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lundi 16 décembre 2019

Corinne Lepage va déposer plainte contre Bayrou pour "dénonciation calomnieuse"

L'ancien garde des Sceaux de Macron sous le coup de nouvelles poursuites en justice?

L'ex-ministre de l'Environnement de son ami Juppé s'apprête à déposer plainte contre François Bayrou pour "dénonciation calomnieuse"


Les malheurs du MoDem s'aggravent depuis l'affaire des emplois fictifs présumés de ses assistants d'eurodéputés. 
L'entourage de Monsieur Propre dénonce "un coup de communication médiatique" et aussi une plainte non-fondée, les propos dénoncés par Mme Lepage ayant été tenus confidentiellement devant les enquêteurs, dans le cadre des droits de la défense.

Entendu en septembre par la police sur cette affaire d'assistants détournés de leur fonction officielle, le président du MoDem a détourné l'attention en accusant Corinne Lepage de tentative pour "escroquer" les maires des communes bretonnes touchées par la marée noire de l'Amoco Cadiz en 1978. a-t-elle indiqué dimanche.  

Or, "des décisions de justice montrent le contraire. Il m'impute des faits calomnieux, alors que je suis une femme d'une totale probité", réplique l'avocate Corinne Lepage.
En 1996, la cour d'Appel de Versailles lui avait ordonné de rembourser 4,8 millions de francs d'honoraires aux communes bretonnes, mais C. Lepage avait obtenu finalement gain de cause auprès de la justice.

Le conflit personnel entre ces deux politiciens et anciens alliés est au coeur de l'affaire des assistants d'eurodéputés du MoDem

Ce qui vaut à Bayrou sa mise en examen début décembre à Paris pour "complicité de détournement de fonds publics".


Ex-eurodéputée en rupture avec le MoDem,
Corinne Lepage avait affirmé dans un livre de 2014 que le parti de Bayrou avait "exigé" d'elle de mettre un de ses assistants parlementaires européens à disposition du parti centriste, ce qu'elle avait refusé et ce que le MoDem dément.

Témoin clé de l'accusation dans cette affaire, elle a réitéré ces propos en juin 2017 et juin 2019 devant les enquêteurs, toujours à la recherche du document qu'elle assure avoir refusé de signer.

Pour la défense du MoDem, le seul engagement pris par C. Lepage, et respecté pendant deux ans jusqu'à leur rupture, était celui de contribuer à la dotation de la délégation française du parti centriste européen, l'ALDE.

Interrogé en septembre sur leurs versions contradictoires, Bayrou a mis en avant leur conflit personnel, évoquant notamment le contentieux d'honoraires qui était né entre l'avocate et des maires bretons proches de lui.

Ce contentieux avait contrecarré le souhait de C. Lepage de se présenter dans l'Ouest aux Européennes de 2009, selon plusieurs affidés du MoDem interrogés par les enquêteurs. Elle avait finalement été candidate et élue dans les circonscriptions du Nord.

vendredi 21 juin 2019

Budget de la zone euro : les eurodéputés de gauche soulignent "l’échec personnel de Macron"

La presse française a-t-elle perdu tout sens critique ?

Le budget de la zone euro est un "ectoplasme" et Macron, un "illusionniste", observent des eurodéputés français du groupe Socialiste & Démocrate

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Raphaël Glucksmann et les eurodéputés socialistes français dénoncent l'accord obtenu par Emmanuel Macron sur le budget de la zone euro.

Alors que les ministres des Finances européens ont accouché d'un fragile compromis sur le principe d'un budget de la zone euro, les eurodéputés français du groupe S&D Eric Andrieu, Raphaël Glucksmann, Sylvie Guillaume, Aurore Lalucq et Pierre Larrouturou en critiquent sa présentation fallacieuse par Macron. 

