baissé la dépense publique et dans laquelle il n'y a eu aucune hausse de taxes et d'impôts. On est même une des rares régions à avoir baissé la fiscalité". 
La Cour des comptes a confirmé 130 millions d'euros d'économies réalisées sur des postes importants, dont 10% ont concerné des frais de fonctionnement. Les économies de la région correspondent à des rééquilibrages entre plusieurs missions, action économique (-17,2 millions d'euros), l'aménagement des territoires (-11 millions d'euros), ou encore la ligne "culture, sport et loisirs" (-4 millions). La Cour régionale a également pu saluer l'augmentation de 21% des investissements dans sa Région Auvergne Rhône-Alpes.
 

la
défense de la "civilisation" européenne
, que les lobbies et Macron se refusent de préserver dans leur "monde nouveau". 

Pourquoi le réchauffement climatique est-il donc devenu une obsession française à la différence des autres états de l'UE ? 

C'est que Macron préfère occulter
 la question du chômage, qui angoisse pourtant toujours autant les Français sans que Macron n'y puisse grand chose, se contentant, comme Moscovici et Sapin en leur temps, de promettre des jours meilleurs pour la fin de l'année. Ce sujet est cité en deuxième position des réponses les plus données dans les seize pays voisins (20 % des réponses), en moyenne, alors que gouvernement, presse et sondeurs l'évacuent de l'hexagone. La propagande présente comme acquise la baisse du chômage que Macron promet pour l’année prochaine, selon les données du "Programme de stabilité" du gouvernement : le taux de chômage devrait tomber à 8,6 % d’ici décembre. Il est même attendu à 8,3 % au quatrième trimestre 2020 - même si la croissance vient d’être revue à la baisse! -, contre 8,8 % début 2019, taux qui maintient en situation de précarité.
En moyenne au premier trimestre 2019, en France métropolitaine, le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi, et tenues de rechercher un emploi (catégories A, B, C), s'établit à 5.603.400 et 5.914.600, y compris départements-régions d'outre-mer, hors Mayotte, où le taux de chômage a atteint 35% en 2018. Parmi les premiers (configuration la plus favorable), 3.391 900 personnes sont sans emploi (catégorie A) et 2.211.500 exercent une activité réduite (catégories B, C).
"Attention aux mirages !, prévient Wauquiez, interrogé sur les chiffres de Bercy. Il reste particulièrement prudent. "Quand on regarde la réalité de plus près, la France a l'un des pires taux de chômage d'Europe et la situation s'améliore plus lentement chez nous", observe le président des Républicains qui, sur TF1 ce dimanche, invitait le gouvernement à faire "ce qu'il n'a pas fait : aider les commerçants, les artisans, les professions libérales, notre secteur industriel si l'on veut que cela ne soit pas une amélioration à deux vitesses".
"Bellamy va nous apporter un nouvel élan", lance Catherine. 
Quelques rangées plus loin et affichant quelques années de moins, Jules et Manon, militants depuis 2013, y croient fermement. "Malgré deux années compliquées depuis 2017, LR se remet en état de marche", constate Jules, mais il regrette que la campagne LR "reste relativement inaudible" dans les media, à côté " du duel progressistes-nationalistes installé par LREM."

A la tribune, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, ne ménage ni le RN, ni la majorité présidentielle. 

Quant au président du Sénat, le modéré Gérard Larcher, il tonne en brandissant les poings : "Attention à cette stratégie du pire ! Je refuse cette tentation manichéenne : il y a une autre voie, c’est la nôtre, celle des Républicains et des centristes ensemble !"

Laurent Wauquiez n'élude pas la nécessité de "lutte contre l’islamisme" et pour "l’interdiction de la marchandisation du corps humain et de la procréation"

La salle scande le nom de François-Xavier Bellamy
 
"Je ne m’y habitue toujours pas", glisse la tête de liste que les militants et sympathisants LR louent pour sa "fraicheur", sa "connaissance des dossiers" et sa "sincérité". "Il parle avec son cœur", s’enthousiasme Hugues, des "Jeunes avec Bellamy".

Le trentenaire évoque la troisième voie.
"Marine Le Pen veut battre Emmanuel Macron. Emmanuel Macron veut battre Marine Le Pen. Nous nous voulons répondre aux inquiétudes des Français.
Puis l’adjoint au maire de Versailles embraye sur la "mondialisation débridée" qu’il faut "rééquilibrer", puis sur l’écologie et sur l’immigration "que nous n’avons pas su intégrer".

"Je voudrais dire un mot à tous les jeunes, nombreux ce soir", lance alors François-Xavier Bellamy.
Avant de conclure en récitant du Bernanos. Le meeting s’achève avec une Marseillaise, les militants scandent toujours le nom de leur tête de liste. "C’est rafraîchissant ", conclut un sympathisant à la sortie. 
"On peut être deuxième si on fait revenir ceux qui sont partis chez Macron et si on convainc les partisans de la souveraineté nationale", explique un jeune militant. 

63 % des Français trouvent un intérêt au scrutin, avec la prescience qu’il sera déterminant pour l’avenir. 
Ils n’étaient que 56 % en 2014 lors d’un sondage analogue, ce qui dénote un potentiel de participation plus élevé. "Les Français sont convaincus qu’il y a un enjeu derrière tout cela, que ce qui se joue est important, malgré la méconnaissance notable du Parlement européen, des candidats en présence, et une certaine ambiguïté sur ce dont il est vraiment question dans ce vote", confirme Emmanuel Rivière, directeur général de la Division Public de Kantar en France.

Avec 
Laurent Wauquiez, le parti les Républicains se présente en alternative "utile" à LREM et au RN pour les élections européennes. 

"Le vote utile pour la France, c’est notre liste de droite et du centre,"
a-t-il déclaré. 

Il explique que
les candidats d'En Marche vont "siéger dans un groupe qui sera l’un des plus petits groupes européens" et en bisbille avec l'Allemagne d'Angela Merkel qui a révélé des "affrontements" avec Macron. Ils [LREM] n'auront "aucune influence au Parlement". 

Les Républicains pourront être en revanche un levier pour réformer l'Europe au sein du Parti Populaire Européen, fait-il valoir, le PPE comptant le plus de députés au Parlement européen.