Dans une tribune, ils reprochent ainsi à Macron d'avoir céder à l'Allemagne et aux Pays-Bas. "Plutôt que de continuer à convaincre, Emmanuel Macron préfère faire semblant d’avoir abouti, tel un illusionniste, et avec son ministre des finances accepter un projet qui n’a de budget de la zone euro que le nom", estiment-ils.
"Ce vendredi 21 juin, les chefs d’Etat et de Gouvernement vont finaliser un "instrument budgétaire pour la convergence et la compétitivité", que le président français présente, très abusivement, comme un budget pour la zone euro

L’impératif d’un budget de la zone euro est une idée portée bien avant l’actuel président de la République. Pendant la législature précédente, le Parlement européen avait dessiné un véritable budget de la zone euro dans le rapport de Pervenche Berès et Reimer Böge. Nous avions su réunir une majorité derrière des propositions ambitieuses, jugées indispensables par le FMI, la BCE ou l’OCDE. Les membres de la délégation française du groupe S&D savent enregistrer les avancées, considérer le verre à moitié plein lorsque le résultat des négociations marque des améliorations ; mais là, force est de constater que le verre ne contient que quelques gouttes de ciguë pour l’Union économique et monétaire.

Cet instrument budgétaire est le résultat d’une série de renoncements et d’erreurs stratégiques masqués par des discours enflammés

Emmanuel Macron a adressé une tribune aux citoyens européens.
Le président de la République française est comptable de ce fiasco : il avait tout en main, il ruine ce projet. Cet instrument budgétaire est un ectoplasme, le résultat d’une série de renoncements et d’erreurs stratégiques masqués par des discours enflammés. Ce n’est pas parce qu’il faut savoir terminer une bataille qu’il faut le faire comme ça!

Plutôt que de continuer à convaincre, Emmanuel Macron préfère faire semblant d’avoir abouti, tel un illusionniste, et avec son ministre des Finances accepter un projet qui n’a de budget de la zone euro que le nom. Ce dernier est en réalité calqué sur les propositions des opposants à une telle idée, menés par le gouvernement des Pays-Bas, auxquels l’Allemagne voulait faire plaisir pour se débarrasser du "problème français". C’est contraire aux intérêts de la zone euro et donc de l’Union européenne, aux aspirations de tous les alliés de la France dans ce combat, comme l’Espagne, le Portugal ou la Grèce.

L'accord valide la contractualisation des réformes structurelles souhaitée par l’Allemagne

Sans l’essentiel, la fonction de stabilisation, et sans ressources propres, avec un budget au rabais, cet instrument ne permettra pas de faire face aux prochaines crises qui menacent, ni de financer les investissements au niveau européen. Pire, il valide la contractualisation des réformes structurelles souhaitée par l’Allemagne et provoque les pays non membres aujourd’hui de la zone euro, puisqu’il projette des investissements stratégiques qui n’ont pas de spécificités liées à l’euro.

Au Parlement européen, nous continuerons de plaider pour un véritable budget pour la zone euro, qui permette d’atténuer les chocs économiques qui concernent l’ensemble de la zone euro, ou ceux qui ne concernent qu’un ou plusieurs pays, mais ont des répercussions sur les autres. Pour y parvenir, nous devons transformer le Mécanisme européen de stabilité – qui permet de faire face à des crises financières - en un véritable fonds de stabilité - qui permettrait de soutenir les pays confrontés à une récession profonde. Parce que rien ne peut se faire sans contrôle démocratique, ce nouveau fonds serait contrôlé par le Parlement européen, et géré par un ministre des Finances de l’eurozone qui assumerait les fonctions actuelles du commissaire à l’économie et du président de l’Eurogroupe.

L’Union européenne doit être capable de dégager, chaque année, un budget de 100 milliards d’euros

Nous nous battrons également pour que le Pacte de stabilité et de croissance soit réformé afin de permettre des investissements publics compatibles avec les Objectifs de développement durable des Nations-Unies. Parce qu’il est aujourd’hui reconnu que l’Europe, dans son ensemble, de l’Allemagne à l’Italie, souffre de sous-investissement chronique, nous proposons en parallèle un plan d’investissement public notamment à travers un Green New deal européen afin de concrétiser l’Europe écologique et sociale. L’Union européenne doit être capable de dégager, chaque année, un budget de 100 milliards d’euros pour investir dans l’enseignement, les infrastructures, la transition écologique et in fine dans la création d’emploi.

Enfin, nous appelons à la création d’une banque européenne du climat et de la biodiversité qui fournirait à tous les pays de l’Union des prêts à taux zéro, exclusivement consacrés à la transition énergétique et à la protection du vivant. Cela garantirait ainsi à chaque pays une enveloppe correspondant à 2% de son PIB : la France disposerait par exemple de 45 milliards d’euros par an.

C’est avec ces objectifs que les eurodéputés français du groupe S&D s’engagent dans cette législature."
Par Éric Andrieu, Raphaël Glucksmann, Sylvie Guillaume, Aurore Lalucq et Pierre Larrouturou.

jeudi 13 juin 2019

Jean Arthuis (LREM) répond sèchement à la méchanceté de Nathalie Loiseau

Traité d’"homme aigri" par la tête de liste sexiste LREM aux européennes, Jean Arthuis (LREM rallié) lui répond sèchement

Loiseau, coucou LREM du parlement de Strasbourg
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I believe I can fly...
La néo-eurodéputée s’en est prise à plusieurs membres de l’ALDE lors d'un point presse "off" à Bruxelles, alors même que la tête de linotte brigue la présidence du groupe des libéraux au Parlement européen. Preuve que les électeurs de LREM voteraient même pour un tabouret à un pied.

Pour la délégation LREM à Bruxelles, Loiseau est un caillou dans la chaussure. 
Le 5 juin, Nathalie Loiseau, ex-tête de liste du mouvement présidentiel aux élections européennes, organisait un point presse en "off" pour quelques journalistes français. Durant son heure de prise de parole, l’eurodéputée fraîchement élue a vivement égratigné la plupart des dirigeants européens avec qui elle est pourtant censée s’allier au Parlement.

A  entendre l’ancienne ministre des Affaires européennes du gouvernement Philippe, l’ancien premier ministre belge et actuel président de l’ALDE, Guy Verhofstadt, aurait des "frustrations rentrées depuis quinze ans". 

Quant à sa collègue néerlandaise Sophie in ’t Veld (parti centriste Démocrates 66), elle aurait "perdu toutes les batailles qu’elle a menées"

Enfin, pour la "romanichelle" de l'ENA, Manfred Weber, PPE, est pour sa part un "ectoplasme" qui n’a "jamais rien réussi", mais est pourtant pressenti pour la présidence de la Commission.

La macronie essaie de faire taire Loiseau

Dans sa diatribe, Nathalie Loiseau a également attaqué l’eurodéputé LREM sortant Jean Arthuis, premier député européen à soutenir Emmanuel Macron. L’ancienne directrice de l’ENA présenta pourtant cet ancien ministre de l'Economie et des Finances comme un "homme totalement aigri". 

A cette agression venue de son propre camp politique, Jean Arthuis - ancien soutien de Bayrou en 2007 - a  répliqué à sa collègue avec ironie. "Je salue l’intelligence politique de Nathalie Loiseau et la sincérité de ses démentis. Entrée prometteuse au Parlement européen", a-t-il lâché sur Twitter lundi soir. 
En langage non-diplomatique, une tourte faisandée...

Le comportement de cette protégée d'Alain Juppé - qui lui confia la direction générale de l'administration du ministère des Affaires étrangères en 2011 - jette le discrédit sur l'ensemble de ses affidés, de Fabienne Keller ou Gilles Boyer à Frédérique Lefebvre ou Jean-Pierre Raffarin, en passant par Edouard Philippe.

lundi 20 mai 2019

'Renaissance' (LREM) réclame un 'fact-checking' en direct pendant les débats télévisés des Européennes

Fébrile, LREM craint la contestation et recherche une aide extérieure pour encadrer l'expression libre de ses pairs


La suspicieuse quinquagénaire vit dans la crainte de ne pas être à la hauteur des argumentaires de ses brillants jeunes pairs


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Après avoir d'abord refusé un débat public télévisé avec tous les 'premiers de cordée' adverses, elle a fait une exception pour Jordan Bardella, RN, considérant qu'elle ne pouvait zapper la liste qui lui dam le pion. De François-Xavier Bellamy, tête de liste LR, la capricieuse exigera finalement le huis-clos de l'Institut Montaigne, le 13 mai., mais aussi un médiateur sûr,  un homme de confiance, Dominique Seux (Les Echos, site du groupe LVMH propriété de l'homme d'affaires Bernard Arnault).
Lien PaSiDupes - Européennes : Loiseau (LREM) décline deux débats avec Bellamy (LR)La tête de liste LR cherche à qui parler mais la cage LREM est vide.

La liste du président va maintenant demander un "dispositif anti-fake news" aux chaînes de télévision.


Avec sa requête de dimanche, visant  les trois débats télévisés qui seront organisés d'ici aux élections européennes du 26 mai, la liste de La République en marche et du MoDem cultive le soupçon à l'encontre de ses listes d'opposition traitées comme des tricheurs 

Numéro 2 de la liste du mouvement présidentiel, l'ex-journaliste Pascal Canfin a révélé que LREM s'apprête à adresser cette demande insultante aux chaînes organisatrices France 2, LCI et BFMTV. "Nous allons, dès aujourd'hui, envoyer un courrier aux trois chaînes qui organisent ces trois débats pour leur demander officiellement de mettre en place un dispositif anti-mensonge, un dispositif anti-fake news en direct", a déclaré l'ex-eurodéputé écologiste, ex-ministre au Développement sous François Hollande,et tout récent ex-directeur général du WWF France, lors du Grand Rendez-vous Europe 1-CNEWS-Les Echos.


Une opération de la majorité macronienne pour jeter le discrédit sur l'ensemble des listes d'opposition

C
e dimanche après-midi, les trois chaînes ont fait observer aux manipulateurs de l'électorat que ces dispositifs de vérification en direct sont déjà en place lors de leurs émissions précédentes et le seront encore lors des derniers débats.


Une cellule de "trois, quatre journalistes", évidemment indépendants (Benjamin Duhamel, fils de Patrice Duhamel et de Nathalie Loiseau Saint-Cricq, neveu d’Alain, pour le service public, Ruth Elkrie,  SFR Group, propriété de l'homme d'affaires maroco-franco-libanais Patrick Drahi) et Jannick Alimi (Le Parisien, groupe LVMH) pourrait être chargée de repérer les fausses informations émises par tel ou telle responsable politique, puis de les dénoncer, via un bandeau affiché à l'écran. "Parce que la démocratie, c'est le débat sur des opinions, certes, mais aussi sur des faits qui, eux, sont incontestables", a commenté Pascal Canfin, en visant spécifiquement le Rassemblement national (RN) qui, accuse-t-il, s'est fait une "grande spécialité" des infox. 

Parmi les infox de Nathalie Loiseau, tête de liste de la majorité, ancienne candidate opposée à la liste Simone Veil aux Européennes de 1989, citons cette affirmation de ce dernier dimanche avant le scrutin, appelant à la fin d'un mouvement qui "tourne en rond", selon laquelle "le débouché politique des Gilets jaunes est plutôt à l'extrême droite".
Loiseau et Castaner n'ont pas accordé leurs pipeaux.
3Ce que j'ai vu, moi, dans les meetings où des 'gilets jaunes' se sont infiltrés, c'est que, quand nous leur avons demandé de sortir, ils ont toujours crié: 'Vive Marine' (Le Pen)", a accusé l'ex-ministre de Macron aux Affaires étrangères, dont la liste est régulièrement devancée dans les sondages par celle du Rassemblement national (RN), à une semaine des élections européennes, comme prévu par les stratèges de l'Elysée qui ont recommandé aux media et aux sondeurs, comme à leurs troupes, de répandre le slogan "Macron ou le chaos en Europe", rejouant ainsi l'acte 4 des présidentielles de 2007 et 2012, quand la stratégie de républicains serait en faveur de la "troisième voie" représentée par François-Xavier Bellamy (LR), tête de liste "Union de la droite et du centre". 
"Il y a une similitude, une proximité forte entre certains 'gilets jaunes' et le Rassemblement national", a insisté ce drôle de Loiseau, ex-candidate engagée en 1984 sur une liste de l’Union des étudiants de droite (UED), un syndicat issu du GUD (Groupe union défense), une organisation étudiante d’extrême droite aujourd’hui dissoute, qui accuse aujourd'hui, avec constance et véhémence, l'extrême droite de "jouer avec la violence". Macron va devoir vite accorder les discours de ces deux-là...

Une "cellule" de journalistes et un bandeau d'avertissement

Nathalie Loiseau, tête de liste de La République en marche aux élections européennes, enchaîne les couacs dans sa campagne.

Sans crainte d'une lourde responsabilité dans ce nouveau discrédit jeté sur la classe politique,
la majorité présidentielle assume sa contribution à la forte abstention annoncée au scrutin à un seul tour du 26 mai prochaine.
"Parce que la démocratie, c'est le débat, sur des opinions certes, mais aussi sur des faits incontestables, a estimé l'accusateur de ses propres collègues. Sinon le débat est tué, la démocratie souffre du fait que certains candidats, particulièrement ceux du RN, puissent dire absolument n'importe quoi", a-t-il insisté. Selon l'ancien allié de Hollande et Macron lorsqu'ils étaient à l'Elysée, les fact-checking que l'on trouve après les débats dans la presse arrivent trop tard et "personne ne [les] lit", a-t-il encore argué. 

Très concrètement, selon Pascal Canfin, ce dispositif doit se traduire par une "cellule de trois, quatre journalistes qui, en live, pendant le débat, vérifie si le chiffre ou l'affirmation qui viennent de sortir sont vrais ou faux". "Si c'est factuellement complètement faux, et c'est quand même une grande spécialité du RN, alors nous suggérons un bandeau en direct pendant l'émission", qui viendrait avertir les téléspectateurs que telle ou telle prise de parole est erronée. "Cela permettra d'améliorer la qualité du débat démocratique", avance le candidat LREM, posant en paragon du savoir et de la vertu. 
Tentant d'associer les autres candidats à cette initiative, Canfin a précisé que sa liste dresserait les participants contre l'orateur ou l'oratrice qui se mélangerait les pinceaux. Ce qui risque de coûter cher à sa tête de linotte, une 'serial-gaffeuse'...
Lien PaSiDupes - "Européennes : Macron et la bande à Loiseau se retrouvent dans un restaurant de luxe parisien : Macron avait tenu secrète sa visite aux candidats LREM désemparés par les bourdes de Loiseau

Addendum au florilège non-exhaustif des bourdes de Loiseau

Macron l'a sélectionnée, mais l'a répudiée. 
Difficile en effet de se tenir à jour de la somme des bulles de Nathalie Loiseau. Pourtant, elle va siéger au Parlement européen...
Lien PaSiDupes - "Européennes : Macron a-t-il chassé Loiseau et revêtu sa dépouille ? " : Macron compte-t-il aussi siéger au Parlement de Strasbourg ?

Lundi 29 avril sur France Cultureelle fit écho à la volonté de Macron de suppression de l'ENA dans une contorsion qui aurait dû être douloureuse à une ancienne directrice de l'ENA. Mais celle-ci est coutumière des reniements. La tête de liste 'Renaissance', qui n'avait pas hésité un peu plus tôt sur Radio J à se dire "soulagée qu'on donne un coup de pied dans la fourmilière", s'enfonce l'instant d'après dans la coquille de Calimero pour pointer à son tour l'entre-soi de l'école des hauts fonctionnaires : "Disons les choses : je n'ai pas été accueillie avec des fleurs, en n'étant pas ancienne de l'ENA, femme de moins de cinquante ans, j'avais l'impression d'être une romanichelle quand je suis arrivée à la tête de l'ENA".
Lien PaSiDupes : "Nathalie Loiseau a laissé en vrac les comptes de l'ENA" La cheffe de file de la liste présidentielle aux Européennes n'était déjà pas une affaire à la tête de l'ENA

"Romanichelle", un terme dépréciatif désignant un membre de la communauté tsigane ou rom... Ballot, pour la candidate d'un mouvement d' arrogants, qui, dans la même émission, dénonce par ailleurs "la montée des nationalismes en Europe", prenant en exemple le "recul des libertés" et la montée de l'antisémitisme dans
la Hongrie de Viktor Orban. Or, devinez qui fait aussi l'objet d'une stigmatisation dans ce même pays ? La communauté rom !
Lien PaSiDupes - "Loiseau (LREM) reconnaît s'être sentie "une romanichelle quand je suis arrivée à la tête de l'ENA" : Nathalie Loiseau, tête de liste LREM, lance une nouvelle boule puante stigmatisante

Il n'a pas 
pourtant échappé non plus  à Canfin et ses semblables que la bécasse a été confrontée à une autre de ses contradictions, au sujet de la Pologne cette fois, quand des photos de sa dernière publication, "L'Europe en BD", auteure et formateuse des jeunes esprits prise en flagrant délit d'abus de faiblesse, Nathalie Loiseau, publiée le 17 avril aux éditions Casterman, ont surgi sur les réseaux sociaux. Pour prôner la tolérance vis-à-vis des différences culturelles entre les 28 pays membres de l'Union européenne, l'auteure du texte a choisi la question du mariage des homosexuels. Faisant dire à un enfant : "Moi, je suis Polonais. Eh bien, deux garçons qui se marient, en Pologne, même pas en rêve !". Les autres personnages prennent acte de cette déclaration, avec la bénédiction du professeur qui conclut, en toute neutralité déontologique et respectueuse : "Nous avons des différences, c'est sûr, et il faut les respecter. D'ailleurs, voici la devise de l'Europe : 'Unie dans la diversité'". Oops !

Une banalisation de l'opinion homophobe que Twitter n'a pas manqué de pointer, puisque la presse sous influence des lobbies LGBT l'a tue. "Présenter des propos et comportements homophobes dans un livre destiné aux jeunes comme relevant de la diversité de l’Union européenne, c’est contribuer à la banalisation de l’homophobie. Ceci est incompréhensible et très maladroit", a notamment réagi SOS homophobie. "Triste baffe aux personnes LGBT de toute Europe qui veulent l'égalité", a écrit de son côté l'avocat et député socialiste Boris Vallaud demandant, du haut de son 1,69m : "Cette démonstration absurde marche avec tout ? L'IVG ? L'accueil des réfugiés? Avec de tels "progressistes", à quoi servent les conservateurs ?".

Pour sa défense, Loiseau se targue de l'homosexualité de ses propres frères.
Pas de quoi faire douter la reine de la brêle, qui rétorque : "Décrire la Pologne telle qu'elle est ne veut pas dire qu'on l'approuve". Un message accompagné d'un passage d'une autre de ses œuvres, son livre écrit en 2014 ("Choisissez tout"), censé la dédouaner de tout soupçon d'homophobie : "Gais, il l'étaient tous et ils étaient tous gays. Le Paris de la mode, c'est eux, leur fantaisie, leur lucidité parfois noire et souvent drôle, leur capacité à jouer à fond la comédie de la mode et à en connaître la vanité… J'ai commencé avec eux un bout de chemin que je n'ai plus jamais arrêté [arr^ter un chemin?]. Minorités extralucides, mes frères homosexuels observent, analysent décryptent le mainstream comme personne"… Soit plus de clichés en une page que dans un livre entier de Yann Arthus-Bertrand, n'admettra jamais Canfin...
Constatant la faible adhésion à sa laborieuse démonstration, revoilà l'ancienne ministre qui s'enferre, s'en prenant dans un tweet solennel à Jaroslav Kaczynski - soupçonné d'homosexualité - pour manifester son opposition au leader du parti conservateur nationaliste polonais (PiS) dont est issu l’actuel président polonais : "L’homophobie de Jaroslav Kaczynski, qui désigne les LGBT comme une 'menace contre la Pologne', est en réalité une menace contre les valeurs de l’Europe. Ne laissons pas l’obscurantisme gagner en Europe". Estime-t-elle qu'à l'instar de son 'ami' polonais, les conservateurs nationalistes en sont tous ? Et que reste-il de "l'union dans la diversité des opinions" ?

Cerise sur le plantain de l'étourneau
Lien PaSiDupes - " 1989-2019 : quand Nathalie Loiseau (LREM) fut candidate sur une liste opposée à Simone Veil " Aujourd'hui, un fils Veil s'affiche sur la liste conduite par Loiseau

vendredi 9 mars 2018

Fake news de LGBT sur les "thérapies de conversion"

Des membres de la communauté LGBT+ dénoncent le vote "homophobes" parmi de députés européens 


Des 
eurodéputés exposés à la rumeur initiée par le lobby LGBTI


Résultat de recherche d'images pour "homosexualite maladie"En janvier 2017, la place qu'occupent les "thérapies de conversion" en France était un sujet abordé par Libération, suite à leur interdiction à Malte. Deux journalistes y interrogeaient plusieurs représentants des mouvements militants LGBTI, qui s'accordaient pour dire que ces "thérapies", censées remettre les homosexuels dans le bon sens, n'occupent qu'une place marginale en France. Louis-Georges Tin, auteur du du Dictionnaire de l’homophobie (Presses universitaires de France, 2003) les comptait sur une main : "En France, il y a cinq ou six groupes qui pratiquent des 'thérapies' de conversion", tandis que Frédéric Hay, président de l’association d’Aide et de défense homosexuelle pour l’égalité des orientations sexuelles (Adhéos), assurait que leur présence était "plutôt contenue" dans l'Hexagone et dépit de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) qui exerce une surveillance, même si elles n'étaient pas interdites par la loi. Sur la question d'une législation, Libération notait déjà qu'un débat fracture militants LGBT pour savoir si légiférer ne risque pas de donner trop d'écho, voire à légitimer un phénomène sectaire.


La tendances agressive a visiblement pris le sujet à bras le corps, sans se couvrir.
Depuis début janvier, une pétition, signée par plus de 26.000 personnes, demande que le gouvernement agisse. Motivé par le précédent maltais, l’auteur de la pétition, Aurélien Heiligenstein, sollicité par Libération, pointe l’urgence de la situation. "Il faut établir une loi qui stipule explicitement l’interdiction pure et simple de ces thérapies en France et apporte une réponse pénale aux "thérapeutes" qui les pratiquent", plaide le jeune homme qui se présente comme un adhérent d’Amnesty International à Mulhouse. 

Même son de cloche du côté d’Adhéos qui devait poser le sujet sur la table de la prochaine réunion de la Fédération LGBT en février. "En Europe, c’est une revendication récente, défend ainsi Frédéric Hay. Malte a ouvert la voie. Petit à petit, le mouvement LGBT prend conscience de la nécessité d’une telle évolution législative puisque des vies humaines sont en jeu. Le sujet-même nous oblige à agir."
Cette démarche est diabolisée par le lobby LGBT



Une infographie dénonce 29 eurodéputés français, avec photos 'anthropométrique' à l'appui...

Plusieurs auraient changé leur vote après avoir voté en faveur de l’interdiction de ces méthodes destinées à faire changer d’orientation sexuelle.
Le Parlement européen a voté, le 1er mars, un texte appelant les Etats membres à interdire les thérapies de conversion, c’est-à-dire les pratiques visant à "soigner" l’homosexualité. Avec 435 votes en faveur de la motion, 109 contre et 70 abstentions, le texte a été adopté largement, bien qu’il ne soit pas contraignant. 

Une 'thérapie de conversion', parfois appelée 'thérapie de réorientation sexuelle' ou bien encore 'thérapie réparatrice' par ses partisans, est un ensemble de traitements d'origines diverses utilisés dans le but controversé de tenter de changer l'orientation sexuelle d'une personne de l'homosexualité à l'hétérosexualité.

Certains eurodéputés français sont pointés pour s'être opposés à la motion

Des membres de la communauté LGBT+ dénoncent depuis le vote d' " homophobes" parmi les députés européens. 34 eurodéputés français se sont opposés à la motion, assure une infographie diffusée sur Internet. Cette information est une 'fake news', donc non seulement une manipulation politique, mais une désinformation du milieu homosexuel et lesbien que LGBT+ est supposé défendre 

Or, 6 députés ont changé leur vote.  
Si 34 députés  ont effectivement voté contre la motion dans un premier temps, 6 d’entre eux ont changé leur vote a posteriori. L’infographie ne tient en effet pas compte des corrections qui peuvent être émises dans les jours suivant un vote au Parlement européen. 

Les eurodéputés Michèle Alliot-Marie et Geoffroy Didier (Les Républicains), Florian Philippot, Mireille d’Ornano et Sophie Montel (Les Patriotes), ainsi que Tokia Saïfi (Agir, la droite constructive) ont demandé la correction de leur vote, pour se prononcer contre les thérapies de conversion. 
Alors qu’il avait voté en faveur de la motion, Brice Hortefeux, ex-ministre de l'Intérieur, a choisi de se rétracter, rejoignant le camp opposé à la motion lors de la correction de son vote. 
Tous les représentants des Patriotes (extrême droite), et d’Agir, accusés d’être opposés à l’interdiction, ont donc en réalité voté en faveur de la motion. 

Le journal Le Monde n'a pas hésité à publier la liste complète, laquelle ne prend pas en compte les changements de vote :
Voir l'image sur Twitter

Les 29 eurodéputés qui ont voté contre l’interdiction des thérapies de conversion sont donc les suivants : 
Ont voté contre
17 Front National (ENL) Marie-Christine Arnautu, Nicolas Bay, Joëlle Bergeron, Dominique Bilde, Marie-Christine Boutonnet, Jacques Colombier, Bruno Gollnisch, Sylvie Goddyn, Jean-François Jalkh, Gilles Lebreton, Christelle Lechevalier, Philippe Loiseau, Dominique Martin, Bernard Monot, Joëlle Mélin, Jean-Luc Schaffhauser et Mylène Troszczynski.

Se sont abstenus
2 centristes : Anne Sander, Dominique Riquet (Union des démocrates et indépendants ADLE),
et 10 Les Républicains : Alain Cadec, Arnaud Danjean, Rachida Dati, Angélique Delahaye, Françoise Grossetête, Brice Hortefeux, Alain Lamassoure (ex-LR), Nadine Morano, Franck Proust, Anne Sander ().

En fait, les 3 députés non inscrits n’appartiennent à aucune formation politique au Parlement européen. Ces non inscrits français sont Aymeric Chauprade (ex-FN), Bruno Gollnisch et Jean-Marie Le Pen

Les thérapies de conversion seraient souvent employées sur des adolescents homosexuels ou transgenres, contre leur gré

'Thérapie de l'aversion' politique
pratiquée par Schiappa
Ces thérapies peuvent passer par l’injection massive de testostérone ou par l’aversion, qui consiste à faire subir des électrochocs au sujet, tout en lui montrant des images d’actes homosexuels, afin de les en dégoûter. 
Le milieu homosexuel chiffre à 700.000 les Américains majeurs âgés de 18 à 59 ans qui auraient été soumis à ces procédures, communes aux Etats-Unis, selon une récente étude de The Williams Institute. 

Résultat de recherche d'images pour "gays are humans"Avec ce vote, le Parlement européen emboîte le pas à l’Organisation des nations unies. L'ONU s’était déjà prononcée contre les thérapies de conversion en 2015, les qualifiant de "violentes" et "abusives". 
En France, ces pratiques sont encore légales, bien que rares. Dans l’Union européenne, les thérapies de conversion ne sont illégales qu’à Malte et dans certaines régions autonomes espagnoles (Madrid et Valence). 
Le Brésil est le premier pays à les avoir bannies en 1999, mais le débat sur leur légalité a repris en 2017. Hormis ceux-là, seuls la Suisse, Taïwan et neuf Etats américains ont interdit ces procédures médicales visant à changer l’orientation sexuelle d’une personne.